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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Perspectives
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1974-08-10, Collections de BAnQ.

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Le jardin est recouvert d'un bout à l'autre d'une sorte de gazon que je suis sûre de n'avoir pas semé.Tout est uniformément vert.Où sont les pousses de ce que j'ai mis en terre?Elles y sont sûrement, mais où?Quoi arracher?Je ne sais pas.Il faut attendre pour savoir quoi est quoi.Le potager mesure environ soixante pieds sur quatre-vingts.C'est grand! La semaine suivante, je commence à sarcler sans arrêt, toute la journée.J'essaie de deviner, de ne pas me tromper et n'enlever que les plantes nuisibles.Deux ou trois jours par semaine, plus le samedi et le dimanche je travaille à désherber, mais les mauvaises herbes ont toujours le dessus.Des heures que je passe à nettoyer, à sarcler.à suer! Je n'ai pas fini de faire le tour que tout est à recommencer.Je distingue heureusement presque tous les légumes maintenant.Il y a aussi les autres que j'identifie.Le chiendent tenace, le plantain aux racines touffues, les pissenlits envahissants, les orties qui piquent et d'autres que je connais à l'oeil, mais dont j'ignore le nom.En juillet, je récolte enfin quelques légumes.Et je n'en suis pas peu fière.J'en ai tellement que je fais des cadeaux à tous ceux qui nous visitent et aussi à nos voisins de la ville.D'autres légumes seront mûrs dans deux ou quatre semaines.Cette récolte, il faut la faire pour savoir ce qu elle implique.Ramassage à quatre pattes, nettoyage, classement et mise en conserve, c'est pas donné! C'est peut-être singulier, mais c'est la partie du travail que j'aime le moins.En août, tomates, mais, choux de Bruxelles seront prêts pour la récolte.J'ai douze plants de cette dernière espèce.J'ai vu apparaître des petites boules tellement nombreuses que je n'en croyais pas mes yeux.Chaque boule est devenue une fleurette qui a été remplacée par un haricot nain dans lequel on devinait quatre ou cinq choux de Bruxelles.Je promets donc à tous ceux qui le désirent une bonne quantité de ce légume si délicieux et si onéreux; j'aurai une récolte et une congélation record.Un beau dimanche, mon agronome de beau-frère, après une courte visite dans le potager, vient tranquillement me dire: \"Dis donc, tu as laissé ton brocoli monter en graines!\" Que d'illusions perdues.Et ce beau brocoli, perdu aussi, parce que j'attendais des choux de Bruxelles.Pendant que je jardinais avec ardeur, ma mâle moitié ne perdait pas son temps.Beaucoup de nettoyage et de changements dans l'étable avaient transformé celle-ci en un clapier tout à fait respectable.Un mâle californien, ses cinq femelles, un mâle de Nouvelle-Zélande blanc et ses cinq femelles sont maintenant les hôtes de ce gîte confortable, avec abreuvoirs automatiques, s'il vous plaît.Le lapin, de trois à cinq semaines, est une adorable petite boule de poils.Plus vieux, il griffe et mord facilement, et quand le clapier est plein, ce qui se produit rapidement, croyez-moi, cette bête sent abominablement fort.Entre-temps, il fallait aussi nettoyer, réparer et tâcher de faire de l'endroit (quasi abandonné à l'achat) une place de repos et de loisirs pour la famille.Aux bâtiments existants, pas une vitre n'avait résisté aux jeunes du voisinage.Et le vieux foin accumulé sur le fenil et dans la tasserie.le bois éparpillé dans l'entrée (nous en avions ramassé suffisamment pour chauffer durant deux hivers, sans compter les feux de camp innombrables), les bouteilles cassées dont les tessons sont traîtres aux doux et aux pieds, la ferraille qui traîne partout, les rats dont il faut se défaire, les clôtures à réparer, les sols à labourer, herser, ensemencer, les planches à niveler.C'est cela la santé.Après trois ans de travail acharné, c'est suffisamment propre pour que mon mari songe à nous installer un endroit couvert où nous pourrons manger, coucher et habiter durant les fins de semaine.Ce sure bois.Une bonne isolation le rend confortable l'hiver.##» A peu près en même temps, mon mari construit dans l'étable des stalles pour les chevaux que nous venons d'acheter.Deux poulains de seize mois.Quelques mois plus tard, c'est une pouliche du mê-âge.Synhad, Ringo et Nelly tiennent donc compagnie aux lapins.En mars de l'année suivante, nous ajoutons à nos animaux une jument sur le point de pouliner et une pouliche Palomino.Mister Hyde, le rejeton de notre demi-sang arabe, naît fin avril.C'est émouvant de voir ce petit corps sur des jambes démesurées, téter tout en battant de la queue toute frisée.Avec le retour du printemps, c'est de nouveau le potager qui va accaparer tous mes loisirs.A cause du désherbage que j'ai fait depuis trois ans.ce sera beaucoup plus facile cette année.Mon mari a mis de l'engrais chimique, du fumier de lapin et de cheval avec de la litière.Oui, de la litière! Quel plaisir de récolter toutes les mauvaises herbes du vieux foin.Ca me prendra un autre trois ans pour nettoyer le jardin avec les herbicides et le sarclage en règle.On a appris.Il y a aussi les voisins.Ca.il faut le vivre.En ville, on se dit bonjour en étendant la lessive fraîche, en râtelant le gazon frais coupé, quand les enfants se chamaillent.A la campagne, il y a le rythme, et c'est toute la différence.On se dit: \"bonjour, bonjour.\" Il faut parler du temps qu'il a fait, qu'il fait, qu'il fera; du foin qui pousse bien ou qui est rare; des vaches qui ont vêlé tôt cette année; de la clôture qui s'est couchée sous le verglas; des génisses qui ont sauté chez le voisin Il faut accepter la chaise berçante et prendre le temps d'avoir le temps.Passe-t-il une voiture ou un tracteur sur la route qu'il faut étirer le cou pour savoir qui va où.Et les potins du village, les nouvelles du rang y passent, tout le monde connaît tout le monde.Enfin, on peut demander si c'est possible de téléphoner pour faire venir le vétérinaire.Le plus merveilleux, dans ce retour à la terre, c'est que j'ai appris à connaître et à aimer la campagne, après avoir cultivé, trimé dur et sué abondamment.|e ne l'aurais jamais cru, et cela est.On manque de confort, on s'arrache les muscles, mais on dort bien.J'avais dédain des animaux, j'ai appris à distinguer un lapin mâle d'une femelle, j'ai aidé mon mari à soigner les animaux, j'ai appris à monter à cheval.J\u2019ai appris à aimer les animaux dune manière positive, et aussi cette vie si différente de la vie urbaine, le continue à utiliser beaucoup de savon, mais je ne vais jamais à l'étable sans caresser nos chevaux et sans leur parler.Le calme, le rythme de vie sans stress m'ont gagnée.Tous les soirs d'été, devant le feu que je ne manque pas d'allumer, j'écoute les grenouilles faire leur concert d'amour, les cigales annoncer la chaleur du lendemain.Jamais les étoiles n'ont tant brillé et n ont été si nombreuses.Que dire de nos randonnées à skis ou en raquettes, sur notre terre, ou encore des promenades en carriole ou à dos de cheval?Nos amis citadins nous trouvent bien chanceux.C'est aussi leur rêve, ce retour à la terre, Mais sont-ils prêts à travailler très dur.à renoncer aux voyages, aux parties de golf, aux journées de ski au lac Beauport ou au mont Sainte-Anne?Parce que c'est captivant, posséder une ferme, des animaux.On a beau avoir un employé qui nourrit les animaux matin et soir, qui nettoie régulièrement, il faut I oeil du propriétaire.Il faut vérifier les quantités de moulée, de litière, de médicaments, voir à ce que le vétérinaire ou l'inséminateur soient là quand cest le temps, il faut aussi travailler les chevaux, remplacer un veau qui est prêt pour la consommation et.Cest la vie de rêve, quoi! % t : me r r Û r# A -V r.V S ,'5-=> Mais voilà que mon mari achète une terre! A Saint-Basile, rang Saint-Angélique.Une vraie ferme avec des bâtiments, des clôtures, des ruisseaux, sans compter une petite rivière à truites.Il va sans dire que je l'ai prévenu (mon mari) de ne pas compter sur moi pour quoi que ce soit, dans le travail là-bas.Je ne connais rien à la terre et j'ai un dédain inné pour les animaux.Je les aime bien, je ne leur ferais pas le moindre mal, mais chaque fois que j'en touche un je dois passer sous la douche: je me sens sale.Si.par hasard, mon mari récolte quelque chose, qu'il m'apporte le résultat de son travail et j'en ferai de délicieuses conserves.Il est d'accord et moi aussi! Pourtant, quand vient le temps d ensemencer le jardin, son travail lui laisse si peu de temps qu'un mardi soir il me demande d'aller à la ferme, ajoutant qu'un voisin m'attend pour m'aider à semer dans le potager des légumes qu'il prévoit récolter après avoii sarclé tout l'été.En effet, tout est prévu, mais pas pour lui, pour moi.Il me faut choisir et acheter les graines de légumes et de fleurs tôt le mercredi, me rendre à la campagne sans tarder pour revenir à Québec assez vite pour souper.Ca ira vite et bien, car la terre a été labourée, hersée et préparée, dixit mon mari.Allez-y voir! Il en pousse des ampoules, il s'en meurtrit des muscles à faire les sillons pour semer sur ou dans ces mêmes sillons, selon le genre de légume qu'on veut récolter! le reviens à Québec à la brunante, avec une fatigue impossible à décrire.Mais il y a pire! La moitié du travail reste à faire.Me coucher le soir a été un délicieux exercice après un bain d'au moins une heure, je n'ai plus vingt ans.Il a fallu me lever le lendemain.Pas un muscle du corps qui obéisse sans faire mal jusque dans la colonne vertébrale.Les graines doivent quand même être mises en terre, car le temps pourrait se gâter et retarder la récolte.Quand les semences sont faites, il faut préparer le terrain pour les plants de tomates, de choux de Bruxelles, de fleurs.Mon mari apporte lesdits plants et, au début de juin, je les enfouis sous terre, sauf quelques feuilles que je laisse émerger.Il a fallu que je creuse des trous, que je transporte quantité de seaux d'eau pour arroser copieusement le sol.l'arrache déjà quelques mauvaises herbes là où je peux les distinguer des bonnes pousses.C'est déjà le crépuscule.Le potager peut profiter, il est fin prêt.La terre est excellente, mon mari l'a fait analyser.l'ai hâte au samedi suivant, je verrai enfin les résultats de tant de travail.En préparant les repas de la journée (nous n'avons que le plein air à la ferme, avec les bâtiments dont le plus jeune a au moins ge- 4 \u2014 10 août 1974 iV-Ll.æ.V'.-; .y 85® i ¦ ÿ ^ & w % ?' K\" r A .mSfflt, Y À f - ¦' j m H îsSE ft yjr ioi \u2022¦as M : l in J*\"'** .***\u2022*.T .'****.iSii r *¦**.a : : .mi : .» ma:.' Ivedere.Un goût d\u2019aujourd\u2019hui e» .»\u2022 1 -.VJL d * ; ' AVIS: Le ministère de la Santé nationale et du Bien-être social considère que le danger pour la santé croît avec l\u2019usage. ?MME : K a ¦¦¦ sa i BS a : ! ' UNE COMPAGNIE (CIP) OU VEUT PARTIR DES OUVRIERS (850) QU NE VEULENT PAS PERDRE LEUR USINE(LA KIMWA) UNE VILLE (TEMISCAMINGUE, .3000R) QU NE VEUT PAS MOURIR Ç VOILÀ LES INGREDENTS D\u2019UNE GRANDE AVENTURE COLLECTIVE ; Ü; mmm i Tf .À r- 7^ * 6 r l ¦ iV ?A La CIP est ''morte\", vive Tembec! Pendant que la production reprenaitj la population allait voir son usine.¦û !' B# >- m E -4f-\u2014- : i - : .as t» x- *1 -v 5 PAR JACQUES FORGET \"Une nationalisation n'aurait pas aussi bien réussi.Bien sûr, la formule n'est pas applicable partout.Cependant, si cela a marché à Témiscamin-gue, je suis certain que l'expérience pourra servir de modèle à des situations analogues qui se produiraient ailleurs au Québec.Déjà, les expériences de Cabano et de Sacré-Cœur sont des pas en ce sens!\" Kevin Drummond, ministre des Terres et Forêts, a terminé à peine son allocution que des hourras s'élèvent de la salle.Le voile qui recouvre la plaque d'inauguration glisse prestement.Et, cette fin de juin, Tembec voit enfin son succès couronné.Après plus de deux ans d'efforts ardus et conjugués, la fermeture de la Kipawa n'est plus qu'un amer souvenir.C'est en janvier 1972 que l'aventure commence pour la ville de Témisca-mingue et ses ouvriers.La Canadian International Paper (CIP), filiale nationale de la toute-puissante International Paper de New York, annonce la fermeture de la Kipawa, son usine de pâte bisulfite de Témiscamingue, pour le mois de mai.Cette date fatidique signifie la mise à pied irrémédiable des quelque 850 employés de l'usine et, à toutes fins pratiques, la mort lente de Témiscamingue même.Car seuls la CIP et le tourisme saisonnier font vivre la ville.La compagnie allègue la faiblesse de la demande, les déficits des années antérieures, l'absence d'alternatives à la production de pâte bisulfite et tout simplement la trop forte concurrence.D'ailleurs, le Gouvernement du Québec vient tout juste de verser à la Rayonier Québec, filiale du géant International Telephone and Telegraph (I.T.T.), une subvention géné-de quelques dizaines de mil- g ¦ s ¦ *C\u2018 lions de dollars pour installer une usine toute moderne à Port-Cartier.Une usine de pâte bisulfite, toute moderne, va donc pouvoir concurrencer, avec l'argent des contribuables, la Kipawa, construite en 1919 et dont les installations marquent le poids des ans.Les arguments de la CIP pèsent d'une logique toute cartésienne.Mieux vaut alors concentrer les activités de production de pâte bisulfite à l'usine américaine, au Mississippi.Mais voilà, ce qui est bon pour ['International Paper et sa filiale autochtone la CIP, n'est pas nécessairement bon pour le développement économique du Québec et certainement pas pour celui de Témiscamingue.Traquée, la population du Témiscamingue, ce comté du Québec oublié sur la frontière ontarienne, se raidit.C'est autour de Charlie Carpenter, président du syndicat des travailleurs du bois de la Kipawa; de Bill Clark, pharmacien et président de la Commission industrielle de Témiscamingue; du maire Paul Benoît et du dentiste Gilbert Thébeige, député du comté à l'Assemblée nationale, que l'opposition s'édifie.Si la CIP veut partir, après près de 50 années d'un règne presque inconditionnel sur Témiscamingue, tant pis.Mais l'usine de pâte bisulfite, elle, ne peut fermer ses portes! Sans elle, la petite ville de 3 000 habitants va devenir une bourgade d'assistés sociaux.Car ces emplois perdus, rares seront les ouvriers qui pourront se recycler.L'âge moyen des travailleurs approche la cinquantaine! Et pour trouver un emploi\", il faudrait s'expatrier à North Bay, en Ontario.Au Québec, les industries les plus proches se trouvent à plus de cent milles, en Abitibi ou dans l'Ou- taouais.Sans oublier qu'en impôt foncier et en taxes d'affaires la Kipawa compte pour 90 p.c.du budget de la ville.Il faut trouver une solution \u2014 et vite! Malgré tous les efforts de ce comité de salut public improvisé, la CIP tient sa macabre promesse.Début mai 1972, l'immense cheminée de la Kipawa, qui coiffe la tête de l'Ou-taouais, s'éteint.Rapidement, les économies des quelque 500 travailleurs fondent.Les chèques de paye sont remplacés rapidement par les chèques jaunâtres de ['assurance-chômage.Déjà, on évoque les affres du bien-être social qui, dans un an, devra venir à la rescousse si l'usine reste morte.On crie à l'aide gouvernementale.Les ministres Drummond, des Terres et Forêts, et Saint-Pierre, de l'Industrie et du Commerce, voient s'ajouter au déjà encombrant dossier de Caba-no celui de Témiscamingue.Une souscription populaire est levée auprès des ouvriers mis à pied et des habitants.On projette de recueillir 1 \u2018 million de dollars pour acheter la Kipawa.Mais déjà, malgré la vétusté de l'usine et le vieillissement de la machinerie, la CIP affiche un prix de vente fort élevé; rien pour moins de $2 500 000.L'automne arrive vite au Témiscamingue.Les feuilles sont à peine colorées que l'hiver dresse son tapis blanc et, rapidement, emprisonne tout.Octobre passe sans qu'aucun espoir ne se manifeste.L'usine fermée et l'hiver arrivé, Témiscamingue va sombrer dans la plus complète léthargie.Heureusement, Georges Petty connaît bien Témiscamingue, son usine Suite page 8 >»r>.m #k ¦ ^ - I \u2022 ,-r æ -'XX \\ ^ ' /> *~ ¦' x ' rXv V\u2014 4- fe N X / M \u2022 -32 i n ' § % i x1 II I V * lit s 111 % IS»! - Ilf '->¦ reuse yx.f-.- 6 \u2014 10 août 1974 JO août J974 \u2014 7 Votre produit pour douche vaginale vous offre-t-il tous ces avantages?rapports des firmes d'ingénierie, la CIP n essaye par tous les moyens de conserver la propriété de la Kipawa en vue de la remettre en marche une fois le prix de la pâte bisulfite relevé?Toujours est-il que pareille demande rend impossible l'achat de l'usine par Tembec.puisqu'au seul achat de j'usine il faut ajouter une dizaine de millions de dollars en rénovations, modernisations et dépenses antipollu tion et l'industrie des pâtes et papiers! Car c'est de Témiscamingue.où il trouva du travail en 1954 immédiatement après son cours en administration à l'université McGill, qu'il commença à gravir les échelons qui le menèrent jusqu'à la vice-présidence des ventes internationales de l'International Paper, à New York.Poste qu'il occupa pendant quelque temps, avant de réussir une première opération de sauvetage: celle de la Penntec.En 1969, la Curtis Publishing Co.de Pennsylvanie ferme ses portes, ses principaux clients, le Saturday Evening Post et quelques autres magazines.cessent leur publication.Petty prend l'affaire en main.Trois ans plus tard, Penntec est assise sur un confortable profit et un chiffre d'affaires de 40 millions de dollars par année.Petty, deux cadres montréalais de la CIP Chantier \u2014, de même que Frank Dotted, I ancien gérant de la Kipawa, songent à une formule astucieuse pour rouvrir l'usine.Avec l'aide financière de Québec et d'Ottawa, la collaboration d\u2019investisseurs privés et la participation directe de la population et des travailleurs, on pourrait former Tembec (Témiscamingue-Québec) qui prendrait la relève de la CIP D'autant plus que le marché pour la pâte bisulfite, seul produit de l'usine, n'ést plus aussi faible que les anciens propriétaires le croyaient.ou voulaient bien le laisser croire.Deux firmes d\u2019ingénieurs-conseil, l'une de Montréal et l'autre de Toronto, estiment en effet que l'usine peut encore être rentable Ces deux études indépendantes, faites à la demande des gouvernements, ont d\u2019ailleurs décidé ceux-ci à entrer dans la mêlée.Québec est prêt â appuyer financièrement Tembec.par l'intermédiaire de Rexfor.sa société de la Couronne chargée de la gestion des forêts domaniales, et du ministère de l'Industrie et du Commerce.Tandis qu'à Ottawa, le ministre de l'Expansion économique et régionale consent à donner un généreux coup de pouce, si l'usine de la CIP peut être achetée.L'affaire devient sérieuse.Tellement que la CIP pousse son prix de vente de 2 millions et demi à 17 millions.Puisque les acheteurs sont vraiment intéressés, ils devront acheter non pas seulement l'usine, mais aussi l'immense concession forestière accordée par le gouvernement du Québec, prétend la compagnie.Et ce.au prix jamais vu de $1 500 le mille carré.Pareil geste surprend.Est-ce une tentative de la CIP pour rejeter l'offre d'achat, de façon à ne pas voir son savoir-faire rabroué par des lilliputiens nouvellement venus en affaires, anciens cadres et ouvriers par surcroît?Ou bien une manoeuvre pour éviter un précédent:\tle rapatriement d'une vaste concession forestière, alors que le Gouvernement est justement à mettre au point un livre blanc sur l'abolition de ces concessions?A moins que, convaincue elle aussi par les L'hiver se passe en tractations de toutes sortes.Tant entre les fonctionnaires des ministères québécois des Terres et Forêts et du Commerce et de l'Industrie, que du Développement économique et régional à Ottawa, des représentants de Tembec et ces sieurs de la CIP.Les positions ne s'assouplissent guère.Tembec a beau offrir 1.8 millions de dollars pour la Kipawa seule, ses propriétaires ne desserrent pas les dents: le prix de vente pour le tout est de 17 millions de dollars! Pendant ce temps, Tembec profite de l'entêtement du géant pour organiser sa structure financière et roder son organisation corporative.Car la participation active des ouvriers et de la population à un projet d'une telle envergure est une première.Pour acheter l'usine, la remettre en marche et moderniser.Tembec a réussi à accumuler 17 millions de dollars.Les travailleurs avancent $400 000; la population de Témiscamingue, $200 000.Les trois mousquetaires promoteurs, en réalité quatre comme dans le roman.investissent $100 000 Le ministère de I Expansion économique régionale offre une subvention de $4 400 000.Le Québec, par ses deux ministères impliqués, accepte de risquer S3 500 000 dans le projet.Un consortium de banques s'engage à prêter $6 000 000, tandis qu'un courtier montréalais recueille $2 400 000 auprès d'investisseurs privés Tembec sera dirigé par 9 administrateurs.Le groupe de Georges Petty aura droit à 4 sièges.Atkwa Inc., le véhicule corporatif du syndicat, en détiendra deux; le Gouvernement du Québec nommera deux représentants.Et les investisseurs privés combleront le neuvième siège.Mais les 17 millions de Tembec ne valent pas les 17 millions exigés par la CIP.La modernisation de la Kipawa.une nécessité, coûtera 6,2 millions; les frais de remise en marche s'élèveront à 8 millions, et les res antipollution, à 4 millions.Et encore, avec tous ces millions, pas une bille de bois n'a été achetée! Les affaires se corsent.Car l'été 73 annonce pour les 500 chômeurs la fin des prestations d'assurance-chômage.Nul ne peut profiter des prestations pendant plus de 51 semaines, dit la Loi! Tout à l'heure, il faudra recourir au bien-être social et la misère mencera à étrangler Témiscamingue.Si bien que le ministre Kevin Drummond, des Terres et Forêts, lance ultimatum à la CIP \"Si la compagnie continue à refuser les offres honnêtes qui lui sont faites, elle pourrait bien Nettoie-t-il?Désodorise-t-il?Calme-t-il l'irritation et réduit-il les risques d'infection?Si non, il vous faut Demure, un produit conçu spécialement pour remplir toutes ces fonctions.\u2014 Demure étant un liquide à douche, il est facile à préparer et à utiliser.Le parfum de Demure est agréable, discret, parfaitement féminin et vous laisse toute fraîche.Demure, un produit spécial pour un besoin spécial! lack Stevens et James Discours officiels d'un côté, coffre d'outils de l'autre, la vie a repris ;¦] m\t^ à Témiscamingue.tembeci lr L ¦ à ¦.s * à -u- I 8 SE * E % fJJiki K 1 mesu- u m - i Jffii n F :>¦' liquide à louche vagin*** fettoie-désodofis*\" 842* y > t I t k 1 k k t J k k t'H i « 6 V., - dames en.noir ~~.m : ¦ .v' ¦ I Tailleur et manteau courts, de Donald Richer pour Mayfair, sous des cloches de feutre signées Anita Pineault.Bottes Italian Room.Ci contre, brillant imper et tailleur-pantalon où se mêlent le drap et le tricot.De Peter Skibinsky pour Irving Samuel.sfefti \u2022 ?¦ j ¥ k* & ¦ & f.\\ ï, % i « i ¦ 5* 1 i i r V Lt.1 < ,4 I Fr i < V r > ' X ' « ht.i i .ft F- & V it.y 1 T m m X ^ cr >/ 5 X ' : d TV ¦ ¦ V : r' it j / - I r.v ; 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Des sifflets et des bravos.Une salle en ébullition.Un public divisé en deux camps ennemis.Rendez-vous compte.C'était mon premier film.J'ai dit: si c'est ça, le cinéma, je retourne au théâtre.\" Elle ne le fait pas pour une raison évidente: l'Awentura a fait de Monica Vitti une vedette internationale.Curieusement, par la grâce de son Pygmalion de compagnon, Monica Vitti est devenue une somptueuse beauté à la réputation de muse intellectuelle pour metteur en scène difficile.\"Parce que les gens ne me connaissent pas.Parce qu'ils s'imaginent toujours que vous ressemblez aux rôles que vous interprétez.En fait, j'ai toujours été quelqu'un de très gaie.\" Cela n'apparaît pas d'une façon évidente dans ses films suivants.Monica Vitti ne tourne en effet que pour Antonioni et si la Nuit avec Mastroianni et Jeanne Moreau, l\u2019Eclipse avec Alain Delon et le Désert avec Richard Harris font figure d'événement auprès des critiques, le grand public populaire, lui, trouve que ces oeuvres hermétiques dégagent un ennui sans nom.Monica y joue toujours des rôles de femmes traumatisées par le monde moderne, au physique hiératique et sans expression.Elle occupe une place très à part dans le cinéma de son pays et on peut objectivement penser que son personnage, défini par Antonionni, ne changera plus.C'est compter sans le destin et peut-être aussi la volonté de Monica Vitti.Monica Vitti n'attend en effet qu'une occasion de montrer qu'elle peut jouer d'autres rôles.Dans Modestv Biaise, de Joseph Losev, suivi de Château en Suède de Vadim et de Dragées au poivre de Jacques Baratier, on découvre à la fois que Monica Vitti existe sans Antonioni et que la muse glacée est une femme de CANNES monka vrrn LA MUSE INTELLECTUELLE D\u2019ANTONIONI EST DEVENUE LA REINE DU COMIQUE E, mM f'm V Ï 7 l«î ' 1 g > '
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