La presse, 28 juin 1974, Cahier A
[" MONTREAL-METRO.20 ç LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMERIQUE MONTREAL VENDREDI 28 JUIN 1974, 90e ANNEE, No 153, 58 PAGES, 4 CAHIERS ABITIBI/CÔTE-NORD 25ç METEO I Aujourd'hui : ensoleillé et plus chaud Minimum: 55° \u2014 Maximum : 80° Demain : ensoleillé et chaud Voir autres détails, page A 2__________ Transporfs en commun Le service ^4 ' J; - -\t- iiMrr H % « I I J.JUILLET # m ; a# a repris mB b ' îæê f - ¦ § Campagne créditiste: s.o.s.: *'r> .1 Ü S |i: P# Les services de métro et d\u2019autobus de la CTCUM ont repris à quatre heures ce matin, après que l\u2019exécutif de la Fraternité des chauffeurs d\u2019autobus et des opérateurs de métro et des services connexes eut demandé à ses membres de rejeter la décision prise hier soir par quelque 300 d\u2019entre eux de ne pas rentrer au travail malgré l\u2019injoncton de la cour.Les autobus du premier quart de jour ont quitté les garages en présence des policiers de la CUM qui ont ordonné aux piqueteurs de la Fraternité des policiers du métro de s\u2019écarter des barrières.Ces derniers sont en grève légale, mais, l\u2019injonction à laquelle la loi les a soumis le 9 juin ne leur permet pas d\u2019interrompre les services réguliers des transports en commun de la CTCUM.Les piqueteurs que nous avons rencontrés au garage Saint-Michel, se sont dits quand même fiers et heureux d\u2019avoir pu interrompre pendant 24 heures un service qui comprend plus de 3,000 hommes, ce qui leur a permis d\u2019attirer l\u2019attention publique sur leur situation.Pour eux, la grève continue.Et même si les négociations ne sont pas encore engagées avec la CTCUM, ils continuent à réclamer la parité de salaire avec les policiers de la CUM.Quant aux chauffeurs d\u2019autobus et aux opérateurs de métro, on peut difficilement juger de leur état d\u2019âme ce matin.Ils sont retournés au travail sans avoir obtenu ce qu\u2019ils demandaient, sans même que leur sécurité soit assurée.Il est toujours possible que des accrochages aient lieu entre certains membres des deux fraternités.Il se peut aussi qu\u2019un certain nombre des chauffeurs et des opérateurs soient mécontents des décisions qui ont été prises à leur sujet par le comité exécutif et par la Cour.L'injonction L\u2019injonction a été accordée hier après-midi par le juge René Duran- leau, à la requête de la CTCUM qui considère que l\u2019arrêt de travail décidé mercredi soir par 700 membres de la Fraternité des chauffeurs et des opérateurs est illégale, toute grève étant interdite par le code du travail pendant la durée normale d\u2019une convention collective.La proposition de grève qu\u2019on a acceptée mercredi soir ne visait cependant aucun changement dans la convention.Officiellement, les chauffeurs et les opérateurs se sont mis en grève pour appuyer dans leurs revendications certains de leurs confrères à qui la CTCUM refuse de payer les journées du 24 et 25 juin au cours desquelles ils ont été empêchés de travailler par les piqueteurs de la Fraternité des employés de sécurité du métro qui, eux, sont en grève légale depuis bientôt trois semaines.Bien sûr, d\u2019autres raisons sont venues se greffer à ce geste fraternel.On en profite pour demander l\u2019indexation des salaires au coût de la vie et l\u2019application sans délai du système du \u201ctarif exact\u201d.On prétend aussi que les chauffeurs ne sont pas en sécurité, tant que ceux qui justement sont chargés de la sécurité dans le métro tiennent des piquets de grève devant les garages et menacent les chauffeurs de leur \u201ccasser la gueule\u201d s\u2019ils sortent les autobus.Lorsqu\u2019ils ont appris hier la nouvelle de l\u2019injonction de la cour, les employés de sécurité auraient décidé de durcir leur position et de bloquer les sorties des neuf garages de la CTCUM.Des chauffeurs et des directeurs de division auraient même été menacés.Les policiers n\u2019ont droit selon leur injonction qu\u2019à quatre piqueteurs par garage.Mais on soutient qu\u2019ils en \u201ctiennent toujours des chars pleins\u201d dans les rues avoisinantes et que les chauffeurs qui tenteraient de sortir pourraient encourir de graves dangers.Bref, les chauffeurs jugent qu\u2019il est présentement impossible pour eux de Voir SERVICE, page A 4 Fl .8* B Il # : g# : m I a B#' g- ma 5 m ,3g f; par Paul LONGPRE A dix jours du scrutin, la campagne créditiste prend de plus en f plus l\u2019allure d\u2019une entreprise de sauvetage qui n\u2019est pas sans rappeler, à certains égards, l\u2019opération suicidaire menée l\u2019automne dernier au Québec par M.Gabriel Loubier et ses unionistes.\u2014 Comme l\u2019Union nationale, qui venait de succéder à l\u2019éphémère et désastreuse Unité-Québec, le Crédit social se voit lancé contre son gré I dans la mêlée électorale, au mo-| ment où ses troupes sont plus dés! organisées que jamais.\u2014 Les deux chefs politiques mul-1 tiplient les impairs et les déclaraI tiens malheureuses, au point de se demander s\u2019il ne s\u2019agit pas de sa! bondage en règle, plutôt que d\u2019un § naufrage.\u2014 Dans les deux cas enfin, la dé-| confiture ne saurait profiter qu\u2019aux | libéraux qui menacent de submerger le Québec aux Communes, 1 comme ils l\u2019ont fait à l\u2019Assemblée I nationale.Au plan national, l'organisation du Crédit Social se résume, dans les faits, à M.Caouette et à sa dévouée et charmante secrétaire-chauffeur, Mme Richard.Toute la campagne du chef \u201cnational\u201d est axée sur les émissions de \u201clignes ouvertes\u201d et la télévision, à un moment de l\u2019année où les cotes d\u2019écoute sont alors plus basses et où il faudrait aller secouer personnellement les électeurs un à un.Même en faisant abstraction des folkloriques \u201czizanies\u201d créditistes qui, de campagne en campagne, n\u2019ont pas encore réussi à démolir le Créditisme même failli arriver à l\u2019aile provinciale en octobre dernier \u2014 il suffit de suivre M.Caouette pendant quelques jours pour se rendre compte que chacun des candidats dans les 15 comtés créditistes s\u2019occupe avant tout de sauver les meubles, sans tenter seulement de faire des percées d\u2019équipe dans les quelque 30 comtés où le Crédit Social s\u2019est classé bon deuxième aux élections de 72.Sauvetage également, que la stratégie de M.Caouette, qui a réservé jusqu'à maintenant ses apparitions publiques au château-fort créditiste (Compton, Champlain, Kamouraska, Belleehasse).Les assemblées publiques tenues dans des régions \u201cnon converties\u201d (Gatineau e t Argenteuil Deux-Montagnes), n\u2019ont eu l\u2019honneur de sa visite que parce qu\u2019elles se situaient en périphérie des villes où il a dû faire de l\u2019enregistrement de publicité télévisée ou participer à des émissions de ligne ouverte.Une exception à cette règle, le comté de Charlevoix, auquel il consacrera tout le week-end, sans doute pour assurer la dynastie en protégeant (comme on dit au baseball), le siège de son fils, Gilles, qui entrait de justesse aux Communes en 1972.On disait de l\u2019Union nationale de M.Loubier qu\u2019elle ne survivrait qu\u2019à la seule condition d\u2019élargir sa clientèle aux milieux urbains et semi-urbains, opération qui a lamentablement échoué, à coup de millions.Conscient de se trouver dans une situation analogue, M.Caouette prédit que son parti va \u201carriver en ville\u201d.A I n i/.im ¦ % v H % m ¦ tà ÉP mm :: ' Bl \u2022 & I I ! f I* Là.\" m S ¦ Mm# \u2022;/ 0 a mm mm û ¦¦¦ ü I 1 a m m ï \u2022v VP ; wk .Ill #L ¦ a ü§ m.mm m 'M y ¦ gemmas## i ¦ photo René Picard, LA PRESSE Entre gens du même métier, il y a toujours moyen de s'entendre.Un policier de la CUM explique aux policiers de la CTCUM en piquetage devant le garage Saint-Michel qu'ils n'ont pas le droit d'empêcher les autobus de sortir pour assurer les services réguliers de transport en commun.Le projet de loi 22 sera modifié cela a quand AUJOURD'HUI SOMMAIRE La police ne recherche pas les felquistes.de façon active sport -nabab Arts et spectacles : A 13 à A 17 Bandes dessinées: A 12 Cinéma : A 16 Décès, naissances, etc.: D 15 Economie : C 1 à C 4 Editorial : A 4 Etes-vous observateur?: A 12 Horoscope : A 11 Informations étrangères : D 1 Jardins et maisons : D 11 Les maux de notre langue: A 15 loisirs et Récréation: A 12 Médecine d'aujourd'hui: A 11 Mon Oeil sur Montréal : A 10 \"Mot-mystère\": A 12 Mots croisés : D 6 Petites annonces: C 10, C 11, 02 à D 14 Radio et télévision : A 17 Sports : B 1 à B 11 Tribunaux : D 14, D 15 ULTIMATUM: D3 Vivre aujourd'hui: A 10, AU nadienne a appris jeudi de source on ne peut plus officielle.Cependant, le gouvernement n'a nullement l\u2019intention d\u2019empêcher les nouveaux immigrants anglophones de fréquenter les écoles anglaises du Québec.Ils seront toujours libres de le faire, et ce pour des raisons \u201cpratiques\".Cette question de test pédagogique inquiète les anglophones, qui estiment que la liberté de choix n\u2019existera pratiquement plus, et elle déplaît à plusieurs organismes francophones, qui voudraient assimiler tous les nouveaux immigrants au réseau français.Voir PROJET, page A & par Pierre BELLEMARE QUEBEC (PC) \u2014 Le gouvernement Bourassa assortira des mesures \u201crestrictives\u201d au test pédagogique proposé par le bill 22, de façon à empêcher jusqu\u2019à un certain point l\u2019intégration des nouveaux immigrants non-anglophones à la minorité linguistique du Québec.Les proches collaborateurs du premier ministre examinent présentement plusieurs hypothèses pour en saisir toutes les implications juridiques et ce n'est qu\u2019à l'occasion du débat de deuxième lecture à l\u2019Assemblée nationale que ces mesures seront annoncées par le parrain du Bill 22, M.François Cloutier, titulaire de l\u2019Education.C\u2019est du moins ce que la Presse Ca- \u2022 Diane Mercure : de Ville Mont-Royal à Candiac en passant par Miami par Louis-Bernard ROBITAILLE collaboration spéciale PARIS \u2014 L\u2019affaire du groupe Lanctôt-Carbonneau se présentait hier soir de la façon suivante: \u2014 Jacques Lanctôt, Marc Carbon-neau et Pierre Séguin, les deux femmes et les deux enfants qui les accompagnent se trouvent toujours à Paris, et la police ignore vraisemblablement où ils se trouvent, d\u2019où le silence prolongé des autorités françaises; \u2014\tla police française qui, officiellement, n\u2019a aucune raison de les rechercher (aucune demande d\u2019extradition n\u2019a été faite par le Canada, aucun mandat d\u2019arrêt international n\u2019a été émis contre eux) ne les recherche pas de façon active, en tout cas pas de façon voyante; \u2014\tles trois hommes du groupe se trouvent à l\u2019heure actuelle parfaitement en règle vis-à-vis des autorités françaises, songent vraisemblablement à faire des démarches en vue d\u2019obtenir un statut de réfugiés, mais ils n\u2019ont pas encore pris contact avec les services concernés.Avec le recul, il est maintenant possible de reconstituer à peu près le scénario de l\u2019arrivée du groupe en France.Le week-end dernier, sept personnes se sont présentées à l\u2019aéroport de Roissy.En dehors des deux enfants, les deux femmes du groupe avaient des passeports canadiens.Quant aux trois hommes, ils avaient des titres de voyage (c\u2019est-à-dire l\u2019équivalent de passeports temporaires) cubains qui indiquaient leur nationalité canadienne.Il semble qu'ils n\u2019avaient Voir POLICE, page A < \u2014 page B 1 \u2022 Ali.le gag est usé \u2022 Chez eux, chez nous \u2014 page B 2 \u2022 Pour John Montague, la valeur a attendu quatre années AUTRES INFORMATIONS, page A 2 \u2014 page B 3 ma Marcel Pepin réélu président de la CSN \u2014 page A 2 11 m ' i i Le \"vieux lion\" met du piquant dans la lutte ¦ .H i m jA i #3 g; I ' « ' * i i 1 m \u2014 page A 8 i! ! m $8 m Plusieurs films québécois sont en chantier %¦ Z VV A ## Mais il donne une impression tout à fait contraire tant par la stratégie de sa campagne que par le peu d\u2019état qu\u2019il fait des grands problèmes urbains dans l\u2019arsenal de solutions présentées à l\u2019électo* \u2014 page A 13 V Des Américains construiront 4,000 maisons au Québec \u2014 page C 1 Ü ^.y:;.k\\ #5 rat.\u2022s''>v:T Quant à ses déclarations, venant de la part d\u2019un homme qu\u2019on a souvent qualifié de \u201cbête politique\u201d, elles ne laissent quotidiennement de surprendre les observateurs.Aux Acadiens de Moncton, il laisse entendre que les opinions du célèbre maire Jones, en matière linguistique, ne lui font ni chaud ni froid.Et voilà qu\u2019au fantôme de Dupuis, déjà embarrassant, s\u2019ajoute le spectre du maire Jones qui le poursuit dans les milieux nationalistes québécois.Aux habitants des régions de Tcmiscouata et de Kamouraska, qui se vident de toute m# m:\": BT Si ' La M 1 ' BBSS |3 1 5 9 mama le m I Li vSS LOTO PERFECTA g H ¦ 6 s m 1 Tous les participants qui avaient indiqué, sur leur billet, le numéro 3 sous la lettre A, 1 sous la lettre B, 5 sous la lettre C et 9 sous la lettre D gagnent dans l\u2019ordre, ce qui rapporte 1,148.20 dollars pour une mise de 1.00 dollar.Ceux qui avaient choisi les quatre mêmes numéros 3-1-5-9, mais dans un ordre différent, gagnent dans le désordre, ce qui leur mérite 38 90 dollars pour chaque mise de 1.00 dollar.231,890.20 dollars ont été partagés entre 101 prix dans l\u2019ordre et 2,980 prix dans le désordre.1 \\ \u201e\u201e 1 P la Semaine du Canada 24juin-ler juillet ' I I ai I : ¦: : I m I m Voir CREDITISTE, page A 6 f photo Pierre Côté, LA PRESSE Un enfant de 10 ans a péri dans les flammes i Pleins feux sur la campagne électorale \u2014 pages A 8 et A 9 Quelque 150 pompiers montréalais ont mis quatre heures pour maîtriser un incendie qui a éclaté vers 19 h 15, hier soir, dans un édifice d'appartements de la rue Drolet et qui s'est rapidement propagé à quatre autres édifices avoisinants.Cet incendie, qui a jeté 25 familles sur le pavé, a nécessité une alerte générale.Un garçonnet de dix ans, dont on n'avait pas dévoilé l'identité tôt ce matin, a trouvé la mort dans cet incendie.I I pensons-y: i encore ¦I , \u2019¦ t.K' a '.i t A 2 LA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 28 JUIN 1974 ON l/OOS SURTAXE subrepticement/ Pepin réélu à la CSM ON Vous ÉCRASE PRO GReSS/UEMENT.CE fui NOUS AMENE  B J.£ USE i/Oo Cor/CAT/ûNC T SU&STANTieUEMEMr.par Jules BELIVEAU Bien qu'aucune des quelque 1,500 personnes participant au 46e congrès de la Confédération des syndicats nationaux (CSN) n\u2019avait jamais vraiment songé que M.Marcel Pepin abandonnerait cette année son poste à la présidence de la centrale syndicale ou.encore moins, qu'il en serait délogé par quelque candidat surprise, une longue ovation debout, accompagnée de la chanson \u201cCe n'est qu\u2019un début.'', a salué hier soir l\u2019annonce du sa réélection par acclamation, pour un nouveau terme du deux ans, à la tète du mouvement L\u2019immense salle du réunion du l'école polyvalente Edouard-Montpe lit de Montréal résonnait encore des applaudissements des congressistes lorsque fut annoncée la réélection.également par acclamation - ou faute d opposants \u2014 du trésorier de la CSX.M.Guy Thibarideau.ut du secrétaire général.M Jean Thibeault.Tous les autres membres du comité exécutif actuel, soit les trois vice-présidents Norbert Rodrigue, Victor Dabi et Claude Girard, sollicitent aussi un nouveau mandat.Mais ils devront, eux, affronter l'électorat puisque à la fin des mises en candidature, à G heures hier soir, deux autres personnes avaient annoncé leur intention de briguer les suffrages; il s\u2019agit de M.André L'Heureux, permanent à l\u2019Action politique de la CSX', et de M.Laval LeBorgne, président de la Fédération nationale des communications.Des élections auront donc-lieu demain, dernière journée du congrès, pour le choix des trois vice-présidents de la CSN.Les ateliers sont réticents Sur un autre plan, l\u2019appréhension manifestée chez les dirigeants de la centrale depuis mercredi dernier à la suite d'un sourd mouvement de réticence et même d'opposition catégorique à toute hausse des «nidations syndicales a connu, hier, son apogée lorsque fut terminée la compilation des votes pris sur celle question dans les 24 ateliers du congrès.Les délégués ont un effet, à cette étape du congrès, majoritairement rejeté chacune des huit options que leur avait soumises pour élude le comité exécutif, avant que ne soit enfin adoptée en assemblée plénière une formule par laquelle la CSN pourrait au moins regarnir son Fonds de défense professionnelle (FDPi \u2014 fonds de grève \u2014 et, si possible, dispenser des se-crours pécuniaires \u201cmoins ridicules\u201d à ses membres en cas de conflits de travail.On sait que les prestations de grève de la CSN sont actuellement, de la 3e à la 12e semaine d e grève ou de lock-out.de $20 par semaine pour les syndiqués célibatai res et de $30 pour les syndiqués mariés: et qu'ils \u201cgrimpent\u201d à $25 et $-10 de la 13e à la 16e semaine: et qu\u2019après avoir ainsi franchi quelques échelons, ils atteignent des maxima de $50 et $85 après une année de grève ou de lock-out.Des hausses de 100 p.cent?Or la centrale caresse le rêve de fournir des secours sensiblement plus considérables, soit par exemple $30 pour les célibataires et $50 pour les membres mariés à la troisième semaine de conflit, sinon dès la deuxième semaine, et d'accélérer le, versement de prestations plus élevées, c'est-à-dire $60 et $30 et même $90).dès la 27e semaine d'arrêt de travail.Pour ce faire, les cotisations mensuelles au Fonds cie defense professionnelle des quelque 168.600 membres cotisants de la CSN.qui sont actuellement fixées à $1.40.devraient être pratiquement doublées (plus ou moins, selon les formules envisagées).Quoi qu'il en soit, le débat sur cette épineuse question n\u2019est pas terminé.Les dirigeants de la CSN comptent sur l\u2019assemblée plénière de ce soir pour fournir toute l\u2019information nécessaire aux délégués afin de ne pas subir sur ce point une défaite qui.a dit mercredi le trésorier de la centrale, serait \"tragique \".Toute augmentation qui se situe-ait en bas de 40 cents, a d'ailleurs indiqué M.Thibaudeau à l'occasion d'une séance d'information avec des journalistes, serait tragique en ce sens qu'elle parviendrait même difficilement à permettre au FDP de fournir aux travailleurs en lutte les secours offerts actuellement.\t / m \\ .Y! / (y I : L / ' / m u \\ 1); & i R 9/ I n ¦g i® V et i ;x / ; f/ ! r 3 F m i; - - AA \" .vv/ijaL i hm .nr».£9 {/ .- &M i2i v Droits Reserves) V Le bill 22 reconnaît légalement e caractère bilingue du Québec enfants néo-québécois et francophones a réussir les tests d\u2019anglais qui constitueraient un prérequis à l'inscription dans une école anglaise.Les parents de la CECM Parlant au nom des 244 comités de parents francophones de la plus grosse commission scolaire du Québec, le Comité central des parents de la CECM réclame que tous les élèves \u2014 à l\u2019exception de la minorité anglophone.des indiens et des Inuits, ainsi que des non-anglophones déjà inscrits dans des écoles anglaises \u2014 soit obligatoirement dirigés vers le secteur scolaire français.La présentation de ce mémoire a permis au député péquiste Claude Charron de se demander où était au juste \"la majorité silencieuse\" dont se réclame le ministre Cloutier pour justifier son projet de loi.\"On a entendu des commissaires d'école, des enseignants, voici maintenant les parents .cl chez tous les organismes francophones là l\u2019exception des associations patronales), il y a des aspirations communes .Les groupements anglophones sont à l'autre pôle.Cela montre que sur la question linguistique, il est impossible de jeter des ponts entre les deux groupes et de tenter de réconcilier l\u2019inconciliable, il fallait prendre parti, clairement, pour la majorité francophone\".Sur un schéma absolument semblable à celui de la CECM ) dont les trois commissaires se sont dissociés de la position majoritaire), les représentants du Comité de parents sont venus à la Commission flanqués d'un groupe de dissidents, représentant les 63 comités de parents anglophones de la commission scolaire.Ces derniers demandent le maintien de la liberté absolue de la langue d\u2019enseignement.Le ministre Cloutier, ravi comme à l'habitude de voir deux fractions d'une même association combattre son bill pour des raisons diamétralement opposées «ce qui lui fournit l'occasion de laisser croire qu'il se situe, quant à lui, \"dans le juste milieu\u2019\u2019), a une fois de plus joué à l'arbitre, mais n'a pas commenté les statistiques I déjà connues i que lui livrait le porte-parole des comités de parents francophones, qui montrent notamment que 73 p.cent des élèves inscrits dans les écoles anglo-catholiques de la CECM sont francophones ou néo-québécois 112 p.cent).par Lysianc GAGNON de notre envoyée spéciale QUEBEC \u2014 A l'instar de l'immense majorité des organismes francophones qui ont témoigné jusqu\u2019à présent devant la Commission parlementaire sur le bill 22, le Mouvement national des Québécois, le Comité central des parents de la Commission des écoles catholiques de Montréal et le Club Fleur de Lys ont réclamé hier, devant les députés, un projet de loi plus énergique.susceptible de faire vraiment du français la langue officielle du Québec.Le Mouvement national des Québécois d'ancienne Fédération des Sociétés Saint-Jean-Baptiste, qui regroupe actuellement quelque KiO.UOO membres ) a présenté un mémoire étoffé qui débute par une critique acerbe du bill 22.lequel, selon le MXQ.\"repose sur des postulats erronés et une vision étriquée de la réalité qui frise l'inconscience génocidaire\".Bourassa vient harceler le PQ Au moment où le MNQ a présenté son mémoire, le premier ministre Bourassa (qui n\u2019assiste jamais aux audiences de la Commission parlementaire) est venu faire un tour sur les lieux, l'air aussi dégagé que si l'on discutait de nouveaux procédés de fabrication de chaussures, et a interrompu le cours des interventions pour lancer quelques flèches aux représentants du Parti québécois.Durant toute la durée du témoignage du MNQ, le premier ministre et le ministre de l'Education, M.François Cloutier, ont bavardé sans arrêt.Ce dernier s\u2019était auparavant enquis auprès des porte-parole du MNQ de la représentativité de leur organisme: c\u2019est ce qu\u2019il a l'habitude de faire à l\u2019égard de tous les organismes francophones qui viennent lui dire que le bill 22 ne protège pas suffisamment le français.La MNQ reproche en substance à ce sujet de loi de \u2018\u2018reconnaître légalement le caractère bilingue de lEtat québécois, ce qui équivaut, en raison de la situation précaire du français, à accélérer l\u2019anglicisation du peuple français au Québec\".Il s'attaque également au \u201cpseudo-principe du libre choix de la langue denseignement\u2019\u2019.proposant plutôt une législation qui rendrait le système d'enseignement public entièrement français.Les tests aisément contournés Au chapitre de la langue du travail et des affaires, le MNQ estime que \"le bill 22 traduit l\u2019attitude soumise, béate et bienheureuse du gouvernement du Québec face à la dépendance socio-économique du Québec vis-à-vis des entreprises et du capital étranger\", et il note que certaines dispositions du projet de loi amèneront près de la moitié des Québécois à vivre dans \u201cun immense district bilingue\" (il s'agit de l'article qui prévoit que les municipalités qui comptent plus de 10 p.cent de citoyens anglophones seront bilingues).Comme le porte-parole du Club Fleur de Lys, le Dr Jacques Boulay, le MNQ estime que les lest d'aptitude linguistique prévus dans le bill 22 seront aisément contournés, et qu\u2019on assistera à la création d'une multitude d\u2019écoles privées ou de \u201cmini-Berlitz\" qui auront pour but de préparer les LM dVü b J à Montréal AUJOURD'HUI Minimum : 55 \u2014Maximum 80 Ensoleillé et plus chaud DEMAIN Ensoleillé et plus chaud au Québec REGIONS AUJOURD'HUI DEMAIN ) 75 Ensoleillé 85 Ensoleillé 85 Ensoleillé 30 Ensoleillé 80 Ensoleillé 70 Ensoleillé 78 Gén.ensoleillé 05 Gén.ensoleillé 70 Gén.ensoleillé 70 ( ii n ensoleillé 50 Ensoleille Ensoleillé Ensoleillé Ensoleillé Ensoleillé Ensoleillé Ensoleillé Ensoleillé Ensoleillé Ensoleillé Saint-Maurice Outaouais Laurentides Cantons de l'Est Québec Rimouski Lac-Saint-Jean Baie-Comeau Sept-lles Gaspe Le patronat rejette les mesures coercitives 55 55 45 50 45 50 50 moins sévères pour les entreprises qui sont des filiales de sociétés \u201cnord-a.néricaines\u201d.de noire envoyé spécial QUEBEC \u2014 Le Conseil du patronat du Québec a soutenu hier devant la Commission parlementaire sur le bill 22 que \"le problème délicat\u201d de la langue d'enseignement se réglerait de lui-même pour peu que \"le français devienne langue courante de travail au Québec\u201d.mais, assez paradoxalement, le conseil a affirmé du même souffle que toute mesure coercitive en ce domaine serait malvenue.C'est ce qui a poussé le député pé-quiste Claude Charron à demander au principal porte-parole du Conseil du patronat, M.Charles Perreault, comment il se faisait que 12 des 14 entreprises pressenties par l'Office de la langue française dans le but de participer à une expérience pilote de francisation aient à toutes fins utiles refusé de collaborer: \u201cPourquoi affirmer que des mesures incitatives suffisent.alors que vos propres membres s'y sont refusés?\u201d M.Perreault s\u2019est contenté de répondre qu'il n'en savait pas plus sur le sujet que ce qu'il avait lu dans les journaux.Ill s\u2019agissait d\u2019une entrevue accordée à LA PRESSE par le directeur de l\u2019Office de la langue française, M.Caston Cholctte.i Guy.Saint-Pierre: l'anglais essentiel Le ministre de l\u2019Industrie et du Commerce, M.Guy Saint-Pierre, s\u2019est présenté pour la première fois audiences de la Commission parlementaire à l\u2019occasion de la comparution du Conseil du patronat.Il a demandé à ses représentants de confirmer son impression personnelle à l\u2019effet que l\u2019anglais serait, au Québec \u2014 et même en France \u2014 une langue \"essentielle\" dans plusieurs fonctions de l\u2019industrie et des services.Dans son mémoire, le Conseil du patronat recommande une série d'amendements au bill 22.Des amendements qui visent à éliminer du projet de loi tout ce qui pourrait constituer une intrusion de l\u2019Etat dans la gestion des entreprises: le conseil réclame notamment l\u2019abolition des articles qui prévoient l\u2019octroi de certificats de francisation aux entreprises, et même de l\u2019unique article où le français a un statut exclusif (celui qui porte sur l\u2019étiquetage).Selon le CPQ, \"l\u2019usage du français sur les étiquettes ne peut ni ne doit être exclusif\u201d, et il suffirait que l\u2019on précise, comme pour l\u2019affichage, que le français devrait figurer \"de manière au moins aussi avantageuse que l\u2019anglais\".Le CPQ réclame enfin la consécration \"du droit absolu des parents au libre choix de la langue d\u2019enseignement\u201d, et des exigences au Canada AUJOURD'HUI Min.Max, Colombie-Britannique Alberta Vancouver Edmonton Régina Winnipeg Saint-Jean Halifax Charlottetown 51 Saint-Jean Toronto Nuageux 51 (14 ( 51 65 Orages Q Saskatchewan Manitoba Nouveau-Brunswick Nouvelle-Ecosse Ile-du-Prince-Edouard Terre-Neuve Ontario Ensoleillé 53 83 Dourossa : ^2 sera ne Ensoleillé Ensoleillé Ensoleillé Ensoleillé Ensoleillé Ensoleillé 61 !ll> 53 79 bii! 49 79 73 45 55 odcp'3'é cet été 49 70 I de notre bureau de Québec QUEBEC \u2014 Lu premier ministre du Québec n'a pas l'intention de faire marche arrière et de céder devant le mouvement lui demandant de surseoir à l'adoption du projet de loi 22.\"Ça fait huit ans que l\u2019on discute de cette question linguistique et.le 29 octobre dernier, la population québécoise a donné un mandat au gouvernement et au Parti libéral pour décider et non pour tergiverser\".a t-il clamé hier à l'Assemblée nationale sous les applaudissements nourris des députés ministériels.M- Robert Bourassa répondait à une question que lui posait le député pcquiste de Saint-Jacques, M.Claude Charron, qui s\u2019informait des intentions du chef du gouvernement à la suite de la demande de représentants de corps professionnels, syndicaux, sociaux, universitaires, religieux et de citoyens éminents qui lui ont demandé de surseoir à l'adoption du projet de loi linguistique jusqu'à l\u2019automne et de prolonger la période prévue pour la présentation et la discussion des mémoires.La réponse de M.Bourassa fut brève et sèche.Devant l\u2019insistance du député pcquiste, le chef du gouvernement brandissant triomphalement LA PRESSE a rivé le clou à Al.Charron: \"Je conseillerais au député de Saint-Jacques de meneur par régler ses problèmes dans son propr : parti sur la question linguistique.On voit dans LA PRESSE d'aujourd'hui (hier): \"Le grand absent du débat linguistique: le Parti québécois.Une manchette de six colonnes.Alors, répétait-t-il, commencez donc par régler vos p r o b 1 è m e s dans votre propre parti.\u201d Le t7~\u2014- a péquiste est demeuré sidéré, M.Bourassa lui enlevant tout argument de réplique.si vous partez Aux Etats-Unis Min.Boutin pourrait payer une amende de $1,000 par jour 78 64 Mm Max.New-York Washington 65 Boston Vers les capitales Paris Londres Rome Berlin Amsterdam 57 fil Bruxelles Madrid Vers les plages Acapulco Rio de Janeiro 70 Chicago San Francisco 54 Los Angeles 117 fil Nouv.-Orléans fil Miami 83 85 67 7fi 81) 95 O.i QUEBEC (PC) \u2014 Le député libéral du comté de Johnson, M.Jean-Claude Boutin, serait susceptible d\u2019une amende de $1,000 par jour où il a siégé ii l'Assemblée nationale si ses collègues de la Chambre reconnaissaient comme \"fondés\u201d les faits dont le député péquiste Robert Burns se dit \"informé\u201d et qu'il entend \"prouver éventuellement\u201d.Cette amende est la sanction prévue par l'article 81 de la loi de la Législature, qui prévoit que cette somme peut '\"être recouvrée par quiconque en poursuit le recouvrement devant un tribunal compétent.\u201d Il demeure peu probable cependant que l'article 81 de la Loi puisse s\u2019appliquer puisque, pour ce faire, les députés libéraux devraient adopter, en un premier temps, aujourd'hui, une motion du député Burns pour faire siéger la Commission de l'Assemblée nationale aux fins de \u201cfaire enquête\u201d.Dans un deuxième temps, il faudrait que cette commission, où on retrouve une forte majorité de collègues libéraux de M.Boutin, reconnaisse ce dernier \"coupable\u201d de la présumée infraction reprochée par M.Burns.Motion Mercredi, en Chambre, Me Burns avait avisé ses collègues qu'il allait faire débattre une motion demandant la convocation de la Commission de l'Assemblée nationale \u201cpour procéder à une enquête sur des faits qui, s\u2019ils étaient fondés, rendraient le député de Johnson, M.Jean-Claude Boutin, inéligible et inhabilité à siéger à l\u2019Assemblée nationale\u201d.La motion Burns contient une liste des faits reprochés au député libéral Boutin, soit \"avoir agi avant et depuis son élection pour et au nom du procureur général du Québec et d\u2019autres ministères du gouvernement\".En vertu des articles 75 et 79 de la Loi de la Législature, de tels agissements sont défendus.La motion Burns sera débattue aujourd\u2019hui.Burns et Boutin silencieux Hier, en Chambre, les deux députés impliqués, MM.Burns et Boutin, étaient présents mais sont demeurés silencieux.Contrairement à son habitude, Me Burns n\u2019a posé aucune question aux ministériels lors de la période de temps réservée à cette fin.Pour sa part, le député Boutin, un jeune député libéral de la dernière vague d\u2019octobre 1973, est entré à l'Assemblée nationale avec une pile.de quotidiens de la journée sous le bras.Pratiquement muet en Chambre depuis son élection comme député de Johnson en octobre dernier, c\u2019est la première fois depuis cette date que M.Boutin faisait les manchettes.Des collègues libéraux l\u2019ont entouré à son entrée en Chambre, en blaguant et en devisant avec lui.En octobre dernier.M.Boutin était élu député libéral de Johnson avec 10,543 voix, soit une majorité de 3,940 voix sur son adversaire le plus proche, le créditiste.Le péquiste se classait loin derrière, ne recueillant que 3,597 votes.Situé dans les Cantons de l'Est, le comté de Johnson, créé en décembre 1972, comprend notamment les villes de Windsor, Acton Vale, Valcourt cl Bromptonville.' Moscou Stockholm Tokyo Athènes Casablanca Genève Le Caire fil Hong Kong Lisbonne Sydney Tunis Vienne Varsovie fil 80 82 i-t 52 50 fif> 63 64 75 72 fit; 6li 45 48 57 77 68 82 68 118 66 75 59 77 57 66 63 57 68 64\t61 78 !)() aux Bermudes Mexico 86 Naseau 811 86 81 83 52 72 Barbade 79 84 (Ces cnrwes urn ;, n'uJr aermfcre) < i A PFCEjLE fv.t puk' ' :>ule i«j PffiîsG C.jnàdi«'nn6 #\u2022 fios services de Iri Presse A , .-) LA PRESSE ' lA.PRESSE LTEe Mo1 i dtiîoi >\u2018;C â di.fîuier U; (.iee et de Renier.Tou dr -A PRESSE .M celle*) not '!\u2022*\u2022 ¦ .for vain >\" .t.j' forma: tons ne > ae reorod j deuxieme ciasstî me/o 1400 Port de \u2019et TARIFS D'ABONNEMENTS Livraison a domicile: Lundi au samedi SI 15 Lundi au vendredi Samedi seulement ABONNEMENTS PAYÉS 0'AVANCE INFORMATION GENERALE REDACTION EDITORIAL PROMOTION RELATIONS DE TRAVAIL PETITES ANNONCES 874-7272 874-7070 874-7030 874-7100 874-7303 1 00 0 35 Nombre ds surnames COîll- par porteur: Lundi au samedi SI 3 80 $27 60 $55 20 lundi au vendredi 1200\t24 00\t48 00 Samedi seulement*\t9 10\t18 20 13 r, 52 Commandes 874-71 1 1 du lundi au vendredi 9h a 17h Poui changer ou annuler du lundi au vendredi 9h a 16 30h 874-7205 par courrier: Lundi au samedi $26.00 $52.00 $104 00 lundi au vendredi 19.50\t39 00\t78.00 Samedi seulement 9 10 , 18 20\t36 40 GRANDES ANNONCES Détaillants National.Tele-Pi esse.Vacances 874-7300 874-7306 voyages Caillerez et professions, nominations 'Minimum de 26 semaines Côte-Nord, par avion.0.42 = 874-7320 COMPTABILITE Peur lout genre d'abonnement.nns bij\u2019e- i' sont ouverte de 8h a 2Ch |Samedi: Ch a 17h) Grandes annonces Peines annonces 8/4-6092 874-S901 '874-6911 4 à * \\ 1 t ) r MONTREAL, VENDREDI 28 JUIN 1974 90e ANNEE - No 153 m A 3 Pompiers L'entente à Notre-Dame doit être ratifiée Les mesures de pression cesseraient __-\u2014 £ t ¦¦ 1 J # i ¦ V 3 \u2022»-¦> ¦ ' I.M X- 1 r i a m ! ' Ml .X Ï ' jg I par Jean-Paul CHARBONNEAU A la suite d'une rencontre avec le maire Jean Drapeau, l'Association des pompiers de Montréal a décidé de recommander à ses membres de cesser toute mesure de pression et de reprendre le travail normalement.B# I « gage à embaucher des techniciens et des préposés supplémentaires dans ce service, de façon à ce qu\u2019ils soient 19.Ainsi les patients seront davantage assurés de recevoir les divers traitements de ce genre prescrits par leur médecin traitant.Aussi, plusieurs comités seront créés afin d'étudier les multiples problèmes des employés des quarts de soir et de nuit.Côté stationnement, il en coûtera $:\"> par mois et 40 places additionnelles seront désormais cédées aux salariés CSN, IIU (infirmières) et paramédicaux.selon l'ancienneté et après affichage.Au sujet des repas, il est assuré \u2014 si l\u2019entente est ratifiée par l\u2019assemblée générale \u2014 que pour la modique somme de cinquante cents, il y aura le choix entre deux menus.Et mise à part une longue liste d'autres points \u201cquasi réglés\u201d concernant l'ouverture du bureau de santé, les études futures des salariés, la prime en psychiatrie, le tableau des postes des infirmiers et leur recyclage, la distribution de la paye le jeudi matin pour les salariés de nuit et la modification de la procédure des griefs à présenter et à discuter, il reste encore les mesures disciplinaires prises par l\u2019employeur contre les syndiqués.Ainsi, pour les six préposés en inha-lothérapie, la suspension indéfinie est réduite à 10 jours additionnels après leur dernière suspension.Pour un maximum de 37.Toutes les suspensions imposées aux salariés depuis le 26 juin dernier ou après cette date se terminent (si on signe) le 27 juin à 16 heures.Et ces suspensions ne seront pas inscrites à leur dossier.C'est donc cet après-midi que l'on saura si l'assemblée générale entérine les positions de son exécutif et.celles du patron.Entre-temps, le rapport demandé par le ministre Cournover ne sera pas-prêt incessamment, le juge Geoffroy désirant mettre un temps d'arrêt a son enquête, préférant la poursuivre en août, période où il sera moins incommodé par la période des vacan- Notre-Dame reçoit à nouveau des patients depuis mercredi.par Claudette TOUGAS A Québec, à l\u2019Assemblée nationale, M.Robert Bourassa annonçait, hier devant la Chambre que le conflit de l\u2019hôpital Notre-Dame (qui dure depuis le 16 mai dernier) était réglé.A Montréal, l\u2019enquêteur spécial nommé récemment par le ministre du Travail, le juge Jean-Paul Geoffroy, croit que le premier ministre va un peu vite.A l\u2019hôpital Notre-Dame, l\u2019exécutif du syndicat admet \u201cqu\u2019un protocole d\u2019entente est intervenu entre eux et l\u2019administration, mais, comme le stipule ledit texte, il est soumis à une ratification de l\u2019assemblée générale.\"\u2019 Hier soir, dix heures trente.Dans la cafétéria de l'hôpital (où les 2,100 syndiqués CSN ne débrayent plus, depuis hier) environ 200 employés sont réunis en assemblée générale.Il s\u2019agit pour eux d\u2019accepter ou de refuser le \u201cprotocole d\u2019entente\u2019\u2019 au scrutin secret, après lecture des 15 points qu\u2019il comporte, et discussions.Il ne sera de même durant la nuit et ce matin.Cet après-midi, on fera le décompte des votes des trois différents quarts de travail, seulement l'administration et l\u2019exécutif du syndicat sauront si l\u2019assemblée accepte l\u2019entente.Précisons que le vice-président de la CSN, M.Norbert Rodrigue assistait à l\u2019assemblée d'hier soir.Aux environs de minuit, il ignorait encore s'il adresserait la parole aux syndiqués, et, soulignait-il, s\u2019il le faisait ce ne serait qu\u2019après le vote \u201cafin de ne pas les influencer\".Pourtant, il avait beaucoup à dire sur les gains remportés par le syndicat.Gains qui tout en figurant comme \u201clettres d\u2019entente\u201d dorénavant à la convention collective des employés CSN de Notre-Dame, n\u2019en demeurent pas moins des \u201cprécédents\" que ne manqueront pas de vouloir obtenir tous les autres syndiqués d\u2019hôpitaux de la province, la convention collective étant identique pour tous.Parmi ces gains, retenons, entre autres, le cas des six préposés en inha-lothérapie (point de départ du conflit i qui bénéficieront dorénavant \u2014 et ce dès leur retour au travail \u2014 de l\u2019échelle de salaire d\u2019infirmier certifié et seront reclassifiés \u201cpréposés senior en inhalothérapie\u201d.Plus encore, l\u2019administration s'en- ¦< JP .u m h# m - '# - ' '' ' & 11 I \u2018m I 'ML ¦ ti f I At président de l\u2019APM, M.Jean L'Abbé, a déclaré à LA PRESSE que cette décision avait été prise unanimement, hier, lors d\u2019une réunion de l'exécutif syndical.I k ¦' ».mm m i* K.î; ^ >\u2022> Mi s a p .¦¦ x -ÿ .jyià photo Paul-Henri Talbot, LA PRESSE Malgré la grève, il y avait quelques autobus à Montréal hier, et quelques chanceux qui pouvaient les prendre pour se rendre sur la Rive sud.En effet, Chambly Transport continue à faire la navette entre la Rive sud et la place Bonoventure où cette photo a été prise.Le malheur des uns fait le bonheur des chauffeurs de taxi La semaine dernière M.L'Abbé avait dit aux pompiers réunis en assemblée que jamais il n\u2019était pour s'asseoir à une table de négociation sans avoir obtenu la garantie d\u2019avoir un rajustement de salaire pour 1974.\u201cLa grève du métro et des autobus?Parlez-moi de ça! Je ne de mande qu\u2019une chose, c'est que ça dure le plus longtemps possible \" M.Gamache est chauffeur de taxi.Depuis le début de la grève à la CTCUM.hier, il constate que ses affaires ont progressé de 100 p.cent.\u201cVous savez, dit-il.le malheur des uns fai' le bonheur des autres.Moi je dis qu'il faudrait que ce soit comme ça tous les jours!\u201d Cette raison justifie sans doute \"l\u2019optimisme\u201d de M.Gamache.Selon lui les arrêts de travail vont durer, et longtemps.Il estime que cette situation est très prisée de la ville, qui n'attendrait que ce prétexte pour majorer le prix des tickets.Débordés verses compagnies étaient d'ailleurs complètement débordés.Les rh uffeurs refusaient souvent de prendre les clients à domicile, puisqu'ils ne parvenaient même pas à satisfaire les appels sur le rue.Ces chauffeurs sont cependant plus disponibles aujourd\u2019hui.Les gens ont eu le temps de s\u2019organiser.de se mettre en groupe pour noliser la même voiture.Tous les moyens d 'u r g e n c c.c'est-à-dire de fortune, ont été employés depuis hier.La marche à pied ennuie les obèses.Les plus paresseux se fient sur leurs voisins.Mais tout le monde y trouve son compte.Pour plusieurs, une grève à la CTCUM signifie sortir la voiture du garage.Le flot de la circulation était d'ailleuhs particulièrement dense hier.Au moins 20 p.cent de voitures en plus, selon les agents de la circulation.Le stationnement Les ponts qui relient Montréal aux banlieues souffrent de congestion aiguë.Il fallait compter une heure pour traverser le pont Victoria hier matin.La situation sur les autres ponts n'était guère plus reluisante.Mais l'habituel voyageur en commun qui jouit d'une voiture en ces temps troublés n'est pas au bout de ses peines.Si entrer en ville demeure une préoccupation majeure, ce n'est rien par rapport aux efforts qu'il doit déployer pour trou ver une place de stationnement.Tous les grands parsings du centre-ville affichent complet.M.La-brie.le responsable du stationnement à l'angle des rues Craig et Saint-Urbain, refusait déjà des clients à partir de 7 heures hier matin.Le fait est que la plupart des parkings n'offrent qu\u2019un nombre très restreint de places, la majorité de celles-ci étant réservées aux clients réguliers.Ce qui explique la grande tolérance des policiers de la ville, qui distribuent plus de sourires que de contraventions.Pour les banlieusards, la solution sans doute la plus simple demeure.l'autobus.Plusieurs compagnies ont décidé de prolonger leurs trajets jusqu'au centre-ville, après un arrêt à leur terminal habituel.Pour les Montréalais, quelques calèches de la Place d\u2019Armes offraient des places ce matin, à six heures.\"Je n'ai pas changé d'idée, dit M.L'Abbé.Je crois fermement obtenir un rajustement.Ce sera certainement contenu dans les négociations qui seront entreprises bientôt.\u201d La convention collective de travail des pompiers arrive à échéance le 31 décembre prochain.M.L'Abbé a l\u2019intention de la dénoncer la semaine prochaine.CCS.Les pompiers avaient commencé à démontrer leur mécontentement à la suite du refus des autorités municipales d'indexer leur salaire au coût de la vie.Tout ne tourne pas rond dans la construction Des mesures de pression avaient été entreprises au début de la semaine.Plusieurs pompiers s\u2019étaient déclarés malades.C\u2019est donc l'euphorie chez les chauffeurs de taxi.Car c'est vers eux que se sont spontanément tournés les travailleurs surpris par le déclenchement subit de la grève.On prenait littéralement les taxis d'assaut, et des files d\u2019attentes fort consistantes se sont formées aux tètes de stations les plus achalandées.Des pancartes indiquant 4.3 p.cent étaient affichées dans la plupart des casernes.Ce pourcentage représente l\u2019augmentation de salaire accordée aux pompiers le 1er janvier dernier par une sentence arbitrale.Les centraux téléphoniques, des di- nar Marie FONTAINE chantier où l'employeur a 7 salariés et plus.Six travailleurs par chantier Les employeurs se contenteraient donc de n'embaucher que six travailleurs par secteur, ce qui les dispenserait de la présence du délégué, mais ce qui restreint évidemment la quantité des effectifs.Toujours dans le domaine des arrêts de travail, 500 ouvriers de la firme Ciment Indépendant, de Montréal, ont déclenché une grève hier matin pour appuyer leurs revendications salaria- Rien n\u2019est encore réglé dans le domaine de la construction.Au moment même où les six associations patronales et la FTQ-Construction se rendaient, séparément, au ministère du Travail ce matin, des milliers d\u2019ouvriers chôment par suite de la fermeture d\u2019importants chantiers.Ces fermetures touchent la place du Cercle, l\u2019Institut de Tourisme, l'école polyvalente Papineauville, les chantiers Saraguay et Québec Hilton.A peine 40 p.cent des effectifs sont au travail aux raffineries de Montréal- La reine mère reçoit un accueil chaleureux de son régiment A ' é f \\m .s I les.S Est.peau et M.Sarto Desnoyers, accompagnés de leurs épouses.Après une réception en son honneur, la royale visiteuse se rendit au Château Champlain où elle prit le repas de midi en compagnie des dignitaires du Black Watch.Une foule enthousiaste Contrastant avec l\u2019accueil restreint du matin, la cérémonie de la remise des drapeaux ae déroula sur le vaste terrain d'atterrissage de l\u2019aéroport de Saint-Hubert, devant plus de 2,500 militaires et leurs familles, enfants et .grands-parents compris, sous la surveillance de la police militaire postée sur le toit des hangars.Sensible aux applaudissements enthousiastes qui saluaient chacun de ses passages, la reine mère inspecta en jeep les quelque 300 membres du régiment des Black Watch, depuis les vétérans jusqu\u2019aux cadets, et les félicita de leur tenue impeccable.Après la bénédiction du nouveau drapeau rouge et blanc, le premier aux couleurs du Canada, avec le nom du régiment gravé dans la feuille d\u2019érable, la reine mère le présenta au nom de Sa Majesté la reine.Paradant avec leur nouveau drapeau, le pas des soldats se fit plus allègre et les cornemuses encore plus entraînantes.La fanfare de cinquante musiciens vêtus d\u2019uniformes à jupe plissée extrêmement colorés mena le défilé.Tout aurait été aussi parfait que spectaculaire si le soleil n\u2019avait pas été tellement ardent.Ses rayons de feu sur les bonnets à poils des uns et les bérets des autres eurent raison de la vaillance de sept à huit militaires, dont cinq cadets, qui s\u2019évanouirent et furent emportés par les ambulanciers.Avant de reprendre l\u2019avion pour Toronto, la reine mère assista à une garden party en son honneur au mess des offiçiers.par Lily TASSO Colonel en chef du Black Watch lRoyal Highland Regiment), formé en 1862, Sa Majesté la reine mère Elizabeth, âgée de 73 ans, a passé la journée d\u2019hier dans la région montréalaise, afin de remettre un nouveau drapeau à son régiment.i-e service de sécurité mis en place pour son arrivée à Dorval, à 11 h 20 du matin, était tellement strict que le ministre William Tetley lui-même, délégué du premier ministre du Québec, a eu du mal à convaincre les gardiens de le laisser aller au-devant de la royale visiteuse, sans le laissez-passer obligatoire! Seuls une poignée d\u2019officiels, l\u2019honorable Hughes Lapointe, lieutenant-gouverneur de la province de Québec, en tête, et une quarantaine de journalistes du Canada et de l\u2019étranger eurent le privilège de voir l\u2019extraordinaire déploiement qu\u2019occasionne un accueil royal.Garde d'honneur Le soleil avivait les vestes rouges de la garde d\u2019honneur formée de 100 hommes du deuxième bataillon du Royal 22e, commandés par le lieutenant-colonel Bernier, et arrivés le matin même de la citadelle de Québec.Une fanfare d\u2019une cinquantaine de musiciens du même régiment entonna l\u2019hymne royal à la descente de la reine de l\u2019avion Cosmo des Forces canadiennes, qui l\u2019a amenée de Toronto.La reine mère portait une vaporeuse toilette en mousseline imprimée orange et vert et elle était coiffée d\u2019une toque à grosses fleurs orange.L\u2019un de ses premiers gestes, après avoir passé en revue la garde d\u2019honneur, fut de signer les livres d\u2019or de Montréal et de Dorval, en présence de leurs maires respectifs, Me Jean Dra- i Le droit de grève leur était déjà acquis selon leur convention.Les négociations ont repris ce matin entre la compagnie et le syndicat (local 791 du syndicat des opérateurs de machinerie lourde!.Dans le monde de la construction toujours, le négociateur spécial nommé par le ministre du Travail, M.Yvon Dansereau, a convoqué les six association patronales ainsi que la FTQ-Construction pour ce matin, dans les bureaux du ministère.Les deux blocs pourraient cependant ne pas se rencontrer, puisque le télégramme du négociateur ne fait aucune mention d\u2019une rencontre, et que M.Dansereau reçoit les deux parties à une demi-heure d\u2019intervalle.Une triple tarification Une rumeur circulait par ailleurs hier à Montréal, à l\u2019effet que le ministre du Travail, M.Cournoyer, ait l'intention de régler le conflit en amenant les employeurs à accepter une triple tarification des salaires pour les secteurs industriel, commercial et résidentiel.La CSN-Construction, par la voix du président de la Fédération du bâtiment, M.Michel Bourdon, a violemment réagi devant cette possibilité.\u201cNous pensons que même si cette solution pouvait faire l\u2019affaire de vos amis et alliés politiques de la FTQ-Construction, dit M.Bourdon dans un télégramme au ministre, cela est complètement illégal quant à la loi qui régit les relations de travail, et jamais la CSN-Construction ne l\u2019acceptera.\u2019\u2019 \u201cNous nous sommes battus et nous sommes prêts à nous battre encore pour qu\u2019un travail égal produise un salaire égal\u201d, poursuit le télégramme.Il nous a été impossible d\u2019obtenir les commentaires du ministère du Travail à ce sujet.Selon une association patronale, dite flexible, l'Asecq.on note de sérieux ralentissements de travail à Mirabel.Air Canada, place Desjardins, Jeux olympiques, école polyvalente Henri-Bourassa ainsi qu\u2019au chantier Saint-Constant.Le patronat rend la FTQ-Construction responsable de ces ralentissements, et demande au gouvernement de mandater des observateurs sur ces chantiers.D\u2019après M.Lebon, de l\u2019Association des sous-entrepreneurs en construction du Québec (Asecq), la FTQ désire ainsi inciter de nouveaux employeurs à signer des conventions particulières avec elle.TT ####* m M# 1S6 PA &î 0 V ES '\u2022 v- M L\u2019jv - L?
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