Tableau de bord, région métropolitaine de Montréal = Trend chart, Greater Montreal region, 1 juin 2002, Français
[" PER BNQ TABLE DELA REGION TA I N E DE BORD MONTRÉAL UNE PUBLICATION TRIMESTRIELLE D\u2019ANALYSE STATISTIQUE DE LA CHAMBRE DE COMMERCE DU MONTRÉAL MÉTROPOLITAIN RÉALISÉE EN PARTENARIAT AVEC DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE CANADA VOLUME 4, NO 4, JUIN 2002 POINTS SAILLANTS L\u2019ÉCONOMIE MONTRÉALAISE DE NOUVEAU SUR LE CHEMIN DE LA CROISSANCE Les principaux indicateurs ne trompent pas, l\u2019économie de la région montréalaise est repartie et connaîtra au cours des'prochains mois une croissance soutenue.En effet, la reprise de l\u2019économie américaine est plus forte et plus rapide qu\u2019il n\u2019avait été prévu, la création d\u2019emplois est très vigoureuse, les mises en chantier continuent de se multiplier et la production manufacturière, secteur qui faisait le plus défaut, recommence à tourner.Les dernières données sur l\u2019économie des Etats-Unis indiquent que les entreprises ont presque terminé de liquider leur trop plein d\u2019inventaires et que la demande pour les produits nécessaires à la production manufacturière est en hausse.Par conséquent, la reprise de la production manufacturière américaine aura donc un impact positif, au cours des mois à venir, sur le carnet de commandes de nos entreprises exportatrices et, par le fait même, sur l\u2019économie régionale, Montréal exportant plus de 43 % de sa production totale vers les Etats-Unis.DES POINTS POSITIFS ¦\tLe marché du travail fait des gains surprenants ¦\tLe secteur de l\u2019habitation poursuit sa forte croissance ¦\tL\u2019industrie cinématographique montréalaise est en pleine ébullition ¦\tLe trafic aérien de passagers reprend lentement, mais sûrement DES INDICATEURS À SURVEILLER ¦\tLes exportations reprennent plus lentement qu\u2019ailleurs au Canada ¦\tLéger ralentissement de l\u2019immobilier commercial au centre-ville de Montréal ¦\tL\u2019industrie du tourisme connaîtra une année difficile en 2002 ¦\tUn adolescent sur six ne fréquente plus l\u2019école dans la nouvelle ville de Montréal LA CHRONIQUE DE DEC Comment l\u2019industrie de l\u2019habillement de Montréal se porte-t-elle ?1*1 Développement\tCanada Economie économique Canada Development Canada 2 couronne nord couronne sud Montréal CARTE de LA RÉGION MÉTROPOLITAINE Montréal, Laval et couronnes nord et sud 3,5 millions d\u2019habitants 1,7 million d\u2019emplois PIB : 55 % de celui du Québec Impôts des sociétés 75 % de ceux du Québec LES STATISTIQUES qui suivent portent par défaut sur la région métropolitaine de recensement (RMR).Quand les territoires de la CUM ou de la ville de Montréal sont retenus, c\u2019est qu\u2019il était impossible de faire autrement.Les statistiques sont toujours les dernières disponibles au moment de mettre sous presse.Publié et distribué gratuitement par LEADERSHIP IM0p*réai le journal mensuel du Réseau du leadership métropolitain LE TABLEAU DE BORD DE LA RÉGION MÉTROPOLITAINE DE MONTRÉAL est ouvert à la participation de tous les organismes voués à l\u2019essor de la région métropolitaine.La reproduction de ce document est autorisée, en tout ou en partie, avec mention de la source : Chambre de commerce du Montréal métropolitain.Directeur de la publication : Eric Véronneau, économiste Téléphone :\t(514) 871-4000, poste 4052 Télécopieur: (514)871-1255 Courriel : everonneau@ccmm.qc.ca Révision et coordination : Madeleine Murdock Disponible sur le site Web de la Chambre : www.ccmm.qc.ca/presse/tdb 3 TABLE DES MATIERES page 1 2.CARTE DE LA RÉGION MÉTROPOLITAINE 3.\tSURVOL ET TENDANCES\t4 \u2022\tÉtats-Unis\t4 \u2022\tCanada\t4-5 \u2022\tQuébec\t5 4.\tCONJONCTURE\t6 \u2022\tProduit intérieur brut\t6 \u2022\tMarché du travail\t7 \u2022\tConsommation\t7-8 \u2022\tHabitation\t8 \u2022\tCommerce extérieur\t9 \u2022\tMarchés financiers\t9-10 5.\tÉCONOMIE SECTORIELLE\t10 Transport \u2022\tTrafic aérien\t10 Cinéma\t11 Tourisme\t12 Immobilier\t13 6.\tÉCONOMIE THÉMATIQUE\t14 Pauvreté\t14 7.LA CHRONIQUE DE DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE CANADA\t15-16 L\u2019industrie de l\u2019habillement à Montréal Développement économique L\u2019union des forces, À Développement les efforts des comi se dépasser.Nous leurs partenariats.\u2019est l\u2019avancement d\u2019une collectivité, économique Canada, nous endossons nunautés québécoises qui osent appuyons leurs projets d\u2019affaires et Soutenir la force dt la collectivité : c\u2019est notre raison d\u2019être.Prospérer ensemble La force de la collectivité Développement\tCanada Economie 1^1 économique Canada Development Canada w ^ S Chambre de commerce du Montréal métropolitain \" Board of Trade f of Metropolitan Montreal 5, Place Ville Marie, niveau plaza, bureau 12500, Montréal (Québec) H3B 4Y2 Téléphone : (514) 871-4000 Télécopieur : (514) 871-1255 Courriel : info@ccmm.qc.ca SURVOLET TENDANCES LES ÉTATS-UNIS La croissance de l\u2019économie américaine a fait un bond spectaculaire depuis le début de 2002.Au cours du premier trimestre de l\u2019année, le PIB des Etats-Unis a connu une croissance de 5,8 % comparativement au taux de 1,7 % au quatrième trimestre de 2001.Il s\u2019agit de la plus importante hausse du PIB américain depuis deux ans (4e trimestre de 1999).Ce qui a le plus contribué à cette croissance, au cours du premier trimestre, c\u2019est sans contredit le réinvestissement dans les inventaires, indiquant ainsi la fin de la forte réduction des stocks amorcée par les entreprises à l\u2019automne de 2001.Selon certains analystes, ce facteur serait responsable d\u2019environ 3,1 % de la croissance du PIB, soit plus de 50 % de la hausse.De plus, les dépenses des ménages ont été soutenues avec une hausse de 3,5 %, les dépenses publiques ont crû de 7,8 %, grâce aux efforts supplémentaires investis pour la défense et la sécurité; les investissements résidentiels, pour leur part, ont augmenté de 15,7 % en plus des exportations qui ont fait un bond de 6,8 %.Par contre, au cours de cette période, notre principal partenaire commercial a connu une hausse significative de ses importations (+15,5 %), ce qui représente une bonne nouvelle pour les entreprises exportatrices montréalaises de même que pour l\u2019économie de la région.L\u2019économie américaine s\u2019est également remise à créer de l\u2019emploi : 58 000 nouveaux postes en mars, contre -2 000 en février.Il s\u2019agit de la première croissance depuis huit mois.Par contre, le taux de chômage a légèrement augmenté passant de 5,5 %, en février, à 5,7 %, en mars.Ces statistiques sur l\u2019emploi cachent toutefois des disparités sectorielles car le secteur des services qui représente 70 % de l\u2019économie américaine a créé 118 000 emplois en mars, alors qu\u2019il s\u2019en est perdu près de 114 000 dans le secteur manufacturier.Malgré un léger recul en avril de 1,3 point de l\u2019indice de confiance des consommateurs - publié par l\u2019Université du Michigan -, la confiance des consommateurs reste élevée à 94,4 %.L\u2019investissement des entreprises en machinerie et en équipements a, en revanche, chuté de 0,5 % au cours du premier trimestre.Toutefois, cette baisse est surtout concentrée dans l\u2019équipement de transport, car les investissements dans l\u2019équipement de haute technologie a progressé de 7,5 %, la première hausse depuis un an.Cette hausse indique par le fait même un revirement positif de la tendance du cycle de l\u2019investissement.Considérant que le secteur manufacturier a été la principale cause du ralentissement économique de notre voisin du sud, la reprise de ce secteur jouera, au cours des prochains mois, un rôle majeur dans la croissance de l\u2019économie américaine.L\u2019indice ISM (Institute for supply management), qui représente les intentions des directeurs d\u2019achat dans le secteur manufacturier, a atteint 55,6 % en mars et indique depuis quelques mois une reprise éminente de la production manufacturière.En conclusion, l\u2019économie de notre principal partenaire commercial est bien redémarrée et connaîtra une croissance soutenue au cours des prochains mois.Les exportateurs de la région montréalaise peuvent donc s\u2019attendre à une hausse significative de leurs carnets de commandes en 2002.Il est à noter que la valeur des exportations montréalaises destinées aux Etats-Unis représente plus de 40 % du PIB de la métropole.LE CANADA Les données sur les deux premiers mois de l\u2019année indiquent clairement que l\u2019économie canadienne est repartie en force.Alors que les consommateurs et les gouvernements avaient gardé le phare durant le ralentissement de l\u2019automne dernier, voilà que les entreprises reprennent du service.Les taux d\u2019intérêt historiquement bas et la forte création d\u2019emplois ont permis de maintenir les dépenses de consommation à un niveau élevé et de stimuler la construction de nouvelles habitations.En effet, la création d\u2019emplois a connu au cours du premier trimestre une croissance exceptionnelle avec la création d\u2019environ 170 000 emplois.Malgré le fait qu\u2019il soit peu probable que le marché du travail maintienne ce rythme, plusieurs signes nous indiquent que la création d\u2019emplois se maintiendra tout de même à un niveau élevé en 2002.La production manufacturière qui avait été particulièrement touchée par le ralentissement de l\u2019économie s\u2019est remise en marche en janvier et a poursuivi sa progression en février.Tout indique que ce n\u2019est pas terminé, car la reprise musclée de l\u2019économie américaine et la hausse des nouvelles commandes de l\u2019industrie manufacturière de nos voisins auront, au cours des prochains mois, un impact positif sur nos exportations et le volume de nos livraisons manufacturières. 5 Le marché de l\u2019habitation poursuit une croissance inégalée au Canada, depuis quelques mois, grâce aux conditions monétaires très favorables, à la forte création d\u2019emplois et à la pénurie de maisons existantes et de logements locatifs.Selon de nombreux analystes, le nombre de mises en chantier sera très élevé au cours des deux prochaines années.Étant donné que la croissance actuelle de l\u2019économie canadienne est supérieure à celle des États-Unis, la Banque du Canada a révisé ses prévisions et anticipe maintenant, pour le premier trimestre de 2002, une croissance du PIB de 3,5 à 4,5 % (taux annualisé) et de 3,25 % pour l\u2019ensemble de l\u2019année 2002.Dans ce contexte, la BC a indiqué qu\u2019elle procéderait à des hausses progressives de taux d\u2019intérêt pour contrer les risques de surchauffe, sans toutefois que cela n\u2019affecte la croissance.En avril, le taux directeur a été relevé de 0,25 % pour s\u2019établir à 2,25 %.Fait intéressant : selon le Fonds monétaire international (FMI), la croissance économique du Canada sera, au cours des deux prochaines années, la plus élevée des sept pays les plus industrialisés (G7), juste derrière les États-Unis.LE QUÉBEC En 2001, l\u2019économie du Québec a connu un début d\u2019année très difficile mais qui s\u2019est redressée au cours des troisième et quatrième trimestres, ce qui lui a permis de faire face avec brio au choc économique provoqué par les événements de septembre 2001.Malgré que les entreprises aient été grandement affectées par le ralentissement, la consommation est restée vigoureuse, permettant ainsi à l\u2019économie de terminer l\u2019année avec une croissance annuelle de 1,3 %.Ce recul est en grande partie attribuable à la chute des exportations manufacturières (-2,6 %) qui, elle, découle du ralentissement de l\u2019économie américaine et surtout de la dégringolade mondiale du secteur technologique.En effet, les exportations québécoises de matériel de télécommunications ont plongé de 64 % l\u2019an dernier, ce qui a particulièrement affecté l\u2019économie de la région montréalaise où se trouve la très grande majorité de cette industrie au Québec.Toutefois, cette baisse des exportations a été en partie contrebalancée par les gains effectués dans les secteurs de l\u2019acier et de l\u2019aéronautique.La reprise plus rapide et plus forte que prévu de l\u2019économie américaine et la fin de la correction des inventaires auront un impact positif sur nos exportations au cours des prochains mois.Depuis le début de 2002, la croissance du marché de l\u2019emploi est tout à fait surprenante.En effet, au cours du premier trimestre de cette année, il s\u2019est créé pas moins de 69 000 emplois au Québec, soit près de 40 % de tous ceux créés au Canada durant la même période.Uniquement en mars, l\u2019économie québécoise s\u2019est enrichie de 32 000 nouveaux emplois.Malgré qu\u2019il soit peu probable que le marché du travail maintienne cette cadence, la création d\u2019emplois restera vigoureuse en 2002.Le marché de l\u2019habitation est présentement en ébullition au Québec.La revente de maisons est extrêmement dynamique, ce qui a pour effet de réduire l\u2019offre et de stimuler ainsi la construction de maisons neuves.En effet, les acheteurs qui recherchent des maisons existantes décident, face à la trop grande rareté, de se tourner vers la construction de maisons neuves.Toutes les conditions sont actuellement réunies pour que les mises en chantier connaissent, au cours de 2002, une forte croissance : pénurie de logements, forte création d\u2019emplois et faibles taux hypothécaires, malgré la tendance à la hausse de ces derniers.Les investissements publics en infrastructures seront importants au cours de 2002 et de 2003 et auront, par conséquent, un impact significatif sur la croissance de l\u2019économie québécoise au cours de cette période.D\u2019ailleurs, environ 50 % des investissements de trois milliards, annoncés dans le dernier budget provincial, seront accordés dès cette année et une grande partie de ces investissements se feront dans la région de Montréal.Les perspectives de croissance de l\u2019économie québécoise sont très positives, car les différentes institutions financières tablent maintenant sur une croissance annuelle de 2,6 à 2,8 % pour 2002. CONJONCTURE LE PRODUIT INTÉRIEUR BRUT LA PRODUCTION MANUFACTURIÈRE DÉMONTRE DES SIGNES ENCOURAGEANTS En février, le produit intérieur brut (PIB) du Canada a connu une forte augmentation de 0,5 %, faisant ainsi suite à une hausse de 0,6 % en janvier.Il s\u2019agit de la cinquième hausse consécutive, soit la plus longue séquence depuis deux ans et demie.Maintenant, il n\u2019y a plus de doute, l\u2019économie canadienne est bel et bien redémarrée.Alors que la demande des consommateurs avait contribué à atténuer le récent ralentissement de l\u2019économie canadienne, voilà que l\u2019industrie manufacturière démontre des signes encourageants.Bien que la plupart des secteurs aient enregistré une hausse de leurs activités, c\u2019est celui de la fabrication qui a le plus contribué à la croissance du PIB en février avec une hausse de 2,3 %, soit la plus importante augmentation depuis 42 mois.En effet, cette industrie, qui représente 17 % de l\u2019économie, a contribué, en février, pour 80 % de la croissance du PIB.La forte demande de maisons neuves et des habitations sur le marché de la revente a eu un impact positif sur plusieurs industries.D\u2019ailleurs, pour le cinquième mois consécutif, le secteur de la construction résidentielle a progressé de 0,9 %.De plus, plusieurs autres industries en amont, telles que la fabrication du verre et de l\u2019asphalte, ou en aval comme l\u2019industrie de la peinture et d\u2019autres matériaux de construction, ont également connu une hausse importante de leurs activités.La production de véhicules automobiles a aussi été très dynamique, avec un bond de 13,2 %.Puisque environ 87 % de toute la production canadienne d\u2019automobiles est destinée au marché américain, les exportations de voiture ont augmenté de 12 % en février.Au moment de rédiger ces lignes, aucune donnée sur le PIB du Québec n\u2019avait été publiée pour l\u2019ensemble de l\u2019année 2002.Toutefois, au quatrième trimestre de 2001, le PIB québécois a connu une hausse de 0,5 % faisant ainsi suite au recul de 0,4 % au trimestre précédent.PIB intérieur brut du Canada En milliards de $ de 1997 2000 2001 2002 Source : Statistique Canada Le rétablissement rapide de l\u2019économie américaine et l\u2019importante hausse des commandes pour la production manufacturière aura, comme l\u2019indique l\u2019indice ISM*, au cours des prochains mois, un impact très positif sur nos exportations et nos livraisons manufacturières.Pour ce qui est du resserrement de la politique monétaire par la Banque du Canada, plusieurs analystes considèrent que le taux d\u2019intérêt actuel est encore très favorable à la croissance.De plus, les risques de surchauffe sont plus faibles que dans les récessions antérieures car les dépenses de consommation sont restées très élevées au cours du ralentissement économique.* Institute for Supply Management, ex-NAPM 7 MARCHE DU TRAVAIL LA VIGUEUR DU MARCHÉ DU TRAVAIL EST SURPRENANTE Selon l\u2019enquête sur la population active, publiée par Statistique Canada, l\u2019économie canadienne a créé, en mars, 88 000 nouveaux emplois, soit la meilleure hausse mensuelle depuis 1976.Cette forte création d\u2019emplois fait reculer le taux de chômage à 7,7 %, par rapport à 7,9 % en février.De plus, le bilan du premier trimestre 2002 se solde par la création de 170 000 nouveaux postes.Il s\u2019agit de la plus forte augmentation trimestrielle depuis 1987.Parmi les nouveaux postes créés en mars, 48 000 (55 %) sont à temps partiel, contre 40 000 à temps complet.Ces chiffres pourraient sembler être une note négative, sauf qu\u2019il est courant de voir l\u2019emploi à temps partiel augmenter plus rapidement que l\u2019emploi à temps plein en début de reprise économique.Malgré qu\u2019il y ait eu une croissance de l\u2019emploi dans 12 des 16 secteurs industriels, c\u2019est le secteur de la gestion d\u2019entreprises qui a connu la plus forte croissance avec 27 000 nouveaux postes, suivis par les secteurs de commerce de gros et de détail, avec la création 18 000 emplois.Le Québec n\u2019est pas en reste car, elle est la province canadienne qui connaît la plus forte progression de l\u2019emploi.En mars seulement, il s\u2019est créé plus de 32 000 emplois dans la Belle province, ce qui porte le total à environ 69 000 nouveaux postes pour le premier trimestre de 2002.Comparativement au quatrième trimestre de 2001, où 9 500 postes avaient disparu, il s\u2019agit d\u2019une hausse fort appréciable.Le taux de chômage s\u2019établit en mars à 8,9 %, soit une baisse 0,4 % par rapport à février.Comme dans l\u2019ensemble du Canada, les gains en terme d\u2019emplois sont surtout concentrés dans les postes à temps partiel (+42 000), soit 61 % du total, alors que 10 000 emplois à temps plein ont disparu.C\u2019est le secteur des services qui a connu la plus forte progression avec 20 000 nouveaux emplois dans le commerce de gros et de détail.Emploi (désaisonnalisé), données mensuelles, Québec 2000-2002 I.II Lilli Hi S 0 N D J F M A M 2000 Source : Institut de la statistique du Québec 2001 1 Variation pi Emplois mensuelle Dans la région métropolitaine de Montréal, la création d\u2019emplois a ralenti quelque peu.Il s\u2019est créé en mars 10 000 nouveaux emplois, alors qu\u2019il s\u2019en était créé 35 000 en janvier et février.Toutefois, le nombre de chômeurs a diminué de 6 000 au cours de la même période, faisant ainsi chuter le taux de chômage de 0,3 %, pour s\u2019établir à 8,9 %.Malgré qu\u2019il soit peu probable que le marché du travail maintienne cette cadence exceptionnelle, un grand nombre de signaux nous indiquent que la croissance de l\u2019emploi restera tout de même élevée au cours des prochains mois.CONSOMMATION LES DÉPENSES DE CONSOMMATION RESTENT VIGOUREUSES Grâce aux faibles taux d\u2019intérêt, à la bonne tenue du marché du travail et à la hausse, en 2001, du revenu net des particuliers de 3,2 %, les dépenses de consommation demeurent très vigoureuses malgré un léger ralentissement en février.En effet, selon Statistique Canada, les ventes au détail ont légèrement baissé en février (-0,1 %), pour la première fois depuis les cinq derniers mois.Toutefois, en janvier et février, les ventes au détail ont connu leur plus forte hausse annuelle (6,9 %) depuis juillet 2001.Cette légère décroissance des ventes est principalement due à la diminution des ventes du secteur du meuble (-1,6 %) et du secteur de l\u2019automobile (-0,7 %).Par contre, il faut mentionner qu'au cours des douze derniers mois, les ventes de ces deux secteurs, stimulées par des plans de financement avantageux et par la hausse des mises en chantier, ont progressé respectivement de 10,9 % et de 17,1 %.Ventes au détail (désaisonnalisées au taux annuel), données mensuelles, Québec 2000-2002 71 000 67 500 64 000 60 500 57 000 53 500 50 000 li Variation £3] Valeur des Source : Institut de la statistique du Québec\tmensuelle__________Vérités______ 8 Nous pouvons nous réjouir qu\u2019en février, le Québec ait été la province canadienne qui a connu la plus forte progression des ventes au détail au pays (+2,2 %).Les ventes des détaillants québécois ont connu une importante remontée depuis l\u2019automne 2001 et ont été, entre le mois de février 2001 et 2002, supérieures à la moyenne canadienne, avec une hausse de 8 % au Québec, contre 6,9 % pour l\u2019ensemble du Canada.Le commerce de gros a, pour sa part, augmenté de 0,2 % en février.Il s\u2019agit de la quatrième augmentation mensuelle consécutive.Les ventes des grossistes canadiens sont stimulées par la forte demande des consommateurs et la hausse des mises en chantier.Concernant l\u2019avenir, beaucoup de facteurs nous indiquent que les consommateurs québécois ne sont pas près de s\u2019arrêter de dépenser.La croissance impressionnante du marché du travail (+69 000 emplois au 1er trimestre) va contribuer à maintenir la confiance des consommateurs à un haut niveau.Le seul élément qui pourrait freiner la consommation serait une hausse trop rapide des taux d\u2019intérêt par la Banque du Canada afin de contrer une surchauffe de l\u2019économie.Toutefois, la probabilité que cela se produise est faible car les dépenses de consommation étaient déjà élevées avant la reprise de l\u2019économie, ce qui réduit les risques d\u2019inflation.HABITATION L\u2019HABITATION CONNAÎT UNE FORTE CROISSANCE Stimulé par les taux d\u2019intérêt historiquement bas, la forte création d\u2019emplois et les bonnes perspectives de l\u2019économie, le nombre de mises en chantier a progressé, au Canada, de 10,9 % en mars, selon la Société canadienne d\u2019hypothèque et du logement (SCHL).Il s\u2019agit d\u2019une augmentation de 34,4 % par rapport au mois de mars 2001, et de 31,2 % pour le premier trimestre de l\u2019année.En ce qui concerne le Québec, la province connaît, sur le plan des mises en chantier, son meilleur début d\u2019année depuis 10 ans.Entre février et mars, le nombre de mises en chantier a fait un bond de 30 %, ce qui représente une augmentation de 53 % en une seule année, soit une croissance beaucoup plus élevée que la moyenne nationale.Comme dans l\u2019ensemble du Canada, ce sont les mises en chantier de maisons individuelles (+2 990) qui mènent le bal, juste devant la construction de logements multiples (+2 590).Cette situation s\u2019explique par le fait qu\u2019il y a, actuellement, trop peu de maisons existantes pour combler la forte demande que l\u2019on connaît.Les acheteurs potentiels se tournent donc de plus en plus vers l\u2019achat de maisons neuves, ce qui a pour effet de stimuler considérablement la construction résidentielle.Dans la région métropolitaine de Montréal, la construction résidentielle connaît également un début d\u2019année très fort quel que soit le type d\u2019habitation.«Pour un troisième mois consécutif, les mises en chantier ont fait un bond spectaculaire», note la SCHL.En mars, il y a eu 1 628 mises en chantier, ce qui représente une croissance de 48 % par rapport à 2001, et une hausse trimestrielle de 60 % comparativement à la même période l\u2019an dernier.Toutefois, c\u2019est dans la banlieue nord de la région métropolitaine que l\u2019on retrouve le plus grand nombre de chantiers avec près de 40 % du nombre total.D\u2019ailleurs, la banlieue nord se démarque considérablement de la banlieue sud, car il y a eu, au cours du premier trimestre, 1 654 chantiers dans le secteur de Laval et Rive-Nord, contre seulement 693 sur la Rive-Sud.Par contre, le marché de la revente est tellement dynamique que cela a pour effet de réduire le Mises en chantier, toutes régions (désaisonnalisées au taux annuel), données mensuelles, Québec 2000-2002 10 500 /< 10 500 AMJ J A S 0 N 0 J FMAMJJAS0NDJ FM Source : Institut de la statistique du Québec [ | Variation ra Mises en mensuelle chantier choix et ainsi faire augmenter considérablement les prix.Depuis un an, le prix moyen des propriétés a augmenté d\u2019environ 10 % dans la région métropolitaine, et si cette tendance devait s\u2019accentuer, cela pourrait avoir pour effet de freiner la forte demande actuelle.La hausse des taux d\u2019intérêt aura peu d\u2019effet à court terme sur les mises en chantier, car la pénurie de logements locatifs et la très forte demande pour les maisons neuves continuera à stimuler la construction résidentielle dans la région de Montréal.De plus, la forte création d\u2019emplois combinée aux dépenses publiques visant l\u2019ajout de 6 500 unités d\u2019ici 2003 exercera une pression additionnelle sur les mises en chantier au cours des prochains mois. 9 Exportations internationales (désaisonnalisées au taux annuel), données mensuelles, Québec 2000-2002 FMAMJ J A SOND J FMAMJ J A S OND J 2000 2001 2002 Source : Institut de la statistique du Québec 1 Variation pi Valeur des mensuelle exportations COMMERCE EXTÉRIEUR LA REPRISE DES EXPORTATIONS SE FAIT ATTENDRE AU QUÉBEC COMPARATIVEMENT AU RESTE DU CANADA En février, les entreprises canadiennes ont augmenté leurs exportations de 2,7 % par rapport à janvier, pour un total de 33,7 milliards $.Cette hausse représente la plus forte croissance mensuelle depuis mai 2000.Les exportations du secteur des produits de l\u2019automobile ont été particulièrement dynamiques avec une augmentation de 12 % des ventes.En février, ce secteur représentait, à lui seul, 25 % du total des exportations canadiennes.Par contre, le secteur des aéronefs et autre matériel de transport a vu ses exportations chuter de 21,3 %, pour s\u2019établir à 2,1 milliards $.Toutefois, selon Statistique Canada, cette baisse mensuelle dans ce secteur représente simplement un retour à la normale, car les livraisons d\u2019aéronefs avaient connu un niveau record en janvier.Les importations canadiennes ont également connu une hausse importante au cours du même mois (+5,7%), soit la plus forte augmentation mensuelle depuis août 1998.Le fait qu\u2019il y ait eu une hausse des importations de 5,1 % des biens de consommation, de 5,5 % de la machinerie et équipements, et de 7,6 % du matériel de communication est un signe très encourageant pour l\u2019économie canadienne : ces chiffres indiquent qu\u2019il y a une forte reprise de la demande intérieure et de l\u2019activité industrielle.Au Québec, les exportations internationales de marchandises ont augmenté de 0,6 % en janvier, après avoir baissé de 4 % en décembre.En janvier 2002, la valeur des exportations était de 8,5 % inférieure à ce qu'elle était un an plus tôt.Le ralentissement de l\u2019économie américaine s\u2019est particulièrement fait sentir sur les exportations internationales de la province, 85 % étant destinées au marché américain.C\u2019est la dégringolade du secteur technologique qui est essentiellement responsable de cette décroissance des exportations québécoises.En effet, les ventes de matériel de télécommunications, qui représentaient la part la plus importante des exportations internationales sont passées de 12 milliards $ à 6 milliards $ l\u2019an dernier.Toutefois, le secteur du matériel de télécommunications semble être sorti du marasme et devrait reprendre progressivement le chemin de la croissance au cours des prochains mois.La forte reprise de l\u2019économie américaine et la fin de la correction des inventaires stimulera la demande intérieure de notre voisin du sud au cours des prochains mois.Nous pouvons donc nous attendre à une reprise des exportations québécoises dès le deuxième trimestre de 2002.MARCHÉS FINANCIERS TAUX D\u2019INFLATION L\u2019indice général des prix à la consommation (IPC) a augmenté en mars de 0,7 % par rapport à février.Cette hausse - la quatrième consécutive en autant de mois - est principalement due à la hausse des prix de l\u2019essence de 9,2 %.En effet, le prix du baril de pétrole brut, qui se situait à environ 30 $ en janvier, atteint en mars près de 38 $.La reprise de l\u2019économie mondiale combinée à l\u2019instabilité politique qui sévit actuellement au Moyen-Orient serait responsable de cette hausse des prix de l\u2019or noir.Les autres facteurs qui ont contribué à la croissance de l\u2019IPC sont : l\u2019électricité, les voyages organisés et les cigarettes.La forte reprise de l\u2019économie canadienne jumelée à la progression très musclée du marché du travail générera des pressions inflationnistes plus intenses au cours des prochains mois.Toutefois, la Banque du Canada tentera de maîtriser cette hausse en augmentant progressivement les taux d\u2019intérêt d\u2019ici la fin de 2002.TAUX D\u2019INTÉRÊT Entre les mois de janvier 2001 et 2002, la Banque du Canada a réduit son taux directeur à 10 reprises pour une réduction totale de 375 points de base, dont 200 depuis le 11 septembre, pour finalement le fixer, le 15 janvier dernier, au niveau historiquement bas de 2 %.Toutefois, la forte reprise de l\u2019économie canadienne que l\u2019on connaît depuis cette date a forcé la Banque du Canada à le hausser d\u2019un quart de point de pourcentage à 2,25 %, afin de contrer la hausse de l\u2019inflation.Le gouverneur de la Banque du Canada, M.David Dodge a indiqué que la banque centrale visait une politique monétaire neutre, c\u2019est-à-dire qui maîtrise l\u2019inflation sans étouffer la croissance.Plusieurs analystes prévoient une hausse progressive des taux d\u2019intérêt d\u2019environ 1,25 % en 2002, et la même chose pour 2003. TAUX DE CHANGE 10 à une hausse de la valeur du huard par rapport au billet vert.MARCHÉS BOURSIERS Le dollar canadien remonte enfin.Au cours des derniers mois, Avec la reprise de l\u2019économie américaine, qui stimulera la demande pour nos produits, et la hausse progressive des taux d\u2019intérêt canadiens, nous pouvons nous attendre, d\u2019ici la fin de 2002, ECONOMIE SECTORIELLE LE TRAFIC DE PASSAGERS REPREND LENTEMENT MAIS SÛREMENT À MONTRÉAL sagers à l\u2019aéroport de Dorval demeure encore très inférieur à ce le mois de décembre, le nombre de passagers a recommencé à progresser à Dorval, après avoir chuté de plus de 36 % entre août et novembre 2001.Selon les dernières données d\u2019Aéroports de Montréal (ADM) le trafic de passagers a connu une augmentation de 6 % entre décembre 2001 et février 2002, mais il demeure tout de même inférieur de 12,4 % au même mois de 2001.Il est intéressant de noter que c\u2019est le nombre de voyageurs sur les vols domestiques qui accuse le plus grand retard avec un niveau, en février, de 17,3 % inférieur à la même période de l\u2019an passé, alors que ce niveau est de -10,7 % pour les vols transfrontaliers et de -1,3 % pour les vols internationaux.Quant à l\u2019aéroport de Mirabel, il connaît également une légère augmentation du nombre de passagers exception, car selon l\u2019IATA, (International Air Transportation Association), le trafic moyen de passagers dans l\u2019ensemble des force au courant de l\u2019année 2003 et il atteindra, d\u2019ici deux ans, le le huard s\u2019est redressé de manière substantielle par rapport au dol-\tLes marchés boursiers demeurent très volatiles depuis le début lar américain.En effet, depuis qu\u2019il a atteint son creux historique\tde l\u2019année, surtout en février où l\u2019incertitude reliée à l\u2019affaire de 62,49 cents en janvier dernier, la valeur de la monnaie cana-\tEnron a eu un impact négatif sur les indices boursiers malgré que dienne a connu une progression d\u2019environ 2 % pour s\u2019établir à\tceux-ci aient légèrement progressé depuis le mois d\u2019avril.Toute- 63,78 cents au mois d\u2019avril, soit le plus haut niveau depuis décem-\tfois, les nombreuses bonnes nouvelles concernant la reprise émi- bre 2001.Les propos tenus par le gouverneur de la Banque du\tnente de l\u2019économie nord-américaine améliorent la confiance des Canada - à sa réunion de la banque centrale au mois d\u2019avril, indi-\tinvestisseurs et les perspectives de bénéfices des entreprises.Cette quant un resserrement de la politique monétaire au cours des\tsituation nous permet donc d\u2019anticiper une croissance des indices prochain mois - ont eu un effet tonifiant sur le dollar canadien.\tboursiers au cours des prochains mois.LE TRANSPORT TRAFIC AÉRIEN Malgré la reprise de l\u2019économie mondiale, le trafic de pas- Total des passagers aux aéroports de Montréal qu\u2019il était avant les événements du 11 septembre.Toutefois, depuis / W ^ r * 1 025 000 975 000 925 000 875 000 825 000 775 000 725 000 675 000 625 000 575 000 depuis décembre, mais ce nombre demeurait, en février, très en deçà (-40 %) de ce qu\u2019il était au même mois en 2001.Sur le plan nord-américain, l\u2019aéroport de Dorval ne fait pas Source : Aéroports de Montréal aéroports d\u2019Amérique du Nord était, en février, de 10,4 %\tniveau et la croissance qu\u2019il avait avant les événements tragiques inférieur à ce qu\u2019il était au même mois de Tannée précédente.\tde septembre 2001.L\u2019organisme appuie ses prévisions sur le fait que la confiance des consommateurs est pratiquement rétablie et Pour ce qui est de l\u2019avenir, selon l\u2019OACI (Organisation de l\u2019avi-\tsur les perspectives positives concernant la croissance de l\u2019é- ation civile internationale), le trafic aérien mondial reviendra en\tconomie mondiale. 11 CINEMA INDUSTRIE CINÉMATOGRAPHIQUE DE MONTRÉAL Depuis une dizaine d\u2019années, l\u2019industrie de la production cinématographique à Montréal connaît une croissance spectaculaire qui ne semble pas prête de se terminer.Malgré une baisse d\u2019activité de près de 30 % l\u2019an passé, causée par la menace de grève des acteurs américains et des techniciens canadiens, ainsi que par les événements du 11 septembre, les dépenses de production effectuées à Montréal sont passées de 276,2 millions $ en 1992, à 829,4 millions $ en 2000, soit une hausse de 300 %.Ce qui est plus intéressant encore, c\u2019est que 40 % de ces dépenses proviennent de productions étrangères, principalement des États-Unis.En effet, grâce à des efforts promotionnels considérables faits auprès des grandes maisons de production américaines, pour vendre les avantages de Montréal, tels que la diversité des lieux de tournage, l\u2019abondance et la qualité de la main-d\u2019œuvre, de même que les avantages économiques que confère la faiblesse relative du dollar canadien, les sommes dépensées dans des tournages étrangers sont passées de nulles en 1992, à plus de 337 millions $ en 2000.Sur le plan canadien, le Québec - où presque la totalité des productions s\u2019effectuent à Montréal - tire bien son épingle du jeu, car 27 % de l\u2019ensemble des dépenses des productions cinématographiques et télévisuelles faites au Canada (4,969 milliards $) s\u2019effectuent dans la Belle province.Le Québec se classe en deuxième place tout juste derrière l\u2019Ontario qui représentait pour sa part en 2001, 40 % des dépenses de production du pays, pour un total de 1,966 milliard $ .Les dépenses provenant de tournages étrangers ont connu, au Québec, une croissance de 41 % au cours des cinq dernières années, et de 58 % entre 2000 et 2001, alors que la croissance moyenne canadienne n\u2019a été que de 23 % et de 17 % sur ces deux périodes.À ce chapitre, le Québec se classe au troisième rang, avec 19 % de l\u2019ensemble des fdms étrangers tournés au Canada, derrière l\u2019Ontario (31 %) et la Colombie Britannique (43 %).Toutefois, le Québec, et plus particulièrement la région de Montréal, gagne rapidement du terrain, car le nombre de films étrangers à être tournés ici a connu, au cours des cinq dernières années, une croissance deux fois plus rapide que dans les deux autres provinces.Les tournages de films à Montréal engendrent des retombées économiques importantes pour la métropole.Selon le Bureau du cinéma et de la télévision de Montréal, les retombées directes et indirectes ont plus que triplé, passant de 579 millions $ en 1992, à plus de 1,8 milliard $ en 2000.La production cinématographique contribue également à la création d\u2019emplois dans la région montréalaise : selon Statistique Canada, chaque emploi offert dans l\u2019industrie entraîne la création de 1,6 emploi indirect additionnel.Or, pour l\u2019année 2000-2001, l\u2019industrie cinématographique a généré, dans la métropole, pas moins de 22 750 emplois directs et 13 650 emplois indirects pour un total de 36 400.D\u2019ailleurs, le Syndicat des techniciens du cinéma et de la vidéo du Québec indique que le nombre de membres et de permissionnaires a plus que triplé depuis 1992 : il est passé de 929 en 1992, à 3 399 en 20001.Sommes dépensées pour les tournages et les retombées économiques à Montréal (en millions de dollars canadiens) Retombées économiques ¦ Dépenses directes p 1992\t1993\t1994\t1995\t1996 1997\t1998\t1999 2000 Source : Bureau du cinéma et de la télévision de Montréal Une seule menace plane à l\u2019horizon : les efforts considérables déployés par certains regroupements de l\u2019industrie cinématographique de la Californie pour freiner l\u2019exode des tournages au Canada.D\u2019ailleurs, le gouverneur de l\u2019État, Gray Davis, a déposé, un peu plus tôt cette année, un plan d\u2019avantages fiscaux très ambitieux qui ferait, s\u2019il est adopté, économiser des millions de dollars aux producteurs qui effectueraient leurs tournages en Californie.Ce plan permettrait de réduire de 15 % les impôts sur les 25 000 premiers dollars gagnés par les employés d\u2019une production disposant d\u2019un budget de moins de 10 millions2.Toutefois, M.Lafond indique que ce plan affecterait davantage Toronto et Vancouver qui accueillent beaucoup de productions californiennes.De plus, les deux tiers des productions étrangères tournées à Montréal ont des budgets supérieurs à 25 millions et ne sont donc pas admissibles au plan en question.Toutefois, les intervenants de l\u2019industrie cinématographique montréalaise devront rester vigilants face à ces pressions, car l\u2019État de la Californie pourrait aller beaucoup plus loin advenant une meilleure concertation des groupes de pression.En conclusion, et selon le commissaire au Bureau du cinéma de Montréal, M.André Lafond, 2002 s\u2019annonce une année des plus prometteuses pour la production cinématographique à Montréal.En effet, au moins une vingtaine de productions américaines seront tournées dans la métropole au cours de l\u2019année.1\t«Cinéma : L\u2019empreinte du géant» par Eric Desrosiers, Le Devoir, 2 février 2002 2\t«L\u2019empire californien contre-attaque» par Sébastien Rodrigue, La Presse, 14 janvier 2002 Autre source : Profil 2002 de l'industrie canadienne de la production cinématographique et télévisuelle, publié par l\u2019Association des producteurs de films et de télévision du Québec 12 TOURISME 2002 SERA UNE ANNÉE DIFFICILE POUR LE TOURISME À MONTRÉAL Selon Statistique Canada, 3,8 millions de voyageurs sont entrés au Canada en février, soit une hausse de 0,6 % par rapport à janvier de cette année.De plus, les séjours d\u2019une nuit et plus ont connu une augmentation de 2 %, par rapport à janvier, et de 1,6 %, comparativement à février 2001.C\u2019est la première hausse mensuelle significative depuis août 2001.Par contre, pendant que l\u2019industrie touristique canadienne connaît, dans l\u2019ensemble, une augmentation de son activité, l\u2019industrie touristique montréalaise attend toujours le retour des visiteurs.En effet, en février 2002, le taux d\u2019occupation des hôtels du grand Montréal était de 56,4 %, soit 3,5 % inférieur à ce qu\u2019il était l\u2019an passé à pareille date.Depuis le début de l\u2019année, le nombre de touristes à séjourner dans les hôtels montréalais reste de 6 % inférieur à la même période en 2001.Toutefois, pendant ce temps, la région de Québec semble bien tirer son épingle du jeu, car selon l\u2019Office de tourisme et des congrès de la communauté urbaine du Québec, l\u2019occupation dans les hôtels de la région était en hausse de 3,6 % en février et de 2,5 % en mars, sur les mêmes mois de l\u2019année dernière.Ces résultats un peu surprenants s\u2019expliqueraient par le fait qu\u2019il y a généralement un décalage entre la reprise des voyages d\u2019affaires et la reprise économique, Or, comme le tourisme d\u2019affaires représente une part beaucoup plus importante à Montréal que dans la Veille Capitale, cela expliquerait que le niveau d\u2019activité touristique actuel soit comparativement plus faible dans la région montréalaise.Toutefois, selon Tourisme Montréal, le volume d\u2019activité de l\u2019industrie touristique de Montréal baissera encore en 2002.L'organisme prévoit même qu\u2019il faudra attendre près de trois ans avant que le tourisme n\u2019atteigne à nouveau le niveau record atteint en 2000.Pour tenter de renverser la tendance et d\u2019accélérer la reprise du tourisme dans la métropole, Tourisme Montréal a lancé, en avril dernier, la plus importante campagne de promotion de son histoire avec un investissement de 8 millions de dollars.Cet investissement a suscité la participation des deux paliers de gouvernement, de partenaires privés de Tourisme Montréal et de quelques entreprises multinationales.Parmi les mesures envi- Taux d'occupation des hôtels du Grand Montréal (2000-2002) % ?n n 00 00 00 00 00 00 01 01 01 01 01 01 01 01 01 01 01 01 01 02 00 00 00 00 Source : Association des hôtels du Grand Montréal sagées, il y aura, entre autres, 17 millions de brochures qui seront encartées dans les plus prestigieux magazines nord-américains.L\u2019objectif visé par la campagne est évidemment d\u2019attirer davantage de touristes pour l\u2019année prochaine et de promouvoir Montréal comme une ville ayant un caractère unique en Amérique du Nord, au même titre que New-York ou San Francisco.11 reste maintenant à espérer que cette campagne promotionnelle combinée à une croissance économique soutenue aura un effet positif sur l\u2019industrie touristique montréalaise qui génère, dans la région de Montréal, plus de 60 000 emplois et des retombées de 1,7 milliard de dollars. 13 LE MARCHÉ IMMOBILIER DE MONTRÉAL RALENTISSEMENT DE L\u2019ACTIVITÉ SUR LE MARCHÉ DE L\u2019IMMOBILIER COMMERCIAL AU CENTRE-VILLE DE MONTRÉAL L\u2019incertitude du milieu des affaires face au ralentissement économique de l\u2019automne dernier a eu pour effet de freiner l\u2019activité sur le marché immobilier du centre-ville de Montréal.Selon la dernière étude de marché effectuée par la firme Devencore au cours des six derniers mois (2001), le taux d\u2019inoccupation dans les immeubles prestigieux du centre-ville est resté presque inchangé : il n\u2019a augmenté que de 0,1 % pour atteindre 7,9 %.Ce taux, qui connaissait une baisse constante depuis 1994, a atteint, à la fin de 2000, son niveau le plus faible en 15 ans, soit 7,8 %, comparativement à 17,9 % en 1993.En effet, seulement 69 000 pi2 d\u2019espaces à bureaux ont été libérés sur un total de 39 370 148 pi2.Puisque le taux d\u2019inoccupation demeure très faible, cette légère baisse n\u2019aura pas eu d\u2019effet à la baisse sur le prix des loyers au centre-ville.Par contre, l\u2019arrivée de plusieurs nouveaux projets d\u2019immobilier commercial pourrait, à moyen terme, contribuer à faire baisser légèrement les loyers ou, du moins, à les stabiliser, si la croissance économique de Montréal maintient ce rythme.D\u2019ailleurs, trois des quatre projets importants annoncés au cours des 18 derniers mois sont actuellement en chantier : ils ajouteront pas moins de 1,8 million de pieds carrés de nouveaux locaux haut de gamme au centre-ville de Montréal.Il y a d\u2019abord la phase 1 de la Place du commerce électronique, qui représente 500 000 pi2 qui seront entièrement occupés par CGI; la phase 2 (400 000 pi2) dont 50 000 pi2 sont déjà loués à Computer Science Corp.Il y a ensuite la rénovation de l\u2019immeuble Eaton (435 000 pi2) dont près de la moitié est déjà louée.Enfin, le nouvel immeuble de la Caisse de dépôt et placement, qui sera situé dans le Quartier International, représente quant à lui 600 000 pi2 et sera entièrement occupé par le propriétaire.Le projet de 630 000 pi2 du Groupe Westcliff, qui devait être érigé au square Victoria, demeure, pour sa part, en attente.Taux d'inoccupation des bureaux haut de gamme du centre-ville de Montreal L33 13,20 1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 Source : Devencore Malgré l\u2019arrivée de ces nouveaux locaux au centre-ville, l\u2019offre est loin d\u2019être abondante.Or, si la vigueur de l\u2019économie de Montréal se maintient, il est fort probable que l\u2019on voit des promoteurs annoncer de nouveaux projets vers la fin de l\u2019année. 14 ECONOMIE THEMATIQUE PAUVRETÉ LA FRÉQUENTATION SCOLAIRE ET LE NIVEAU DE SCOLARITÉ DANS LA NOUVELLE VILLE DE MONTRÉAL Au cours de la dernière décennie, l\u2019environnement économique de Montréal a considérablement évolué.Aujourd\u2019hui, l\u2019économie de la région montréalaise est plus ouverte sur l\u2019international et davantage constituée par les secteurs de la haute technologie, ce qui exige une main-d\u2019œuvre beaucoup plus qualifiée qu\u2019auparavant.Toutefois, ce type de main-d\u2019oeuvre exige un niveau de scolarité supérieur à une simple éducation de base.Or, il est inquiétant de constater que c\u2019est à Montréal, pourtant le moteur économique du Québec, que le taux de décrochage scolaire (34 %), au niveau secondaire, est le plus élevé de la province.Par conséquent, si une part importante de la nouvelle génération ne fréquente plus l\u2019école, il est clair que cette dernière sera beaucoup moins outillée pour s\u2019intégrer avantageusement au marché de l\u2019emploi et, par le fait même, dans la société montréalaise.Selon une étude1 réalisée par le Conseil régional de développement de l\u2019île de Montréal (CRDÎM), il y a dans la nouvelle ville de Montréal 13 % des jeunes âgés entre 15 et 19 ans qui ne fréquentent plus l\u2019école, soit un total de 12 950.De plus, les données indiquent que dans 12 arrondissements sur 27, le taux de non-fréquentation scolaire est supérieur à la moyenne de la ville.Parmi ceux-ci, le Plateau Mont-Royal (22 %), Verdun (21 %), Ville-Marie (21 %) et le Sud-Ouest (20 %) : c\u2019est dire que dans ces arrondissements, plus d\u2019un jeune sur cinq ne fréquente pas l\u2019école.Il est important de noter que les arrondissements où le taux de non-fréquentation scolaire est supérieur à la moyenne sont aussi les mêmes où l\u2019on retrouve plusieurs caractéristiques de défavorisation.On constate également que c\u2019est chez la population vivant sous le seuil de pauvreté - soit 35 % de la population de Montréal - que l\u2019on retrouve le plus haut taux de non-fréquentation scolaire : il est supérieur au taux dans l\u2019ensemble de la population.Concernant le niveau de scolarité de la population de la nouvelle ville de Montréal, près d\u2019une personne sur trois (30 %) a terminé des études universitaires, 20 %, une formation collégiale, 29 % ont terminé leurs études secondaires et 18 % n\u2019ont pas terminé le cours primaire.À l\u2019échelle des arrondissements, les écarts concernant les niveaux de scolarisation sont importants.Ainsi, le pourcentage d\u2019universitaires âgés entre 25 et 44 ans est nettement inférieur à la moyenne dans Montréal-Nord (18 %), Rivière-des-Prairies/Pointe-aux-Trembles/Montréal-Est (22 %), Saint-Léonard (28 %), Villeray/Saint-Michel/Parc-Extension (28 %).En revanche, il est très supérieur à la moyenne dans Westmount (84 %), Mont-Royal (77 %), Outremont (72 %), Côte-Saint-Luc/Hamp-stead/Montréal-Ouest (68 %), Beaconsfield/ Bain-d\u2019Urfé (68 %).Même constat en ce qui concerne la population sous-scolarisée, c\u2019est-à-dire qui ont moins d\u2019une neuvième année.Le plus haut niveau de scolarité atteint selon le type de population (Nouvelle ville de Montréal) 29,70\t30 ins d'une Secondaire 9e année Population totale II Population vivant sous le seuil de la pauvreté H ______________________Population immigrante I Source : Statistique Canada Parmi les arrondissements de Villeray/Saint-Michel/Parc-Extension, Sud-Ouest, Montréal-Nord et Mercier/Hochelaga-Maisonneuve, on compte 16 secteurs de recensement qui affichent des pourcentages de sous-scolarisation supérieurs à 20 %, dont le secteur Ville-Marie où 40 % des hommes entre 25 et 44 ans n\u2019ont pas terminé leur neuvième année.En revanche, on observe que le taux de sous-scolarisation moyen est inférieur à 1 % dans l\u2019ensemble des arrondissements de l\u2019Ouest de l\u2019île de Montréal.De plus, selon le ministère de l\u2019Éducation du Québec, le taux des jeunes ayant obtenu un premier diplôme d\u2019études secondaires est plus faible à Montréal que dans la plupart des régions du Québec.Avec un taux de décrochage scolaire en hausse (+34 %), un taux de diplomation de 64,5 % et 14 % de la population montréalaise est sous-scolarisée : les acteurs politiques et économiques ont de quoi s\u2019inquiéter car la prospérité économique de la région repose aujourd\u2019hui, et reposera davantage demain, sur l\u2019économie du savoir.Or, si la tendance se maintient, tout porte à croire que l\u2019économie de Montréal devra se passer d\u2019environ 20 % de sa matière première, c\u2019est-à-dire sa main-d\u2019œuvre, et devra assumer les importants coûts sociaux qui en découleront.' Une île, une ville, vingt-sept arrondissements, des réalités multiples : un portrait comparatif de la situation socio-économique. 15 LA CHRONIQUE DE DEVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE CANADA COMMENT L\u2019INDUSTRIE DE L\u2019HABILLEMENT SE PORTE-T-ELLE ?L\u2019industrie de l\u2019habillement comptait 53 036 emplois au Québec en 2000, dont environ 34 000 sur l\u2019île de Montréal, ce qui représente, à l\u2019échelle canadienne, 38 % des emplois du secteur.CONTEXTE La libéralisation des échanges par des accords de commerce et la mondialisation des marchés intensifient la compétition internationale et élargissent l\u2019horizon géographique des stratégies d\u2019investissement des firmes multinationales.Le secteur de l\u2019habillement, et de façon très rapprochée celui du textile, rencontre de vives pressions découlant de la modification progressive des politiques commerciales.En effet, ces industries deviennent très sensibles à la concurrence internationale, car la production de produits bas de gamme nécessite une main-d\u2019œuvre peu qualifiée.Ensuite, l\u2019adoption de l\u2019Accord de libre-échange puis de l\u2019Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) a, sans contredit, eu un impact déterminant sur le développement du commerce québécois, car la part relative des exportations vers les États-Unis, par rapport aux livraisons totales, a quintuplé en 10 ans.Sur cette même période, les fournisseurs chinois sont demeurés la première source d\u2019importations et occupent maintenant 32 % du marché québécois.POSITIONNEMENT DE MONTRÉAL Liaison Montréal Mode, une organisation regroupant les grandes associations sectorielles, indique que les entrepreneurs québécois sont reconnus pour leur main-d'œuvre spécialisée, leur technologie de pointe, la qualité de leurs produits, leurs courts délais de livraison et leur fiabilité.Bref, Montréal est sans conteste un centre de mode incontournable à l\u2019échelle internationale, car la majorité des vêtements produits au Québec y sont dessinés, fabriqués ou y transitent.D\u2019ailleurs, Montréal a développé des créneaux spécialisés : la mode enfantine, les vêtements de sport et les maillots de bain.En raison de son automatisation avancée et d\u2019une forte productivité, Montréal a su demeurer très compétitifs à l\u2019échelle internationale.Finalement, la métropole québécoise bénéficie d\u2019un réseau d\u2019enseignement spécialisé dans la mode qui permet d\u2019offrir aux entreprises du secteur la main-d\u2019œuvre spécialisée nécessaire à la conception de vêtements moyen et haut de gamme.Livraison de l'industrie québécoise du vêtement en millards de dollars \t\t\t\t\t\t\tI\t \t\t\t\t\t\t\t\t 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 Autres livraisons québécoises ¦ ¦ Exportations vers les Etats-Unis > Source : Statistique Canada pour les livraisons et Industrie Canada pour les exportations.Commerce extérieur du Québec \t1992\t\t2001\t Importations\t%\tMillions S\t%\tMillions $ Chine (avec Mongolie)\t21,7\t280\t32,4\t670 Inde\t4,8\t62\t11,0\t321 Hong Kong\t18,2\t235\t9,5\t194 États-Unis\t5,5\t71\t5,8\t121 Mexique\t0,3\t3,3\t1,1\t23 Autres\t49.5\t639,7\t40,5\t858 Total\t100\t1291\t100\t2 097 Voir page suivante pour le tableau d'exportations. 16 ÉTAT DE L\u2019INDUSTRIE À Montréal, l\u2019industrie de l\u2019habillement est bien établie et en constante évolution.La complexification de la chaîne d\u2019approvisionnement, l\u2019intégration des activités, la fabrication «juste à temps» et l\u2019automatisation de la production - des tendances communes à la plupart des secteurs - font partie de la réalité de l\u2019industrie de l\u2019habillement.On assiste en effet à l\u2019intégration des circuits de distribution, car entre 1992 et 1999, le nombre d\u2019établissements a diminué de 591, tandis que le nombre d\u2019emplois a augmenté de 9 890.De plus, la proximité du marché permet aux fabricants de desservir les huit saisons annuelles de la mode.Par contre, pour les détaillants offrant moins de diversité, la proximité des fournisseurs n\u2019est plus aussi déterminante.Malgré que la croissance des livraisons soit restée faible, elle n\u2019a pas connu la dégringolade que plusieurs experts avaient prévue, par suite de l\u2019adhésion du Canada à l\u2019ALENA.PERSPECTIVES Commerce extérieur du Québec \t1992\t\t2001\t Exportations\t%\tMillions $\t%\tMillions S États-Unis\t89,2\t282\t96,5\t1639 Royaume-Uni\t0,7\t2,3\t0,9\t16 Mexique\t0,2\t0,6\t0,1\t1,7 Autres\t9,9\t31,1\t2,5\t41,3 Total\t100\t316\t100\t21 698 Source : Institut de la statistique du Québec En vertu de l\u2019Accord de l\u2019Uruguay Round, la prochaine date limite pour que les signataires assouplissent leurs barrières protectionnistes sera le 31 décembre 2004.Par conséquent, la diminution progressive des tarifs douaniers améliorera la compétitivité de certains pays exportateurs et intensifiera la concurrence internationale.L\u2019amélioration de la productivité, essentielle au maintien de la compétitivité de l\u2019industrie, pose certains problèmes tels que le financement - pour renouveler constamment l\u2019équipement de pointe - et la dotation de main-d\u2019œuvre qualifiée grandement en demande.La spécialisation de l\u2019industrie dans des créneaux d\u2019activité lui permettra assurément de préserver son avantage comparatif.De plus, comme la croissance démographique peut difficilement suffire à la croissance des activités de l\u2019industrie, le développement de marchés d\u2019exportation est une stratégie reconnue des intervenants publics.Les Etats-Unis représentent un marché gigantesque dont le potentiel est intéressant, car la part des exportations québécoises ne représentait que 0,5 % en 2000.Evidemment, plus la part des exportations sera importante dans les livraisons de l'industrie, plus le secteur sera à la merci de la politique commerciale étrangère (le conflit sur le bois d\u2019œuvre en témoigne bien).Bref, considérant tous ces facteurs, l\u2019avenir ne s\u2019annonce pas de tout repos.Nombre d'emplois et d'établissements de l'industrie du vêtement québcois 1 600 1 400 1 200 1 000 800 600 400 200 0 60 000 55 000 50 000 45 000 40 000 35 000 30 000 25 000 20 000 1992\t1999 Nombre d'établissements H Nombre d'emplois \u2022\u2014\u2022 Source : Statistique Canada pour les livraisons et Industrie Canada pour les exportations.par Dany Provençal Développement économique Canada Avec la collaboration de : Stéphane Pronovost et Marie-Claude Collette Développement économique Canada "]
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