La presse, 18 juillet 1974, Cahier A
[" MONTREAL-METRO.20c LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMERIQUE MONTREAL, JEUDI 18 JUILLET 1974, 90e ANNEE, No 170, 58 PAGES, 4 CAHIERS ABITIBI/COTE-NORD 25c METEO @ imê* Averses et venteux Minimum : 55° \u2014 Maximum 80 Demain : nébulosité variable et chaud Voir détails, page A 2 > '.g.* Crime organisé : Rémillard témoignera Neuf femmes enchaînées bloquent le gouvernement 8 I % J % st % m m > 'S?; h *ÆSÈÈÊ^ I i g par Bernard MORRIER L\u2019ex-maire de Ville Jacques-Cartier, Léo-Aldéo Rémillard, et un ancien membre d\u2019une maison de jeu de la Rive sud, Louis-Gabriel Desrosiers, seront les deux prochains témoins à être entendus, lors de la reprise, mardi prochain, des audiences publiques de la Commission d\u2019enquête seule crime organisé.D\u2019une part, on se rappellera que le nom de Rémillard avait surgi à deux occasions déjà depuis le début des travaux de la CECO, le 1er février 1973.Une première fois, le 27 mars de l'an dernier, l\u2019ex-cabaretier Vincenzo \u201cJimmy\u201d Soccio (maintenant emprisonné pour un an pour outrage aux commissaires) avait soutenu que, le 4 mai 1972, lui-même, Jean-Guy Chartier, alors maire de Lachine, Giuseppe (Pep) Cotroni, un avocat non identifié et Rémillard s\u2019étaient rencontrés pour discuter d\u2019un projet de contrat d\u2019incinération des vidanges qui, réparti sur une période de 20 ans, aurait pu atteindre la somme de $100 millions.Au dire de Soccio, trois municipalités qu\u2019il n\u2019avait pas nommées auraient été intéressées à cette affaire.C\u2019est la firme Tempo Realties, où Soccio était vice-président, qui aurait été approchée par un dénommé Sa-lardi pour vendre les incinérateurs fabriqués en Italie.Mais rien n\u2019avait marché.Par ailleurs, le nom de Rémillard refaisait surface une deuxième fois quand Desrosiers, le 1er avril dernier, avait déclaré à la CECO qu\u2019au printemps de 1971, il avait communiqué avec l\u2019ancien maire de Ville Jacques-Cartier pour joindre un dénommé Michel Deiisle qui, lui, aurait été en mesure d\u2019aider Frank Dasti qui se cherchait un nouvel endroit pour poursuivre les activités du Victoria Sporting Club, alors fermé par la Sûreté du Québec.Dasti.que les commissaires ont tenté d\u2019interroger sans succès, mardi à New York, où il est emprisonné pour 20 ans pour une affaire de drogues, était alors gérant du Victoria.Voir REMILLARD, page A 6 m t m £.%% I I: 9FL m : A % À .T #' ¦ \u201e¦ « à \u201cA bas le bill 22\u201d, se sont-elles mises à scander avant que celle qui semblait le leader du groupe, Mme Solange Léonard, n'ajoute: \u201cC'est la grandes mobilisation des femmes du Québec qui s\u2019oppose au bill 22.Vous allez nous entendre de force parce que nous sommes enchaînées à nos fauteuils.\u201d (Mme Léonard, doit-on rappeler, s'est illustrée sur la place publique, il n\u2019y a pas longtemps, par le rôle important qu\u2019elle a joué dans le conflit scolaire de Laval et, plus récemment encore, en se faisant refuser d'être entendue personnellement devant la commission parlementaire sur le bill 22, alors que ceile-ci entendait les mémoires de certains organismes.) L'intervention inattendue a aussitôt amené le président de- la commission, M.Michel Gratton, à décréter un ajournement de dix minutes et ordonner l\u2019évacuation du public.Mais voilà que l\u2019ajournement dura plus d\u2019une heure.et les femmes enchaînées sont demeurées intraitables devant les supplications désemparées des agents de sécurité de l'Assemblée nationale.Médusés devant cette situation, les députés libéraux tentaient de chasser leur air de dépit en s'échangeant des blagues dans le genre: \u201cCe ne sont pas des femmes libérées puisqu\u2019elles sont enchaînées.\u201d Les péquistes, de leur côté, cachaient à peine leur satisfaction devant cet appui inattendu au \u201cfilibus- Voir FEMMES, page A 6 par Daniel L'HEUREUX de notre bureau de Québec l il i m i Un groupe de neuf femmes farouchement opposées au projet de loi 22, qui avaient été assez astucieuses pour s\u2019enchaîner une main à leur siège, ont réussi hier à paralyser les travaux de la commission parlementaire de l\u2019Education réunie pour étudier, article par article, le controversé projet de loi.Comble de l\u2019humiliation pour le parrain du bill, le ministre François Cloutier, une de ses propres soeurs, Mme Laure Cloutier-Nesley, était au nombre des femmes contestatrices.Déjà, le même ministre avait vu, lors des dernières éléctions, une autre de ses soeurs, Mme Lise Cloutier-Trochu, s'opposer à lui sur la place publique en se présentant comme candidate du Parti québécois dans Outremont.A l\u2019instar de la jeune aveugle Paule Evrard qui, plus tôt cette année, avait interpellé l'Assemblée nationale du haut des galeries du public, les neuf femmes qui sont venues hier manifester de façon spectaculaire leur opposition au projet de loi 22 ont pris tout le monde par surprise.Alors que personne n\u2019avait noté que celles-ci s\u2019étaient enchaînées à leur siège (à l'aide d'une chaîne cadcnas-tée), elles se sont fait entendre pour la première fois en applaudissant bruyamment une verte semonce que le député Robert Burns venait de servir au ministre Denis Hardy, peu après trois heures de l\u2019après-midi.C\u2019est là que le bal a commencé.QUEBEC .à g V'.it 4».à à S: 'M J : m r ; $7 : Û m i.v K i: v: gg & % H I n ' &K » m as K ; m 88 $ m % ; m j % i .V m p photo PC Laure Cloutier-Mesly, la soeur du ministre de l'Education du Québec, M.Francois Cloutier, était parmi les neuf femmes qui sont allées protester hier contre le bill 22 à l'Assemblée nationale, en s'enchaînant aux chaises de la salle où une commission parlementaire poursuit l'étude du projet de loi.Cette manifestation a obligé les députés à suspendre leurs travaux pendant une heure.AUJOURD'HUI Les pompiers ne pouvaient secourir le jeune Meunier J % \"f à ' ï & ¦' V j : 1 .1 1 F' ¦m 8 1 L ! \u2022 \u2022 If' ¦ sag i nier rendait visite à sa belle-mère et à sa bellc-soeur, en compagnie de sa famille.C'est son neveu Mario Faquin, âgé de neuf ans, qui est venu lui dire que son fils était pris dans le feu.Lorsqu'il est sorti, les pompiers et les policiers étaient déjà sur les lieux et M.Meunier lui-même a avoué qu'il n'était pas possible de pénétrer dans le hangar parce que les flammes étaient trop intenses.Les hangars, qui s'élevaient sur trois étages, comme la maison, étaient reliés aux balcons arrière par des passerelles.Il était aussi possible d'y accéder par un escalier intérieur.Pour sortir la bicyclette! L\u2019enfant Meunier s'est fait coincer par les flammes au deuxième étage en tentant de sortir la bicyclette de son cousin, après le début de l'incendie.Le petit Mario Faquin, les coudes appuyés sur la table réservée aux avocats, a expliqué au commissaire avoir entendu son cousin crier \u201cau secours!\u201d.\u201cJ\u2019ai essayé d\u2019y poigner le poignet.j\u2019étais pas capable\u201d, a-t-il raconté.\u201cAvez-vous joué avec des allumettes\u201d, lui a demandé M.McDougall?Et l\u2019enfant de répondre \u201cnon\u201d.Roméo Meunier, âgé de huit ans, a également tenté de secourir son frère.\u201cJe lui ai donné la main et il est tombé à côté du bicycle\u201d, a-t-il dit.Les deux cousins s\u2019entendent pour dire qu\u2019ils n\u2019ont pas joué dans les hangars avant le début de l'incendie.Par contre, ils n\u2019ont vu personne Voir POMPIERS, page A 6 Quant à l'incendie lui-même, il a déterminé qu\u2019il était accidentel, précisant par contre que la cause exacte en restait inconnue.La question, à savoir si pompiers et policiers auraient pu faire plus, le commissaire McDougall l\u2019a posée directement à M.Gilles Meunier, le père de la victime.\"Ils ont fait leur possible\" Après un moment d\u2019hésitation, il a répondu: \u201cJe sais qu\u2019en arrière, ils ont fait leur possible\u2019\u2019.Au moment de l\u2019incendie, M.Meu- par Jacques GAGNON 11 était impossible aux pompiers et aux policiers de faire plus pour sauver la vie du petit René Meunier, 10 ans, qui a péri dans l\u2019incendie de hangars, le 27 juin dernier, à l\u2019arrière du 3069 rue Drolet, à Montréal.Le commissaire aux incendies John McDougall est arrivé à cette conclusion, hier midi, après avoir tenu une enquête pour déterminer la cause de cet incendie survenu pendant que les pompiers exerçaient des pressions pour obtenir le droit de renégocier leurs salaires.m JLk m .Bg n Nk \" WF ?/ - & ; : u \u2019**v .¦ \u2022 ™ # N 'TT B t %- I t \\ \\ -A I ::: A ! - HI y V t EllfF it I m g t ^ « l s ;x - r® * m* S 1 1 I B 'M ,__nr ^ I; ?R Le ravisseur tue ses deux otages photo Michel Gravel, LA PRESSE En Inde, les bijoux précieux ornent les oreilles, le nez, le cou, la ceinture, les poignets, les pieds des femmes.Au pavillon Indien de Terre des Hommes, Lily Tasso a rencontré la directrice qui l'a initiée aux trésors de son pays.Une bataille pénible contre l'envahisseur \u2014 page A 13 d'après PA, UPI et Reuter Un homme armé d'un fusil mitrailleur a enlevé, hier, un riche industriel de Miami et épouse, M.et Mme Sydney Cans, et il a obligé M.Gans à retirer $50,000 d\u2019une banque, mais quand il s\u2019est aperçu que la police le filait, il a dirigé son automobile vers une région boisée au sud-ouest de la ville, où il a mitraillé ses deux otages.Une battue organisée immédiatement par quelque 200 policiers et agents du FBI vêtus de gilets parc balles et munis de gaz paralysant a permis, six heures plus tard, la cap- ture de l'individu, qui s\u2019était embourbé dans un marécage en tentant de fuir à pied, les billets de banque enfouis sous sa chemise.Le suspect a été identifié comme Thomas Knight, un Noir de 23 ans, qui était employé dans une firme spécialisée dans la fabrication de sacs de papier appartenant à M.Gans.Deux accusations de meurtre ont été portées contre lui peu après.Selon la police, le suspect avait fait irruption hier matin dans les bureaux de M.Gans, C l ans, au siège du Sydney Bag and Paper Co\u201e et sous la Voir RAVISSEUR, page A 6 MIAMI par Christiane BERTHIAUME Dernier tronçon de la Main, le même sort attend la rue Saint-Laurent entre Mont-Royal et Sherbrooke qu\u2019entre Sainte-Catherine et Viger: une vie terne.A moins que.Au Centre communautaire, on est à mettre sur pied une coopérative pour lutter contre l\u2019envahissement des immeubles à plusieurs étages.Le tout s\u2019inscrit dans le cadre d'un projet intitulé \u201cSave The Main\".L\u2019été dernier, cet organisme avançait l'idée d\u2019un mail sur la rue Saint-Laurent pour sauver les petits marchands.Le système de taxation, basé sur la superficie des terrains et non sur le profit, est trop élevé.Beaucoup de petits marchands ferment leurs portes pour cette raison.On essaie également de créer une association de marchands qui mettraient en commun certaines utilités pour les avoir à meilleur prix: l\u2019achat d\u2019aliments dans le gros, la publicité, etc.Mais on ne brise pas facilement l\u2019individualisme des communautés et on tisse difficilement des liens entre les ghettos.Ce projet est encore en suspens tandis qu\u2019un autre naît: une coopérative d\u2019habitations.C'est surtout avec les Portugais que le Centre communautaire tente de mettre sur pied cette coopérative parce qu'ils sont les seuls à montrer une volonté plus manifeste d'enracinement.Plus assimilés à la communauté francophone que les Hongrois, Polonais et autres qui sont anglicisés, ils semblent davantage vouloir s'installer dans les quartiers autour de la rue Saint-Laurent.Ils achètent des maisons, rénovent, louent parfois et demeurent aussi.Bob Stanley est à l'origine de cette idée.11 est jeune, vivant, plein d\u2019enthousiasme et architecte.11 travaille à mettre sur pied ce projet de coopérative, possible en utilisant les fonds disponibles à la Société centrale d\u2019hypothèques et de logement pour les corporations sans but lucratif.Il est à la recherche de propriétaires pour former cette coopérative.A l'ouest de la rue Saint-Laurent, le coût d'une maison peut varier entre $10,0()0 et $15,000; à l'est, entre $3,000 et $4,000.La rénovation pour un appartement de six pièces peut revenir entre $7,000 et $8.000.Les chances de trouver des propriétaires qui veulent former une coopérative sont plus nombreuses, selon Bob Stanley, du côté des immigrants, et des Portugais puisqu\u2019ils sont en plus grand nombre que des francophones ou anglophones.\u201cCes derniers sont désabusés, désillusionnés, explique-t-il, alors que les immigrants sont plein d\u2019enthousiasme.Ils arrivent dans un nouveau pays et tous les espoirs leur sont permis.\"Ils doivent être très convaincus parce que les rénovations sont souvent très importantes.La maison n'est la plupart du temps qu\u2019une Voir BATAILLE, page A 6 Le gouvernement québécois achète Volcano et Forano son \u2014 page B 10 Un sculpteur accuse le Centre culturel de Longueuil de vandalisme \u2014 page C .2 SOMMAIRE Les marchands de vêtements parlent déjà d'une augmentation des coûts Arts et spectacles : C 1 Bandes dessinées : C6 Cinéma : C 4 et C 5 Décès, naissances, etc.: D 15 et D 16 Economie : B 8 à B 10 Editorial : A 4 Etes-vous observateur 7 : C 6 Horoscope; A 14 Informations étrangères : D 1 Les maux de notre langue i B 11 Loisirs et Récréation ; C 6 Médecins d'aujourd'hui: A 12 Mon Oeil sur Montréal: A 12 \"Mot-mystère\" : C 6 Mots croisés : D 5 Petites annonces: C 10 et Cil 02 à D 15 par Denis GIROUX Les Canadiens devront attendre plusieurs semaines avant de bénéficier des baisses de prix sur les vêtements et les chaussures.Des porte-parole de manufacturiers et de détaillants ont en effet déclaré hier à LA PRESSE que la marchandise déjà sur les tablettes et bonne partie de celle qui sera vendue cet automne avaient déjà été livrées et payées en tenant compte de la taxe de vente fédérale de 12 p.cent iju Ottawa a décidé hier de supprimer.\u2018\u2018Les détaillants doivent donc déterminer les prix en conséquence,\" ont déclaré des manufacturiers de chaus- sures, de vêtements et des détaillants.Ceux-ci prédisent cependant des baisses de prix de l\u2019ordre de 10 à 15 p.cent pour la \u201cnouvelle\" marchandise, expédiée depuis hier suite à la disparition de la taxe fédérale de 12 p.cent.Mais même celle baisse pourrait être atténuée par des hausses de coûts, disent-ils.Des hausses de coût de cinq à dix pour cent ont été annoncées par des manufacturiers de chaussures récemment.Bien qu\u2019Ottawa ait déclaré que le ministère de la Consommation et des Corporations verrait à ce que les ré- ductions de prix soient transmises au consommateurs, plusieurs détaillants sont d\u2019avis que les hausses de coûts réduiront de beaucoup les économies que la décision d\u2019Ottawa aurait pu ap porter aux Canadiens.Un exemple type montre que les Canadiens pourraient bénéficier d\u2019une économie d\u2019au moins 12 p.cent si les manufacturiers ne haussent pas indûment leurs prix de vente de base et si les détaillants ne haussent pas leurs marges bénéficiaires pour mettre dans leurs poches ce que la suppression de la taxe de vente devrait épargner aux consommateurs.Pour plus de détail, voir page B-8.line Plaisance : D 12 Radio et télévision : C 5 Sports : B 1 à B 7 ULTIMATUM: D3 Vivre aujourd'hui: A 12 à A 14 V* d g P - I m SÉ m m I I m yy.m .:BvïTWb;\u2019f' Vï W: \u2019ë A ?$ r ¦ > i LA PRESSE, MONTREAL, JEUDI 18 JUILLET 1974 A 2 Le PQ veut faire entendre vérifier la constitutionnalité un expert pour en bref du bill 22 Trudeau se ravise OTTAWA \u2014 Le premier ministre Trudeau a annoncé hier que l\u2019ouverture du 30e Parlement fédéral se ferait le 30 septembre, plutôt que le 26.Un porte-parole de son bureau a expliqué qu\u2019après avoir choisi le 26 septembre comme date d\u2019ouverture, et l\u2019avoir annoncé publiquement mardi dernier après la première réunion de son cabinet depuis l\u2019élection récente, M.Trudeau s\u2019est rappelé que le 26 septembre coïncidait avec le Yom Kippur, une importante fête hébreuse.On s\u2019est donc rabattu sur le 30, un lundi.On n\u2019aurait pas pu rapprocher la date, à cause d\u2019engagements antérieurs, notamment la réunion des ministres des Finances du Commonwealth, à Ottawa.député de Saint-Jacques demandait la convocation de M.McWhinney pour entendre les vues de celui-ci sur la constitutionnalité du projet de loi 22.Pressentant peut-être que cette motion risquait d\u2019être suivie d\u2019autres motions semblables, avec lesquelles le PQ aurait pu demander à entendre tel ou tel spécialiste, le président Michel Gratton a fait modifier la motion en retranchant le nom de M.McWhinney de façon à ce que la commission ne se prononce que sur le principe d\u2019entendre des témoins.Conséquence directe de cette modification, l\u2019Opposition ne pourra plus, si elle est rejetée, demander l\u2019audition de tel ou tel autre expert.Limitant ainsi d\u2019autant ses possibilités d\u2019alimenter son filibuster.Se résignant avec peine à cette décision, M.Charron a quand même entrepris de la défendre.Et il a soutenu que la commission avait besoin, après avoir entendu les mémoires de divers organismes, d\u2019entendre l\u2019opinion des spécialistes, notamment M.McWhinney, lequel \u201ca déjà souligné au gouvernement (du Québec) la possibilité de modifier l'article 133 de la constitution de son propre chef\u201d.D\u2019autant plus, a-t-il dit, que \u2018Ta majorité anglaise du anCanada a laissé entendre par son gouvernement et son premier ministre, hier, qu\u2019elle étudiait la possibilité très réelle de désavouer une loi qu\u2019un Parlement québécois au- rait votée pour assurer sa sécurité culturelle\u201d.\u201cQui contestera, a-t-il demandé, qu\u2019à la suite de l\u2019annonce faite hier par le premier ministre de la majorité anglaise du pays, que nous vivons dans un régime où n\u2019importe quelle loi de cette province peut être désavouée et annulée par une décision d\u2019un gouvernement étranger ?\u201cFaisons donc venir M.McWhinney, cet expert anglophone que tout le monde reconnaîtra, qui a participé aux travaux de la Commission Gen-dron, et demandons-lui de nous aider à faire en sorte que notre loi soit à tout le moins étanche et ne donne pas trop prise à la majorité anglaise .\u201cC\u2019est pour éviter le ridicule et, encore une fois, l\u2019humiliation des Québécois que je propose simplement à ce Parlement et à cette Assemblée nationale de nous préparer à nous défendre\u201d, a conclu M.Charron.La séance d'hier ayant été ajournée prématurément, ce n\u2019est qu\u2019au-jourd\u2019hui que l\u2019on entendra la réponse à cette rhétorique.Ce que l\u2019on sait déjà, cependant, c\u2019est que M.McWhinney est actuellement en Angleterre pour quelques semaines ! Incidemment, toujours à cause des circonstances que Ton sait, le ministre François Cloutier n\u2019a pas déposé hier, tel que prévu, ses amendements au bill 22 ni les \u201cgrandes lignes\u201d de la réglementation qu'il entend joindre à la loi.d'étudier la constitutionnalité de ce projet de loi.Le député Claude Charron, qui a formulé cette demande, l'a justifiée en se référant aux propos tenus la veille par le premier ministre fédéral Pierre Elliott Trudeau, lequel a révélé avoir lui-même demandé à des experts de scruter la constitutionnalité de cette loi.On l\u2019aura compris, la commission parlementaire sur le bill 22 n'a pas encore entrepris, hier, l\u2019étude du premier des 130 articles de ce projet de par Daniel L'HEUREUX de notre bureau de Québec QUEBEC \u2014 Poursuivant son filibuster contre le projet de loi 22, l\u2019Opposition péquiste a demandé hier qu\u2019un membre de la Commission Gendron particulièrement réputé pour ses connaissances en droit constitutionnel, M.Edward McWhinney, soit convoqué devant la commission parlementaire sur le bill 22 pour permettre à celle-ci loi.Deux met!»** La séance d\u2019hier, d\u2019abord perturbée puis finalement ajournée prématurément à la suite d\u2019une manifestation de neuf femmes qui s\u2019étaient enchaînées à leurs chaises, avait avant cet incident été consacrée à l\u2019étude de deux motions présentées par le Parti québécois.La première était venue du chef parlementaire de cette formation, M.Jacques-Yvan Morin, qui avait demandé que l\u2019étude du projet de loi soit reportée .après l\u2019ajournement d\u2019été.Avouant qu\u2019il présentait cette motion sans trop d\u2019espoir, M.Morin avait argumenté à son appui que le moment n\u2019était psychologiquement pas propice à une telle discussion, que les règlements qui accompagneront cette loi ne sont pas encore rédigés et que certains mettaient en doute la constitutionnalité de la loi.On l\u2019aura facilement deviné, les ministériels ont eu tôt fait de défaire cette motion.Quant à la deuxième motion, celle présentée par le député Claude Charron, ce dernier a tout juste eu le temps de la défendre avant que la séance ne soit perturbée et ajournée en raison de la manifestation des femmes.Telle que présentée, la motion du Springate et Ciaccia sont maintenant isolés QUEBEC (PC) \u2014 Harcelés par les sarcasmes des ministériels, les deux députés libéraux récalcitrants au projet de loi linguistique devront attendre jusqu'à mardi ou mercredi prochain avant de connaître leur sort.Les deux députés anglophones de Montréal, passablement nerveux et maintenant isolés de leurs confrères, MM.George Springate (Sainte-Anne) et John Ciaccia (Mont-Royal) qui ont voté lundi dernier contre l\u2019adoption du principe même de ce projet de loi en deuxième lecture, devront donc attendre jusqu\u2019à la semaine prochaine avant de connaître le sort qui leur est réservé par leurs collègues.Pour illustrer un peu ce que les deux députés libéraux doivent subir, hier au Café du parlement, le député libéral de Vanier, M.Fernand Dufour, a lancé à M.Springate: \u201cGeorge, tu as besoin de te faire soigner.Je connais un bon médecin pour toi\u201d.Sanctions Par ailleurs, le premier ministre Robert Bourassa, au cours d\u2019une conversation téléphonique, a refusé hier de se prononcer sur la nature des sanctions qui pourraient être prises contre les deux députés.II a dit préférer attendre la réunion du caucus, en notant qu'il pouvait y avoir plusieurs formes de sanctions.Il n\u2019a pas non plus écarté la possibilité que les deux députés puissent être expulsés des rangs du Parti libéral.Incompréhension Depuis le geste dramatique posé par MM.Springate et Ciaccia lundi à l\u2019Assemblée nationale, on a pu déceler au sein de la députation libérale, particulièrement du côté anglophone, une certaine incompréhension pour ne pas dire de l'hostilité, à ce que plusieurs qualifient \"d'un entêtement, purement et simplement\u201d.C\u2019est ainsi que le ministre des Institutions financières, M.William Tetley (Notre-dame-de-Grâce), Glen Brown (Brome-Missisquoi), Kenneth Fraser (Huntingdon) et Harry Blank (Saint-Louis) ne semblent pas priser du tout l\u2019attitude affichée par leurs deux collègues anglophones, bien qu'ils soient très discrets dans leurs commentaires à ce sujet.On sait que ces trois derniers, particulièrement, après avoir affiché une certaine réserve à l\u2019endroit du projet de loi, ont finalement regagné les rangs du parti et se sont prononcés en sa faveur.Sauver leur tête Par ailleurs, certains observateurs estiment que MM.Springate et Ciaccia ont la possibilité \"de sauver leur tête\" en promettant au caucus de voter en faveur du projet de loi lors de son adoption en troisième lecture.D\u2019autres estiment, cependant, que si les deux députés veulent être logiques avec eux-mêmes et \u201ccontinuer à voter selon leur conscience\u201d comme ils ont expliqué leur geste de lundi soir, ils ne pourront voter pour la loi en troisième lecture, même si des amendements y sont apportés, alors qu\u2019ils se sont prononcés contre le principe même de cette législation en deuxième lecture.D\u2019autre part, le premier ministre Robert Bourassa, s'il veut également être logique avec lui-même et faire respecter son autorité au sein du parti, n\u2019a pas le choix, et il doit chasser les deux récalcitrants, soutiennent les observateurs.Boisvert est battu DRUMMONDVILLE - Le Crédit social a perdu tout espoir de demeurer un \u201cparti reconnu\u201d, hier, après le dépouillement judiciaire des bulletins de vote dans la circonscription de Drummond.La majorité de M.Yvon Pinard, qui était de 11 voix, est en effet passée à 13, sur son adversaire créditiste, M.Jean-Marie Boisvert.Le député libéral a recueilli 15,561 votes.1,681 bulletins ont été rejetés.Hausse injustifiée QUEBEC \u2014 Des mesures seront prises contre la compagnie Traverse Matane-Godbout Inc., s\u2019il est vrai qu\u2019elle a augmenté ses tarif sans en avoir obtenu la permission de la Commission des Transports, a déclaré hier en Chambre le ministre des Transports.M.Raymond Mailloux répondait aux questions de M.Lucien Lessard (PQ-Saguenay), qui avait affirmé que la compagnie avait augmenté ses tarifs de 25 p.cent, alors que sa demande à la Commission des Transports n\u2019a pas encore été approuvée.Le ministre a ajouté que, au sujet du mauvais service que donnerait cette compagnie, son ministère a commencé depuis quelques semaines une enquête et une évaluation de l\u2019entreprise.Il a promis d\u2019en discuter lors du débat en deuxième lecture du projet de loi sur les traversiez.Un professeur favorise le régime linguistique belge projet de loi No 22, dans sa formulation actuelle, ne changera rien dans les divisions de recensement telles que Brome, Huntingdon ou Pontiac, ou encore dans les circonscriptions de Sainte-Anne, Mount-Royal ou Pointe-Claire, où l\u2019assimilation des jeunes francophones varie de 10 à 20 p.100.Le recul du français dans ces régions ou municipalités n\u2019inquiète aucunement M.Cloutier, note M- Caston-guay.Législation plus sévère M.Castonguay reproche au projet de loi No 22 de maintenir les francophones de plusieurs régions du Québec dans leur position de minoritaires.Au lieu de remédier à cette anglicisation régionale, M.Cloutier se porte avec empressement au secours des minorités anglaises assimilantes du Québec, précise M.Castonguay.Tout en feignant d\u2019ignorer ce que les recensements successifs nous apprennent sur le bilinguisme au service des anglophones, où les anglophones demeurent unilingues anglais.Le professeur de mathématiques propose une législation beaucoup plus sévère, qui \u201ccontribuerait à la promotion socio-économique du français\u201d au Québec et forcerait les anglophones à apprendre la langue de la majorité, en intégrant leur système scolaire au nôtre.Il voudrait que le Québec et le Canada s\u2019inspirent du régime linguistique de la Belgique, par exemple, où le français et le flamand occupent en exclusivité des territoires bien définis à l\u2019intérieur du pays.çons, mais qui ne démontrent pas de recul sensible\u201d.\u201cPourtant, répond le professeur Castonguay, le recensement de 1971 nous apprend: \u2014\tQue depuis 1951, le Québec s\u2019anglicise; \u2014\tQu\u2019il y a, au Québec, autant de francophones anglicisés que d'immigrants anglicisés; \u2014\tQu\u2019aussitôt qu\u2019il y a 4 p.100 ou plus d\u2019anglophones dans une ville québécoise, ce comté tend à s'angliciser; \u2014\tQu\u2019aussitôt qu'il y a 10 p.100 ou plus d'anglophones dans une ville québécoise, cette ville s\u2019anglicise; \u2014\tQue 633.000 Québécois sont unilingues anglais; \u2014\tQue 70 p.100 des Anglo-Québécois d\u2019origine britannique sont unilingues anglais.Laval : un cas type Selon M.Castonguay, le recensement révèle encore une dimension territoriale à la force de l\u2019anglais au Québec.Au nord de Taxe Outaouais-Montréal-Sherbrooke, la situation linguistique est stable.Mais la majorité de la population québécoise habite le long ou au sud de cet axe, et c\u2019est là que l\u2019anglais progresse.La plupart des municipalités dans cette région anglicisante contiennent au moins 10 p.100 d\u2019anglophones.Dans toutes ces municipalités, il y a anglicisation non seulement des immigrants, mais aussi des francophones.La ville de Laval est un cas type.M.Castonguay est convaincu que le par Cyrille FELTEAU Evincé par la commission parlementaire qui étudiait le Bill 22 à Québec, un professeur de mathématiques de l\u2019Université d'Ottawa, le Dr Charles Castonguay, a dénoncé hier à Montréal au cours d'une conférence de presse ce concourra du Québec, déjà en marche depuis une vingtaine d\u2019années.Se fondant sur une analyse des statistiques du recensement canadien de 1971, M.Castonguay affirme que la mise en application du projet de loi No 22 n\u2019empêchera pas, bien au contraire, le glissement du français et sa débandade dans le reste du Canada.\"Les sondages montrent que la plupart des Québécois ne sentent pas encore, ou ne veulent pas sentir, le recul du français au Québec\u201d, dit-il.M.Cloutier a préféré tabler sur cette ignorance, l'entretenir même.C'est un jeu dangereux.\u201d M.Castonguay, qui s'adressait aux représentants de la presse au Monument National sous les auspices du mouvement \"Québec français\u201d, déclara que \u201csuite à l\u2019urbanisation, l\u2019explosion des mass media, l\u2019ouverture religieuse et le reste, le dernier recensement montre qu\u2019à l\u2019extérieur du Québec et de l'Acadi, la moitié des jeunes francophones, parvenus à l'âge adulte, abandonnent l\u2019usage du français en famille et s\u2019anglicisent.MM.Trudeau et Pelletier n'en parlent pas\u201d, ajoute-t-il.S'appuyant toujours sur les données du recensement de 1971, le Dr Castonguay affirme que ces bouleversements culturels n\u2019ont pas épargné le Québec.Par exemple, déjà en 1971, plus de 60 p.100 des jeunes Italiens de Montréal préféraient parler anglais à la maison, renversant l\u2019ancienne tendance francisante de leurs aînés.Au dire de M.Castonguay, M.Cloutier ne trouve pas un tel recul suffisamment sensible, et se complaît à vanter un gain de 14 à 17 pour cent des écoles françaises par les immigrants non-anglophones.Or, la francisation de 80 pour cent des immigrants non-anglophones ne suffirait même pas pour maintenir la composition linguistique actuelle du Québec.Recul du français chai le* francophone* Car le recul du français au Québec se manifeste chez les francophones eux-mêmes.Il y avait en 1971 autant de francophones anglicisés au Québec que d'immigrants anglicisés, soit 75,000.En tout et pour tout, la minorité anglaise du Québec a recruté par assimilation des immigrants et des francophones un total de 100,000 nouveaux effectifs.Le groupe français, grâce à un recrutement suffisant auprès des anglophones et des immigrants, a réussi tout juste à rester stable Pas besoin d'être un Einstein en théorie de la relativité, de dire M.Castonguay, pour savoir que dans ces conditions, rester stable, c\u2019est reculer! Dans le passé, ajoute le professeur d'Ottawa, \u201cun prodigieux taux de natalité compensait pour la faiblesse du français dans le monde des relations adultes.Le dernier recensement montre que pour se maintenir à une moyenne de 81 pour cent de la population québécoise, le groupe français se devait de compter pour 84 pour cent chez les enfants, puisque T anglicisation sévissant dans le monde adulte réduisait l\u2019importance des Français à 75 pour cent dépassé l'âge d\u2019or.Le* leçon* du recensement de 1*71 Dans son discours du 12 juillet dernier à l\u2019Assemblée nationale, le ministre de l'Education, M.François Cloutier, déclarait notamment: \"L\u2019inquiétude actuelle provient beaucoup plus de la difficulté de prévoir d\u2019une manière certaine l\u2019évolution démographique future que des statistiques que Ton peut interpréter de bien des fa- projet de loi qui, selon lui, a l'anglicisation progressive LA METEO à Montréal Jugement rendu contre Irving FREDERICTON - Le juge Albany M.Robichaud, de la Cour suprême du Nouveau-Brunswick, a ordonné hier aux intérêts Irving, de Saint-Jean, de vendre leurs deux journaux quotidiens de Moncton, The Times et The Transcript.Ce jugement fait suite à la condamnation, en janvier dernier, de quatre compagnies Irving accusées de former un monopole de quotidiens de langue anglaise au Nouveau-Brunswick.Des amendes au total de $150,000 avaient été imposées alors.Mais un appel a été interjeté, qui doit être entendu cet automne seulement.Le jugement d\u2019hier, qui couvre cinq feuillets, défend la continuation ou la répétition du monopole et ordonne la vente des journaux de Moncton dans les 12 mois après le jugement de la cour d\u2019appel, s'il y a recours à ce tribunal.D\u2019autre part, le nom et l\u2019adresse de l'acheteur proposé, ainsi que les détails des conditions de vente doivent être soumis à un agent du gouvernement fédéral avant tout transfert projeté.Dans un long préambule à son jugement, le juge Robichaud déclare qu\u2019il ordonne la vente des deux quotidiens de Moncton parce qu\u2019ils ont été achetés par la famille Irving, une fois que les quotidiens de Saint-Jean eussent déjà été acquis.\"Voilà quand et où les délits de monopole ont été commis\u201d, a souligné le juge.En même temps, il a rejeté la proposition de la Couronne voulant que la famille Irving vende, par ordre de la Cour, les quotidiens de Saint-Jean, The Telegraph-Journal et The Times Globe, les deux journaux qui ont le plus fort tirage au Nouveau-Brunswick.DEMAIN Nébulosité variable et chaud AUJOURD'HUI Minimum 55 \u2014 Maximum M Averses et venteux au Québec REGIONS DEMAIN Nébulosité variable Nébulosité variable Nébulosité variable Nébulosité variable Nébulosité variable Averses Nébulosité variable Averses Averses Averses AUJOURD'HUI Min.M«x.Averses Averses Averses Averses Averses Averses Averses Averses Averses Averses 55\t80 Saint-Maurice Gutaouais Laurentides Cantons de l'Est Québec Rimouski Lac Saint-Jean Baie-Comeau Sept-Iles Caspé 80 55 55 80 80 55 55 80 50 75 55 80 75 50 75 50 50 75 au Canada AUJOURD'HUI Orages Averses Ensoleillé Ensoleillé Averses Nuageux Ensoleillé Nuageux Averses MM.Mex.50\t65 50\t75 50\t90 55\t90 55\t75 50\t70 50\t75 55\t65 50\t75 La retranscription des débats: un autre refus Vancouver Edmonton Régina Winnipeg Saint-Jean Halifax Charlottetown Saint-Jean Toronto Colombie-Britannique Alberta Saskatchewan Manitoba Nouveau-Brunswick Nouvelle-Ecosse Ile-du-Prince-Edouard Terre-Neuve Ontario Il y a cinq mois, un sous-comité a donc été formé pour étudier la possibilité d\u2019enregistrer ces débats et de publier les engagements financiers.Il a fait rapport hier, après que le député de Beauce-Sud, M.Fabien Roy, ait insisté à moult reprises au cours des dernières semaines afin d\u2019entendre le résultat des travaux de ce sous-comité.Le gouvernement accorde beaucoup d\u2019importance aux travaux de ce comité.Mentionnons, en guise d\u2019exemple, que le vice-premier ministre et leader du gouvernement à l\u2019Assemblée nationale, M.Gérard D.Lévesque, y était présent hier.Prenant la parole au nom du gouvernement, le ministre de la Fonction publique, M.Oswald Parent, a invoqué le temps et les coûts que peuvent entraîner cette décision et a parlé de la complexité du travail de cette commission et noté qu\u2019une expérience pareille avait été tentée au cours des dernières années mais n\u2019avait pas donné les résultats escomptés.M.Parent a aussi insisté sur le caractère des documents étudiés à cette commission, qui sont des résumés de documents officiels.Il a ajouté que ,1a retranscription des débats et des documents serait donc partielle et a proposé, enfin, que l\u2019Assemblée nationale tranche cette question.M.Roy devait résumer sa pensée de la façon suivante: \"Il n\u2019est pas normal que le gouvernement ne rende pas compte de son administration.A l\u2019Assemblée nationale, je compte prendre tout le temps à ma disposition pour tâcher de convaincre le gouvernement que la province, ce n\u2019est pas son affaire à lui, mais c\u2019est bien l\u2019affaire du public québécois et que l\u2019Opposition a son rôle à jouer\u201d.MM.Lessard et Roy n\u2019ont cependant pas pu obtenir des représentants gouvernementaux en engagement afin que cette question soit débattue à l\u2019Assemblée nationale avant l\u2019ajourm-ment d\u2019été.par Rhéal BERCIER de notre bureau de Québec QUEBEC \u2014 Le gouvernement Bourassa, qui se veut le champion d'une saine administration, utilise toutes les procédures possibles afin de retarder l'étude de la gestion gouvernementale.On sait par exemple, que l'Opposition n'a pas eu l\u2019occasion d\u2019interroger le vérificateur général, M.Gérard La-rose, depuis 1970.Celui-ci a pourtant présenté depuis ce temps trois rapports annuels faisant état de nombreuses irrégularités.Harcelé par l\u2019Opposition, M.Bourassa consentait récemment à ce que la Commission des comptes publics siège au moins une fois avant l\u2019ajournement d\u2019été.Il consentait à cette séance en invitant les députés de l\u2019opposition à collaborer pour accélérer les travaux de la Chambre.L\u2019ombudsman des finances gouvernementales est donc attendu avec beaucoup de patience de la part des députés péquistes et créditâtes.Pour ce qui est de la commission des engagements financiers, d'autre part, il n\u2019est guère prévue qu\u2019une séance soit tenue avant l\u2019ajournement de l\u2019été.On sait qu\u2019en dehors de l\u2019étude des crédits des ministères, qui se fait une fois l\u2019an, cette commission est le seul endroit où les députés de l\u2019opposition peuvent interroger en détail le gouvernement sur ses dépenses.Cette commission n\u2019a pas siégé encore en 1974, puisque les députés péquistes et créditiste, MM.Lucien Lessard et Fabien Roy, ont boycotté les séances de cet'e commission devant le refus du gouvernement d\u2019enregistrer les débats et de les consigner au Journal des débats.L\u2019enregistrement de ces débats permettrait aux députés et aux journalistes de mieux approfondir les travaux de cette commission en ayant accès à des documents de références importants lorsqu\u2019il s\u2019agit de scruter les dépenses gouvernementales.si vous partez Aux Etats-Unis Min.Mâx- 65\t80 65\t90 60 80 MM.Mil.MM- Mex.Chicago San Francisco 55 Los Angeles 65 Nouv.-Orléans 70 Miami New York Washington Boston Vers les capitales Paris Londres Rome Berlin Amsterdam Bruxelles Madrid 65 90 90 75 90 70 80 Hong Kong Lisbonne Sydney Tunis Vienne Varsovie Moscou Stockholm Tokyo Athènes Casablanca Genève Le Caire fCei cnirrrM indiquent le minimum enregistré hier tf le mexlmum le nvlt dernîlre) 90 75 75 75 65 70 75 85 85 95 75 ICO 65 80 80 70 65 65 100 80 Van Horne en cour » FREDERICTON C\u2019est le 24 juillet que doit comparaître en cour, accusé de conspiration, M.J C.Van Horne, ancien ministre du tourisme au Nouveau-Brunswick.Un mandat de comparaètre lui a été remis à la suite de la présentation de renseignements nouveaux par la Couronne, au début de la semaine.LA PRESSE es! publiée par LA PRESSE LIÉE.7 ouest, rue Sami-Jacauei.Montreal, H2Y 1K9 Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de \"LA PRESSE** et celles des services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction dei informations particulières a LA PRESSE sont également réservés \u2019\"Courrier de la deuxième disse \u2014 Enregistrement numéro 1 400\".Port de retour garanti.TARIFS D\u2019ABONNEMENTS Livraison a domicile: Lundi au samedi $1.15 Lundi au vendredi Samedi seulement INFORMATION GÉNÉRALE RÉDACTION ÉDITORIAL PROMOTION RELATIONS DE TRAVAIL PETITES ANNONCES 074-7272 \u202274-7171 \u202274-7091 \u202274-7100 \u202274-7303 1 00 0.35' ABONNEMENTS PAYÉS D'AVANCE HwM de mim par porteur: Lundi au samedi $1380 $27 60 $55.20 Lundi au vendredi 12.00\t24 00\t48.00 Samedi seulement* 13 Au début, M.Van Horne était accusé de conspiration pour accepter des récompenses ou des avantages en retour de sa coopération, son aide ou son influence, de concert avec M.J.-Yvon Arseneau, son ancien associé en droit, accusé de conspiration pour offrir des récompenses ou des avantages.La Couronne a retiré ses accusations originales et a présenté deux accusations séparées qui permettront de faire sJkir des procès séparés aux deux accusés.\u202274-7111 Command*: du ti-di i» rwdredi: 161176 Pour changer ou annuler du lundi le vendredi: *6 a 14.166 \u202274-7206 910\t1820 par courrier: Lundi au samedi $26 00 $52.00 $104.00 Lundi au vendredi 19 50 39.00\t78 00 Samedi seulement 9 10- 18 20\t36.40 SRANOESANNONCES \u202274-7300 074-7300 Détaillants National, T4!4Pressa.Vacance, voyages Carrières et professions, nominations \"Mmimem de II tennnn CAtn-Nord, par avion.\u202274-7320 0.40' COMPTABILITÉ R eut tout S\u2014 e r âhwnement.net 6etmi ei.ero de 861 206 ISimi: «k « Hkl 0744002 0744001 Grandes annonces Petites annonces 074-6911 MONTREAL, JEUDI 18 JUILLET 1974 90e ANNEE - No 170 e A 3 Un marché noir de l'antigel s'organise Les Richard Encore heureux que ça soit arrivé à Montréal! Des gens habitués à gagner par Richard CHARTIER Pour la famille Marsden, de New Britain dans l\u2019Etat du Connecticut, la vie recommence à Montreal, là où elle a passé à un cheveu de se terminer, lundi, à l\u2019angle des rues Guy et Sherbrooke.\u201cCe qu\u2019on a fait pour nous sortir du pétrin, affirme Harold Marsden, je ne suis pas près de l\u2019oublier.Bien que je ne connaisse pas encore le dénouement final de ce terrible accident \u2014 mon fils Todd est encore sous soins intensifs au Children's Memorial Hospital \u2014 je dois dire que si cela devait nous arriver, il valait mieux que ce soit à Montréal plutôt que n\u2019importe où ailleurs.\u2019\u2019 Encore sous le coup d'un choc terrible, le jeune père de famille, qui s\u2019en est tiré avec une entaille profonde dans la jambe droite, ne tarit pas d\u2019éloges à l\u2019égard de ceux qui, jusqu\u2019ici, l\u2019ont aidé, lui et les trois autres membres de sa famille, à passer à travers cette dure épreuve.Les freins : v i I .FT \\m * B i 3 ¦ i 0 m m V » % m i ! OTTAWA (PC) \u2014 Alors que le quotidien \u201cCalgary Herald\u201d fait état d\u2019un stockage illégal d\u2019antigel, en Alberta, en prévision d\u2019une pénurie qui pourrait faire tripler ou même quadrupler les prix l\u2019hiver prochain, la société Dow Chemical a invité, hier, l\u2019Office national de l'énergie à approuver les projets d\u2019expansion des raffineries d\u2019hydrocarbures car, selon elle, la de pénurie d\u2019antigel est duc à l\u2019insuffisance de la capacité de raffinage du secteur pétrochimique canadien.Citant des propriétaires de stations-service, le Herald rapporte en effet que des spéculateurs ont acheté de l\u2019antigel aux Etats-Unis, ce printemps, à $2.50 le gallon et se proposent de le vendre à $15 ou même $20 le gallon l\u2019hiver prochain.L'antigel ainsi acheté aurait été stocké dans des entrepôts de Calgary, Red Deer et d\u2019autres petites villes de l\u2019Ouest canadien.Le prix moyen de l\u2019antigel, l\u2019hiver dernier, se situait entre $3 et $4 le gallon.Un porte-parole de Dow Chemical, qui a confirmé l\u2019existence de ce réseau de marché noir d\u2019antigel, a déclaré que l\u2019éthylène, principale composante de l\u2019antigel, pouvait être produit en quantité suffisante au Canada, à partir du pétrole et du gaz naturel, si le gouvernement autorisait les sociétés pétrochimiques à augmenter leurs capacités de raffinage.Or, les firmes intéressées envisagent de financer leurs projets d\u2019expansion en exportant d'importantes quantités d\u2019éthvlène à l\u2019étranger, notamment aux Etats-Unis, et l\u2019Office national de l\u2019énergie aurait hésité jusqu\u2019ici à approuver ces projets de crainte que les exportations ne soient de nature à réduire les approvisionnements à long terme du Canada en antigel.Le porte-parole de Dow a affirmé que les projets d\u2019exportation étaient plutôt de nature à accroître les approvisionnements canadiens, puisque ces exportations permettraient de financer l\u2019expansion des raffineries.i 1 ^0 :: I 03 h- E R I peeler.11 a une émission de deux heures demain soir à CKVL et il doit passer toute la semaine prochaine au Rocher Percé de la rue Rachel.Trop nerveux C'est un typographe âgé de 25 ans.M.Jim McLean, qui a gagné le deuxième prix, un demi-million.Trop nerveux pour suivre l\u2019émission télévisée au cours de laquelle se faisait le tirage de la loterie olympique, Jim était allé se balla-.1 der en voiture avec un ami.Lorsqu'il est rentré chez lui sa femme l\u2019a accueilli en criant \u201con a gagné, on a gagné\u201d.Jim McLean, qui est père de famille, gagne un salaire hebdomadaire de $155.Il devra d\u2019ailleurs emprunter pour se payer le voyage de Toronto à Montréal où on lui remettra ses $500,000.Ce qu'il en fera?11 investira dans un trust, fera quelques placements en bourse et retournera s\u2019établir dans sa province natale, la Nouvelle-Ecosse, où il s\u2019inscrira à l\u2019Université.Il avait interrompu ses études il y a deux ans pour se rendre à Toronto où il s\u2019est marié avec une fille de 20 ans, qui s'appelle Madonna.Ils ont un fils de trois mois.Quant aux prix de $150,000 et de $125,000, on ne sait pas encore qui va en profiter.La Direction générale de la Loterie Olympique s\u2019est refusé jusqu\u2019à maintenant à dévoiler les noms des gagnants.Il semble cependant, que c\u2019est au Québec qu\u2019ils se trouvent.On doit, de toute façon, les réunir cette semaine à l\u2019Hôtel Reine Elisabeth pour célébrer leur chance et pour les livrer aux gens de la presse.\u201cDemain matin, comme disait Gaétan Richard, on s\u2019en va tous sur la rue Maisonneuve, aux bureaux de la loto olympique, pour chercher notre magot\u201d.Un patient de l\u2019hôpital Royal Victoria, à Barrie, en Ontario, a gagné, parait-il, le million de la loto olympique.Un administrateur de l\u2019hôpital a déclaré hier après-midi que M.Max Matetich, représentant d\u2019une distillerie pour la région de Barrie, a été mis au courant de l\u2019heureuse nouvelle.Cependant, il n\u2019a fait aucune déclaration cl les membres de sa famille ont refusé d\u2019infirmer ou de confirmer la rumeur voulant que l\u2019un des leurs soit devenu millionnaire.Dans la famille de M.et Mme Georges Richard, de Ville d\u2019Au-leuil, on est plus loquace.Le pcrc, la mère, deux filles, un garçon, une tante cl quatre amis ont fourni chacun un dollar sur un billet qui leur a valu $250,000, soit $25,000 chacun.Le fils, Gaétan Richard, artiste chanteur de western, nous a livré scs impressions hier soir et nous a parlé de ses projets qui, l\u2019émotion aidant, restent quelque peu vagues.\u201cJ\u2019allais me coucher, raconte-t-il, quand ma mère et mes soeurs sont rentrées de chez la voisine en disant \u201con Ta, on Ta, on Ta eu\u201d.Je suis pas allé me coucher.J\u2019aurais pas dormi.\u201d On a pourtant l\u2019habitude de gagner dans la famille Richard.Gaétan a déjà gagné deux fois $500 et une fois $100.Le père a gagné $500 une fois et $100 une fois.\u201cOn n\u2019est pourtant pas des gros acheteurs, assure Gaétan.On est chanceux, c'est tout.\u201d Gaétan n'a pas l\u2019intention de changer quoi que ce soit à ses projets de musicien et de chanteur.11 veut les réaliser plus vite, tout simplement.Et en y mettant plus d\u2019argent.\u201cJe me préparais à sortir un microsillon.Je vais pouvoir le fignoler et prendre mon temps.\u201d Quant aux engagements qu\u2019il a déjà pris, il a l\u2019intention de les res- m.if 0# K-f %: \u2022 B 8 1 : ' : %.m i 4 menace T S 1 I * V: .V,'.; mm m# / \\ m # s w \\ ii ' ! E; : %$Mà % T'\"\"\" S4B pili Cet accident de la circulation, qui passe pour être l'un des plus terribles dans l\u2019histoire de Montréal, a fait un mort et 22 blessés.Un lourd camion chargé de terre a embouti, à pleine vapeur, deux au-tomo biles, une camionnette de camping et un autobus, à l\u2019angle des rues Guy et Sherbrooke, au terme d\u2019une course infernale dans la pente abrupte de la Côte-desNeiges.Le véhicule de 20 tonnes, selon toute vraisemblance, aurait manqué de frein.Emprisonné durant trois heures dans un amas de ferraille tordue, son conducteur grièvement blessé n\u2019a pu être identifié qu\u2019hier.Il s\u2019agit d\u2019André Chayer, âgé de 27 ans et domicilié à Montréal-Est.Son état, affirme la police, demeure toujours critique.S?\u2019.%, % I y m m g & .>\u2019 ü am s m.m \u2019Sa % : g.i 8 w.: .1 s\" - 26 -X ^\t- < \u2022 \\ \\ 4, Quant à la famille Marsden, elle prenait place dans la camionnette qui a été happée de côté par le bolide.ma r :iil m De la quadruple collision, Harold Marsden n'a retenu que ceci: Comme dans un rêve \"Nous étions sur le coin et le feu de circulation venait à peine, il me semble, de tourner au vert.Si ma mémoire est fidèle, nous étions dans la file de droite et nous avions commencé à nous engager dans l\u2019intersection.Je sais où le camion nous a frappés mais non d\u2019où il venait.C\u2019était comme dans un rêve où l\u2019on est sur le point d\u2019être frappé.J\u2019ai vu ce gros objet (le camion) qui fonçait sur nous puis j\u2019ai entendu comme une explosion.Lorsque je suis revenu à moi, on m\u2019aidait à sortir de la camionnette.J\u2019avais des éclats de verre jusque dans la bouche et mon fils Todd était emprisonné dans le siège à côté du mien.\u201d Le bambin, âgé de sept ans, reposait toujours, hier, dans l'aile des soins intensifs de l\u2019hôpital Children\u2019s Memorial où les médecins tentent de sauver ses jambes.Quant à Mme Sandra Marsden, qui souffre de blessures à la tête, elle a quitté hier l\u2019aile des soins intensifs de l\u2019hôpital Montreal General.La petite Tracy, âgée de 5 ans, qui a subi des égratignures et une foulure du poignet, a quitté l\u2019hôpi; tal hier matin.\"Des gens fantastiques\" \u201cMalgré tout ce qui est arrivé, poursuit M.Marsden, je crois que nous avons eu de la chance.Chan- g# m.photo Pierre McCann, LA PRESSE Harold Mo.-sden et sa fillette, Tracy, de New Britain au Connecticut, ne sont pas près d'oublier l'aide qu'ils ont reçue à la suite du terrible accident dans lequel ils ont été blessés, lundi, à l'angle des rues Guy et Sherbrooke.Chute de 14 étages: blessure bénigne Un coup de canon blesse deux touristes ceux en ce sens que je n\u2019arrive pas à imaginer que nous aurions pu être mieux soignes n\u2019importe où ailleurs.Sur les lieux de l\u2019accident, nous avons été secourus rapidement.A l\u2019hôpital, tout le monde a été fantastique et très bon avec nous.\u201d \"Lorsque j\u2019ai quitté T urgence, l\u2019agent Gauthier de la police de Montréal m\u2019a littéralement pris en charge.11 est demeuré avec moi pour le reste de la journée, et il m\u2019a trouvé une chambre d\u2019hôtel, i Précisons que la famille Marsden, qui visitait Montréal pour la première fois, avait établi son campement sur un site en bordure de la route 15 samedi dernier).J\u2019avais réellement besoin de quelqu\u2019un à mes côtés, perdu dans une ville que je ne connaissais pas.11 m\u2019a aidé à garder les deux pieds à terre et à conserver mon sangfroid.\u201d \"C'est un homme formidable.Il a compris mon désarroi et m\u2019a aidé sans que je le lui ai demandé.\u201d De sa chambre d\u2019hôtel, où un ami de New Britain est venu le trouver, Harold Marsden, qui est responsable du marketing pour une compagnie d\u2019assurance-vie aux Etats-Unis, arrive difficilement à faire le bilan de la situation.Des jouets Evoquant, les nombreux appels d\u2019encouragement qui lui parviennent de ses parents, amis et associés, il ne cache pas son étonnement de recevoir des appels de Montréalais qu\u2019il ne connaît pas et qui lui souhaitent bonne chance, tout simplement, ou qui envoient des jouets à scs enfants.\"Je ne voudrais pas oublier non plus, ajoute M.Marsden, de remercier le pasteur Eric Bonfield qui était sur les lieux de l'accident.Il est venu à l'hôpital et est demeuré un long moment avec ma petite Tracy.Et hier, il m\u2019a aidé à récupérer les effets dans la camionnette.\u201d \"Los gens, ici.sont sincères quand ils veulent vous aider et ça se voit.Je vais garder, malgré l'accident, plusieurs bons souvenirs de Montréal et de l'hospitalité de ses gens.Lorsque tout sera rentré dans Tordre et que la vie aura repris son cours normal, je crois que j\u2019aurai bien des raisons de revenir à Montréal.\u201d à TDH CARACAS (UPD - Une fillette de deux ans a fait une chute de 160 pieds mardi soir, en tombant d\u2019une fenêtre du 14c étage d\u2019un édifice de Caracas pour échouer sur le toit d\u2019une voiture après avoir enfoncé la toiture en tôle d\u2019un terrain de stationnement, mais s\u2019en est tirée avec la rupture d\u2019un vaisseau sanguin et un choc nerveux.Les médecins qui l\u2019ont examinée ont déclaré hier que la petite Ingrid Che-cha Rojas n\u2019avait subi aucune fracture ni aucune blessure interne.Ils ont ajouté que son état n\u2019inspirait plus d\u2019inquiétude.Luis Enrique Checha, un tailleur a indiqué que sa fille était montée sur une étagère de livres afin de regarder par la fenêtre lorsque celle-ci s\u2019ouvrit brusquement.La petite Ingrid fut retrouvée par un employé du terrain de stationnement qui avait entendu le bruit de la chute.Deux touristes américains ont été grièvement blessés, hier après-midi, par le coup de feu prématuré d'un vieux canon, à Terre des Hommes.L\u2019accident s'est produit au cours d'un spectacle présenté à l\u2019ile Sainte-Hélène par les soldats de la Compagnie Franche de la marine.Après avoir fait partir un premier coup, le canonnier a tourné le canon en direction d\u2019un groupe de touristes, comme le veut l'usage, afin de leur faire voir d\u2019un meilleur angle l'opération du bourrage de poudre.Le coup est parti alors que le soldat tassait la poudre au moyen d'un écouvillon.La longue baguette de bois, munie d'un chiffon à une extrémité, a donc été projetée en direction des spectateurs, atteignant deux d\u2019entre eux.Les éclats de bois ont blessé M.Robert Eltherington au dos et à une épaule tandis que Mme Mil- :i deed Hill était touchée au thorax et à l'abdomen.L\u2019état de M.Eltherington est- ' considéré comme grave.Quant à celui de Mme Hill, il est jugé critique.Les deux touristes ont été conduits à l\u2019hôpital Saint-Luc.M.Eltherington.âgé de 50 ans, est domicilié en Pennsylvanie.Sa.compagne d'infortune, âgée de 54 ans, habite dans l'Etat de l\u2019In-diana.Cet accident, survenu à 15 heures, a également blessé légèrement le canonnier, Pierre Lalestc, 15 ans, de Montréal, qui a été touché à une main.Des grévistes se sont invités au bureau H I .ma .! Eiii r : â du PDG Dr « \".¦ '\u2022 .I m 1 i1 ment; en contrepartie la compagnie s'était engagée, si le niveau de production était maintenu, à accorder .une compensation supérieure aux travailleurs.Selon M.Romano, président du local 272 de l\u2019usine de Montréal, \u201e en dépit du fait que tous les re- , cords de production aient été battus l'hiver dernier, les ouvriers n\u2019auraient pas obtenu compensation équitable.\" \u201cVous nous donnez des bocks au lieu de nous donner des bonis au rende- \u2022 ment\u201d s'est exclamé un travailleur faisant allusion aux verres donnés par la compagnie pour marquer les hausses de production.M.Turner, président de la compagnie, a écouté les doléances de' ses employés mais il a souligné que la ; compagnie se devait de rester compétitive face à ses concurrents et qu'il fallait nuancer le critère de la Standard Paper Box auquel se référaient > les travailleurs.La rencontre qui s\u2019est déroulée dans ; un climat cordial s\u2019est d\u2019ailleurs terminée sur ces mots aussi courtois qu'inattendus de M.Turner; \u201cThank you for coming gentlemen; you're welcome to stay as long as you wish.'.Box qui parafaient une nouvelle entente avec leurs employeurs la semaine dernière.Selon M.Marcel Hubert, représentant régional du syndicat international des travailleurs du bois d'Amérique le salaire moyen à la compagnie est actuellement de $3.50 l'heure et les ouvriers réclament une hausse de $1.50 l'heure pour un contrat de 2 ans de même qu'une clause d'indexation de leur salaire au coût de la vie.Les travailleurs ontariens auraient accepté une hausse de $1.17 l'heure mais les ouvriers québécois insistent surtout sur l'augmentation de $1.40 l\u2019heure accordée par la Standard Paper Box.\"Les gars qui travaillent pour vous sont-ils moins travaillants que les gars de la Standard Paper.Box?\u201d ont demandé les ouvriers au président de la compagnie M.Turner.Les bocks Mais c\u2019est la question du système de rémunération au rendement qui semble être le principal obstacle à la conclusion d'un règlement.En effet, il semble qu\u2019on ait éliminé, il y a 2 ans, le mode de rémunération au rcndc- par Gilles TREMBLAY Hier matin, dix heures, c'était jour de réunion extraordinaire dans la salle du conseil d\u2019administration de la Consolidated Bathurst, au 21e étage d'un gratte-ciel qui brave la Place Ville-Marie.Trente ouvriers de cette compagnie représentant les 400 camarades en grève depuis sept semaines se sont invités à venir expliquer au président directeur-général de la compagnie M.W.Turner pourquoi ils ne sont pas encore entrés au travail alors que leurs confrères ontariens ont regagné leur usine lundi dernier.Les ouvriers estimaient cette rencontre d'autant plus nécessaire que la compagnie a obtenu lundi une injonction limitant le nombre de piquetcurs devant les usines à trois et que les négociations en sont au point mort depuis une semaine environ.La parité Ces derniers ont expliqué à M.Turner qu\u2019ils réclamaient la parité avec les.employés de la Standard Paper 4 m ' m r % ¦ Wm iC, ¦ R f i % % * I : i % % Vv.sry?* « e I vr x.'\u2022 x aâpl-'jw ¦.>> & 4 4Ù \u2018| A: i TYCr\" - II! - ^ \u2022 y m i l ¦ 11 M J -:; J « ¦ T w ¦ \\ ;' .5 § _________xi p 41 « : 4 ., vs sSv 1# si Ül: # .[s.VSS p; mm3 \u2019 & I d\\ i t photo Michel Gravel, LA PRESSE Réunion inusitée hier à la salle du conseil d'administration de Ici Consolidated Bathurst a Montréal.M.Marcel Hubert, représentant syndical, explique à M.Turner, président directeur général de la compagnie, en présence de quelques ouvriers pourquoi ces derniers ont décidé de poursuivre ÿur grève. A 4 LA PRESSE, MONTREAL, JEUDI 18 JUILLET 1974 H.ÛOOf2NÛ quant à la légalité de leurs actions.Il s\u2019agit uniquement de se montrer pratique, efficace: Faut-il procéder à cette opération?Peut-on la mener à bien?Peut-on la tenir se- \u2022 crête \u2014 ou pourrait-on tout nier de façon plausible?C'est ainsi qu'un William Colby peut, au nom de la démocratie, élucubrer des tactiques terroristes et en diriger la mise à exécution.En somme, la mentalité des agents clandestins leur permet d'établir une cloison étanche entre leur moralité et leur conduite personnelles et leurs opérations.Si dégradantes que soient ces dernières, elles ne leur répugnent pas, car ils oeuvrent pour le gouvernement des Etats-Unis, ou, plus précisément, pour la Central Intelligence Agency.DEMAIN : Viol de la constitution et de la démocratie Oeuvrer en secret, c\u2019est une façon absolue de vi-Ivre à la CIA.Jusqu\u2019à quel point ses membres sont-ils obsédés par le secret?Sont-ils d\u2019avant-garde ou réactionnaires?Un ex-agent de la CIA et un ex-employé du State Department relatent aujourd\u2019hui leurs observations, dans le quatrième d\u2019une série de cinq articles.par Victor Marchetti el John D.Marks collaboration spéciale L Y A QUELQUES années, on décrivait la CIA (Central Intelligence Agency) comme l'organisation la plus secrète des Etats-Unis.Et aussi comme celle dans laquelle la solidarité se manifestait le plus \u2014 à l'exception, peut-être, de la Mafia.A l'époque de son apogée, i.e.durant la guerre froide, elle possédait un élan extraordinaire, en effet, un personnel très imaginatif et audacieux, à tous les niveaux.Mais, avec les ans, elle a vieilli, a pris de l'embonpoint, est devenue bureaucratique.Elle a oublié qu\u2019elle devait travailler secrètement pour cacher à ses adversaires ses opérations, ses buts et normes.Aujourd\u2019hui, elle tient au secret pour le plaisir de travailler secrètement.Et pour empêcher le peuple américain de déceler ses opérations.Surveiller le surveillant du surveillé Oeuvrer en secret, c\u2019est une I A 5 LA PRESSE, MONTREAL, JEUDI 18 JUILLET 1974 pleins feux sur l'actualité La CIA et le culte des renseignements Elle tient le peuple de connaître ses opérations secret pour empêcher au - : üf I Se / I l ¦ ; / R.,;C \u2022\tFILTRES \u2022\tPRODUITS \u2022\tACCESSOIRES \u2022\tCONSEILS \u2022\tIDEES \u2022% A i ç- \" I -t I 'y KMBs ! s52900 $629°° $729°° 15\u2019 RONDE 18' RONDE 24' RONDE 25' x 12' OVALE S92900 NASSAU DE COLECO MODELES A STRUCTURE DE 6\" S749.00 $829.°° $949,°° $1399.0° $1499.00 15' x 48\" 18' x 48\" 24'x 48 30 x 15' x 48\" 32' x 16' x 48 Tous les accessoires sont de grande qualité et sont fournis.Nous avons d'autres spéoauw Venez nous voir avant d achetai Ferme dimanche 30 juin et lundi .1er juillet svp confondre avec k eue une autre Æ maison ¦ Ouvert de 10 a 21 h, samedi 9 a 1fi h, dimanche 12 a 16 h Olympia, ' A ' / I Un vol est une \"opération secrète\", un mensonge, une \"preuve de loyauté\" reviennent toujours aux mêmes vieilles recettes pour faire face aux nouvelles situations.S\u2019ils ne faisaient pas preuve de malhonnêteté, ils mériteraient d\u2019être condamnés pour simple incompétence.Une série d'euphémismes Mais malhonnêteté il y a.C\u2019est peut-être la différence majeure entre la transcription de la Maison-Blanche et celle de la Commission Rodino que dans cette dernière on voit tout au long le président Nixon prendre une part active et décisive au débat sur le \u201ccover-up\u201d, féliciter ses aides pour avoir \u201cbouché les trous dans la digue\u201d ou pour avoir fait preuve de loyauté en ne disant pas ce qu\u2019ils savaient.A un certain moment, John Dean fait remarquer que le trésorier Hugh Sloan sera un \u201cmauvais\u201d témoin parce qu\u2019il est tenté de dire tout ce qu'il sait, et que par contre l\u2019avocat présidentiel Herb Kalm-bach sera un \u201cbon\u201d témoin parce qu\u2019il a bien préparé toute son histoire et qu'il n\u2019admettra rien même sous le contre-interrogatoire le plus féroce, et M.Nixon opine gravement.Ce n\u2019est là qu\u2019un exemple entre plusieurs dizaines.Cependant, on cherchera vainement dans ces conversations le moment où Richard Nixon dit carrément à quelqu\u2019un de commettre un vol, de faire de l\u2019espionnage ou de se lancer dans la corruption et la fraude.Tout est dit en euphémisme, un vol est une \u201copération secrète\u201d, un mensonge une \u201cpreuve de loyauté\u201d, etc.un peu vert, quelques admissions compromettantes, quelques commentaires révélateurs sur la personnalité des acteurs du drame, les transcriptions sont loin de fournir une lecture palpitante.Elles sont remplies de phrases incomplètes ou incompréhensibles, de redites, de ah, d\u2019euh, de hmmmm, d'allusions obscures à des incidents ou à des gens sans intérêt, et de la sempiternelle note entre parenthèses: \u201cinintelligible\u201d.Et même si on parvient à faire abstraction de ça, il faut bien admettre que les mystérieux conciles de la Maison-Blanche n\u2019ont rien d\u2019excitant.Ils se déroulent dans le désordre le plus complet, les participants s\u2019interrompant sans cesse les uns les autres et passant souvent du coq-à-l\u2019âne au moment même où un sujet semble sur le point d'aboutir à quelque chose de concret.Il y a en contrepartie le plaisir de voir que M.Nixon, qu\u2019on avait toujours représenté comme un bon quaker puritain, jure comme un charretier à toutes les deux phrases (sa version avait pudiquement éliminé sacres et blasphèmes, mais celle de la Commission nous les restitue dans toute leur fadeur et leur monotonie).K' 'A : F.r f ¦ DESTITUTION du président Jfe par Yves LECLERC envoyé spécial à Washington Rien détonnant donc à ce que le mince bouquin gris de 200 pages mis en vente la semaine dernière par les presses du gouvernement américain soit instantanément devenu un succès de librairie à Washington.A $1.85, c\u2019est une aubaine, surtout si on l\u2019accompagne des 131 pages dans lesquelles le président de la Commission judiciaire, Peter Rodino, relève une à une les contradictions entre les deux versions.Un intérêt populaire Normalement, ce genre de rapport officiel est vendu en quantité limitée au bureau de l\u2019Imprimeur des Etats-Unis.Mais cette fois-ci, on le trouve non seulement dans les librairies, mais encore aux kiosques des marchands de journaux et sur les étagères des pharmacies, et quand on repasse à une heure ou deux d\u2019intervalle, on constate que les stocks disparaissent à vue d'oeil.Chez Brentano's, la plus grande librairie de la capitale, on souligne même que l\u2019apparition de la version de la Commission a eu le curieux effet de relancer la vente des transcriptions de la Maison-Blanche, reprises en livre de poche par le Washington Post et le New York Times.\u201cIl est clair, note-t-on, que les gens achètent les deux éditions en même temps pour s\u2019amuser à les comparer.\u201d Chose certaine, les événements des derniers jours apportent un sérieux démenti à la thèse que tout le monde avait fini par admettre selon laquelle les Américains étaient totalement blasés au sujet du Watergate et ne voulaient même plus en entendre parler.On dirait plutôt que leur indifférence n\u2019est que superficielle, et que le moindre incident spectaculaire suffit à la dissiper.Du coq-à-l'âne à la Maison-Blanche C\u2019est d\u2019autant plus vrai que, si on excepte quelques bouts de dialogue // IE NE PENSE PAS qu'il J (John Mitchell) était au courant de ça\", dit John Dean dans une version.Et le président Nixon de renchérir: \"Je ne pense pas que\u2019 Mitchell savait que ce genre de chose se passait\", en parlant bien sûr du Watergate.Mais dans l\u2019autre version, ce bout de dialogue déjà assez savoureux devient le suivant: Dean \u2014 Je ne pense pas qu\u2019il était au courant.Nixon \u2014 Tu veux rire?Dean \u2014 Je ne.Nixon \u2014 Tu ne penses pas que Mitchell connaissait cette affaire?Ce n\u2019est là qu'un exemple parmi des centaines d\u2019autres des \u201clégères différences\u201d (ce savoureux euphémisme est de James St.Clair, l\u2019avocat personnel du président) entre la transcription des \u201cbandes de Nixon\u201d publiée il y a deux mois par la Maison-Blanche et celle que vient de rendre publique la Commission judiciaire de la Chambre des représentants.Un succès de librairie Une autre \u201cdivergence\u201d encore plus grave est l\u2019existence dans la version de la Commission d\u2019une conversation de 16 minutes entre le président et John Mitchell, au cours de laquelle M.Nixon dit notamment: \u201cJe me fiche de ce qui arrivera.Je veux que vous vous transformiez tous en muraille, et laissez (les témoins) invoquer le cinquième amendement, ou cachez la vérité, ou n\u2019importe quoi si cela peut sauver le plan d'action.Voilà ce qui compte.\u201d Evidemment, pas un mot de cet échange ne se trouvait dans la transcription présidentielle.La Maison - Blanche, interrogée là-dessus, n\u2019a pu trouver mieux que de dire que M.Nixon lui-même avait censuré cette partie du texte parce qu\u2019il trouvait que cela n\u2019avait rien à voir avec le Watergate! Aussi incompétents que malhonnêtes Mieux encore, ce que l\u2019on imaginait comme une équipe bien rodée, un groupe de conspirateurs et de manipulateurs machiavéliques, apparaît plutôt comme un ensemble plus ou moins bien assorti de personnages sans imagination, d\u2019agents de relations publiques faisant preuve d\u2019une incroyable naïveté quant aux réactions probables de l\u2019opinion publique qu\u2019ils veulent manoeuvrer et de la presse qu\u2019ils tentent tour à tour d\u2019utiliser, de tromper et de combattre.N\u2019importe qui d\u2019entre nous a entendu des arguments plus subtils dans des discussions de taverne et des complots mieux montés dans des réunions de production ou des assemblées syndicales.Dans leur presque totalité, les \u201cplans\u201d présidentiels se résument à déterminer quel est le minimum de vérité qu\u2019il faut révéler pour contenter temporairement l'adversaire, et qui devrait intervenir auprès d'un tel pour qu\u2019il ne pose pas telle question inopportune ou qu\u2019il n\u2019y réponde pas.Presque à chaque tournant de l\u2019affaire, le président et son entourage semblent pris au dépourvu, et Il n'y a plus d'hésitation Et, affirme un des condamnés du Watergate, Jcb Magruder, dans son livre-confession publié récemment, une fois que l\u2019affaire est discutée et que tout le monde se comprend bien, l\u2019ordre définitif est rarement formulé en parole, mais est donné d\u2019un sourire, d\u2019un haussement d\u2019épaules, d'un geste de la main.Toute chose qui, hélas, s\u2019enregistre bien mal sur une bande magnéti- que.Malgré cela, une lecture même rapide des transcriptions de la Commission ne laisse aucun doute dans l'esprit quant au rôle joué par le président Nixon dans les événements.11 faut que les congressmen qui doivent voter sur 1'Impeachment soient bien partisans, ou bien inquiets quant à leur avenir électoral, ou bien traumatisés par la dimension historique du geste qu\u2019ils vont poser vendredi prochain, pour hésiter encore.Piscines Olympia l'nc.2245, bout, des Laurentides Ville de Laval 381-8398 PISCINES Depuis 7 ans déjà.A VOTRE SERVICE M m* s'/\t' \u2022 J % x~ m £ y « :> : LT ./ V .\u2022 « Xr'v Z .% Lf- % ' - K- 1 % a .%-.J $ 'SVN- ;¦?\u2022s* J M III i-.raw B m s.é % V ià Z * ¦i .SI : m .ï! a g I LA PRESSE, MONTREAL, JEUDI 18 JUILLET 1974 A 6 t Et c\u2019est ainsi que, discutant tantôt à bâtons rompus avec le ministre Jean Cournoyer, grignotant tantôt un sandwhich, les neuf femmes, dont l\u2019âge, à une exception près, se situait dans la trentaine et la quarantaine, sont demeurées clouées à leur siège jusqu\u2019à la reprise des travaux de la Commission, à huit heures.Pendant ce temps, à cause d'un ordre provenant d\u2019on ne sait qui, les portes du Parlement avaient temporairement été fermées au public, privant ainsi les citoyens désireux de le faire, d\u2019assister à l\u2019étude du bill 22.Constatant, à la reprise de huit heures, que la salle n\u2019avait pas été évacuée, le président Gratton ajourna de nouveau jusqu\u2019à ce matin.Au total, la manifestation des femmes aura donc empêché la commission de siéger durant cinq heures et demie, sur les neuf heures de séance prévues hier.POMPIERS FEMMES Décès du colonel Maurice Forget SUITE DE LA PAGE A 1 d\u2019autre entrer dans les hangars pendant qu'ils jouaient à proximité.Hangars en bois Les flammes ont pris rapidement de l\u2019ampleur car les hangars étaient construits en bois recouvert de tôle.D\u2019ailleurs, lorsque Mme Carmen Authot-Paquin, la tante de la victime, a appelé les pompiers, \u201cle feu était rendu jusque dans la porte de la cuisine\u2019\u2019.A l\u2019arrivée du chef de district Lucien Plaisance, du Service d\u2019incendie, les hangars et les passerelles étaient en flammes et il était impossible d'approcher à moins de 25 pieds, tellement le feu et la chaleur étaient intenses.D\u2019un autre côé, M.Plaisance et son chauffeur ont perdu de précieuses secondes à chercher l\u2019enfant dans un appartement du sous-sol, car un homme leur avait dit qu\u2019on le croyait \u201cdans la cave\u2019\u2019.Mais par le mot cave, comme on le lui a précisé quelques instants plus tard, on voulait dire les hangars.Au moment de l\u2019autopsie, les restes calcinés de l\u2019enfant ne pesaient plus que 16 livres.Comme il a été établi qu\u2019il avait absorbé le taux \u201ctrès très élevé\u201d de 85 p.cent d\u2019oxyde de carbone, le pathologiste Claude Pothel a déclaré qu'il avait dù perdre connaissance très rapidement et mourir aspxié dans un délai trèsf.SUITE DE LA PAGE A 1 ter\u201d qu\u2019ils mènent avec acharnement contre le projet de loi 22.C'est finalement dans un climat incertain que la commission, une heure plus tard, repris ses travaux, toujours en présence des femmes enchaînées.Et non sans que le président Gratton retire aux photographes de presse la permission de prendre des images de cette commission.Un calme quasi parfait régna cependant durant les trois quarts d\u2019heure qui suivirent alors que le député Claude Charron, qui avait déjà la sympathie des manifestantes, s\u2019employait à défendre une de ses motions.Mais sitôt que le ministre François Cloutier reprit la parole, les interventions de la salle jaillirent de nouveau.\u201cJ\u2019en ai jusque-là\u201d, a alors lancé le président Gratton en décrétant, une demi-heure plus tôt que prévu, l'ajournement du souper.Et en demandant de nouveau l\u2019évacuation.Zélés, les agents de sécurité ont d\u2019abord tenté de transporter avec leurs occupantes la série de neuf chaises que les femmes avaient liées entre elles en s\u2019y attachant.Constatant toutefois rapidement que cette opération ne pourrait se faire sans blesser sérieusement les poignets de ces dames, les \u201cpetits hommes verts\u201d eurent tôt fait d\u2019abandonner leur projet.On essaya de nouveau la voie per-suadive, mais sans plus de succès.On raconte même qu\u2019un émissaire a tenté de convaincre ces dames de quitter les lieux en leur soulignant que, tôt ou tard, elles devraient se lever pour aller satisfaire le besoin naturel.La réponse fournie par l'une de ces femmes a toutefois eu le don de re-\u2022 mettre notre homme à sa place: \u201cQu\u2019est-ce que c\u2019est de salir une robe quand on s'apprête à salir un pays?\u201d courtage et il fut nommé membre de la Chambre de commerce du Canada et du Montréal Board of Trade.11 faisait partie du conseil d\u2019administration de nombreuses firmes.11 laisse également dans le deuil son épouse, Suzanne, et sa fille, Louise.Scs funérailles auront lieu vendredi en la cathédrale Marie, Reine du Monde.courtage Leclerc, Forget et cie.Deux ans après, il fondait sa propre firme, Forget et Forget.En 1936, il était nommé attaché militaire à l\u2019ambassade du Canada à Paris et peu après il était fait aide-de-camp du gouverneur général Lord Tweedsmuir.A la fin de la deuxième guerre, le colonel Forget retournait au Le colonel Maurice Forget, un courtier en valeurs mobilières en vue de Montréal et frère du sénateur Thérèse Casgrain, est décédé hier matin à l\u2019hôpital Royal Victoria après une longue maladie.Il était âgé de 75 ans.Diplômé en droit de l\u2019Université de Montréal, M.Forget avait pratiqué comme avocat jusqu\u2019en 1927, année où il s\u2019associa à la firme de m « C'était une rencontre fortuite deux ont différentes habitudes de vie.Il n\u2019y a pas de \u201cbelles\u201d vitrines rue Saint-Laurent.On est fonctionnel.Les prix des articles sont écrits à la main sur de gros cartons.11 est impossible d\u2019imaginer que la venue de ces buildings ne viendra pas tuer la chaleur, la couleur, l\u2019aventure, la stimulation, la variété, le cachet personnel de cette ¦ Nombreux sont ceux qtii rouspètent quotidiennement contre les \u201cconditions\" qui sont maintenant imposées aux accusés, en guise de cautionnement.Elles sont à peu près identiques pour tout le monde, petit voleur comme gros mécréant, et elles ne servent généralement pas à prévenir beaucoup de récidives.D\u2019autre part, à T occasion, des policiers arrêtent des individus pour avoir enfreint l\u2019une de ces fameuses conditions, alors que la preuve de la violation est plus ou moins.farfelue.Michel Dufresne et Daniel Côté, pat-exemple, avaient été tenus, par la cour, de ne pas fréquenter d\u2019individus possédant des casiers judiciaires.Or, comme ils en avaient tous deux un, ils ne devaient pas se rencontrer.Mais Montréal est une ville plus petite qu\u2019on croit, et une de ces fins d\u2019après-midi, ils se sont retrouvés tous deux sur leur moto, en direction est, rue Sherbrooke.L\u2019un a brûlé un feu jaune, et l\u2019autre, le rouge.La police leur a couru après, et, angle Iberville, les a interpelés alors que, cette fois, ils s\u2019ôtaient arrêtés selon le règlement et la couleur des sémaphores.Ils étaient près l\u2019un de l'autre, et quatre ou cinq personnes parlaient ensemble, en attendant \u201cla verte\u201d.Accusés d\u2019avoir fréquenté des individus ayant dossiers judiciaires, les deux jeunes gens ont toutefois été acquittés par le juge Maurice Rousseau, en Correctionnelle.Prenant acte des admissions de faites enregistrées par leur procureur.Me Stephen Forbes, le tribunal s\u2019est rendu aux arguments de ce dernier, à l\u2019effet qu\u2019une rencontre aussi four-tuite, alors que les deux prévenus se rendaient chacun à un endroit différent, mais dans une direction à peu près commune, ne pouvait constituer une fréquentation au sens de la loi.lix REMILLARD « 1 SUITE DE LA PAGE A 1 tandis que Desrosiers, entraîneur de chevaux de courses à Blue Bonnets et à Richelieu, vendait des jetons aux joueurs, après les avoir perçus de Vincent Batista.On se souviendra qu'après le témoignage de Desrosiers, qui avait duré deux jours, les commissaires-enquêteurs ordonnaient, le 2 avril dernier, que cette déposition et tous les documents s\u2019y rattachant soient transmis le plus tôt possible au ministère de la Justice pour étude pouvant éventuellement conduire à une accusation de parjure.D'ici mardi, la CECO continuera d\u2019entendre des témoins à huis closet l\u2019on est confiant que l\u2019étude de l'ajournement estival.r,ue.k RAVISSEUR 2 S SUITE DE LA PAGE A 1 menace de son arme, il avait obligé l\u2019industriel à se rendre chez lui, en voiture, où ils avaient prix à bord Mme Gans, 60 ans.Knight les força ensuite à se rendre à une succursale de la City National Bank, dans le centre de Miami; où M.Gans retira une somme de $50,000 pendant que le suspect tenait l\u2019épouse de l\u2019industriel sous la menace de son arme, à l\u2019intérieur de la voiture.M.G,ans parvint toutefois à transmettre ' un message de secours à un employé de la banque et celui-ci alerta\" aussitôt la police qui ne tarda pas à prendre en filature la voiture transportant Knight et ses deux otages.Défaite de Westmoreland BATAILLE SUITE DE LA PAGE Al écorce dont il faut refaire entièrement l\u2019intérieur.De plus, ces rénovations sont dispendieuses.Il faut donc compter sur l\u2019ingéniosité, la débrouillardise et la solidarité des propriétaires.On trouve ces qualités plus facilement chez les immigrants qui sont déjà installés dans ces quartiers.\u201d Les réparations sont faites entre amis.Le coût de la main-d\u2019ocuvre est donc inexistant.Entre eux.les immigrés se vendent à meilleur compte leurs outils et même leurs maisons.Un propriétaire quitte le quartier pour aller vivre en banlieue.S\u2019il loue sa maison, ce sera de préférence à un compatriote.\u2022 Celui-ci prendra d'autant plus soin | de la maison qu\u2019elle est celle d'un j \u201cami\u201d.S\u2019il la vend à un compatriote, ce sera toujours à des taux d\u2019hypothèques d\u2019amis.Celui-ci en prendra encore soin pour les mêmes raisons que s\u2019il l\u2019avait louée.Les Portugais achètent de plus en plus de maisons.20 p.cent à 30 p.cent des propriétaires sont des Portugais.Il y a également des jeunes \u2014 tui professeur à l'université McGill entre autres \u2014 qui achètent des maisons dans le but de contrecarrer la construction de gros immeubles.Ce sont des initiatives individuelles.Car la vie sur la Main est incom-1\u2018existence en gratte-ciel.Cette der-patible avec celle qu'implique nière chérit le modernisme et les grands magasins impersonnels.Les COLUMBIA, Caroline du Sud (AP) 1 \u2014 Le général William Westmoreland, ancien commandant en chef de l\u2019armée américaine, a été battu par le sénateur de l\u2019Etat de Caroline du ; Nord, M.James Edwards, aux élections primaires républicaines pour le poste de gouverneur.M.Edwards a remporté une victoire écrasante sur le général Westmoreland.C\u2019était la première fois qu\u2019une élection primaire avait lieu dans l'Etat pour la désignation du candidat républicain au poste de gouverneur.Cournoyer appuiera le bill par solidarité Prix de panique, semble-t-il, à la découverte que la police le suivait, Knight se dirigea alors vers le sud-ouest de la ville où il abattit les otages.Les corps de M.et Mme Gans furent découverts sur la banquette avant ensanglantée de leur Mercedes jaune.\u2022 * \u2022 \u2014 J\u2019ai le droit et surtout l'obligation, a répondu M.Coumoyer, de discuter mes problèmes de travail au cabinet.Une fois que le cabinet a décidé ça, je n\u2019ai qu\u2019un choix: démissionner\u201d.Le ministre voulait sans doute dire: \u201cJe n'ai qu\u2019un choix: voter pour ou démissionner\u201d.Et il ajouta aussitôt: \u201cEt je n'ai pas le goût de démissionner une sacrée miette\u201d.On sait qu'un autre ministre, M.Jean-Paul L\u2019Allier, a indiqué très clairement qu\u2019il ne votait en faveur du projet de loi 22 que par solidarité ministérielle.Contrairement à ce dernier cependant, M.Coumoyer s\u2019est contenté de justifier son vote favorable par la solidarité ministérielle sans indiquer de façon claire si lui personnellement s\u2019y oppose ou s\u2019il aurait tout simplement pu voter contre en tenant compte de la clientèle électorale de son comté.de notre bureau de Québec QUEBEC \u2014 Pressé par le groupe de neuf femmes qui se sont enchaînées à leur siège, hier, à la commission parlementaire sur le bill 22, de dire pourquoi il appuyait ce projet de loi, le ministre du Travail n\u2019a pas cherché à invoquer d\u2019autres raisons que la solidarité ministérielle.Assailli de questions par ces femmes avec qui il tentait de maintenir la conversation sur un ton badin.M.Coumoyer a finalement admis: \u201cJe vas voter avec le gouvernement\u201d.Ce ministre, qui a voté pour le projet de loi en deuxième lecture mais qui s'est mystérieusement gardé d\u2019expliquer sa position, a ensuite déclaré: \u201cLe comté que je représente, Madame, il est contre le bill 22\u201d.Et le ministre de rappeler que le comté de Robert-Baldwin est composé de 80 pour cent d'anglophones.\u2014 Mais vous avez le droit de vote, lui a alors lancé une femme.__v.\u2014t I il 1 t III 1 I I I I I l I m L'endroit idéal pour économiser ÜBS8 ! ! Ce sont les patrons quon devrait mettre en tutelle % % A e A \" Boutique V) XMjJ des produits ^ -% Cosmétiques I s r Wà E A M 1 » r.£¦ \u2014 André Desjardins \u201cNous n'avons rien à cacher, poursuit M.Desjardins, qui est également directeur du Conseil provincial des métiers de la construction, et ancien responsable de l'union des plombiers.On est prêts à faire face à qui que ce soit.\u201d Les mini-ententes M.Desjardins affirme par ailleurs que plusieurs \u201cdonneurs d\u2019ouvrage\u201d continuent de signer des mini-ententes particulières avec la FTQ-Construc-tion, mais refuse de citer des noms.La campagne de \u201cpersuasion\u201d se poursuit depuis déjà plusieurs semaines, sans que des résultats spectaculaires n\u2019aient encore été rendus publics.Un porte-parole de la FTQ nous a d\u2019ailleurs avoué que la tâche s\u2019avérait plus difficile que prévu.Le front commun patronal estime pour sa part que la FTQ-Construction se tait \u201cpour mieux masquer son échec\u201d.Selon les patrons, à peine quelques entrepreneurs auraient cédé à la centrale, essentiellement des entrepre- neurs dont les chantiers sont presque complétés.Les vacances présentement en cours, si elles donnent un certain répit au monde de la construction, n\u2019apportent cependant aucune solution.| Et les ralentissements de travail qui | perturbaient l'activité de plusieurs chantiers avant les vacances pourraient reprendre de plus belle lors de la rentrée le 29 juillet.Tel est d\u2019ailleurs l\u2019avertissement que lance André Desjardins aux patrons récalcitrants: \u201cNous respecterons les ententes que nous avons si- j gnées et le travail reprendra normale- j ment sur les chantiers régis par ces | conventions particulières.Quant aux ! entrepreneurs qui ont refusé d\u2019en j tenir compte, ils verront de quel bois on se chauffe\u201d.Toujours d\u2019après M.Desjardins, les ralentissements de travail se révèlent ! beaucoup plus efficaces que les grèves j totales.C\u2019est toute la différence entre j agir du dedans et agir du dehors.par Mario FONTAINE Les menaces de mises en tutelle émises mardi par le ministre Cour-noyer à l\u2019endroit de deux syndicats affiliés à la FTQ n'impressionnent pas beaucoup le vice-président de cette centrale, M.André Desjardins.\u201cCe sont les associations patronales que le ministre du Travail devrait mettre en tutelle, pas nous, de dire M.Desjardins.On parle de faire des enquêtes chez nous, alors que ce sont les patrons qui refusent de collaborer à la commission Cliche.\u201d M.Coumoyer avait mis en garde mardi le local 144 de l'Union internationale des plombiers et la Fraternité interprovinciale des ouvriers en électricité, les menaçant d\u2019une mise en tutelle semblable à celle qui frappe l\u2019Union internationale des constructeurs d\u2019ascenseurs.Selon le ministre du Travail, ces unions utiliseraient les mêmes méthodes de ralentissement de travail que les employés d\u2019ascenseurs.B & Mcc ~ Z x v the th*npb^â-/hw VumpuulHfWfcÿftt D A V K Si! Il Fi 8 z, « ! : I* >W,.l SHAMPOO SILAMPOOIXO % vî g '/ / // m W/ / % A y ¦ 6 FERA LUNETTES DENTIFRICE FRISER SHAMPOOING PÂTE S COLORANT POUR CHEVEUX ' ou DE EAU DE COLOGNE HOUGIGANT II RINCE-CRÈME CLOSE-UP CURL'N LOVELY de Rougeouveite 100 CHARLESCRAEI 3451 SOLEIL NICE'N EASY Gamme complète de teintes.AU CHOIX W00LC0 (MO) Shampooing contre les pellicules.protéinê.aux herbes ou au citron.Pince-crème aux herbes.17 oz.S RIVIERA.Assortiment de plusieurs modèles.AU CHOIX ml.ras Eau de Cologne Cqantilly ou Quelques Fleurs par Houbigant.Format 8 oz.AU CHOIX ; j 59 350 s s5 à s12 -Y S M AU CHOIX .83 AU CHOIX I |Au rayon des produits (Au rayon des produits cosmétiques seule cosmétiques seule menti ' I I ment) .I Vf* ?1 Fermeture de la seule école publique française du Manitoba _ I .i ¦ i % ¦ : Si M V, i : I I 8* ieiSSM1 ./vt , S ¦ .\u2022 ^ ¦ Z» ; 4/sv}Y6 m : fi i B.' ; m m 5- bre prochain à l\u2019école Provencher, dotée d\u2019un programme mi-anglais, mi-français.Les parents, appuyés par leur député aux Communes, M.Joseph Guay, et leurs représentants à la législature manitobaine, considèrent que seule une école entièrement française est apte à fournir à leurs enfants un milieu qui puisse leur permettre d'échapper à l\u2019anglicisation.Mais Anthony Fréchette, porte-parole de la commission, affirme qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une décision purement administrative et déclare que les enfants francophones du Manitoba ne sont pas pour autant condamnés à l'assimilation.Trois des cinq commissaires sont anglophones, mais M.Fréchette souligne que la décision de fermer l\u2019école Taché a été prise à l\u2019unanimité.Et alors que M.LeGal réclame pour les francophones du Manitoba les mêmes droits scolaires dont jouissent les anglophones du Québec, M.Fréchette affirme que la présentation du bill 22, au Québec, n\u2019a en aucune façon influencé la décision de la commission de Saint-Bonifaee.Selon M.LeGal, les parents sont résolus à poursuivre la lutte et ils appuieront des candidats favorables à leurs positions aux élections scolaires qui doivent avoir lieu à l\u2019automne.WINNIPEG \u2014 En invoquant une baisse des inscriptions et une économie de $50,000, une commission scolaire du Grand Winnipeg a décidé la fermeture de la seule école élémentaire publique entièrement française à l'ouest de l\u2019Ontario, l\u2019école Taché, à Saint-Bonifaee, et la minorité francophone du Manitoba | considère que cette mesure constitue peur elle un nouveau recul j dans le combat désespéré qu'elle j livre pour sa survivance culturelle.L'école Taché, ouverte en 1971 après l'adoption du bill 113 du gouvernement Schreyer reconnaissant le droit de la minorité francophone de la province de choisir la langue d'enseignement de ses enfants, avait 220 élèves l\u2019an dernier.Quelque 2,500 des 9,000 élèves de la commission scolaire sont de langue française mais la plupart d\u2019entre eux fréquentent les écoles bilingues.I m j tü ' ' ! x.i 1 % & I -'-^Z II FIXATIF COTON-TIGES RINCE-BOUCHE ik LAMES DE RASAGE f- 1 CINDERELLA Q-TIPS Bolted# 180.SCOPE 17 oz.GILLETTE SUPER STAINLESS 5 lames an acier inoxydable.formule régulière 13 oz 09 2.V5 59 \u201cCette question touche bien plus qu\u2019une seule école élémentaire, dit Camil LeGal, porte-parole des parents, car elle affecte les chances de survie de Saint-Bonifaee même comme ilôt de culture française dans l\u2019o u e s t.Si Saint-Bonifaee tombe, nous n\u2019aurons plus grand-chose à défendre\u201d.Le comité de parents a d\u2019ailleurs trouvé 26 nouveaux élèves pour l\u2019an prochain et le gouvernement Schrcyer a offert de subventionner l\u2019école si la commission scolaire revient sur sa décision.CES PRIX SONT EN VIGUEUR JUSQU\u2019AU 20 JUILLET NOUS NOUS RÉSERVONS LE DROIT DE LIMITER LES QUANTITÉS f; t ________________________________________.SAINMEONARO CENTRE LANGELIER 7446 6oui L**|di* \u20221 Jeee TW** »n BHOSSARO MACE PORTOIEUO 7700 M Tieckereee tt |Ml CUepIwe ST LAURENT CENTRE IE BAZAR 3760 CAtt Verte lAutebue 1471 T,#\"#(*\"#Aifmnf swtie 11 CENTRE LAVAI Serti* If le I eutœoute Ut LevreetNee et keul Semt Metre ST JEAN LES GALERIES RICHELIEU 171 Bo u lever! it S Amir* ire KIRK1ANO PLAZA SAINT CHARLES Swire 31 le le TrewicweAieewe \u2022t keel.Seel Orelee LONGUfUll CENTRE CENTREVIllE Be «J RelW Tberiea et CerAPwi» VAllEVriELO CENTRE VAllEVFIELO 30 Oefferie Reel VeleylieM MAGASINS A RAYONS ACHETEZ EN TOUTE CONFIANCE 1 SATISFACTION GARANTIE va, leSAllE CENTRE LE CAVELIER 1241, beul CkempUre Le Selle HEURES D'AFFAIRES LUNDI.MARDI et MERCREDI: De 9 00 , m.à 6 00 p m.JEUDI et VENDREDI De 9 00 e m 19:00 p m.\u2014 SAMEDI: De 9:00 e m.1 5:00 p m.Les élèves de l\u2019école Taché seront d\u2019ailleurs envoyés en septem- L ÉCHANGE OU ARGENT REMIS |i UNE DIVISION DE F W WOO'.WQRTH OfirEE ¦ ¦ I m A 7 LA PRESSE, MONTREAL, JEUDI 18 JUILLET 1974 % % t % \\ - f Hi 1 : # X : 9 l m S ; f* V ills i 1 r: £ fl ?> \u2022 1 i I I I i i.I : 1 \\ t.B ! 8 / fx su V\\ H X U U ' rx$3; Les ampoules jaunes d\u2019extérieur n\u2019attirent pas les insectes comme les blanches.Pour patio, chalet, etc.60 W.52-5440 ! 1 !\u2022 V ! I .66 $ zx !r~ : />¦ &' : w / V t)'v I \\ \\ ¦ Ê A r > .* , X;.; i 9 J 9 i 0 ^ Y F % V x \u2022- .m ¦¦ FIN DE VENTE: 20 JUILLET\u2014Achats spéciaux en vente jusqu'à épuisement du stock.Canadian Tire fait tout son 'H possible pour avoir en main les articles annoncés.Si des circonstances indépendantes de notre volonté nous empêchaient d\u2019avoir certains articles, nous nous réserverions le droit d'y substituer d'autres articles de qualité imilairc ou supérieure.m \u2014 .I Pi d.y: 16\" x 48\"! Planche de nage ST 4, a TT E O einture 1 m Rien à gonfler, pas de trou à réparer! 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VT :-C 8! : x g A' ' \\ -4% .57 E I DIMENSIONS D?À % # ¦h 19.75 18.76 21.25 600/12 (Fl.blanc) A78/13 (600/13) 8 78/13 ( 650/13) C78/13 (700/13) l.n 17.75 16.86 19.25 y 20.30 18.80 17.86 i 20.80 19.30 18.33 -jL X y > 1 U 22.45 20.45 19.43 i E78/14 (735/14) F78/14 (775/14) 078/14 (825/14) H78/14 (855/14) I i 1 > m 20.38 23.45 21.45 f ff 21.33 24.45 22.45 > msw) mW V 26.00 24.00 22.80 \u2022Jiï - ) f y # # 21.90 20.80 23.90 F78/15 (775/15) G78/15 (825/15) H78/15 (855/15) ?r/l 25.15 23.15 21.99 / I : 23.56 26.80 24.80 / i : y m ; #' v M / i A / s ii DOUBLE PU de carcasse en NYLON DUPONT 66 DOUBLE PLI de ceinture en POL Y ESTE B Le Polyflex assure le même confort que les pneu à plis croisés.Il offre aussi les qualités les plus appréciables des pneus Polyester bandés de verre.Le pneu Polyflex améliore entre autres le freinage et la tenue de route et il dure plus longtemps.Il est solide: 2 plis de ceinture en polyester et 2 plis de carcasse en nylon Du Pont 66 de 1260 deniers (50% plus solide que le nylon de 840 deniers utilisé dans les pneus à 4 plis croisés ordinaires).Au cours des essais de dégonflage effectués au Nevada, le Polyflex a donné un avertissement 2 fois plus long que les pneus d'origine polyester-verre plus coûteux.Le Polyflex est une réussite I 5 ans d\u2019assurance routière.Remise proportionnelle pour usure prématurée 30 mois.30%.I f m ! t V,\u2019l; I ! 1 \\ i ¦ i# f/Vz SI: if.I ' % ( , I ; :: / / / /J 7, \\ m / m m W m ; Y/ 7 7 > \\ A'< :'.7 Z m Z ¦ >) .v 7 r t z / ; ; / 1 4 'Vf: Fi % 7 ¦j ¦ i fTwi Nombre d'automobilistes ont adopté les pneus radiaux bien qu'ils coûtent presque 2 fois plus chers à l\u2019achat et reviennent un peu plus cher au mille que les pneus bandés de verre.Ils apprécient leur stabilité et leur tenue de route.Essaycz-lcs, vous les adopterez vous aussi ! Sinon, retournez-Ies dans les 10 jours et vous serez entièrement remboursé (sauf pr valves & service).c- 7.j i WEEKENDS 1.1 Z làpresse // % vzS dans les hurentides A CHAQUE SEMAINE: 1 GAGNANT D\u2019UN WEEK-END comprenant repas et logement pour deux personnes dèns l'un des grands hôtels des Laurentides {Alpine Inn.Le Chantecler, Cuttlo\u2019s Tremblant Club.Estérel, Gray Rocks Inn \"Le Château\".Laurentides Chalet Suisse.Manoir Pinotoau.Mont-Gabriel Lodge.Mont-Habitant Lodge.Micky's des Cascades, Parker's v £ IK m Jr ¦ Lodge, La Reserve, La Sapinière.Sun Valley Hôtel Suisse, Villa Bellevue} PLUS $100 EN ARGENT (Drolls réservés) LE CONCOURS AUNE DURÉE DE 15 SEMAINES David Lewis demeurera chef du N PD jusqu'au congrès de juillet !> » CETTE SEMAINE: participez au concours du WEEK-END L\u2019E ST ÈRE L (Ville Estérel).du vendredi soir 1 6 août au dimanche soir 18 août 1974.* l'Esfei^l \u201cSi le conseil d\u2019Aylmer, (lit-il, qui est en majorité francophone, n'a rien de mieux à faire que d\u2019adopter de telles révolutions, eh bien! il ne doit pas avoir grand-chose à faire\u201d.Provocation \u201cLe conseil d\u2019Avlmer, dit encore .le maire Rocheteau, en nous retournant notre texte français de la résolution et en demandant une version anglaise, s\u2019est comporté de façon enfantine.\u201d M.Rocheleau a ajouté que les gens de Hull veulent vivre selon leur propre culture et leur propre langue, mais \u201ccela ne veut aucunement dire que nous en avons contre les gens de langue anglaise.Les Français et les Anglais d'ici ont toujours vécu en harmonie.Le geste d\u2019Aylmer maintenant est une provocation malsaine et malicieuse\u201d.Pour M.Rocheleau, un examen positif des problèmes de la région ne peut s\u2019obtenir que si toutes les municipalités font de la planification objective, mais funique résultat du geste d\u2019Aylmer \u201csera de transformer la question de fusion en un problème de racisme.\u201d (Ville Estérel) par Pierre SAINT-GERMAIN envoyé spécial de LA PRESSE OTTAWA \u2014 \u201cIl me faut un job\u201d, a lancé hier \u2014 en plaisantant \u2014 M.David Lewis.Il venait d\u2019annoncer l\u2019élection de M.Edward Broadbent, au poste de leader parlementaire par intérim du NPD, au cours d\u2019une réunion du groupe parlementaire de ce parti tenue au parlement fédéral.M.Lewis, qui comme on le sait a été défait le 8 juillet dans York-South, à Toronto, restera cependant leader fédéral du parti jusqu\u2019au prochain congrès, qui doit avoir lieu à Montréal en juillet 1975.En attendant de se trouver un emploi, probablement dans l\u2019une des trois universités qui lui en ont offert un, M.Lewis ne touche, outre sa pension de vieillesse, qu\u2019une pension d'environ $500 par mois en sa qualité d\u2019ancien député.\"Ce n'est pas beaucoup\u201d, a-t-il précisé en soulignant toutefois qu\u2019il ne s'en faisait pas.Ce n\u2019est que dans trois semaines, au retour de vacances aux Etats-Unis avec sa femme, Sophie, qu'il décidera pour quelle université il travaillera.\u201cJe pourrais reprendre l\u2019exercice du droit, car je suis toujours membre du barreau de l\u2019Ontario, a-t-il souligné.Mais ce n\u2019est pas l\u2019argent qui m\u2019intéresse.\u201d M.Lewis désire plutôt enseigner et étudier, mettre au point la théorie et la philosophie de la social-démocratic canadienne, se pencher sur les .problèmes régionaux qui existent au Canada et qui, a-t-il dit, l\u2019inquiètent.Si on lui ouvrait la porte du Sénat, M.Lewis ne la franchirait pas.\u201cCe serait pure hypocrisie de ma part d\u2019entrer au Sénat, institution qui au Canada ne joue pas un rôle démocratique\u201d, a-t-il soutenu.Pour ce qui est de la course proprement dite à sa succession, M.Lewis estime que l'élection de M.Broadbent au poste de leader parlementaire par intérim ne constitue pas nécessairement un avantage pour le député d\u2019O-shawa-Whitbv.Selon des milieux proches du NPD, certains députés néo-démocrates auraient préféré M.Tommy Douglas, ex-chef fédéral, comme leader parlementaire, M.Lewis a fait valoir que le temps est venu de faire place aux plus jeunes et que M.Douglas a refusé pour cette raison \u2014 comme d\u2019ailleurs M.Andrew Rrewin, un autre \u201cancien\" \u2014 de briguer le poste de leader parlementaire par intérim.Quoi qu\u2019il en soit, M.Broadbent a assuré qu\u2019il ne sait pas encore s\u2019il sera candidat au poste de leader fédé- \u2019 \u201cJe prendrai une décision en temps utile\u201d, a-t-il déclaré.Il semble cependant certain qu\u2019il sera candidat.Parmi ses adversaires éventuels, on R mentionne M.Max Saltsman, député de Kitchener et critique financier du groupe parlementaire néo-démocrate, ainsi que M.John Harney, originaire du Québec, bilingue, qui a perdu son siège ontarien le 8 juillet.Il n'en reste pas moins que beaucoup de néo-démocrates sc réjoui- ç raient de voir MM.Allan Blakeney et Ed Schrever devenir candidats à la succession de M.Lewis.Mais le parti ayant perdu aux dernières élections 15 de ses 31 députés, les premiers ministres néo-démocrates ! | de la Saskatchewan et du Manitoba ne paraissent pas \u2014 pour cause \u2014 pressés de prendre la relève de M.Lewis.Enfin, en ce qui concerne les causes de l\u2019échec électoral du NPD, M.Lewis s\u2019est refusé à faire état des points de vue qu\u2019il avait exprimés hier au cours de la réunion du groupe parlementaire.\u201cLe désir du corps électoral, en Ontario surtout, de se donner un gouvernement majoritaire nous a paru être le principal facteur du glissement en faveur des libéraux\", a-t-il déclare.Interrogé sur le point de savoir si son successeur devra être bilingue, M.Lewis a répondu: \u2014 Il n\u2019y a aucun doute que mon successeur devra être bilingue.Je suis certain que tous les candidats éventuels à la direction du parti sont bilingues ou le deviendront.K* H (pour deux personnes) PLUS S1 00 EN ARGENT.ï lei enron devront nous parvenir avant le 27 juillet 1974 4.let envois devront contenir 8 cooponi.numérotés de 1 à E 1.\tDécouper lis crxipont WEEK-tNOS LA PRESSE qui peeitroit dew?\tS.Chapes série ne peut servir que pour la concourt dont le WEEK-END est inscrit sur les coupons 2.\tles ferre pervemr après avoir inscrit soi nom et adresse sur le coo-\t1\tles gagnants devront eo prévaloir da tout prit durant le week-end pen ne I à l'adressa survente' COMNEAT PARTICIPER: le journal du 15 eu 20 juillet pr*y et les prix ne seront ni échangeables, lé transfer Aies 7.les employés da la Preste et des h étais mentionnés ci-éiaut ne eont pai éUgèWs.I.La Presse »« reserve le droit da publier k nom.la phot a et la temoi r»(' des gagnant t sans que ceui-d puissent i «damer tkt droit t de diffusion, d'impression ou autres CONCOURS WEEK-ENDS LA PRESSE Case Postule 4080 Station Place d Armes Montréal H2Y 1K9.ûué.su \\ r WEEK-END LA PRESSE k ! A I 4 WEEK-EIMD L'ESTÉREL I I I « I I #: I I I I ! 1 Conservez ce coupon car seuls les envois contenant la série complète des 6 coupons numérotés de1è6 (WEEK-END L\u2019ESTEREL) seront éligibles.I I I I t rai.' : Z \\ ¦-.- - -v-'i\"'-».\"\tr-v'-' ¦ - \u2022 \u2019 \" \u2022 ' - fl7 Iv Profitez-en pour rendre votre foyer plus agréable, plus confortable.ï i 0 0 0 1 i & i 0 ÉCOULEMENT COMPLET DE NOS MEUBLES D'ÉTÉ À DES PRIX EXCEPTIONNELLEMENT RÉDUITS LTUU s U4 ^3 n CHEZ % W Pour la ville ou la campagne, des meubles beaux; solides et à prix modiques 9 ' ' ; !§: .y t .L LÉGflRC 0 H \u2018j.1 & Profitez-en! s - -\tV»'- > -*Vn.\t.i?, .of W - )'i ; a , i y J k : LCGflRÉ i il I \u2022 , ¦ ! % I i! 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