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Titre :
Tableau de bord, région métropolitaine de Montréal = Trend chart, Greater Montreal region
Éditeur :
  • Montréal (Québec) :Chambre de commerce du Montréal métropolitain,1998-2002
Contenu spécifique :
Français
Genre spécifique :
  • Publications en série
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Tableau de bord de l'agglomération urbaine de Montréal
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Tableau de bord, région métropolitaine de Montréal = Trend chart, Greater Montreal region, 2002-03, Collections de BAnQ.

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[" cKU TABLE O L I TA I N E DE BORD MONTRÉAL UNE PUBLICATION TRIMESTRIELLE D\u2019ANALYSE STATISTIQUE DE LA CHAMBRE DE COMMERCE DU MONTRÉAL MÉTROPOLITAIN RÉALISÉE EN PARTENARIAT AVEC DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE CANADA VOLUME 4, NO 3, MARS 2002 POINTS SAILLANTS LE RALENTISSEMENT DE L\u2019ÉCONOMIE MONTRÉALAISE SERA DE COURTE DURÉE À la lumière des principaux indicateurs, Montréal serait en bonne position pour reprendre sous peu le chemin de la croissance économique, il semblerait en effet que la récession américaine et les événements de septembre n\u2019aient pas eu autant d\u2019impact sur l\u2019économie montréalaise que ce qu\u2019anticipaient de nombreux experts.Malgré le ralentissement de l\u2019industrie touristique et de nos exportations, plusieurs facteurs demeurent vigoureux à Montréal.La consommation tient bon comme en témoigne la hausse des ventes des détaillants, le marché de l\u2019habitation est plus dynamique que jamais et l\u2019emploi a augmenté en janvier dans le secteur manufacturier montréalais.De plus, les derniers chiffres sur la conjoncture américaine nous indiquent que l\u2019économie de notre principal partenaire commercial est sur le point de décoller.La reprise à court terme de l\u2019économie américaine combinée aux facteurs positifs concernant l\u2019économie de la métropole et au faible taux d\u2019intérêt actuel nous permettent donc d\u2019envisager, si l\u2019emploi se maintient, une reprise plus rapide que prévu de l\u2019économie montréalaise.DES POINTS POSITIFS MALGRÉ TOUT ¦\tLe marché du travail tient le coup pour le moment ¦\tLe secteur de l\u2019habitation est plus vigoureux que jamais à Montréal ¦\tMontréal est la ville internationale ou les coûts d\u2019exploitation des entreprises sont les moins élevés ¦\tMontréal maintient son rang de métropole technologique nord-américaine DES INDICATEURS À SURVEILLER ¦\tLes exportations devraient reprendre en milieu d\u2019année ¦\tLe cyberachat est moins populaire au Québec qu\u2019ailleurs au Canada ¦\tMontréal est la capitale canadienne de la pauvreté LA CHRONIQUE DE DEC La sous-traitance en aérospatiale : un enjeu pour l\u2019industrie montréalaise ¦ j|lI Développement\tCanada Economie B ¦ ¦ économique Canada Development Canada 2 couronne nord couronne sud Montréal CARTE de LA RÉGION MÉTROPOLITAINE Montréal, Laval et couronnes nord et sud ¦ 3,5 millions d\u2019habitants ¦ PIB : 55 % de celui du Québec ¦ Impôts des sociétés : 75 % de ceux du Québec ¦ 1,7 million d\u2019emplois LES STATISTIQUES qui suivent portent par défaut sur la région métropolitaine de recensement (RMR).Quand les territoires de la CMM ou de la ville de Montréal sont retenus, c\u2019est qu\u2019il était impossible de faire autrement.Les statistiques sont toujours les dernières disponibles au moment de mettre sous presse.Publié et distribué gratuitement par LEADERSHIP IMQptréai le journal mensuel du Réseau du leadership métropolitain LE TABLEAU DE BORD DE LA RÉGION MÉTROPOLITAINE DE MONTRÉAL est ouvert à la participation de tous les organismes voués à l\u2019essor de la région métropolitaine.La reproduction de ce document est autorisée, en tout ou en partie, avec mention de la source : Chambre de commerce du Montréal métropolitain.Directeur de la publication : Éric Véronneau, économiste Téléphone :\t(514) 871-4000, poste 4052 Télécopieur : (514) 871-1255 Courriel : everonneau@ccmm.qc.ca Collaboration spéciale : Francis Letendre Disponible sur le site Web de la Chambre : www.ccmm.qc.ca/presse/tdb 3 TABLE DES MATIÈRES page 2.\tCARTE DE LA RÉGION MÉTROPOLITAINE 3.\tSURVOL ET TENDANCES\t4 \u2022\tÉtats-Unis\t4 \u2022\tCanada\t4 \u2022\tQuébec\t4 4.\tCONJONCTURE\t5 \u2022\tProduit intérieur brut\t5 \u2022\tConsommation\t6 \u2022\tMarché du travail\t6 \u2022\tHabitation\t7 \u2022\tCommerce extérieur\t8 \u2022\tMarchés financiers\t8 5.\tÉCONOMIE SECTORIELLE\t9 Transport \u2022\tTrafic aérien\t9 \u2022\tTrafic portuaire\t10 Haute technologie\t10 Tourisme\t11 Commerce électronique\t12 6.\tÉCONOMIE THÉMATIQUE\t13 Coûts d\u2019exploitation des entreprises\t13 Pauvreté\t14 7.\tLA CHRONIQUE DE DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE CANADA\t15 La sous-traitance en aérospatiale Développement économique L\u2019union des forces, À Développement les efforts des corn se dépasser.Nous leurs partenariats.Soutenir la force d« :\u2019est l\u2019avancement d\u2019une collectivité, iconomique Canada, nous endossons i nunautés québécoises qui osent tppuyons leurs projets d\u2019affaires et la collectivité : c\u2019est notre raison d\u2019être Prospérer ensemble La force de la collectivité Développement\tCanada Economie économique Canada Development Canada w tft[ S Chambre de commerce * du Montréal métropolitain Board of Trade f of Metropolitan Montreal 5, Place Ville Marie, niveau plaza, bureau 12500, Montréal (Québec) H3B 4Y2 Téléphone : (514) 871-4000 Télécopieur : (514) 871-1255 Courriel : info@ccmm.qc.ca SURVOL ET TENDANCES LES ÉTATS-UNIS Les récents indicateurs semblent démontrer que l\u2019économie américaine aurait pratiquement terminé sa chute et pourrait bientôt amorcer un mouvement de reprise.En décembre 2001, la production industrielle n\u2019a chuté que de 0,1 % après avoir connu une contraction de 1,1 % en septembre, de 0,7 % en octobre et de 0,4 % en novembre.Or, ce ralentissement continu de la décroissance du secteur manufacturier est typique d\u2019une fin de récession.D\u2019ailleurs, la fin de la liquidation des stocks expliquerait en partie cette tendance.En novembre, les stocks ont diminué de 1 % contre 1,6 % en octobre faisant ainsi suite à huit autres baisses mensuelles consécutives.Selon la dernière enquête du groupement national des directeurs d\u2019achat des entreprises manufacturières américaines, l\u2019indice ISM a augmenté de 1,8 % en janvier pour s\u2019établir à 49,9.Selon l\u2019organisme, lorsque l\u2019indice dépasse la marque des 50, cela indique que la production manufacturière est en croissance.Sur le plan de la consommation, on remarque que la baisse des ventes au détail se stabilise exactement comme le secteur manufacturier, car elles n\u2019ont diminué que de 0,1 % en novembre après avoir chuté de 3 % en octobre.De plus, les chiffres démontrent que la confiance des consommateurs américains est de plus en plus solide.Le dernier indice de confiance des consommateurs produit par le Conference Board a progressé de 3 points en janvier pour s\u2019établir à 97,3, soit la deuxième hausse consécutive.Même l\u2019indicateur avancé des États-Unis a progressé de 1,2 % en janvier, soit sa troisième hausse consécutive en autant de mois.Cet indicateur permet d\u2019anticiper la tendance du PIB entre trois à six mois à l\u2019avance.Pour le moment, la seule ombre au tableau se situe au chapitre de l\u2019emploi, le taux de chômage demeurant encore élevé.Toutefois, les dernières statistiques de janvier indiquent une baisse de 0,3 % du taux de chômage qui se situe maintenant à 5,6 %.Par contre, le fait que la liquidation des stocks soit pratiquement terminée, que la production industrielle montre des signes de reprise et que les consommateurs restent confiants nous permettent d\u2019anticiper une croissance de l\u2019emploi sous peu.En conclusion, la tendance amorcée par tous ces indicateurs nous indique que l\u2019économie américaine est en bonne position pour renouer avec un nouveau cycle de croissance économique probablement au début deuxième trimestre.LE CANADA Les résultats de la deuxième moitié de 2001 nous ont permis de constater à quel point l\u2019économie canadienne était dépendante de la conjoncture économique de notre principal partenaire commercial, les États-Unis.En effet, 85 % des exportations du Canada sont dirigées vers nos voisins du sud, ce qui représente 35 % de notre PIB.Par conséquent, le ralentissement de l\u2019économie américaine, aggravé par les événements de septembre, a eu un impact négatif important sur nos exportations et freiné, par le fait même, la croissance de notre production.Au cours du troisième trimestre, le PIB réel a régressé de 0,8 % (base annuelle), soit la première décroissance depuis 1992.Cette baisse de la production est principalement causée par la forte réduction des inventaires.Par contre, grâce à l\u2019assouplissement exceptionnel de la politique monétaire pour stimuler la consommation, les ventes au détail et la constmction résidentielle auront été le moteur de l\u2019économie canadienne au cours des derniers mois de l\u2019année.A la lumière des statistiques publiées au quatrième trimestre sur l\u2019emploi et la production manufacturière, ainsi que de certains indicateurs américains, plusieurs analystes anticipaient une dégradation du marché du travail pour le début de l\u2019année et ne prévoyaient pas de reprise avant le deuxième semestre de 2002.Toutefois, le vent semble être plus favorable que prévu, car si l\u2019on combine la forte création d\u2019emplois en janvier (+76 000), le redressement des livraisons manufacturières, la hausse de l\u2019indice composite canadien, la bonne tenue des ventes au détail et les nombreux signes de reprise économique chez notre voisin, il est maintenant possible d\u2019envisager que l\u2019économie canadienne puisse redémarrer plus vite que cela n\u2019avait été envisagé, c\u2019est-à-dire au cours du premier semestre.(Voir « Produit intérieur brut », p.5) LE QUÉBEC Selon l\u2019Institut de la statistique du Québec, l\u2019économie du Québec aurait fait mieux, au cours du troisième trimestre 2001, que l\u2019ensemble de l\u2019économie canadienne.L\u2019organisme rapporte, pour la province, une croissance du PIB de 1,4 % (taux annualisé) entre les mois de juillet et septembre 2001, alors que Statistique Canada annonçait une décroissance de 0,8 % du PIB canadien pour la même période.Malgré l\u2019impact négatif qu\u2019a eu la dégringolade de l\u2019économie américaine sur nos exportations (-12,4 %), la réduction sans précédent des taux d\u2019intérêt par la Banque du Canada combinée à la baisse de l\u2019impôt provincial de l\u2019été dernier auront permis de stimuler la consommation et les mises en chantier suffisamment pour soutenir l\u2019économie québécoise.Quant aux mises en chantier, elles ont été particulièrement dynamiques au cours de 2001, surtout dans la région métropolitaine de Montréal.Le niveau historiquement bas des taux hypothécaires, la forte demande dans le marché de la revente et la pénurie de logements locatifs expliquent la forte croissance des mises en chantier cette année.(Voir « Habitation », p.7) Au chapitre de l\u2019emploi, le Québec s\u2019en est tout de même bien tiré en créant - malgré la perte de 10 500 emplois en décembre -un total de 36 800 emplois au cours de 2001, dont 15 800 dans la région montréalaise.Et si l\u2019on considère les dernières statistiques sur l\u2019emploi, soit une hausse de 27 000 emplois pour janvier seulement, il est possible d\u2019espérer que l\u2019emploi tienne le coup au cours des prochains mois.La reprise de plus en plus imminente de l\u2019économie américaine au début de l\u2019année 2002 devrait permettre à nos exportations d\u2019augmenter et de faire redémarrer la production manufacturière du Québec au cours du second semestre.De plus, les nouvelles baisses des taux d\u2019intérêt annoncées par la banque centrale combinées aux dépenses additionnelles des gouvernements provincial et fédéral devraient, si le marché de l\u2019emploi ne se dégrade pas, maintenir la vigueur de la consommation et des mises en chantier au cours des prochains mois. 5 I CONJONCTURE LE PRODUIT INTÉRIEUR BRUT L\u2019ÉCONOMIE CANADIENNE EST SUR LA BONNE VOIE Après avoir connu une croissance négative de 0,3 % au cours du troisième trimestre de 2001, le PIB réel du Canada semble, contre toute attente, vouloir se reprendre pour le quatrième trimestre.En effet, les derniers chiffres publiés par Statistique Canada indiquent une croissance du PIB de 0,3 % en octobre et de 0,2 % en novembre, ce qui démontre que l\u2019économie aurait repris une bonne partie du recul qu\u2019elle a connu au mois de septembre (-0,8 %).Entre les mois de novembre 2000 et novembre 2001, le PIB au coût des facteurs a diminué de 0,3 %.Toutefois, la hausse du mois de novembre est en grande partie attribuable à la croissance des ventes au détail (+2,1 %), principalement stimulées par une forte augmentation des ventes de véhicules automobiles neufs (7,3 %).Le commerce de gros a également progressé de 0,5 % poussé par le dynamisme des ventes d\u2019ordinateurs qui ont fait un bond de 5,5 %.Les faibles taux hypothécaires ont permis à la construction résidentielle de poursuivre sa remontée en faisant un gain de 0,9 % en novembre soit la cinquième hausse consécutive.Par contre, la production manufacturière est restée relativement stable avec un recul de 0,1 % par rapport au mois d\u2019octobre.La chute de la demande pour le matériel électronique et électrique freine beaucoup la production manufacturière, car la fabrication d\u2019ordinateurs et de produits électroniques a chuté de 2,2 % en novembre et la production de matériel électrique, de 4,3 %.Par contre, le secteur manufacturier a grandement bénéficié de la bonne performance des industries d\u2019équipement de transport, d\u2019aliments, de boissons et de tabac.Depuis la fin de 2001, nous avons droit à une série de bonnes nouvelles telles que la hausse de l\u2019indice composite canadien de 0,4 % en décembre, la progression des livraisons manufacturières, l\u2019annonce de 76 000 nouveaux emplois en janvier, dont 25 000 dans le secteur de la fabrication, sans compter les nombreux signes de la reprise de l\u2019économie américaine.Jusqu'à tout récemment, la majorité des analystes ne prévoyaient pas de reprise de l\u2019économie canadienne avant le deuxième semestre.Toutefois, à la lumière des derniers résultats, surtout ceux de l\u2019emploi, il est maintenant possible de penser que l\u2019économie pourrait sortir plus rapidement que prévu du marasme économique actuel, soit au cours de premier semestre.Il faudra donc surveiller de très près les chiffres sur l\u2019emploi au Canada et l\u2019évolution des indicateurs américains.PIB du Canada En milliards de$ de 1997 Ensemble des industries 900 ¦UN! NJ\tJ\tN 1999\t2000\t2001 Source : Statistique Canada 6 CONSOMMATION LA CONFIANCE DES CONSOMMATEURS TIENT LE COUP Après la baisse des ventes au détail en septembre dernier (-2,1 %), les analystes ont craint le pire en voyant le pilier de la croissance économique s\u2019effondrer.Heureusement, cela ne s\u2019est pas concrétisé car les dernières données sur les ventes au détail au Canada, publiées par Statistique Canada, indiquent que celles-ci ont augmenté, de 2,4 % en octobre et de 2,1 % en novembre, alors qu\u2019au Québec la hausse a été de 1,4 % et 0,7 % respectivement.Toutefois, selon l\u2019agence fédérale, la hausse enregistrée au mois de novembre s\u2019explique principalement par la hausse des ventes de véhicules automobiles (+7,3 %), stimulées par des programmes de financement très avantageux.Par conséquent, si on ne tient pas compte des ventes de véhicules automobiles, les ventes au détail canadiennes ont augmenté de 0,1 %.Notons, qu\u2019entre les mois de novembre 2000 et novembre 2001, les ventes au détail ont progressé de 4,9 % au Canada et de 4,5 % au Québec.Bien entendu, cette croissance des ventes au détail peut sembler contradictoire en période de ralentissement, mais la forte réduction des taux d\u2019intérêt combinée à la chute du prix du pétrole et aux baisses d\u2019impôt de l\u2019été dernier ont laissé plus d\u2019argent dans les poches des consommateurs et incité ceux-ci à devancer leurs achats de bien durable.Ventes au détail 1999-2000 (Québec) (données désaisonnalisées) % annuel variation annuelle Source : Statistique Canada La reprise de l\u2019économie américaine attendue pour le printemps prochain permet de prévoir un impact positif sur les ventes au détail pour la prochaine année.Malgré la hausse de l\u2019emploi en janvier, nous devrons rester vigilants, car une dégradation du marché du travail pourrait venir miner la confiance des consommateurs et repousser les perspectives de reprise.MARCHÉ DU TRAVAIL LE MARCHÉ DU TRAVAIL DÉMONTRE DES SIGNES RASSURANTS Alors que les chiffres sur la population active, publiés en décembre par Statistique Canada, indiquaient une baisse de 11 000 emplois au Québec et une hausse du taux de chômage à 9,7 %, beaucoup d\u2019analystes se disaient que le marché de l\u2019emploi commençait à réagir au ralentissement économique actuel et ils anticipaient une dégradation de l\u2019emploi au cours des deux ou trois premiers mois de l\u2019année.Toutefois, les dernières statistiques sur l\u2019emploi indiquent qu\u2019il y a eu, en janvier seulement, une hausse de 27 000 emplois au Québec.Grâce à cette bonne performance, l\u2019emploi a crû de 1,6 % par rapport à janvier 2001, et le taux de chômage s\u2019est replié de 0,6 %, pour s\u2019établir à 9,1 %.De plus, selon l\u2019agence fédérale, ce résultat serait essentiellement attribuable à la vigueur du marché du travail à Montréal.Emploi au Québec (données désaisonnalisées) 3 520 (Var.%) 1 Août Septembre Octobre Novembre Décembre Janvier Source : Statistique Canada Variation mensuelle 7 L\u2019autre bonne nouvelle, c\u2019est que l\u2019emploi a également progressé dans le secteur de la fabrication après avoir subi des pertes en décembre, ce qui laisse présager une reprise plus rapide que prévue de la production manufacturière au Québec.Il est toutefois trop tôt pour se prononcer maintenant, d\u2019autant plus que l\u2019indice de l\u2019offre d\u2019emploi a encore reculé de 5,4 % en décembre, pour s\u2019établir à 122, soit à un niveau de 26,1 % inférieur à ce qu\u2019il était 12 mois plus tôt.Compte tenu des nombreux signes de reprise économique aux États-Unis et de la bonne tenue de la confiance des consommateurs, il est maintenant possible d\u2019espérer que le marché du travail tienne le coup au cours du premier trimestre et connaisse même une croissance à partir du deuxième trimestre, c\u2019est à suivre.HABITATION PAS DE RÉCESSION POUR L\u2019HABITATION Le secteur de l\u2019habitation ne semble aucunement affecté par le ralentissement de l\u2019économie.Au cours de l\u2019année 2001, la région métropolitaine de Montréal a connu sa meilleure année depuis 1993 avec la construction de 13 303 nouveaux logements, ce qui représente une hausse de 4 % par rapport à l\u2019année précédente.Uniquement pour le mois de décembre, les mises en chantier résidentielles ont augmenté de 125 % dans la région montréalaise.Selon la Société canadienne d\u2019hypothèque et de logement (SCHL), sans cette exceptionnelle hausse, la construction résidentielle aurait terminé l\u2019année avec un recul d\u2019environ 3 %.Le secteur Vaudreuil-Soulange s\u2019est particulièrement démarqué avec une augmentation du total des mises en chantier de 22 %, suivi par la Rive-Sud (8 %) et Laval/couronne nord (7 %).Pour l\u2019ensemble du Québec, les mises en chantier ont progressé de 10 %, grâce en grande partie à la vigueur de la construction à Montréal.Cette bonne performance de la construction résidentielle s\u2019explique en partie par la saturation de la demande sur le marché de la revente, stimulé par le taux historiquement bas des taux hypotécaires.Nous assistons présentement à une pénurie de plus en plus importante de maisons existantes, ce qui amène les éventuels acheteurs à envisager la construction d\u2019une maison neuve.À Montréal, la revente de maisons a crû de 49 % au mois de décembre.Toutefois, le faible taux d\u2019innocupation des logements locatifs a également contribué à cette hausse de la construction en 2001.Les plus récentes statistiques sur les permis de bâtir, publiés par Statistique Canada en décembre, indiquent que la valeur des permis de construction émis s\u2019est élevée à environ 39,9 milliards de dollars, soit juste en deçà du record enregistré en 1989.Par conséquent, si l\u2019emploi ne se dégrade pas trop, il y a de fortes chances que les mises en chantier demeurent dynamiques au cours des premiers mois de l\u2019année.Mises en chantier à Montréal (données désaisonnalisées en moyenne mobile de 6 mois) milliers d'unités Source : Statistique Canada 8 COMMERCE EXTÉRIEUR LES EXPORTATIONS FONT UNE REMONTÉE L\u2019année 2001 aura été une année difficile pour les exportations québécoises.En effet, leur volume a chuté de 8,4 % entre les mois de novembre 2000 et novembre 2001.Même constat pour l\u2019ensemble du Canada, avec une baisse de 9,3 % au cours de la même période.Par contre, les dernières statistiques publiées par l\u2019Institut de la statistique du Québec (ISQ) indiquent une remontée de 11,4 % en octobre et de 0,8 % en novembre mettant ainsi fin à 6 baisses consécutives.Exportations internationales (désaisonnalisées au taux annuel), (Québec 1999-2001) '000 000 $ de 1997 80 000 74 000 62 000 56 000 44 000 \tJL\tO;\tJl \t1\t\t 18 -18 1999 2000 2001 Toutefois, cette hausse des exportations est en grande partie attribuable à la vente d\u2019aéronefs qui, au cours des 11 derniers mois de l\u2019année, a augmenté de 50 % pour atteindre des sommets records de 929,5 milliards $ en octobre, et de 933,9 milliards $ en novembre.Selon l\u2019ISQ, l\u2019interdiction des vols qui a touché les aéroports nord-américains au mois de septembre aurait forcé les entreprises à reporter une partie des livraisons dans les mois suivants.Trois groupes de produits se sont démarqués par leur faiblesse cette année : l\u2019équipement et le matériel de communication (-50 %), les automobiles (-25,5 %), de même que les machines et matériel de bureau (-13,3 %).Après avoir augmenté de 9,8 % en octobre, les exportations vers les États-Unis ont chuté de 6,7 % en novembre.Depuis le début de l\u2019année, le volume total demeure de 4,5 % inférieur à ce qu\u2019il était en 2000.Par contre, les exportations destinées au marché asiatique ont crû de près de 20 % cette année.Les importations internationales ont d\u2019abord connu une hausse de 16,2 % en octobre pour ensuite chuter de 10,1 % en novembre.Depuis le début de l\u2019année, le volume total des importations a g Valeur des ?Variation exportations mensuelle Source : Institut de la statistique du Québec diminué de 4 % par rapport à la même période l\u2019année dernière.Par conséquent, en novembre, la balance commerciale québécoise reste légèrement positive à 546 millions de dollars.Puisque 85 % des exportations québécoises sont dirigées vers les États-Unis, leur croissance sera très liée à la reprise de l\u2019économie américaine.Or, plusieurs signes nous indiquent que l\u2019économie des États-Unis serait sur la voie de la reprise pour le premier semestre de 2002.En effet, l\u2019indice avancé américain progresse déjà depuis quelques mois et l\u2019indice des directeurs d\u2019achats américains pour les biens manufacturés (ISM) est tout près de la barre des 50 points'.Aussitôt que la production américaine aura satisfait la demande intérieure - probablement vers la fin du premier semestre -, nous assisterons à une hausse de la demande pour les biens importés du Québec.1 Un indice supérieur à 50 points indique une croissance de la production manufacturière.MARCHES FINANCIERS TAUX D\u2019INFLATION Selon Statistique Canada, le taux annuel d\u2019inflation était de 0,7 % en décembre.Toutefois, ce faible niveau est attribuable à la chute des prix de l\u2019énergie et, plus particulièrement, à celui de l\u2019essence.Si on excepte l\u2019énergie, l\u2019indice des prix à la consommation (IPC) était de 2 %.Par contre, la hausse du prix des cigarettes, des loyers, de l\u2019alimentation au restaurant et du bœuf ont tiré vers le haut 1TPC d\u2019ensemble.Malgré les signes de reprise et les faibles taux d\u2019intérêt, il n\u2019y aura pas de pressions inflationnistes avant que l\u2019économie soit bien démarrée.TAUX D\u2019INTÉRÊT Depuis janvier 2001, la Banque du Canada a abaissé de 375 points de base ses taux d\u2019intérêt, dont 200 depuis le 11 septembre, pour se fixer, le 15 janvier dernier, à 2 %.Considérant que la décroissance de l\u2019économie américaine et canadienne tire à sa fin, nous croyons que l\u2019assouplissement monétaire effectué par la Banque du Canada arrive à terme.Par conséquent, nous nous attendons à ce que la banque centrale abaisse, probablement pour la dernière fois, le taux à un jour de 0,25 % à sa prochaine réunion du 5 mars 2002. 9 TAUX DE CHANGE L\u2019année 2001 a été difficile pour le dollar canadien : ce dernier a terminé avec un recul de 6,3 %.Et ce n\u2019était guère mieux dans les premier jours de 2002 puisqu\u2019au 21 janvier, il avait atteint un nouveau creux historique, 61,75 cents US.Malgré que notre devise se porte un peu mieux depuis les interventions du ministre des Finances, Paul Martin, et du gouverneur de la Banque du Canada, David Dodge, il y peu de chance que le dollar canadien dépasse les 64 cents américains au cours du premier semestre.Par contre, aussitôt que les économies américaine et canadienne auront réduit leur capacité de production excédentaire, on assistera à une hausse du prix des matières et des taux d\u2019intérêt qui poussera probablement le huard au-delà des 65 cents US.MARCHÉ BOURSIER Au cours de 2001, les principaux marchés boursiers ont connu une baisse et ont été très volatiles.Malgré les signes de plus en plus positifs concernant les perspectives économiques du Canada et de notre voisin du sud, la faillite de la compagnie américaine Enron et les résultats décevants en ce qui a trait aux bénéfices des entreprises engendrent une crise de confiance sur les marchés boursiers qui devrait durer encore quelque temps.I ECONOMIE SECTORIELLE LE TRANSPORT TRAFIC AÉRIEN Total des passagers aux aéroports de Montréal LE TRAFIC DE PASSAGERS NE DÉCOLLE PAS À MONTRÉAL Le ralentissement dans l\u2019industrie du transport aérien qui avait débuté au milieu de 2001, et qui s\u2019est lourdement aggravé à la suite des attentats du 11 septembre dernier, a affecté considérablement le trafic de passagers aux aéroports de Montréal et tout porte à croire que ce n\u2019est pas terminé.En effet, les dernières statistiques publiées par Aéroports de Montréal révèlent que pour novembre 2001, soit plus de deux mois après les attaques terroristes, le trafic de passagers est demeuré de 22,5 % inférieur à ce qu\u2019il était en novembre 2000.C\u2019est le nombre de passagers sur les vols transfrontaliers qui a été le plus touché : il a diminué de 33 % entre les mois de septembre et novembre 2001, par rapport à la même période l\u2019année précédente.La diminution du nombre de passagers sur les vols domestiques et internationaux est loin d\u2019être négligeable : elle a connu des baisses respectives de 21,6 % et de 9,5 % au cours de la même période.Par conséquent, le trafic total de passagers aux aéroports de Montréal aura diminué d\u2019environ 4 % en 2001 comparé à 2000.Mais, Montréal ne fait pas exception, car l\u2019Organisation de l\u2019aviation civile internationale (OACI) a indiqué que le trafic mondial de passagers avait chuté de 5 % en 2001, après une hausse 8 % l\u2019année précédente.Selon Aéroports de Montréal, la diminution des activités dans l\u2019industrie aérienne s\u2019est traduite par une baisse d\u2019achalandage de l\u2019ordre de 25 %, ce qui aura un impact majeur sur ses revenus actuels et son budget de 2002.Conséquemment, ADM annonçait l\u2019automne dernier qu\u2019elle procéderait à une restructuration en profondeur, entraînant ultimement l\u2019abolition de 60 postes, soit 10 % \t \t \t \t \t \t \t \t \t \t //y// Source : Aéroports de Montréal #\t
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