Le Courrier de St-Hyacinthe, 21 mai 1980, Cahier F
[" N, 128e ANNÉE NO 4 MERCREDI 21 MAI 1980 /A ,DE SAINT-HYACINTHE, \u2022 V >v \u2018\tr» «.¦*\u201et.r ?\u2022 SAINT JÈà\u2014___ Chapitre V Déposition si confession par Mgr C.-P.Choquette (30) «Vers le vingt du mois d\u2019octobre dernier, dit M.Michel Godet, il y aurait eu, dans la prison (palais de Justice) de Saint-Hyacinthe, une assemblée des habitants du village où le nommé Thompson, tailleur du lieu, aurait fait prêter serment sur un Évangile, à tous ceux qui étaient présents, de se soutenir les uns les autres et de s\u2019armer;.que lorsque ce serment se prêtait on faisait entrer les gens un par un dans un appartement de ladite prison où le dit Thompson administrait le serment; qu\u2019il y avait environ quarante personnes à cette assemblée et les plus notables étaient le Docteur Bouthillier, Eusèbe Cartier, marchand, Alexis Delphos, marchand, Lucien Archambault, gentilhomme, le dit Thompson, Félix-Napoléon Pacaud, marchand, le Docteur Boucher de La Bruère, Jean-François Têtu, notaire, qui auraient aussi prêté le serment mentionné plus haut; que le vingt-trois de novembre dernier, il serait arrivé un courrier de la part du Docteur Wolfred Nelson de Saint-Denis avertir que la troupe était rendue à Saint-Denis et faisait feu sur le village et demandant aussi du renfort de Saint-Hyacinthe pour aller rencontrer un autre détachement de troupe qui se rendait à Saint-Charles par Saint-Hilaire; ledit Delphos vint commander le déposant de partir pour Saint-Charles; le déposant se rendit chez ledit Cartier et lui dit qu\u2019il ne pouvait point marcher n\u2019ayant ni hardes, chaussures ou armes.M.Cartier lui donna.une ceinture, des balles, de la poudre dans une corne et un fusil, ainsi qu\u2019un fourreau de sabre et l\u2019envoya chez le Docteur Bouthillier chercher le sabre qui appartenait audit fourreau qu\u2019il obtint du nommé Magloire Turcotte, clerc chez ledit Bouthillier.Le déposant partit alors pour Saint-Charles et s\u2019y serait rendu vers six heures du soir et aurait couché chez le nommé Tétreau, aubergiste au village de Saint-Charles.Le lendemain matin, il se rendit au camp où il aurait vu le Général M.-S.Brown qui lui demanda qui était son capitaine; le déposant répondit, le Dr Bouthillier, mais qu\u2019il était absent; Brown dit alors au déposant de faire mettre tous les gens de Yamaska et Laprésentation en rangs, et ce en le menaçant de son épée; après que le déposant les eut mis en rangs il leut dit de nommer leur capitaine, lesquels auraient nommé le jeune Blanchard, de la paroisse de Saint-Hyacinthe, le général Brown les aurait alors envoyés en piquet en Haut de l\u2019isle au Cerf, et commanda alors le déposant et le jeune Drolet de Saint-Marc d\u2019aller à l\u2019étable seller chacun un cheval et de l\u2019accompagner; il conduisit ensuite le déposant et Drolet jusqu\u2019au piquet du capitaine Blanchard où il aurait commandé au déposant d\u2019aller jusqu\u2019à l\u2019église de Saint-Hilaire y voir ce que faisait la troupe; le déposant partit en conséquence et après s\u2019être rendu environ dix arpents plus loin que le dernier piquet, gardé par le capitaine Bonaventure Viger, il s\u2019arrêta dans une coulée et ne fut pas plus loin; où ayant resté environ deux heures il revint au piquet du capitaine Blanchard où il serait resté pendant le reste du jour et se serait rendu au camp vers les quatre heures et demie.Le déposant se rendit alors chez Bunker, aubergiste au village Saint-Charles, où il avait vu Alexis Delphos, Magloire Turcotte, Charles Pacaud, Jean-François Têtu, à qui le déposant aurait dit qu\u2019il s\u2019en retournait chez lui.Les nommés Napoléon Duchesnois, de Varennes, et Laparre, huissier de la Cour du Banc du Roi, vinrent commander le déposant de se rendre à Saint-Denis le dimanche après le feu de Saint-Charles, disant que les Canadiens avaient pris Saint-Jean et Chambly.» Montréal ce 15 décembre 1837.R.Hall, J.P.Le témoignage de Joseph Sicard, serviteur chez Madame Dessaulles, respire la paix; il n\u2019est pas moins, instructif : «Le vingt-deux novembre dernier, il a été envoyé par Madame Dessaulles de Saint-Hyacinthe, à Saint-Denis, pour emmener M.Séraphin Cherrier et sa famille; qu\u2019il a couché à Saint-Denis ce soir-là.Que le lendemain matin., il s\u2019est dépêché d\u2019atteler sa voiture et de retourner à Saint-Hyacinthe avec Louis Dessaulles qui était venu à Saint-Denis avec lui.Qu\u2019en arrivant à Saint-Hyacinthe il vit une trentaine de personnes armées devant le couvent qui dirent qu\u2019elles partaient pour s\u2019en aller au feu.Que Thomas Bouthillier.médecin et membre du Parlement, de Saint-Hyacinthe, était à la tête de ces gens armés, une épée au côté et paraissait agir comme capitaine.Que ledit Bouthillier fit tout son possible pour forcer le déposant à les suivre; qu\u2019il voulut même lui faire prendre un fusil que le déposant refusa.Que le lendemain vingt-quatre novembre dernier il a connaissance qu\u2019une quantité de provisions ont été envoyées de Saint-Hyacinthe aux révoltés de Saint-Charles.Que Madame Dessaulles y a envoyé deux poches pleines de pains.Que Flavien Le manoir seigneurial de Saint-Hyacinthe (1798-1876) reconstitué par Raoul Ducharme d après de vieux dessins et selon les souvenirs des anciens citoyens.Sur le flanc gauche, la bibliothèque de M.L.-A.Dessaulles.Le corps principal mesurait 60 pieds sur 4Û.Larose, domestique de M.Morrison, notaire de Saint-Hyacinthe, est la personne qui a été porter et conduire ces provisions à Saint-Charles.Qu\u2019environ une semaine après l\u2019affaire de Saint-Charles, un soir vers les dix heures, Madame Dessaulles dit au déposant: «Tu vas aller conduire ces deux hommes-là et où ils te diront d\u2019arrêter tu arrêteras, mon cher fils, mène-les du côté d\u2019en haut, à deux lieues ou deux lieues et demie d\u2019ici».Qu\u2019en effet ledit déposant vit dans une voiture, à la porte de la maison, deux hommes déguisés avec des capuchons qui leur cachaient entièrement la figure, armés de pistolets.Que ledit déposant conduisit en effet ces deux individus du côté de Saint-Damase à environ deux lieues et demie de Saint-Hyacinthe.Que sur la route ces personnes parlèrent peu et toujours en anglais.Qu\u2019alors ces deux individus débarquèrent de la voiture et ledit déposant ne les a pas revus depuis.» Papineau fut l\u2019un des fugitifs.Ce serait à la nouvelle de l\u2019arrivée des 300 soldats de Gore, vers le 1er décembre que le chef résolut de s\u2019éloigner de Saint-Hyacinthe.Il s\u2019était cru en sûreté ici après les perquisitions opérées durant la nuit qui suivit le feu de Saint-Charles.La bataille à peine finie, Wetherall s\u2019avira ou fut avisé qu\u2019il trouverait Papineau à Saint-Hyacinthe chez Mme Dessaulles, sa soeur.Il envoya aussitôt une patrouille qui, à minuit, frappa à la porte du manoir et multiplia les recherches jusqu\u2019au matin dans les diverses pièces et les caves de la maison, dans les annexes et les dépendances de la ferme.Malgré la présence des sentinelles installées à toutes les issues, Papineau put s\u2019évader et se cacher dans un buisson voisin, d\u2019où il suivait tous les mouvements des patrouilleurs.Plus tard, à Montréal, Papineau rencontra le commandant de la patrouille.11 lui fit connaître qu\u2019il l\u2019avait suivi dans ses recherches à la lumière de ses fanaux et qu\u2019il pouvait attester qu\u2019il avait accompli sa tâche avec zèle.Autre réminiscence personnelle: Mme Brosnan, fille du docteur Wolfred Nelson, me confia, en septembre 1909, que le lundi précédent la bataille de Saint-Denis, son père l\u2019envoya conduire en traîneau, avec ses autres enfants, par le vieux serviteur Saint-Germain, chez Jean Leblanc, au rang de l\u2019Amyot.Elle avait quatorze ans.De là, toujours en traîneau glissant sur un peu de neige, elle continua par étapes, de rang en rang, jusqu\u2019à Saint-Hyacinthe où elle arriva le dimanche suivant.Elle fut reçue au manoir, mais vu la menace de l\u2019arrivée prochaine d\u2019un régiment de soldats, Mme Dessaulles la dirigea vers sa ferme du Rapide-plat avec instruction d\u2019y demeurer jusqu\u2019à ce qu\u2019une voiture vint la prendre.Un matin, Mme Brosnan vit à la porte une voiture sans conducteur.Elle comprit que cela signifiait le retour possible au manoir et elle s\u2019y rendit aussitôt.La teneur du témoignage suivant, signé A.-A.Delphos, est corroborée par M.Dessaulles.Notre vénérable centenaire se plaît à rappeler cette scène touchante dont il fut témoin à l\u2019âge de dix ans.À cette époque, rien n\u2019obstruait la vue entre le manoir et le presbytère situé près de la rue Girouard.C\u2019est du perron du manoir que, tenant la main de sa mère en larmes, il vit les militaires, sous les armes, faire halte au presbytère.Spéciaux semaine 20 au 31 mai 1980 Guerigazon herbicide CIL pour pelouses 18-6-9 Détruit toutes les mauvaises herbes, rampantes ou verticales à larges feuilles.Fertilise la pelouse avec son engrais sûr et durable dont 85% de l'azote provient d'urée enrobée de souffre SCV Contenu net 44 lb'20kq Pool trnrtei 4400 u P4 ?Guerigazon Herbicide CIL pour pelouses 18-6-9\t- \u2014 \u2014 I i I! 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