Tableau de bord, région métropolitaine de Montréal = Trend chart, Greater Montreal region, 1 septembre 2001, Français
[" PER b**0 BNQ UNE PUBLICATION TRIMESTRIELLE D\u2019ANALYSE STATISTIQUE DE LA CHAMBRE DE COMMERCE DU MONTRÉAL MÉTROPOLITAIN RÉALISÉE EN PARTENARIAT AVEC DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE CANADA VOLUME 4, NO 1, SEPTEMBRE 2001 POINTS SAILLANTS LES VENTS SONT ENCORE FAVORABLES Les principaux indicateurs ne laissent pas d\u2019étonner dans la conjoncture actuelle : la consommation tient bon, l\u2019immobilier se porte à merveille et l\u2019emploi fait des gains surprenants.Montréal résiste à la morosité ambiante et il faudrait un fâcheux coup du sort pour que l\u2019économie dérape.Au seul chapitre de l\u2019emploi, Montréal accumule les effectifs depuis le début de l\u2019année sans coup férir.Mieux, ces gains se sont faits aussi dans le secteur de la fabrication, largement tributaire du cycle économique.Il est à prévoir que le niveau de l\u2019emploi baissera dans les prochains mois - la baisse de l\u2019indice d\u2019offre d\u2019emploi en témoigne -, mais on sera loin des récessions passées.TABLE DELA REGION BORD TAINE DE MONTREAL D\u2019AUTRES RAISONS DE SE RÉJOUIR ¦\tLes aéroports de Montréal tiennent tête ¦\tL\u2019espérance de vie en hausse d\u2019un autre cran ¦\tLes touristes continuent d\u2019aimer Montréal CE QUI N\u2019EST PAS DU TOUT ROSE ¦\tLes attentes dans les salles d\u2019urgence s\u2019allongent ¦\tLe taux de réussite à la fin des études secondaires baisse LA CHRONIQUE DE DEC Le tourisme à Montréal a bénéficié ces dernières années de plusieurs facteurs conjoncturels favorables.Mais la ville ne doit pas s\u2019asseoir sur ses lauriers, car la concurrence est forte.1^1 Développement\tCanada Economie ¦\téconomique Canada Development Canada 2 Laval Montréal CARTE LA RÉGION MÉTROPOLITAINE Montréal, Laval et couronnes nord et sud 111 municipalités 3,3 millions d\u2019habitants PIB : 55 % de celui du Québec Impôts des sociétés : 75 % de ceux du Québec couronne nord couronne sud 1,7 million d\u2019emplois LES STATISTIQUES qui suivent portent par défaut sur la région métropolitaine de recensement (RMR).Quand les territoires de la CUM ou de la ville de Montréal sont retenus, c\u2019est qu\u2019il était impossible de faire autrement.Les statistiques sont toujours les dernières disponibles au moment de mettre sous presse.Données colligées avec la collaboration du GROUPE FINANCIER BANQUE ROYALE' Edité et distribué gratuitement par Leadership li'tcniùèsi le journal mensuel de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain LE TABLEAU DE BORD DE LA RÉGION MÉTROPOLITAINE DE MONTRÉAL est ouvert à la participation de tous les organismes voués à l\u2019essor de la région métropolitaine.La reproduction de ce document est autorisée, en tout ou en partie, avec mention de la source : Chambre de commerce du Montréal métropolitain.Directeur de la publication : Jean-Pierre Langlois, économiste Téléphone : (514) 871-4000, poste 4070 Télécopieur: (514) 871-1255 Courriel : jplanglois@ccmm.qc.ca Disponible sur le site Web de la Chambre : www.ccmm.qc.ca/presse/tdb 3 .POINTS SAILLANTS^ -t\t\\7T7T\\T7'T,,T,T?\tpage 2 \t4 \u2022 Emploi dans le secteur public (emploi) 4\t 4.MACROÉCONOMIE\t4 Le marché du travail\t \u2022 Création d\u2019emplois\t4 \u2022 Taux de chômage\t5 \u2022 Indice de l\u2019offre d\u2019emploi\t5 \u2022 Emploi prévu\t6 \u2022 Arrêts de travail\t6 Les prix\t \u2022 Indice des prix à la consommation\t7 5.ÉCONOMIE SECTORIELLE\t8 Le transport\t \u2022 Trafic aérien\t8 Le tourisme\t \u2022 Taux d\u2019occupation des hôtels du\t Grand Montréal\t9 L\u2019immobilier\t \u2022 Mises en chantier\t9 \u2022 Marché de la revente\t10 \u2022 Taux d\u2019inoccupation des bureaux\t10 Le commerce de détail\t \u2022 Ventes\t11 Le secteur financier\t \u2022 Petites capitalisations boursières\t11 \u2022 Bourse de Montréal\t12 6.ÉCONOMIE THÉMATIQUE\t13 Informatisation\t \u2022 Utilisation d\u2019Internet\t13 7.QUALITÉ DE VIE\t14 Environnement\t \u2022 Qualité de l\u2019air\t14 Éducation\t \u2022 Obtention d\u2019un diplôme\t14 Sécurité publique\t \u2022 Taux de criminalité\t15 Santé publique\t \u2022 Attente dans les hôpitaux\t15 \u2022 Espérance de vie à la naissance\t16 \u2022 Taux de mortalité infantile\t16 8.LA CHRONIQUE DE DÉVELOPPEMENT\t ECONOMIQUE CANADA\t17 \u2022 L\u2019essor du secteur touristique à Montréal 17 Développement ^économiquej Q Développement\tCanada Economie économique Canada Development Canada Prospérer ensemble La force de la collectivité L\u2019union des forces, A Développement les efforts des corn se dépasser.Nous leurs partenariats.\u2019est l\u2019avancement d\u2019une collectivité, économique Canada, nous endossons munautés québécoises qui osent alppuyons leurs projets d\u2019affaires et Soutenir la force dt la collectivité : c\u2019est notre raison d\u2019être.w 4k S Chambre de commerce ¦m.# à du Montréal métropolitain Board of Trade f of Metropolitan Montreal 5, Place Ville Marie, niveau plaza, bureau 12500, Montréal (Québec) H3B 4Y2 Téléphone : (514) 871-4000 Télécopieur : (514) 871-1255 Courriel : info@ccmm.qc.ca EN VEDETTE SECTEUR PUBLIC : L\u2019EMPLOI PROGRESSE N\u2019ajustons pas nos appareils : l\u2019emploi dans la fonction publique a progressé sans discontinuer depuis le début de 1999.Après les années de vaches maigres qui ont commencé en 1992-1993, le secteur public refait ses forces depuis quelques années.Il y avait, au premier trimestre de cette année, autant de personnes qui y travaillent qu\u2019il y en avait au premier trimestre de 1996.L\u2019Ontario et la Colombie-Britannique ont enregistré, depuis un an, les augmentations les plus importantes de l\u2019emploi dans ce secteur : respectivement 19 600 et 6 600 emplois.En revanche, la Nouvelle-Écosse et Terre-Neuve se serrent toujours la ceinture : 2 100 et 800 emplois ont été retranchés respectivement de leurs effectifs.Le Québec a été beaucoup plus réservé en matière d\u2019augmentation : on a enregistré une hausse de seulement 450 emplois.Bien que nous ne disposions pas de données aussi récentes sur les agglomérations, il est maintenant évident qu\u2019elles suivent la même tendance.Pour la seule administration fédérale, la baisse amorcée en 1992-1993 est maintenant terminée.Dans le cas d\u2019Ottawa-Hull, on constate une reprise soutenue depuis 1997.A Montréal, la reprise est toute récente, mais surtout très modeste.C\u2019est sans conteste au sein des effectifs de l\u2019administration fédérale que l\u2019augmentation a été la plus conséquente.Le nombre d\u2019emplois dans les administrations provinciales et territoriales est resté pratiquement inchangé.Au Québec, les augmentations constatées dans l\u2019administration générale ont été compensées par des diminutions dans le secteur de l\u2019enseignement postsecondaire.Emplois de l'administration fédérale dans les RMR Source : Statistique Canada Montréal Toronto Calgary Vancouver 30 000 25 000 20 000 15 000 10 000 1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 LA MACROÉCONOMIE LE MARCHÉ DU TRAVAIL EMPLOIS : MONTRÉAL SE JOUE DE LA CONJONCTURE Bien que Montréal ait perdu quelque 8 000 emplois depuis le pic de mai dernier, elle en a gagné 45 000 depuis la fin de l\u2019an dernier.Une prouesse dans la conjoncture actuelle.Ce gain est d\u2019autant plus étonnant que la Canada dans son ensemble n\u2019en a accumulé que 15 000 et le Québec 11 000.Même si Montréal a créé plus d\u2019emplois dans le secteur des services que dans celui des biens pendant ce laps de temps - le ratio est de deux pour un -, il est réconfortant de constater que le sous-secteur de la fabrication a largement contribué à relancer un domaine en perte de vitesse Tan dernier : il semble que la restructuration des industries traditionnelles ait finalement porté ses fruits.Témoin que les consommateurs n\u2019ont pas encore jeté l\u2019éponge dans la conjoncture actuelle où les manchettes de mises à pied occupent la une des journaux, les commerces à Montréal ont continué d\u2019embaucher depuis le début de Tannée.En revanche, les domaines des soins de santé, de l\u2019enseignement, de la gestion d\u2019entreprises sont en perte d\u2019effectifs.Après un début d\u2019année robuste, les services professionnels se délestent de leurs employés, comme c\u2019est le cas dans l\u2019ensemble du Canada.Du côté de l\u2019agglomération montréalaise, la banlieue se porte mieux que T île de Montréal, dont les gains marquent le pas depuis quelque mois.Création d'emplois en variation annuelle Données désaisonnalisées juif 00 juif 01 Montréal Vancouver Source : Statistique Canada Toronto Si Toronto a réussi a créer 54 000 emplois depuis la fin de Tan dernier, Vancouver (+7000 emplois) et Calgary (+15 000) ont fait des gains plus modestes.Si l\u2019Alberta profite de la manne du pétrole et du gaz, la Colombie-Britannique souffre douloureusement de la contraction de l\u2019activité américaine (-17 000). 5 LE TAUX DE CHÔMAGE S\u2019EFFONDRE À MONTRÉAL On se croirait en plein boom économique.Le taux de chômage a atteint 7,1 % en juillet dernier à Montréal, soit une baisse de 1,2 % en un mois.Du rarement vu.C\u2019est presque aussi bon qu\u2019au tout début de l\u2019an dernier, alors que Montréal créait des emplois à la pelle.Or, il n\u2019en est rien aujourd\u2019hui, même si la métropole se tire fort bien d\u2019affaires en matière d\u2019emploi.Comme d\u2019habitude, il faut chercher l\u2019explication du côté du taux d\u2019activité, c\u2019est-à-dire le pourcentage de la population active qui veut et peut travailler.Ce dernier a chuté abruptement en juillet, soit autant que le taux de chômage.Après avoir crû sans discontinuer depuis le début de l\u2019année, l\u2019emploi est en baisse depuis deux mois, quoique de façon très modéré.Donc, pas question de pavoiser en ce qui a trait au taux de chômage de Montréal.Idem pour l\u2019ensemble du Québec, qui est passé à 8,2 % en juillet, après avoir atteint 9 % en mai.Comme à Montréal, le taux d\u2019activité est en cause.L\u2019emploi au Québec a amorcé sa décroissance l\u2019an dernier et n\u2019a pas cessé de décroître depuis lors.La baisse du taux d\u2019activité serait dans la mouvance du ralentissement économique bien en selle en Amérique du Nord.A Toronto, le taux de chômage a crû très légèrement à 6,4 %, à la suite d\u2019une augmentation du taux d\u2019activité.Idem à Calgary qui Taux de chômage Données désaisonnalisées Source : Statistique Canada Montréal Toronto Calgary Vancouver juil.98 maintient néanmoins son taux de chômage à 4,2 %, un niveau au-dessous du taux américain de 4,5 %.Vancouver est parvenue à abaisser son taux de chômage à 5,5 % dans la foulée d\u2019une légère baisse du taux d\u2019activité.OFFRE D\u2019EMPLOI : LA GLISSADE C\u2019est confirmé : il y a de moins en moins d\u2019emplois offerts dans les journaux du pays.Témoin nos indices d\u2019offre d\u2019emploi qui sont tous en chute libre, sauf celui de Calgary.Parmi les provinces, il n\u2019y a bien que TIle-du-Prince-Édouard et le Nouveau-Brunswick qui aient enregistré des gains au mois de juillet.Ce profil de baisse a été amorcé en octobre ou novembre dernier.Depuis lors, la décroissance est remarquable : l\u2019indice de Vancouver a perdu 19,5 %; celui de Montréal, 16,6 %; et celui de Toronto, 14 %.Pendant ce laps de temps, l\u2019indice de Calgary gagnait 2,3 %.Il est vrai que l\u2019économie albertaine est encore en pleine effervescence, propulsée qu\u2019elle est par le boom pétrolier et gazier.Au cours du passage de juin à juillet, c\u2019est au Québec et en Ontario qu\u2019on a constaté les baisses les plus marquées, soit 5,2 % et 4,6 % respectivement.Pas étonnant, car ce sont les provinces centrales qui pâtissent le plus des coupes sombres dans le secteur manufacturier avec, en prime, la débandade dans le sous-secteur des hautes technologies.1996 = 100 Indice de l'offre d'emploi Données désaisonnalisées et lissées 200 190 180 170 160 150 140 130 120 110 100 90 80 Source : Statistique Canada Montréal Toronto Calgary Vancouver 6 EMPLOI : REPRISE L\u2019AN PROCHAIN L\u2019année en cours n\u2019en sera pas une bonne pour l\u2019emploi : après avoir crû à raison de 4 à 5 % l\u2019an dernier, l\u2019emploi ne devrait guère progresser cette année.Telle est du moins l\u2019opinion du Conference Board du Canada, qui nous a donné accès à sa boule de cristal.Ce qui pourrait surprendre, ce n\u2019est pas cette décroissance - combien prévisible -, mais sa relative douceur : entre 1,5 et 2,5 % de hausse, c\u2019est presque une moyenne annuelle en période de prospérité.Ce qui étonne au contraire, c\u2019est l\u2019importance des hausses de l\u2019an 2000 pour des agglomérations comme Calgary, Toronto et même Vancouver.Montréal n\u2019aura connu qu\u2019une hausse de 2 % à ce chapitre.Nous avons fait largement état du peu d\u2019éclat de la croissance de l\u2019emploi à Montréal l\u2019an dernier.Si les augures ont raison, l\u2019emploi ne s\u2019effondrera pas comme au début des années 90, salors que Montréal connaissait quatre années de baisse d\u2019emploi en continu.Cela faisait suite à la récession du tournant des années 90, période fort douloureuse pour l\u2019économie montréalaise.Si le Conference Board voit juste, l\u2019emploi à Toronto rebondira l\u2019an prochain, progressant plus rapidement que celui de Montréal.Et Vancouver, qui donne cette année des signes de robustesse, ne sera pas en reste avec une progression de son emploi un cran au-dessus de celui de Montréal.Croissance prévue de l'emploi Calgary iiiiiimii Montréal Vancouver ¦¦¦¦ Toronto Source : Conference Board du Canada GRÈVES ET LOCK-OUT : RETOUR À LA NORMALE Après que Vancouver fut sorti de sa réserve habituelle en matière d\u2019arrêts de travail l\u2019an dernier, l\u2019année en cours prend des allures plus habituelles : l\u2019Ontario reprend sa première place tant en ce qui touche le nombre de grèves que le nombre de jours-personnes affectées, le Québec suivant de près et la Colombie-Britannique se laissant distancer largement.En revanche, Montréal reprend du service sur le haut du podium, devant Toronto et, bien sûr, Vancouver.On remarquera en consultant le graphique que la tendance à la hausse observée au cours des dernières années semble être à bout de souffle depuis le milieu de Tan dernier : est-ce un autre symptôme du ralentissement économique amorcé en Amérique du Nord en Tan 2000, les travailleurs étant moins revendicateurs lorsque l\u2019économie tourne moins rondement ?Bien que leur nombre soit conséquent, il y a eu peu d\u2019arrêts de travail importants au Québec au cours du premier trimestre de cette année.Les seules grèves assez importantes pour qu\u2019on les mentionne sont celles de la société minière Québec-Cartier de Port-Cartier et Camco de Montréal.En Ontario, on retiendra celles des sociétés suivantes : Falconbridge de Sudbury, E.B.Eddy Forest Products (Domtar) de Naim, Co-Steel Lasco de Whitby et l\u2019Université McMaster.Arrêts de travail Entreprises toutes catégories CA \t \t \t \t \t \t \t \t \t \t 1999\t2000.\t2001 1997\t1998 1994\t1995 (janv.-marsÈ Source : Développement des ressources Montréal mmmm Vancouver anH humaines Canada\tToronto Note : \"données annualisées- Enfin, on retiendra Superior Poultry de Coquitlam et Premium Brands (Fletcher\u2019s Fine Food) de Vancouver pour la Colombie-Britannique. 7 LES PRIX L\u2019INFLATION DÉCÉLÈRE, SURTOUT À MONTRÉAL Il faut remonter à l\u2019été dernier pour assister à une baisse mensuelle de l\u2019indice des prix à la consommation et, à plusieurs années, pour être témoin d\u2019une chute de 0,6 de cet indice comme ce fut le cas à Montréal en juin dernier.Et, sauf pour Vancouver, la plupart des villes canadiennes semblent vouloir épouser cette tendance baissière.La raison en est simple : après plusieurs mois d\u2019une montée substantielle de l'inflation en Amérique du Nord, le rythme baissier de l\u2019activité économique a fini par rattraper l\u2019évolution des prix.En effet, la production et l\u2019inflation évoluent rarement à la même cadence, surtout en période de ralentissement économique : pendant qu\u2019on assiste à la chute de la première, la seconde poursuit sa progression pendant un petit moment.C\u2019est ce que nous avons vécu au cours de l\u2019année 2001.Or, le temps semble être mûr pour un ralentissement de l\u2019inflation et, cela même, au moment où l\u2019on assistera à une reprise économique.Au Canada, la baisse en variation annuelle de juin a été la plus prononcée en 14 mois.Et si on soustrait de l\u2019IPC les éléments volatils tels que l\u2019énergie (dont le prix a finalement chuté) et les aliments, la croissance de l\u2019indice est encore plus raisonnable : plutôt Taux d'inflation Indice des prix à la consommation juin 98 juin 99 juin 01 juin 97 juin 00 Source : Statistique Canada Montréal i qu\u2019une croissance annuelle de 3,3 %, c\u2019est 2 % que nous obtenons.Or, au vu de la chute des capacités de production dans le monde entier, la voie semble toute tracée pour que nous assistions à une baisse de l\u2019inflation dans les prochains mois. 8 ECONOMIE SECTORIELLE LE TRANSPORT À MI-ANNÉE, BONNE FICHE AUX AÉROPORTS DE MONTRÉAL À la fin de juin de cette année, le trafic des passagers aux aéroports de Montréal était en hausse de presque 5 % par rapport à la même période de l\u2019an dernier.Ce résultat se compare avantageusement au chiffre de 3,5 % enregistré pour l\u2019ensemble de l\u2019an dernier.Et on note une meilleure performance à Dorval (5 %) qu\u2019à Mirabel (4,5 %), ce qui ne s\u2019était pas vu depuis un petit moment : il est probable que la force relative du dollar canadien ait découragé certains touristes étrangers de venir visiter la Belle Province : on sait que Mirabel se spécialise dans le vol nolisé et profite de ce fait du flux de touristes estival.Ces chiffres - surtout ceux de Dorval - sont presque surprenants, au vu de la conjoncture économique actuelle.Des chiffres publiés par Air Transport Association of Canada semblent confirmer que Montréal se tire bien d\u2019affaires en regard des principales aérogares canadiennes : les taux de croissance y sont supérieurs à ceux de Toronto et de Vancouver, même si le nombre de passagers à Montréal ne fait pas le poids.Passagers totaux Dorval Taux de croissance annuels Passagers totaux Mirabel Taux de croissance annuels 1996\t1997\t1998\t1999\t2000\t2001 Source : Aéroports de Montréal Note : les chiffres de juin 2001 sont provisoires Source : Aéroports de Montréal Note : les chiffres de juin 2001 sont provisoires LE TOURISME TOURISME : DÉBUT DE DÉCROISSANCE 9 Ça devait arriver : les taux d\u2019occupation des hôtels du Grand Montréal sont en baisse.En juillet dernier, ce taux était en baisse de 4 points de pourcentage par rapport au même mois de l\u2019an 2000.Et sur les sept premiers mois de l\u2019année, on note une baisse marginale de moins de 1 % par rapport à la même période de l\u2019an dernier.Il est vrai que l\u2019an dernier a été la meilleure année dans ce domaine depuis l\u2019Expo de Montréal en 1967.Difficile, dans ces conditions, de soutenir pareille comparaison pendant longtemps.En fait, le repli actuel est typique d\u2019une conjoncture économique en ralentissement.Les entreprises qui sont en première ligne ont déjà commencé à sabrer dans les dépenses de voyage : le tourisme d\u2019affaires est en baisse partout en Amérique du Nord.Et même si le tourisme d\u2019agrément continue de soutenir le niveau général du secteur, on y observe là aussi des poches de faiblesse.Par exemple, à cause de la faiblesse de l\u2019euro, on constate que moins d\u2019Européens viennent en Amérique.Cela se voit chez les Français en visite au Québec, qui sont en moins grand nombre cette année.Et aux Etats-Unis, les taux d\u2019occupation des hôtels continuent de baisser : les étrangers boudent une devise trop musclée.Taux d'occupation des hôtels du Grand Montréal Données désaisonnalisées* % i 90 85 80 75 70 65 60 55 50 45 1989 1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 Source : Association des hôtels du Grand Montréal * Désaisonnalisation de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain Moyenne mobile de 6 mois Il est à prévoir que l\u2019évolution de la conjoncture économique mondiale - incertaine - fournisse la clé de la conjoncture dans le secteur touristique au cours des prochains mois.L\u2019IMMOBILIER MISES EN CHANTIER : OPTIMISME DE RIGUEUR Si on en croit la SCHL, les mises en chantier continueront à progresser cette année au mépris de la conjoncture économique actuelle.Que ce soit à Montréal, au Québec ou dans l\u2019ensemble du Canada, les chiffres prévus donnent le vertige : cette année sera la meilleure depuis une dizaine d\u2019années.Ainsi, il est prévu 13 300 mises en chantier à Montréal, 26 400 au Québec et 158 000 au Canada.L\u2019an prochain, on connaîtra à peine une amorce de décroissance.En fait, plusieurs facteurs concourent à soutenir pareille cadence : les taux hypothécaires exceptionnellement bas, la croissance du revenu personnel disponible, l\u2019accroissement de l\u2019immigration, mais aussi les perspectives de rendement chez les promoteurs immobiliers soutiennent tous le marché à des degrés divers.C\u2019est le cas singulièrement au Québec où le stock de propriétés au plus bas stimule l\u2019appétit des constructeurs.Sauf, peut-être, dans le domaine des logements locatifs qui sont lents à s\u2019ajuster aux taux d\u2019inoccupation très bas des logements existants.C\u2019est le cas à Montréal, à Québec et à Hull où la proportion des logements vacants est sous la barre des 2 % : les promoteurs y trouveraient moins leur compte que dans d\u2019autres secteurs, à cause de la réglementation des loyers par la Régie du logement du Québec.Ailleurs au pays, les perspectives sont tout aussi bonnes : l\u2019Ontario et l\u2019Alberta continueront de surfer sur la déferlante des dernières années, alors qu\u2019en Colombie-Britannique, on note une stabilité des prix, voire une diminution.Unités Mises en chantier Données désaisonnalisées et annualisées 50 000 40 000 30 000 20 000 10 000 s s s s N o,* tri\u2019\ts s ^ S\" ^\tyf & / w w & / & w Source : SCHL Montréal Toronto Vancouver 10 REVENTE : DES NIVEAUX RECORDS ATTEINTS Cette année, le nombre de ventes du marché de l\u2019ancien devrait atteindre un chiffre inégalé à Montréal : à 31 000 transactions, notre métropole domine maintenant d\u2019une bonne tête Vancouver, alors qu\u2019il y a à peine quatre ans, la situation était à la faveur de la grande ville du Pacifique.Pourtant, il est encore loin le jour où Montréal dépassera Toronto dont le nombre de ventes dans ce marché devrait atteindre 62 000 unités cette année.Comme il est également vrai pour l\u2019ensemble du secteur de l\u2019habitation, le marché de la revente profite de facteurs fort positifs cette année : des taux hypothécaires qui sont à des niveaux exceptionnellement bas, mais aussi de la hausse de l\u2019immigration et de la réduction d\u2019impôts.Et même si la croissance de l\u2019emploi fait parfois grise mine, les revenus sont encore suffisamment robustes pour soutenir la demande.Certains marchés, comme Toronto et Vancouver, ont profité ces derniers temps d\u2019une demande contenue qui ne cherchait qu\u2019à se libérer.Vancouver, dont les nouvelles n\u2019étaient que rarement bonnes ces dernières années, surprend par sa vigueur : on y prévoit une hausse des ventes de 18 % en 2001.D\u2019une façon générale, les prix seront en hausse sauf en Colombie-Britannique.À la fois cette année et l\u2019an prochain, la croissance des prix sera supérieure au taux d\u2019inflation au Québec, en Ontario et en Alberta.Marché de la revente Taux de variation annuels 75 000 65 000 55 000 45 000 35 000 25 000 15 000 5 000 -5 000 Montréal\tToronto Vancouver Calgary Source et prévisions* : SCHL 2000 : 2001*=?L\u2019IMMOBILIER COMMERCIAL RÉSISTE AU RALENTISSEMENT ÉCONOMIQUE Même si des signes de relâchement ont commencé à émailler le secteur, l\u2019immobilier commercial et industriel au Canada refuse de sombrer dans la déprime.Montréal, en particulier, est loin d\u2019avoir jeté l\u2019éponge.Au deuxième trimestre 2001, le taux d\u2019inoccupation du secteur industriel - le deuxième au pays - a baissé d\u2019un autre cran : à 4 %, il est le plus bas depuis le début du cycle économique actuel.Si le taux d\u2019inoccupation des bureaux s\u2019est quelque peu relevé à 10,5 %, c\u2019est en raison d\u2019une offre conséquente dans le marché montréalais.En effet, le taux d\u2019occupation demeure soutenu grâce à l\u2019activité toujours présente des technologies de l\u2019information, des services financiers et des services aux consommateurs.Dans l\u2019ensemble du pays, on aura constaté que l\u2019espace occupé était en hausse pour le huitième trimestre consécutif et ce, malgré le ralentissement de l\u2019économie nord-américaine.Parallèlement, les promoteurs ont continué à construire contribuant de ce fait à augmenter le stock d\u2019espace disponible.Malgré une très légère hausse du taux d\u2019inoccupation du secteur industriel canadien de 3,9 % à 4 % au cours des deux premiers trimestres, le secteur demeure robuste.C\u2019est à Toronto que revient la palme d\u2019avoir contribué à raison de 75 % à la croissance de l\u2019offre dans le marché depuis le début de l\u2019année.Il est peu probable que ce marché résiste indéfiniment à la pression baissière exercée par l\u2019économie ambiante.Taux d'innocupation : locaux industriels 2T973T974T972T98 3T984T98 1T99 2T99 3T991T00 2T00 3T004TOO 1T01 2T01 Source : Royal LePage Montréal ¦¦¦ Toronto ¦¦¦ Vancouver ¦111 Canada bbi 11 LE COMMERCE DE DÉTAIL LA CONSOMMATION, MOTEUR DE LA CROISSANCE La nouvelle de son imminence ayant grandement été exagérée, la récession n\u2019est pas encore au rendez-vous.Du moins, pour l\u2019instant.S\u2019il en est encore ainsi, c\u2019est certainement grâce aux consommateurs, qui soutiennent à bout de bras la croissance économique en Amérique du Nord.Les dernières données sur les ventes au détail confirment cette assertion.Au Canada, le volume combiné et annualisé des ventes d\u2019avril et de mai est en hausse de 3 % par rapport au premier trimestre.Même si ce résultat est en retrait par rapport à la croissance du premier trimestre (5,2 %), tout indique que les consommateurs sont loin d\u2019avoir abandonné.Bien que le lien soit parfois ténu entre le gros et le détail, les ventes de gros ont repris du tonus depuis le début de l\u2019année, après avoir accusé le coup vers la fin de l\u2019an dernier.Après s\u2019être relevées considérablement entre mars et avril, les ventes au Québec ont de nouveau piqué du nez en mai, au contraire de la situation dans le reste du Canada.Mais à +7,7 % en valeur annualisée, ces dernières demeurent étonnamment robustes, davantage qu\u2019en Ontario et que dans l\u2019ensemble du Canada.La force de l\u2019emploi déterminera si les consommateurs garderont le moral au Ventes au détail Données désaisonnalisées1 Source : Statistique Canada Montréal Ontario mai 97 mai 98 mai 99 mai 00 mai 0i * Désaisonnalisation de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain cours des prochains mois.Certains en doutent tellement se répand vite le pessimisme qui s\u2019est emparé de nombreux autres secteurs des économies nord-américaines, en particulier de celle de l\u2019Oncle Sam.LE SECTEUR FINANCIER BOURSE : LES PETITES SOCIÉTÉS ONT LE VENT EN POUPE C\u2019est devenu presque routinier : les indices boursiers de sociétés à petite capitalisation se tirent mieux d\u2019affaire que ceux des grandes sociétés.Et ce, depuis au moins un an.Qu\u2019on en juge : à la fin de juillet 2001, les indices TSE 300 ou S&P500 totalisaient, après un an, des pertes supérieures à celles des indices de petites sociétés.Mieux, l\u2019indice FBN Québec se targuait d\u2019un léger gain.A cela, il n\u2019y a pas de surprise : en période de baisse de taux d\u2019intérêt, les petites sociétés n\u2019ont pas de mal à surpasser les grandes.Comme le rappelle Martin Goulet de Financière Banque Nationale, l\u2019histoire semble se répéter depuis que la Réserve fédérale américaine a amorcé sa ronde de baisses de taux : «On risque de revivre le même scénario qu\u2019entre 1991 et 1994, alors que les taux étaient en baisse.Les petites sociétés avaient enregistré dans l\u2019ensemble de meilleurs rendements que les plus grandes.» Entre janvier et la fin de juillet, ADS, Entreprises Hartco et Labopharm se sont toutes illustrées comme des championnes de la croissance, proposant des taux de rendement avoisinant 200 %.En revanche, il n\u2019en fut pas du tout ainsi pour Saco Smartvision, NF1C Communications et Nurun dont les pertes ont évolué dans une bande comprise entre -63 % et -81 %.Indice FBN Québec à petite capitalisation boursière c.S&P 500 et TSE 300 Source : Financière Banque Nationale FBN Québec S&P 500 TSE 300 500 450 400 350 300 250 200 150 Si les taux d\u2019intérêt poursuivent leur décroissance au cours des prochains mois, les petites sociétés québécoises seront aux anges.Après, ce sera vraisemblablement au tour des plus grandes de faire la fête. 12 BOURSE DE MONTRÉAL : AMORCE D\u2019UN RALENTISSEMENT ?Bien que cela soit à peine visible, le taux de croissance annualisé du marché des options sur actions à la Bourse de Montréal semble vouloir amorcer un léger repli par rapport aux hausses vertigineuses des trimestres précédents.A raison de 12,8 % de croissance au cours du premier semestre de cette année, les options sur actions font la pause : d\u2019une part, les marchés boursiers sont en convalescence et, d\u2019autre part, le parquet montréalais ne peut tenir la cadence de l\u2019an dernier pendant longtemps.Pourtant, avec un volume de 5,4 millions de contrats, la Bourse de Montréal est devenue la Bourse canadienne des produits dérivés.Après avoir atteint un sommet en 1998, le volume des contrats à terme sur acceptations bancaires canadiennes de trois mois (les fameux BAX), décroît doucement.Le volume annualisé du premier semestre était en retrait par rapport à l\u2019an dernier, bien que de peu, il est vrai.Rappelons que le BAX sert de baromètre aux taux d\u2019intérêt canadiens à court terme.Quant aux contrats à terme sur obligations de 10 ans (CGB) du gouvernement du Canada, ils se sont redressés par rapport à l\u2019an dernier.Tout en étant la Bourse canadienne des produits dérivés, la Bourse de Montréal est aussi le principal centre de négociation des contrats à terme sur instruments financiers au Canada, dont le BAX et le CGB.Après le transfert de son parquet d\u2019actions de grandes sociétés à Toronto, Montréal a continué de maintenir un parquet pour de tout petits titres.Aujourd\u2019hui, on en compte 121 sur un total de 117 sociétés.Croissance du marché des options à la Bourse de Montréal 1995 - 2001* 6 000 000 +12,8% +230 % 5 000 000 4 000 000 3 000 000 2 000 000 +35,2 % +53,9 % +30,9 % 1 000 000 1999\t2000\t2001(1) Source : Bourse de Montréal * Excluant les options à long terme (1) Premier trimestre annualisé ECONOMIE THEMATIQUE INFORMATISATION INTERNET : LA CROISSANCE RALENTIT À MONTRÉAL, MAIS AUGMENTE AU QUÉBEC Après avoir été en tête de notre palmarès au cours des dernières années, le taux de croissance de la pénétration d\u2019Internet à Montréal a glissé derrière celui de l\u2019ensemble du Canada en 2000.Pourtant, à raison de 46,6 %, ce taux de pénétration demeure honorable, bien que sous la moyenne canadienne (51,3 %).Et parmi l\u2019ensemble des RMR, Montréal est encore plus à l\u2019écart, puisque ces dernières affichent un taux moyen de 55,2 %.En fait, le Québec francophone était encore l\u2019an dernier à la traîne du Canada anglophone en matière de connexion à Internet.Et parmi les provinces canadiennes, celles situées à l\u2019est du Québec accusent un retard en regard de celle à l\u2019ouest.Pourtant, le Québec continue de se brancher à la Grande Toile à un rythme effréné : l\u2019an dernier, le taux de croissance a été de 33 %, soit le plus élevé de toutes les provinces.Il faut comprendre que le taux de pénétration était de 44 %, soit le plus faible de la Confédération.A ceux qui prévoyaient le déclin de la vague Internet, il leur faudra reporter leur prévision : l\u2019an dernier, l\u2019utilisation d\u2019Internet a connu une augmentation sans précédent.La hausse la plus marquée a été parmi les utilisateurs à la maison : 40 % contre 29 % en 1999.De fait, les ménages accèdent à Internet plus fréquemment et consacrent davantage de temps à cette activité; parmi ces derniers, la grande majorité l\u2019utilisent pour le courrier électronique et pour naviguer.Enfin, les ménages ayant un revenu et un niveau de scolarité élevés sont plus susceptibles de l\u2019utiliser.Taux de pénétration d'Internet % Utilisateurs réguliers, quel que soit le lieu d'utilisation Montréal Canada Toronto Vancouver Calgary Ottawa Source : Statistique Canada 14 QUALITÉ DE VIE ENVIRONNEMENT QUALITÉ DE L\u2019AIR : DU JAMAIS VU EN 20 ANS Pour la première fois en 20 ans, il n\u2019y a eu aucun épisode de smog au cours de l\u2019été 2000 sur le territoire de l\u2019île de Montréal : la température modérée et le temps pluvieux seraient responsables de cette situation exceptionnelle.De plus, par rapport à 1999, une baisse généralisée moyenne de près de 15 % des concentrations d\u2019ozone au sol a été enregistrée là où on retrouve des stations d\u2019échantillonnage.Sans aller jusqu\u2019à évoquer une nouvelle tendance, cet excellent résultat marque une cassure par rapport au profil des cinq dernières années alors que la courbe des dépassements de la norme horaire d\u2019ozone n\u2019avait cessé de croître.Il est peu probable que la nature soit aussi déterminante cette année qu\u2019elle le fut l\u2019an dernier, si on en juge d\u2019après les dernières semaines.Car, la main de l\u2019homme n\u2019est, quant à elle, guère plus bénéfique à son environnement en ce début du XXIe siècle.Toutefois, n\u2019oublions pas que le territoire de la Communauté urbaine de Montréal compte, entre autres, des raffineries de pétrole, des usines pétrochimiques, des producteurs de papier et carton, des bétonnières, des carrières, des incinérateurs, etc.Sans compter les 700 000 véhicules légers enregistrés sur le territoire et le milliard de litres d\u2019essence vendus chaque année dans les stations-service.D\u2019après nos renseignements, les mesures pour contrer la détériora- Dépassement de la norme horaire d'ozone à Montréal (CUM) ¦¦¦¦ Moyenne des postes de la CUM ¦¦¦¦ Moy.mobile sur 2 pér.(Moyenne des postes de la CUM) Source : CUM, Service de l'environnement tion de l\u2019environnement n\u2019ont pas fait d\u2019avancée notable dans l\u2019agglomération montréalaise pour justifier des baisses sensibles de la pollution sur une longue période.ÉDUCATION DIPLOMATICS : MONTRÉAL S\u2019ENFONCE Si l\u2019an dernier a été un moins bon cru pour le nombre de diplômés des écoles secondaires du Québec, il en fut singulièrement plus douloureux pour ceux de l\u2019agglomération montréalaise.En effet, le pourcentage de ceux qui ont obtenu un diplôme a glissé à 65,4 %, soit la pire année depuis que nous suivons cette statistique.Même si les résultats sont moins pénibles pour Laval et la Montérégie, ils témoignent là aussi d\u2019une détérioration par rapport aux années antérieures.Au sein de l\u2019agglomération montréalaise, on constate une grande disparité de résultats.Ainsi, la commission scolaire English-Montreal décroche une note de 76,5 %, pendant que celle de Montréal obtient 57,9 %.Le meilleur résultat, 83,4 %, c\u2019est à Riverside en Montérégie qu\u2019on l\u2019observe.Comme d\u2019habitude, les filles réussissent mieux que les garçons.Même si ces statistiques régionales doivent être interprétées avec circonspection, on constate, bon an mal an, que les régions du Saguenay-Lac-Saint-Jean, de la Capitale-Nationale, du Bas-Saint-Laurent, de Chaudière-Appalaches et de l\u2019Estrie sont celles qui obtiennent habituellement les meilleures notes.En revanche, les régions de l\u2019Outaouais et du Nord-du-Québec obtiennent les résultats les moins élevés.Malgré ces résultats qu\u2019on pourrait juger peu reluisants, rien ne vaut une comparaison pour se remonter le moral.Ainsi, l\u2019Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) révèle qu\u2019en 1998 le taux d\u2019obtention* d\u2019un diplôme d\u2019études secondaires chez les élèves du Québec a été de 81 %, soit très légèrement au-dessus de la moyenne (79 %) observée pour l\u2019ensemble des pays de l\u2019OCDE ; la France obtient 87 %, l\u2019Allemagne 93 % et la Nouvelle-Zélande 97 %.Diplomation Diplôme d'études secondaires Source : Ministère de l'Éducation (Québec) Note : les taux de diplomation se calculent sur une période de 7 ans.lUIrtliÉi iÉi 1989-1996 1991-1998 1993-2000 1990-1997 1992-1999 IS SÉCURITÉ PUBLIQUE MONTRÉAL : PLUS DE CRIMES AVEC VIOLENCE, MAIS MOINS CONTRE LA PROPRIÉTÉ Comme c\u2019est le cas depuis 4-5 ans, le nombre de crimes avec violence était en hausse à Montréal l\u2019an dernier, alors qu\u2019il était en baisse pour les crimes contre la propriété.Cette tendance s\u2019observe également dans l\u2019ensemble du Québec, mais pas toujours dans l\u2019ensemble du Canada.En effet, les crimes avec violence ont connu l\u2019an dernier leur première hausse au Canada après avoir été en baisse pendant sept ans.Contrairement à certaines idées reçues, Montréal est loin d\u2019être le haut lieu du crime au Canada.En l\u2019an 2000, le total des infractions au Code criminel s\u2019est élevé à 7 234 pour 100 000 habitants, soit très loin derrière Regina, en Saskatchewan, la province qui arrive en tête des infractions au Code, à l\u2019exclusion des territoires canadiens.Et le Québec était, après Terre-Neuve, la province où il se commet le moins de crimes au Canada par habitant.Toronto, pour une ville de sa taille, continue d\u2019avoir un taux de criminalité excessivement bas, en particulier en ce qui a trait aux crimes contre la propriété.En revanche, Vancouver n\u2019est pas très loin derrière Regina, se distinguant à la fois pour les crimes avec violence et contre la propriété.10 000 8 000 6 000 4 000 2 000 0 t Taux de criminalité (2000) Crimes avec violence ï Crimes contre la propriété: Source : Statistique Canada (Juristat) Contrairement à ce que vivent d\u2019autres pays industrialisés comme la France, où les préoccupations relatives à la sécurité sont en hausse, la criminalité au Canada est en baisse.Tout comme aux Etats-Unis, d\u2019ailleurs.Ce qui semble aller à contre-courant, par ailleurs, demeure la hausse ininterrompue des infractions relatives à la drogue depuis 1994 : Tan dernier, la hausse s\u2019est élevée à 9 %, dont 8 % pour possession de cocaïne.Notons, cependant, que les trois quarts de ces infractions étaient attribuables à la possession de cannabis.SANTÉ PUBLIQUE LES HÔPITAUX QUÉBÉCOIS : PAS DE PROGRÈS AUX URGENCES Malgré quelques améliorations ponctuelles, la situation dans les salles d\u2019urgence des hôpitaux du Québec n\u2019a pas pris de mieux au cours de la dernière année.Telle est l\u2019image qu\u2019on en a à la lecture des statistiques fournies par le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec.De plus, les médias n\u2019ont guère donné l\u2019impression que tout baignait dans l\u2019huile dans certains des hôpitaux montréalais en particulier.En ce qui a trait au séjour moyen sur des civières dans les salles d\u2019urgence, on note une amélioration dans les hôpitaux lavallois, mais une détérioration sensible dans ceux de la Montérégie.Dans ces deux cas, comme celui d\u2019ailleurs de Montréal-Centre, le séjour moyen était encore supérieur à la moyenne des hôpitaux québécois.Si on porte notre regard sur la clientèle passant 48 heures et plus sur les civières, la situation s\u2019est dans l\u2019ensemble dégradée, sauf à Laval où on a constaté un petit mieux.Dans tous les cas de figure, sauf à Québec, on est très loin de la norme de 2 % à ne pas dépasser que le ministère s\u2019était fixé.Enfin, les taux d\u2019occupation dans les urgences étaient tous en hausse, et ce, de façon continue depuis 1995-1996.Taux d'occupation sur des civières dans les salles d'urgence 91-92 92-93 94-95 95-96 96-97 97-98 98-99 99-00 Montréal-Centre Laval Québec Montérégie Prov.de Québec ¦ ¦ » Source : Ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec 16 L\u2019ESPÉRANCE DE VIE EN HAUSSE À MONTRÉAL Tout comme il en fut pour l\u2019ensemble du Québec, l\u2019espérance de vie à Montréal/Laval a augmenté entre 1997 et 1998 : pour les hommes, il est passé à 75,6 ans et pour les femmes, il a atteint 81,7 ans.Dans le peloton des aires géographiques que nous suivons, l\u2019agglomération montréalaise se situe au point médian.Il existe certes une corrélation entre l\u2019espérance de vie des hommes et des femmes au sein d\u2019un pays, mais nulle part en Europe l\u2019écart est-il aussi important qu\u2019en France où il atteint 7,6 ans; en revanche, il n\u2019est que de 4,9 ans au Royaume-Uni.Au Québec, il est de 6 ans, soit légèrement plus élevé que dans l\u2019ensemble du Canada (5,4 ans).Au fil des ans, l\u2019espérance de vie n\u2019a cessé de progresser, tant pour les hommes que pour les femmes.Encore une fois, en 1998, on constate que l\u2019écart se rétrécit entre les deux sexes.Au Canada, il était de 7,1 ans en 1981, mais de 5,5 ans en 1998.Parmi les provinces, l\u2019écart le plus important se trouvait au Nouveau-Brunswick (6,3) et le plus petit, à l\u2019Ile-du-Prince-Édouard (4,9).Si on peut trouver quelque réconfort dans le fait que l\u2019espérance de vie augmente, en revanche le nombre de morts progressent d\u2019année en année en raison de l\u2019accroissement de la population et de son vieillissement.Espérance de vie à la naissance (1998) Sources : Statistique Canada, Institut de la statistique du Québec, INED (Paris), National Centre for Health Statistics (É.-U.) r^,\t*- - si g Kl K g K / f f J i t / / / J1 £ Hommes Femmes MORTALITÉ INFANTILE À MONTRÉAL : PLUS PRÈS DES ÉTATS-UNIS QUE DU JAPON A 5,8 décès d\u2019enfants de moins de un an sur 1 000 naissances vivantes en 1998, le taux de mortalité infantile à Montréal/Laval est plus près du taux américain (7) que de celui du Japon (3,6).Idem pour celui du Québec (5,6).Normal, direz-vous, étant donné la similitude des conditions médicales nord-américaines.Pourtant, le taux de la Colombie-Britannique (4,2) est remarquablement bas depuis quelques années.Tous les taux ont baissé dans notre graphique sauf au Québec, où le taux est le même qu\u2019en 1997.On n\u2019a observé aucun changement dans les positions relatives des aires géographiques entre 1997 et 1998.Contrairement à l\u2019espérance de vie, dont la tendance annuelle est toujours à la hausse depuis vingt ans dans les pays industrialisés, il en va un peu autrement pour la mortalité infantile.Ainsi, le profil du taux montréalais suit un comportement erratique depuis quelque temps : il est passé de 4 pour 1 000 en 1996, à 6 en 1997, puis à 5,8 en 1998.En France, en Norvège et au Japon, le taux de mortalité n\u2019a pas été linéaire depuis quelque temps, contrairement aux autres pays que nous suivons.Au Canada, c\u2019est dans les Territoires du Nord-Ouest qu\u2019on a observé le plus grand nombre de morts (18,5) chez les nourrissons.Pourtant, c\u2019est là où le progrès a été le plus notable, car on comptait 92,9 morts par 1 000 naissances entre 1961 et 1965.Malgré un rétrécissement des écarts, les disparités régionales au Canada n\u2019ont pas été éliminées.Taux de mortalité infantile (1998) Décès d'enfants de moins d'un an pour 1 000 naissances vivantes Source : Statistique Canada, Institut de la statistique du Québec, INSEE (France), ODE.49^095 17 LA CHRONIQUE DE DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE CANADA LE TOURISME À MONTRÉAL : UN SECTEUR DYNAMIQUE CONTEXTE Dans la mouvance du phénomène de la mondialisation et à la suite d\u2019une croissance soutenue de l\u2019économie mondiale, le tourisme à l\u2019échelle internationale a connu une forte progression ces dernières années.D\u2019après l\u2019Organisation mondiale du tourisme, le volume global de touristes a augmenté de 7,4 % en 2000, une hausse de presque le double de celle de 1999, et la plus importante croissance de la décennie.Aussi, durant cette même période, les retombées du secteur touristique se sont élevées à 476 milliards de $ US, une croissance de 4,5 %.Comme on pouvait le prévoir, Montréal ne fait pas bande à part.En effet, la combinaison de plusieurs facteurs, soit la croissance forte de l\u2019économie montréalaise, l\u2019effort marqué de promotion et de marketing, la faiblesse du dollar canadien et la croissance soutenue de l\u2019économie américaine, a contribué à la bonne performance de ce secteur en 2000.TENDANCES ET POSITIONNEMENT La création de plus de 64 000 emplois, près de 2 milliards de dollars injectés dans l\u2019économie et un taux d\u2019occupation des hôtels parmi les meilleurs des 25 dernières années illustrent que le tourisme a connu un essor remarquable dans la métropole.Plusieurs autres indicateurs le confirment : le nombre de visiteurs à Montréal et la fréquentation des principaux attraits touristiques se sont respectivement accrus de 3,1 % et 3,7 % de 1999 à 2000.De même, la participation aux événements et festivals est à la hausse.Les investissements privés et publics considérables consacrés aux infrastructures touristiques au cours des dernières années ont raffermi le statut international de Montréal comme une ville culturelle et touristique.En effet, Montréal peut compter sur des atouts majeurs, notamment une architecture moderne et ancienne, une histoire riche et variée, d\u2019abondants produits et services touristiques de qualité.Une comparaison avec les autres métropoles du Canada révèle que Montréal se classe au deuxième rang pour le volume de touristes accueillis, derrière Toronto, et quatrième pour les dépenses quotidiennes.Taux d'occupation des hotels à Montréal % Source : Tourisme Montréal, Bilan Touristique 2000, février 2001 Croissance de la fréquentation des principaux événements \t \tGrand Prix de Montréal \tDivers/Cité Z3T Les Francofolies \"\" \tFestival Juste Pour Rire 22Z \tFestival International de Jazz mmmà 10\t20\t30\t40 Source : Tourisme Montréal, Bilan Touristique 2000, février 2001 18 CULTURE Culture et tourisme sont intimement liés.Selon la revue Muse', la culture est d\u2019un intérêt particulier pour les travailleurs, les résidants et les nouveaux venus qui vivent et prospèrent grâce aux idées et à l\u2019information.En attirant les jeunes professionnels et les entreprises par la culture, Montréal réussit à enrichir sa vie active et assure ainsi son renouvellement.Les piliers reconnus essentiels pour une vitalité urbaine sont les universités, les hôpitaux, les établissements et les industries de la culture, les instituts de recherche, éléments que l\u2019on trouve fortement représentés dans la ville.Ces contributions font de la métropole une destination de choix pour les touristes, en embellissant son image cosmopolitaine.PERSPECTIVES Le tourisme est directement touché par les fluctuations économiques.À cet égard, l\u2019avenir semble incertain.D\u2019une part, on assiste à un ralentissement récent de l\u2019économie américaine.D\u2019autre part, la valeur relative de l\u2019euro face au dollar canadien a été à la baisse.D\u2019ailleurs, le taux d\u2019occupation des hôtels en mai dernier affiche une diminution de près de 4 points de pourcentage par rapport à celui de mai 2000, et le nombre de visiteurs en provenance d\u2019autres pays que les États-Unis a chuté de 5,8 % en avril 2001 par rapport au même mois l\u2019an dernier.Dépenses quotidiennes moyennes des touristes (1999) Niagara Falls Toronto Vancouver Montréal Québec Calgary Ottawa-Hull Edmonton BS ms Source : Statistique Canada Quoi qu\u2019il advienne au plan conjoncturel, le défi des prochaines années demeure l\u2019accroissement de la durée des séjours des touristes ainsi que des dépenses moyennes de ces derniers.Montréal se classe actuellement au quatrième rang parmi les grandes villes canadiennes dans ces deux catégories.Également, la métropole devra gérer le nombre grandissant de touristes et continuer à consolider ses infrastructures et son offre touristique afin d\u2019améliorer sans cesse la qualité et la diversité de son produit.En outre, Montréal se doit de continuer à attirer des touristes de provenances diverses pour atténuer le risque associé aux fluctuations économiques.14,2% Provenance des touristes à Montréal (1999) 1.Gail Dexter Lord, Comment les musées bâtissent des villes, revue Muse, vol.17/4, 2000 Inter-province États-Unis Autres provinces Outre-mer Source : Bilan Touristique 2000, Tourisme Montréal, direction de la recherche, février 2001.par Natnaël Merid Développement économique Canada Avec la collaboration de : Stéphane Pronovost Développement économique Canada "]
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