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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Perspectives
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1975-06-28, Collections de BAnQ.

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APPAREIL SCOLAIRE DOMAINE DU TRAVAIL Ass.professionnelle des industriels \u2022 Ass.prof, des auxiliaires sociaux Collège Ste-Marie (1848) Mont St-Louis (1888) Collège Brébeuf (1928) Les voyageurs de commerce Ass, des hôpitaux | Collège St-lgnace (1927) Association des infirmières Union catholique des cultivateurs A.C.J.C.(1904) Collèges-Le Semeur-Paroisses Ass.catholique des cheminots Ecole du service social de l'Un, de Montréal Ecole des relations industrielles de l'Un, de Montréal (1945) PRÉDICATION n I Conférence Mignault (droit).Un.de Montréal Maisons de retraite Chapelle publique I L Villa St-Martin (1914) Le Gésu Conférence Laënnec (médecine).Un.de Montréal ¦3 La Brocquerie (1922) ?- 2» nti ton Ü PAR IEAN BLOUIN évangéliser et convertir les indigènes.L'opération leur a d'ailleurs coûté quelques \"martyrs\" fort célébrés autrefois.La conquête anglaise mettra une fin abrupte à cette première période; le corps sera même officiellement supprimé en 1773, défense leur étant faite de recruter de nouveaux membres.A la mort du dernier survivant en 1800, le gouvernement confisque les biens de la communauté.La deuxième période commence à leur rappel au pays par Mgr Bourget en 1842 et, cette fois, nous intéresse directement.L'évêque de Montréal leur confie sur-le-champ la paroisse de Laprairie (ils la desservirent pendant 14 ans) et les charge de fonder un collège bilingue dispensant le cours classique et le cours de commerce: ce sera le Sainte-Marie, qui ouvrira ses portes en 1848 à un premier contingent de.treize élèves.Il s'abritait alors dans une petite maison de bois hâtivement construite à l'angle des rues Dorchester et Saint-Alexandre.Ce second départ est modeste: ils n'étaient que six pères et trois frères.Mais les deux pôles de leur nouvelle action sont maintenant posés: la paroisse, base sociale de leur apostolat, et le collège, voué à la formation des élites.Quand ils se verront confier, en 1884, la fondation de la paroisse de l'Immaculée-Conception (elle n'existera officiellement qu'en 1889), ils trouveront là un tremplin populaire idéal à la diffusion de leur \"message\" social.D'autant plus vite et d'autant mieux que l'année suivante, en 1885, s'ajoutera la pièce centrale du réseau avec le début du sco-lasticat de l'Immaculée-Conception (école de formation théologique et philosophique).Sise juste derrière l'église, cette institution servira de pépinière au réseau, l'alimentant, selon le cas, des curés, des vicaires, des prédicateurs (\"semeurs de paroles\"), des animateurs, des aumôniers ou des écrivains que son bon fonctionnement requerra.De plus c\u2019est dans son aile nord-est qu'emménagera, dès 1901, l'imprimerie du Messager, propriété de la Compagnie, le medium de masse de l'époque, dont les presses ne dérougiront pas tout au long de ces cinquante ans.Y sont hébergés de quatre-vingts à cent cinquante scolastiques, de même qu'une cinquantaine de pères en moyenne (il y en eut plus de soixante durant la décennie se terminant en 1950).Parmi ces derniers, le cas de ceux qu'on nomme les \"écrivains\" est particulièrement intéressant: il s'agit des pères voués à \"l'apostolat de la plume\", auteurs des livres, des brochures, des tracts distribués par le réseau, ou encore d'articles dans les revues du même réseau.Il est impossible de calculer avec précision le nombre des articles de revue qu'on doit à leur plume, mais pour ce qui est des autres publications, un album de la communauté les évalue, en 1942, à 425: elles vont du simple roman à d'austères traités de morale ou de théologie, en passant par les écrits sur les questions socio-économiques, numériquement les plus importants.Chiffre qui serait astronomique même aujourd'hui! Ce n'est pas sans raison qu'à partir de 1919 on leur confère un statut à part: dans le catalogue, à la suite de leur nom, les mots \"domus scriptorum\" (maison des écrivains).Sous la responsabilité à ce moment d'un sous-ministre, leur autonomie s'accroît en 1932 quand ils.relèvent alors d\u2019un ministre, en l'occurrence le père Papin-Archambault: on les désigne sous le nom de \"domus scriptorum 5.Bellar-mini\".Le \"domus\" compte alors dix-sept membres.Autour du scolasticat gravitent les paroisses.D'abord les paroisses formées à même le territoire occupé originellement par celle de l'Impiacu-lée-Conception.Ses 112 000 habitants de 1942 ont été répartis en neuf paroisses dans l'ordre suivant: Saint-Eusèbe (1897); Sainte-Philomène (1905); Saint-)ean-Berchmans (1908); Saint-Stanislas-Kostka (1910); (1912); (1913); Saint-Marc (1917); Notre-Dame du Saint-Sacrement et Saint-Louis-de-Gonzague en 1926.Ces paroisses relevaient du clergé séculier mais les patronymes jésuites de plus de la moitié d'entre elles indiquent bien les liens qui les unissaient à la paroisse-mère.Le réseau, et son \"message\", ne se limitera pas à ces seules paroisses grâce à l'initiative prise, en 1909, par le curé de l'Immaculée-Conception de lancer le Bulletin paroissial.Ce \"messager du curé\" (Mgr Charbonneau écrivait à son sujet: \"Cette revue permet à MM.les curés de renouveler chaque mois leur visite paroissiale\".) connaîtra une expansion exceptionnelle.Dès 1911, il s'étend aux paroisses avoisinantes sous une forme dont il ne se départira plus: la page frontispice au nom de chacune d'entre elles; des notes particulières à chaque paroisse; un fond commun à l'ensemble.C'est la rédaction du fond commun qui est confiée aux écrivains (pères et scolastiques) du scolasticat.La revue deviendra l'Action paroissiale en 1932 (du nom du mouvement qui en a charge depuis 1914) et Ma paroisse treize ans plus tard.Dans son texte liminaire, le Bulletin se donnait comme mission de mettre les paroissiens en garde \"contre les idées fausses qui circulent parfois\" et de leur apporter \"les directions de l'autorité, (leur) donnant ainsi l'occasion de les avoir sous les yeux, de les relire en famille, de les étudier afin d'y conformer toujours (leur) conduite\".Il n'y dérogera jamais.Sauf que le nombre de familles à le recevoir augmentera sensiblement: des 18 000 de 1911, le chiffre atteint les 140 000 en 1938, réparties dans 150 paroisses.A parti' de cette même année c'est le mouvement de l'Action paroissiale qui prend tout en main: la publication, l'administration et la distribution à domicile de la centaine d'éditions mensuelles.Ce seul travail de distribution nécessite 4 000 heures de travail par mois et fournit de l'emploi à une vingtaine d'hommes (\"membres d'un syndicat catholique\").La revue se vend dix puis quinze sous le numéro pour les familles qui en ont les moyens; les autres la reçoivent gratuitement.Cela explique assez bien la situation financière difficile dans laquelle elle s'est trouvée durant toute cette période.Dans un rapport interne qui date de 1959, Lucien Saulnier (il a été à l'emploi de l\u2019Action paroissiale de 1934 à 1960) écrit: \"(.\u201e) le tirage de Ma paroisse (depuis 1945) dans Montréal est le plus fort de tous les périodiques de langue française (.) et se classe parmi les trois premiers pour l'ensemble du marché français au Canada.Il en était de même pour l\u2019Action paroissiale, il y a vingt-cinq ans\".Cette importance sociologique du bulletin nous commande d'en parcourir les pages avec curiosité, ne serait-ce que pour relever les sujets débattus, l'interprétation qu'on en donnait, et le modèle de société offert à ses lecteurs.paroisse, division ecclésiastique par excellence et milieu propice à un mode de vie traditionnel, avec ses institutions et ses moeurs.Parmi ces institutions, la famille sous-tend toutes les autres.Sa défense et, par ricochet, son éloge constituent le thème central de la revue.\"Bonne année à la famille\", proclame le numéro de janvier 1911.Rien de plus normal puisque \"la patrie n'est que la famille agrandie\": \"tout ce qui ronge la famille ronge la patrie\".Aussi s'en prend-on violemment, au moment de la crise économique, à un système qui plonge des \"milliers de pères de famille\" dans le chômage et la misère.Le pas est alors vite franchi: c'est eux que l'Etat doit retourner prioritairement sur le marché du travail.Il faut encourager la création de nouvelles familles (\"pas pousser en graine de vieux garçon\"), lesquelles devront être nombreuses (\"le bon Dieu bénit les familles nombreuses\").Les enfants y font l\u2019apprentissage du respect de l'autorité incarnée par le père ( \"le mari commande avec bienveillance, la femme obéit avec dignité, les enfants se soumettent avec respect\").Représentant de Dieu dans la maison (patriarcat), il s'en voit imputer la responsabilité entière Le rôle de la mère en est un de conscience (\"Mesdames, soyez la conscience de votre mari\"), d'ange gardien du foyer\".Cette éducatrice est tenue à \"la protection des âmes beaucoup plus que des corps\", ce qui ne fait qu'ajouter à son importance.\"Ce sont les femmes, y lit-on, qui font et défont les maisons.Quand les femmes sont à la hauteur, les foyers vivent et les nations aussi.La femme tisse l'avenir du pays.\" Ce petit monde paroissial et familial est menacé de toutes parts.Son premier ennemi qui contient tous les autres, c'est la ville elle-même: à cause d'abord du contact des protestants et des Juifs qu'elle permet et qui mine lentement les âmes catholiques; aussi parce que les enfants y échappent facilement à la surveillance des parents et succombent à d'innombrables dangers moraux.Le plus dénoncé, le plus \"diabolique\" de ces dangers est le cinéma.On le décrie sans faiblir pour des raisons qui vont de son origine judéo-américaine au caractère lubrique et matérialiste de toute sa production.Ce n'est qu'à partir de la publication de l'encyclique Vigilanti Cura (1937) que la revue acceptera le fait du septième art.Autre danger: la mode.Elle est diabolique aussi: La mode du diable, titre un article de Suite page 4 Parmi les trente-ans-et-plus, rares sont ceux qui n\u2019ont pas été, à un moment ou l\u2019autre de leur vie, scouts, croisés, cadets du Sacre-Coeur, acéjicistes, ligueurs, zélateurs d\u2019un organisme de charité, fervents lecteurs de feuillets paroissiaux, fréquentateurs annuels de retraites paroissiales, assidus de processions religieuses, etc.Il était difficile d'échapper à ces innombrables associations qui vous cueillaient sitôt votre âge scolaire atteint et vous enveloppaient tel un lourd manteau; en retour elles se révélaient d'excellents instruments d'éducation populaire et un facteur de vie communautaire réelle.Bien sûr qu'elles portaient l'empreinte de leur temps, hiérarchisées quelles étaient, l'Eglise en occupant le sommet, et nullement préoccupées du très contemporain objectif de la participation! Mais les gens s'y sont vite reconnus, il y avait là.indéniablement, un tissu solide, fruit de longues années de contacts et d'activités communes.Toutes ces associations, toutes ces ligues, tous ces mouvements ne tenaient pas du hasard ou de la cigogne: ils constituaient, en dépit de l'apparente autonomie des divers secteurs qu'ils touchaient, un véritable réseau communautaire dirigé par un groupe social identifiable.Un réseau communautaire \"dirigé\" (aujourd'hui on les dit \"participa-tionnistes\" au niveau des décisions et de l'orientation générale) vise chez la population qu'il encadre, la création de comportements individuels et collectifs conformes au système de valeurs (idéologie) du groupe social qui le dirige.Façonner des mentalités, donc, montrer comment réagir, quoi dire, quoi faire, dans telle ou telle situation.Il va de soi que plus un réseau comporte de ramifications, plus il colle à la réalité et plus fortes sont ses chances de plier celle-ci à son modèle.Les Jésuites ont bâti et animé un semblable réseau à Montréal dans la première moitié du vingtième siècle.Ce réseau gagne à être connu parce que la population qu\u2019il a rejointe et formée a influé énormément sur le type de société que le Québec connaît actuellement, et aussi parce qu'il constitue un modèle historique d'action sociale dont on peut tirer certaines leçons.I Saint-Dominique Saint-Pierre-Claver :\u2022 I ' 1 SAUVER LA FAMILLE D'abord l'attitude générale face à la réalité.Un article paru en novembre 1933, intitulé Opposons-nous, l'indique bien: on y développe la thèse que \"si nous valons quelque chose, nous les Canadiens français, c'est que dans le passé nous nous sommes opposés à quelque chose, à l'Iroquois, à la forêt, au froid, à l'envahisseur ou au persécuteur, et (que) nous ne valons que dans la mesure où nous nous opposons.\" Attitude défensive, donc: il s'agit de protéger son univers contre certains dan- -, ! i 8 I A LA BASE: LA FAROtSSE Les Jésuites n'ont pas tou-jo;.s oeuvré dans le domaine social.Comme leurs prédécesseurs.les Récollets, ils vinrent en Amérique d'abord pour t 3 gers.Au centre de cet univers, la 38 juin 1978 -3 UN FORMIDABLE RESEAU décembre 1926.Non seulement faut-il rejeter cet étalage de coquetterie parce qu'il est contraire à la modestie et à la simplicité, mais aussi parce que la mode est le fruit d'un complot maçonnique d'origine allemande en vue de \"déchristianiser la société par la famille, la famille par la femme, et la femme par sa vanité et sa faiblesse.\" A fuir de même les dangers \"urbains\" des cabarets, de la danse, de l'alcool, de I'\"automobilisme\" et du luxe.Pas surprenant donc qu'en dépit du fait qu elle s'adresse à des paroisses urbaines à 95 p.c.la revue soit amenée à prôner constamment le retour à la terre de toutes les manières imaginables (petites histoires, entrefilets, articles de fond, photos, images) et ce, pour des raisons évidemment morales (\"respect des traditions\", \"sauvegarde de la famille\", \"moeurs saines\", \"société fraternelle\").Il faudra attendre la crise des années 30 pour qu'apparaissent les raisons économiques.Dans cet univers, des attitudes sont masculines, d'autres féminines.La cigarette, par exemple, est pour les hommes seulement.De la femme l'on espère \"cette retenue, celle mesure, cette pudeur qu'on ne peut s'empêcher d'aimer et même de désirer (.)\" et qui en font \"le charme et la beauté\".Ainsi appareillée, la jeune fille se rend apte au mariage: la revue multipliera les conseils (sous forme de commandements souvent) sur l'art de se bien choisir un mari.Que le futur, surtout, soit tempérant, pratiquant, et qu'il n'ait pas de dettes.Quant à la question du travail féminin la revue le rejette mais non sans prendre un détour entortillé; après maintes dénonciations des conditions de servitude du travail en manufacture, l\u2019on allègue que si les femmes y accourent quand même, c'est par un amour du luxe qui ne peut que les conduire au péché; heureusement, ajoute-t-on, que \"les salaires dérisoires reçus pour leur travail atténuent la gravité de la chute (.) quand on gagne peu, on doit bien vivre de peu, n'est-ce pas?\" Finalement, il faut plaindre la fille ouvrière et aménager des conditions sociales qui la garderont au foyer.Le bulletin paroissial défend donc une société de type traditionnel.à un moment de l'histoire québécoise où l'industrialisation et l'urbanisation étaient en train d'en saborder toutes les assises sociales.Le bulletin paroissial rem- plissait une fonction de trait ment accolé à tout ce qui pré-d'union entre les différentes cède I960! Ces publications paroisses (il uniformisait le atteignaient-elles la masse?choix de l'information mise à Prenons les brochures:\ten leur portée et l\u2019interprétation à 1950, la collection comprend en dégager): à ce titre, il pour- 487 numéros.Ajoutez à cela rail être qualifié d \"interparois- 200 numéros de l'Oeuvre des sial\".Par analogie, d'autres tracts.Ça commence à faire composantes du réseau, corn- du papier, non?Précisons que me l'Ecole sociale populaire et ces publications se vendaient ses oeuvres affiliées, l'Aposto- dix ou quinze sous, et souvent lat de la prière, surtout ce qui même étaient données; qu'un a trait à la dévotion au Sacré- des principaux points de vente Coeur, et les maisons de retrai- était le parvis de l'église le te, seraient qualifiables de \"su- dimanche; et qu'on en an-praparoissiales\": supra, parce nonçait chaque parution dans qu'elles ne sont pas nées au le bulletin paroissial du réniveau d'une ou de paroisses seau, lequel atteignait 140 000 et n'existent pas en fonction familles de quelques enfants de besoins qui se seraient ma- chacune.Tirez vos propres nifestés à ce palier; mais pa- conclusions, roissiales quand même, parce qu'elles se servaient de la structure paroissiale pour leur recrutement général, qu elles y formaient des unités de cette taille et y diffusaient leur propagande, constituant ainsi de nouveaux liens de resserrement entre elles.Fondée en 1912 sur le modèle français.l'Ecole sociale populaire avait pour but de fa- .voriser l'étude et la solution des problèmes sociaux particuliers au pays.Elle le fera au moyen de conférences (les Semaines sociales), de publications (oeuvre des tracts; brochures diverses; la revue Relations) et par la formation des leaders des milieux syndical et communautaire au moyen de \"sessions intensives de formation sociale\": inaugurées à Vaudreuil en 1933, sous la direction du père Papin-Archambault, ces sessions duraient une semaine et se tenaient dans les diverses maisons ou résidences de la communauté.Les lésuites ont pris la direction de l'Ecole presque au début, en 1914, avec la nomination du père Leonidas Hudon au poste de président.L'année suivante, le père Louis Bon-compain lui succédera.La mainmise sera scellée définitivement en 1928 quand l'Ecole déménagera ses pénates au scolatiscat de t'Immaculée-Conception.Elle relèvera alors directement du \"domus scrip-torum\".D'ailleurs les deux ont le même directeur: le père Pa-pin-Archambault, celui qui l'a véritablement lancée à partir de 1929.contre le capital étranger.D\u2019ailleurs le réseau a largement diffusé un roman, le Spectre menaçant (15 000 exemplaires en 1935 seulement) qui raconte l'histoire d\u2019une grève entreprise par les ouvriers affectés à la construction du barrage de l isle Maligne, près d'Alma, dans les années vingt, pour protester contre l'obligation qui leur était faite, par leur patron américain, de travailler le dimanche.Le roman se termine dans une apothéose délirante: le gouvernement réfractaire à promulguer une loi interdisant le travail dominical sur tout le territoire québécois est renversé sous le flot de l'indignation populaire et remplacé par les défenseurs d'une pareille mesure.res, et aussi parce qu'à l'heure de la reddition des comptes, il vaudra mieux pour le riche avoir partagé avec les pauvres un peu de ses biens.Pour permettre de mieux juger des principaux thèmes quelle abordait, voici quelques titres de brochures: Les causes et les remèdes de (sic) la désertion des campagnes (1916); Les conditions religieuses de la société canadienne (1920); L'instruction obligatoire (1922); La tuberculose (1924); Comment lutter contre le mauvais cinéma (1926); La transgression du devoir dominical (1926); Le mouillage du capital (1934); La communiste (1935); L'organisation corporative (1935).De l'Apostolat de la prière, oeuvre jésuite que nous qualifions aussi de \"supraparoissia-le\", nous ne retiendrons que ce qui concerne la dévotion au Sacré-Coeur.L'ampleur de cette dévotion représente vraiment un phénomène socioreligieux unique dans l\u2019histoire de l'Occident et a été particulièrement remarquable au Québec.C'est à la suggestion d'un Jésuite, le père Point, que les évêques en Concile consacrèrent, en 1873, le Canada français au Sacré-Coeur.Cette consécration d'en haut allait vite se concrétiser en bas.Les fameuses ligues du Sacré-Coeur ont été fondées en 1883; elles se donnaient comme mission de lutter contre l'intempérance et le blasphème chez les hommes, et tre l'indifférence à l'égard de l'eucharistie.Elles ont vite pris une dimension incommensurable: en 1889, la campagne de consécration au Sacré-Cœur recueille 41 000 signatures de pères de famille.C'est pour promouvoir à la fois les intérêts de l'Apostolat de la prière et des ligues du Sacré-Cœur que paraît, en 1892, le premier numéro de la revue le Messager canadien du Sacré-Coeur.Cette revue une fortune \"commerciale\" inégalée à ce jour, disposant d\u2019un réservoir de lecture inépuisable en la personne des ligueurs eux-mêmes: en 1940, l'on en compte 300 000 au Québec.Les ligues disposent, par ailleurs, de leur propre bulletin.Les manifestations publiques démontrent la grande popularité de ment Ainsi, à l'occasion du cinquantenaire de la fondation des ligues, 200 000 personnes se menace au Canada La pensée sociale de l'Ecole s'inscrivait dans le sillage des encycliques Rerum novarum (Léon XIII, 1891) et Quadrage-simo anno (Pie XI, 1931).Elle faisait périodiquement la synthèse de sa pensée sous forme de manifeste publié dans le bulletin paroissial.Ecrits avec simplicité (quelquefois l\u2019on s'adresse à l'individu: \"veux-tu savoir\u201d), ces manifestes découvrent les principales préoccupations de l\u2019Ecole.D'abord les syndicats.Elle s'y est intéressée dès le début.En décembre 1919, un long condensé d'une de ses brochures s'intitule: Que pensez-vous des Unions?L'on y dit que toute \"union\" pour être bonne doit admettre: l'inégalité des classes, sinon ce serait \"la destruction de la société humaine\"; l'entente entre patrons et ouvriers (\"donc toute union qui ne vise pas à dissiper les méfiances et à cimenter l'entente cordiale avec les patrons est mauvaise et doit être abandonnée\"); la liberté de travail, c'est-à-dire la liberté pour chaque individu de continuer à travailler même si le syndicat est en grève; l'autonomie du patron (\"chacun est maître chez soi (.), il est libre (.) d'employer les ouvriers qu'il veut, syndiqués ou non\").Suit un appel au rejet des unions internationales au profit des \"unions catholiques\" parce qu elles seules \"désirent conserver à nos ouvriers nos traditions nationales et religieuses, et garantir leur indépendance par les principes de justice et de charité chrétienne.\" Cette question de la grève est révélatrice: on recherche une société unanimiste, sans discorde.Cela explique qu'on se soit tourné vers l\u2019organisation corporative qui prévoyait des commissions mixtes (genre de tribunal d'arbitrage) dont les jugements étaient exécutoires.Pour harmoniser la société, un pouvoir fort est nécessaire.Aussi ne transige-t-on pas avec le principe: \"(.) ce qui n\u2019est pas permis, c'est de mépriser l\u2019autorité\".Et la principale autorité est religieuse, c'est les encycliques, \"la voix divine qui vient de Rome\".Cet attrait du modèle corporatif comporte un double repoussoir; celui du libéralisme économique et celui du communisme athée.De façon surprenante, l'on admire Lénine pour son courage et son opiniâtreté, et l'on reconnaît au communisme \"qui ne peut être un régime durable\" qu\u2019il \"réussira par des méthodes violentes à orienter la législation qui regarde le capital dans un sens de justice et de charité, mettant ainsi un terme aux abus monopolistiques de la grande finance.\" En fait, le modèle de société auquel adhère l\u2019Ecole est inégalitaire, une inégalité \"voulue par Dieu\" et qu\u2019il faut mainte-pour des raisons pratiques \"(.) car il est dans la société des fonctions humbles mais nécessaires que nul ne voudra remplir si tous sont égaux (.) .De plus \"(.) quelle monotonie si tous les hommes étaient égaux!\u201d La justification finale à celle inégalité rejoint le caractère catholique du nous sommes sur terre pour nous préparer à la vie éternelle et non pour jouit d\u2019une égalité source de péché.Il (luit cependant y avoir tendance à égalité par le biais de la charité: sinon,c \"est la révolte des con- a connu nir La grève n'y est pas très populaire.Un seul motif trouve grâce à scs yeux: la lutte con_________________Ire le travail du dimanche.On Vingt ans, donc, avant les sait qu\u2019une Ligue du dimanche facultés de Sciences sociales avait été créée et était affiliée» à de Laval et de Montréal, les l\u2019Ecole sociale.Comme les \"questions sociales\" devinrent premières compagnies à avoir les sujets d\u2019études et de publi- obligé leurs employés à Vacations d'un groupe dirigé par vailler le dimanc he étaient les Jésuites.On est à mille mil- américaines, cette campagne les du grand silence générale- s'est vite transformée en lutte c e mouvo- LES QUESTIONS SOOAIJLS mouvement- regroupent autour du reposoir.au pied du mont Royal.A l\u2019a|H)slolal se greffent les ( adets du Sacré-Cœur (jeunes de 12-16 ans), la Croisade ensuite p,lRu vpu!alions à tous 1rs imeaux_J ivr# \u2022s UK UK .< fr ( (leur | M HIV 1,1 II lUlir It- ou '\u2022\u2022\u2022Iriil plus pur \u2022s rrt.iri.it \u2022\" I iii.imifiiu purs d« imrr.IM an 1rs pur| Kiouprs, Ir Mrs du S,k rV».srne r \u2022 .lll.ldtri \u2018-\u2022l'.ri 6- fijn IC72 L 9 & \"m ¦ ' i r w TÎ I wlm sSriP A S«9 t*9 wmtm : H A 2S@SFi b > J% ' # (K ¦ g s > ¦>; - < ¦ -ï* \\1 v - '\tf ¦Ev\t£>% at S3i F *1 fri B .f \u2022\u2022 [SiaSS'v^f U>HOON DniGln N>v w fil &« iM #0 4.m & f 1 Le grand \"frais\u201d au King Arthur Dans un verre de , 10 oz contenant trois glaçons, verser VA oz de gin sec King Arthur.Ajouter quantités égales de tonic water et de Seven Up.Parfumer d'un zeste de citron.> V ' ' Cap ***** MOr / /\tX Le Rickey au Captain Morgan Dans un verre de 10 ou 12 oz contenant plusieurs glaçons, presser une demi-limette et y jeter son écorce.Ajouter 134 az de rhum blanc Captain Morgan et du soda water à volonté.Remuer.Remarque: on peut remplacer le jus frais de limette par du jus de limette concentré.- ! t r ! ^RHUM-BlASt J «Plain i>V)i'lj\" jr White ki%1 v*.»,, vs hi Tl h.: '.1: \u2022 ?;r V:?1 \u201e J ti J S S te ¦ f \u2022\u2022/W A T ~\t\u201e B ïm :.! w B % 9 m S I V.¦il-àfc \"M- ¦ i 0 , -4'.La mule de Moscou à la Bolshoi Dans un verre de 10 oz contenant plusieurs glaçons, presser une deml-llmette et y jeter son écorce.Ajouter 2 oz de vodka Bolshoi et remplir te verre de bière de gingembre.Remuer.Pour garnir, ajouter une mince tranche de concombre.y a Y Quand vient la belle saison, on change de peau, de vêtements et.de boissons.Voici trois petits \"blancs\" tout Indiqués pour l'été: le rhum Captain Morgan, la vocfca Bolshoi et le gin King Arthur.Ajoutez simplement glaçons, mixer et borne compagnie.iiH i'i i S8F Ni^sS \\ /DjJ.& 3H9EI Les boissons à siroter de Seagram a ## «SAtsu*urf i##* \u2022 @se ' ,v: \u2022Y; & , «s La France cpii notis ressemble Premier de quatre articles PAR MARIE DÉCARY ET ANDRÉ GLADU On nous a toujours présenté la France comme le pays des parfums, des vins et des fromages.Or, pour les Québécois, il y a beaucoup plus à voir en France.Marie Décary et André Cladu l'ont découvert en visitant la Normandie, le Perche, l'Aunis et la Bretagne.Historiquement, ces provinces ont fourni un grand nombre de colons à la Nouvelle-France; c'est dans l\u2019espoir d'y retrouver de vrais liens d'amitié qu'ils y sont allés.Cette semaine, la Normandie.La semaine prochaine, le Perche.Angleterre, et lorsque les Normands disent que \"c'est du beurre qui tombe\", c'est qu'ils la voient comme un bienfait, surtout dans les zones de pâturage où on fait l'élevage des fameuses \"vaches à lunettes\" normandes.Elles ont fait la renommée dans toute la France du lait, de la crème, du beurre et du fromage normands.! t : \\ A : ! \u2022i M 2 1 i y \u201cPis comment cé par chez vous?» *vi \\vr La Normandie: i qu\u2019oui,p*tet ben qu\u2019non* Selon les statistiques sur l'immigra' lion française au Canada, durant les XVIIe et XVIIIe siècles, la Normandie a fourni le plus grand pourcentage de colons.On retrouve donc partout au Québec des descendants de Normands, mais il semble qu'à l'origine ils se soient surtout installés dans la région de Québec, la Côte de Beaupré, l'île d'Orléans et dans la Beauce.Il serait trop long d'énumérer toutes les familles qui sont originaires de la Normandie, nous n'en nommerons que quelques-unes.D'après les recherches de Julien Déziel, président de la Société généalogique canadienne-française, de la région de Rouen viennent les: Alain, Audet, Boivin, Char-trand.Chevalier, Couture, David, Lavoie, Deschamps, Desmarais, Fortin, Garant, Gauthier, Groulx, Laberge, Lacroix, Lalonde, Lemieux, Léveillée, Lévesque, Marsolais, Messier, Faquin, Petit, Prévost, Sénécal, Tardif, Vallée, etc.De la région de Dieppe les: Asse-lin, Bérubé, Fortier, Leclerc, Thérien, Vaillancourt, etc.De Honfleur les: Va-nier, Bégin et Guérard.La famille Marcotte est originaire de Fécamp.De la région de Caen sont venus les: Lauzon, Bacon, Fafard.De Bayeux et des environs les: André, Dufresne, Denis.Desjardins, Berthiaume, Desgagnés, Langlois, Leblanc, Pilon, Roberge, Roy, Garnier, etc.Dans des régions comme celles de l'Orne et de la Manche nous avons souvent remarqué le long de notre route des enseignes, des vitrines portant des noms comme:\tPelletier, Gravel, Héroux, Langevin.Marchand.Gosselin, Hardy.Hébert.Sur ce sujet on peut consulter le guide de M.R.Hollier La France des Canadiens, paru aux Editions du Jour en 1964.La Normandie a toujours agi comme tampon pour le meilleur et pour le pire entre la France et l'Angleterre.Que ce soit pour des raisons militaires ou commerciales, les Normands ont appris très tôt dans leur histoire à transiger avec bien des gens.Ce long apprentissage a façonné avec le temps un type social bien particulier: le Normand est un sédentaire qui a un sens profond de la propriété et qui aime les choses durables, mais c'est aussi un fataliste qui est prêt à recommencer à zéro s\u2019il le faut.Les Normands ont aussi appris à devenir rusés, fins et sont passés maîtres dans l'art de marchander.Il faut aller dans certains marchés comme ceux de Trouville, Lisieux, Honfleur pour s'en ____________________________Suite page 10 Parlez-vous normand?C'est ce que les paysans normands demandaient aux soldats canadiens-français qui venaient de débarquer sur les côtes de la Normandie en 1944 durant la Seconde Guerre mondiale.Quelle ne fut pas la surprise de ces paysans quand ils découvrirent qu'une partie de l'armée de libération parlait normand comme eux! Près de deux cents ans avaient séparé ces cousins! Drôle de famille que celle des Normands qui se rend visite seulement à l'occasion d'événements exceptionnels! Mais, on le découvrira avant longtemps, c'est justement un trait de famille.Avec les Québécois il ne faut pas compter les tours, \"y sont pas trop sorteux\"; leurs cousins normands, eux, préfèrent \"sortir sur place\", c'est-à-dire rencontrer des gens sans quitter la maison: il ne faut donc pas s'étonner! Peut-être parce qu'on nous avait répété depuis l'école primaire que nos ancêtres venaient de la \"Vieille France\" et surtout de la Normandie, avions-nous décidé dans notre voyage de commencer par visiter cette province.Nous avions hâte de découvrir cette province du nord de la France avec laquelle nous sommes censés avoir tant en commun.Ainsi cette visite nous a permis de constater l'influence normande sur notre langage, notre mentalité, notre architecture ancienne, notre musique traditionnelle.Ce rapport de voyage, fait d'observations et de rencontres, ne prétend que souligner certains traits de parenté avec les Normands dont nous avons toutes les raisons d'être fiers.La Normandie se trouve au nord-ouest de la France, entourée des anciennes provinces suivantes: Picardie, Ile-de-France, Perche, Maine et Bretagne.Elle est divisée en deux: à l'est la Haute-Normandie, région industrialisée avec sa capitale Rouen, et à l'ouest la Basse-Normandie, plus agricole et traditionnelle avec son centre Caen.A l'intérieur, le territoire est divisé entre les départements de la Seine-Maritime, de l'Eure, de l'Orne, du Calvados et de la Manche.De l'avis de tous ceux qui y sont allés, le printemps est la saison idéale pour découvrir la Normandie.La campagne est d'abord remplie de poiriers et de cerisiers en fleurs puis, vers mai, c'est au tour des pommiers qui rappelleront aux Québécois le comté des Deux-Montagnes ou la région de Saint-Hilaire.La pluie en Normandie fait partie de la vie, un peu comme en : -1 \u201cP\u2019tet \\m WXi m 4 T i -1 j tS 0a & M, ?:V.s- ¦ I ^ \u2022> =¦ s;; j> rw .-¦' / 1 / t / * LE b: AWU CST UN MOTIF DE CART POPULAIRE NORMAND Qui ORN ST LA PORTE O'UN Cp-RPC -M>N5,eR .AVRANCHES ,ZB Si ê«.C.La Normandie rendre compte.On se croirait aux marchés Saint-Roch à Québec et Jean-Talon à Montréal.Le paysan normand est hospitalier, reçevant, mais il reste méfiant.\"Comment ça va?\" \u2014 \"Ah! ben comme-ci, comme-ça!\" Il semble hésiter mais il veut surtout savoir ce que vous lui voulez.\"Ca dépend!\": il n'aime pas donner une réponse tout de suite, il veut être sûr avant: \"On verra\".On croirait parler avec des \"habitants\" du Bas-Saint- iüisü^u'- sont venus au début de la colonie, en plus de leurs métiers, leurs traditions, leur manièTe de bâtir.Le français qu'ils parlaient à cette époque était, selon certains historiens, supérieur a celui de la région parisienne.Le linguiste français M.L Vignon prétend que c'est le parler normand qui J marqué le plus notre langage au Quebec.Souvent au cours des randonnées, lorsque nous avions des renseignements à demander, nous avons etc frappés par la similitude du langage et des manières du paysan normand et celles de l'habitant québécois.En Basse-Normandie, nous avons eu I occasion de rencontrer des cultivateurs chez qui on retrouvait la même hospitalité, le même plaisir à expliqu^ leur méthode de cultifre.C'est chez ,, eux que nous avons senti le plus sympathie, le plus de curiosité échanger ce que nous avions en com M V h., v, S y r Laurent: \"8en- si Ca adonne.\" \\w!vD Son sens de la possession mx expril entêté font qu'on retro ' V tant de \"procès de clôture\" er _A entre paysans normands que québécois.Moqueur, il adore jouer des tours pour d'un trait rouge les autres anciennes provinces Toutes ces qualités et ces défauts dont on parlera dans nos prochains numéros, ils les ont apportés avec eux IwsqîS S 10- 23 juin 1075 que la culture des pommes, la fabrication du cidre et la méthode de distillation doivent correspondre aux critères établis par l'Institut national des appellations d'origine.De là on a divisé le territoire selon la qualité des productions régionales.Ainsi, seul le Pays d'Auge mérite l'appellation \"Calvados du Pays d'Auge, appellation contrôlée\", c'est le plus célèbre, puis viennent les calvados à appellation réglementée des régions du Cotentin, du Calvados, de l'Avranchin, du Mortai-nais, etc.C'est dans cette dernière région, à Saint-Jean du Corail, que nous avons rencontré M.Suvigny qui s'annonçait comme suit: \"Pour vous ou pour offrir à vos amis, vous cherchez un bon vieux calvados fermier; rien de plus simple, il suffit de le commander directement à un producteur agricole.\" M.Suvigny nous a fait visiter sa ferme, qui ressemble à celles qu'on trouve dans llle d'Orléans, et ses installations pour le vieillissement du calvados.Nous n'avons pas manqué de goûter son calvados vieilli un an, trois ans, cinq ans et plus.En France on le sert comme apéritif, mais les Normands le préfèrent encore au milieu du repas, c'est ce qu'ils appellent \"faire le trou normand,\" ou bien ils le boivent dans leur café à la fin du repas.Dans certains départements, comme la Manche, on peut visiter des fermes de producteurs de cidre ou de calvados; à l'occasion, vous pouvez le déguster et l'acheter.M.Suvigny vend son calvados dans de magnifiques contenants en terre-cuite semblables à ceux qu'utilisaient les anciens Normands.Nous avions déjà remarqué la beauté de cette poterie au Musée de Normandie, à Caen.\"Pis comment cé par chez vous?\" Nous avons également senti l'incompréhension qui règne entre paysans et citadins, parisiens pour la plupart, qui envahissent chaque été la goutte).Normandie.Dans les villes touristi- M.Grosso! est un violoneux indiques côtières, il est courant d'entendre\tlionnel, un des derniers de la Basse- parler les Parisiens avec mépris des\tNormandie.\"Vous savez, j'ai pas ap- Normands: \"Ce ne sont que des pay-\tpris la musique, j'joue de routine (à sans, vous savez!\" Cela nous a fait\tl'oreille dirait nos violoneux).J'ai ap- comprendre l'attitude de certains\tpris à 17 ans d'un vieux joueur de Français qui arrivent au Québec de\tviolon breton qui avait 70 ans.Au nos jours et découvrent soudain que\tdébut y voulait pas me montrer, y \"nous ne sommes que des Normands,\tétait jaloux, jaloux! Mais à le surveil- après tout!\" Pour les Québécois qui\t1er j'ai appris à diapasonner mon vio- s intéressent plus à la vie traditionnel-\t- Ion (l'accorder) et à jouer en duo le des Normands qu'à Paris, il y a en\t(jouer double) puis à frapper la caden- Normandie le Musée d'ethnographie\tce (taper du pied) \", Les violoneux ca- et d'art populaire à Honfleur et le\tjuns de la Louisiane ont dû hériter de musée de Normandie à Caen.\tce style de jeu! Eux aussi jouent de- bout en tapant d'un pied et, comme M.Grossot, ils chantent en jouant du violon.Chez nous le violoneux joue assis, frappe des deux pieds et ne chante jamais en jouant.C'est l'influence celte (bretonne, irlandaise, écossaise) qui a marqué notre musique instrumentale.De leur temps, les violoneux devaient connaître toutes les danses pour être invités lors d'une noce ou d'un bal.\"Moi je joue pour faire danser.Les danses que je joue datent de 1850 et avant.\" Nous lui avons demandé s'il n'était pas étonné de voir des jeunes s'intéresser de nouveau aux vieilles danses: \"Mais pas du tout, les vieilles danses ça restera toujours les meilleures! Les gens r'commencent à écouter c'te musique-là parce qu'ils veulent fraterniser!\" Alors il s'est levé, il a pris ton violon et a joué l'air du mariage: \"Fallait pas dire oui devant M.le maire, devant M.le maire fallait pas dire oui!\" tout en exécutant en sabot le pas de danse approprié.Puis, il s'est rassis au moment où Mme Grossot nous servait un autre verre de calvados.Pour le paysan normand, c'est un moyen de faire parler les étrangers.sique; elle est restée debout à surveiller les conversations puis elle est partie, sur l'insistance de son mari, chercher la bouteille de calvados (la mun.comme il nous l'a lui-même expliqué, \"il faut tourner, tourner parce que chaque potier a sa façon.\" En 1967/il est venu s'installer dans le coin à la suite d'une invitation du maire de l'endroit qui désirait voir les jeunes artisans reprendre la tradition locale.Il a aménagé son atelier dans vieille grange en pierre d'une centaine d'années.Il a fallu tout rénover.\"Bon, quand je suis arrivé à Vinde-fontaine, j'ai décidé de faire la poterie d'ici parce que c'était autrefois un village de potiers.Il y a cent cinquante ans à peu près, il y avait une douzaine de potiers dans le village qui portait à l'époque le nom de La Poterie.Mais quand je suis arrivé ici, il n'y en avait plus!\" La poterie traditionnelle qu'on fabriquait aussi dans les villages de Saussemesnil, Néhou, Noron la Poterie comprenait toute la vaiselle ordinaire utilisée par les paysans: soupières, pichets, \"moques\" (grande tasse pour boire le cidre), pots (à tripes, à miel), terrines, assiettes, canes à café, bouteilles (pour conserver le cidre et le calvados).Chevalier fabrique la plupart de ces pièces ainsi que des éléments décoratifs qu'on remarque sur la toiture de plusieurs anciennes maisons: les taffettes et les épis de faîtage.Une de ses plus belles pièces est une grande \"fontaine\" accrochée à l'entrée de son atelier et décorée de motifs populaires.Ce genre de fontaine était installée dans les maisons de ferme normandes et servait à laver les mains avant les repas.\")e crois bien qu'il faut faire la poterie du coin, parce que du moment où les gens viennent visiter la région ils recherchent une poterie typique et s'ils trouvent la même dans les magasins, ça ne va plus du tout, la poterie moderne on la retrouve partout!\" Chevalier écoule sa production auprès des touristes mais, depuis quelques années, les gens de l'endroit se réintéressent à son travail.Ceux-ci ne sont pas tous acheteurs, du moins ils ne sont plus prêts à jeter leur vieille poterie ou encore à la donner à des brocanteurs pour des prix dérisoires.Comme les cultivateurs québécois, eux aussi ont été exploités par des antiquaires, collectionneurs ou touristes.Tout en trouvant i?ur accent \"savoureux\", ces gens-là n'avaient qu'une idée en tête, réussir à obtenir une pièce de poterie ancienne pour rien! A l'époque, les potiers travaillaient dans des ateliers individuels aidés par leur famille.Ils cuisaient au bois, ce qui était beaucoup plus compliqué qu'au-jourd\u2019hui, mais cela permettait d'obtenir certaines teintes et coulées qui ont fait la renommée de la poterie mande.Avant de partir.Chevalier raconté une anecdote au sujet des potiers de Vindefontaine.Dans le temps, les potiers de la région produisaient pour l'Angleterre de grands \"sinots\" (pots) à beurre de cinquante kilos.L'histoire raconte qu'ils avaient procès sur le dos parce que les Anglais avaient fini par se rendre compte que les Normands leur vendaient des sinots beaucoup trop épais, ce qui leur permettait d'épargner sur le poids du beurre! Voyez-vous, ces gens-là sont aussi \"normands que nous! ® une M.André Grossot, violoneux Au Québec, depuis toujours nos gens ont aimé danser et chanter.Ce goût nous vient sûrement de la vieille Normandie où la moindre occasion était prétexte à la danse.Cette coutume, comme toutes les traditions, tend à disparaître maintenant en Normandie; mais, à l'époque où ils ont immigré en Nouvelle-France, les Normands célébraient par des danses les fêtes de Pâques, la Saint-Jean, la fin des moissons, la Sainte-Catherine, Noël, les Rois.C'est surtout au cours des noces quon s'adonnait à la danse avec le plus d'ardeur.Le clergé sayé d'interdire les danses en Normandie.Mais, comme au Québec, le son du violon était plus fort que toutes les menaces de damnation.M.André Grossot, fermier et violoneux de Saint-Siméon dans l'Orne, nous a raconté comment cela se passait: \"Autrefois les noces duraient toute une journée, on organisait une sonnerie\" pour les mariés.C'est-à-dire qu'on demandait au violoneux d accompagner le cortège nuptial de la mairie au nouveau domicile des mariés.Le violoneux marchait en tête en chantant certains airs de circonstances tout violon.\" Nous avons eu la chance de rencontrer M.Grossot grâce à une troupe de folklore normande de la région de Domfront appelée le Trou normand.Vêtus du costume du pays, ils interprètent des danses traditionnelles du milieu du XIXe siècle comme la \"danse villageoise\", les branles simples et doubles (l'équivalent de nos gigues), les rondes.Lorsque nous sommes arrivés chez M.Grossot, vers la fin de I après-midi, il arrivait du champ avec ses sabots.Notre guide, Bernard Letis-sier, responsable du groupe folklorique, est descendu le premier s'entrete-Mme Grossot, question d expliquer d'où venaient ces étrangers et ce qu'on voulait.Après quelques minutes de délibérations M.et Mme Grossot nous ont reçus dans leur cuisine.Lui s'est assis avec nous autour de la table pour parler de a souvent es La poterie traditionnelle L'économie en Normandie ne repose pas uniquement sur l'agriculture ou l'exploitation des vergers.Plusieurs petites industries issues de la tradition artisanale continuent de produire.C'est le cas des tanneurs de Pont-Audemer, des fondeurs et des artisans du cuivre de Villedieu-les-Poêles, des céramistes de Bavent, des dentellières de Bayeux et d'Alençon, des ferronniers de Conches.Le jeunes Normands manifestent en plus un intérêt croissant pour l'artisanat.Ces artisans regroupés sous le nom d'Artisans d'art se retrouvent plutôt dans la Manche et le Calvados.Bien qu'il soit moins important que le phénomène québécois des Métiers d'art, il a cette particularité d'inciter les jeunes artisans à reprendre les techniques traditionnelles surtout dans les domaines de la vannerie, du tissage et de la poterie C'est ainsi que nous sommes \"abouti\" chez Michel Chevalier, jeune potier qui pratique son métier à Vindefontai-ne.Chevalier est originaire de Paris, mais son nom est normand; il pratique son métier depuis huit ans et c'est chez un potier parisien qu'il a appris les techniques de base.Ensuite.Le trou normand en s'accompagnant au Nous avions gardé un bon souvenir du calvados que M Grossot nous avait servi et nous voulions en savoir plus long sur la fabrication de cette eau-de-vie de cidre normande que les paysans appellent \"la blanche\".Les Normands font du cidre depuis le temps des Gaulois, mais il semblerait que \"l'eau-de-vie de sydre\" fut produite systématiquement vers la fin du XVIe siècle.Le musée régional du cidre à Valognes, dans la Manche, nous renseigne sur les méthodes de fabrication.On peut y voir l'antique \"moulin à broyer les pommes\" qu'on retrouve encore sur certaines vieilles fermes.On peut dire que le calvados est à la pomme ce que le cognac est au raisin.Cette eau-de-vie et le cidre sont produits dans trois provinces de l'Ouest de la France: la Bretagne, le Maine et la Normandie.Depuis 1942, la production du cidre et du calvados est réglementée par l'Etat, c'est-à-dire nor- nous a eu un nir avec mu- 28 juin 1»7S -11 La petite histoire du grand cidre de chez nous SAINT ANTOINE-ABBE m ST- ANTOINE ABBÉ ; m i pour avoir su, en si peu de temps, conquérir une telle part du marché.\" Le cidre Saint Antoine-Abbé n'a rien perdu de sa saveur du terroir qui faisait la joie de nos aïeux; et grâ- Le Saint Antoine-Abbé, ie cidre bon premier.La popularitédu Saint Antoine-Abbé n'a fait que grandir depuis son avènement.C'est aujourd'hui le cidre le plus vendu ad Québec.Et pour cause! LeSaint Antoine-Abbés'est mérité, en 1974, la médaille d'or de la qualité dans la catégorie des pétillants secs.Selon l'opinion de Claude Lussier, président-fondateur de Lubec Inc.: \"Quand il s'agit de bien boire et de bien manger, les Québécois exigent ce qu'il y a de meilleur, et ils se trompent rarement sur la valeur d'un produit.Le cidre que nous fabriquons doit vraiment être d'une haute qualité Le Saint Antoine-Abbé, le cidre à boire.et à manger.Le Saint Antoine-Abbé, servi tel quel ou en cocktail, en punch ou à table, est une boisson idéale en toute La fabrication du cidre chez Lubec.reconnu comme un pionnier de l'industrie du cidre.Après avoir complété ses études à l'Ecole d'agronomie d'Oka, Fernand Dufour se spécialisa pendant deux ans en oenologie, science de la fabrication des vins, à l'université de Berkeley, avec les plus hautes autorités en ce domaine.Fort de cette riche De la période artisanale, où il fut longtemps relégué, le cidre en est aujourd'hui à la phase industrielle.Et si le mode de fabrication n'a guère changé, les méthodes, elles, ont été complètement révolutionnées et assujetties à un contrôle de qualité rigoureux.?- «T?7 |X Eli %.I C'est un nom bien connu chez\tmonte jusqu'à Jacques Cartier.Cha- nous, parce que c'est celui du cidre\tque fermier possédait sa propre le plus vendu au Québec.Mais c'est recette, qu'il gardait jalousement.Bien avant tout celui du sympathique petit sûr, la qualité variait selon les procédés de fabrication de chacun, mais c'était la boisson des célébrations en plein coeur de l'unedes plus belles\tfamiliales et on aimait bien offrir un régions pommicoles du Québec, qui\tp'tit coup de cidre à la parenté et aux s\u2019étend le long de la frontière améri- voisins, histoire de s'entendre dire: caine au sud-ouest de Montréal.Les\t\"Yépaspiqué des vers, ton p'tit boire!\" pommiers s'étendent à perte de vue le long des routes avoisinantes, et rien n'est plus beau à contempler que la période de l'année qui les voit fleurir.A Saint-Antoine Abbé, on est pom-miculteur de père en fils: c'est dire combien on connaît ses pommes.et son cidre! Car la fabrication du cidre au Québec est une tradition qui re- Chez Lubec, on sélectionne avec soin les meilleures pommes à cidre; on les presse, et on conduit la fermentation pendant environ 6 semaines dans des réservoirs en acier inoxydable.Ensuite, on fait vieillir le produit pendant 8 à 10 mois.Ainsi, depuis le mûrissement de la pomme, on suit soigneusement l'évolution du cidre jusqu'à sa pleine maturité.Puis des spécialistes le dégustent, évaluant sa couleur, sa saveur, jugeant de sa constitution et appréciant sa finesse.De tels soins apportés à la fabrication de son cidre assurent la qualité supérieure des produits Lubec.i k 1 w village qui l'a vu naître.Saint-Antoine Abbé est niché t m ce aux techniques les plus modernes et les plus éprouvées, le Saint Antoine-Abbé garantit l'excellence d'une qualité sans pareille.Soeur Berthe Germaine Gloutnez occasion.Et des expertes comme Madame Germaine Gloutnez et Soeur Berthe recommandent hautement le cidre comme boisson d'accompagnement d'une foule de mets autant traditionnels que gastronomiques.La cuisine au cidre vous réserve également d'agréables surprises.Songez donc: pour apprêter nos bonnes vieilles recettes de chez nous, il nous fallait un crû bien de chez nous! ?Abbé et fils d'une famille de pommi-culteurs renommés, terminait ses études en administration et offrait à Fernand Dufour de reprendre avec lui les rênes de sa petite entreprise.En 1971, la vente du cidre était légalisée et Claude Lussier fondait Lubec Inc., aujourd'hui la plus importante cidrerie au Canada, à l'emplacement même où Fernand Dufour avait mené ses travaux.y Le grand rêve de Fernand Dufour.Les temps ont bien changé depuis cette époque artisanale.Si expérience, il s'employa pendant plus aujourd'hui, le cidre est vendu par- de 25 ans à développer en laboratoire tout au Québec, et non plus le long\tdes normes de contrôle qui permet- de quelques routes de campagne, il\ttraient alors de lancer sur le marché faut remercier la ténacité et le génie un cidre de haute qualité.En 1967, d'un homme de chez nous, qui est Claude Lussier, natif de St-Antoine SAINT ANTOINE-ABBE Il est bon, il est bon premier.C'est un cidre UAec \\ ÿ' S3 r r»'* % w s V / ; A W, 3 îte* *i.v.v ./: ;.dT .¦/'ll ' .-T- « - \u2022 « s r: 4 \"\t-T r*.3 ft LIT A 3 eu # r.A» T\t~y J» 9 * v' N i\u2018 I $1 ï i Ï £ L> W\\ .-¦ .- l y : r 59 a ea : tiA ÏÜh i N L ¦ m \u2022- ¦ » > Jk.BT E a y .- ! : les communications |BL liée y Pni2c« L, ?îVj*V ,v IL m -, I ;\u2022 si 4.R m?.\\ $3 * g' -S\u2014£i£- S fs5 ,x5 HfTjMifcâTn, i > mâ 5 a i 11 r e * ! m | TBjjr ^ Jlk : là V fi 11 V r v Lv #### \u2022> m û ?H h vWWfWte':.! :v ?r> ¦te' :?'-0.¦-ji M.et Mme Noël Lefebvre, Saint-Casimir, Comté de Fortneuf, RQ.m m - 3iBsw, / \u2022 : \u2022 V p\\ j i .A *¦ Bonjour Andrée, bonjour Noël,\t.Il y aura un an demain, vous célébriez votre mariage dans I eglise de Saint-Casimir.Il y avait beaucoup de monde, parents et amis II faisait beau, vous étiez heureux, c était la tête.Nez fourré partout par métier et par amour des gens, j'y étais.|e ne vous connaissais pas.le vous ai vus, |e vous ai trouvés beaux, vous et tout le monde, et je vous ai photographies.Vous avez bien voulu, pour votre premier anniversaire de mariage, que je publie ces photos dans Perspectives.Les voici.Vous revoici dans votre plus beau role.Mon meilleur souvenir, mes voeux de bonheur et bien le bonjour à tout Saint-Casimir.O\u201d >» ¦ir: \\ K ?¦ * k jjS' a ->\u2022- : Ci: \u2022'l/i -¦ üg Marc-André Gagné N 1 % f m \"Sa / 3 ' s-' i , a F r.\\ a ,v K t* Z fcSr I % mm ; m ES v % lïJf B P ê I f ; jrj&t * Jr 8 l Ü r W ' : 00/A ' A ;-*:' & .¥ M S3 rj m UfS \\ \u2022j ; tp F - ; t ¦ \\ V J A B / M - 4.y:i r \u2022sa I m mm 7 .r-.X aa lit T ^ > 4t x L*.7 SB Wi fiâ * V y IT % % Y\"- m fis 1 P?\"V > t V s & N > » A* v-fJ x..±£d jjfA.V RR P *7* K \u201c\\1 jf K m m / X' 11 1 < rv .-j .% .¦«- nr4 7 m « V.% I y* v > * »\u2022 liSf-T.8 \u2022 \u2022 ! :.v tv Z < \u2022 V* ; z .IX .JP ¦ ;.t Vt V .>> % Ay/ 1 ISj m 7, n\t- '\t¦ ' m \u2022 - \u2022 ü'iîJ.'.\u2019te.\u2014 ?ut r- '.!udanuiaaii La Bonne Cuisine de Perspectives par Margo Oliver -\u2022\u2022\u2022\" v \u2022 vf \u2022.*î K *¦ *\u2022 \u2022: \" f/-r ^ .fc .T X ¦ \u2022 X -\t.' 3» >e ¦ ¦' v.£3 .m Éék t .¦ 23 'S \u2022\u2022-\u2022TT XL \u2022* 0P\" r-: wKmLd l£ J - *1 s PS * > rm T - , ¦ s B S m 5/ >A.* « ^ A m A : v V - \u2022- :: > Z V % 3 z z z y / ï 'V I r- : \u2022 i a \u2022 \u2022\u2022 Repas délicieux, substantiel et vile préparé: consommé relevé de citron, sandwich au fromage et aux tomates et délice au chocolat et à la cannelle.SPECIAL JOURS CHAUDS Les jours chauds, combien en avons-nous dans une année?Trop peu, cela est certain, répondez-vous sans doute comme moi.Profitons-en donc le plus possible.Il faut, l'été, éviter les longues séances dans la cuisine.Il est de bons repas qui peuvent se préparer sans trop de temps et d'efforts.Servez, par exemple, une soupe, ce que j'appelle un sandwich-salade et un bon dessert.Les soupes que je vous propose ici ont comme base des soupes de conserve.Elles sont pourtant différentes et délicieuses, bien sûr.Les sandwichs sont des plats de résistance car, je ne l'oublie pas, le beau temps et l'exercice en plein air aiguisent l'appétit; même en été, de simples collations ne sauraient su'iïre.Et comme un repas ne saurait être complet sans dessert je vous offre aussi des plats sucrés.Voici donc des recettes simples.Combinez-les comme vous voudrez pour de vrais menus de jours chauds.re- za 1975 Recettes i U page 1 ingénieux > ;-v : J \u2022 -Vr :\u2022 c v j-\u20142 r.$\u2022 f : 9 mi » Wr' i « % I! r-r m£ A % ¦ V j' r- m * w iBb 5 m c ' 2, T ' y U' : \u2022b «SCE DE COLLECTION OU MUSEE OU 12 OÛNNACONA.OUlSCC Ingénieux ce chandelier-bouillotte.Ce chandelier en étain qu\u2019utilisaient nos ancêtres québécois pouvait également servir à tenir chaudes les boissons qu\u2019on plaçait sur le dessus des abat-jour, généralement dans des tasses.La mobilité de ces abat-jour, qu\u2019on pouvait faire glisser à volonté le long de la tige de métal permettait un contrôle adéquat de la chaleur.Pourvu de qualités esthétiques certaines, cet objet constitue un bel exemple de la façon dont les Québécois d\u2019autrefois savaient joindre l\u2019utile à l\u2019agréable.Ingénieux ce chandelier-bouillotte.C est Québécois.Tout comme la cigarette « La Québécoise » ® manufacturée pour la Société des Tabacs Laurentiens inc., à Louiseville, comté de Maskinongé, au Québec.¦ \u2022f i *\u2022 I 1 :h.V-.3
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