Le Courrier de St-Hyacinthe, 1 avril 1992, C. Gestion et technologie agricoles
[" s _ >*Wa< Sa fAÀ\\ i { jMf VA\u2019 &3S*S \u2022 ¦ '*\u2022-, V, n vJV* ViivrÿV ?¦- SBwj WÇSa V-M* SS®»* rfj TÿK>a v.5kKÊ& \" ¦ - *: \u2022'.ate-ïj?.Md ¦la Pron,0llâre *>\"* lah' es ressources a commence au printer EN COLLABORATION AVEC LE Gouvernement du Québec Ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation La vision de la région 06 Cahier C Le Courrier de Saint»Hyacinthe MERCREDI 1 ÀVR0992 \u201453 .Uï Un projet partagé 2 / GESTION ET TECHNOLOGIE AGRICOLES / 1 AVRIL / LE COURRIER DE SAINT-HYACINTHE Pierre et Paul Caplette de Saint-Robert, deux frères motivés à conserver la ressource a km h- J S raCt, SlMtNClS diminuer les applications d\u2019engrais minéraux\".Mentionnons que Pierre est gradué des études professionnelles en construction et menuiserie et en machinerie agricole en 1986-87.Paul est un gradué du cours de Gestion et Exploitation des entreprises agricoles de l\u2019Institut de technologie agro-alimentaire de Saint-Hyacinthe en 1982.Suite à cette bonne formation de base dispensée par l\u2019ITA il a suivi le cours de gestion de la matière organique et d\u2019un ton enthousiaste il en donne les raisons: \u201cDans le contexte économique actuel, on doit surveiller de très près l\u2019achat des intrants venant de l\u2019extérieur de la ferme et la bonne régie de la matière organique nous permet de diminuer les applications d\u2019engrais minéraux\".tion des cultures industrielles, soit le maïs-grains, qui est majoritairement vendu au marché comptant par l\u2019entremise de Cérégrains, le pois de conserverie qui selon Paul qui est en quelque sorte le médecin des champs et celui qui planifie les rotations de même que les programmes de culture: Le pois de conserverie qui selon Pierre qui est en quelque sorte le médecin des champs et celui qui planifie les rotations de même que les programmes de culture: \u201cLe pois de conserverie est un atout précieux dans la diversification de nos cultures tout en permettant de faire une meilleure rotation des cultures\u201d.Ils consacrent leur énergie à la conservation du sol Depuis 1986, on se sert de la charrue Chisel.On en a fait les débuts avec les cultures d\u2019été et progressivement on en a augmenté son usage de sorte qu\u2019à l\u2019heure actuelle, 40% de la superficie est sur chisel.La rotation de base consiste en céréales qui alterne avec le soya, le cornichon et le pois de conserverie.Les engrais verts donnent de bons résultats et ils logie agro-alimentaire de Saint-Hyacinthe en 1982.Suite à cette bonne formation de base dispensée par l\u2019ITA il a suivi le cours de gestion de la matière organique et d\u2019un ton enthousiaste il en donne les raisons: \u201cDans le contexte économique actuel, on doit surveiller de très près l\u2019achat des intrants venant de l\u2019extérieur de la ferme et la bonne régie de la matière organique nous permet de \u201cLe pois de conserverie est un atout précieux dans la diversification de nos cultures tout en permettant de faire une meilleure rotation des cultures\".Depuis 3 ans on y produit 650 porcs annuellement en plus de 50 veaux de grain.Débouché intéressant On y cultive aussi le soya et le tournesol et, aussi invraisemblable que cela puisse paraître à première vue, ce dernier est vendu au commerce de détail pour l\u2019alimentation des oiseaux.Leur débouché privilégié pour le tournesol est à l\u2019heure actuelle les amateurs d\u2019ornithologie de Sorel.Selon Paul Caplette \u201cil y aurait un marché de niche au détail intéressant à développer à ce niveau\".Une formation de base plus qu\u2019adéquate Paul est un gradué du cours de Gestion et Exploitation des entreprises agricoles de l\u2019Institut de techno- Pierre et Paul Caplette exploitent en société la \u201cFerme Pierre et Paul Caplette\" en plus d\u2019exploiter la ferme de leur mère Pierrette qui était auparavant la ferme familiale, le père étant décédé en 1976.Louis A.Bernard, Agronome Conseiller en développement professionnel agricole 1\t=3i Ils ont, par la suite, à ce moment-là, graduellement vendu les sujets laitiers du temps, de sorte qu\u2019au-jourd\u2019hui ils sont activement impliqués dans la produc- technique de production.Encore faut-il pouvoir l\u2019intégrer dans l\u2019entreprise comme telle et par en arriver là, l\u2019expérience nous prouve que son application doit débuter sur une petite échelle, être progressive et son cheminement être suivi de très près.Le producteur qui procède de cette façon va certainement mettre toutes les chances de succès de son côté puisque de cette manière il ne se lancera pas dans l\u2019inconnu\u201d.Pour Pierre et Paul Caplette ce dernier point devient au fil du temps très important et pour cause, ce printemps leur intention est de semer 40 acres en semis direct soit 20% de la superficie en no-till qui est leur ob- sont d\u2019usages courants depuis 3 ans.L\u2019an dernier on a effectué du semis direct sur une superficie de 30 acres et selon eux: \u201cIl fallait d\u2019abord apprivoiser la technique, ce qui est primordial dans tous les cas\u201d.Depuis 3 ans on expérimente en parcelles de 3 acres avec le Club HerSol.\u201cCette dernière parcelle nous a d\u2019ailleurs convaincu de cette technique\" m\u2019ont-ils dit! À l\u2019intention des producteurs et des productrices qui cultivent actuellement de façon conventionnelle leur suggestion est \u201cde bien s\u2019assurer de maîtriser la nouvelle technique de culture de conservation\u201d et selon eux \u201cce n\u2019est pas tout de connaître cette dernière À l\u2019intention des producteurs et des productrices qui cultivent actuellement de façon conventionnelle leur suggestion est \u201cde bien s\u2019assurer de maîtriser la nouvelle technique de culture de conservation\u201d et selon eux \u201cce n\u2019est pas tout de connaître cette dernière technique de production.Encore faut-il pouvoir l\u2019intégrer dans l\u2019entreprise comme telle et par en arriver là, l\u2019expérience nous prouve que son application doit débuter sur une petite échelle, être progressive et son cheminement être suivi de très près.Le producteur qui procède de cette façon va certainement mettre toutes les chances de succès de son côté puisque de cette manière il ne se lancera pas dans l\u2019inconnu\".Atelier de mécanique et menuiserie indispensable pour l\u2019entreprise.jectif à atteindre.C\u2019est sûrement là le meilleur témoignage que cette façon de cultiver le sol en tenant compte de la conservation fonctionne \u201cpour de vrai\".On procède actuellement à la transition vers le 20% no till, 40% chisel et le reste en conventionnel sous rotation et dans ces derniers champs on ne laboure qu\u2019une fois tous les 3 ans.Lors de notre entretien, les frères Caplette étaient unanimes pour affirmer que \u201cchaque fois que l\u2019on pose des gestes pour conserver le sol, c\u2019est non seulement s\u2019assurer d\u2019une rentabilité mais c\u2019est surtout et avant tout prendre les moyens vers une meilleure sécurité pour l\u2019avenir\". GESTION ET TECHNOLOGIE AGRICOLES / 1 AVRIL / LE COURRIER DE SAINT-HYACINTHE / 3 Editorial L'eau que l'on boil! Le thème choisi par le comité de rédaction pour débuter l\u2019année, \u201cDes ressources à conserver., ça commence au printemps\", correspond bien à une préoccupation grandissante de notre société moderne.Oui, dans quelques semaines, la fièvre du printemps reviendra et l'activité agricole repartira de plus belle.Je voudrais donc susciter une dernière réflexion sur trois volets importants pour notre collectivité, à savoir: LA FERTILISATION DU SOL, LES PULVÉRISATIONS DE PESTICIDES ET LA BANDE RIVERAINE Tous trois sont DOUBLEMENT RENTABLES pour les agriculteurs et les agricultrices.Drabord pour le PATRIMOINE, ensuite pour le portefeuille qui continue de s\u2019amincir.Fertilisation Partout à travers le monde, l'agriculture industrialisée se pratique avec une utilisation \u201cmassive\" de fertilisants chimiques.Nous nous attarderons ici à l\u2019azote et aux nitrates.Dans un article de 14 pages paru dans la revue Science et Vie de mai 1990, le titre fait peur et le sous-titre nous fige encore plus.Il se lit comme suit: \"POURQUOI NOUS BUVONS DES NITRATES\u201d.Partout, le dopa-e est interdit.Sauf en agriculture! ela fait trente ans que l\u2019on dope les plantes et les animaux à l\u2019azote.En toute impunité.Et souvent en pure perte.Car plantes et bêtes n\u2019assimilent pas tout l'azote dont on les gave.Le surplus se retrouve en partie dans l\u2019eau du robinet, sous orme de nitrates\".Inquiétant, n\u2019est-ce pas?Nous convenons tous que l'azote est un élément chimique indis-ensable au développement et à 'entretien de la vie, mais.tout comme une personne qui mange trop de graisses se retrouve avec du cholestérol dans le sang, la plupart des champs de nos campagnes, suralimentés en azote, dégorgent leur trop plein dans les rivières et les nappes souterraines, nous rappellent les auteurs.Si cette pollution, dénoncée depuis des années, suscite actuellement un tel émoi, c\u2019est que notre environnement agricole se détériore depuis quelques décennies.En sommes-nous pleinement conscients?Plusieurs prétendent que si aucun redressement ne se produit d\u2019ici dix ans, on peut craindre pour la qualité de l'eau potable dans NOTRE région.Surtout, oui surtout, lorsqu\u2019on sait depuis longtemps que les méthodes actuelles de traitement de l\u2019eau potable sont INEFFICACES pour l\u2019enlèvement des nitrates et nitrites présents dans l\u2019eau brute.Bien sûr que la dégradation des cours d\u2019eau n\u2019est pas uniquement due à l\u2019agriculture.Les populations urbaines et les usines font largement leur part.Là n\u2019est pas la question ni le débat à susciter.Cependant, il est reconnu à travers le s P monde que, vu les concentrations d\u2019élevages (porcs) et les productions végétales intensives (telles les monocultures maïs et céréales), l\u2019agriculture est responsable des deux tiers environ des rejets d\u2019azote dans l\u2019eau (le dernier tiers provenant des effluents domestiques et de l'industrie).Essentiellement, la présence de nitrates excédentaires dans le sol a essentiellement deux origines: -\tune fertilisation supérieure aux besoins de la plante, ne tenant pas compte des réserves azotées du sol (le reliquat) et, souvent, apportée au mauvais moment; -\tle manque de couverture végétale des terres pendant l\u2019hiver.Cette surfertilisation vous coûte, agriculteurs et agricultrices de la région, au moins 8 à 10 millions de dollars.chaque année.Une petite fortune, n\u2019est-ce pas?100 millions de dollars en 10 ans.\u201cjetés à l\u2019eau\"! Avons-nous encore les moyens de pratiquer un \"sport\" aussi dispendieux?La richesse en nitrates d\u2019une eau n'est bonne ni pour la santé ni pour l\u2019environnement.Les plus ironiques vont même jusqu\u2019à dire que, dans ces conditions, le fait d\u2019irriguer les terres avec l\u2019eau de la rivière produirait une meilleure récolte.Pourquoi cette année ne pas suivre un plan de fertilisation RAISONNÉE?Pesticides Pour de nombreuses raisons également, l\u2019agriculture utilise des produits phytosanitaires (herbicides surtout) dont la plupart atteignent finalement le sol quand ils n\u2019y sont pas directement appliqués ou incorporés.Depuis la surface du sol, ils peuvent soit se volatiliser dans l\u2019atmosphère, soit être entraînés par ruissellement jusqu\u2019au cours d\u2019eau voisin ou être dégradés sous l\u2019action du rayonnement solaire.Le sol joue donc un rôle PROTECTEUR des eaux superficielles et souterraines.On a donc intérêt à protéger l\u2019écosystème sol pour protéger les écosystèmes aquatiques.Les analyses de l'eau potable par exemple continuent de montrer des traces d\u2019ATRAZINE.Le saviez-vous?Heureusement que l\u2019homologation de produits phytosanitaires va probablement au cours des années se traduire par l'arrivée de produits moins toxiques sur le marché.Il se peut aussi que l'on assiste au retrait de plusieurs produits, soit que leur toxicologie ne réponde plus aux nouvelles exigences, soit que leur faible volume d'utilisation incite les firmes à cesser d\u2019en produire.Paul Sauvé, agr.MBA Directeur régional Pourquoi cette année ne pas pratiquer les arrosages en bandes, utiliser les moyens mécaniques (houes rotatives et sar-cleurs) ou la rotation des cultures pour contrôler ÉCONOMIQUEMENT les mauvaises herbes?Bandes riveraines La création d'un filtre végétatif, via l\u2019aménagement d\u2019une bande riveraine et la stabilisation des berges vise à empêcher les sédiments d\u2019atteindre le cours d\u2019eau.De?pratiques culturales RAISONNEES et plus répandues, telles les PAC (Pratiques Agricoles de Conservation) peuvent assurer le maintien du sol en place et permettent d'éviter ce phénomène que les spécialistes appellent la TURBI-DITÉ, c\u2019est-à-dire \u201cl\u2019ennuagement\" de l\u2019eau par la présence de fines particules de sol, de nutriments et d\u2019algues en suspension.Dans nos maîtres cours d\u2019eau, comme la rivière Yamaska, on observe une dégradation progressive de la qualité de l\u2019eau à son embouchure.C\u2019est donc LE signal qu\u2019il faut s\u2019éloigner du cours d\u2019eau.Les passages répétés sur la bordure finissent par fissurer le sol et créer des éboulis.Que gagne-t-on à cette vilaine habitude?On enregistre un nombre croissant de rigoles sur les terres cultivées et des risques élevés d\u2019accidents! La rentabilité de la ferme tient-elle vraiment à la récolte permise sur cette lisière?Les engrais et les sédiments, les particules fines de sol qui arrivent d\u2019un peu partout sur le territoire sont en partie responsables de la croissance des algues microscopiques remarquée à l\u2019embouchure de la Yamaska.Sait-on qu\u2019à plusieurs endroits dans la Yamaska, on retrouve tellement de bonne terre agricole qu\u2019il se crée des îlots de sol fertile sur lesquels on arrive même à cultiver, comme c\u2019est le cas à Saint-Aimé?Conclusion Comment éviter la fuite des nitrates?Le premier moyen est certes un raisonnement des doses d\u2019azote, en fonction de l'objectif de rendement et des réserves dans le sol.En second lieu, il faut une saine gestion des RÉSIDUS de culture lors de la récolte de céréales.Un troisième volet de la stratégie \u201cantifuites\" consiste à COUVRIR LE SOL à l\u2019automne (août-septembre) par des cultures de \u201cCOUVERTURE\" capables de limiter le lessivage hivernal.Sachez gu\u2019il nous reste de grands pas à faire dans cette direction.Sachez aussi que votre conseiller au bureau de renseignements agricoles (B.R.A.) peut vous aider.Initions-nous aux 3 R de l\u2019environnement, Réduire - Réutiliser -Recycler.Ces trois règles de base sont les plus généralement acceptées et les plus importantes.Saviez-vous qu\u2019au Canada, chaque personne produit en moyenne presque 2 kg de déchets/jour de plus que tout autre citoyen du monde?À cette période de l'année, en pensant au premier R (R-É-D-U-l-R-E), les agriculteurs et agricultrices peuvent contribuer à leur engagement social.Pensez-y, AGISSEZ maintenant.Le grand chanteur Gilbert Bé-caud exprime bien ce qu\u2019il faut faire: \u201cil n\u2019y a que nous qui pouvons fajre quelque chose pour nous\u201d.Soyons des agents actifs.Sachons respecter et écouter la nature.C\u2019est un DÉFI qui fait appel à la participation de chacun d\u2019entre nous.Bon printemps.Salut.Paul Sauvé agr.MBA Directeur régional J\u2019aimerais rappeler aux lecteurs et lectrices qu\u2019il y a plus de 18 ans qu\u2019un partenariat des plus motivants existe entre Gestion et Technologie Agricoles, ses propriétaires, sa haute direction et l\u2019équipe de personnes qui m\u2019entoure, laquelle est responsable du contenu rédactionnel.Je voudrais ici remercier tous ces hommes et ces femmes qui contribuent avec un enthousiasme renouvelé année après année à la publication de ce prestigieux journal agricole régional.Cette complicité de longue date procure au monde agricole un moyen de communication essentiel au développement à long terme de notre agriculture.Les idées fraîches et novatrices que véhicule Gestion et Technologie Agricoles correspondent aux nouvelles réalités des années \u201990.Dans le contexte plutôt chaotique de notre économie agricole, nous sommes très préoccupés par l\u2019information et le transfert technologique.Nous avons donc mieux structuré notre fonctionnement.Ainsi, Louis-A.Bernard agira comme rédacteur en chef.Il sera entouré et appuyé d\u2019un comité de rédaction dont les noms apparaissent au bas de cette page.Les sujets traités seront sélectionnés par nos quatre équipes techniques, puis les textes seront rédigés bien simplement.Vous pourrez également lire un DOSSIER mettant en vedette une ferme de la région où on s'efforce d\u2019implanter des Pratiques Agricoles de Conservation (PAC).Bien entendu, nos partenaires externes continueront d\u2019être présents avec des sujets courts et pertinents de leur choix.Sommaire ! 7'\"HT' * : T'\tya Pierre et Paul Caplette de Saint-Robert, deux frères motivés à conserver la ressource Page 2 L'élevage du porc sur litière biomaîtrisée, pour la protection de l'environnement sans dégagement d'odeur, ni d'écoulement de purin Page 5 » .Les surplu s de fertilisation grugent vos profits Page 8 Le pâturage intensif en rotation: un moyen très économique de produire du lait Page 16 ! .L-.\tLiC::;.' Parle à la terre et elle t'enseignera Page 32 Gestion et technologie Agricoles \u201cLa promotion de l\u2019excellence en agriculture dans la région de Salnt-Hyaclntbe\u2018 Publié 7 fois par année par DBC Communications Inc.655, rue Ste-Anne, Saint-Hyacinthe (Québec) J2S 5G4, tél.: 773-6028.Imprimé par IMPRIMERIE TRANS-MAG 12 900, boul.Métropolitain Est, Montréal, Québec H1A 4A7, 644-1000.Envoi de publication Enregistrement no 6080 Dépôt légal Bibliothèque Nationale du Canada Comité de rédaction: Charles Bachand, agronome Jean-Claude Larougery, agronome Odette Ménard, ingénieure et agronome Yvon Pesant, géographe Lionel Michon, agronome Contenu rédactionnel: Louis A.Bernard, agronomo Directeur do la rédaction Bureau régional no 6 du ministèro do l\u2019Agriculture, des Pôchories ot de l\u2019Alimentation du Québec, 3230, me Sicotte, Saint-Hyacinthe Publicité: Dir.des ventes Danielle Vary Conseillers en publicité: - Saint-Hyacinthe -Paul Paradis V.A.dir.adjoint Norbert St-Martin Gérard Leblanc Michel Chagnon Tél.: (514)773-6028 Rive-Sud: 464-2918 Télécopieur 773-3115 - Aclon Vale - Michel Dorais Robert Beauchemin -, Yves Boaurogartf Tél.: (514)546-3271 Télécopieur 546-3491 Graphiste: Guillaume Bédard Copyrights Tous droits réservés sur les textes et les photos.Les articles sont la responsabilité exclusive des auteurs.Photo page couverture: Louis A.Bernard 4 / GESTION ET TECHNOLOGIE AGRICOLES / 1 AVRIL / LE COURRIER DE SAINT-HYACINTHE - V, Prenez-en possession dès aujourd hui et payezde dans 6 mois.Sans intérêt * NOKIA c&œsm \u2022\tMenu français, anglais, espagnol \u2022\t50 mémoires, alpha-numérique \u2022\tJusqu\u2019à 30 heures d\u2019attente (avec batteries à haut rendement) \u2022\t6.6\u2019\u2019x 2.2\u2019\u2019x 0.8\" \u2022\tPoids: 9.7 onces \u2022\tGarantie 2 ans *Sujet à approbation de crédit Radiotéléphone Cellulaire Portatif A VOTRE TAILLE! CANTEL PAGING INFORMEZ-VOUS! é\\ Activez sur CARTEL et obtenez 100 minutes d'antenne GRATUITES À votre service.LA DIRECTION REGIONALE DU MINISTERE DE L'AGRICULTURE, DES PÊCHERIES ET DE L'ALIMENTATION DU QUEBEC 3230, ntt Sicotto, C.P.40, Saint-Hyacinthe, Qué.J2S 7B2 Téléphone (514) 773-3924 Directeur régional: Paul Sauvé, agr., M.B.A.U directeur y oit entouré d'une équipe multidiiciplinaine qui comprend dei ipécialiitei en aménagement, dévelof.poment professionnel agricole, grande culture, horticulture^ ornementa le, horticulture, serriculture, pomiculture, zootechnie, génie rural, promotioni agro-alimentaire, releve agricole, économie do la production, conservation des sols et de l'eau ainsi que I hydraulique agricole.Directeur régional adjoint: Jean Desjardins, agr., BUREAUX DE RENSEIGNEMENTS AGRICOLES (B.R.A.) SAINT-HYACINTHE 3230, ruo Sicotto C.P.40 Saint-Hyacinth® Toi.: (514) 773-3924\tTerritoire desservi: St-Thomas d'Aquin La Présentation, St-Donis St-Damaso, Notro-Damo, Douville Sto-Madoloino, St-Charlos, St-Bar-nabé, St-Jude, St-Bemard, St-Hyacintho lo Confossour, La Providence, St-Joseph, Ste-Hélène, St-Nazaino, St-liboire, Ste-Christine, Sfo-Rosalie, Sf-Hugues St-Ephrem d'Upton, St-Simon St-André d'Ac-ton, St-Théodore, ot-Pio, St-Dominique, St-Marcol, St-Valorien.SAINT-BRUNO 337 est, chemin des 25, Saint-Bruno de Montarville, Cté Chambly J3V 4P6 Tel.: 653-8061\tTerritoire desservi: Boucherville, Carignan, St-Basile le Grand St-Marc.St-Brunode Montarville, St-Hubert, Beloeil Varennes, Calixa* Lavallée, St-Amable, Verchéres, Contrecoeur, Sto-Julio, Chambly, Greonfield Park, St-Lambert, Longueuil, St-Antoine-sur-Richelieu, Bros sard.BEDFORD 9, rue du Pont C.P.110 Bedford Tél.: (514) 248-3321\tTenitoire desservi: Bedford, Frolighsbura, Pike River, Stanbridgo Est, Stanbridge Station, Dunham, Famham, Notro-Dame-de-Stanbridge, S»-lgnoce-de-Stanbridge, Ste-Sabine, Cowansville, St-Armand, Rainville, Philipsburg SOREL 101, ruo du Roi, Sorol Tel.: (514) 742-3758\tTemtoire desservi: Ste-Victoire, St-Ours, St-Rock, Ste-Anne do Sorol, Tracy, St-Robort St-Aimé, Yamaska ouost, St-louis, St-Piorro do Sorol, St-Michol cî'Yamaska, Yamaska ost, St-Gérard-Magolla, Saint-David.MARIEVILLE rue St©-Ma rie C.P.249 Marieville Tel.: (514) 460-4447\tTemtoire desservi: L'Ango Gardien, St-Césairo, St-Hilaire, Rougemont, St-Paul d'Abbotsford, Richelieu, St-Angélode Monnoir, St-Jean Baptiste, Marieville, St-Mathias, Otterburn Park.\t \t Agrocentre C.I.L.5 Alpro Inc.32 AMA St-Damase.23 AMA St-Damase.45 Assurance J.L.Bernard.34 Assurances Desmarais.43 Assurances Denis Proulx.15 Aubin St-Pierre.48 Autophone.40 Automobiles F.M.45 Automobiles Simard Inc.26 Bo-Prix.17 Case Inter.35 Centre du Pneu Upton.22 Çomax.7 Élévateurs Benoit.27 Équipements Agri-Mont Inc.6 Équipements Agri-Mont Inc.43 Équipements Daniel Labonté.20 Équipements Lagué.24-25 Équipements Multivex.30 Équipements H.Palardy.11 Équipements H.Palardy.47 Équipements RAD.46 Équipements R.Viens.33 Équipements Ste-Hélène.37 Expo-Habitat.38 Formi-Form.44 Garage Pierre Beaudry.31 Garage Bonin.39 Gestion S.Tech Agrocole.27 Grégoire et fils.14 Guillette et Robert.16 Herbic.19 Larivière Germain.9 Larocque Sport.16 La Survivance.13 Lussier Pontiac Buick.29 Machinerie Y.Cadotte.40 Machinerie St-Guillaume.41 Mazda.10 Mini Excavation R.Valois.34 Moreau Antonio.23 Nissan.37 Nutrite.44 Plante Léon.45 Pertotex.21 Salles de bain Falro.6 Salles de bain Élégance.43 Salon Électronique.4 Samson S.Bélair.22 Service Éducation aux Adultes.18 Soudure A.Vermette.15 Transport Girard.28 Ventilation Maska.13 Ville de Saint-Hyacinthe.42 Yamaska Auto.12 CAMTEL AGENT AUTORISÉ Pour abonnement à Gestion et Technologie Agricoles Veuillez remplir ce coupon et le retourner à: Gestion et Technologie Agricoles, 655, rue Sainte-Anne, Saint-Hyacinthe J2S 5G4, (514) 773-6028 (Jacques Aubin) ?\tJe joins mon chèque Porter à mon compte:\tr* d.ccrt» ?\tVisa ?\tMaster Card\tDot.«p____________signai Veuillez cocher: \u2022\u2014I Jo suis un agriculteur opérant Q Je ne suis pas un agriculteur J Jo travaille dans le milieu agricole comme_________________ PÉRIODE D'UN AN ou 7 parutions au prix de 1622$ (Taxes incluses) Nom Adresse Code postal Date J___U TéL:( I Signature_________ GESTION ET TECHNOLOGIE AGRICOLES / 1 AVRIL / LE COURRIER DE SAINT-HYACINTHE / 5 Hommage à Jean Desjardins Ceux et celles qui connaissent bien Jean Desjardins savent que l\u2019homme ne laisse personne indifférent.C'est un de ces êtres qui s'engagent à fond de train pour défendre leurs idées et pour faire avancer les dossiers dans la direction qu'ils croient juste de retenir.Leadership et entrepreneurship seraient, à notre sens, les deux anglicismes qui expriment le mieux les vertus que ce petit homme de grande envergure a voulu nous faire partager tout au long de sa vie professionnelle.Quand Jean Desjardins est convaincu, il sait se faire convaincant et nous entraîner dans sa foulée.Il faut le voir - et l\u2019entendre -frapper sur la table, le bureau, le lutrin quand il se laisse emporter par son discours pour comprendre à quel genre de tribun on a affaire.Mais, pour lui, quelque part encore au-dessus de la parole, il y a l\u2019action sans laquelle l\u2019idée ne demeure qu'un rêve, il y a le geste concret à poser et par lequel le rêve devient réalité.Nous passons volontairement sous silence la très longue liste de ses grandes réalisations car Jean Desjardins est fort bien capable de vous en parler lui-même.Nous préférons vous entretenir ici de l\u2019homme bon et généreux que nous connaissons et que nous avons appris à respecter et à aimer au cours des huit dernières années de sa carrière \u201cgouvernementale\" qu\u2019il a bien voulu passer avec nous.Les deux pieds sur le plancher des vaches, comme il se plaît à le dire lui-même.Près des agriculteurs et des agricultrices avec qui il parle le même langage, et près des employés qu\u2019il a su encadrer et motiver.Nous considérons que, avec cette retraite bien méritée, la carrière de Jean Desjardins ne fait aujourd\u2019hui qu'entreprendre un virage, une nouvelle étape moins tumultueuse, peut-être, mais tout aussi remplie.Nous sommes assurés que ce joyeux retraité restera présent sur la scène publique pour débattre des grandes questions et des nouveaux défis de l\u2019agriculture québécoise.Son intérêt et sa curiosité, son dynamisme et son esprit d'analyse et de synthèse, son expertise et ses magnifiques talents d\u2019orateur sont autant de qualités qui font de lui une personne qui sera toujours recherchée pour poser un diagnostic sur les problèmes agricoles de l\u2019heure et soumettre des recommandations % quant aux solutions à envisager.A cet égard d\u2019ailleurs, le testament \u201cagronomique\u201d qu'il nous a laissé en constitue déjà un vibrant témoignage.Monsieur Desjardins, Jean pour les intimes, par ce message, nous voulons te signifier notre profonde amitié et toute notre reconnaissance pour ton engagement et tes encouragements constants à la mobilisation.En chacun de nous, il restera toujours un petit quelque chose qui te rappellera à notre bon souvenir en attendant la visite que nous t'invitons à nous rendre de temps en temps.Bonne et heureuse retraite.WA Les membres de l\u2019équipe régionale.L'élevage du porc sur litière biomaîtrisée Pour la protection de l'environnement, sans dégagement d'odeur, ni d'écoulement de purin Deux fermes porcines de Farnham, La Ferme Gau-dreau Inc.et Élevage Cécile et Sylvain Gaudreau Inc., expérimentent depuis un an l\u2019éievage du porc sur litière accumulée.Habituellement réservée aux moutons et aux boeufs de boucherie, cette pratique d\u2019élevage est rendue possible chez le MU ZJGi Marius Bélanger Agronome Bureau de Renseignements Agricoles de Saint-Hyacinthe porc grâce à l\u2019utilisation d\u2019un enzyme de fermentation.Le produit est issu de la recherche biotechnologique japo- naise au cours des dernières années, son utilisation s\u2019est particulièrement développée en France, on estime qu\u2019environ un million de porcs sont produits selon cette technique ou environ 2% de la production française.L\u2019enzyme de fermentation qui est connu en France sous le nom de commerce SEF-C permet d\u2019élever des porcs sur litière sèche, sans dégagement d\u2019odeur ni d\u2019écoulement de purin.Ajouté à une litière, soit de bran de scie ou de paille, l\u2019enzyme est capable d\u2019augmenter l\u2019activité des bactéries naturellement présentes dans les déjections animales.Les bactéries peuvent alors dégrader à une vitesse accélérée la cellulose et la lignine qui compose la litière.La fermentation est accompagnée d\u2019une élévation de température de 30°C en surface et de 50°C à un pied de profondeur, ce qui apporte deux avantages importants: 1.\tLa chaleur dégagée sèche la litière, aucun jus ou effluent ne coule au fond de la litière.2.\tLa chaleur stérilise une bonne partie des germes les plus nocifs, ce qui permet d\u2019enlever l\u2019odeur provenant de l\u2019urine des déjections.Ainsi plusieurs élevages peuvent se succéder sur la même litière.Le produit final est une litière compostée sèche, sans odeur, de couleur brunâtre et d\u2019aspect sablonneux.Vous l\u2019avez peut-être remarqué lors du congrès du porc en mai 1991, le représentant SEF-C se trouvait au kiosque PORC MAGAZINE et des échantillons de litière compostée étaient en démonstration.La technique peut apporter une nouvelle dimension à la gestion des fumiers et à la protection de l\u2019environnement.La litière compostée est complètement à l\u2019opposé des lisiers autant par sa présentation physique que .\u2022«4» Br VRAC Sutan Marksman Atrazine Eradicane Primextra Léger Banvel Dual V plusieurs points techniques de cette nouvelle pratique d\u2019élevage.À la fin de son essai, M.Réal Gaudreau re de plusieurs élevages successifs que de l\u2019enlever à chaque fois.Les expériences françaises rappor- tent même jusqu\u2019à 5 ou 6 élevages consécutifs! Les bâtiments requis: Dans quel type de porcheries peut-on pratiquer ce type d'élevage?En premier lieu, il est logique de penser que toutes les porcheries conventionnelles munies d\u2019équipements de gestion et d\u2019entreposage du lisier ne peuvent être converties pour l'élevage sur litière parce que tous ces équipements deviendraient désuets.Il reste deux autres options, soit d'utiliser des bâtiments désaffectés de type grange-étable, ou de construire en neuf pour répondre à de nouvelles exigences.La grange-étable désaffectée est de dimension trop petite, par exemple: une étable de 40 pieds par 120 pieds contiendra que 400 porcs par élevage ou 1000 à 1200 porcs par année.Ce qui convient uniquement à une production complémentaire, mais insuffisant pour une unité de travail familial.L\u2019autre option qui est affirme que la litière de bran de scie est beaucoup plus pratique et économique que la litière de paille.Elle permet de conserver les animaux dans un environnement plus sec.On a aussi observé qu\u2019il est préférable de laisser accumuler la litiè- Coût de production supplémentaire de l\u2019élevage sur litière\t\t Elevage de 1,200 porcs ou 3,000 par année Litière de bran de scie:\t1.50$/porc x 3,000\t\t= + 4.500$ Les enzymes de fermentation:\t3.50$/porc x 3,000\t= +10,500$ Le bâlimenl:\t1.30$/porcx 3.000\t= 4 3.900$ Utilisation du BOBCAT:\t0.50$/porc x 3,000\t= + 1,500$ Épandage du lisier ou compost: Augmentation de\tTotal: 5.80$ par porc produit\t= \u2022 3,000$ = -17,400$ préconisée par M.Réal Gaudreau serait de construire un bâtiment spécialisé pour répondre aux exigences de la litière.Soit une plus grande surface d'élevage à 12 pi\u2019 par porc, un système de ventilation naturelle, des divisions de parc et un plafond assez haut pour permettre l\u2019utilisation de tracteur de type BOBCAT pour enlever la litière.Un article paru dans la revue française PORC MAGAZINE confirme la théorie de M.Gaudreau.Nous estimons que le coût de production d\u2019un porc sur litière biomaïtrisée réalisé dans ce type de bâtiment serait augmenté de 5,80$ par rapport à la méthode conventionnelle.C\u2019est une valeur théorique dont 60% représente l\u2019achat de l\u2019enzyme.Il est difficile de prédire la valeur de ce produit au cours des prochaines années, surtout si la technique prend de l\u2019ampleur et que le produit soit distribué par des réseaux bien structurés et compétitifs.La prochaine étape de l\u2019implantation de cette technique au Québec sera certainement l'essai des deux options de bâtiments déjà énumérés et la mesure au champ de la valeur fertilisante de la litière WA compostée.\t-/(M [ ?Le maximum de puissance Rendement de carburant super avantageux et réserve de puissance étonnante.Comparez et vous verrez! 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.IMJL-M \u2022 - \u2022 «> U Pour plus de renseignements, contactez: Alain Daigle, Gérant de service DIVISION APPROVISIONNEMENT À LA FERME BLÉ DE PRINTEMPS PANIFIABLE Haut rendement et qualité Deux bonnes raisons de cultiver du blé MAX ET CELTIC //// Blé de type printemps panifiable Nous vous offrons un blé fiable et rentable.Fève soya -\tLivraison garantie à la récolte -\tPaiement de la semence à la récolte -\tPrix moyen de 4 mois TéL: 799-3211 174,3e Rang, Ste-Rosalie 8 / GESTION ET TECHNOLOGIE AGRICOLES / 1 AVRIL / LE COURRIER DE SAINT-HYACINTHE Les surplus de fertilisation grugent vos profits A Tous les producteurs connaissent la verse des céréales qui, lorsque sévère, entraîne une augmentation du temps de récolte et diminue le rendement.Cette verse est souvent causée par un - Jules Blanchette Agronome Bureau de Renseignements AqricoTes de Sorel 7-Jà surplus d'azote provenant de l\u2019engrais (minéral ou organique) ou de la matière organique dont on n'a pas tenu compte de la libération d\u2019azote.C\u2019est un symptôme très visuel.D'autres symptômes, par contre, sont beaucoup moins visibles.Par exemple, le déclassement de certains blés d\u2019alimentation humaine lorsque la protéine est trop élevée dû à une surdose d\u2019azote.Des décisions.Les problèmes de surfertilisation ne concernent pas uniquement l'azote, mais aussi le phosphore, le potassium, les éléments secondaires (Ca, Mg, S) et les éléments mineurs (Fe, Cu, Zn, Mn, B, Mo).Je ne traiterai pas de tous les problèmes associés à un excès d\u2019élément par rapport à un autre.Je vais plutôt me concentrer sur les éléments majeurs et secondaires.Les problèmes de surfertilisation se rencontrent plus souvent chez les exploitations de productions animales (porcs, volailles, bovins laitiers, etc.) qui ne tiennent pas compte de la valeur fertilisante des lisiers et fumiers.Il est encore assez facile de trouver des fertilisations dont le total des éléments apportés (organique et minéral) atteint en kg/ha pour l\u2019azote, phosphore et potassium 350-250-400.Les exploitations de grandes cultures, ne disposant pas de fumier et lisier, se croient peut-être à l\u2019abri.Les surdosages sont moins prononcés, mais il arrive de trouver des problèmes d\u2019apport excessif d\u2019azote, de chaux et des sols trop riches en phosphore et potasse.L\u2019inventaire 1990 des problèmes de dégradation des sols agricoles du Québec place la surfertilisation comme le 2e phénomène de dégradation des sols en région 06, après la détérioration de la structure.Elle affecterait 40% du territoire (114,410 ha sur une possibilité de 279,922 ha).Problèmes de la surfertilisation A)\tAzote 1- Risque de retard dans le mûrissement du maïs.Si on attend qu'il mûrisse, on risque de jouer dans la boue.Pour ceux qui n\u2019aiment pas attendre, ils vont le récolter plus tôt et les coûts de séchage vont augmenter.Ceci n\u2019arrive pas à tous les ans, mais croyez-moi, j\u2019ai déjà rencontré ce problème avec du maïs hâtif.Le producteur n\u2019avait pas tenu compte de la valeur fertilisante de son lisier de porc d'engrais et la quantité totale d\u2019azote apportée (engrais + lisier) était de 300 à 350 kg/ha.lars/tm de plus pour un maïs classé 2 au lieu de 3.3- Risque de baisse de rendement du maïs lors des années sèches.L\u2019azote est un élément qui encourage le développement végétatif (tiges plus longues, feuilles plus larges).Le phosphore, lui, aide au développement racinaire lors du départ de la végétation.Mais, il n\u2019est pas un élément stimulateur (coup de fouet) autant que l'azote.Un maïs qui a reçu 300 kg/ha d'azote au lieu de 180 à 200 kg/ha, a des tiges plus longues et des feuilles plus larges et plus longues, mais sans nécessairement avoir beaucoup plus de racines.Tout le monde sait que les feuilles perdent de l\u2019eau (évapo-transpiration) et les racines absorbent l\u2019eau.Lors des années de sécheresse, le maïs avec 300 kg/ha d'azote est le premier à souffrir de sécheresse et son rendement final est sou- ne! Pour déterminer la protéine, on analyse l\u2019azote total par la méthode Kjeldahl et on multiplie le tout par 6.25.Donc, nous n'avons pas toujours affaire à de la vraie protéine, mais parfois à une certaine accumulation d'azote non protéique dans les tissus des plantes.Ce qui augmente la dégradabili-té de la protéine, rendant plus difficile le calcul du programme alimentaire.B)Phosphore 1- Possibilité de blocage du zinc si le sol est riche à très riche en phosphore avec pH eau de plus de 7 dans les sols minéraux, c'est-à-dire ceux qui ont moins de 7% de matière organique.Le pH a un effet majeur sur la disponibilité du zinc.Plus le sol est acide, plus le zinc est disponible.À l\u2019inverse, plus le pH est alcalin, moins le zinc est disponible.Plus la teneur du neur du phosphore dans le sol est élevée, plus le risque de bloquer le manganèse est accru.Et le rendement risque d'être affecté.Certains producteurs seraient tentés de conclure qu\u2019on peut laisser monter indéfiniment le phosphore dans le sol sans problème s'il maintient un pH correct.Tout n\u2019est pas connu à ce sujet.Avez-vous le droit de risquer à la place des chercheurs et s'il advient un problème, accuser plus tard le gouvernement de ne pas vous avoir averti?Quant au pH, suite à la réalisation de 34 parcelles d'essai depuis 1988, 15% avait un pH trop élevé et 47% manquait de chaux.C)\tPotasse 1- Possibilité de blocage du magnésium surtout en terrain sableux.Ce blocage survient lorsque le rapport K/Mg en kg/ha dépasse 3.¦'\u2018% J* H* mm A art* - r- V * terz&L SM iiLiltt\u2019x Les problèmes de surfertilisation ne concernent pas seulement l\u2019azote, le phosphore, le potassium ainsi que les éléments mineurs.On doit tenir compte de la valeur fertilisante des fumiers.2- Plus grande incidence de charbons du maïs certaines années.Les températures chaudes et sèches sont un facteur majeur dans l\u2019apparition de cette maladie.Les sols qui ont tendance à s'assécher facilement, la variété, les blessures aux plants par sarclage, le stress provoqué par certains herbicides et les surdoses d\u2019azote provoquées par un trop grand apport d'éléments fertilisants ou une terre riche en matière organique dont on n\u2019a pas tenu compte de la libération d'azote sont tous des facteurs qui vont aggraver le problème.En 1989, en région 06, il était facile de trouver du maïs classé 3 au lieu de 2 dû à cette maladie.Certains acheteurs de grains paient de 2 à 3 doi- vent plus faible que le maïs à 200 kg/ha d'azote.Quel coût! On a payé pour l\u2019azote et en plus, on se ramasse avec moins de rendement.En 1989, dans du loam St-Urbain, j'ai observé des diminutions de rendements de l\u2019ordre de 0.13 tm/ha de maïs-grain pour un apport supplémentaire d'azote de 25 kg/ha.Ceci équivalait à une perte monétaire de 42$/ha (14$/ arp7).Est-il possible que ce surplus d\u2019azote puisse être bénéfique lors d\u2019années normales et pluvieuses?Je suis l'affaire depuis 1988 et j\u2019ai parfois remarqué des augmentations de rendements, mais toujours des diminutions de profits.Certains producteurs me diront qu\u2019avec plus d'azote, ils obtiennent plus de protéi- phosphore dans le sol est élevée, plus le risque d'aggraver la non disponibilité du zinc augmente avec des incidences négatives sur le rendement.La solution la plus logique et la moins dispendieuse pour nous, est de maintenir le phosphore dans un intervalle de 150 à 250 kg/ha (Mehlich 3) et un pH eau variant entre 6 et 6.8 pour les sols minéraux.Que penser des 1000 à 1800 kg/ha de phosphore retrouvés dans certains sols?2- Possibilité de blocage de manganèse si le sol est riche à très riche en phosphore avec pH eau de plus de 5.5 dans les sols organiques (+ de 20% de matière organique) et pH eau de plus de 6 dans les sols ayant entre 8 et 20% de matière organique.Plus la te- On a remarqué des carences de magnésium dans des loams sableux avec des niveaux de potassium à 600 kg/ha et le magnésium à 150 kg/ha.La solution la plus logique et la plus économique est de maintenir le potassium de 100 à 200 kg/ha pour les sables et de 300 à 450 kg/ha pour les argiles.La carence de magnésium ne diminue pas toujours le rendement, mais l\u2019apparence de la plante est affectée et cela vous fatigue beaucoup.Conclusion Je n\u2019ai pas la prétention d\u2019avoir fait le tour de toute la question des surplus de fertilisation.À titre d'exemple, je ne vous ai pas parlé à quel niveau dans le sol les éléments mineurs peuvent devenir toxiques.Car la recherche québécoise commence à se pencher là-dessus.Pour les éléments mineurs comme pour beaucoup de choses, pas assez, ce n\u2019est pas bon et trop, ce n\u2019est pas mieux.Mais, il ne faut pas devenir alarmistes et ne plus appliquer d'engrais minéraux.Il faut plutôt compléter par les engrais minéraux ce qui manque aux lisiers et fumiers.Par contre, on rencontre encore des producteurs qui ont la sainte peur que leurs cultures manquent de fertilisant.Ce sentiment d'insécurité provient, qu\u2019ils ne connaissent pas ou peu la valeur fertilisante des lisiers et fumiers.Une façon très simple de se sécuriser est de prélever une analyse représentative de ses lisiers et fumiers et de la faire interpréter par une personne neutre.Comme l\u2019analyse des engrais organiques peut varier d'une année à l\u2019autre, il suffit de répéter l\u2019opération \u201canalyse\" durant 2 à 3 ans et par la suite, on peut se calculer une moyenne sécuritaire.De cette façon, l'engrais minéral va de moins en moins agir comme facteur anti-stress (pilule pour les nerfs) et il sera possible en région 06, pour les exploitants en production laitière, porcine et avicole d'économiser aisément 10 à 15 millions de dollars par année en engrais minéraux et ceci en tenant compte uniquement de l\u2019azote, phosphore et potasse.Imaginez à l\u2019échelle de la province.fl I I «v Cette économie peut être ramenée sur une base d\u2019animaux en inventaire et elle peut approcher: 7 200$/1 000 porcs à l'engrais 1\t800S/100 truies 2\t250$ (solide) 4 800$ (li-sier)/50 vaches laitières et remplacement.Même si l\u2019économie n\u2019était que 75% de ce qui est mentionnée précédemment, avez-vous les moyens de la rejeter du revers de la main?Enfin, l\u2019économie risque d\u2019être plus élevée si vous réglez un problème de blocage d\u2019éléments par un sol mieux balancé.Pour les exploitations en grandes cultures (sans fumier et lisier), une meilleure régie de la fertilisation va améliorer l'équilibre des éléments dans le sol.Ce qui aura pour résultat de parfois vous donner des augmentations de rendements et souvent des augmentations de profits. - Z\": ¦ i c ^ i ui i t nt » \u2022 \u2022 \u2022» * i *~ »* i i « ^ % * » r % r\" ¦> * \u201c GESTION ET TECHNOLOGIE AGRICOLES / 1 AVRIL / LE COURRIER DE SAINT-HYACINTHE / 9 V VOUS PRESENTE LA NOUVELLE GERMAIN LARMERE TECHNOLOGIE DE L\u2019ELECTRONIQUE u hhii i.¦% \u2022 \u2022 * « * « Vidéo Cassette Chaîne Stereo Modèle PV 2101-K Modèle SC-RC 820 \"*\"** Télécommande audio-vidéo unifiée à 31 louches avec commande de volume.Amplificateur de puissance élevée délivrant 100 W par canal x 2 (sous 8 ohms, de 50 Hz- 20 kHz avec D.H.T.de 0,4 %).Lecteur audionumérique avec système MASH et carrousel-changeur à 5 disques et chargement sur le dessus.\u2022\tRetour rapide à la lecture \u2022\tCompteur en temps réel \u2022\tProgrammation avec affichage à l'écran \u2022\tOmnirepérage accéléré (27 fois la vitesse normale en mode SLP) \u2022\tRepérage à enclenchement \u2022\tSélecteur d'entrée sur télécommande \u2022\tFonctions automatiques \u2022\tEtc, etc.Modèle CX 28602 Téléviseur couleur de 28 po (71 cm) Blackstripe stéréo MTS avec télécommande à accès sélectif.Télécommande de 30 touches Câblocompatibilité 181 canaux K V V \\ f V4»Vs Mïvr- -¦ Option famille \u2022\tCouverture fixe d\u2019assurance-vie de 10 000 $ pour le conjoint et de 5 000 S pour chaque enfant à charge;\t« \u2022\tofferte aux propriétaires et aux employés; \u2022\ttaux variant en fonction de l\u2019âge et dü 6exe de l\u2019adhérent - 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