Tableau de bord, région métropolitaine de Montréal = Trend chart, Greater Montreal region, 1 décembre 2001, Français
[" PER * 1-90 BNQ TABLE DE LA REGION T A I N E D E BORD MONTRÉAL UNE PUBLICATION TRIMESTRIELLE D\u2019ANALYSE STATISTIQUE DE LA CHAMBRE DE COMMERCE DU MONTRÉAL MÉTROPOLITAIN RÉALISÉE EN PARTENARIAT AVEC DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE CANADA VOLUME 4, NO 2, DÉCEMBRE 200 1 POINTS SAILLANTS L\u2019ÉCONOMIE DE MONTRÉAL PARTICULIÈREMENT TOUCHÉE L'économie montréalaise, tout comme celle de l\u2019ensemble du Canada, connaissait déjà depuis le troisième trimestre de 2000 une baisse de régime associée au ralentissement de l\u2019économie américaine.Par contre, nous pensions, comme beaucoup d\u2019analystes, que la reprise serait au rendez-vous dès cet automne, mais les événements survenus le 11 septembre aux Etats-Unis sont venus éliminer tout espoir de reprise en affectant grandement la confiance des investisseurs et des consommateurs.Montréal a été particulièrement affligée, car les attentats terroristes ont eu un impact direct important sur nos exportations, qui représentent plus de 50 % de notre production totale, de même que sur les industries touristique et aérospatiale, qui génèrent, pour leur part, des retombées économiques combinées d\u2019environ 14 milliards de dollars.Toutefois, les efforts considérables consentis des deux côtés de la frontière, tant sur le plan monétaire que fiscal, pour stimuler la demande intérieure, feront bientôt leur effet : on peut donc s\u2019attendre - en souhaitant que nulle autre catastrophe ne survienne - à une reprise au cours du premier semestre de 2002.DES POINTS POSITIFS MALGRÉ TOUT ¦\tLe marché du travail tient le coup pour le moment ¦\tL\u2019habitation résiste au ralentissement économique ¦\tLa qualité des soins de santé s\u2019améliore à Montréal, comparée au reste du Canada ¦\tL\u2019immobilier se porte très bien au centre-ville de Montréal DES INDICATEURS À SURVEILLER ¦\tLe tourisme d\u2019affaires fait défaut à Montréal ¦\tL\u2019industrie aérospatiale sévèrement touchée ¦\tDe moins en moins d\u2019emplois pour les décrocheurs du secondaire LA CHRONIQUE DE DEC Le secteur de la bio-industrie de Montréal possède tous les atouts pour répondre aux grands enjeux mondiaux de la santé, de l\u2019alimentation et de l\u2019environnement.Développement\tCanada Economie ¦\téconomique Canada Development Canada 2 couronne nord Laval couronne sud CARTE DE LA RÉGION MÉTROPOLITAINE Montréal, Laval et couronnes nord et sud ¦ 3,5 millions d\u2019habitants ¦ PIB : 55 % de celui du Québec ¦ Impôts des sociétés : 75 % de ceux du Québec ¦ 1,7 million d\u2019emplois 111 municipalités LES STATISTIQUES qui suivent portent par défaut sur la région métropolitaine de recensement (RMR).Quand les territoires de la CUM ou de la ville de Montréal sont retenus, c\u2019est qu\u2019il était impossible de faire autrement.Les statistiques sont toujours les dernières disponibles au moment de mettre sous presse.LE TABLEAU DE BORD DE LA RÉGION MÉTROPOLITAINE DE MONTRÉAL est ouvert à la participation de tous les organismes voués à l\u2019essor de la région métropolitaine.La reproduction de ce document est autorisée, en tout ou en partie, avec mention de la source : Chambre de commerce du Montréal métropolitain.Directeur de la publication : Éric Véronneau, économiste Téléphone :\t(514) 871-4000, poste 4052 Télécopieur : (514) 871-1255 Courriel : everonneau@ccmm.qc.ca Collaboration spéciale : Francis Letendre Disponible sur le site Web de la Chambre : www.ccmm.qc.ca/presse/tdb Publié et distribué gratuitement par LEADERSHIP IMOjiiréaJ le journal mensuel du Réseau du leadership métropolitain 3 TABLE DES MATIERES Développement économique 3.«a SUKVUL El TEiNDAIm N»\" \u2022\tÉtats-Unis \u2022\tCanada \u2022\tQuébec 4.CONJONCTURE 4 4 4 \u2022 Produit intérieur brut\t5 \u2022 Consommation\t6 \u2022 Marché du travail\t6 \u2022 Habitation\t7 \u2022 Commerce extérieur\t8 \u2022 Marchés financiers\t8 ÉCONOMIE SECTORIELLE\t9 Transport\t \u2022 Trafic aérien\t9 \u2022 Trafic portuaire\t10 Aérospatiale\t10 Immobilier\t11 Tourisme\t12 ÉCONOMIE THÉMATIQUE\t13 Éducation\t13 Santé publique\t14 7.LA CHRONIQUE DE DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE CANADA 15 Prospérer ensemble La force de la collectivité L\u2019union des forces, À Développement les efforts des corn se dépasser.Nous leurs partenariats.\u2019est l\u2019avancement d\u2019une collectivité, liconomique Canada, nous endossons nunautés québécoises qui osent appuyons leurs projets d\u2019affaires et Soutenir la force d« la collectivité : c\u2019est notre raison d\u2019être.Les bio-industries : un secteur prometteur pour le grand Montréal ?M Développement\tCanada Economie économique Canada Development Canada v ^ S Chambre de commerce à du Montréal métropolitain \" Board of Trade f of Metropolitan Montreal 5, Place Ville Marie, niveau plaza, bureau 12500, Montréal (Québec) H3B 4Y2 Téléphone : (514) 871-4000 Télécopieur : (514) 871-1255 Courriel : info@ccmm.qc.ca SURVOL ET TENDANCES LES ÉTATS-UNIS Les États-Unis subissaient déjà un ralentissement économique important avant les attentats de septembre.Cependant, comme la Réserve fédérale américaine avait réduit substantiellement ses taux d\u2019intérêt et que les entreprises avaient réussi à diminuer une grande partie de leurs inventaires au cours de la dernière année, les conditions étaient favorables à une reprise de la croissance pour le troisième ou quatrième trimestre.Les événements du 11 septembre sont venus porter un coup fatal à cet espoir en minant le principal levier de l\u2019économie américaine, c\u2019est-à-dire la consommation des ménages, qui compte pour 68 % du PIB.Au mois d\u2019octobre, le Département américain du Commerce annonçait la première décroissance de l\u2019économie américaine depuis les 42 derniers trimestres, soit la plus longue période de croissance qu\u2019ait connue les États-Unis.Le produit intérieur brut réel de notre voisin du sud a diminué de 0,4 % au troisième trimestre, alors qu\u2019il avait connu une légère progression de 0,3 % au trimestre précédent.Le marché du travail a connu en octobre sa plus forte baisse mensuelle depuis 1980, soit une diminution de 415 000 emplois.Le taux de chômage est passé à 5,4 %, alors qu\u2019il était à 4,9 % en septembre, et à 3,9 % au mois d\u2019octobre 2000.L\u2019indice de confiance des consommateurs américains, publié par le Conference Board, a chuté en octobre à 85,5, par rapport à 97,6 en septembre, soit une baisse de 12 % en un seul mois.Les multiples attentats à l\u2019anthrax en plus des licenciements massifs effectués par les entreprises minent grandement la confiance des ménages.Malgré qu\u2019il nous soit difficile pour le moment d\u2019évaluer la durée et l\u2019ampleur du ralentissement actuel, les données disponibles nous permettent, tout comme à la majorité des analystes, d\u2019anticiper que l\u2019économie américaine entrera «techniquement»1 en récession au quatrième trimestre de 2001.1 Une économie entre techniquement en récession si la croissance du PIB réel est négative durant deux trimestres consécutifs.LE CANADA L\u2019économie canadienne est très sensible aux fluctuations économiques de son principal partenaire commercial, les États-Unis.Or, tout comme l\u2019économie américaine, la croissance économique du Canada subissait, elle aussi, un ralentissement avant les événements de septembre, et même depuis quelques trimestres.Entre les mois d\u2019août 2000 et 2001, la progression du PIB réel n\u2019a été que de 0,4 %.Les derniers indicateurs concernant l\u2019économie américaine n\u2019augure rien de bon pour les exportations canadiennes pour les troisième et quatrième trimestres, car aux É.-U., la croissance du PIB réel en octobre a été négative, les ventes au détail ont chuté et la confiance des consommateurs a piqué du nez.Considérant que le Canada exporte près de 35 % de son PIB aux États-Unis, la baisse anticipée de la demande américaine pourrait affecter sensiblement l\u2019économie canadienne au cours des prochains mois.Toutefois, les efforts consentis par les deux pays pour stimuler la consommation, notamment en réduisant considérablement les taux d\u2019intérêt, en abaissant les impôts et en injectant des fonds publics dans l\u2019économie, pourraient faire leur effet et minimiser l\u2019ampleur et la durée du ralentissement anticipé.(V.Produit intérieur brut, p.5) LE QUÉBEC Au moment où ces lignes ont été rédigées, très peu de statistiques étaient disponibles sur l\u2019économie du Québec pour le troisième trimestre de 2001.Toutefois, la situation économique du Québec n\u2019est pas différente, sauf exception, de celle qui prévaut ailleurs au Canada et aux États-Unis.Par conséquent, le ralentissement économique que connaît présentement notre principal partenaire commercial aura assurément des répercussions négatives sur nos exportations et, par le fait même, sur la production de l\u2019économie québécoise.Malgré une modeste croissance du PIB québécois de 0,6 % au deuxième trimestre, les dépenses de consommation et d\u2019habitation de même que le marché de l\u2019emploi sont demeurés relativement vigoureux tout au long de 2001.Entre les mois de janvier et d\u2019août de cette année, les ventes au détail ont crû de 5,2 % par rapport à la même période de l\u2019an passé, alors que les mises en chantier augmentaient, pour la même période, de 6 %.Pour ce qui est des emplois, il s\u2019en est créé 45 500 au Québec, entre janvier et septembre.Toutefois, les ventes au détail et les mises en chantier ont commencé à montrer des signes d\u2019essoufflement depuis le deuxième trimestre, alors que plusieurs annonces de mise à pied ont été faites en septembre et octobre.Notons que la région métropolitaine de Montréal, qui représente près de 55 % du PIB québécois, a été particulièrement touchée par les attentats du 11 septembre survenus en sol américain.En effet, l\u2019industrie touristique, qui génère des retombées économiques de 1,8 milliard $ par année, et l\u2019industrie de l\u2019aérospatiale montréalaise, la sixième plus importante au monde en terme de production et la troisième pour le nombre d\u2019emplois, ont été touchées considérablement par ces événements tragiques.(V.Aérospatiale, p.10) Jusqu'à maintenant, la confiance des consommateurs reste élevée et permet à l\u2019économie québécoise de tirer son épingle du jeu.Toutefois, cette confiance est très fragile parce qu\u2019elle dépend de la bonne tenue du marché du travail qui, lui, est précaire, compte tenu de la tendance actuelle de l\u2019économie américaine. 5 CONJONCTURE LE PRODUIT INTÉRIEUR BRUT LA PRODUCTION CANADIENNE AU BEAU FIXE La dernière publication du Produit intérieur brut (PIB) par Statistique Canada ne prend pas en compte l\u2019impact des attentats de l\u2019automne sur l\u2019économie canadienne, mais permet de constater que notre économie était déjà, bien avant ces événements, grandement affectée par le ralentissement de l\u2019économie américaine.Ainsi, au mois d\u2019août, le PIB réel du Canada n\u2019a augmenté que de 0,1 %, et cette croissance est demeurée pratiquement nulle au cours des quatre mois précédents.En fait, entre les mois d\u2019août 2000 et 2001, la croissance de l\u2019activité économique n\u2019a été que de 0,4 % au Canada.D\u2019ailleurs, la production manufacturière qui a augmenté de 0,1 % ce mois-ci, a fléchi de 4,6 % au cours des 12 derniers mois.Toutefois, certains secteurs se sont démarqués par leur vigueur au mois d\u2019août.La construction résidentielle a connu une croissance de 2,1 % au cours de ce mois, soit la plus forte hausse depuis juillet 2000.Le commerce de gros a crû, quant à lui, de 1,1 %, poussé par la forte demande pour les véhicules automobiles.Le secteur des services de l\u2019information et des services culturels a fait un bond de 0,7 %, grâce à la hausse des ventes des services de télécommunication, de télédiffusion, d\u2019édition de logiciels et des services cinématographiques.Par contre, la production d\u2019ordinateurs et de matériel électronique ainsi que de matériel téléphonique a chuté de 3,2 % au mois d\u2019août.Les services de transport de même que les services d\u2019hébergement et de restauration ont connu, pour leur part, une baisse de 0,7 % et 0,8 % respectivement.Étant donné que le Canada exporte près de 35 % de sa production totale vers les États-Unis, les attentats perpétrés contre notre principal partenaire commercial affecteront la production canadienne au cours des prochains mois.Il reste maintenant à espérer que le marché du travail ne soit pas trop ébranlé et que l\u2019assouplissement exceptionnel de la politique monétaire, conjugué aux mesures fiscales annoncées par les gouvernements des deux côtés de la frontière, porte fruit, en stimulant à la fois notre demande intérieure et la confiance des consommateurs américains.% PIB réel du Canada (Variation semestrielle exprimée en taux annuel de variation) rniohoiPt-nifiNCT)\t»-\t»\u2014 c*n\tirn on\t*\u2014\t*-\tco\tirn r-.OOOOOt\u2014 OOOOO\tT\u2014\tO O\tO\tO O\tX\u2014\tO\tO\tC3 O coodododcdod\tcri\tai\tai\tcri\tcri\tan\to\to\to\to\to\tO\ti\u2014\t«\u2014\t«\u2014\ti\u2014 m\tm\tai\tai\toi\tai\tai\tm\tai\tan\tan\tan\to\to\to\to\to\toooo-n on\ten\ten\tO\ton\ton\ton\ten\ton\ton\ton\ton\tooooo\to\to\to\to\to r-\tr\u2014\tr-\tr\u2014\t*-\t*-\tr\u2014\tT-\tr-\t*\u2014\tr-\tt\u2014\tN\tN\tN\tN\tN\tCM\tCM\tCM\tCM\tCM Source : Statistique Canada 6 CONSOMMATION LA CONFIANCE DES CONSOMMATEURS SE FRAGILISE Depuis le début de 2001, les consommateurs, dont les dépenses comptent pour 60 % du PIB de la province, ont été les piliers de la croissance au Québec par la vigueur de leurs dépenses, tant pour les biens durables que pour les biens de consommation courante.Au Québec et dans l\u2019ensemble du Canada, les ventes au détail des huit premiers mois de 2001 ont progressé de 5,2 % par rapport à la même période en 2000'.Cependant, nous observons un ralentissement de leur croissance depuis le mois d\u2019avril : entre les mois de janvier et d\u2019avril de cette année, les ventes au détail ont crû de 3,5 %, alors qu\u2019entre avril et août, leur progression n\u2019a été que de 0,3 %.Le ralentissement plus accentué des ventes de biens durables, tels qu\u2019automobiles, meubles et vêtements, nous indique que les consommateurs commenceraient à réagir au ralentissement économique en réduisant leurs achats facultatifs.D\u2019ailleurs, l\u2019indice de confiance des consommateurs, publié par le Conference Board du Canada, est passé, au Québec, de 116,7, au deuxième trimestre, à 112,6, au troisième trimestre.La réduction des taux d\u2019intérêt de 300 points de base depuis le début de 2001 et la baisse des impôts en vigueur depuis le mois de juillet devraient, en principe, stimuler la consommation d\u2019ici le deuxième trimestre de 2002.Toutefois, comme la confiance des ménages est très sensible aux conditions du Indice de confiance des consommateurs Variation trimestrielle (1997=100) \u2014f [1\u2014f1 Source : Conference Board du Canada Canada M» Québec w'üb\u201d*> marché du travail et, qu\u2019à ce chapitre, les perspectives se révèlent plutôt sombres, nous nous attendons à une baisse des dépenses de consommation, sans toutefois pouvoir en prédire la durée et l\u2019ampleur.1 Statistiques sur le commerce de détail du mois d\u2019août 2001, publiées le 22 octobre dernier.MARCHÉ DU TRAVAIL LE MARCHÉ DU TRAVAIL TIENT LE COUP Indice de l'offre d'emploi (1996=100) Alors que beaucoup d\u2019analystes s\u2019attendaient à une dégradation importante du marché du travail en octobre, les dernières données sur la population active publiées par Statistique Canada nous indiquent qu\u2019il s\u2019est créé 4 600 nouveaux emplois au Québec pour ce mois, contre 24 000 en septembre.Le taux de chômage n\u2019a augmenté, quant à lui, que de 0,1 % par rapport au mois précédent, pour s\u2019établir à 8,5 %.Malgré un ralentissement significatif de la croissance de l\u2019emploi, les derniers résultats sont beaucoup moins sombres que ce à quoi on aurait pu s\u2019attendre en raison de l\u2019avalanche de mauvaises nouvelles annoncées depuis le 11 septembre.Au Québec, les secteurs qui se sont le plus démarqués sur le plan de la création d\u2019emplois sont l\u2019enseignement et le commerce, avec des gains respectifs de 9 100 et de 8 000 emplois.Par contre, les secteurs de la finance et de l\u2019assurance (-7 600), du transport et de l\u2019entreposage (-5 300) de même que le secteur manufacturier (-2 500) ont été davantage touchés par le ralentissement économique, surtout depuis les attentats terroristes de septembre.Source : Statitique Canada Montréal Québec Canada 7 Il faut tout de même mentionner que, malgré les nombreuses mises à pied survenues dans l\u2019industrie des technologies de l\u2019information en début d\u2019année, il s\u2019est tout de même créé 45 500 emplois (+1,5 %) au Québec au cours des neuf premiers mois de l\u2019année.Toutefois, à Montréal, l\u2019indice de l\u2019offre d\u2019emploi de Statistique Canada - un indicateur qui mesure les intentions des employeurs pour l\u2019embauche de nouveaux employés - a diminué de 2,9 % en octobre, comparativement à septembre.Il s\u2019agit de la 13' baisse consécutive depuis septembre 2000 (- 26 %).Il ne faut pas se faire d\u2019illusion : les dernières statistiques sur l\u2019emploi nous indiquent simplement que le marché du travail n\u2019a pas encore vraiment réagi au ralentissement actuel de l\u2019économie.Car, avec la dégringolade que connaît l\u2019économie américaine en ce moment et les mises à pied annoncées à la suite des événements de septembre, on peut certainement s\u2019attendre à une baisse plus importante de l\u2019emploi au cours des prochains mois.HABITATION LES MISES EN CHANTIER SE STABILISENT EN OCTOBRE Jusqu'à présent, c\u2019est le secteur de l\u2019habitation qui a le mieux résisté au ralentissement économique actuel.Selon la Société canadienne d\u2019hypothèque et de logement, au cours des dix premiers mois de l\u2019année, les mises en chantier de la région métropolitaine de Montréal n\u2019auraient diminué que de 1 % par rapport à la même période l\u2019année dernière.Depuis le début de l\u2019année, il y a eu 10 541 nouveaux chantiers contre 10 666 en 2000.Toutefois, ce recul serait attribuable à une baisse de 33 % de la construction de logements locatifs.Malgré une baisse importante des mises en chantier durant les mois d\u2019août (-27 %) et septembre (-31 %), la situation se serait stabilisée en octobre puisque les résultats nous indiquent que la construction résidentielle n\u2019a diminué que de 1 % par rapport à octobre 2000.Pour la région métropolitaine de Montréal, ce sont les secteurs de la Rive-Sud et de Vaudreuil-Soulanges où l\u2019on retrouve le plus grand nombre de mises en chantier avec une augmentation, pour octobre seulement, de 11 % et de 33 % respectivement.Par contre, sur l\u2019île de Montréal, on a enregistré une baisse de 12 %, principalement à cause de l\u2019important ralentissement de la construction de logements locatifs.Toutefois, le marché de la revente est extrêmement dynamique dans la région montréalaise : entre les mois de septembre 2000 et 2001, la croissance des reventes a été de 14,1 %.Les raisons pour lesquelles le secteur de l\u2019habitation tient le coup de la sorte sont, bien entendu, la faiblesse des taux hypothécaires, la pénurie de logements locatifs de même que la forte créa- Mises en chantier à Montréal Données désaisonnalisées en moyenne mobile de 6 mois milliers d'unités O O § g Source : SCHL tion d\u2019emplois qu\u2019a connue l\u2019économie montréalaise ces dernières années.Malgré le ralentissement économique actuel, la conjugaison d\u2019une forte demande pour l\u2019habitation, des investissements publics annoncés pour la construction de logements locatifs et des faibles taux d\u2019intérêt, il y a de bonnes chances que le secteur de l\u2019habitation demeure vigoureux au cours des prochains mois.Il y a toutefois un inconnu : le marché du travail.Si celui-ci devait se dégrader de façon importante au cours des prochains mois, les ménages pourraient reporter leurs dépenses d\u2019habitation, même si les taux hypothécaires demeurent très bas. 8 Milliards $ Exportation de marchandise du Canada (Données désaisonnalisées en $ constant) N N N N Source : Statistique Canada COMMERCE EXTÉRIEUR LES EXPORTATIONS CANADIENNES POURSUIVENT LEUR CHUTE1 Les dernières statistiques sur le commerce international, publiées par Statistique Canada, indiquaient que la valeur des exportations canadiennes de marchandises avait atteint, au mois d\u2019août 2001, son niveau le plus bas en 17 mois, soit 34,1 milliards de dollars.Il s\u2019agit d\u2019une baisse de 3,4 % par rapport à juillet et de 11 % depuis janvier, soit au moment ou elles avaient atteint un sommet record de 38,4 milliards $.De plus, les ventes ont diminué dans presque tous les secteurs, sauf celui de l\u2019automobile qui a connu une hausse de 1,9 %.Les exportations vers les États-Unis ont chuté de 2,7 %, alors que celles destinées ailleurs dans le monde ont diminué de 7,8 %.Ces résultats sont d\u2019autant plus inquiétants qu\u2019ils ne tiennent pas compte de l\u2019impact qu\u2019ont eu les événements du 11 septembre sur nos exportations vers les États-Unis.Considérant que la région métropolitaine de Montréal exporte plus de 50 % de sa production, que plus de 85 % de ses exportations sont destinées au marché américain et qu\u2019un emploi sur trois est tributaire du commerce extérieur, la chute des exportations, aggravée par les attentats survenus à l\u2019automne, aura alors, pour les deux derniers trimestres de 2001, un impact négatif sur la production et les emplois à Montréal.Malgré la baisse du volume des exportations, la balance commerciale du Canada est restée tout de même positive (+48,3 milliards), car les importations canadiennes ont également diminué de 0,9 %, pour se situer à 29,7 milliards $.Toutefois, ce recul aurait été plus important si ce n\u2019était de la hausse dans les secteurs de l\u2019automobile, de l\u2019agriculture et des biens de consommation.Nous remarquons cependant que, depuis le début de l\u2019année, les importations de machinerie et d\u2019équipements n\u2019ont cessé de diminuer : ceci indique que les entreprises investissent moins depuis un an ce qui, à terme, risque d\u2019amputer leurs avantages compétitifs sur le marché mondial.En conclusion, les exportations canadiennes ont suivi la même tendance que l\u2019économie américaine qui connaît, depuis le quatrième trimestre de 2000, une baisse de régime.Les événements du 11 septembre n\u2019ont fait qu\u2019aggraver la situation.La détérioration considérable du marché de l\u2019emploi, en octobre, aux États-Unis, aura, à coup sûr, un impact négatif sur la demande intérieure américaine et, par le fait même, sur les carnets de commandes des entreprises exportatrices montréalaises.1 Au moment où vous lirez ces lignes, Statistique Canada aura déjà publié les données du mois de septembre sur le commerce international du Canada.Nous nous attendions à une détérioration de la tendance : si cette situation s\u2019avère, cette analyse et ces commentaires sont d\u2019actualité et des plus pertinents.MARCHES FINANCIERS TAUX D\u2019INFLATION L\u2019indice des prix à la consommation s\u2019est fixé à 2,6 % en septembre, comparativement à 2,8 % au mois d\u2019août.Toutefois, le taux d\u2019inflation de base, qui exclut les huit composantes les plus volatiles et les impôts indirects, s\u2019est fixé à un niveau légèrement inférieur à ce qu\u2019il était au mois d\u2019août, soit 2,3 %.Malgré les faibles taux d\u2019intérêt, il y a peu de risques que l\u2019on subisse des pressions inflationnistes avant que l\u2019économie ne reprenne son envol.TAUX D\u2019INTÉRÊT Depuis le début de l\u2019année, la Banque du Canada a abaissé de 300 points de base ses taux d\u2019intérêt, dont 125 points depuis le 11 septembre, pour se fixer, le 23 octobre, à 2,75 %.Nous n\u2019avions pas connu un tel niveau depuis 40 ans au Canada.En assouplissant sa politique monétaire, la banque centrale espère ainsi raffermir la confiance des consommateurs et des investisseurs afin de stimuler la demande intérieure. 9 Toutefois, les dernières données sur l\u2019économie américaine n\u2019augure rien de bon pour notre économie; il est alors possible que la Banque du Canada annonce une nouvelle baisse des taux d\u2019intérêt à sa prochaine réunion du 27 novembre prochain.TAUX DE CHANGE Au mois de novembre, le dollar canadien a chuté à 62,33 cents U.S., alors qu\u2019il était à 66,05 cents au mois de juin.Les faibles taux d\u2019intérêt actuel, la baisse du prix des matières premières et les mauvaises perspectives concernant nos exportations engendrent d\u2019intenses pressions sur notre dollar.Par conséquent, si la situation économique devait se détériorer davantage, et si la Banque du Canada abaisse de nouveau ses taux d\u2019intérêt, la valeur du dollar canadien pourrait chuter encore.MARCHÉ BOURSIER Depuis quelques semaines, les principaux indices boursiers nord-américains ont connu une forte progression.L\u2019indice Dow Jones a gagné plus de 10 % depuis le Ie' octobre 2001, alors que l\u2019indice Standard & Poor\u2019s progressait, durant la même période, de 8 %.Ces indices ont profité des derniers développements géopolitiques, des faibles taux d\u2019intérêt et de la baisse des prix du pétrole.Du côté canadien, le TSE 300 a progressé d\u2019environ 6 % depuis le début d\u2019octobre.ECONOMIE SECTORIELLE LE TRANSPORT TRAFIC AÉRIEN LA REPRISE DU TRAFIC AÉRIEN SE FERA ATTENDRE À MONTRÉAL A la suite des attentats terroristes perpétrés contre les États-Unis le 11 septembre dernier, les espaces aériens canadien et américain ont été fermés pendant au moins 48 heures.Durant cette période, aucun avion commercial ou privé n\u2019a pu décoller d\u2019un aéroport canadien.Toutefois, selon Statistique Canada, environ 250 vols transfrontaliers et internationaux ont été détournés sur les principaux aéroports canadiens.Malgré que les vols aient repris peu à peu depuis le 13 septembre, les compagnies aériennes ont, depuis, considérablement réduit la fréquence de leurs vols.D\u2019ailleurs, l\u2019agence fédérale indiquait que l\u2019ensemble du trafic aérien canadien avait diminué de 9,8 % en septembre 2001, par rapport à la même période Tan dernier.Comme les autres aéroports canadiens, ceux de Montréal n\u2019ont pas échappé à cette réduction du trafic.Après avoir connu une croissance moyenne de 4,7 % depuis le début de Tannée, le trafic de passagers a chuté de 24 % en septembre, comparativement au même mois de Tannée précédente.C\u2019est l\u2019aéroport de Dorval qui a écopé le plus, puisque le nombre de passagers a diminué de 26 % en septembre, par rapport à septembre 2000, alors que cette diminution n\u2019a été que de 7 % dans le cas de Mirabel.Ceci s\u2019explique par le fait que la majorité des vols transfrontaliers s\u2019effectuent à partir de Dorval.De plus, depuis ces attentats, le principal utilisateur de Mirabel, Air Transat, a réduit ses effectifs de 1 300 employés et éliminé environ 30 % de ses vols.Même chose en ce qui concerne le plus grand transporteur de l\u2019aéroport de Dorval, Air Canada qui a dû immobiliser 84 de ses appareils, soit 2 % de sa flotte.La compagnie a également annoncé la suppression additionnelle de 5 000 emplois, Total des passagers aux aéroports de Montréal \t1\t\t\t 1\t \t\t \tA\t \t/ V/A \\\t \tvAA '\ti \\ \t\t\\ V \t\t\\ \\ \t\t\\\tj \t\t\ti\t \t\t Source : Aéroports de Montréal 1999\tI 2000\t! 2001 l ce qui porte le total à 9 000 cette année.La reprise de l\u2019activité normale se fera vraisemblablement attendre, car selon Jim Cherry, président d\u2019Aéroports de Montréal, le volume d\u2019activité aux deux aéroports locaux restera, jusqu'à la fin de Tannée du moins, inférieur de 20 %. 10 TRAFIC PORTUAIRE LE PORT DE MONTRÉAL AFFECTÉ PAR LE RALENTISSEMENT DE L\u2019ÉCONOMIE MONDIALE En octobre dernier, l\u2019Administration portuaire de Montréal annonçait qu\u2019au cours des huit premiers mois de 2001, le trafic global des marchandises manutentionnées au port de Montréal avait diminué de 7,3 %, par rapport à la même période de l\u2019an passé.Même le trafic de conteneurs, qui a connu une forte croissance moyenne au cours des cinq dernières années - soit près de 7 % -, n\u2019a augmenté que de 5,2 % en regard de la même période l\u2019an dernier, ce qui représente une baisse d\u2019environ 25 % sur la croissance moyenne pour cette période.L\u2019anticipation d\u2019une chute de la demande pour les produits en acier en Amérique du Nord a eu un impact négatif important sur le trafic de marchandises non conteneurisées depuis le début de l'année.Au 31 août 2001, le trafic de cette catégorie de produits représentait 310 557 tonnes, alors qu\u2019il était de 654 337 tonnes à la même période l\u2019an dernier, ce qui représente une baisse de 52,5 %.Par contre, le trafic de vrac liquide a, quant à lui, connu une intéressante croissance moyenne de 5,1 % au cours des huit premiers mois de l\u2019année.Cette augmentation est en grande partie attribuable à la hausse de 8,6 % du trafic de produits pétroliers qui représente, à lui seul, presque 30 % du trafic total du port de Montréal.Trafic des marchandises au port de Montréal (En million de tonnes métriques) 1994\t1995\t1996\t1997\t1998\t1999\t2000\t2001 (Estimation) Source : Port de Montréal Si la tendance se maintient, le trafic global de marchandises manutentionnées au port de Montréal pourrait terminer l\u2019année avec 19,2 millions de tonnes métriques, c\u2019est-à-dire à un niveau de 8,6 % inférieur à celui de 1998, année où le port a connu sa meilleure performance au cours de la dernière décennie.Cependant, compte tenu de la conjoncture économique actuelle et considérant que la moitié du trafic portuaire montréalais provient des Etats-Unis, nous pouvons nous attendre à un ralentissement de trafic encore plus important que prévu au cours des prochains mois.AÉROSPATIALE VAGUE MASSIVE DE LICENCIEMENTS POUR L\u2019INDUSTRIE AÉROSPATIALE MONTRÉALAISE Les attentats terroristes perpétrés contre les Etats-Unis le 11 septembre dernier ont particulièrement affecté l\u2019industrie aérospatiale mondiale.Bien que les événements en soi aient miné la confiance des investisseurs et des consommateurs américains, ce qui a touché de façon particulière le secteur de l\u2019aérospatiale c\u2019est que ces attentats aient été perpétrés en utilisant des avions de ligne commerciale sur des vols réguliers.Par conséquent, la fermeture de l\u2019espace aérien américain pendant une semaine, combinée à la chute catastrophique de la demande mondiale pour des billets d\u2019avion, aura gravement affecté la situation financière déjà précaire des compagnies aériennes à travers le monde.Nul besoin de spécifier que cet état de fait aura, par ricochet et à coup sûr, un impact négatif sur les carnets de commandes des entreprises en aérospatiale.L\u2019industrie aérospatiale occupe une place importante dans la région métropolitaine de Montréal.En plus d\u2019occuper le 6e rang mondial en terme de production, Montréal se classe au 3e rang en terme de nombre d\u2019emplois, après Toulouse et Seattle, avec 42 000 emplois répartis dans 250 entreprises.Cette industrie, à Montréal, représente 55 % de la production canadienne et génère des ventes de plus de 12 milliards de dollars par année.D\u2019ailleurs, Montréal est le seul endroit au monde où Ton peut fabriquer l\u2019ensemble des pièces entrant dans la construction d\u2019un appareil.Considérant que 75 % de la production aérospatiale montréalaise est exportée à l\u2019étranger et que 53 % de toute la main-d\u2019œuvre canadienne se retrouve dans la région métropolitaine, il n\u2019est pas surprenant que les événements de l\u2019automne aient eu autant d\u2019impact direct sur le secteur aéronautique de la région.Depuis le mois de septembre, plusieurs grandes entreprises de la métropole ont annoncé des mises à pied massives.Pour sa part, Bombardier a annoncé la suppression de 3 800 emplois, dont 11 2 000 à Montréal, alors que Pratt & Whitney et Bell Helicopter Textron annonçaient respectivement la suppression de 600 et 285 emplois.Plusieurs pertes d\u2019emplois sont également à prévoir du côté des fournisseurs montréalais.D\u2019ailleurs, Bombardier aéronautique estime qu\u2019au cours des prochains mois, ses fournisseurs pourraient abolir prochainement entre 2 000 et 4 000 postes, ce qui représente, selon les experts, entre 5 et 10 % de leur force de travail.Par ailleurs, l\u2019Association québécoise de l\u2019aérospatiale prévoit que les sous-traitants québécois pourraient perdre jusqu'à 25 % de leurs contrats au cours des prochains mois.La situation de l\u2019industrie aérienne déjà précaire avant le 11 septembre s\u2019est aggravée considérablement depuis, car plusieurs compagnies aériennes éprouvent maintenant des difficultés finan- cières.Air Canada et Air Transat ont annoncé la suppression de 5 000 et de 1 300 emplois respectivement, alors que la faillite de Canada 3000, survenue en novembre, laissait 4 800 personnes sans emploi.Sur le plan international, plusieurs compagnies d\u2019importance menacent également de faire faillite, les compagnies Swissair et Sabena se sont déjà placées sous la protection de la Loi sur la faillite et le deuxième plus gros transporteur au monde, United Airlines, menace maintenant de mettre la clé sous la porte.Même si on ne tient pas compte du ralentissement économique actuel, la crise mondiale de l\u2019industrie du transport aérien affectera sans contredit considérablement l\u2019industrie aérospatiale de Montréal au cours des prochains mois.IMMOBILIER FAIBLE TAUX D\u2019INOCCUPATION DES IMMEUBLES AU CENTRE-VILLE DE MONTRÉAL Au centre-ville de Montréal, la disponibilité des espaces à bureaux dans des édifices de catégories «A» et «B»1 est à son plus faible niveau depuis 10 ans.Selon une étude de marché réalisée par la firme Devencore, le taux d\u2019inoccupation combiné des deux catégories d\u2019édifices à bureaux est passé, en seulement deux ans, de 11,4 % à 7,6 %, alors qu\u2019il était à près de 17 % en 1993.Ce faible taux d\u2019inoccupation des immeubles à bureaux s\u2019explique par la croissance économique soutenue que connaît Montréal depuis quelques années et par le fait que la construction des derniers grands immeubles de catégorie «A» remonte à 1991-1992 avec le 1250 René-Lévesque, le 1000 de la Gauchetière, le 1501 McGill College et le Centre de commerce mondial.Bien entendu, le très faible niveau d\u2019inoccupation dans les immeubles prestigieux (5,8 % en juillet 2001), profite aux propriétaires des immeubles de catégorie «B» pour deux raisons : 1) les demandeurs de bureaux faisant partie de la première catégorie doivent se tourner vers des espaces à bureaux de la catégorie «B» les mieux cotés, et 2) parce que la hausse des prix engendrée par la rareté des espaces de catégorie «A» force les locataires actuels à déménager dans des espaces de catégorie inférieure.On remarque déjà une demande accme dans des secteurs normalement moins prisés par les entreprises tels que le boulevard Maisonneuve, la me Sherbrooke à Westmount et le Vieux-Montréal.Par contre, la situation pourrait changer d\u2019ici quelques mois en raison du ralentissement économique plus prononcé que prévu qui pourrait forcer les entreprises à restreindre leurs dépenses d\u2019immobilisations et parce que de nouveaux développements immobiliers - 1,5 million de pi2 de bureaux prestigieux - sont prévus à court terme.Ces deux facteurs vont nécessairement freiner la hausse du loyer et inverser la tendance actuelle du taux d\u2019inoccupation des immeubles du centre-ville de Montréal.Taux d'inoccupation des bureaux du centre-ville de Montréal (bureaux de catégories «A» et «B» combinées) Source : Devencore 1 Les immeubles de catégorie «A» sont des édifices considérés comme prestigieux, construits depuis moins de 10 ans, situés en plein cœur du centre-ville de Montréal, desservis par les meilleurs services et ayant une grande facilité d\u2019accès.Les immeubles de catégories «B» sont de grands édifices à bureaux situés également au centre-ville ou à proximité, mais qui sont plus âgés et dont la proximité des services et la facilité d\u2019accès est moindre que les immeubles de catégorie supérieure. TOURISME 12 L\u2019INDUSTRIE TOURISTIQUE DUREMENT FRAPPÉE MONTREALAISE Les événements du 11 septembre ont, comme on s\u2019y attendait, porté un dur coup à l\u2019industrie touristique montréalaise.Les dernières données statistiques publiées par Tourisme Montréal indiquaient que le taux d\u2019occupation des hôtels du Grand Montréal pour le mois d\u2019octobre 2001 était de 71,21 %, soit une baisse de 17,5 % par rapport au mois d\u2019août (86,8 %), et de 3,4 % comparé à septembre (73,75 %) 2001.Si on le compare au même mois de l\u2019année dernière, le taux d\u2019inoccupation a chuté de 14 % (octobre 2000 : 82,7 %).Pour l\u2019industrie touristique montréalaise, septembre est généralement le mois le plus important en terme de retombées économiques.Or, l\u2019impact économique négatif attribuable directement aux attentats serait, pour ce mois seulement, estimé à environ 40 millions, ce qui représente une diminution des revenus de l\u2019ordre de 20 à 30 %.Malgré le renforcement des mesures de sécurité dans les aéroports, la crainte de voyager par avion est encore omniprésente et le nombre de visiteurs d\u2019agrément demeurait, même un mois après les attentats, inférieur en regard de la même période l\u2019an dernier.D\u2019ailleurs, à ce chapitre, le gouvernement du Québec s\u2019apprête à investir 15 millions, soit six millions de plus que l\u2019an dernier, dans les campagnes promotionnelles incitant les touristes étrangers à venir passer leurs vacances au Québec.Industrie Canada fera de même en débloquant un budget de 20 millions pour l\u2019ensemble du Canada dans une campagne invitant les Américains et les Canadiens à voyager au Canada.Mais ce qui fait le plus défaut en ce moment à l\u2019industrie touristique montréalaise, c\u2019est le tourisme d\u2019affaires qui, selon Tourisme Montréal, est pratiquement au point mort.Ce type de tourisme représente environ 20 % du volume total de touristes et 30 % des dépenses touristiques effectuées dans le Grand Montréal.Considérant qu\u2019en période de ralentissement économique ou de récession, les entreprises réduisent considérablement leurs voyages d\u2019affaires, tout porte à croire qu\u2019il y a pas d\u2019amélioration notable de ce côté avant le printemps prochain.Restons tout de même optimistes : espérons que l\u2019activité reprendra avant la période estivale qui compte pour environ 50 % des revenus de toute l\u2019industrie touristique montréalaise.Taux d'occupation des hôtels du Grand Montréal (2000-2001) 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 01 01 01 01 01 01 01 01 01 01 Source : Association des hôtels du Grand Montréal ECONOMIE THEMATIQUE ÉDUCATION EMPLOIS ET NIVEAU DE SCOLARITÉ Depuis le début des années 90, le profil de la main-d\u2019œuvre qui compose le marché du travail québécois s\u2019est considérablement transformé.En effet, le «virage technique»1 qu\u2019a pris le marché du travail québécois a été beaucoup plus favorable aux personnes possédant un diplôme d\u2019études postsecondaires ou universitaires.Entre 1990 et 2000, le nombre d\u2019emplois occupés par des travailleurs ayant déclaré être sans diplôme secondaire a diminué de 287 000, ce qui représente une baisse de 31 %, alors que les personnes possédant un diplôme d\u2019études postsecondaires ont occupé 343 000 emplois de plus (+37,7 %).Le nombre d\u2019emplois occupés par des diplômés universitaires a, quant à lui, augmenté de 59 %.Par conséquent, on compte présentement un peu plus d\u2019un emploi sur deux occupé par un titulaire d\u2019un diplôme postsecondaire (55,6 %), et un seul sur cinq, occupé par des personnes n\u2019ayant pas terminé leur formation secondaire (18,6 %).Cet état de fait n\u2019est pas sans soulever certaines craintes pour la région montréalaise car, depuis quelques années, le taux de diplômation au niveau du secondaire dans la métropole est à la baisse (65,4 % en 2000), alors que les emplois accessibles aux personnes sans diplôme de secondaire se font de plus en plus rares.Si la situation du décrochage scolaire ne se redresse pas, la dichotomie qui existe entre l\u2019évolution actuelle des besoins du marché du travail et la performance du système d\u2019éducation au niveau du secondaire va nécessairement engendrer, dans l\u2019avenir, des coûts sociaux importants qui auront un impact négatif, à la fois sur la qualité de vie des Montréalais et sur la compétitivité de Montréal.1 Rendement et potentiel 2001-2002, le Conference Board du Canada Indice d'évolution du nombre d'emplois au Québec, selon le niveau de scolarité (1999=100) Source : Ministère de l'Éducation {Québec) Sans diplôme secondaire Diplôme secondaire Diplôme post-secondaire Diplôme universitaire SANTE PUBLIQUE COMPARÉE AU RESTE DU CANADA, LA QUALITÉ DES SOINS S\u2019AMÉLIORE À MONTRÉAL 14 Cette année encore, le magazine Maclean\u2019s publiait une étude sur la qualité des soins de santé prodigués dans 54 villes canadiennes de 100 000 habitants et plus.Selon cette étude, Montréal aurait fait des progrès à ce chapitre.En matière de qualité des soins, Montréal est passée du 13e au 11e rang parmi les 15 villes possédant des écoles de médecine, alors qu\u2019elle a gagné 9 rangs, passant du 29e au 20, à l\u2019échelle de l\u2019ensemble des villes étudiées.Les facteurs qui ont le plus contribué à l\u2019avancement de Montréal - par rapport aux autres villes canadiennes étudiées - sont : 1) un plus faible taux d\u2019hospitalisation pour des cas de pneumonie et de grippe, en raison de l\u2019augmentation de la prestation de soins à domicile; 2) la capacité des hôpitaux à desservir un large bassin de patients provenant d\u2019autres régions; et 3) un nombre plus élevé qu\u2019ailleurs de médecins généralistes et de spécialistes per capita.Par contre, Montréal fait piètre figure en ce qui concerne le poids des bébés à la naissance de même que pour l\u2019espérance de vie.Sur ce dernier point, l\u2019étude mentionne qu\u2019il existe une grande disparité au sein même de l\u2019île de Montréal car, dans les quartiers plus aisés de l\u2019île, l\u2019espérance de vie est jusqu'à 10 années supérieure à celle des quartiers moins bien nantis.Il faut toutefois mentionner que cette disparité est davantage reliée aux politiques des gouvernements en matière de pauvreté, d\u2019emploi et d\u2019éducation qu\u2019à la qualité du système de santé en tant que telle.Si on considère que les statistiques utilisées par Maclean\u2019s couvrent la période 1998-1999, c\u2019est-à-dire au moment où le gouvernement du Québec commençait à réinvestir dans le système de santé, il est possible de penser que Montréal serait en bonne position pour améliorer de nouveau, d\u2019ici l\u2019an prochain, son classement relatif en matière de qualité des soins de santé au Canada.Classement des soins de santé au Canada (2001) £ *\u2022 Source : Maclean's et l'Institut d'information sur la santé LA CHRONIQUE DE DEVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE CANADA LES BIO-INDUSTRIES : UN SECTEUR PROMETTEUR POUR LE GRAND MONTRÉAL ?CONTEXTE L\u2019émergence du secteur des bio-industries attire l\u2019attention de nombreuses organisations, tant au niveau national qu\u2019international.Les études qui, avant tout, ont porté sur l\u2019utilisation des biotechnologies, font face à des défis méthodologiques de taille.Les bio-industries recoupent de vastes secteurs tels que la santé humaine, la nutrition, l\u2019environnement et l\u2019agriculture.Les chevauchements dans les activités sectorielles rendent difficiles la collecte et l\u2019analyse des données de ce secteur.Il n\u2019en demeure pas moins que plusieurs signaux laissent entrevoir un avenir prometteur pour Montréal, malgré des défis considérables à relever.POSITIONNEMENT DE MONTRÉAL La région de Montréal offre sans contredit des avantages favorables au développement des bio-industries.Notamment, il en coûte moins cher, en moyenne, pour exploiter une entreprise sur le territoire montréalais qu\u2019ailleurs au Canada ou aux Etats-Unis.Montréal est également dotée d\u2019un puissant pouvoir d\u2019attraction puisqu\u2019elle bénéficie d\u2019un réseau universitaire sophistiqué qui s\u2019appuie sur une infrastructure de centres de recherche reconnus.La métropole se démarque par son niveau d\u2019expertise et d\u2019excellence en ce qui concerne les médicaments brevetés dont le développement requiert des activités considérables en recherche et développement (R-D) comparativement aux médicaments génériques.ÉTAT DE L\u2019INDUSTRIE L\u2019accès au capital et l\u2019accès à une main-d\u2019oeuvre hautement spécialisée constituent les principaux défis auxquels cette industrie est confrontée.Ce secteur se caractérise par des besoins en financement considérables et récurrents.Or, les activités de R-D comportent des risques élevés, souvent difficiles à évaluer.Les entreprises réclament également du capital pour favoriser une meilleure mise en marché des produits issus des bio-industries.Compte tenu de l\u2019ouverture des marchés internationaux, la gestion de la stratégie de propriété intellectuelle à l\u2019échelle mondiale se révèle également un enjeu de taille.Segments des bio-industries au Québec \u2022\tSanté, reproduction et nutrition Humaine Animale Végétale \u2022\tEnvironnement \u2022\tTechnologies-outils \u2022\tServices Source : Répertoire des entreprises des bio-industries du Québec, Chaire en gestion des bio-industries, ESG-UQAM, 2001.Coût d'exploitation en sciences de la vie (États-Unis=100) États-Unis Ottawa Kingston San Juan Canada Montréal Québec Saskatoon Halifax 90\t91\t92\t93\t94\t95\t96\t97\t98\t99\t100 Source : The Competitive Alternatives : A comparison of business costs in North America, Europe and Japan, KPMG, 1999. 16 La gestion des connaissances et des ressources humaines, la disponibilité d\u2019une main-d\u2019oeuvre hautement qualifiée et scolarisée (doctorat et post-doctorat) ainsi que le développement de compétences en gestion sont les principaux défis associés aux ressources humaines.D\u2019ailleurs, le Conseil des ressources humaines en biotechnologie s\u2019est joint à Développement des ressources humaines Canada pour tenter de relever ces défis.A ce sujet, des initiatives sont mises en oeuvre.Par exemple, celle de la Chaire en gestion des bio-industries de l\u2019UQAM a répondu à l\u2019appel en instaurant un programme de MBA en gestion des bio-industries en janvier 2001.PERSPECTIVES Plusieurs acteurs montréalais du secteur des bio-industries et des biotechnologies se mobilisent, revoient leur stratégie et cherchent des pistes de solutions et d\u2019actions afin de maximiser le développement de ce secteur prometteur.Notamment, BIOQuébec a annoncé l\u2019organisation d\u2019un fomm de consultation visant à définir des solutions concrètes pour le développement des bio-industries québécoises.Montréal International compte déposer sous peu un plan stratégique ainsi qu\u2019un plan d\u2019action pour le Grand Montréal.La Chaire en gestion des bio-industries de l\u2019UQAM a lancé une série d\u2019études, dont une sur Montréal, visant à appuyer le positionnement stratégique du secteur et à identifier les besoins de l\u2019industrie en matière de développement.Elles devraient être rendues publiques en 2002.Les bio-industries risquent d\u2019être propulsées par les découvertes émanant de domaines scientifiques très prometteurs des sciences de la vie telles que la génomique, la protéomique et la bio-informatique.Le Conseil de la science et de la technologie du Québec considère la bio-informatique (l\u2019organisation, la gestion et l\u2019analyse de l\u2019information) comme un levier essentiel au développement de ce secteur.En définitive, les bio-industries et les biotechnologies sont susceptibles de jouer un rôle de premier plan dans l\u2019identification de solutions en réponse aux grands enjeux mondiaux que sont la santé, l\u2019alimentation et l\u2019environnement.Les atouts de la région et la mobilisation des acteurs portent à croire que le Grand Montréal contribuera grandement à ces enjeux.Nombre d'entreprises qui ont des postes vacants (selon le secteur, en %, 1999) Santé humaine Biotech-agricole Bio-Informatique Canada Pas de postes vacants Postes vacants Source : Statistique Canada, Enquête sur l'utilisation et le développement de la biotechnologie.Produits ou procédés biotechnologiques (Selon le secteur, toutes les étapes de développement) Agriculture Santé humaine Aliments (transformation) Environnement Nombre Source : Statistique Canada, 1999.par Dany Provençal Développement économique Canada Avec la collaboration de : Stéphane Pronovost et Marie-Claude Collette Développement économique Canada "]
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