Tableau de bord, région métropolitaine de Montréal = Trend chart, Greater Montreal region, 1 juin 2001, Français
[" TABLE DE LA REGION TAINE DE BORD MONTRÉAL UNE PUBLICATION TRIMESTRIELLE D\u2019ANALYSE STATISTIQUE DE LA CHAMBRE DE COMMERCE DU MONTRÉAL MÉTROPOLITAIN RÉALISÉE EN PARTENARIAT AVEC DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE CANADA VOLUME 3, NO 4, JUIN 2 00 1 POINTS SAILLANTS LA CONJONCTURE FAVORABLE À MONTRÉAL Alors même qu\u2019on devrait s\u2019attendre à de mauvaises nouvelles économiques dans la conjoncture actuelle, les dernières statistiques sont formelles : Montréal se porterait bien.Que ce soit la création d\u2019emplois depuis le début de l\u2019année, le marché immobilier, la croissance prévue du PIB, l\u2019appétit des consommateurs, même le trafic passager aux aéroports de Montréal, tout baigne.Cela ne veut pas dire que Montréal est immunisée contre la conjoncture économique nord-américaine.Au contraire.Comme il en est pour la météo, les vents peuvent changer brusquement de direction.Il est certes plus prudent de tenir compte des tendances profondes qui sont propres à la métropole du Québec : de grands atouts comme l\u2019économie du savoir, mais beaucoup de pain sur la planche à l\u2019ère de la mondialisation.D\u2019AUTRES BONNES NOUVELLES ¦\tLes dépenses des ménages ont rebondi ¦\tMontréal, ville touristique ¦\tLa Bourse de Montréal et l\u2019indice boursier sont en forme TOUJOURS LES MÊMES PROBLÈMES ¦\tLa croissance démographique à la traîne ¦\tFiscalité : les écarts ne s\u2019améliorent pas vraiment LA CHRONIQUE DE DEC Pour maintenir son statut de technopole internationale, Montréal doit continuer de soutenir la recherche et développement.Pour y parvenir, il faudra mettre les bouchées doubles.1+1 Développement\tCanada Economie économique Canada Development Canada 2 couronne nord Laval couronne sud Montréal CARTE de LA RÉGION MÉTROPOLITAINE 111 municipalités Montréal, Laval et couronnes nord et sud 3,3 millions d\u2019habitants PIB : 55 % de du Québec Impôts des sociétés 75 % de ceux du 1,7 million d\u2019emplois Québec LES STATISTIQUES qui suivent portent par défaut sur la région métropolitaine de recensement (RMR).Quand les territoires de la CUM ou de la ville de Montréal sont retenus, c\u2019est qu\u2019il était impossible de faire autrement.Les statistiques sont toujours les dernières disponibles au moment de mettre sous presse.Données colligées avec la collaboration du GROUPE FINANCIER BANQUE ROYALE' Édité et distribué gratuitement par Leadership léi.cnili'êe.1 le journal mensuel de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain LE TABLEAU DE BORD DE LA RÉGION MÉTROPOLITAINE DE MONTRÉAL est ouvert à la participation de tous les organismes voués à l\u2019essor de la région métropolitaine.La reproduction de ce document est autorisée, en tout ou en partie, avec mention de la source : Chambre de commerce du Montréal métropolitain.Directeur de la publication : Jean-Pierre Langlois, économiste Téléphone : (514) 871-4000, poste 4070 Télécopieur : (514) 871-1255 Courriel : jplanglois@ccmm.qc.ca Disponible sur le site Web de la Chambre : www.ccmm.qc.ca/presse/tdb 3 TABLE DES MATIÈRES page 1.POINTS SAILLANTS\t1 * METROPOLITAINE\t2 3.\tEN VEDETTE\t4 \u2022\tBibliothèques municipales (qualité de vie) 4.\tMACROÉCONOMIE\t4 Le produit intérieur brut \u2022\tPIB des agglomérations canadiennes\t4 Le marché du travail \u2022\tCréation d\u2019emplois\t5 \u2022\tTaux de chômage\t5 \u2022\tIndice de l\u2019offre d\u2019emploi\t6 \u2022\tArrêts de travail\t6 \u2022\tAssistance-emploi\t7 \u2022\tTaux de syndicalisation\t7 Les revenus et les dépenses \u2022\tDépenses des ménages\t8 Les prix \u2022\tIndice des prix à la consommation\t8 \u2022\tCoût de l\u2019électricité\t9 5.\tÉCONOMIE SECTORIELLE\t10 Le transport \u2022\tTrafic aérien\t10 \u2022\tTrafic portuaire\t10 Le tourisme \u2022\tTaux d\u2019occupation des hôtels du Grand Montréal\t11 L\u2019immobilier \u2022\tMises en chantier\t11 \u2022\tMarché de la revente\t12 \u2022\tTaux d\u2019inoccupation des bureaux\t12 Le commerce de détail \u2022\tVentes\t13 Le secteur financier \u2022\tPetites capitalisations boursières\t13 \u2022\tBourse de Montréal\t14 6.\tÉCONOMIE THÉMATIQUE\t14 Fiscalité des particuliers \u2022\tTaux marginaux d\u2019imposition\t14 Population \u2022\tCroissance démographique\t15 7.\tQUALITÉ DE VIE\t16 Santé publique \u2022\tIndice synthétique de fécondité\t16 8.LA CHRONIQUE DE DÉVELOPPEMENT ECONOMIQUE CANADA 17 \u2022 Montréal, une technopole internationale 17 Développement , économique « \u2022 \u2022 ( \u2022 * * -i 4 -\u2022 r Le commerce électronique et les technologies de l\u2019information repoussent les frontières.À Développement économique Canada, nous soutenons les entreprises québécoises dans la recherche de nouveaux marchés.Endosser l\u2019audace de l\u2019exportateur : c\u2019est notre raison d\u2019être.Projeter planétaire L\u2019audace de l\u2019exportateur l+l Développement\tCanada Economie économique Canada Development Canada Chambre de commerce du Montréal métropolitain Board of Trade of Metropolitan Montreal 5, Place Ville Marie, niveau plaza, bureau 12500, Montréal (Québec) H3B 4Y2 Téléphone : (514) 871-4000 Télécopieur : (514) 871-1255 Courriel : info@ccmm.qc.ca EN VEDETTE BIBLIOTHÈQUES MUNICIPALES : MONTRÉAL À LA TRAÎNE Les bibliothèques municipales de Montréal ne roulent pas sur l\u2019or, en particulier celles de la ville de Montréal.En 1998, dernière année pour laquelle nous ayons des données, Montréal contribuait en subventions 25,41 $ par habitant à ses bibliothèques, contre 75,10 $ pour Pointe-Claire, ou 74,35 $ pour Côte-Saint-Luc.Pas étonnant que les bibliothèques dépensaient 85,17$ par tête à Pointe-Claire, contre 27,40 $ à Montréal, ou qu\u2019on trouvait 6,66 livres par habitant dans le premier cas contre 2,1 dans le second.Dans ce cas, il est évident que les citoyens de municipalités dont la richesse foncière est élevée profitent de meilleurs services de bibliothèque que ceux de municipalités moins favorisées.La loi 170 portant sur la réforme de l\u2019organisation territoriale des municipalités (les fameuses fusions) devrait aplanir en théorie ces inégalités.Pourtant, rien n\u2019indique que l\u2019intégration des bibliothèques dans un réseau unique se fera pour le mieux dans le meilleur des mondes : les conseils d\u2019arrondissement pourraient ne pas vouloir lâcher certaines de leurs prérogatives au profit d\u2019un réseau intégré de bibliothèques dans la nouvelle agglomération.Au contraire de Toronto, qui a réussi à regrouper en une seule unité les bibliothèques de ses sept villes constituantes.Aujourd\u2019hui, la nouvelle Toronto Public Library dessert 2,4 millions de citoyens et serait l\u2019une des plus importantes au monde.En revanche, toutes les données sont à la défaveur de Montréal au chapitre des bibliothèques dans l\u2019ensemble canadien, comme en fait foi le tableau suivant.Bibliothèques publiques canadiennes Villes ou pays\tMontréal\tToronto\tVancouver\tCalgary\tCanada* Livres par habitant\t2,67\t5,07\t4,07\t2,54\t2,8 Acquisitions par habitant\t0,1\t0,26\t0,32\t0,37\t0,25 Prêts par habitant\t5,27\t11,28\t15,55\t13,44\t10,44 Dépenses totales par habitant en $\t27,47\t51,43\t54,9\t29,2\t33,95 Dépenses par habitants {acquisitions)\t2,38\t5,55\t6,64\t5,01\t4,42 Employés** par 2000 hab.\t0,82\t1,58\t1,72\t0,97\t- Source : Council of Administrators of Large Urban Public Librairies (CALUPL) Notes: * Villes de 50 000 habitants et plus ** Équivalent temps plein H LA MACROÉCONOMIE LE PRODUIT INTÉRIEUR BRUT PIB PRÉVUS : TORONTO S\u2019EFFONDRE CETTE ANNÉE Après avoir connu une hausse fabuleuse Tan dernier (+5,8 %), le taux de croissance de la production torontoise devrait s\u2019amenuiser cette année (+2,7%), si on en croit les prévisions du Conference Board du Canada.En revanche, le taux de croissance de Montréal devrait être de moindre ampleur (+3,3 %).En 2002, le produit intérieur brut (PIB) devrait être en hausse, tout comme celui de Toronto d\u2019ailleurs.«Le ralentissement est surtout imputable à la faiblesse du secteur automobile \u2014 essentiellement pour Toronto \u2014 et des télécoms, remarque Louis Thériault, responsable des prévisions métropolitaines de la maison de recherche économique à Ottawa.Mais la diversité de la base économique de ces deux agglomérations devraient leur permettre de tenir la route en dépit de la décroissance américaine, d\u2019ailleurs largement exagérée par les médias.Les Etats-Unis ont une solide assise économique, renforcée notamment ces dernières années par les investissements massifs en équipements de bureau.» Toujours selon le Board, la croissance économique prévue des principales agglomérations canadiennes laisse peu de prise au pes- Croissance prévue du PIB des agglomérations canadiennes %\tVariation annuelle en pourcentage Montréal Vancouver Toronto Calgary Source : Le Conference Board du Canada Québec (RMR) simisme ambiant qui a envahi depuis peu les esprits nord-américains.Dans le domaine de l\u2019emploi, les soubresauts engendrés par la conjoncture actuelle devraient être encore moins perceptibles, toujours selon le Board. 5 LE MARCHÉ DU TRAVAIL CRÉATION D\u2019EMPLOIS : MONTRÉAL DE NOUVEAU EN FORME La fiche de l\u2019emploi à Montréal est excellente depuis la fin de l\u2019année dernière.En avril, l\u2019emploi avait gagné 43 700 postes depuis le creux de décembre.À Toronto, où l\u2019emploi est généralement plus soutenu qu\u2019à Montréal, les gains n\u2019ont été que de 36 700 emplois au cours de ce laps de temps.À Vancouver, on y a enregistré +13 600 emplois, mais à Calgary, -5 200 emplois.Au Canada, on comptait 55 000 nouveaux emplois, cette fois depuis février, alors que le pays redressait la tête.Les chiffres, somme toute vigoureux, contrastent avec les données américaines, puisque 280 000 emplois ont été rayés des listes là-bas depuis février.Ce qui peut surprendre dans ces données, c\u2019est le comportement montréalais.Alors que le Canada créait des emplois au cours de Tan dernier, Montréal ne cessait d\u2019en perdre (-63 300).Plus étonnant encore a été le profil de l\u2019emploi dans le reste du Québec : on y a créé 89 100 emplois.Or, depuis le début de Tannée, nous assistons à un renversement de la vapeur : le reste du Québec a perdu 24 000 emplois depuis le début de Tannée, alors que Montréal en a gagné 43 700.Il est intéressant de constater que les emplois à Montréal ont été créés avant tout dans le secteur manufacturier, au contraire du reste du Québec.Autres points forts, le secteur commercial et les services aux entreprises se sont redressés au cours des derniers mois.Au sein du territoire montréalais, les couronnes et Laval ont pris beaucoup de mieux depuis leur creux de décembre dernier; l\u2019île de Montréal, qui tirait de la patte depuis un an, présente un taux de création d\u2019emplois soutenu, surtout depuis octobre dernier.Il serait pourtant étonnant que Montréal tienne le coup tout au cours de Tannée 2001, au vu des nombreux licenciements annoncés et de la menace toujours présente d\u2019un nouveau «coup de froid» en provenance des États-Unis.L\u2019indice d\u2019offre d\u2019emploi (voir texte suivant) jette d\u2019ailleurs une ombre sur ce beau tableau.Création d'emplois en variation annuelle Données désaisonnalisées Montréal Vancouver Source : Statistique Canada Toronto o m\tKÀÊ£ LE TAUX DE CHÔMAGE SEMBLE ÊTRE FIGÉ À 8 % À MONTRÉAL Malgré l\u2019excellente performance de l\u2019emploi à Montréal depuis le début de Tannée, le taux de chômage semble s\u2019être enroulé autour de la bande des 8 %.La progression de la population active, et, partant, du taux d\u2019activité, explique ce comportement.En effet, la proportion de la population active sur celle en âge de travailler a gagné 150 points de base depuis décembre, une surprise dans la conjoncture actuelle.On ne sera pas étonné d\u2019apprendre que le taux de chômage dans l\u2019ensemble du Québec se situe à 8,7 % en avril, étant donné le peu d\u2019emplois créés dans l\u2019ensemble de la province.Malgré un taux de progression de la population active moins soutenu qu\u2019à Montréal, le chômage au Québec est en hausse continue depuis décembre dernier (8 %).En revanche, la baisse du taux d\u2019activité ontarien depuis la fin de Tan dernier profite à son taux de chômage, qui se maintient autour de 6 %.Ailleurs dans les grandes agglomérations du pays, les taux d\u2019activité sont également en baisse, ainsi que les taux d\u2019emploi qui mesurent la proportion de personnes occupées sur la population en âge de travailler.Depuis février, le taux d\u2019emploi à Montréal est Taux de chômage désaisonnalisé I !¦ I6 i4 |2 ¦ n Source : Statistique Canada Montréal l Toronto i Calgary i Vancouver I légèrement en hausse, un phénomène contracyclique qui va de pair avec ce que nous disions dans nos commentaires sur la création d\u2019emplois (voir ci-dessus).Reste à voir pendant combien de temps Montréal résistera au courant nord-américain, qui tire l\u2019emploi vers le bas. 6 DE MOINS EN MOINS D\u2019EMPLOIS OFFERTS Une chose est sûre : le marché de l\u2019emploi n\u2019est pas en hausse.En revanche, rien n\u2019est moins certain que le moment où le déclin de l\u2019emploi amorcera une reprise, voire où il donnera des signes clairs qu\u2019il est dans le marasme.Car, le marché de l\u2019emploi donne des signaux contradictoires depuis quelque temps.Alors que le marché américain de l\u2019emploi s\u2019est assurément installé en mode mineur, le marché canadien tient le coup.Témoin l\u2019indice d\u2019offre d\u2019emploi canadien qui a stoppé sa chute en avril, après cinq mois de baisses successives.Mieux, l\u2019indice de l\u2019Alberta était en hausse de 4 % ce mois-là.En revanche, des agglomérations comme Toronto, Vancouver ou Montréal offrent toujours un profd.bas.Pourtant, la création d\u2019emplois a été fortement positive au cours des quatre premiers mois à Montréal, alors qu\u2019elle était beaucoup moins soutenue ailleurs au pays.Ces signaux contradictoires témoignent d\u2019une hésitation sur la direction que prendra l\u2019emploi au cours des prochains mois, même si le profil des courbes de l\u2019offre d\u2019emploi nous incite à penser que la conjoncture devrait se détériorer en Tan 2001.N\u2019oublions pas que cet indice est considéré comme un indicateur avancé de la demande de travail, car il mesure les intentions des employeurs d\u2019embaucher de nouveaux travailleurs.1996 = 100 Indice de l'offre d'emploi Données désaisonnalisées et lissées avril 96 avril 99 avril 98 avril 99 avril 00 avril 01 Source : Statistique Canada Montréal I Toronto I Calgary i Vancouver I GRÈVES ET LOCK-OUT : VANCOUVER RATTRAPE LE TEMPS PERDU Depuis que nous compilons des statistiques sur les grèves et lock-out, Vancouver n\u2019en aura jamais tant connu que Tan dernier.En effet, on y a perdu 252 105 jours-personnes (j.-p.) résultant de 12 arrêts de travail.Montréal, en comparaison, a perdu 136 230 j.-p.pendant ce laps de temps, mais sur un nombre plus grand d\u2019arrêts de travail (30).Toronto suivait le modèle vancou-vérois, puisque les jours-personnes perdus atteignaient un sommet (352 890) pour un total de 49 arrêts de travail, un record là aussi.Outre les conflits à la Société de la Place des Arts et au port de Montréal, Montréal n\u2019a connu que peu d\u2019arrêts de travail importants.Ailleurs au Québec, mentionnons que les sociétés Goodyear, Westroc, Quali-T-Galv, Alimentation Picard, Super C et la ville de Sainte-Foy, se sont démarquées.Ne serait-ce l\u2019Université de York à Toronto, il n\u2019y aurait presque rien à signaler du côté de la métropole du Canada au chapitre des grèves.En revanche, la minière Falconbridge de Sudbury n\u2019y est pas allée de main morte, puisque les j.-p.perdus représentent plus du tiers de ceux de l\u2019ensemble de l\u2019Ontario.Ailleurs en province, on retiendra EB Eddy Forest Products, SteelWire et la commission scolaire de Hamilton-Wentworth.Arrêts de travail Entreprises toutes catégories 450 000 350 000 300 000 200 000 150 000 100 000 50 000 \t\t\t\t\t\t\t Source : Développement des ressources humaines àCanada Montréal ¦¦¦¦ Vancouver ¦¦¦ Enfin, outre celui à la Superior Poultry de Coquitlam en Colombie-Britannique, digne de mention, les autres principaux conflits ont eu lieu à Vancouver : on retiendra les employés de la ville et ceux de Premium Brands (Fletcher\u2019s). 7 ASSISTANCE-EMPLOI : TOUJOURS MIEUX Si la croissance économique ne profite pas à tous dans les mêmes proportions, il n\u2019en reste pas moins qu\u2019elle est généralement bénéfique à l\u2019ensemble de la collectivité.Les récentes données sur les prestataires de l\u2019assistance-emploi en témoignent.Au fur et à mesure que nous avons progressé dans le cycle économique haussier, le nombre d\u2019assistés sociaux a décliné.Normal, puisqu\u2019il y a eu plus d\u2019emplois créés, donc moins de chômeurs.Et moins de chômeurs signifie aussi moins d\u2019aide de dernier recours aux plus démunis.Montréal, bassin naturel de la pauvreté au Québec, a elle aussi profité de la prospérité ambiante jusqu\u2019à l\u2019an dernier.Le nombre de prestataires a diminué de 4,8 % entre 1999 et 2000 dans la seule ville de Montréal; si on compare à 1996, une année difficile pour les démunis, la décroissance est encore plus saisissante, c\u2019est-à-dire presque 23 %.Mais, d\u2019une part, le nombre absolu des prestataires est plus élevé à Montréal qu\u2019ailleurs dans la région métropolitaine, mais aussi, il a chuté moins rapidement qu\u2019ailleurs : à Laval, par exemple, la baisse a été de 30 % pendant cette période.Or, le nombre de prestataires pourrait changer dans quelque temps si le ralentissement économique venait à s\u2019étendre à l\u2019ensemble de l\u2019Amérique du Nord.On estime qu\u2019il faut attendre jusqu\u2019à quatre trimestres pour que les effets de la conjoncture économique Prestataires de l'assistance-emploi 800 000 700 000 600 000 500 000 400 000 300 000 200 000 1989 1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 Ensemble du Québec Grand Montréal BSD Source : Ministère de la Solidarité sociale Grand Montréal : île de Montréal, Laval, Montérégie, Laurentides, Lanaudière.se fassent sentir sur les bénéficiaires de l\u2019aide sociale.Ainsi, si la croissance économique et la progression de l\u2019emploi ont atteint leur pic l\u2019an dernier, il faudra attendre en fin d\u2019année pour en ressentir les effets douloureux.SYNDICALISATION : MONTRÉAL MAINTIENT SON AVANCE À 32,2 % en l\u2019an 2000, le taux de syndicalisation de Montréal était le plus élevé des grandes agglomérations canadiennes.Or, à 31,6 %, le taux de Vancouver n\u2019est quand même pas tout à fait en reste.En fait, les taux montréalais et vancouvérois se suivent et se ressemblent depuis des lustres : depuis le début de notre série qui remonte à 1997, ils jouent au chat et à la souris.En cela, ils épousent le même comportement que le Québec et la Colombie-Britannique qui, à tour de rôle, ont occupé le haut du pavé depuis 1976.Même si le comportement des syndicats ontariens entraîne parfois des arrêts de travail prolongés (voir notre graphique sur ce sujet), l\u2019Ontario, mais surtout Toronto, ont des taux de syndicalisation inférieurs à la moyenne nationale.L\u2019an dernier, les employés de Toronto étaient syndiqués à raison de 21,4 %.Mais, c\u2019est en Alberta que les syndicats ont le moins de succès : à Calgary, le taux était de 18,7 %, soit deux fois moins que dans l\u2019ensemble du Québec.Taux de syndicalisation Montréal Calgary Canada Toronto ¦¦¦ Vancouver lui Source : Statistique Canada 8 LES REVENUS ET LES DÉPENSES DÉPENSES DES MÉNAGES : MONTRÉAL REBONDIT En 1999, les Montréalais ont accru de près de 12 % leurs dépenses totales par rapport à l\u2019année précédente : comportement surprenant en regard de la moyenne canadienne établie à +4,4 % et de la faible progression de 1,8 % en 1998.Autres surprises, les dépenses de Toronto progressaient de 8,8 % contre 0,9 % en 1998 et la ville de Québec rebondissait à +5,3% contre -6,5 % en 1998.Dans l\u2019ensemble, les conditions économiques de 1999 justifient pareilles hausses.Cette année-là, les dépenses relatives au logement n\u2019avaient pratiquement pas changé au Canada par rapport à 1998, mais les dépenses estimées des ménages pour le transport, l\u2019alimentation et les impôts personnels avaient augmenté.Comme d\u2019habitude, le profil des dépenses de consommation des Montréalais (comme des Québécois d\u2019ailleurs) diffèrent quelque peu de ceux des autres Canadiens.Ainsi, on consacrait 12,5 % du budget à l\u2019alimentation (11 % au Canada); 18 % au logement (19 % ailleurs); 11,5 % au transport (13 %); 1,1 % aux dons en argent et contributions (3 %); 6,3 % aux assurances (5,3 %) et 24,5 % aux impôts personnels (22 %).Ajoutons que les taxes de vente n\u2019étaient pas incluses.Or, nous savons que la taxe sur la valeur ajoutée québécoise représente la ponction la plus exhaustive sur la consommation de toutes les provinces du Canada.Dépenses moyennes des ménages au Canada (1999) «\tTaux de changement entre 1998 et 1999 20 000 80 000 60 000 40 000 Source : Statistique Canada Parmi les 17 régions métropolitaines pour lesquelles nous avons des données, les dépenses moyennes les plus élevées (93 830 $) ont été déclarées par les ménages de Yellowknife, suivis de ceux de Toronto (65 810 $) et de Calgary (65 010 $).Sauf pour Yellowknife où tous les postes sont gonflés, le logement, pour Toronto, et les loisirs et l\u2019éducation, pour Calgary, grugeaient sensiblement plus dans les budgets qu\u2019ailleurs au Canada.LES PRIX L\u2019INFLATION MAÎTRISÉE Si on notait une trace d\u2019inquiétude sur le front inflationniste en fin d\u2019année dernière, elle est maintenant chose du passé : l\u2019enquête sur les prix de mars 2001 tant à l\u2019échelon canadien qu\u2019américain le confirment a posteriori et la dernière baisse du taux directeur de la Fed américaine la corrobore indirectement.Outre le fait que l\u2019ensemble de l\u2019indice des prix à la consommation soit en baisse des deux côtés de la frontière depuis le début de l\u2019année, le repli de l'indice à l'exclusion de l\u2019énergie et des aliments est encore plus significatif.Ces deux composantes, plus instables, sont difficilement prévisibles, car elles répondent à des facteurs exogènes souvent aléatoires.Ainsi, le prix des aliments s\u2019est renchéri pendant l\u2019hiver sous le coup du temps maussade dans le sud des Etats-Unis; en outre, le pétrole et le gaz naturel ont connu depuis janvier des pics exceptionnels fort préjudiciables à l\u2019indice.L\u2019indice montréalais semble vouloir amorcer une décroissance, ainsi que celui de Toronto et, surtout, celui de Vancouver.Dans ce dernier cas, il est étonnant que la variation annuelle soit de seule- ment 1,1 %, alors qu\u2019elle était de 2,6 % à Montréal ou de 3, 4 % à Toronto : l\u2019énergie, le logement, les transports et l\u2019habillement étaient tous en baisse dans la ville du Pacifique au cours du mois de mars.A Montréal, il n\u2019y avait que les transports qui étaient en retrait; en revanche, le prix des aliments étaient en croissance plus rapide que dans l\u2019ensemble du pays.Taux d'inflation Indice des prix à la consommation mars 97 mars 98 mars 99 mars 00 mars 01 Source : Statistique Canada, Bureau of Labour Statistics Toronto Vancouver Etats-Unis 11 ¦ \u2022 Montréal COUT DE L\u2019ELECTRICITE A MONTREAL : UN DES PLUS BAS Quel que soit son niveau de consommation, la clientèle résidentielle d\u2019Hydro-Québec est très choyée en Amérique du Nord : au premier mai de l\u2019an dernier, la facture mensuelle d\u2019électricité a permis de la classer parmi les quatre premières de 21 agglomérations nord-américaines.Si on considère un niveau de consommation mensuelle de 1 000 kWh, Montréal se classe au deuxième rang, après Winnipeg.En revanche, lorsqu\u2019on retient comme base de consommation 625 kWh, Montréal est devancée par Seattle, Vancouver et Winnipeg.Entre 1999 et 2000, les tarifs n\u2019ont guère bougé au Canada, si ce n\u2019est qu\u2019à Toronto la facture mensuelle a été réduite de 10,9 %.Aux Etats-Unis, les prix ont dans l\u2019ensemble augmenté : Miami a connu par contre une baisse de sa facture d\u2019électricité.Malgré les hausses conséquentes des prix de l\u2019énergie au cours de la dernière année, les prix du gaz naturel au Québec n\u2019ont pas suivi la hausse du prix à la frontière de l\u2019Alberta, d\u2019où provient notre gaz.Quant au prix de l\u2019électricité, qui a augmenté de 46 % sur le marché de la Nouvelle-Angleterre, il n\u2019a pas bougé d\u2019un iota ici, car il est fixé par la Loi à 2,79 0 le kilowattheure jusqu\u2019en avril 2002.Rappelons que l\u2019électricité représente 41 % de la consommation énergétique des Québécois contre 20 % dans le reste du Canada; quant au gaz naturel, la proportion est de 16 % au Québec, contre 37 % ailleurs au pays.Au Québec, 97 % de l\u2019électricité et du gaz naturel sont distribués respectivement par Elydro-Québec et Gaz Métropolitain; les 3 % restants sont distribués par des réseaux municipaux et privés pour l\u2019électricité, ou par Gazifère de Hull pour le gaz.Facture mensuelle d'électricité Tarifs en vigueur le 1er mai 2000 (1000 kWh) Source : Hydro-Québec\t°3 *Les montants des factures ont été estimés par Hydro-Québec et pourraient différer légèrement des factures réelles.** # 10 r ÉCONOMIE SECTORIELLE LE TRANSPORT FORTE HAUSSE DU TRAFIC AÉRIEN À MONTRÉAL Le trafic aérien aux aéroports de Montréal était en forte hausse au cours du premier trimestre 2001 par rapport à la même période de l\u2019an dernier, d\u2019après des données transmises par Aéroports de Montréal (ADM) : un peu plus à Dorval qu\u2019à Mirabel, dont l\u2019un a cinq fois plus de trafic que l\u2019autre.En l\u2019an 2000, en revanche, la croissance du trafic à Mirabel a été de 10,2 % contre 2,3 % à Dorval.Aux deux aéroports, la progression annuelle a été de 3,5 %.Ce chiffre est en repli par rapport à l\u2019excellente performance de 1999, alors qu\u2019ADM avait enregistré un gain de l\u2019ensemble des ses passagers embarqués et débarqués de 5,2 %.Par ailleurs, l\u2019Association du transport aérien du Canada (ATAC) faisait état pour janvier 2001 d\u2019une baisse du nombre de passagers débarqués à Montréal de 1,4 % par rapport à l\u2019année précédente.Or, ce chiffre se compare à des hausses de 10 % pour Toronto, de 11 % pour Ottawa, 4,4 % pour Vancouver, 0,5 % pour Calgary et 6,8 % pour l\u2019ensemble du Canada.Enfin, les données pour l\u2019an 2000 d\u2019Airports Council International, une association internationale sans but lucratif basée à Genève, permettent de constater que le classement des aéroports de Montréal s\u2019est légèrement amélioré depuis que nous en avions fait Total des passagers aux aéroports de Montréal Taux de croissance annuels % 25 20 15 10 5 0 -5 -10 -15 Source : Aéroports de Montréal Moyenne mobile sur six mois état pour l\u2019année 1997.Ainsi ADM se hisse au 91' rang à partir du 95' rang noté en 2000 : Dorval passe du 118e au 106' rang, alors que Mirabel glisse du 228' au 295' rang sur le palmarès mondial.En revanche, Toronto (27e rang) et Vancouver (58e) ont tous deux perdu des places au classement.L\u2019aéroport le plus fréquenté au monde est Atlanta (80 millions de passagers) contre 9,9 millions à Montréal.LE PORT DE MONTRÉAL : AUCUNE CROISSANCE EN 2000 Le trafic maritime des conteneurs semble avoir laissé le port de Montréal sur le quai l\u2019an dernier : ce dernier n\u2019a enregistré aucune croissance par rapport à l\u2019année précédente.Il faut remonter à 1995 pour voir pareil scénario, alors que le trafic avait été négatif (-0,7 %).N\u2019eût été des deux lignes maritimes qui ont fait faux bond l\u2019an dernier à Montréal, le trafic aurait certainement été en hausse.En effet, la faillite de la Boit Canada Line et la cessation des opérations de Norasia Express Line, entraînant de ce fait la perte d\u2019un millier de tonnes de fret, ont pesé lourdement dans le bilan du port de Montréal.Mais ce dernier a encaissé le coup, en tentant de réaffecter le trafic perdu aux autres lignes faisant affaire à Montréal.Et la grève des camionneurs en octobre dernier a écorné quant à elle la performance du port montréalais.Depuis 1994, le taux de croissance annuel moyen du trafic des conteneurs à Montréal a été de 6,6 % contre 6,9 % pour l\u2019ensemble des ports de la côte est des Etats-Unis.En gommant 1995, année morose pour le port de Montréal, les taux de croissance respectifs sont de 7,2 % contre 5,5 %.En somme, le port de Montréal se défend fort bien depuis 5 ans.Trafic maritime des conteneurs sur l'Atlantique Nord Ports américains au nord de la Caroline du Nord* et port de Montréal o/\tEn équivalent vingt pieds (E.V.P.) 1995\t1996\t1997\t1998\t1999\t2000 Source : Piers Port Horizons, Port de Montréal Côte Est des États-Unis Port de Montréal *Ports américains inclus : Boston, New York, Delaware River, Baltimore et Hampton Roads Mais le ralentissement économique qui a cours en Amérique du Nord n\u2019épargnera pas, à l\u2019évidence, le trafic portuaire montréalais ne serait-ce que parce que la moitié du trafic provient des Etats-Unis, qui connaît derechef «les affres» d\u2019une devise surévaluée. 11 LE TOURISME TOURISME : MONTRÉAL ÉCHAPPE À LA STAGNATION Même si le taux d\u2019occupation des chambres d\u2019hôtel de la région montréalaise s\u2019est replié en avril, force est de reconnaître que l\u2019année se poursuit sous d\u2019excellents augures.Ainsi, les quatre premiers mois de 2001 ont, en moyenne, des taux supérieurs à ceux de l\u2019an dernier.Contrairement à d\u2019autres destinations au pays, Montréal n\u2019est pas inondée par une offre excédentaire de chambres.À Vancouver, par exemple, les hôtels de l\u2019aéroport ont perdu 17,5 % en fréquentation de leurs chambres : le nombre de ces dernières a crû de 65 % au cours des trois dernières années.Certes, Montréal n\u2019est pas la seule agglomération à bénéficier de la grâce des dieux.L\u2019an dernier, le marché torontois a progressé de 6,9 % et celui d\u2019Ottawa, de 9,4 %.Montréal n\u2019a enregistré qu\u2019une hausse de 4 %.Cette année, si on en croit la société Colliers International, qui propose un indice de croissance de l\u2019industrie de l\u2019hôtellerie depuis 12 ans, la fréquentation les hôtels du centre-ville montréalais seraient en hausse de 8,5 % et ceux dans le périmètre de l\u2019aéroport de Dorval, de 7,8 %.Pourtant, il ne se passe pas de semaine sans que les experts prédisent un affaissement du marché du tourisme pour cette année.A preuve, Travel Agent ou le National Business Travel Association Taux d'occupation des hôtels du Grand Montréal Données désaisonnalisées* 1989 1990 1991 1992 1993\t1994\t1995\t1996\t1997 1998 1999 2000 2001 Source : Association des hôtels du Grand Montréal * Désaisonnalisation de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain Moyenne mobile de 6 mois (NBTA) aux États-Unis rapportaient dernièrement que le ralentissement économique écornerait inévitablement l\u2019industrie hôtelière.Comme c\u2019est le cas pour la météo, ils finiront bien par avoir raison un jour.Finalement, le' Chicago Convention and Tourism Bureau classait Montréal au 11' rang en décembre dernier pour le nombre de chambres disponibles dans le centre-ville sur un total de 79 villes nord-américaines.L\u2019IMMOBILIER LES CHANTIERS SONT TOUJOURS AUSSI ACTIFS Malgré une conjoncture économique en demi-teinte, le marché immobilier n\u2019en fini pas de surprendre par sa vigueur.Ainsi, le mois d\u2019avril vient confirmer ce sentiment.Les mises en chantier à Montréal, en particulier, ont bondi de 33,6 % en avril en regard de Tan dernier et de 9,2 % par rapport au mois de mars.Vancouver, qui a esquissé une timide reprise Tan dernier, semble vouloir poursuivre sur sa lancée, puisque les données respectives étaient de 3% et de 28,4 % en avril.Toronto, pour sa part, encaisse les contrecoups du ralentissement économique en provenance des États-Unis, y compris dans son marché immobilier : des baisses respectives de 8,1 % et 8,5 % en témoignent.Depuis le début de Tannée, les mises en chantier dans la région montréalaise étaient en hausse de 15,7% par rapport à la même période de Tan 2000.L\u2019épuisement graduel du nombre de propriétés à vendre et de logements à louer semblent contribuer plus que tout à soutenir les mises en chantier.En avril, tous les produits et tous les secteurs géographiques ont profité d\u2019une demande à la hausse.Ailleurs au Québec, la situation tranche avec celle de la métropole, car on a noté une baisse marquée dans les centres de 10 000 personnes et plus.Il est intéressant de constater le profil des mises en chantier des agglomérations canadiennes.Ainsi, on remarque sur notre graphique que Toronto fait bande à part depuis la mi-98, c\u2019est-à-dire depuis l\u2019affaissement des mises en chantier à Vancouver.Unités Mises en chantier Données désaisonnalisées 60 000 50 000 40 000 30 000 20 000 10 000 0 Montreal Toronto Source : SCHL vancouver Parallèlement, Montréal a doublé cette dernière, sans pouvoir toutefois rivaliser avec la Ville-Reine.Par ailleurs, au niveau provincial, l\u2019Ontario, avec quelque 75 000 mises en chantier par année, est trois fois plus importante que le Québec à cet égard, lui-même ex-œquo avec l\u2019Alberta, pourtant plus de deux fois moins peuplée que la Belle Province. 12 REVENTE : TOUJOURS MIEUX On avait cru un temps que le nombre de transactions du marché de l\u2019ancien serait en baisse cette année à Montréal.Détrompons-nous, puisque la Société canadienne d\u2019hypothèques et de logement (SCHL) prévoit maintenant une hausse de 4,9 % pour 2001.La rareté du parc immobilier, les baisses successives des taux hypothécaires, l\u2019entêtement des consommateurs qui refusent de se laisser démoraliser par les mauvaises nouvelles économiques, autant de facteurs qui expliquent pareil engouement pour l\u2019achat de maisons.À Toronto, l\u2019appétit des acheteurs n\u2019est plus aussi vorace qu\u2019an-térieurement, puisqu\u2019on note depuis peu une baisse légère des prix, couplé, il est vrai, à un accroissement de l\u2019offre.De plus, la création d\u2019emplois s\u2019est tassée depuis peu, entraînant de ce fait les esprits à plus de modération.Après sa mauvaise passe de l\u2019an dernier, Vancouver s\u2019enhardit de nouveau cette année, même si la conjoncture économique ne justifie pas pareille effervescence.Il est vrai que la perspective d\u2019un gouvernement libéral a apporté un vent d\u2019optimisme sur la côte du Pacifique.La SCHL prévoit une hausse des transactions de 10,3 % cette année et de 3,1 % l\u2019an prochain.À Calgary, le marché est stable ou presque, après les baisses continues des dernières années.Marché de la revente Taux de variation annuels \t \t \t \t \t \t \t \t E\t 1,8 -0,6 Montréal\tToronto Vancouver Calgary Source et prévisions* : SCHL TAUX D\u2019INOCCUPATION : ÇA REMONTE, SAUF À MONTRÉAL Après avoir été en baisse continue depuis au moins 4 ans, les taux d\u2019inoccupation des bureaux sont en hausse dans l\u2019ensemble du pays, sauf dans quelques rares villes, dont Montréal, où le taux n\u2019a pas bougé.Le ralentissement économique, en particulier dans le secteur des points-coms, commence à faire sentir ses effets dans le secteur immobilier commercial.Or, la métropole du Québec semble pour l\u2019instant immunisée contre le reflux des points-com.Grâce en partie aux secteurs des télécommunications et des biotechnologies, l\u2019activité locative demeure vigoureuse en ce début d\u2019année, tout en donnant quelques signes avant-coureurs de relâchement.En fait, l\u2019offre d\u2019espace demeure particulièrement parcimonieuse dans une conjoncture encore porteuse : le prix des terrains et des baux devraient continuer à progresser en cours d\u2019année.En revanche, des agglomérations comme Ottawa, Toronto ou Vancouver ont été l\u2019objet des effets délétères de la déconfiture du secteur des hautes technologies : elles ont toutes subi, à des degrés divers, des reculs à ce chapitre.Les baux devraient donc devenir plus abordables pour les locataires selon Royal LePage.Par ailleurs, les taux d\u2019inoccupation dans le secteur industriel ont poursuivi leur baisse au cours du premier trimestre.Même si le % Taux d'innocupation des bureaux 18 2T97 3T97 4T97 2T98 3T98 4T98 1T99 2T99 3T99 1T00 2T00 3T00 4TOO 1TQ1 Source : Royal LePage Montréal mmm Toronto ¦¦¦ Vancouver ¦¦¦¦ Canada ¦¦¦ taux montréalais a atteint un niveau enviable à 4,4 %, il est encore loin le jour où il égalera les taux des agglomérations suivantes : Ottawa (1,8 %), Vancouver (2,8 %) et Calgary (3 %).Mais la conjoncture économique actuelle devrait constituer un frein à l\u2019euphorie débridée des dernières années. 13 LE COMMERCE DE DÉTAIL LA CONSOMMATION SE MAINTIENT, OU PRESQUE Malgré la légère baisse des ventes au détail de février dernier, les consommateurs montréalais n\u2019ont pas décidé de jeter l\u2019éponge.Et rien n\u2019indique encore qu\u2019ils le feront à brève échéance, si on se fie à une lecture minutieuse de différents paramètres.Ainsi, la croissance de l\u2019emploi, malgré les déboires du secteur des nouvelles technologies, se maintient, sans panache certes, mais avec un ressort surprenant dans la conjoncture actuelle.L\u2019immobilier devrait profiter de la détente des taux d\u2019intérêt et de la croissance du revenu personnel disponible.Enfin, la vente des véhicules automobiles (qui représente le quart du commerce de détail) devrait être en hausse en mars, si on se fie à des données préliminaires.Bref, les consommateurs refusent de se laisser démoraliser envers et contre la déveine du marché boursier et des manchettes portant sur le ralentissement économique américain.Il n\u2019en demeure pas moins que la courbe des variations annuelles des ventes au détail au Québec (ou Montréal), comme en Ontario d\u2019ailleurs, est en baisse continue depuis juillet dernier pour l\u2019une, et août 99 pour l\u2019autre.Cette tendance correspond à l\u2019évolution de la Ventes au détail Données désaisonnalisées* Source : Statistique Canada Montréal Ontario fev.97 fév.98 fév.99 lév.00 fév.01 * Désaisonnalisation de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain conjoncture économique depuis un bon moment.Étant donné l\u2019importance de la consommation dans l\u2019équation économique générale - les deux tiers du PIB -, tout porte à croire que les craintes d\u2019un affaissement économique prononcé sont pour l\u2019instant surfaites.LE SECTEUR FINANCIER INDICES BOURSIERS : EMBELLIE D\u2019AVRIL Après avoir souffert terriblement depuis le mois d\u2019août de l\u2019an dernier, les indices boursiers nord-américains relèvent la tête depuis le début de l\u2019année.Avril, en particulier, a été un très bon mois dont a su profiter également notre indice de référence, FBN Québec (+5,2 %) et le TSE 200 (+7,4 %).Quelques indices américains, tels que le Nasdaq et le Willshire 5000 (le plus exhaustif de tous), ont gagné respectivement 19 % et 8,1 %; dans ce dernier cas, c\u2019était le gain mensuel le plus marqué depuis décembre 1991.Si la reprise des indices à petite capitalisation a été moins impressionnante que celle des indices des grandes sociétés, c\u2019est en partie parce qu\u2019ils ont moins souffert récemment.En période de baisse de taux d\u2019intérêt, comme celle qu\u2019on vient de vivre, les petits titres tiennent bien la route.«Comme les petites sociétés dépendent davantage que les autres de l\u2019endettement bancaire, une baisse de taux leur permet de respirer, constate Martin Goulet, qui gère l\u2019indice FBN Québec de la Financière Banque Nationale.Or, cette baisse de taux pourrait profiter à notre indice pendant encore un bon moment».Rappelons que cet indice, dont la capitalisation boursière était de 12,5 milliards $ en avril, comprend 100 sociétés dont le siège social se trouve au Québec.Il sert d\u2019étalon à un grand nombre de gestionnaires de portefeuilles de titres québécois.Sa performance a été rien de moins qu\u2019enviable depuis son point de référence en 1992.Indice boursier de sociétés à petite capitalisation FBN Québec m TSE 200 Russell 2000 Source : Financière Banque Nationale Depuis le début de l\u2019année, Royal Aviation (devenue récemment Canada 3000), Shirmax et Hartco ont été les titres vedettes (+75 % et plus).En revanche, NHC Communications, Saco Smartvision et Satum (Solutions) ont encaissé les plus lourdes pertes (-63 % et plus). BOURSE DE MONTRÉAL : TOUJOURS PLUS HAUT Si on se fie au produit phare de la Bourse de Montréal depuis la restructuration des Bourses canadiennes il y a un an, c\u2019est-à-dire les options sur actions, les affaires vont bon train sur ce parquet : au cours du premier trimestre, le volume de celles-ci étaient en hausse de 18,7 % par rapport à l\u2019an dernier, une année faste s\u2019il en fut.En revanche, les produits dérivés sur taux d\u2019intérêt ne semblent pas connaître la même faveur.En effet, le contrat à terme sur acceptations bancaires canadiennes de trois mois (BAX) et celui sur obligations du gouvernement du Canada de dix ans (CGB) continuent à s\u2019effriter par rapport à leurs sommets de 1998.Les produits dérivés sur indice sont également en baisse depuis l\u2019an dernier.Nos données trimestrielles ont été annualisées pour faciliter la comparaison.Si la Bourse de Montréal n\u2019est pas gagnante sur tous les fronts, ce n\u2019est pas faute de projets ni d\u2019énergie.L\u2019Institut des dérivés, un centre de référence en la matière a été lancé en avril.Dans la mouvance des produits dérivés, après avoir mis en marché les contrats à terme sur actions individuelles, la Bourse fera de même avec les indices sectoriels ou des options commanditées.Même si la Bourse d\u2019actions n\u2019est plus du tout ce qu\u2019elle était, le parquet montréalais Croissance du marché des options à la Bourse de Montréal 1995 - 2001* 1995\t1996 1997 Sources : Bourse de Montréal * Excluant les options à long terme (1) Premier trimestre annualisé maintient une Bourse d\u2019actions pour sociétés à petite capitalisation du Québec, qui ne satisfont pas les critères d\u2019admissibilité de la Bourse de Toronto.¦ ÉCONOMIE THÉMATIQUE FISCALITÉ DES PARTICULIERS IMPOSITION ET TAXATION : LES TAUX BAISSENT, MAIS L\u2019ÉCART SE CREUSE Depuis 1997, date à laquelle nous avons commencé à nous intéresser à cette question, les taux marginaux d\u2019imposition sur les revenus les plus élevés n\u2019ont cessé de diminuer au Québec : naguère de 52,9 %, le taux est maintenant à 48,7 %.Le hic, c\u2019est que la tendance a été tout autant à la baisse dans les autres provinces canadiennes, ainsi que dans les Etats américains.Tant et si bien que l\u2019écart est toujours aussi défavorable pour la province francophone.Pire, il s\u2019est creusé depuis Tan dernier : le ministère des Finances du Québec estime que l\u2019écart entre le Québec et les autres provinces canadiennes est passé de 2,1 % en Tan 2000 à 2,5 % cette année; si les choses évoluent telles qu\u2019il a été prévu, l\u2019écart devrait revenir à 2,1 % Tan prochain.Ainsi, le taux marginal de l\u2019Alberta est passé de 43,7 % Tan dernier, à 39 % cette année, c\u2019est-à-dire à une fraction du taux le plus bas de tous les Etats américains, situé à 39,6 %.Ce dernier, qu\u2019on trouve par exemple dans les États de Washington, de Floride et du Texas, est l\u2019impôt minimun fédéral.La province albertaine propose en outre un taux de taxe de vente de 7 %, soit légèrement plus que le 6,5 % de l\u2019État de Washington, au sud de sa frontière.En revanche, la Colombie-Britannique impose les revenus élevés au même taux que ceux du Québec et sa taxe de vente combinée (7 % de TPS + 8 % de TVQ) se rapproche de celle du Québec (15,025 %).À une différence cependant : la TVQ québécoise est plus exhaustive que les taxes de vente de la C.-B.ou de l\u2019Ontario.Et cela peut faire parfois toute une différence. 15 Taux marginaux d'imposition (2001) Taux maximum en % du revenu imposable Seattle San Francisco Phoenix Philadelphie New York Miam Détroi Dallas Chicago Boston Atlanta Calgary Vancouver Toronto Montréal 145,6 39,6 46,4 15,03 48,7 : 10 20\t30 40 50\t60 Taxe de vente (max.) Taux marginal \u2014i Source : Ministère des Finances du Québec, Chambre de commerce du Montréal métropolitain en collaboration avec Samson Bélair Deloitte & Touche Note : Le taux marginal maximum d'imposition correspond au taux combiné fédéral et provincial auquel est imposé chaque dollar additionnel sur le revenu le plus élevé.L'impact des mesures fédérales et des mesures des autres provinces annoncées en date du 23 mars 2001 est incorporé.POPULATION Croissance démographique DÉMOGRAPHIE : MONTRÉAL SOUS LA MOYENNE Même si la population de la RMR de Montréal atteint 3,5 millions d\u2019habitants cette année, son taux de croissance n\u2019en progresse pas moins sous la moyenne de l\u2019ensemble des RMR canadiennes.Tant et si bien que la métropole du Québec suit la même tendance que la province : leurs parts diminuent dans l\u2019ensemble canadien.En 1961, la population de Montréal représentait 25 % de la population des RMR canadiennes; 40 ans plus tard, c\u2019est 18 %.Or, Toronto, pendant ce laps de temps, grignotait du terrain, passant de 22 % de la population des agglomérations canadiennes à 25 %.Idem pour Vancouver et Calgary, même si les gains sont moindres.Quant à l\u2019ensemble du Québec, Statistique Canada prévoit que sa part, dans l\u2019ensemble du Canada, qui était de 25 % en 1993, sera de 21 % en 2026.L\u2019Ontario pendant ce temps passera de 37 % à 41 %.Les provinces de la Colombie-Britannique et de l\u2019Alberta épousent la même tendance.En fait, tout se passe comme si les provinces à croissance économique rapide connaissaient également des taux de croissance démographique plus rapides que la moyenne canadienne.On observe le même phénomène auprès des régions essentiellement urbaines, dont la croissance économique est plus rapide que dans les régions intermédiaires ou les régions rurales voisines des régions métropolitaines : elles progressent aussi plus rapidement.6 000 000 5 000 000 4 000 000 3 000 000 2 000 000 1 000 000 0 1961\t1971\t1981\t1991\t2001\t2005 Source : Statistique Canada Note : d'après le recensement de 1996.Montréal ssss Vancouver Toronto\tCalgary Comme d\u2019habitude, Montréal et le Québec perdent chèrement les immigrants qu\u2019ils attirent de l\u2019étranger au profit des provinces à l\u2019ouest de l\u2019Outaouais : la migration interprovinciale continue à afficher un solde négatif, ce qui n\u2019est pas le cas en Ontario ni en Alberta.En tant que facteur de croissance démographique, l\u2019accroissement naturel ne cesse de décroître comme partout ailleurs au pays. 16 ¦ QUALITÉ DE VIE SANTÉ PUBLIQUE LE QUÉBEC EST PEU FÉCOND Parmi les femmes des grands pays industrialisés, les Québécoises sont peu fécondes.Les dernières données de 1998, tout juste rendues publiques par Statistique Canada, font état d\u2019une autre baisse de l\u2019indice synthétique de fécondité au Québec avec 1,47 enfant par femme.Et, parmi les Québécoises, les Lavalloises et les Montréalaises étaient très légèrement moins fécondes (1,46), et ce, depuis 1997, alors que le taux de la métropole est passé sous la moyenne provinciale.De toutes les grandes provinces canadiennes, l\u2019Ontario (1,53) est à peine au-dessous de la moyenne canadienne (1,54).Il n\u2019est guère étonnant de constater que le nombre de naissances vivantes ait moins diminué dans la province voisine (-0,3 %) que dans l\u2019ensemble du Canada (-1,8 %).En revanche, tel n\u2019est pas le cas au Québec où l\u2019on a constaté une diminution de 4,9 % des naissances en 1998.La Colombie-Britannique suit de près avec une baisse de 3,4 % des naissances : pas étonnant que le taux de fécondité soit également parmi les plus bas au Canada (1,45).Pour expliquer cette baisse du nombre de naissances au Canada, on note le vieillissement des membres de la génération des baby-boomers et la réduction du taux de fécondité chez les femmes de moins de 30 ans.Dans le monde industrialisé, il n\u2019en va pas toujours ainsi, puisqu\u2019on constate une augmentation du taux de fécondité aux États- Indice synthétique de fécondité (1998) Taux Sources : Statistique Canada, Institut de la statistique du Québec, INED (Paris) / / / # / / /
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