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Le Courrier de St-Hyacinthe
Témoin de l'actualité régionale, nationale et internationale depuis 1853, Le Courrier de Saint-Hyacinthe a été reconnu pour ses fortes prises de position politiques. D'allégeance brièvement libérale puis conservatrice, cet hebdomadaire participe aux grands débats d'idées des XIXe et XXe siècles. [...]

Fondé en collaboration par le Français Pierre-Joseph Guitté et Alexandre DeGranpré, Le Courrier de Saint-Hyacinthe est lancé le 24 février 1853. L'hebdomadaire libéral vise alors à défendre les intérêts de la francophonie catholique du Bas-Canada, qui subit les contrecoups de l'Acte d'Union de 1840. Il prend position pour l'abolition de la tenure seigneuriale et contre l'annexion aux États-Unis.

Destiné à l'élite instruite, Le Courrier est rédigé dans une langue élégante. Ses prestigieux rédacteurs et journalistes, tels qu'Oscar Dunn, Pierre Boucher de la Bruère, Jules Tardivel, Médéric Lanctôt et René Montarville Boucher de la Bruère, lui assurent une profondeur et une qualité rédactionnelle indéniables.

Les premiers numéros sont manuscrits, puis typographiés. La première page se compose d'actualités internationales, de comptes rendus d'événements, d'articles d'autres journaux et d'un feuilleton. Les nouvelles locales sont reléguées aux pages centrales. Graduellement, la chronique féminine, les petites annonces et la page des sports se greffent au journal. La guerre de Sécession, l'affaire Louis Riel, les multiples épidémies de maladies infectieuses et le passage de la Commission royale d'enquête sur les relations entre le capital et le travail de 1888 retiennent l'attention de la rédaction au cours du XIXe siècle.

La publication d'articles provenant du controversé Journal de l'Illinois et de propos acerbes sur la visite du prince de Galles en 1860 sèment le mécontentement au sein du clergé et de la classe dirigeante. Dans la tourmente, Guitté vend son journal à Louis Delorme, qui en fait un organe conservateur.

Un jeune Honoré Mercier prend la tête de la rédaction en juillet 1862. Il s'oppose fortement au projet confédératif, estimant ses conséquences néfastes pour la population catholique française de l'ancien Bas-Canada. Impuissant devant la Grande Coalition de 1864, il démissionne pour poursuivre des études de droit. Son successeur, Louis G. Gladu, endosse pour sa part la Confédération.

En 1917, l'hebdomadaire devient l'outil de propagande du candidat libéral indépendant Armand Boisseau. Nouvellement propriétaire du journal, il l'utilise allègrement dans sa campagne contre son rival libéral, le maire de Saint-Hyacinthe, T.D. Bouchard. Le Courrier retrouve ses couleurs conservatrices après la victoire de ce dernier en 1923.

À cette époque, Harry Bernard, journaliste au Droit, se joint à la rédaction. Il prend en charge la page éditoriale pour y présenter un résumé de l'actualité et une « Lettre d'Ottawa ». Assurant la direction jusqu'en 1970, il poursuit les hostilités face aux rouges et à T.D. Bouchard.

Dès 1936, l'hebdomadaire est favorable à Maurice Duplessis et devient définitivement unioniste lorsque son propriétaire, E.J. Chartier, est élu député en 1944. C'est dans cette période que la rivalité entre Le Clairon maskoutain, d'allégeance libérale, et Le Courrier de Saint-Hyacinthe atteint son paroxysme.

Les années 1960 voient les nouvelles locales et régionales reléguer l'actualité internationale aux pages intérieures. Le journal ouvre ses colonnes aux idées politiques adverses et innove en présentant un cahier spécial contenant l'ensemble des résultats de l'élection provinciale de 1970. Il invite également les partisans du oui et du non à s'exprimer sur la question référendaire de 1980. L'accent est dorénavant mis sur le droit du citoyen à l'information plutôt que sur l'adhésion unilatérale à une idéologie politique.

Selon les époques, le journal est publié comme hebdomadaire, bihebdomadaire ou trihebdomadaire. Il tire à 750 exemplaires en 1892, à 4 600 en 1905, à 1 875 en 1940 et à 9 490 en 1968. Toujours publié à ce jour, Le Courrier de Saint-Hyacinthe arbore fièrement le sous-titre : « Le doyen des journaux français d'Amérique ».

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 1, p. 181-183.

BERNARD, Jean-Paul, « GUITTÉ, Pierre Joseph », Dictionnaire biographique du Canada [en ligne <http://www.biographi.ca/fr/bio/guitte_pierre_joseph_9F.html>].

BOURGUIGNON, Claude, Histoire de la presse hebdomadaire au Québec - Estrie, Montréal, Hebdos Québec, vol. 7, p. 71-84.

Le Courrier de Saint-Hyacinthe, le doyen des journaux français d'Amérique, 150 ans : album-souvenir 1853-2003, Saint-Hyacinthe, DBC communications, 2003, 162 p.

Le Courrier de Saint-Hyacinthe, 1853-1978 : 125 ans, Saint-Hyacinthe, Le Courrier, 1978, 120 p.

Éditeur :
  • Saint-Hyacinthe :Lussier & frères,1853-
Contenu spécifique :
E. Le Patrimoine
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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Références

Le Courrier de St-Hyacinthe, 1982-06-23, Collections de BAnQ.

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[" H * r5sW«5 .-¦ .vi \u2022' B.-*' * Mercredi 23 Juin 82 'r, * ÏVfcw \u2022 ' :-' i. PAGE 2/LE COURRIER DE SAINT-HYACINTHE - LE PATRIMOINE - JUIN 82 - - - - - : \u2019 - ' - Un circuit patrimonial qui fait déjà partie du patrimoine.iïr.1 Æmiuli rv' La photo ci-dessus fut prise le 6 février 1977 à l\u2019occasion des deux du Québec au cours de laquelle fut réalisée la première tournée du Circuit historique et touristique de la ville de Saint-Hyacinthe.Dans l\u2019ordre habituel, Jacques Berthiaume, responsable au secteur socio-culturel des Loisirs; le maire P.-A.Hamel, M.Lucien C.LeFrançois, guide, et Maskou, la mascotte des En février 1977, Saint-Hyacinthe est la ville, hôtesse des Jeux du Québec Régionaux.Bile doit donc recevoir de la façon la plus courtoise tous ces athlètes provenant des quatre coins de la région Ri ch el i eu - Ya m aska.E t comme le veut la tradition des Jeux du Québec, il importe que les activités sportives soient doublées d\u2019un volet socioculturel reflétant les part i c u 1 a ri tés de la v i 11 e hôtesse.La régie socio-culturelle du Service des Loisirs de la ville de Saint-Hyacinthe se voit confier le mandat d\u2019organiser cette programmation socioculturelle.C\u2019est dans ce cadre que monsieur Jacques Berthiaume, régisseur socio-culturel, témoigne l\u2019intérêt d\u2019organiser une visite historique et touristique de la ville de S a i n t - H y a c i n t h e se conformant à son insu aux attentes déjà exprimées par monsieur Grégoire Girard, ex-maire de Saint-Hyacinthe.Pour assurer le succès de ce projet, monsieur Berthiaume fait appel aux services de monsieur Lucien C.Le François dont la compétence et l\u2019intérêt pour l\u2019Histoire de Saint-Hyacinthe ont été prouvés à maintes reprises.Tous deux élaborent une première version du circuit patrimonial en s\u2019inspirant en partie d\u2019un travail réalisé par trois étudiantes en tourisme au Cégep de Granby, mesde-m o i s e 11 e s M u g u e 11 e Blain, Claudie Martin et Francine Turcotte.Les deux auteurs de cette première ébauche doivent s\u2019efforcer de cerner l\u2019ensemble de la réalité historique et touristique de la ville de Saint-Hyacinthe dans le cadre d\u2019une visite dont las limites de temps sont évidentes.Ils devront couper, résumer et comprimer afin d\u2019en arriver à un circuit d\u2019une durée de 90 minutes.Les premières visites \u201cofficielles\u201d ont lieu le dimanche, 6 février 1977.Un premier \u201ctour d\u2019honneur\u201d permet aux dignitaires de prendre connaissance du circuit patrimonial.En font partie le maire Pierre-André Hamel et son conseil de ville, le député provincial Fabien Cordeau, l\u2019ex-maire Grégoire Girard, des membres de la Société (l\u2019Histoire Régionale de Saint-Hyacinthe, des représentants des institutions scolaires et des organismes sociaux de la ville, sans oublier Maskou, la mascotte des Jeux du Québec Régionaux.La population a elle aussi l\u2019occasion de prendre connaissance de cette première version du circuit patrimonial.En bref, on peut dire que 250 personnes sont témoins du succès de cette expérience.Au cours des mois qui suivent, plusieurs organismes parcourent le circuit patrimonial sous la direction de monsieur Lucien C.Le François qui commentera bénévolement 17 visites au cours de la seule année 1977, tout en apportant certaines améliorations au circuit.À la fin de l\u2019année 1977, monsieur Jacques Berthiaume suggère la mise en place de structures d\u2019accueil des groupes visitant Saint-Hyacinthe.Cette proposition, de même que le vif intérêt exprimé par monsieur Arthur Massé, président du Club de l'Age d\u2019Or Mas-, koutain, donnent un nouveau souffle au circuit patrimonial.La progression du nombre de groupes ayant visité Saint-Hya- cinthe dans le contexte du circuit patrimonial reflète assez bien l\u2019intérêt qu\u2019on porte à ce dernier: en 1978, 49 groupes font la visite; en 1979, 120 groupes et en 1980, 133 groupes.Ce succès donne lieu à d\u2019autres démarches d\u2019exploitation du patrimoine maskoutain.Par exemple, dans le but de répondre à des besoins spécifiques (groupes de grande envergure, groupes scolaires, groupes ne pouvant se déplacer en autobus), la régie socio-culturelle parraine la réalisation d\u2019un mon t age and io-visuel abordant l\u2019histoire de Saint-1 lyacinthe en cinq thèmes généraux, soit: \u2014\tL\u2019histoire Le commerce et l\u2019in- dust rie \u2014\tLa culture et le sport \u2014\tLe monde «agricole \u2014\tL\u2019éducation La réalisation de ce diaporama est confiée à monsieur Régent Bourque qui s\u2019entoure d\u2019une équipe de production dans laquelle on retrouve monsieur Lucien C.Le François, Josée Ouimet, Charles Gauthier, Denys Bélanger, Marielle Raidie-Lefebvre et Gérard Chapdelaine.Cette retombée du circuit patrimonial est elle aussi, couronnée d\u2019un vif succès.Depuis sa sortie en mars 1979, un total de 8 ()()() personnes ont pu prendre connaissance de ce document; De plus, les commissions scolaires Val Monts, Saint-Hyacinthe et Régionale Yamaska, de même que le Cégep de Saint-Hyacinthe, possèdent une copie du document qu\u2019ils utilisent dans un cadre éducatif.Au printemps 1979, la régie socio-culturelle met sur pied un deuxième circuit mettant en évidence la partira sud de Saint- jeux.Hyacinthe, soit les anciennes villes de Saint-Joseph, La Providence et Don ville, de même que le Rapide Plat.Cette deuxième visite est inaugurée à l\u2019occasion du 50e anniversaire de la Porte des Maires au cours duquel le maire Pierre-André Hamel dévoile une plaque commémorant les noms des maires récents s\u2019ajoutant à ceux des premières années.1a?deuxième circuit patrimonial sera lui aussi assorti d\u2019un diaporama qui sera inauguré en juin 1980.L\u2019équipe de production de celui-ci est sensiblement la même: Régent Bourque assure la réalisation, entouré de Luc Lefebvre, Denys Bélanger, Josée Ouimet, Marielle Raîche-Lefebvre, André Lacoste et Lucien C.Le François.Comme dans le cas du document .précédent, la production financière est assurée par la direction générale du Patrimoine du Ministère des Affaires Culturelles du Québec.On peut donc constater que le circuit patrimonial des premières heures est à l\u2019origine d\u2019un bon nombre d\u2019initiatives dont les principales sont: \u2014\tLes visites publiques de la ville; \u2014\tLes visites en groupes organisés; \u2014\tLes soirées patrimoniales; \u2014\tLe concours de photographie; \u2014\tL\u2019édition d\u2019une brochure relatant les grandes étapes du circuit nord.De plus, le circuit patrimonial a été associé de près aux projets d\u2019été Casimir et Cent Lieux.Au risque d\u2019en oublier quelques-uns, il importe de souligner l\u2019importance du.travail exécuté par quelques-uns des instigateurs de ces initiatives.Monsieur Jacques Berthiaume, régisseur socioculturel, a assuré une coordination discrète et efficace de .ces projets.Monsieur Lucien C.Le François, un \u201chistoriophi- fit les connaissances qu\u2019il a accumulées sur l\u2019histoire de Saint-Hyacinthe.Sa présenche à chacun des jalons de ces démarches a été des plus appréciées.Monsieur Marcel Th 6-riault, agent d\u2019information de la ville de Saint-Hyacinthe, a assuré le suivi des deux visites et des deux documents, y allant parfois de quelques judicieux conseils grammaticaux.Finalement, il ne faudrait pas oublier le travail des membres de la Société d\u2019Histoire Régionale qui ont mis à la disposition de la régie socioculturelle photographies et documents historiques, ont eux-mêmes effectué des recherches dans ces documents et ont corrigé les textes des visites et diaporamas.11 ne faudrait pas s\u2019étonner si, dans quelques années, l\u2019Histoire de la ville de Saint-Hyacinthe soit une des mieux connues du Québec.Et si ¦ -tel.est le cas, le circuit patrimonial n\u2019aura pas été \" le\u201d invétéré, a mis à pro- étranger à ce phénomène.« \u2018C* K ® / ¦ r \u2022\t«\t.\t.i - , \u2022\t_\t.\t\u2022 Ha t/% i ¦#>\ta'Iav\t¦ ¦ 4> an.I- -.c>,\t.\t- * \u2022 * \u2022\u2022 * * avec ses différents points touristiques ou historiques, à l\u2019occasion d\u2019une randonnée pédestre.\t*\t'\t, * ¦\t* -* * \u2019 ** 9\t*\t\u2022 L\t¦\tf * .V\t\u2022\t~\t.V-\t\u2018\t\u2022 s \u2022 \u2022 \u2022 \u2022'\t\u2022\t.\t,.\t.\t.\t\u2022 .ji* V '\u2022 *\t' ^7 ' l -\tX.\t.\t*\t- \u2022\t* La vraie connaissance du patrimoine commence d\u2019abord et avant tout par une approche de ce qui nous entoure et c\u2019est là tout le mérite du travail des pionniers à Saint-Hyacinthe.Parfois, il faut peut-être consentir un petit effort d\u2019imagination pour revivre certaines scènes ou avoir accès à certains lieux mais qu\u2019à cela ne tienne.\u2022 v*\t*\t« t\t+\t\u2022\t-\t.\t^ .?¦ Même si les débuts furent humbles et se heurtèrent parfois à une certaine ;r forme d\u2019incompréhension (que pouvaiV posséder notre ville de touristique ou ; \u2022 d\u2019historique), les efforts et, il faut le dire, la persévérance des responsables \"/ ' (et à-ce chapitre, comment oqbliçr MM.Berthiaume et Le François), ont \u2018 ' produit un circuit qui fut par la suite divisé en deux branches.Aujourd\u2019hui, des milliers de visiteurs, chaque année, apprennent à connaî-/ tre les divers aspects de l\u2019évolution historique de la ville et cela ne manque V -.pas d\u2019intérêt, même pour ceux qui y vivent et qui peuvent se familiariser ¦.\u2022\u2022 > * 1 % I I % H LE COURRIER DE SAINT-HYACINTHE - LE PATRIMOINE - JUIN 82/PAGE 3 Une visite qui réserve bien des surprises.Il est courant d\u2019entendre dire qu\u2019il n\u2019y a rien d\u2019intéressant, qu\u2019il ne se passe rien dans le milieu où nous vivons.Et pourtant, nous avons la chance de vivre dans une ville riche au niveau historique, une ville qui a continué son évolution et sa transformation selon les exigences de la vie moderne.Depuis cinq ans, le circuit patrimonial et touristique de la Ville de Saint-Hyacinthe connaît une popularité grandissante auprès des visiteurs des quatre coins du Québec, des étudiants et touristes anglophones, et également des maskoutains désireux de mieux connaître leur patrie.Régulièrement des groupes s\u2019amènent à Saint-Hyacinthe pour y passer une journée, pilo- tés par notre guide attitré, M.Lucien C.Le François, pour se familiariser avec la vie maskou-taine, ses institutions, son industrie, cueillant une foule de notes sur la petite et la grande Histoire de cette ville où il fait bon vivre.Les dizaines de lettres d\u2019appréciation reçues témoignent que nos visiteurs conservent un excellent souvenir de leur court séjour chez nous et qu\u2019ils s\u2019y arrêtent maintenant régulièrement lorsqu\u2019ils passent dans la région.À ce circuit touristique s\u2019est ajoutée la production de deux diaporamas valorisant le patrimoine maskoutain.En deux années seulement, plus de 10 000 personnes ont, par la magie de l\u2019image, vécu les points d\u2019intérêt de Saint-Hyacinthe.Ces documents audio-visuels sont tou- \u2022 >4 jours en disponibilité pour les organismes locaux, au bureau de ln awote et fortrtudine f>ediyimu£ l\u2019agent d\u2019information, M.Marcel Therriault.Le présent cahier que publie Le Courrier à l\u2019intention de ses lecteurs constitue un autre moyen d\u2019intéresser les nôtres à leur milieu.Saint-Hyacinthe-la-jolie, comme l\u2019appelait l\u2019ex-maire Picard, est une ville fïère de son passé, qui a foi en un avenir riche et florissant, assurée de l\u2019appui de ses concitoyens.Le maire de Saint-Hyacinthe Clément Rhéaume Des groupes de visiteurs venant de partout au Québec et même de l\u2019étranger se donnent rendez-vous à l\u2019hôtel de ville pour une visite fort intéressante.\" _\u2022______ * f v\\ \u2022- \\ * ïtv-ty.* s** ¦ nnannni SNBKaaBBDSESasaDIM A MES CABANES D\u2018OISEAUX par Réal Brodeur Maître photographe CAHIER DU PATRIMOINE RÉDACTION: Pierre Bornais.Rédacteur en chef En collaboration avec: Lucien C.Le François.Jacques Berthiaume Le Service socio-culturel de Saint-Hyacinthe PUBLICITÉ: Réal Brodeur, directeur Paul Paradis.Norbert St-Martin.Gérard Leblanc Maquette: Guillaume Bédard Secrétariat: Louise Denette PHOTOS:\tRaymond Bélanger Conçu et réalisé dans les ateliers du Courrier de Saint-Hyacinthe Toute reproduction, même partielle ou déguisée est formellement interdite sans l\u2019autorisation expresse du journal Le Courrier de Saint-Hyacinthe LES CAHIERS SPÉCIAUX Il 1 U1 I QE SAKT HYACNTHf w 655, ave Sainte-Anne, Saint-Hyacinthe J2S 5G4 tel.: 773-6028 f.r» rmCiiwt PAGE 4/LE COURRIER DE SAINT-HYACINTHE - LE PATRIMOINE - JUIN 82 Fondation de Saint-Hyacinthe Une vision rétrospective 11 est aisé de constater à quoi ressemble Saint-Hyacinthe aujourd\u2019hui et l\u2019intérêt d\u2019une visite touristique repose d\u2019abord et avant tout sur la vision du passé de ce que furent les habitations et les gens des temps jadis.Même les historiens modernes, incluant Mgr Choquette et son oeuvre magnifique sur Saint-Hyacinthe, ont leur façon de présenter la ville et son histoire.C\u2019est la raison pour laquelle il a été jugé intéressant d\u2019avoir recours à la présentation de l\u2019histoire de la ville de Saint-Hyacinthe et de sa position en 1886 comme le voyait le rédacteur du Courrier à cette époque, M.Boucher de La Bruè-re.Bonne lecture et surtout que cette vision rétrospective apporte une lumière nouvelle sur le présent.La cité de Saint-Hyacinthe, sise sur la rive nord de la rivière Yamas-ka, ne compte que cent et quelques années d\u2019existence.La date relativement récente de sa fondation s\u2019explique par le fait qu\u2019à la découverte du pays les premiers colons s\u2019établirent autour de Québec et de Montréal, et sur les rives du Saint-Laurent.Des bords du grand fleuve la population pénétra peu à peu à l\u2019intérieur, surtout versje sud-est, atteignit la rivière Richelieu et se déversa Hôtel de ville et nlace du marché 5» «5 ÏI4» »SïÎM mm WW .v.iw;* BPTO Y*\u2014 * SSèB!«.'¦ L-WaC' Saint-Liboire Wa Je Saint-Théodore Saint-Ma,ce\\ , a présenta\"0\" \\*e5 Saint-Jude Saint-Simon Sa'int-Dente ,e-«a«Je/e/ne Saint-, ¦aire }'nt- r/j L.Oort\" t\\\\c^e '0*as Saint-Damase 'n,^9ène Saint-Guillaume Acton Vale\t^ MOI SON Lepetë Light.0 ' MOLSON Serge Gosselin et son équipe 3145, rue Sicotte, Saint-Hyacinthe, P.Q.774-7640 Serge Gosselin agent distributeur \u2022 >¦: \u2022> , \u2022 \u2022 \u2022 , ¦*\t' \u2022> V .\t.V\t- v\t.\t.C0 if> ¦-> %: ?' « ¦r H 'a ¦-s* «3 < < a » v- > v t - v v v v v \"* «\u2022 v\u2019 \u2022 » * » »\t«\t^ V \u2022 LE COURRIER DE SAINT-HYACINTHE - LE PATRIMOINE - JUIN 82 PAGE 9 > .' *T\\\u201d fSjGüvM \t v.; - ¦ V- > \\ \\ \\ ' ¦ , MO.OUVERTURE BIENTÔT &àU MUJ 8te&5Ü xùe i 1 1 ÜSS5 n>R.M -a\u2014\u2022 * **l» ¦*\u2022 / ¦\u2014ITS Tannerie Duclos & Payan Fabrique de portes et châssis L.P.Morin at, PJ8« 4\t4 TT ' .1*' Kc S r \u2022 ¦1^ I M tty XVV>j& a.-\u2022'i !*\u2022\u2022\u2022 g -3U3 s*\u2014 \u2022» \u2022> \u2022 ygt IT^T?r 1'.- ' 1 £-s-S£ .*¦\u2022 «J«v '&£SS0 s&St iâeafak *qb e. 000 habi- tants; elle s\u2019élève à huit mill e e n v i r o n , e n comptant celle des villages de Notre-Dame, de La Providence et de Saint-Joseph qui touchent aux bornes de la ci-t é.lin v comprenant les habitants de la paroisse de Not re-I )ame-de-Saint-Uyacinthe, le bureau de poste de la ville dessert une _ \u2018ation d\u2019environ onze mille âmes.Toute cette population est exclusivement canadien ne-française, à l\u2019exception de JOO personnes â peu près (pii appartiennent à différentes nationalités.L\u2019avenir sourit â Saint-Hyacinthe; elle marche dans la voie du progrès; il y a de l\u2019activité partout, et sur une population excédant â peine (> 000 Ames, l 500 personnes au moins trouvent de l\u2019ou- vrage dans les fabriques que nous possédons, sans tenir\te des petites industries.Nous recueillons les fruits de la protection accordée â l\u2019agriculture et aux manufactures, et disons à la louange de notre conseil de ville, qu\u2019il a su, en accordant des avantages spéciaux, attirer ici plusieurs fabricants de l\u2019étranger.C\u2019est â sa libé- ralité et au bonus accordé que nous aurons l\u2019avantage, le printemps prochain, de voir se construire ici une fabrique de soieries dirigée par M.Albert-J.Corriveau, le pionnier de cette industrie en Canada, et dont les articles ont a cq u i s a n t é r i e u r e ment une haute réputation sur le marché.Nous avons du reste notre conseil bien disposé A favoriser dans le futur comme par le passé l\u2019établissement de nouvelles fabriques.Nous n\u2019exagérons pas en disant que, eu égard A sa population, Saint-Hyacinthe est, en toute probabilité, la ville la plus manufacturière du Canada.Puisse-t-elle continuer A grandir et prospérer.Boucher de LaBruère.FÎ-\u2019i*-! ~ -****?'\t- *.* ** \u2022 V-' ¦\t- * - ¦**-**»¦ ____ La Banque de Saint-Hyacinthe k R\u201d' La Banque Jacques-Cartier -\tt£3~r r - aç:- ~ xr-r ~;r.Propriété de la Banque Jacques-Cartier .' .T.?\t-\"t \u2014.7l\u2014 f.ü \u2022 - .\t\u2022\t.' '\t\u2022 ' 7 ¦' Fabrique de portés et de châssis L.P.Morin f - \u2022 ia .i Ÿ'tVïtL Prise du côté sud.Vue des manufactures i i i r » t < i \u2022 \u2022 « t t .« \u2022 « « 1 Machinerie F.X.Bertrand *.» *.t./ » 4 I « I M %«»«*«« »»¦*\u2022 83 4 à \u2022 \u2022 é %\t\u2022 f .\t¥ î J / \u2022 9 9 9 9 ' I \u2022\t\u2022\t#\t#\t9 LE COURRIER DE SAINT-HYACINTHE - LE PATRIMOINE - JUIN 82/PAGE 13 Ça se fête toute l\u2019année LE dernier VENDREDI DU N 21 heures 9 heures Jacques Brodeur propriétaire 25© ©P n lifta» rsfia fer oAB&\\S Jacqueline Brodeur propriétaire Gisèle Brodeur conseillère en décoration À tous les derniers vendredis de chaque mois nous vous offrirons 25% d\u2019escompte sur toute notre marchandise en magasin, exception des articles déjà en vente.La carte escompte n\u2019est pas en force pour ce grand jour.\u2022\tTissus pour robes et manteaux ® Robes de mariée \u2022\tDraperies et tout accessoire à la couturière Cousez et combattez l\u2019inflation COUPONS Inc.COUPONS 1395, rue des Cascades, Saint-Hyacinthe, tel.: 773-9929 Jacques 2285, Raymond Bourg-Joli Saint-Hyacinthe Tél.: 774-7885 PAGE 14/LE COURRIER DE SAINT-HYACINTHE - LE PATRIMOINE - JUIN 82 H Nom : Zotique Daudelin; Métier : tailleur de pierre ! M.Lucien C.Le François, une véritable mine d\u2019or ! Si vous voulez connaître les côtés anecdotiques de l\u2019histoire maskoutaine, l\u2019homme tout désigné pour répondre à vos désirs, c\u2019est M.Lucien C.Le François.Véritable mine d\u2019or à ce chapitre, il consacre son temps et ses énergies à faire en sorte que toute l\u2019histoire de la ville, y incluant celle plus humaine et plus attachante des hommes et de leurs aventures, soit accessible à tous.Dans la présent cahier, M.Le François présente une série de textes rappelant certains aspects de la vie à Saint-Hyacinthe étaux environs il y a quelques années.On y trouvera las textes sur le moulin de Saint-Dominique, le tailleur de pierre, les étangs de La Présentation, le train à Gervais et les anecdotes sur le marché-centre et les environs.M.Zotique Daudelin est l\u2019un des derniers tailleurs de pierre de Saint-Dominique qui peut parler de ce qui se passait il y a un demi-siècle.Cet homme porte bien ses années car il aura 78 ans en septembre.Il a fait partie d\u2019un groupe d\u2019hommes de ce métier avec les Baron, les Brodeur, les Daudelin, les Lapointe, les Richer et tous les autres tailleurs de pierre de Saint-Dominique.De père en fils.: C\u2019est de père en fils que le métier de tailleur de pierre se transmettait dans la famille des Daudelin puisque Zotique Daudelin a appris les secrets du métier de son père, Octave, qui les avait reçus lui-même de son propre père, portant aussi le prénom d\u2019Octave.Dès l\u2019âge de 10 ans, il accompagnait son père au t r K.I l~ M \u201cDes produits de 1ère qualité \u201d Un service adéquat de réparations par des techniciens compétents.UN TRAVAIL GARANTI Dépositaire des produits motorisés \u201cColombia\u201d pour jardins et pelouses.SPORT BEAUREGARD ENR.Yvon Caciotte.prop.VENTE \u2014 PIÈCES \u2014 SERVICE 2770.Boul.Laurier.Sainte-Rosalie.Saint-Hyacinthe.Tél.:ï514) 773-5631 travail et quelquefois d\u2019autres travailleurs de la pierre venaient se joindre à eux, surtout quand un contrat était trop important pour être traité dans les délais sans aide extérieure.Est-il besoin de dire qu\u2019en ce temps-là, la pierre c\u2019était très long à travailler.Ces travailleurs venaient surtout de Rivière-à-Pierre, dans Portneuf ou de Saint-Marc-des-Carrières, dans la région de Québec.des noms très significatifs.La taille de la pierre : Le taillage de la pierre est très difficicile et demande beaucoup de patience, de force et surtout, il faut être initié et connaître les secrets permettant de trouver les veines de la pierre, ce qui n\u2019est pas une mince tâche en soi et qui devient plus difficile encore lorsqu\u2019il s\u2019agit de pierres des c h a m p s.Lorsqu\u2019ils avaient des moments de répit, les travailleurs de la pierre opéraient des fours à chaux.Jusqu\u2019en 1920, pas question de se servir de dynamite pour tailler la pierre.La méthode était purement artisanale, faite de connaissance et \u201cd\u2019huile de coude\u201d.Pour extraire des blocs de pierre de la carrière, ils creusaient des trous dans la pierre à tous les six pouces.pour ce faire, un homme tenait une mèche qu\u2019il faisait tourner d\u2019un tour de main chaque fois que son compagnon frappait un coup de masse.Avec le temps et l\u2019expertise, on obtenait des morceaux de pierre de un à deux pieds d\u2019épaisseur sur deux à trois pieds de hauteur.Ensuite, le tailleur débitait ces pièces en morceaux, selon les commandes reçues.Les cailloux des champs étaient taillés, eux aussi, et pour ce faire, on place la pierre des champs à tailler sur une autre pierre taillée.Un homme tenait un marteau carré qu\u2019il plaçait en biais (sur le \u201ccamp\u201d) sur le fil de la pierre et son compagnon y allait à la masse.Au coteau de Saint-Dominique, il y a plusieurs sortes de pierre, entre autres la pierre de taille grise, la pierre de.taille noire, d\u2019autres avec filet de sable, d\u2019autres avec filet de fer; il y a du quartz blanc, de la pierre calcaire à chaux blanche, de la pierre calcaire à chaux bleue, du galet et de l\u2019ardoise noire.Pour tailler la pierre, plusieurs outils sont requis ainsi que différentes sortes de ciseaux.On connaît bien la masse, dont les exemplaires utilisés pesait entre six onces et 22 livres; mais on connaît moins les autres V .\u2022 y.¦.-y,',.K *»- \u2022v* .\u2022 \u2022 rs rl *jr \u2022 \u2022 \u2022 ¦ y»1 '.¦'\u2018.-\u2018¦.IA tv»ty . \u201c i : i » i i »\t\u2022 .\u2022 ** * \u2022 ' .» « ./ *\ti i #4 «\t* * * \u2022 *\t.4\t* PAGE 26/LE COURRIER DE SAINT-HYACINTHE - LE PATRIMOINE - JUIN 82 *¦» meTRO a/ j .\u2022 \u2022 .\u2022 , COMPLIMENTS DE GAÉTAN RIENDEAU INC 2030, rue Des Cascades Saint-Hyacinthe (Annexe) Stationnement - Service à l\u2019auto Tous les employés et la Direction sont heureux en cette occasion de se joindre à vous pour célébrer votre 150ième anniversaire.Remerciements aux citoyens de Sainte-Rosalie pour votre encouragement LA PLUS GRANDE PARADE À l\u2019occasion du 150e anniversaire de Ste-Rosalie M CHARS ALLÉGORIQUES, FANFARES, MAJORETTES, CHEVAUX ET OFFICIELS % Ae^° DÉPART : Stationnement Bexel (Flamingo) 13h.30 Itinéraires de la Parade : Prosper - Jolibois; Archambeault - Bernard; Frégeau - Jolibois; Boulevard Laurier (116); Marquette - Vertefeuiile; Guy - Roy; Laperle - Guertin^ Centre - St-Joseph; Lincourt - Gosselin; Centre - De l'Église.20h00 : Soirée 13h30 : % JEUDI 24 JUIN 23\tJUIN : 19h00 : Activités sportives Balle petanque fers (terrain de jeu» ) 24\tJUIN : 13h00 :\tMesse en plein air de danses av/pr nrrhPQtrp - _ w 16h00 : avec orchestre Les \u201cExpress\" Parade de chars allégoriques Spectacles et amusements 22h00 : Feux d\u2019artifice 17h00à 19h00: Souper communautaire de la St-Jean-Baptiste Boeuf et porc braisé (»*coie Sainte-Rosalie) Prix du billet SH 50 par personne (Quantité limitée) Reservation 799-3502 - 799-4820 Organisé par le Club Optimiste de Sainte-Rosalie en collaboration du comité organisateur du 150e anniversaire de Sainte-Rosalie , *, '\u2022 > % 4t K 'r * * 1 f 9 9 0 * * * * V » *.v e' » * r » t f « * ) t 4 ; 'fflfftlflM 1*1»\t% .|\u2018\tM MM * 1,M 1 « » » * Dans la structure du moulin, c\u2019est à cet endroit que se situait la roue à aubes actionnant toute la mécanique du moulin.x v* ,v «f -V l-V\u2014'\tn KvCX \\ \\ « « PAGE 28/LE COURRIER DE SAINT-HYACINTHE - LE PATRIMOINE - JUIN 82 H X t M mm *£555 *r ***** TJM ZqM's\u2019Â- ¦ JT JUL5 mai* \tv\t-j* \u2022?,*** y\tw / % * L L U (t \",\t* r.\tf'£* « é\t' 3\t* if** \u2022( *\t* '*.v.\t«y i\t*j| \u2022\traw .1\tl \\ i,*J VJfJi \tf ÇiiY ?-*?-*\t1 \u2018\t' \u2022\t\t\t\t** t ^ '4,\t1\tvtt j.n?«\t' yr- y}> PAGE 32/LE COURRIER DE SAINT-HYACINTHE - LE PATRIMOINE - JUIN 82 *» tvjf QUOI DEMANDER DE MIEUX! LE PLUS GRAND STATIONNEMENT EN VILLE î FACE À LA MERCERIE QUALITE et PRIX Mttta «8¥3t A' in rn Vîtt» A vs* .\u2019il fi WM \u2022 >! .7'// *i«» .uK « «Il .,8 il |i \u2022 v.v I .«;l \u2022\"«:>< i;* 1 \u2022 >«ii .»?» f V .> LE COURRIER DE SAINT-HYACINTHE - LE PATRIMOINE - JUIN 82/PAGE 33 K BOfSlwO DEPUIS 1962 4,4 C f XXAXX i-w uX5-X?J£ Pour l\u2019organisation de vos voyages, consultez un de nos conseillers qui, avec l\u2019aide d\u2019Ulysse vous fournira les renseignements désirés en quelques minutes.s.i V ¦ v ¦ - \u2022 \u2022 : ¦ \u2022 V »*\u2022\t- »»\t7 .\t\u2022;#\t* - ,'Citv * \u2022 jiV AGENCE DE VOYAGES L\u2019Histoire de Sainte-Rosalie examinée dans ses détails Cadoret, lesSivigny, les Payant, les Lapasse.comme certaines formes d'écritures ont connu une t ransformat ion ! Comment parler de Sainte-Rosalie sans parler de ses personnalités et de ce nombre, il y a bien sûr Pierre-Samuel Gen- Pierre-Samuel Gendron (Iron, instituteur, secrétaire de la municipalité, député en même temps (18(>7) à Québec et Ottawa; et Sii; François Langelier, qui fut lieutenant-gouverneur de la province.La naissance de la paroisse : Iaî 3 juin 1832, les gens de Sainte-Rosalie recevaient confirmation qu\u2019ils pourraient compter désormais sur leur propre paroisse.Mais le décret avait été émis sans église.On avait d\u2019abord pensé construire un presbytère-église et des plans furent dressés en conséquence.Mais comme un entrepreneur accepta de construire1 deux bâtisses séparées pour le même prix, on décida d\u2019y aller de cette façon.Il fallut attendre 1834 alors que fut achevée la première église qui devait servir jusqu\u2019à la fin des travaux du deuxième temple, entrepris en 1859 et compléter, après des tribulations de toutes sortes, en 1872.La première église avait été déménagée pour faire place à la nouvelle construction dont le prix totalisait 12 087,66$.Il doit être fait mention des difficultés rencontrées pour mener à bien ces travaux car les premiers entrepreneurs avaient utilisé les fonds à d\u2019autfeï fi usé-il* fallut at* ?vjrj ' '\t¦\t.tendre petM\\t*rpuver celui phologic de la région, cette partie de la mer de Champlain, et à l\u2019hydrographie.Aux temps des premiers colons, les rivières étaient les routes de eoîjimunieation et il n\u2019était pas indifférent de bien connaître le bassin d'un cours d\u2019eau pour décider de l\u2019établissement d\u2019une collectivité ou non.Aux sources de l\u2019avenir : Sous ce titre particulier, on retracera l\u2019histoire de la seigneurie qui fut la première1 de la région et des sept seigneurs qui se remplacèrent à la tête de celle-ci.Partie purement historique, elle fait le lien avec d\u2019autre travaux existant sur les communautés de la région et précise le rôle spécial et particulier dévolu à Sainte-Rosalie.II y est question des premiers colons, ceux qui vinrent s'installer avec les seigneurs comme les Leclerc, Jolibois, Lafond, Ledoux, Maillet, Hébert et plusieurs autres.D\u2019ailleurs, certains noms sont encore courants aujourd'hui alors que d\u2019autres sont disparus ou ont émigré dans d\u2019autres régions.C\u2019est ainsi qu\u2019on parlera des plus vieilles familles, comme les Vadnais, les (\u2019ôté, les Caron, les Roireau, les Languirand, les Vé/.ina, les Langelier, les Canaba, les Vézina, les Portrait d'une Dame dii temps dans sa jeunesse et à l'ageYidulte.tpii pourrait corriger les travaux complétés et finir le reste, du moins pour permettre la consécration promise1 dès 1871 pour les mois qui suivraient.et réalisée en 1982 seulement comme première cérémonie religieuse pour marquer les fêtes du 150e.Il y eut bientôt à penser à la décoration et pour ce faire, on eut recours à une répartition d\u2019église, contestée devant les tribunaux par un dénommé Daupbinais qui soutenait que ce n\u2019était pas au curé à décider de ces choses et qui refusait les syndics.Les décorations, au coût de 11 500$ furent réalisées en utilisant pour plus de 500$ de feuilles d'or.à cette époque et aujourd\u2019hui, quelle différence.Points divers : Un plus de la liste complète des curés, le li- Kn abordant l'étude de l\u2019Histoire de Sainte-Rosalie, Pierre Cordeau avait un but bien précis : c\u2019était, dans le cadre des fêtes du 150e anniversaire qui se déroule à l'heure présente, d\u2019écrire un volume sur cette communauté bien particulière en essayant de mettre en lumière les éléments qui ont contribué à son établissement et à son épanouissement.Sir François Langelier C\u2019est la raison pour laquelle son livre promet d\u2019être fort intéressant car il a voulu dès le départ essayer de comprendre le \u201cOuabmaska\u201d (terme algonquin traduit par étendue de joncs) qui avait send de berceau à ses pères et à toute une population.C\u2019est pourquoi un premier chapitre du livre sera consacré à la géomor- vre touchera la vie de la municipalité et de la paroisse, celle des écoles ainsi que les commerces et industries les plus représentatifs de l'agglomération de même que les organismes reconnus (Age d\u2019Or, ALLAS, OTJ, Optimiste,).Il y aura aussi présentation photogra- phique du Sainte-Rosalie d\u2019aujourd'hui avec présentation du patrimoine, du pavillon Gérard-Côté, Un livre qui promet d\u2019être plus qu\u2019intéressant et qui devrait être disponible dès l\u2019automne 1982.De toute façon, sa publication sera soulignée dans le journal.Depuis maintenant un an, M.Pierre Cordeau prépare une monographie sur Sainte-Rosalie.Il veut couvrir par son travail tous les aspects de l\u2019évolution de cette collectivité.M.Cordeau est originaire de Sainte-Rosalie et il étudie la Philosophie et la Théologie à l\u2019Université Laval.Le livre en question sera publié à l\u2019automne 1982.) Depuis 1962.A VOTRE SERVICE PAGE 34/LE COURRIER DE SAINT-HYACINTHE - LE PATRIMOINE - JUIN 82 : Au temps de la drave à La Présentation.Bien des personnes, surtout parmi les plus jeunes générations, ne peuvent imaginer à quoi ressemblait leur coin de pays il y a cinquante, soixante ans et plus.Partout, il n\u2019y a que des champs bien alignés et des cultures de haut rendement alors que les boisés sont de plus en plus dispersés et maigres.Aussi, la tentation de croire qu\u2019il en a t oujours été ainsi est grande.Pourtant, rien de plus contraire à cette idée des terres défrichées et bien drainées.Par exemple, une région comme celle de La Présentation, considérée aujourd\u2019hui à juste titre d\u2019ailleurs comme un véritable grenier agricole, était, il y a un siècle à peine, un marais couvrant une partie du territoire et pour une période minimale de deux mois, à toutes les années, pas question d\u2019y passer tellement les marais étaient impraticables.Durant cette période, on y faisait même la drave sur la rivière Salvail.Les Etangs : Au commencement du présent siècle, il y avait des grands et des petits étangs à La Présentation, surtout au Grand Rang.C\u2019est à la suite de la présence de ces nappes d\u2019eau que les chemins de circulation de La Présentation ont été identifiés comme Rang des Grands K tangs, Rang des Petits 10tangs.Aujourd hui, peu de choses permettent de visualiser la situation d\u2019alors alors que l\u2019eau de la fonte des neige et les pluies printanières s\u2019écoulaient très lentement et constituaient en quelque sorte la source d\u2019alimentation de la rivière Salvail.Cette rivière était plus importante qu\u2019aujourd\u2019hui et servait même aux premiers temps de la colonie, de voie de commu- nication alors que dans le territoire environnant, les castors et les ratons-laveurs étaient fort nombreux.Ce milieu marécageux était favorable à la vii» naturelle et non loin de ces étangs reconnus, on y a retracé le ginseng, cette plante aux propriétés reconnues et recherchée notamment par les Chinois.mais cette histoire pourrait faire l\u2019objet d'un autre \u201csouvenir\u201d ! Il importe de se souvenir que le volume d\u2019eau de la rivière» Salvail était assez important, d\u2019autant plus qu\u2019un barrage pour moulin à scie, situé à Saint-Jude, maintenait le niveau assez elevé.Il y avait suffisamment d\u2019eau su rant deux mois dans l\u2019année pour y faire la drave.et oui !, on a bien compris.Dans ce qui n\u2019est plus aujourd\u2019hui qu\u2019un gros ruisseau ou une petite rivière, les habitants du temps transportaient le bois devant être véhiculé au moulin à scie notamment pour y être travaillé en bois de const ruction.((\u2019e n'est pas le seul endroit d\u2019ailleurs dans la région où la drave a fait partie de l\u2019activité des colons puisqu'un début de la Seigneurie Yamaska, des bûcherons spécialisés se promenaient dans les forêts environnantes afin de déterminer les pins blancs dont la taille et la force pourraient servir à la construction de mâts pour les bâteaux de tout acabit, lit ces arbres immenses, abattus en plein bois, étaient transportés au Rapide-Plat, sur la Yamaska, et \u201cflottés\u201d jusqu\u2019à Québec moyen-nent 2 shillings pièce.une autre histoire à raconter un jour ! ).En ce qui a trait au Grand Rang, il était impraticable durant deux mois par année.Et le terme n\u2019est pas trop fort.C\u2019est ainsi que les voyageurs qui l\u2019emprun- taient devaient être prêts à traverser les marais à pied, en transportant armes et bagages à bras d\u2019homme.Les chevaux calaient jusqu'au ventre dans cette terre bien spéciale que l\u2019on trouve dans cette région et il valait mieux ne passe risquer.La solution, c\u2019était de passer les chevaux, le chariot et les bagages séparément, quand il ne fallait pas défaire le chariot en pièces, pour reprendre la route de l\u2019a ut re coté.11 est facile de comprendre pourquoi cette route, même si elle aboutissait à Saint-Charles jusqu\u2019où remontaient les bateaux provenant de Montréal, n\u2019était pas la favorite des usagers.Un passé révolu : Aujourd'hui, avec le drainage des coulées, des fossés et même des terres, il n\u2019y a rien ou presque qui puisse redire ce passé révolu.Sinon que dans les périodes de grandes pluies, les habitants de la région constate que les terres peuvent s\u2019imbiber facilement et dans les résidences, l\u2019inondation menace toujours de sorte qu\u2019il faut compter sur de bonnes pompes à puisard même lorsque la cave ne possède que quelques pieds de profondeur.L\u2019eau effleure encore en dépit des travaux majeurs pour contrôler sa présence.IJn dernier point (pii donne une idée de ce que pouvait être la rivière Salvail en ce début de XXe siècle : les berges de cette rivière sont escarpées et renfoncées de 10 à 30 pieds surtout en approchant de Saint-Jude.11 s\u2019agit d\u2019une autre parcelle de l\u2019histoire régionale qui a été enfouie au cours des ans par l\u2019évolution agricole et ce qui constitue le spectacle moderne avait bien peu à voir avec la configuration du terrain d\u2019alors.MAZDA B2000 À VOS PROBLÈMES D\u2019ÉCONOMIE milles au gallon Pour moins de m Un équipement Standard complet plus un programme d'entretien.Garantie 3 ans ou 80,000 km 5255, Boul.Laurier Tél.: 774-1345 i \\ \u2022 ï r LE COURRIER DE SAHiT-HYACtNTHE \u2014 LE PATRIMOINE - JUIN 82/PAGE 35 ?ENSEMBLE TELEVISION IV SERVICE APRÈS VENTE 3165, T:Vr>V .i **se» 0ÉCÆhI Æch.MT-2170 48 cm (20\u201d) modèle de table, 105 canaux-télécommande à infra-rouge Son coffret admirablement dessiné permet à ce télécouleur de 105 canaux de s\u2019harmoniser au style de tout salon.Au charme du bois, s\u2019ajoute la fiabilité du système Luminar 20 avec un châssis entièrement transistorisé dans lequel tous les dispositifs à mini-circuits sont garantis pour 20 ans.\u2022\tAmplificateur HA 3800 etticacrte de 35 watts par canal.D.05St de distorsion harmonique totale \u2022\tSyntonisateur FT 3500 Syntonisation à vecteur, haute sensiPilite 1.9 fî\\f \u2022\tTourne-disque HT 403 Unrtorque.entraînement direct Bruit equivalent a lentree 75 dB cartouche a haute conformité \u2022\tDolby «fl une marque de commerœ or Dolby Lab&.Inc » Platine de magnétophone DE 25\t(option) Contrôles à touche douce.Dolby1, réduction de parasites .» Haut-parleurs HS 905 haul-parleur de basses trequences 12\".trois voies suspension acoustique.90 watts i Meuble LAC8800 similt-noyer vitre et couvercle teintes « 101.6 cm-H * 50-8 cm L* 43.2 cm P *'V mm DE SAINT-HYACINTHE ssPâ» Vit ¦**>c LES HEBDOS RÉGIONAUX HEBDOS DBS* ¦ ¦¦ journaux foi*# ASSOCIATION DCS ÉDITEURS Of LA PRESSE HEBDOMADAIRE REGIONALE ERANCOPMON* .»» tri» i \u2022; : WEEKLIES A telier syndique "]
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