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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1974-04-17, Collections de BAnQ.

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[" V J: LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMERIQUE MONTREAL, MERCREDI 17 AVRIL 1974, 90e ANNEE, No 91.128 PAGES, 8 CAHIERS MONTREAL-METRO.20c sags ABITIBI/COTE-NORD 25c § ; METEO I.¦» Aujourd'hui : Généralement ensoleillé Demain : Passages nuageux.Maximum : 50° \u2014 Minimum : 30° t Le métro : Vickers ou Bombardier La grève des postiers prend de l'ampleur T- w ¦ % .% » \u2022*' I m X w:.' ., CwdL ¦ i l a B r?*: J .photo Réal St-Jean, LA PRESSE \"Allez donc transvider à la main les cargaisons d'ordures\", se plaignent les éboueurs.Excédés par la rigueur des vérificateurs à la pesée de camion, ils ont tout simplement déversé l'amoncellement de déchets sur la chaussée.Cette photo démontre l'impossibilité de rapprocher les camions à moins de 25 pieds, une fois les portes ouvertes à l'arriére des véhicules.rience qu'elle a vécue au moment de l\u2019incendie, est en congé de maladie depuis.Le neuvième et dernier témoin à avoir été entendu hier, M.André Jean, 39 ans, qui était surveillant au poste de commande du métro, le 23 janvier, a révélé qu'il y a quelques jours, le service a été interrompu pendant 40 minutes et qu'il y a eu évacuation des passagers à la suite d'une \u201cdétonation\".Sur les lieux, on a découvert un pétard à mèche.par Jacques GAGNON Au moins un passager aurait quitté le train avant que l\u2019électricité soit coupée lors de l\u2019incendie survenu dans le métro, le 23 janvier dernier.M.Bernard Cyr, 29 ans, un professeur, a révélé, hier, au cours de la 14c journée de l'enquête sur cet incendie.qu\u2019il s'agissait d'un jeune homme.\u201cJ'ai tenté de le dissuader, mais il n'en pouvait plus.\u201d Il faut préciser que tous deux se trouvaient dans la voiture sous laquelle l\u2019incendie a débuté.Comment savoir si le courant de 750 volts est coupé ou non ?Lorsqu\u2019on le coupe, l\u2019éclairage des wagons se ferme et seules les veilleuses restent allumées.\u201cFermez les portes\" L\u2019infirmière Germaine Bourg, qui se trouvait dans le même wagon, a donné l'ordre suivant en voyant des gens essayer de forcer les portes : \"Fermez les portes, vous allez manquer d\u2019oxygène sous peu !\u201d Un pneu était en flammes et la fumée commençait à s\u2019infiltrer dans le wagon.Les passagers n'ont jamais reçu l'ordre d\u2019évacuer et lorsque ia fumée est devenue noire, Mme Bourg a décidé qu\u2019il était temps de sortir.\u201cSi vous voulez sortir d\u2019ici vivants, suivez\", a-t-eile lancé aux autres passagers.Selon l\u2019infirmière, les passagers étaient très calmes, très lents même.\u201cIls avaient l'air de faire du shopping\u201d, a-t-elle dit.\u201cSecourez-moi madame, je vais perdre connaissance\u201d, lui a demandé une femme.\u201cC\u2019est pas le temps de perdre connaissance; prenez votre courage à deux mains\", lui a répondu la volu-bi!e Mme Bourg.Elle n'a cependant pas hésité à marcher dans le tunnel, même si elle n'était pas certaine que l\u2019électricité eût été coupée.\"Je préfère mourir électrocutée plutôt qu\u2019asphyxiée\u201d, a-t-elle commenté.Une autre passagère.Mme Christine Leduc, 44 ans, traumatisée par l'expé- d'etre en faute parce que la cargaison serait toute sur l\u2019avant et que la charge sur essieu serait supérieure à la limité fixée pour chaque camion.\u201d Pas de contravention A la pesée, l\u2019infraction se complique du fait que la loi ne prévoit aucune contravention.La loi est stricte : elle exige à l\u2019exclusion de toute autre solution, de transférer l\u2019excédent de poids dans un autre camion.Cette opération se réalise fort bien dans des cas de cargaisons liquides ou encore de marchandises enfouies dans des caisses.Mais le camion des éboueurs s'ouvre de l'arrière en laissant béante une paroi qui s\u2019élève à la hauteur du des- sus de la benne.En rapprochant deux camions arrière à arrière, on trouvera toujours un écart d'au moins 25 pieds entre les deux véhicules.Peu.t-on exiger des éboueurs qu\u2019ils transvident la cargaison en fouillant dans ces déchets ?Excédés par tant de rigueur, ceux-ci on tout simplement abandonné, l\u2019autre jour, leur cargaison d'ordures aux bons soins des vérificateurs à la pesée.Il faut dire que le centre d'enfouissement sanitaire, destination finale des camions à déchets, ne se trouve qu'à un mille de la balance.11 faut dire aussi que des centaines de camions ne sont soumis à aucun contrôle de poids après 17 heures, une fois la balance fermée, mais que les camions à déchets circulent précisément aux heures où la balance est ouverte parce que l'enlèvement des ordures se fait généralement de 7 heures à midi.Demande d'exception Le président d\u2019Enlèvement sanitaire des rebuts Inc.estime qu\u2019il s\u2019agit là d'un cas d\u2019exception que la loi devrait reconnaître comme tel.A maintes reprises, il s\u2019est adressé aux autorités du ministère des Transports en vue de bénéficier d'une exemption.On a fait jusqu'ici sourde oreille à ses demandes.\u201cLe cas me parait insoluble\", conclut-il.1ère COMMUNION BIENTÔT! i r modèles de aatcau* ' ^ a panu de $5 ,00 m m MS i* Holiday Magic fera parler les cartes SANDWICHES ASSORTIS DE FANTAISIE 48 SANDWICHES COCKTAIL FRAIS DU JOUR Four vos receptions et reunions \u2022 e e par René-François DESAMORE \u201cRien n\u2019arrêtera Holiday Magic\u201d a affirme, ce week-end, son président Robert Walsh.\u201cD\u2019ici cinq ans\", nous serons le plus grand conglomérat au Canada\u201d.Au rythme où les Canadiens et les citoyens des divers pays où Holiday Magic s\u2019est déjà implanté versent leur argent à cette compagnie, M.Walsh pourrait fort bien avoir raison.Le nom de la prochaine compagnie qui sera créée n\u2019a pas encore été rendu public.M.Walsh a cependant dévoilé son objet et son fonctionnement.président est M.Robert Gravel; à Royana présidée par Roy Johnson et qui oeuvre dans le domaine de la céramique; à Mind Dynamic Ltd qui enseigne comment développer son esprit et dont le président est M.Georges Renaud; à Sales Dynamic Institute qui forme les vendeurs pour Holiday Magic; à Parents qui enseigne comment élever les enfants et au Convenient Retail Service qui entrepose, moyennant rémunération, les produits vendus aux maîtres distributeurs de Holiday Magic.Les profits de plusieurs filiales proviennent de l\u2019argent que versent les personnes qui font partie des autres filiales ou de la maison-mère.Un exemple illustre bien le processus.Après avoir suivi un cours de $175 pour faire partie des \u201cprivilégiés\u201d (dixit Holiday Magic) acceptés par la compagnie, le candidat sera invité à faire partie du premier poste défini comme \u201cintéressant\u201d, celui de \u201cmaître\u201d distributeur.Le coût de ce titre acquis \u201cà vie\u201d est de $3,350 dont $1,850 couvrent les produits eux-mêmes qui ont une valeur au délai de $4,111.11.La différence comprend $650 pour le Sales Dynamic Institue, une filiale de HM; $300 pour le Convenient Retail Service, une autre filiale de HM; $480 pour les frais d\u2019entraînement et de bureau et $70 pour les frais d'administration.Lorsque le \u201cmaître\u201d retirera son produit de l\u2019entrepôt, il devra payer en plus des frais de 5% de la valeur au détail, soit $205 qui iront aussi dans la caisse de Convenient Retail Service.Toujours selon M.Walsh, les profits de Holiday Magic pour les six mois se terminant en mars ont été trois fois supérieurs à ceux des 12 mois précédents et le taux actuel de croissance de la compagnie serait de mille pour cent.Selon \u201cun plan méticuleux qui sera suivi d'une exécution impeccable\u201d, les produits de Holiday Magic devraient être disponibles à la porte de chaque foyer d'ici deux ans, même si \u201cune union socialiste radicale pleine de gens en jeans et aux cheveux longs comme les ACEF\u201d essaie de mettre des bâtons dans les roues de Holiday Magic.D\u2019ailleurs, pour les dirigeants de Holiday Magic, toutes les personnes qui se plaignent de la compagnie sont des gens qui ont \u201cété envoyés par les concurrents pour saper le moral des distributeurs\u201d.Et seuls ceux qui ne croient pas à \u201cla religion\u201d de Holiday Magic ne se rendent pas compte que les problèmes de la compagnie sont \u201céconomiques et non légaux\u201d.Cette religion est assez simple.\u201cAu lieu de miser sur des chevaux à Blue Bonnets, il faut miser sur soi.Quelle j que soit votre formation, quelle que j soit votre apparence vous pourrez j vendre tout aussi bien que vous pour- j rez conquérir la plus belle femme, à condition de le vouloir\u201d.Bref, il suffit de se croire \"superstar\u201d pour le devenir et comme M.Walsh l'a affirmé: \u201cCelui qui réussit sa vie en ce monde est certain de la réussir dans l'autre monde\u201d.V FM h Cette compagnie mettra sur le marché des cartes de souhaits parlantes.Sur ces cartes de format traditionnel seront gravés des sillons comme sur un disque ordinaire et pour connaître le souhait, il suffira de passer la carte sur un tourne-disques.Il y aura des souhaits sérieux et des gags tels qu'on en trouve déjà sur diverses car- MF SÆ25 A m la boite Holiday Magic ne prend pas de l'expansion que sous son propre nom.Depuis août dernier, la compagnie a créé une filiale par mois et, selon un responsable de l\u2019organisation.Holiday Magic prévoit maintenir ce rythme de création de filiales au cours des prochains mois.PEGROID\u2019S 844-3901 tes.4075.me SAINT DENIS Cette filiale de Holiday Magic viendra s\u2019ajouter à Sta-Power qui distribue des additifs pétroliers et dont le NOUS LIVRONS PARTOUT A MONTRÉAL \" .1 A \u2022s SARRAU BLANC LES SOULIERS WHITE CROSS SONT LES PLUS CONFORTABLES JAMAIS CONÇUS m POUR ELLE et LUI - Confection de coutil \u201cSANFORIZED\".Très durable et convenant parfaitement aux rudes usages du labo, de l'atelier ou de la salle de dessin.La collection White Cross ijN.\tvous offre un choix V JrK\ttrès varie.CL Confortable soulier cuir et filet do nylon offert en noir, blanc et bleu.Pointures courantes ; 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V V, chômage important, n\u2019a pas intérêt, ne serait-ce que par expédient électoral, à mettre \u201cen disponibilité\u201d des travailleurs.D\u2019autant plus que son pouvoir de rémunération des employés est presque illimité, puisqu\u2019il s\u2019appuie sur son pouvoir fiscal.Le plus récent conflit patronal-syndical au Québec est actuellement celui des Postes.Il est cependant, par certains côtés, l\u2019un des plus anciens.Car il rappelle les conflits ouvriers du début du 19e siècle, alors que les travailleurs s\u2019en prenaient à la mécanisation qui menaçait certains de leurs emplois.Ce qui, évidemment, n\u2019a pas empêché les entreprises de se mécaniser et même de s\u2019automatiser.L\u2019arrêt de travail des 4,000 employés postaux de la région de Montréal a ainsi pour mobile officiel l\u2019adoption du tri automatique du courrier.Ce système, rendu nécessaire par la croissance énorme du volume du courrier (5 millions de lettres et de colis par jour à Montréal) a été mis à l\u2019essai à Ottawa et à Winnipeg sans entraîner de congédiement ni de réduction, de salaire.7 ' ^4 P\u2019 ( 1 JR C\u2019est pourquoi la grève des postiers de Montréal, qui dure depuis une semaine, intrigue le public en plus d\u2019incommoder un grand nombre de citoyens.Les gens qui attendent leurs chèques d\u2019allocations sociales, par exemple, sont particulièrement touchés.Sans compter les commerces qui font un grand usage du service postal.La responsabilité de cette grève sur le tas des postiers tient, dans une large mesure et ironiquement, au manque de communication entre les dirigeants syndicaux et les responsables des Postes.Dans toutes les grandes administrations, en l\u2019occurrence les Postes, les orientations et les décisions ministérielles sont rarement expliquées aux syndicats, dont on ne recherche d\u2019ailleurs presque jamais les avis ouïes suggestions.Au fil des ans, cette attitude patronale un peu méprisante crée chez les syndiqués une rancoeur accumulée qui éclate au moindre prétexte.C'est, en grande partie, cette charge émotive qui explique bien des grèves, surtout les plus violentes, dont les mobiles rationnels sont assez minces.% V 1 (DroMs réservés) mm Cela ne signifie pas que les syndicats de postiers ont tort d\u2019entretenir des craintes au sujet de la sécurité de leurs emplois.Au contraire, l'expérience a démontré que c\u2019est toujours par leur attitude résolue que les syndicats ont obtenu le recyclage des employés déplacés par les machines et ont empêché la chute de leurs salaires.Car, il est inutile de se raconter des histoires, l'automatisation a toujours eu pour but de diminuer la masse salariale en plus d\u2019accélérer et d\u2019accroitre la production.Cependant, quand les syndiqués ont obtenu ces exigences de base (sécurité d\u2019emploi et maintien du niveau des salaires) ils sont mal venus de s'opposer à la modernisation de l'équipement des entreprises.Surtout quand celles-ci sont des entreprises d\u2019Etat, comme les Postes.Car, l\u2019Etat, en particulier dans les périodes de récession ou de Quand toutes Ses valeurs sont évacuées, comment faire la paix?perdu, que la démangeaison du changement se fait aux dépens de l'évaluation du changement.Fernand Seguin considère que ce phénomène est attribuable pour une grande part à l'influence de la télévision qui a été pour lui l'instrument d\u2019une révolution culturelle explosive.Je suis d\u2019accord avec ce constat, mais je ne négligerais pas la part qu'y a prise aussi la presse écrite.Il est certain que sans l\u2019émergeance des techniques de communications de masse, le désordre social ne serait pas ce qu'il est aujourd'hui, car elles ont agi comme dissolvant moral irrésistible.Et je ne vois pas comment la paix sociale pourra être rétablie si les mass media n\u2019y concourent pas en se remettant en question, si ceux qui en ont la responsabilité ne s\u2019interrogent pas, s'ils ne se demandent pas si ces organes ne confondent pas trop souvent le changement avec le progrès, s\u2019ils ne mettent pas trop l'accent sur les transformations au détriment de la maturation qui doit suivre chaque changement social.Quand toutes les valeurs morales et spirituelles sont évacuées brusquement et ne sont pas remplacées par d'autres, l'homme se retrouve seul avec ses démons et c'est le désordre.Dans ces conditions, quel système politique aurait la prétention de pouvoir à lui seul rétablir la paix sociale?Correction: Une erreur technique a transformé sensiblement le sens du premier paragraphe de mon article de samedi dernier, lequel aurait dû se lire ainsi: Deux mois après une campagne de presse menée à peu près seul par notre confrère Cyrille Felteau, le ministre de la Justice a enfin trouvé quelque chose de valable à dire sur l'affaire des microfilms Drouin.hommes rendent inopérantes les meilleures constitutions.Aussi je crois que s\u2019il est utile et même nécessaire de travailler pour la paix sociale au niveau des systèmes politiques, il m\u2019apparaît primordial d\u2019oeuvrer d'abord au niveau des hommes.C\u2019est la voie difficile mais c'est la seule qui donne des résultats durables.Pour rétablir la paix sociale, il faut aider les citoyens à retrouver leur paix intérieure.Autrement, on peut réussir à rétablir l'ordre social par des mesures politiques mais il n'est pas certain qu'il sera tranquille.Et quand l\u2019ordre n\u2019est pas tranquille, on ne peut pas parler véritablement de paix sociale.Pour que les gens en viennent à retrouver une certaine paix intérieure, il faut leur proposer des valeurs de remplacement à toutes celles qui ont été détruites depuis une quinzaine d\u2019années et qui en ont fait, moralement, des bouchons à la dérive.A ce propos, Fernand Seguin, animateur de télévision et scientiste, a dit ceci au cours d\u2019une entrevue qu\u2019il accordait à la revue \"Forces\" au sujet de l\u2019influence de la télévision sur notre société: \"Ce que je déplore en ce moment, c'est qu\u2019après avoir réussi une transformation extrêmement rapide dont je crois qu\u2019il n\u2019existe aucun équivalent dans le monde, le Québec souffre d\u2019une érosion des valeurs.On observe également que les nouvelles valeurs.se manifestent avec beaucoup de confusion et se bousculent trop rapidement à mon gré.Nous avons besoin, je crois, d\u2019un ressourcement, parce qu'on a jeté par-dessus bord des tas de choses \u2014 et je suis d'accord \u2014 mais on en a peut-être éliminé trop.\" Et M.Seguin de déplorer que le sens de l\u2019histoire, comme source nourricière d'idées nouvelles, a été wm Le conflit des Postes apparaît actuellement comme la liquidation d'un contentieux surtout émotif.Il aurait pu être évité \" si les parties en cause s\u2019étaient depuis longtemps ouvertes l\u2019une à l\u2019autre, sans arrière-pensée, de leurs griefs respectifs.i MARCEL ADAM Dans un long article intitulé \"Une paix à bâtir collectivement au Québec\", M.Maurice Champagne, de la Ligue des droits de l'homme, a tenté d\u2019établir, samedi dernier dans LA PRESSE, les conditions de la paix sociale au Québec.Cette réflexion n\u2019est pas inopportune car, depuis quelques années, notre société est passée de la révolution dite tranquille à l\u2019agitation plus ou moins violente, avec des intermèdes d'exaltation et de dépression collectives.Définie depuis toujours par les chrétiens comme la tranquilité de l\u2019ordre, la paix ne peut donc exister là où il y a le désordre.Mais le désordre social procède du désordre intérieur des individus.Aussi me semble-t-il illusoire d'attendre des institutions, des systèmes, des idéologies politiques un rétablissement de l'ordre social \u2014 donc de la paix \u2014, comme certains s'en remettent à un vêtement savamment coupé pour corriger un physique ingrat.Je ne mésestime pas l'importance des institutions et des système politiques dans l'élaboration d'un ordre social satisfaisant, mais c'est se leurrer que d\u2019y mettre toutes ses complaisances car j'y vois une solution de facilité.Tous les systèmes valent ce que valent les individus qui les construisent.Les constitutions, les chartes, les programmes politiques n'ont jamais rendu une société meilleure, mais les sociétés ont détourné de leurs objectifs et rendu caducs les plus beaux textes.Une grande charte ne produit pas de grands hommes, mais de petits Ivan GUAY Pétrole et matières premières D\u2019abord, il convient de se rappeler que cette conférence sur les matières premières suit, dans l\u2019o r d r c chronologique, celle du 11 février à Washington sur le pétrole, rencontre où n\u2019avaient pas été conviés les pays producteurs de pétrole.Si, aujourd\u2019hui, se dessine la menace d'une confrontation entre pays nantis et nations défavorisées, la faute en est peut-être à cette première erreur protocolaire.On se rappelle que c\u2019est à la toute dernière minute et de justesse que l\u2019assemblée de Washington avait consenti à cette session spéciale des Nations unies réclamée par l'Algérie, soutenue sous réserve de certaines conditions par la France.En outre, parce que les Etats-Unis sont les plus grands consommateurs de matières premières au monde et que, dans certains secteurs, ils détiennent le championnat du gaspillage (l'histoire du Texas reste l\u2019un des exemples les plus frappants de ces politiques à courte vue), les pays du Tiers-monde trouvent une oreille complaisante chez certains alliés des Etats-Unis.Ce qui avait été pressenti comme une certitude s'est réalisé ù la lettre.Encouragées par l\u2019immense succès remporté sur le marché international du pétrole, les nations productrices de matières premières convoitées par les pays industrialisés veulent aujourd\u2019hui s\u2019assurer des avantages économiques équivalents.C\u2019est le président de l'Algérie, Boumediene, qui a le plus clairement exposé le point de vue des pays producteurs de matières premières, convaincus depuis toujours que l\u2019histoire du pétrole est l\u2019histoire de l\u2019impérialisme et que ce type de rapports inégaux ne doit plus exister à l\u2019avenir entre pays producteurs de matières premières et pays consommateurs.Aux Nations-Unies, où se débattent en ce moment ces questions, M.Kissinger, parlant au nom des Etats-Unis, a eu beau répliquer fermement aux propos dés porte-parole des pays du Tfers-monde.il ne jouit pas, dans le présent débat, de tous les avantages psychologiques désirables.D\u2019autres interventions importantes sont attendues sur le sujet.Palabres vaines?Non pas.Ce que les nations du Tiers-monde souhaitent, c'est leur admission, sur un pied d'égalité, dans le grand jeu de la concurrence industrielle.Déjà, l\u2019Arabie Saoudite est en pourparlers avec la Royal Dutch-Shell et Mobil Oil pour l'établissement de raffineries dans le golfe Per-sique.Quelques-uns de ces pays détiennent suffisamment de devises pour acheter Texaco tous les trois mois.Le Wall Street Journal suggère aux plus riches des pays de l\u2019Opep (pays exportateurs de pétrole) de secourir de leurs deniers leurs frères les plus misérables des pays sous-développés.Dans ces conditions, on comprend que vienne à M.Kissinger la pensée d\u2019avertir les intéressés que son pays pourrait bien se lasser de jeter les dollars par les fenêtres pour aider les pays en voie de développement.LE LECTEUR ce que pense Les problèmes humains à la Baie James De mai à août 1U73, j'ai travaillé sur le chantier de la Baie James.J\u2019étais au service d\u2019une firme d\u2019ingénieurs-conseils et travaillais à titre d'assistant technique.Notre chantier: un tronçon de la route Matagami-Fort George, l\u2019aéroport L-G2, plus le tronçon de la route qui mène à l\u2019emplacement du futur barrage L-G2.J\u2019ai toujours soutenu et je soutiendrai encore que le problème humain a dépassé les problèmes techniques dans de pareil'es entreprises.A la fin de mon stage, j\u2019ai écrit un rapport en ce sens à mes supérieurs et ils en ont tenu compte.Durant cette période, citée plus haut, nous avons eu à faire face à de graves problèmes de nourriture.Nous les avons surmontés en majeure partie en examinant \"froidement\u201d la situation.Malgré de \"gros salaires\u201d, l\u2019ouvrier, aussi bien durant l\u2019été que l\u2019hiver, doit affronter, dans ces lieux, des conditions presque intolérables.La plupart des hommes sont là pour \"se faire de l'argent\u201d mais cet argent sert non pas à se \"saouler\", mais à améliorer le sort de toute une famille demeurée \u201cen bas\".D\u2019autres sont là pour se réhabiliter envers une société qui les a rejetés.Le courrier, par exemple, n\u2019arrive pas aussi régulièrement qu\u2019on le pense.On s\u2019inquiète.Le froid terrible, ou la chaleur torride de l\u2019été \"agrémentée\" par des nuées de moustiques vous déséquilibrent psychologiquement.Plutôt que 45 jours, alterner des périodes de 30 jours par une semaine de repos hors de cet enfer.Organiser des loisirs.Envisager la possibilité, pour les gens mariés de vivre avec leur femme et leurs enfants ou tout au moins leur donner la possibilité de se rencontrer sur les lieux mêmes du chantier.De telles visites rendraient le sacrifice plus Supportable à la femme et aux enfants.Le mari et le père en seraient plus (lignes.Pour les célibataires, pourquoi ne pas organiser des rencontres avec des femmes libres ?Loin de moi l'idée de suggérer la construction de lupanar, on aura beau voter les plus remarquables textes de loi concernant la législation ouvrière, il y a ce côté très humain qu\u2019il ne faut surtout pas sousestimer.Et puis dans ce domaine, cela ne peut pas être pire que ce qui se passe à Matagami.Il a fallu qu'une génératrice soit endommagée, que quelques dortoirs brûlent pour qu\u2019enfin on daigne se pencher sur de pareils problèmes.Est-ce qu\u2019une dizaines d\u2019arrestations vont régler le problème ?Il faut d\u2019abord et avant tout se pencher \u201cL\u2019HOMME\u201d si l\u2019on veut que ce projet soit la plus grande réussiste \u201chumaine\u201d du siècle.avec l\u2019esprit plus dégagé et dans des conditions beaucoup plus confortables.Espérant que l\u2019expérience de cette, année saura convaincre les personnes concernées.Un amateur de baseball en temps chaud.Guy CORMIER René GINGRAS, Montréal 356.M.Lalonde et son ballon Le logement des personnes âgées Il est regrettable que la Fédération des Caisses Desjardins ne semble pas encore avoir pensé à ses premiers clients, ceux du début des caisses qui sont aujourd\u2019hui des gens âgés ayant besoin qu\u2019on s\u2019occupe d\u2019eux.Si on investissait dans la construction de résidences pour personnes à la retraite, celles-ci pourraient trouver la protection à leur âge.Ces résidences pourraient contenir des appartements à loyer modique, confortables et bien aménagés, de une, deux ou trois pièces avec cuisine, salle de bain et balcon; on devrait aussi y trouver un service de santé avec infirmière permanente et médecin attaché à la résidence, une épicerie, une caisse populaire, une salle à manger, une salle de spectacles, une salle de réunion, etc.permettant des activités de groupe.On pourrait de plus organiser un système de transport afin que les personnes âgées encore actives puissent se déplacer facilement.Ce serait la maison où l\u2019on peut \u201cvieillir\u201d ses dernières années qui, pour beaucoup, sont souvent solitaires et un peu tristes.Ces résidences seraient la récompense aux jeunes d\u2019autrefois qui ont cru au mouvement \u2019 Desjardins et lui sont restés fidèles.J'aime à croire que cette suggestion rencontrera l\u2019adhésion d\u2019un grand nombre de vos lecteurs pour que les Caisses Populaires Desjardins s'intéressent sérieusement au problème de logement des personnes âgées.; ,Lc ministre Marc Lalonde \u2022teille à la santé des Canadiens.3Çt.il semble que celle-ci soit présentement mise en danger par un microbe américain qui *Cr répand dans le faible organisme du football.On se croirait au bord de l\u2019épidémie, telle-ipent le ministre y déploie d\u2019énergie.Il risque 1 u i -m é m c, çeut-on penser, d\u2019en faire une maladie.; Mais qui et quoi M.Lalonde veut-il défendre?i.\"Le football canadien\u201d, dit-il.Mais qu\u2019y a-t-il de canadien $ans le football?Quelques jpueurs, dont le nombre est protégé dans chaque équipe de M Ligue canadienne.Quelques règlements particuliers, que bien des amateurs préféreraient voir disparaître.Et globalement, yn calibre de jeu inférieur à Çclui qui se joue outre-frontière.! \"Le football canadien n\u2019est pas un bien culturel ou une ressource naturelle qu\u2019il nous faut protéger.Il est une importation, Comme le hockey majeur aux États-Unis ou le baseball de lai Ligue Nationale à Montréal.Aujourd\u2019hui même, alors que le projet de loi qui veut interdire la venue d\u2019une équipe de la Ligue mondiale à Toronto doit être présenté en Chambre, les experts en droit constitutionnel ne peuvent encore décider de la légalité d\u2019une telle démarche de la part du gouvernement.On ne sait pas encore si les députés auront la possibilité de donner un \"vote libre\u201d, en dehors d\u2019une politique de parti.Bien peu accepteraient, mémo dans l'opposition, de mettre le gouvernement en péril pour une question de t r o i s i è m c ordre.Mais comment les députés peuvent-ils se prononcer sur le projet d'une loi dont on ne sait si elle est constitutionnelle?Comment se prononcer sur une loi dont on ne voit pas clairement l'utilité?Comment participer à la préoccupation extrême du ministre de la Santé?Une dimension du problème peut toucher une corde sensible chez tous: l\u2019identité nationale.Chez les anglophones, surtoùf y chez ceux qui ont l\u2019avantage de ne pas avoir les Alouette s comme équipe locale, le football et la coupe Grey ont acquis une importance énorme.Des petites villes de l\u2019ouest, comme Regina et Calgary, y trouvent une fierté indéniable qu\u2019ils ne veulent pas laisser ternir.La ligue canadienne de football engendre une compétition exclusivement canadienne qui, extérieurement, semble libre de la main-mise américaine.Tant mieux si le gouvernement veut protéger le pays contre l\u2019envahisseur.Mais le terrain est mal choisi.La Ligue mondiale qui veut s\u2019installer chez nous ne peut certainement pas offrir une qualité de jeu comparable à celui que nous offrent les deux grandes ligues américaines.Et ces ligues, Radio-Canada nous les présente chaque dimanche, d'août à janvier.M.Lalonde ferait mieux de surveiller la télévision d'Etat, responsable de la transmission de la culture canadienne: c\u2019est là que se joue la vraie partie.sur Marc LEVEJAC, Université de Sherbrooke, Sherbrooke, Qué.Le baseball pourrait bien débuter en mai .Pourquoi une ouverture de saison de baseball aussi hâtive ?Nos administrateurs de la ville pourraient peut-être poser la question aux directeurs des Expos.Nous sommes intéressés non seulement comme sportifs mais également comme payeurs de taxes.A cette période-là de l\u2019année depuis le début des Expos à Montréal, les équipes de la Ville mettent tout en oeuvre: équipement et main-d\u2019oeuvre pour préparer le terrain et l\u2019emplacement, afin de commencer la saison et d'injecter la fièvre du baseball dans un temps où le hockey est dans sa phase la plus importante.Ces préparatifs de déglaçage, enlèvement delà neige, drainage et assèchement du terrain, nettoyage général etc.se réalisent a des coûts illimités et ce, aux frais du contribuable, puisque le stade Jarry est loué par la ville aux Expos.Une ouverture de saison au début du mois de mai minimiserait ces dépenses.Et le contribuable autant que le sportif assisterait à ce spectacle ( a Jean-Guy DUBUC G.GOUIN Montréal. A 5 LA PRESSE, MONTREAL, MERCREDI 17 AVRIL 1974 pleins feux sur l'actualité Comment on punit un contestataire en URSS L'inculpation et la démission de Spiro Agnew L Attorney General décide de pousser [enquête sans informer Nixon J\\ L'AGE de 31 ans, Vladi-\u2022 » mir Boukovsky a passé la plus grande partie de sa vie d'adulte dans des établissements psychiatriques ou pénitentiaires en raison de ses opinions non conformistes.D'après sa mère, sa santé est aujourd'hui gravement atteinte et sa vie en danger.\u201cJe ne sais plus quoi faire, déclare Mme Nina Ivanovna Boukov-skaya, interviewée dans son appartement de Moscou.J\u2019ai tout essayé: j\u2019ai écrit au président Pod-gorny, mais sans aucun résultat.\u201d Le biologiste Boukovsky purge dans un camp de travail une peine de 12 ans de détention qui lui a été infligée parce qu\u2019il s\u2019était élevé contre la pratique consistant à interner dans des hôpitaux psychiatriques les individus qui gênent le pouvoir.Il est interné à Perm, dans l\u2019Oural.La dernière fois que sa mère a pu lui rendre visite, c\u2019était en juin 1973.Elle espère le revoir en juin prochain, mais elle n\u2019en est pas sûre.En février dernier, une visite était prévue, mais les autorités l'avaient annulée en guise de sanction contre son fils.\u201cIl ne reçoit aucune de mes lettres, dit Mme Boukovskaya.J\u2019ai été officiellement informée de la confiscation de dix de mes lettres.Sans doute les autorités du camp ne veulent pas qu\u2019il sache ce qui se passe à Moscou.\u2019' Dans l\u2019une des lettres confisquées, Mme Boukovskaya avait glissé la photo d\u2019un cheval de course auquel des sympathisants néerlandais avaient donné le nom de son fils.Mme Boukovskaya dit avoir été informée \u201cofficieusement\u201d par la section médicale du ministère de l'Intérieur que son fils était malade.Son foie et son coeur sont atteints et il souffrirait également de rhumatismes.\u201cMalgré cela, dit sa mère, il a dû faire quinze jours de ' cachot en février et on l\u2019a mis ensuite, pour trois mois, dans une - cellule plus petite que celle qu\u2019il occupait précédemment.La cellule n\u2019est pas chauffée et ses rations ont été réduites.\u201d Pourquoi cette punition ?Parce qu'il aurait parlé avec impertinence aux représentants de l\u2019autorité.Mais, d\u2019après Mme Boukovskaya, il est plus probable que les représentants de l\u2019autorité se sont montrés grossiers à son égard et qu\u2019il a simplement refusé de poursuivre la conversation.\u201cOn menace maintenant, dit-elle, de le transférer à la prison de Vladimir et de le mettre au mitard.Je ne crois pas qu\u2019il y survivrait.\u201d tour et expliqua dans le détail tout ce qu\u2019il savait sur l\u2019affaire.Richardson encaissa tout, l\u2019air sombre.Comparée à cela, la récrimination de-Nixon au sujet de Cox était une peccadille.Mais sans émotion, il passa en revue toutes les questions qui avaient été soulevées, interrogeant, encourageant ses visiteurs à discuter de ce qui pourrait être fait collectivement.Mais chaque fois qu\u2019ils commençaient à aborder le sujet, Richardson était de nouveau dérangé par sa secrétaire.Le ministre n\u2019avait pourtant pas encore entendu le pire.Haig lui téléphona de nouveau et, cette fois-ci, le président Nixon lui-même intervint dans la conversation.Il voulait, dit-il à Richardson dans des termes brutaux, que Cox démente publiquement et sans ambiguïté qu\u2019il y ait une enquête en cours au sujet de sa propriété de San Clemente, et il voulait ce démenti sur-le-champ.Cox devait finalement apporter le démenti demandé.Confronter Agnew au plus vite Cette manifestation de mauvaise humeur présidentielle avait sérieusement secoué Richardson, surtout à un moment où il avait à traiter d\u2019une autre question d\u2019une immense importance et susceptible d\u2019avoir de graves conséquences pour le président et son gouvernement.Selon des personnes de son entourage, Richardson aurait été tellement vexé par l'attitude de Nixon qu\u2019il avait songé à démissionner sur-le-champ.Mais l\u2019affaire Agnew et ses préoccupations au sujet de la succession à la présidence l\u2019incitèrent à rester en fonctions.A aucun moment, il n\u2019avait mis en doute l\u2019authenticité des dires des procureurs de Baltimore.Il songeait surtout à ce qu\u2019il adviendrait si Agnew était reconnu coupable alors qu'il occupait ses hautes fonctions.Il voulait confronter immédiatement le vice-président avec les preuves l'incriminant.Agnew aurait alors à réfuter les accusations et à présenter la preuve de son innocence ou il devrait démissionner.Il autorisa donc Beall et ses adjoints à aller au fond des choses, et il exprima l'espoir qu'Agnew démissionnerait s\u2019il ne pouvait se disculper.Les visiteurs de Baltimore quittèrent Washington satisfaits et encouragés.Ils avaient craint d\u2019avoir en face d\u2019eux quelqu\u2019un qui aurait cherché à leur faire obstruction, et au contraire avaient trouvé en Richardson un puissant allié.Pour Richardson, ç\u2019avait été, comme il devait le confier par la suite, \u201cla journée la plus sombre de sa vie\u201d.DEMAIN : Le marchandage s'engage.En possession de preuves incriminant Spiro Agnew dans une affaire de corruption, les procureurs du comté du Baltimore décident d\u2019en faire part au secrétaire à la justice, Elliott Richardson, qui devient pour eux un allié.Les détails de leurs conversations apparaissent dans le quatrième de la série de sept extraits du livre \u201cA Heartbeat Away: The Investigation and Resignation of Vice President Agnew\u201d.t i m ; 'À , \\ \\ K II I E 25 MAI 1973, quand El-Lm Ilot L.Richardson succéda à Richard Kleindienst dans les fonctions d'attorney general des Etats-Unis, autrement dit le ministre de la Justice, il n'avait aucune idée du dossier qu'étaient en train de préparer les procureurs de Baltimore, et de toute façon son esprit était préoccupé par bien d'autres questions.Il avait hérité d\u2019un ministère complètement démoralisé.Kleindienst était parti à un moment où le scandale du Watergate prenait toujours plus d\u2019ampleur, tandis que l\u2019enquête de Baltimore n\u2019avait fait l\u2019objet que de quelques rumeurs.Kleindienst n\u2019avait pas été incriminé directement dans l\u2019affaire du Watergate, mais beaucoup de ces Collègues ou collaborateurs l\u2019étaient et notamment l\u2019homme auquel il avait succédé et qui avait été son supérieur pendant tout le premier mandat de l\u2019administration Nixon \u2014 John N.Mitchell.La nouvelle équipe du ministère venait à peine d\u2019être constituée dans les derniers jours de mai, lorsque Richardson reçut un visiteur du Maryland.George Beall n\u2019était qu'un des quatre-vingt-quatorze procureurs fédéraux du ministère et lorsqu'il se présenta au bureau de Richardson il fut presque éconduit.Avant de repartir, il obtint toutefois un rendez-vous pour discuter d\u2019une importante affaire.Lorsque Beall fut finalement reçu en audience par le ministre, le 12 juin, un important fait nouveau était survenu.Lester Matz et Jerry Wolff étaint prêts à incriminer Agnew.La chose était importante et Beall décida (à l\u2019insu de ses adjoints, semble-t-il) d\u2019en faire part à Richardson, au moins ce qu\u2019il en savait.11 ne pouvait toutefois en dire trop car Matz et Wolff continuaient à se faire tirer l'oreille pour signer les lettres de négociation qui permettraient d\u2019obtenir des dépositions se corroborant contre Agnew.Beall répéta à Richardson, ce qu'il avait déjà dit à Kleindienst, que l\u2019enquête en cours dans le comté de Baltimore visait le chef de l\u2019exécutif actuel Dale Anderson et qu\u2019il n\u2019y avait pas encore de preuve qu\u2019Agncw y soit impliqué.Un risque d'incrimination Pendant que Beall parlait, Richardson semblait préoccupé bien que cordial, enfoncé dans son fauteuil, les pieds sur son bureau, et se dandinant en tirant sur sa pipe.Mais lorsque Beall lui dit que depuis les dernières semaines ses adjoints commençaient à recevoir des renseignements selon lesquels le vice-président risquait d\u2019être impliqué dans l\u2019affaire de corruption, Richardson arrêta de se bercer et prit des notes.La réunion se termina et Richardson demanda à être tenu au courant, ce que Beall promit de faire.Beaucoup de doutes subsistaient.C\u2019est ce qui avait motivé d\u2019ailleurs la relative discrétion de Beall.Mais à Baltimore, les procureurs I il i\\ f i -, ! m 0 m *! : .> 4fd& U 4L, m#- U r.¦ / L - m ! y l> ¦ \\ I k m K ' \" A s § fi :¦ à i P n ç :«; Y % B p:; \u2022; % ;¦: 4 / K , ' : | (Droits reserves) et revint dans la salle de conférence.L\u2019esprit un peu ailleurs à la suite de ce qu\u2019il venait d\u2019apprendre.Richardson se rassit, continuant à tirer sur sa pipe, pour écouter ce que Beall avait encore à lui dire.Le procureur du Maryland reprit sa narration et parla finalement du témoignage incriminant pour Agnew Richardson, le visage consterné, prenait des notes fébrilement.Baker prit la parole à son note.Richardson la regarda, se leva rapidement tout en s\u2019excusant, et passa dans son bureau particulier où il s\u2019enferma.Derrière la porte close, Richardson était mis au courant d\u2019une chose qui aurait pu suffire à lui donner une crise d\u2019apoplexie, et il n\u2019avait pas encore entendu les révélations de Beall.Nixon était fou de rage Alexander Haig, le nouveau chef du personnel de la Maison-Blanche, lui annonçait au téléphone que la président était fou de rage au sujet d\u2019une nouvelle parue ce matin-là dans le Los Angeles Times.Archibald Cox, le procureur spécial de l\u2019affaire du Watergate, disait le journal, a entrepris une première enquête au sujet des transactions immobilières du président, qui portait plus précisément sur une somme de $1.5 million payée pour sa demeure de San Clemente.Le président considérait que cette enquête, venant s\u2019ajouter à celle du Watergate, était intolérable.Haig demanda à Richardson de s\u2019efforcer de savoir où Cox voulait en venir.Richardson promit de s\u2019en occuper étaient décidés à aller au fond de l\u2019affaire.Et lorsque le 21 juin ils purent présenter le témoignage accablant de Matz contre Agnew, devant la gravité de l\u2019affaire, une déc is ion s'imposa à eux: en faire part à Washington.Dans la semaine du 18 juin, Beall, téléphona au bureau de Richardson pour demander à le voir de toute urgence avec ses trois adjoints.Après avoir été reportée au moins deux fois, la réunion fut fixée au mardi 3 juillet.Vers midi, après avoir attendu 45 minutes, on leur fit savoir que M.Richardson était prêt à les recevoir, et on les invita à passer dans la grande salle de conférence voisine du bureau du ministre.La pièce les impressionna avec la richesse de sa décoration, eux qui étaient habitués à travailler dans des bureaux ternes et sans chaleur.Richardson les invita à s\u2019asseoir autour de la table de conférence et lui s'assit au bout.Beall présenta ses jeunes collaborateurs et commença à refaire l'historique de l\u2019enquête, mais il n\u2019avait pas encore eu le temps de mentionner le nom du vice-président Agnew quand la secrétaire de Richardson entra et lui remit une ?Adaptation d'un extrait de\"A Heartbeat Away .The Investigation and Resignation of Vice President Spiro T.Agnew\".par Richard M.Cohen et Jules Witcover.Copyright 1974 par The Washington Post Company, et Viking Press.\u201cIA MÉDITATION ET ITS VOIES SUPÉRIEURES DU YOGA \" Dans la lettre qu\u2019elle a envoyée au président Podgorny le mois dernier, Mme Boukovskaya demande que son fils soit libéré et autorisé à accepter l\u2019offre qui lui a été faite d\u2019étudier à l'université de Leyde, en Hollande.\u201cSi un sacrifice humain est nécessaire, disait-elle, prenez ma vie au lieu de la sienne.\u201d Mme Boukovskaya a écrit aussi à Amnesty International.\u201cEst-il vraiment nécessaire, demande-t-elle dans sa lettre, de mettre quelqu'un à mort, de le torturer dans les prisons pour la seule raison qu\u2019il a osé exprimer ouvertement ses idées et ses convictions ?\u201d Vladimir Boukovsky a été condamné en janvier 1972: douze ans de prison, de camp de travail et d\u2019exil pour \u201cactivités visant à miner et affaiblir le pouvoir soviétique.\u201d x'5S£: Soiree d\u2019information gratuite donnée par Swami Shraddhananda de retour des Indes.Mardi 23 avril, 8h30 du soir 1250 est.boulevard Saint-Joseph 523-2815 /Session d'enseignement suivra) 1250 est.bout Saint Joseph.Monlieal CERCLE DE YOGA LE LOTUS Etonnante similitude entre les langues des indigènes de Guam et du Guatemala COMMANDEZ DÈS MAINTENANT ET ÉCONOMISEZ NOUVEAU MODÈLE 1974 ntORRIS an: GRATIS sion et exactitude.Mais il y a ici place pour de belles hypothèses.Entre-temps, Townsend continue de guider ses traducteurs de la Bible qui oeuvrent dans environ 100 ' langues à travers le monde.Il définit la linguistique descriptive en ces termes: \u201cune description de types sonores et grammaticaux d\u2019un langage jamais auparavant écrit, une élaboration de règles grammaticales et la création d'un alphabet absolument nouveau.\u201d Les institutions du linguiste disposent d\u2019un budget annuel de $10 millions, grâce aux dons de différentes Eglises, d\u2019amis, d\u2019une douzaine (l\u2019avions, de sept hélicoptères.Environ 000 personnes suivent un cours d\u2019entrainement chaque année aux Institutes of Linguistics et la moitié d\u2019entre eux travaillent ensuite sous la direction des traducteurs de Wycliffe, tandis que les autres retournent à leurs Eglises respectives pour accomplir un travail assez similaire.par son collègue, sous les auspices de la même marine, tombèrent sous les yeux de Townsend qui en prit rapidement connaissance.Et qui se rendit compte de similitudes étonnantes entre L'idiome de \"ses\u201d indigènes du Guatemala, et celui des indigènes de Guam.Le directeur de Wycliffe précise qu\u2019il n\u2019a pas encore eu le temps d\u2019établir une relation définie et que, pour cette raison, il n\u2019a pas porté sa découverte à l\u2019attention des anthropologues.Reste que tes similitudes constatées déjà entre deux idiomes parlés, l\u2019un en Amérique centrale, l'autre dans le Pacifique, au sud du Japon, posent des points d'interrogations: Quelle relations ont pii exister, à quel moment, comment, entre les deux peuplades concernées?Quand, pourquoi, y aurait-il eu séparation de ces dernières, ou éloignement l\u2019une de l\u2019autre ?Etc.Bien sûr, on ne pourra jamais répondre à ces questions avec préci- (LOS ANGELES) \u2014 En créant une langue écrite avec l\u2019idiome d'un peuple analphabète, on peut non seulement ouvrir à celui-ci une porte sur l\u2019avenir, mais aussi sur son passé.W.Cameron Townsend, 77 ans, fondateur et directeur d'un groupe de traducteurs de la Bible, appelé The Wycliffe Bible Translators, et du Summer Institutes of Linguistics, Instituts de linguistiques estivaux, vient de se rendre compte de cette double possibilité.Il a vécu quinze années auGua-témala, avec les Cakchiquels, des aborigènes illettrés dont le nombre s\u2019élève à quelque 250,000.Il a codifié leur vocabulaire et établi un alphabet approprié à leur langue.D\u2019autre part, au cours de la seconde guerre mondiale, quand la marine américaine occupait l\u2019ile de Guam, après que les Japonais l\u2019eussent évacuée, Washington y envoya un linguiste pour exécuter une tâche semblable à celle entreprise au Guatemala par Townsend.Par hasard, les résultats publiés I MEILLEURE DUALITÉ ¦ Comme d'hsbitede ctti \"Mortis\", ce cidre de perte ee ileaielea ridelle raeei de ceepe Iroid nos est etlert p: Ils me chacal de les modèles 1314 de pertes de 2 putes ee d e: peace et demi d'tpiissecr.EN ALUMINIUM.À 3 RAINURES Contrôle remsible pour nettoyer 11 litre mterieiie et eiterieure â l'intérieii de 11 maison ft FAITES SUR COMMANDES ^OANS LA TEINTE DE VOTRE CHCiX A l\u2019âge de 21 ans, il avait déjà été interné pendant deux ans dans établissement psychiatrique puis, en 1967, il avait été condamné à trois ans de détention dans un de travail pour avoir orga- ;o GARANTIE MORRIS y Ê\\â ii n f/l Ç//' Vous pouvez faire installer des maintenant nos produits d'expellente qualité et profitez de nos tarifs réduits.DEPUIS PLUS DE 49 ANS SATIS FACTION: MARCHANDISE REMPLACÉE FRAIS SUPPLÉMENTAIRES.Facilites de paiement 11 l| m camp nisé une manifestation de protestation à Moscou.Au cours de son dernier procès à Moscou, il avait déclaré: SANS 1 342-3800 UJfflmORRISH \u201cQu\u2019on m\u2019enferme tant qu'on veut, mais je ne renoncerai jamais à mes convictions et je continuerai à exprimer mes idées à qui voudra les entendre.\u201d Oemonstiatioa patelle, \u2022 impolie en, : importe quand Tfl SOUS 737 tm AUVENTS EN FIBRE DE VERRE ET ALUMINIUM.PAREMENTS EN ALUMINIUM IE PIUS CRANO NOM DANS U DOMAINE DES PROOUITS DE ((NOVATION DOMICILIAIRE Sutcu.uk du QUEBEC 263.SAINT PAUL 612-2127 sors.ROYAIMOUNT.V M S.MONTRÉAL The Los Angeles Times United Press International K 1 LA PRESSE, MONTREAL, MERCREDI 17 AVRIL 1974 A 6 Les cinq premiers prix £\u2022* / V im mm # # ÿ «a* J: » Les organisateurs de la Loterie olympique ont fait connaître hier les noms des gagnants des cinq premiers prix.Le gros lot d'un million est allé à un groupe de travailleuses de la région de Québec.Le gagnant du deuxième prix de $500,000 de la Loterie olympique canadienne est M.Roy G.Brooks, un comptable de Guelph, Ont.C\u2019est un de ses associés à l'usine de la General Electric de Guelph.M.Alt Black, qui a annoncé la nouvelle.M.Brooks voulait tout de même se présenter au bureau, aujourd'hui, mais M.Black, qui est également son supérieur immédiat, lui a donné congé.M.Brooks est âgé de 43 ans, et est père de quatre filles.Il travaille peur le compte de la compagnie General Electric depuis maintenant 20 ans.De plus.M.Brooks s'occupe activement de la vie communautaire municipale et s\u2019est présenté à deux reprises au poste de conseiller municipal de Guelph.\u201cIl était certain de gagner'', a déclaré sa femme.Elle ajoutait: \u201cRoy a rêvé, il y a, six semaines, qu\u2019il serait parmi les chanceux.Jamais, il ne m\u2019avait paru aussi sûr de ce qu\u2019il racontait.\u201d L\u2019aînée des enfants, Laura, n'a pu que répéter à ceux qui l'interrogeaient dans la soirée: \u201cC'est formidable.extraordinaire; c'est.énorme!\u201d Elle a souligné que son père, quant à lui, n\u2019avait que cette phrase à la bouche: \u201cÇa y est, je le savais.\u201d lx: numéro qui rend la famille Brooks \u201cdemi-millionnaire\u201d est: 1426376.Le troisième prix, soit $250,000.a été remporté par le caporal Jean-Yves Tremblay du détachement de la Sûreté du Québec du Cap-de-la-Madeleine.\u201cJe ne peux tout simplement pas le croire\u201d, a déclaré M.Tremblay, qui devra cependant partager cette somme avec six autres membres de sa famille, qui avaient également défrayé le coût du billet.Il a précisé que sa fille Michelle, âgée de 23 ans, allait se marier prochainement, et que cet argent lui permettrait d\u2019organiser \u201ctoute une réception\u201d.La chance a favorisé la région de Québec lors du premier tirage de la Loterie olympique puisque c\u2019est une citoyenne de St-Louis-de-Pintendre.localité voisine de Lévis, qui est l'heureuse gagnante du 4e prix d\u2019une valeur de $200,000.I! s'agit de Mme Jean-Guv Guav, qui détenait le billet No 3231137.M.g i ¦ I y; m ¦.¦ - ' %.V: (' Si'EN ?\\ Ce$T PLUS SÛR DE Mr\u2019Sep âuR SobsRT
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