Tableau de bord, région métropolitaine de Montréal = Trend chart, Greater Montreal region, 1 mars 2001, Français
[" PER A bnq TAB LI DE LA REG O N OL TAINE DE MONTREAL BORD UNE PUBLICATION TRIMESTRIELLE D\u2019ANALYSE STATISTIQUE DE LA CHAMBRE DE COMMERCE DU MONTRÉAL MÉTROPOLITAIN RÉALISÉE EN PARTENARIAT AVEC DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE CANADA VOLUME 3, NO 3, MARS 2 00 1 singulièrement au niveau de l\u2019emploi.Tant et si bien que le taux de chômage est passé de 6,5 % il y a un an à 8,5 % en janvier Pendant ce temps, le PIB québécois évolue comme un champion : +4 % l\u2019an dernier, c\u2019est-à-dire comme en 1999, ce qui ne s\u2019était pas vu depuis 12 ans.Le secteur de la fabrication - 22 % du PIB - est maintenant au-dessus de la moyenne canadienne, elle crée des emplois super, mais en nombre insuffisant.Pendant ce temps, l\u2019ancienne économie donne des signes de faiblesse, surtout l\u2019industrie du vêtement qui employait naguère beaucoup de monde.La restructuration de l\u2019économie montréalaise n\u2019est décidément pas terminée.DES RAISONS D\u2019ÊTRE HEUREUX ¦\tLes options donnent le moral à la Bourse de Montréal ¦\tLes touristes aiment Montréal ¦\tPIB : légère avance de Montréal selon le Conference Board QUELQUES SOUCIS ¦\tServices financiers et professionnels : moins d\u2019emploi ¦\tLes consommateurs sont moroses LA CHRONIQUE DE DEC Alors qu\u2019un ralentissement est déjà amorcé aux États-Unis, l\u2019économie montréalaise est-elle en meilleure posture pour y faire face qu\u2019en 1990?POINTS SAILLANTS MONTRÉAL : FORTE PRODUCTIVITÉ, MAIS PAS D\u2019EMPLOIS Telle semble être la déchirante réalité montréalaise depuis un an : il y a du tigre dans le moteur, mais la voiture a de fâcheux ratés, 2001.Et le niveau de l\u2019emploi n\u2019a pas cessé de baisser au cours de ce laps de temps, hormis un léger redoux en janvier.surtout grâce à l\u2019économie dite nouvelle.Parmi celle-ci, l\u2019industrie des produits électriques et électroniques est devenue la plus importante du secteur manufacturier si on se base sur le PIB réel.Et Montréal n\u2019est pas étrangère à cette performance.Du coup, l+l Développement économique Canada Canada Economie Development Canada 2 couronne nord Laval couronne Montréal CARTE de LA RÉGION MÉTROPOLITAINE ¦ 111 municipalités ¦ 3,3 millions d\u2019habitants ¦ PIB : 55 % de celui du Québec ¦ Impôts des sociétés : 75 % de ceux du Québec ¦ 1,7 million d\u2019emplois LES STATISTIQUES qui suivent portent par défaut sur la région métropolitaine de recensement (RMR).Quand les territoires de la CUM ou de la ville de Montréal sont retenus, c\u2019est qu\u2019il était impossible de faire autrement.Les statistiques sont toujours les dernières disponibles au moment de mettre sous presse.Données colligées avec la collaboration du GROUPE FINANCIER BANQUE ROYALE' Édité et distribué gratuitement par Leadership ll'i.cnili'tk-.l le journal mensuel de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain LE TABLEAU DE BORD DE LA RÉGION MÉTROPOLITAINE DE MONTRÉAL est ouvert à la participation de tous les organismes voués à l\u2019essor de la région métropolitaine.La reproduction de ce document est autorisée, en tout ou en partie, avec mention de la source : Chambre de commerce du Montréal métropolitain.Directeur de la publication : Jean-Pierre Langlois, économiste Téléphone :\t(514) 871 -4000, poste 4070 Télécopieur: (514) 871-1255 Courriel : jplanglois@ccmm.qc.ca Disponible sur le site Web de la Chambre : www.ccmm.qc.ca/presse/tdb 3 3.EN VEDETTE\t4 TABLE DES MATIÈRES 3.\tEN VEDETTE\t4 \u2022\tEmplois dans les soins de santé (emploi) 4 \u2022\tEmplois dans le secteur financier (emploi) 4 \u2022\tEmplois dans les services professionnels (emploi)\t5 4.\tMACROÉCONOMIE\t6 Le produit intérieur brut \u2022\tPIB des agglomérations canadiennes\t6 L\u2019emploi \u2022\tTaux de chômage\t7 \u2022\tCréation d\u2019emplois\t7 \u2022\tIndice de l\u2019offre d\u2019emploi\t8 \u2022\tArrêts de travail\t9 \u2022\tEmplois dans la nouvelle économie\t9 Les revenus et les dépenses \u2022\tInégalité des revenus\t10 Les prix \u2022\tIndice des prix à la consommation\t11 5.\tÉCONOMIE SECTORIELLE\t12 Le tourisme \u2022\tTaux d\u2019occupation des hôtels du\t12 Grand Montréal L\u2019immobilier \u2022\tMises en chantier\t12 \u2022\tMarché de la revente\t13 \u2022\tTaux d'inoccupation des bureaux\t14 Le commerce de détail \u2022\tVentes\t15 Le secteur financier \u2022\tPetites capitalisations boursières\t15 \u2022\tBourse de Montréal en l\u2019an 2000\t16 6.\tÉCONOMIE THÉMATIQUE\t17 Informatisation \u2022\tUtilisation d\u2019Internet\t17 7.\tQUALITÉ DE VIE\t18 Éducation \u2022\tDroits de scolarité\t18 8.LA CHRONIQUE DE DÉVELOPPEMENT ECONOMIQUE CANADA 19 \u2022 Montréal à l\u2019aube d\u2019un ralentissement économique.\t19 Mill Développement économique Le commerce électronique et les technologies de l\u2019information repoussent les frontières.A Développement économique Canada, nous soutenons les entreprises québécoises dans la recherche de nouveaux marchés.Endosser l\u2019audace de l\u2019exportateur : c\u2019est notre raison d\u2019être.Projeter planétaire L\u2019audace de l\u2019exportateur l+l Développement\tCanada Economie économique Canada Development Canada S Chambre de commerce fe (lu Montréal métropolitain Board of Trade f of Metropolitan Montreal 5, Place Ville Marie, niveau plaza, bureau 12500, Montréal (Québec) H3B 4Y2 Téléphone : (514) 871-4000 Télécopieur : (514) 871-1255 Courriel : info@ccmm.qc.ca EN VEDETTE SOINS DE SANTÉ À MONTRÉAL : PEU DE NOUVEAUX EMPLOYÉS DANS LES ANNÉES 90 Au cours des années 90, le nombre d\u2019employés dans le secteur des soins de santé et de l\u2019assistance sociale n\u2019a crû que de 6 % à Montréal.En revanche, Toronto (+16 %), mais surtout Vancouver (+43 %) et Calgary (+29 %) ont vu gonfler leur nombre d\u2019employés dans ce secteur.\tEmplois dans les soins de santé Reflet probable du poids de l\u2019État dans l\u2019économie du Québec, le nombre d\u2019employés dans les hôpitaux montréalais est encore nettement supérieur à ce qu\u2019il est dans les autres composantes de ce secteur telles que les soins ambulatoires, les soins infirmiers ou l\u2019assistance sociale, à l\u2019inverse des autres grandes agglomérations canadiennes.Ainsi, il y a encore plus d\u2019employés dans les hôpitaux de l\u2019agglomération montréalaise qu\u2019à Toronto, malgré la baisse sensible du personnel dans les hôpitaux du Québec au cours des années 90.En 1987, il y avait plus de personnel dans les hôpitaux du Québec que dans l\u2019ensemble des hôpitaux de l\u2019Ontario.Au cours des années 90, les soins ambulatoires (cabinets de médecins, de dentistes, d\u2019optométristes, etc.) et les services d\u2019assistance sociale ont gagné en importance relative.Sauf pour Montréal où ils ont à peine crû.Contrairement à ce qui est le cas pour les hôpitaux, le nombre de personnes engagées dans les soins ambulatoires est deux fois plus important à Toronto qu\u2019il ne l\u2019est à Montréal.Enfin, à l\u2019ouest de Toronto, l\u2019ensemble des composantes des soins de santé a progressé dans les années 90.\u2022£.03 E 250 200 150 100 50 0 1987 1988 1989 1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 Source : Statistique Canada Montréal ¦¦¦¦ Vancouver ¦¦¦¦ SECTEUR FINANCIER DANS LES ANNÉES 90 : TORONTO ACCROÎT SON ASCENDANT Contrairement à ce qu\u2019on pourrait penser, le secteur financier à Montréal n\u2019a pas été grignoté au cours des années 90.Tout au moins si on prend l\u2019emploi comme mesure.Entre 1989 et 1999, le nombre d\u2019employés de l\u2019ensemble du secteur a connu une progression de 1,5 %; en ventilant, on constate que le sous-secteur des banques, caisses populaires, fiducies et valeurs mobilières a régressé de 2,8 %, alors que le sous-secteur des assurances a gagné 10,3 %.Chose étonnante, l\u2019ensemble du Québec a gagné 3,9 % dans le premier sous-secteur, pendant qu\u2019il perdait 4,5 % dans le domaine des assurances.Mais là où le bât blesse, c\u2019est lorsqu\u2019on se compare à d\u2019autres agglomérations canadiennes, voire à l\u2019ensemble du Canada.L\u2019ensemble du secteur à Toronto affiche des gains de 12,2 % au cours de la période, Vancouver, de 16,4 % et Calgary, de 26,4 %.Surtout, c\u2019est la finance proprement dite qui s\u2019est déplacée vers l\u2019ouest de l\u2019Outaouais : ainsi, Toronto a progressé de 24 % au cours des années 90, Van- Emplois dans le secteur financier (finance et assurances) Source : Statistique Canada 1993\t1994 1995\t1996\t1997 1998\t1999 \tMontréal\t¦a\tVancouver\t¦B \tToronto\t¦¦\tCalgary\t111 5 couver, de 10,4 % et Calgary, de 34,1 %.À l\u2019évidence, Montréal continue de perdre de son importance relative dans ce domaine.Si on faisait les mêmes calculs à partir de 1987, on constaterait que Montréal est davantage pénalisée.C\u2019est dans le secteur le plus important que les pertes sont les plus lourdes à Montréal, soit celui des banques, caisses populaires et fiducies : entre 1989 et 1999, 7 000 employés ont déserté ce secteur, soit une ponction de 18 %.Idem pour les compagnies d\u2019assurance, deuxième secteur en importance, où la ponction a été de 3 400 employés au cours de la période, soit -20 %.Heureusement que les agents et courtiers d\u2019assurance ont accru leur présence pendant cette période, soit de 3 000 personnes ou +96 %.Alors que ceux engagés dans les valeurs mobilières et l\u2019offre de crédit maintenaient leurs acquis, d\u2019autres activités d\u2019investissement financier augmentaient leur présence : les sociétés de capital de risque, les conseillers en placements ou les sociétés de fonds communs de placement, par exemple.LES SERVICES PROFESSIONNELS EN HAUSSE SENSIBLE Même s\u2019ils occupent une fraction relativement modeste au sein des services, les emplois dans les services professionnels, scientifiques et techniques sont des emplois moteurs.De plus, ils ont progressé très rapidement au cours des douze dernières années.A Montréal, en particulier, ils ont crû de 94 %.Idem à Calgary (+97 %), à Vancouver (+86 %) et à Toronto (+76 %).A Montréal, les emplois en conception de systèmes informatiques - un sous-groupe services professionnels -ont progressé de façon spectaculaire depuis 1993, soit de 220 %.A Toronto, la hausse a été encore plus effrénée, c\u2019est-à-dire, 334 % depuis 1992.Tout aussi remarquable a été celle de Vancouver (+329 %), Calgary étant plus à l\u2019image de Montréal avec +243 % à partir de 1994.Bref, ces hausses témoignent d\u2019économies modernes, dynamiques et en concurrence les unes avec les autres.Chose intéressante, l\u2019ensemble du secteur des services professionnels semble suivre le tempo des systèmes informatiques, ces derniers emplois donnant à la courbe des services professionnels leur forme propre.Il est en outre utile de noter que les économies les plus dynamiques sont celles où les emplois en conception de systèmes informatiques, de même qu\u2019en architecture, génie, prospection et design, ou en conseils en gestion, conseils scientifiques et techniques sont proportionnellement, les plus importants de l\u2019ensemble du groupe.Si Montréal se classe très bien quant aux systèmes informatiques, elle a tendance à perdre du terrain dans le sous-groupe architecture, génie, prospection et design.Calgary, sous l\u2019impulsion du boom des années 90, a 43 % de ses emplois de services professionnels en architecture et génie, alors que Montréal, seulement 18 %.Emplois dans les secteurs professionnels, scientifiques et techniques 1987 1988 1989 1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 Source : Statistique Canada Montréal h\tVancouver wm Toronto mi\tCalgary h* LA MACROECONOMIE LE PRODUIT INTÉRIEUR BRUT PIB PRÉVUS : LÉGÈRE AVANCE DE MONTRÉAL Le Conference Board du Canada persiste et signe : Montréal continuera à dominer la croissance des produits intérieurs bruts des principales agglomérations du pays au cours des prochaines années.Si tant est, bien sûr, que l\u2019économie américaine évolue tel que prévu, c\u2019est-à-dire en léger repli par rapport à l\u2019an dernier.En effet, l\u2019économie canadienne et, conséquemment, ses agglomérations dépendent fortement de ce qui se passe au sud de la frontière par le truchement des exportations.Comme d\u2019habitude, le secret de la forme montréalaise réside dans la force de sa nouvelle économie.«Les gains de productivité sont donc meilleurs qu\u2019ailleurs au pays, grâce à l\u2019apport des nouvelles technologies, observe Louis Thé-riault, responsable des prévisions métropolitaines du Conference Board, sis à Ottawa.En 1987, la part de l\u2019emploi des secteurs de la haute technologie (télécoms, biotechnologie, multimédia et aéronautique) sur le secteur manufacturier et le multimédia à Montréal était de 18%, mais en l'an 2000, de 34 %».Si l\u2019histoire se répète, les économies montréalaise et torontoise - mais surtout torontoise - pourraient souffrir davantage d\u2019un ralentissement prononcé de l\u2019économie américaine que d\u2019autres agglomérations canadiennes en raison, notamment, de l\u2019ouverture de ces économies diversifiées sur le géant américain.Pour l\u2019heure, rien n\u2019indique que l\u2019Amérique est sur le point de sombrer dans une récession sans pitié.Dans ces conditions, Montréal pourrait évoluer tel que l\u2019anticipe le Conference Board.Croissance prévue du PIB des agglomérations canadiennes »/\u201e\tVariation annuelle en pourcentage Montréal ¦¦¦§ Vancouver Source : Le Conference\tToronto\tCalgary ¦¦¦¦ Board du Canada\tQuébec (RMR) ¦¦¦¦ 7 L\u2019EMPLOI TAUX DE CHÔMAGE : FIN DE L\u2019ÉTAT DE GRÂCE Alors que le taux de chômage montréalais était parvenu à s\u2019écarter de la moyenne québécoise depuis deux ans, il vient d\u2019être rattrapé par celle-ci en janvier dernier, alors qu\u2019il était de 8,5 %, presque à l\u2019identique de celui du Québec à 8,6 %.Au meilleur de sa forme, en janvier 1999, l\u2019écart était de\tTaux de chômage 1,7 % à la faveur de Montréal (6,5 % c.8,2 %).Et pourquoi Montréal a-t-elle perdu cet état de grâce si durement acquis ?Comme nous le signalons dans le texte sur la création d\u2019emplois, Montréal n\u2019a pas créé assez d\u2019emplois nouveaux pour compenser l\u2019atonie de certains pans de son économie : services à la consommation et biens non durables, mais aussi enseignement ou information, culture et loisirs.La nouvelle économie, quelque peu réservée en matière de création brute d\u2019emplois, ne donne pas encore le change à hauteur des attentes.Ailleurs au Canada, l\u2019évolution du chômage est encore supportable.Dans l\u2019ensemble du pays, le taux de chômage semble s\u2019être installé à demeure sous 7 % depuis un an.Comme d\u2019habitude, les provinces des Prairies mènent le bal avec des taux qui avoisinent 5 %.Puis, l\u2019Ontario, et singulièrement Toronto, suivent fièrement derrière.Même si la création d\u2019emplois a fléchi quelque peu à Toronto, le taux de chômage a chuté à 5,4 % en janvier.Après avoir connu un redressement spectaculaire de son marché du travail Tan dernier, Vancouver fait la moue depuis quelque temps.Le ralentissement américain ne semble décidément vouloir épargner personne.CRÉATION D\u2019EMPLOIS : MONTRÉAL PERD, LE RESTE DU QUÉBEC GAGNE Hormis le mois de janvier, alors qu\u2019on a constaté une remontée de l'emploi à Montréal, la métropole n\u2019a cessé de perdre des emplois en 2000, alors que le reste du Québec en a engrangé : 63 300 pertes d\u2019emplois contre 89 100 gains respectivement.Dans l\u2019ensemble, le Québec a donc créé 25 800 emplois au cours de cette période qui s\u2019échelonne de décembre 1999 à décembre 2000.Certes, l\u2019ensemble de Tannée 2000 a été meilleur que celui de Tannée antérieure pour Montréal, mais cela ne peut masquer le fait que la tendance a été à la baisse Tan dernier, au contraire du reste du Québec.désaisonnalisé Montréal Toronto Calgary Vancouver Source : Statistique Canada 8 Il ressort que le secteur manufacturier montréalais continue de faire les frais de facteurs structurels et conjoncturels imparables.Ainsi, on note une baisse de 48 700 emplois dans ce secteur à Montréal au cours de ladite période, alors que dans le reste du Québec, on a constaté une hausse de 5 400 emplois.Tout se passe comme si l\u2019ancienne économie ne parvenait pas à suivre le tempo de la nouvelle économie montréalaise, qui se porte très bien.Et parmi les secteurs à la traîne, l\u2019industrie du vêtement joue les trublions.Au sein des services, le secteur de l\u2019enseignement a laissé fder 25 500 emplois, surtout dans le milieu universitaire, alors que le reste du Québec en a gagné 11 500.Pour la première fois depuis longtemps, il est devenu patent que la situation de l\u2019emploi est entrée dans une phase de décroissance au Canada.Si Montréal est atypique depuis quelque temps, les autres agglomérations font état depuis peu d\u2019une chute de leur taux d\u2019emploi (nombre de personnes occupées en pourcentage de la population active) ou, dans une moindre mesure, de leur taux d\u2019activité (pourcentage de la population qui travaille).Il devient de plus en plus évident que le ralentissement annoncé est déjà commencé.La question est maintenant de savoir quelle sera son ampleur.Création d'emplois en variation annuelle Données désaisonnalisées Janv.97 Janv.99 Janv.98 Janv.00 Janv.01 Source : Statistique Canada Montréal Toronto Vancouver OFFRE D\u2019EMPLOI : FINALEMENT EN BAISSE Est-ce une valse-hésitation comme ce fut le cas l\u2019an dernier ou l\u2019amorce d\u2019une baisse plus prononcée ?Les derniers chiffres de l\u2019indice de l\u2019offre d\u2019emploi laissent songeur.Mais dans la mouvance des derniers indicateurs économiques, teintés de pessimisme, on aurait tendance à penser qu\u2019on assiste à un début d\u2019affaissement soutenu de la courbe.Et, à la clé, à une contraction de l\u2019emploi.En janvier, l\u2019indice de Montréal a perdu 2,4 %, doit deux fois plus que l\u2019ensemble du Québec (1,2 %).Si cet indicateur précurseur est le reflet de la situation de l\u2019emploi à Montréal par rapport à l\u2019ensemble du Québec en l\u2019an 2000, il augure mal pour les prochains mois : Montréal pourrait poursuivre sa descente aux enfers et le Québec se maintenir à flot.Mais cet indicateur n\u2019est pas infaillible, loin s\u2019en faut, tout au plus est-il digne d\u2019un intérêt soutenu.Dans l\u2019ensemble du Canada, toutes les provinces ont subi des contractions de l\u2019indice en janvier, sauf l\u2019Ile-du-Prince-Edouard et le Manitoba ; en décembre, il n\u2019y avait eu que trois provinces qui avaient encaissé des baisses.Vivrions-nous le prélude d\u2019une faiblesse généralisée ?Nous le redoutons.En janvier, toutes les grandes agglomérations, dont nous suivons l\u2019évolution, ont subi des replis à ce chapitre, la palme revenant à Vancouver dont l\u2019indice a chuté de 6,4 %, une contraction considérable en un seul mois.Indice de l'offre d'emploi Données désaisonnalisées et lissées 1996 =100 janv.96 janv.97 janv.98 janv.99 janv.00 janv.01 Source : Statistique Canada Montréal Toronto Calgary Vancouver 9 GRÈVES ET LOCK-OUT : VANCOUVER FAIT DES SIENNES Même si, au troisième trimestre de 2000, les arrêts de travail pesèrent davantage sur le milieu du travail montréalais que depuis le début de l\u2019année, tout indique qu\u2019ils seront en deçà de ce qu\u2019ils atteindront vraisemblablement dans les deux autres grandes agglomérations canadiennes pour l\u2019année dernière.Toronto devrait être à son faîte depuis au moins 1993 mais, surtout, Vancouver sort de sa retenue habituelle : Vancouver et, par ricochet, la Colombie-Britannique enregistreront le nombre le plus élevé de jours-personnes perdus depuis belle lurette.Dans ce dernier cas, les fonctionnaires de l\u2019Hôtel de Ville sont largement à blâmer, tant il est vrai qu\u2019ils sont responsables de 65 % des arrêts de travail dans cette ville du Pacifique au cours du dernier trimestre.À ceux-ci, il ne faut pas oublier les employés de The Greater Vancouver Hotel et de Premium Brands Ltd qui forment les 35 % restants.Fait notable en Ontario, les arrêts de travail furent singulièrement peu coûteux à Toronto au cours de ce trimestre.Dans l\u2019ensemble de la province, les sociétés suivantes ont été les plus gourmandes de grèves et lock-out : Falcon-bridge, Steelwire Ltd, Pardale Works, Ferranti-Packard Transformers, Toromont et Zehrmart Inc.Arrêts de travail Entreprises toutes catégories 450 000 400 000 350 000 300 000 250 000 200 000 150 000 100 000 50 000 0 mumm Source : Développement des ressources \u201c\t~~~~ humaines àCanada\tMontreral™\tVancouver Note* : données annualisées\t_________________________________ Enfin, le Québec a été bien sage à ce chapitre, puisqu\u2019il n\u2019y a que Westroc, de Sainte-Catherine, et la Société de la Place des Arts de Montréal qui ont dominé les autres entreprises d\u2019une petite tête.TECHNOPOLE : MONTRÉAL DAME LE PION Quatorzième pour la population, Montréal est au 10e rang des principales métropoles nord-américaines par l\u2019emploi dans les grandes entreprises de la nouvelle économie.Mieux, elle se trouve au 4' rang, selon le critère par habitant, derrière San Francisco/Silicon Valley, Seattle et Boston.Tel est le constat que vient de faire Montréal Technovision dans un document rassemblant une brochette d\u2019indicateurs de performance sur les entreprises de haute technologie.Par secteur, Montréal n\u2019a pas non plus à rougir.En effet, pour le niveau d\u2019emplois dans les établissements de plus de 100 employés, la région de Montréal se classe 5e en aérospatiale, 8e en biopharmaceutique et 9e en technologies de l\u2019information.Dans des domaines encore plus pointus, elle arrive première en fabrication et entretien de moteurs d\u2019avion, ainsi qu\u2019en recherche contractuelle dans le secteur Emplois dans les entreprises technologiques (2000) Établissements du secteur privé comptant 100 employés et plus 400 000 350 000 300 000 250 000 200 000 150 000 100 000 50 000 0 -S- .£\u2022 J / J?£ # K »\u2022 J * * / Cj £ Source : Montréal TechnoVision, Indicateurs de Performance 2000 10 biopharmaceutique.De plus, elle revendique la 5e place en fabrication d\u2019équipements de télécommunications.Quelques bémols cependant.La baisse du financement des universités et des projets de recherche de la part de l\u2019État au cours de la deuxième moitié des années 90 a malheureusement entamé sa position comme centre d\u2019innovation et de recherche dans l\u2019ensemble nord-américain.On assiste depuis peu au recours de plus en plus marqué au secteur privé : certains s\u2019en émeuvent, par crainte d\u2019une perte d\u2019indépendance des chercheurs universitaires.Enfin, Montréal doit faire face - comme beaucoup de métropoles, d\u2019ailleurs - à la demande soutenue de diplômés universitaires dans les secteurs technologiques.Quelques signes laissent croire qu\u2019on assiste à un début de correction de ce problème, dans certains secteurs tout au moins.LES REVENUS ET LES DÉPENSES INÉGALITÉ DES REVENUS : TORONTO EN TÊTE Entre 1980 et 1995, le revenu du travail a été de plus en plus concentré dans les quartiers riches, alors que le chômage l\u2019a été surtout dans les quartiers pauvres.Tel est le constat d\u2019une étude de Statistique Canada auprès des huit plus grandes villes du Canada.Toronto avait l\u2019écart le plus marqué entre les quartiers à revenu élevé et à faible revenu; Montréal venait ensuite, tandis qu\u2019Ottawa-Hull et Québec venaient au dernier rang.\tH -O En 15 ans, le revenu du travail dans les quartiers les plus g pauvres a diminué entre 11 et 33 % dans huit villes, soit 1 Montréal, Québec, Ottawa-Hull, Toronto, Winnipeg, Calgary, Edmonton et Vancouver.En revanche, les gains ont été entre 1 et 16 % dans les quartiers les plus riches.Bien que le taux de chômage fût plus accentué en 1995 qu\u2019en 1980, l\u2019augmentation des inégalités entre quartiers n\u2019est pas liée au cycle économique.L\u2019emploi s\u2019est de plus en plus concentré dans les collectivités à revenu plus élevé et le chômage, dans les collectivités à faible revenu.A Toronto, les taux d\u2019emploi des adultes entre 25 et 54 ans dans les quartiers à faible revenu sont passés de 75 % à 60 % entre 1980 et 1995.Enfin, l\u2019augmentation des transferts tels que les prestations d\u2019assurance-emploi, les prestations d\u2019aide sociale et les prestations pour enfants, n\u2019a eu qu\u2019un léger effet compensateur sur l\u2019élargissement de l\u2019écart de revenu entre quartiers pauvres et quartiers riches.Inégalités entre quartiers selon le revenu + 34 % + 59 % 1+ 27 % Source : Statistique Canada Montréal Toronto Québec Vancouver Calgary 11 LES PRIX INFLATION : UN SOMMET EN 9 ANS Comme quoi l\u2019inflation est intimement liée à la cadence de l\u2019activité économique, le rythme de croissance de la hausse des prix au Canada est maintenant plus prononcé que celui des voisins du Sud.Et ce, bien sûr, reflète la conjoncture économique dans les deux pays nord-américains.11 en est ainsi pour les agglomérations canadiennes dont les taux d\u2019inflation semblent épouser le rythme de leurs PIB.Ainsi, la croissance de l\u2019IPC de Toronto est plus accentuée que celle de la moyenne canadienne, et celle de Vancouver dépasse maintenant celle de Montréal.Même si le prix du mazout au Québec en décembre dernier a subi une hausse telle qu\u2019elle a fait grimper l\u2019ensemble de l\u2019indice au Canada, les prix de l\u2019énergie ont été moindres que dans l\u2019ensemble du Canada.Idem pour l\u2019alimentation.Pourtant, la hausse des prix au Québec (et à Montréal) a été identique à celle du Canada (0,1 %), soit une hausse infime en regard des augmentations des derniers mois.Le Québec a donc compensé dans les domaines de l\u2019habillement, de la chaussure et du logement.Dans ce dernier cas, les prix à Montréal ont été nettement en hausse en l\u2019an 2000, surtout dans les derniers mois.Taux d'inflation Indice des prix à la consommation déc.00 déc.99 déc.96 déc.97 4 3 2 1 0 Source : Statistique Canada Toronto Vancouver hhv Montréal i En variation annuelle, la hausse de décembre (+3,2 % au Canada et +2,9 % à Montréal) est la plus élevée depuis des lustres.Il est vrai que les niveaux de la fin de 1999 étaient particulièrement bas.Étant donné le ralentissement amorcé aux États-Unis, rien ne laisse croire que le Canada puisse se mettre à l\u2019abri de l\u2019impact que cela aura sur la hausse de ses prix. 12 r ÉCONOMIE SECTORIELLE LE TOURISME TOURISME : MONTRÉAL DEVRAIT TENIR LA ROUTE EN L\u2019AN 2001 Après avoir connu une excellente année 2000, le tourisme montréalais ne devrait pas être en reste cette année.Si les augures voient juste, le nombre de touristes devrait être en hausse de 2 % cette année, après avoir crû de 4 % l\u2019an dernier.S\u2019il y a une ombre au tableau, elle est du côté du tourisme d\u2019affaires.En effet, les perspectives pour les «congrès multi-hôtels» à Montréal laissent présager une baisse non négligeable du nombre de congressistes cette année.Cette baisse, si tant est qu\u2019elle se matérialise, ne serait pas uniquement circonscrite à Montréal : d\u2019autres villes de l\u2019Est du Canada, dont Toronto, en seraient également affligées.La situation devrait se rétablir en 2002.Pour l\u2019ensemble de la dernière année, le taux d\u2019occupation dans les hôtels de Montréal s\u2019est situé à 71,3 %, en comparaison de 70,8% pour Tannée précédente.Cette hausse est d\u2019autant plus méritoire qu\u2019elle s\u2019inscrit en sus d\u2019une croissance de l\u2019offre de chambres dans les établissements hôteliers.En regard des autres agglomérations canadiennes, cette légère augmentation n\u2019est pas à dédaigner, car la métropole québécoise est la seule avec Edmonton à en avoir enregistrer entre janvier et octobre 2000, dernière période pour laquelle nous ayons des données : la performance touristique canadienne fut moins bonne qu\u2019on l\u2019avait espéré.Taux d'occupation des hôtels du Grand Montréal Données désaisonnalisées' 1989 1990 1991 1992 1993\t1994\t1995\t1996\t1997 1998 1999 2000 Source : Association des hôtels du Grand Montréal * Désaisonnalisation de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain Le tourisme montréalais a le vent en poupe, y compris en ce qui a trait aux revenus par chambre d\u2019hôtel.Toujours entre janvier et octobre 2000, ces revenus ont progressé de 8,8 % par rapport à la même période de Tannée précédente, alors qu\u2019ils se haussaient de seulement 3,3 % dans l\u2019ensemble canadien (+3,3 % à Toronto et -5,5 % à Vancouver).À souligner, les prix des chambres en ville croissent plus rapidement qu\u2019en banlieue montréalaise.L\u2019IMMOBILIER PAS DE RÉCESSION POUR LES MISES EN CHANTIER Le mois de janvier a été particulièrement faste pour les mises en chantier.Si dans l\u2019ensemble du Canada, on a enregistré une hausse de 20 % par rapport à décembre, que dire des hausses de 28 % à Toronto, de 123 % à Vancouver et de 13 21 % à Montréal ! En janvier 2001, le Canada a connu à ce chapitre un sommet depuis juin 1994.Toutes les provinces ont connu des gains, à l\u2019exception de Terre-Neuve et l\u2019Ile-du-Prince-Édouard.A Montréal, on a relevé 539 nouveaux chantiers résidentiels, soit 47 de plus qu\u2019au cours du même mois Tan dernier.En variation annuelle, la hausse y a été de 9 %, mais de 48 % à Toronto et 116 % à Vancouver.Beaucoup plus significative est l\u2019évolution des moyennes annuelles de chacune des trois agglomérations : sans casser la baraque, Montréal s\u2019en tire bien avec 2,9 %, alors que Toronto continue sa poussée vigoureuse avec une hausse de 10,5 %, mais Vancouver bat en retraite avec une baisse de 6 %.On aura compris que le secteur immobilier est un indicateur économique retardé par rapport à l\u2019évolution conjoncturelle : en début de ralentissement économique, ce secteur continue sur sa poursuite et amorce sa baisse quand d\u2019autres secteurs sont déjà en hausse.A Montréal, les copropriétés continuent à évoluer à un rythme d\u2019enfer (+24 % en janvier), les maisons unifamiliales ne s\u2019en laissent pas imposer avec un gain de 10 %, pendant que les logements locatifs ne font guère bonne figure (-49 %).Géographiquement, on constate que Laval et la Rive-Nord sont encore très actives (+17 %), Tile de Montréal encore plus (+20 %), mais que la Rive-Sud fait grise mine avec -34 %.Unités Mises en chantier Données désaisonnalisées 60 000 50 000 40 000 30 000 20 000 10 000 60 000 50 000 40 000 30 000 20 000 10 000 0 Source : SCHL Montréal\tVancouver Toronto REVENTE : ENCORE MIEUX QUE PRÉVU Pour une fois, les prévisions auront été désespérément pessimistes à propos du marché de l\u2019ancien.Il y a tout juste un an, la Société canadienne d\u2019hypothèques et de logement prévoyait que ce marché ne bougerait pas d\u2019un iota à Montréal en 2000.Après toute une kyrielle de révisions à la hausse, les transactions immobilières se sont définitivement haussées de 5,8 % Tan dernier.Après la progression de 10,6 % de 1999, ce ne fut pas mal du tout.Après tout ce déploiement d\u2019énergie, la SCHL croit qu\u2019en-fin le marché se modérera cette année : une baisse de 1,9 % est prévue.Malgré tout, avance Paul Cardinal de la SCHL, «les coûts d\u2019emprunt abordables, la progression du revenu disponible et la rareté de logements locatifs vacants dans le Grand Montréal favoriseront l\u2019accession à la propriété».Ailleurs au pays, l\u2019optimisme est en demi-teinte selon les régions géographiques.Ainsi, Toronto devrait continuer à fracasser des records, si tant est que ce mot ait encore un sens avec la plus grande ville du pays : on y prévoit une hausse de 2,8 % et des transactions de 60 000 unités contre 29 000 pour Montréal.\t \t \t \t \t \t \t H\t I\t Montréal\tToronto Vancouver Calgary Marché de la revente Taux de variation annuels Source et prévisions* : SCHL 1999\t::;i 2001* ssssssi 14 Après une chute brutale de 7,1 % en 2000 (au même titre que les mises en chantier d\u2019ailleurs), les ventes à Vancouver devraient rebondir d\u2019un salutaire 7,8 % cette année.Moins sensible aux humeurs économiques du grand voisin du Sud que les villes de l\u2019Est du pays, la principale agglomération de la côte du Pacifique a opéré récemment une modification relative dans ses échanges commerciaux : moins de Japon et plus d\u2019Europe et d\u2019Asie du Sud-Est.Enfin, le nombre de ventes à Calgary devrait continuer à battre en retraite cette année (-0,6 %), sous le coup d\u2019une immigration interprovinciale en déclin : les provinces voisines étant en meilleure posture que naguère, ces dernières retiennent plus facilement leurs habitants.IMMOBILIER NON RÉSIDENTIEL : DES RECORDS BATTUS À MONTRÉAL Que ce soit pour l\u2019immobilier commercial ou industriel, Montréal a terminé la dernière décennie sur les chapeaux de roues : le taux d\u2019inoccupation des bureaux a atteint 9,8 % à la fin de l\u2019année, alors que celui des locaux industriels a glissé à 4,7 %.Dans les deux cas, on n\u2019avait pas vu ça depuis au moins dix ans.Dans ce dernier cas, illustré ci-contre, la vigueur de la vente de terrains a fait progresser leurs prix, en raison surtout de la vive demande des secteurs de l\u2019aérospatiale et du pharmaceutique.Royal LePage s\u2019attend à ce que la baisse du taux d\u2019occupation se poursuive en 2001.Contrairement à ce qui fut le cas à Toronto et à Vancouver au cours du deuxième semestre de l\u2019an dernier, les bouleversements qui ont ébranlé le secteur technologique n\u2019ont guère affecté les activités immobilières à Montréal.Pour preuve, au centre-ville de Montréal, le taux d\u2019absorption des bureaux a connu une hausse de 17 % en regard du premier semestre de 2000 pour les locaux de classe A.Il est fort probable, néanmoins, que le repli du secteur technologique entraîne un léger ralentissement de l\u2019activité de ce secteur au cours du premier trimestre de cette année.Pourtant, la robustesse des secteurs des communications, des biotechnologies et du matériel informatique, couplée au manque généralisé de projets de construction devraient soutenir l\u2019ensemble du marché en l\u2019an 2001.% 10 8 6 Taux d'inoccupation des locaux industriels 2T97 3T97 4T97 2T98 3T98 4T98 1T99 2T99 3T99 4T99* 1T00 2T00 3TQ0 4T00 Source : Royal LePage Montréal Toronto Vancouver Canada L\u2019Ouest de l\u2019île de Montréal demeure le secteur de prédilection pour une majorité de promoteurs immobiliers et de locataires.Mais, en raison du tarissement de l\u2019offre, la valeur des terrains devrait continuer à croître dans la mouvance d\u2019une baisse des taux d\u2019inoccupation. 15 LE COMMERCE DE DÉTAIL CONSOMMATION : LE CIEL S\u2019ASSOMBRIT Même si les ventes au détail ont crû de 0,4 % en novembre 2000 dans l\u2019ensemble canadien, elles n\u2019en évoluent pas moins sur la corde raide en ce début d\u2019année 2001.Si l\u2019on en juge d\u2019après les derniers sondages sur l\u2019attitude des consommateurs canadiens et américains du Conference Board, elles seraient en sursis : aux États-Unis, l\u2019indice a atteint en janvier son plus faible niveau depuis décembre 1996; au Canada, il a glissé de 3,4 % entre le troisième et le quatrième trimestre de l\u2019an dernier.Et comme la consommation représente environ les deux tiers du PIB, il y a de quoi être circonspect sur l\u2019avenir immédiat.Avec le Yukon et les Territoires du Nord-Ouest, le Québec est la seule province à avoir enregistré une baisse de sa consommation en novembre, dernier mois pour lequel nous ayons des données.Au cours des derniers mois, les dépenses globales dans les magasins québécois ont légèrement diminué, alors qu\u2019elles avaient connu des augmentations appréciables en juin et juillet 2000.Au cours du premier semestre de l\u2019an dernier, elles ont évolué en dents de scie ; il est vrai qu\u2019elles s\u2019étaient généralement maintenues à la hausse durant une période de 18 mois.En Ontario, au contraire, l\u2019évolution est plutôt à la hausse depuis l\u2019été 1996, malgré les ralentissements observés en octobre et novembre de l\u2019an dernier.Ventes au détail Données désaisonnalisées Source : Statistique Canada Montréal Ontario nov.-96 nov.-97 nov.-98 HOV.-99 I 25 ! 20 I 15 I 10 I 5 I ° I 5 1-10 Quant à Montréal, les ventes au détail évoluent à l\u2019image de l\u2019ensemble du Québec, mais en pire depuis le mois d\u2019août dernier.Sauf pour le mois de septembre, tous les mois ont depuis lors été en baisse.Si la création d\u2019emplois à Montréal ne relève pas la tête d\u2019ici peu, il est à craindre que la consommation s\u2019est trouvera affectée davantage dans les mois qui viennent.LE SECTEUR FINANCIER L\u2019INDICE FBN QUÉBEC DISTANCE SES HOMOLOGUES Après la saignée de l\u2019automne dernier, l\u2019indice FBN Québec a repris des couleurs ces derniers temps.En comparaison à d\u2019autres indices boursiers à petite capitalisation, celui du Québec a plus de succès, surtout depuis quelques temps.En janvier, le rendement de l\u2019indice FBN a gagné 16 6,5 % contre 1,14 % pour le TSE 200 et 5,13 % pour le Russell 2000 américain.Indice boursier de sociétés à petite capitalisation «Il est probable que notre indice ait subi l\u2019effet de janvier, reconnaît Martin Goulet, analyste financier à la Financière Banque Nationale.En début d\u2019année, les titres à petite capitalisation connaissent souvent une bonne performance.Pourquoi ?A la suite des ventes soutenues de novembre et décembre pour des raisons de fiscalité, ces titres redeviennent des aubaines en janvier, ce qui finit toujours par faire monter leurs prix en raison des achats dont ils sont l\u2019objet.» En janvier de cette année, les sociétés les plus performantes de l\u2019indice ont été Aldea Vision (+150 %), Royal Aviation (dont la hausse de 86 % a été causée par l\u2019offre d\u2019achat de Canada 3000) et Exfo Electro-Optical Engineering (+84 %).En revanche, les grandes perdantes ont été Solutions Satum (-25 %), Cable Satisfaction (-18 %) et NHC Communications (-13 %).Groupe Telescene Film et MDP Worlwide Entertainment ont été retirées de l\u2019indice; de même, Astral Media et Groupe Jean Coutu ne font plus partie de l\u2019indice.Dans ces derniers cas, leur capitalisation était soit trop élevée, soit trop basse.« +¦ xf / / # «°\t/
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