La presse, 2 août 1975, Perspectives
[" perspectives UNEtiSraMMOTOUl CHANGEDEVOQOKM PAGE 10 ¦\" \"I if- ¦y./ ïfiÈèïsÿàÈiÊÊm SsEy>: mm ¦ SS.kIO; Jt _ ¦ %: r-r % ##% ' ''iï-**1' ¦ ?v g ' i TYFFS-r\t>w*\" ! : \u2022 \u2022- - & mm - :;mr' '¦» ,\t\u2022 It e f II -y- î t.: ¦: - \u2019 vP3 4;: -.rji\" PENDANT CINQ JOURS NOUS AWONS ÉTÉ LEURS BÊTES CURIEUSES W y gVvr CANS UN VILLAGE DE LA NOUVELLE-GUINEE, ONAEU PITIÉ DE NOUS FARCE QUE NOUS VENONS D\u2019UNÏArS DE FROID ET DE NEIGE s v.: S ¦ i toga K m $**&¦ & f .' A \\ y vu V l, wm e r* F \u2022U mm 1 $1?U / U?r^-r ' s.sp Mb *.5&«$ K H * >vî s I /j i.'/¦i m mm V tv- t m r.-s 1C Wm m f : 1 .i r i w ¦ £ t\"; É , J.g# y i+it'â m 2- 2 aoJl 79/b \u201d15 R ^7 .;ufc T?© « >/ A- 1 , mm $ ii 1 .\\ < i !> ¥i 3 \u20223 f>.I A' A 1 W-i 9 ') w \\ _ \\ mm PAR jOHANNE McDUFF Ils ont des cadenas à la porte de leurs huttes, portent des montres qui ne marchent plus et conduisent des camions.Mais ils nous demandent avec candeur combien de cochons coûte une épouse au Canada.Le puissant tape-à-l'oeil de la société australienne les fascine, mais leurs racines tribales sont les plus fortes.Il a fallu partager la vie de celle petite tribu du nord de la Nouvelle-Guinée pour le comprendre.Nous étions deux.Un canadien, connu en Australie et rencontré par hasard lors de mon arrivée dans la capitale, m'accompagnait.Port-Mo res by nous avait déçus: une ville bâtarde où se côtoient dans une agressivité mal maîtrisée les colonisateurs australiens et les Noirs empêtrés dans un mode de vie et un environnement urbain faits à la mesure des Blancs.Un difficile paradoxe que nous avons pu déceler à un moindre degré dans les autres petites villes.Mais la Nouvelle-Guinée est un pays magnifique.La mer, et des montagnes si douces qu'on a envie de les caresser.Et pendant trois semaines nous l'avions sillonnée tantôt en avion, survolant à basse altitude une jungle dense veinée de cours d'eau, tantôt en PMV (Passengers's motor vehicles), petits camions blancs dans lesquels on s'entasse tous pêle-mêle avec les noix de coco, femmes, vieillards, enfants, animaux.On marchande le prix du trajet avec le conducteur et on part cahin-caha, s'arrêtant maintes et maintes fois pour prendre de nouveaux voyageurs ou tout simplement pour décorer de larges feuilles de bananiers notre petit véhiculequi prend lentement l'apparence d'un char allégorique.Bref, notre immersion se faisait lentement et agréablement, mais nous guettions surtout l'occasion de vivre dans un village.Elle nous est tombée dessus comme ça, au moment où on s'y attendait le moins: partis de Mount Hagen (dans les Highlands) dans un de ces PMV, on se dirigeait vers une mission luthérienne qui pouvait nous héberger pour quelques nuits.On ne l'a jamais trouvée, je me demande même si elle existe vraiment.Notre chault'eur, qui était de la région, ne savait pas du tout de quoi on parlait, mais on a décidé de monter quand même, pensant qu'il ne comprenait pas notre pidgin.Cet anglais simpl ifié (où \"genou\" se traduit par screw bilong leg ou \"la vis qui appartient à la jambe\"), facilite la communication entre les 700 tribus qui ont chacune leur propre dialecte.Dans le camion, il y a entre autres un jeune garçon de 16 ans.Pila, qui parle un peu anglais.Au bout de deux heures, le camion s'arrête.Tout le monde descend.Fin du voyage?Pas même le temps de se demander ce qui se passe, nous voilà tout à coup entraînés, nos sacs a dos en tête, dans ce que Pila dit être la mission luthérienne.En fait, c'est son village où nous allons passer 5 jours.A peine fait-on notre entrée, tout éberlués, que femmes, enfants, hommes, vieillards, accourent de toutes parts (sortis de je ne sais où) et pendant 10 minutes on serre des mains de gauche à droite.Les enfants nous touchent, rient, se sauvent.Les femmes me touchent les cheveux.On est assaillis! On est dans un bain de mains tendues et de sourires.De temps à autre je capte le regard de John et ce que je lis dans ses yeux est sûrement ce qu il peut voir clans les miens: la stupéfaction! Mais on sourit toutes voiles dehors; surtout Pila, triomphant et heureux du trophée qu'il apporte aux siens.Il nous entraîne bientôt dans sa hutte et nous explique que c\u2019est là qu'on habitera.Mais son père exigera un peu plus tard qu'on déménage dans sa hutte personnelle.Il ira pour la circonstance partager celle de sa femme et de ses plus jeunes enfants.Elle consiste en deux grandes pièces (une pour le père et l'autie pour la famille) sous le même toit, mais il y aune petite ouverture carrée dans le milieu du mur qui les sépare et cette fameuse fenêtre va nous enlever notre dernière parcelle possible d'intimité.Car c'est ce que nous avons trouvé le plus dur en ces 5 jours: où que nous allions, quoi que nous fassions une horde de personnes nous suit et nous observe.Pas un seul instant de solitude.Après ma première photo, des mains se tendent et Pila, devenu interprète, m'explique que je dois donner 10 cents à chacun! (On a appris par la suite qu'une équipe d'Australiens avait récemment tourné un film dans les environs et ils avaient donné cette somme à chaque figurant.Mes pensées ne font qu'un tour et je leur dis qu'en échange je leur enverrai les photos une fois développées s'ils me donnent leur adresse.Du coup, les figures s'éclairent.Mais il faut la trouver cette adresse! Pila a beau se creuser la tête, demander à son père, ses oncles, ses cousins, le conseiller, personne ne connaît le numéro de la boîte postale à Mount Hagen.Mais on se souvient tout à coup qu\u2019un missionnaire a déjà reçu une lettre.Nous voilà donc, stylo et carnet en main, marchant en choeur vers cette hutte salvatrice.On trouve l\u2019enveloppe et dans un silence imposant je note l'adresse.Cet incident nous apprend que les huttes des membres de la tribu s'échelonnent un peu partout en montagne et le long de la route.De retour au \"village\", c'est-à-dire l'ensemble de huttes en terrain découvert où nous logeons et qui me semble être le coeur de la tribu, c'est l'heure du repas: nous avons droit aux sweet potatoes et épis de mais cuits dans des feuilles de bananiers sous la terre.C'est notre seul repas avec tout le monde.Dans les jours qui suivent, nous avons nos repas (toujours le même menu) dans la hutte du chef avec sa famille, devant un feu de bois et dans un nuage de fumée qui me fait pleurer à chaudes larmes.Ces repas en famille sont un événement.John et moi, on est assis, sur les nattes de bambou tressées au centre et on est servis en premier.Tout le monde nous regarde manger.Et quand on a fini, ils mangent.Le deuxième jour, ils ont tué un cochon en notre honneur et il a fallu manger la peau.Quand un visiteur arrive, il vient directement nous serrer la main.Apernoon tupela (bonjour vous deux).Apernoon.Je ne peux passer sous silence l'épisode du sac: une amie m'avait fait cadeau, avant mon départ d'Australie, d'un magnifique grand sac en jute violet qu elle avait brodé elle-même.Je l'avais donc en bandoulière en sortant de la hutte, le premier après-midi, et j'ignore si c'est parce qu'ils ne connaissaient pas ce tissu, toujours est-il que les hommes puis les femmes m'ont entourée et ont commencé à le palper, le toucher, le manipuler avec curiosité et admiration.Une jeune femme en particulier se montrait intéressée.Et comme je la trouvais sympathique, j'ai décidé de le lui donner.Gaffe monumentale! Et je Suite page 4 PENDANT (T?'L-Ss CINQ JOURS ï\\pi NOUS PUONS ÉTÉ [UM K V ¦ ïjÊ K LEURS BÊTES CURIEUSES 34 Fl s\", .\u2018Jt U i (2 ans) ils n'ont pas de relations sexuelles ensemble.Ils croient que la semence du père peut se mêler au lait de la mère et tuer le bébé.Les naissances sont donc planifiées de deux ans en deux ans.Mais les hommes les plus riches, tel un des oncles de Pila, prouvent avoir plus d'une épouse.Cet oncle en avait trois.Il n'est pas rare de voir deux ou trois hommes marchant la main dans la main et se tenant par la taille.Un soir sous les étoiles, nous parlons longuement des coutumes de mariage.Pila nous apprend que son frère aîné a donné six cochons et 100 dollars australiens à sa belle-famille.|'ai appris par la suite que ces cochons, appelés pigs for the girl's vagina symbolisent l\u2019exclusivité de ses droits sexuels sur son épouse.Avant leur mariage, les jeunes filles sont cependant très libres.Libres d'aller passer la null chez un jeune homme et d\u2019être reçues dans sa famille; elles son! dégagées de toutes corvées ménagères et nous les voyons durant le jour, toutes en groupes, chantant, causant, se faisant des colliers.Une fois mariées, par contre, elles travaillent comme des forcenées; c'est un spectacle quotidien que de les voir à la fin de la journée marchant péniblement le dos voûté sous l'énorme chargement de fruits et légumes qu'elles rapportent du jardin; jardin, qu elles sarclent, sèment et entretiennent elles-mêmes.Elles doivent également s\u2019occuper des cochons, créatures très respectées de leur communauté, qui logent dans des huttes très propres et où elles vont quelquefois loger aver leurs plus jeunes enfants.En allant à la rivière, nous sommes passés près d'une de ces huttes et la mère de Pila y finissait justement une petite sieste.C\u2019est une autre de leurs demeures, tout simplement.Les personnes les plus respectées dans la tribu sont le conseiller, le head master et lebrg man.Le conseiller portait une chemise kaki et un gros insigne argenté qu'il arborait fièrement (comme les shérifs du Far-West).Son rôle est de régler les conflits internes (tels les adultères) ou externes (les membres du clan vivant en ville).Il collabore avec la police et est le seul représentant officiel auprès des autorités.Mais il ne parle pas anglais.Le head master, lui, représente le missionnaire et est chargé de diffuser les principes religieux de l'Eglise dite officielle.Le big man est l'homme riche, propriétaire de toutes les terres.Nous allons toujours de surprises en surprises.Un soir dans la hutte, un homme trouve un de mes cheveux.Et ce cheveu circule en silence entre leurs mains et ils l'observent et semblent l'admirer.Ils me le redonnent avec respect.Ils se montrent également très intéressés par les colliers de coquillages que nous portons.Ils sont si loin de la mer! Nos soirées commencent à partir du moment où nous revenons de la rivière après avoir parcouru notre dernière étape, les jardins de fèves soya, bananiers, mais, sweet potatoes.Les femmes reviennent les sacs pleins de récolte.La vieille mère toute petite, visage noir émacié, yeux immenses, toute ridée, balaie l'entrée de la hutte avec une branche.La lumière commence à baisser.Des groupes d'hommes ça et là, assis à terre, jouent de la flûte ou aux cartes, fument une longue cigarette (tabac cultivé dont les feuilles pendent dans notre hutte et fumé dans du papier journal rapporté par ceux qui sont allés à la ville).Nous entrons dans notre hutte.Pila, johnel moi, et je me cogne presque toujours la tête contre la cloison (l'entrée ne mesure que trois pieds de haut).Les enfants et les femmes restent à l'entrée et nous observent de la porte.Puis à côlé, ils commencent à faire le feu et on sent et voit la fumée.Nous allons les rejoindre et la veillée commence autour du feu; pas de cheminée.La fumée se fraie un chemin comme elle peut; c'est de toute beauté de voir les visages noirs éclairés par la flamme motivante.Le feu baisse-t-il qu'aussitôt le cadet, qui n'a que trois ans, l'attise d'une main experte.Le repas terminé, on se roule tous une cigarette et on parle.Pila traduit.L'avant-dernier soir, le conseiller s'est lancé dans une tirade qui n'en finissait plus au sujet de notre établissement dans le village.Il s'est emporté, terminant dans une envolée oratoire sur I union triomphante du Canada et de la Nouvelle-Guinée.Maintenant on doit revenir avec notre famille qui va prospérer ici.Ils vont nous fournir l'argent, même s'ils en ont peu, pour commencer.C'est pour une noble cause.Et toujours on doit répéter notre même histoire.C'est long parce que Pila doit traduire.Puis nous nous retirons dans notre hutte.Par le carreau communicant, qui laisse passer un faisceau de fumée, à travers la lueur de la tlamme, nous pouvons les voir et les entendre.Quelquefois, au milieu de la null, le père se met à chanter d'une voix grave.Vient l'heure du départ.Ils nous font cadeau d'un tas de fruits et de légumes, nous d'hommes marchant en silence, le visage peint en jaune et armés de haches, d'arcs et de disant que dans le Sepik où nous allons, ils n om pas de fruits, juste du poisson.Mais on flèches.Ils vont venger la mort d'un cochon.Dans les Highlands, un acte d\u2019agression laisse là l'énorme pile de sweet potatoes.On reçoit aussi des bijoux, des petites sculp-venanl d'une tribu adverse ne reste jamais impuni.C'est la fameuse coutume du Pay Back tures.On leur donne nos tee-shirts, dont on nous avait tant parlé en Australie.Cet après-midi là, un homme a été tué.Ce qui nous a étonnés, c'est la nonchalance et ('indifférence qui entourent tout ceci.Le soir lequel gît ensanglanté un énorme cochon sauvage attaché à des lianes.Tout est normal de celte guerre, les hommes de notre village qui y avaient participé nous sont revenus maintenant.Le recul seulement y trouve son exotisme.Une fois en ville, nous n'en calmement et se sont mis à jouer aux cartes.Pila nous dit qu'à six heures, tout s arrête pour revenons pas de voir tant de white skins.Et pourtant, la semaine précédente, nous les reprendre le lendemain matin.Cela fait partie de leur vie de tous les jours, simplement, cherchions des yeux.Nous sommes à l'aise avec les black skins maintenant.Nous n\u2019avons jamais vu de scènes d'affection entre hommes et femmes, qui d'ailleurs Nous partons pour une autre magnifique région le long du gigantesque fleuve Sepik, ne dorment que très rarement ensemble.Tout le temps que dure l'allaitement de leur bébé où sont les artistes.Un tout autre type de villages .n'ai pas pris de temps à l'apprendre.Pila arrive tout énervé et m'annonce que ça ne se fait pas.On doit tout donner à sa mère, la femme du chef! Quoi faire?J'ai donné, je ne peux reprendre.Et devant tout le village! Mais la mère de Pila, à l'autre bout, se met à se lamenter à haute voix.Elle semble vraiment offusquée.Elle est entourée d'un groupe d'amies qui me regardent avec agressivité.Quelques minutes plus tôt, elle était pleine d attentions pour moi (m\u2019axait apporté une large feuille de bananier pour que je m'asseois dessus).Je ne peux me soustraire à leurs coutumes.Je suis entre deux feux; deux groupes se sont formés.Je parlemente avec Pila et John.Puis honteusement je dois aller reprendre mon sac et aller l'offrir à la mère qui s'épanouit en remerciements.Le Canada, ils ne savent pas au juste ce que c\u2019est, où c'est.Seul Pila a déjà vu une carte géographique.Et le premier soir, toutes les têtes sont penchées autour de mon atlas, à la lueur d'une vieille lampe à kérosène.Ils sont horrifiés quand on leur dit que dans notre pays il n'y a pas d'ananas, ni paxv-paxv, ni bananes, ni noix de coco.Le père nous demande si on a des maisons comme les leurs et nous pose un tas de questions sur nos villages et nos tribus.Ils n'en reviennent pas quand on dit qu'on doit payer pour louer une maison et pour acheter de la nourriture.Et quand on parle du froid et de la neige, ils nous regardent avec pitié! Ils nous disent que c\u2019esl épouvantable qu'on ait à retourner dans une telle contrée.Ce soir-là nous avons dû aller au lit devant les clameurs d'une foule extasiée.Ils n'avaient jamais vu un sac de couchage.A l'aube, on est réveillés par Pila qui se lève et va rejoindre les siens qui commencent à faire le feu pour cuire le déjeuner.On s'endort et se réveille avec la fumée.On peut les voir nous observer par le carreau et aussitôt qu\u2019on bouge, les voilà qui nous souhaitent le bonjour et nous apportent les patates.Ça ne prend pas de temps: l'entrée est aussitôt bloquée par une dizaine de personnes qui viennent nous parler et nous observer.Les hommes sont très coquets et, le matin, ils se font beaux: ils se plantent des fleurs, des plumes, des branches dans les cheveux, portent un tas de bracelets et de colliers et ont tous un grand trou dans le nez et dans les lobes d\u2019oreilles.Nos journées s'écoulent toutes de la même façon.L\u2019avant-midi, Pila nous amène visiter la ' parenté\", c\u2019est-à-dire les autres membres de la tribu.Une longue marche au soleil en compagnie d'une petite délégation d'enfants et de jeunes garçons.Et toujours le même cérémonial: ils nous invitent tous à rester coucher, nous construire une hutte pour qu'on reste indéfiniment et qu'on se parte une business; ils nous croient capables de tout: ils demandent à John de réparer une montre, le moteur d\u2019un camion PMV, etc.On rencontre le big man.celui qui détient toutes les terres.Il nous dit qu'à gauche, pointant les montagnes et les champs à l'infini, c'est pour la tribu.A droite, c'est extra.C'est pour nous.On le remercie chaleureusement et on dit qu\u2019on doit retourner au Canada voir notre famille qu'on n'a pas vue depuis longtemps et leur demander la permission de revenir, qu'on va sûrement revenir parce qu'on aime la Nouvelle-Guinée et les gens, etc.Un après-midi, ils nous montrent l\u2019emplacement où ils vont nous la construire cette hutte.Ils veulent même commencer toute de suite, comme ça, ça va être prêt pour notre retour.Mais on s'empresse de leur dire de ne rien commencer avant d'avoir reçu une lettre de nous.On leur dit que le gouvernement ne nous permet pas de travailler ici (c'est vrai).Ils répondent qu'ils vont aller en délégation voir le chef du gouvernement.Notre moment préféré, c'était d'aller à la rivière l\u2019après-midi.Deux milles et demi de marche dans les champs, vallons, jungles.Enjamber des ruisseaux, franchir de fragiles et étroits ponts.Mais c'était à chaque fois une marche agréable.Surtout parce qu'on était enfin presque seuls lune dizaine) et qu'arrivés à la rivière c'était tellement rafraîchissant de se baigner et de se laver enfin.Il se met à pleuvoir?En cinq minutes, ils construisent un abri avec des branches.Il commence à faire froid?le feu crépite dans le temps de le dire.Ils cueillent pour nous des beads et on fait des colliers.Ils me dessinent un masque sur le visage avec des morceaux de boix brûlé.Bref, avec un rien ils trouvent un tas d'idées les louets des enfants sont fantastiques.Un incident cocasse: un après-midi, John sort son lix re alors qu\u2019on est à se sécher tous ensemble au soleil.Aussitôt il est entouré du groupe alors présent, surtout des enfants, et pendant quinze minutes, eux qui ne savent pas lire sont plongés en silence dans la contemplation des feuilles imprimées.Ç'a l'air passionnant.Un jour en revenant d'une de nos excursions, nous rencontrons une centaine Ils nous accompagnent jusqu'à la route où nous montons dans un autre PMV dans 4 2 août 1975 \u2022\t\u2022Tv.'î»5f$S| 31 s» ¦ÿ a Belmont ¦ : ¦ mm _ I n U S\u201d 1 t .s F Behcm F\"\" mm de! v:,i : fc 1 « \u2022«***\t«r#> ! SefovM.ÏM W'H'' rT\"^ % i ! i nr 1 i$v \\ L à \\ ! ;/ t ' «ï 5%: Bar- ' CIGARE i TES-REGULAR ACTIVATED CHARCOAL r.L.tn 20 m ¦ I ¦M M m 1 -mm ' W' Belmont «flî ¦ - m a$';i e Aujourd\u2019hui, seulPlaytex' ajoute la désodorisation à l\u2019absorption.TAMPAX.P \u2022wui PAQUET ECONOMIQUE 30%P*S Vous souvenez-vous quand Tampax® était le seul nom dans les tampons ?Votre premier tampon était probablement Tampax.Et bien sûr.il était absorbant.Mais aujourd'hui, seuls les tampons Playtex ajoutent la désodorisation à 1 absorption.Leur arôme frais er délicat aide à réduire vos doutes au sujet des odeurs intimes.Les tampons Playtex sont très absorbants.Autoajustables, ils s\u2019adaptent à vos contours internes pour répondre à vos propres besoins d absorption.Des tests démontrent que plus de femmes préfèrent l\u2019applicatcur Playtex.Son plastique doux le rend confortable et facile à insérer.Désodorisation.Absorption.Insertion plus facile.Maintenant disponible en format de 16.Format pratique d\u2019un mois.rti H mArcjue déposé* O International\tCompany D.rr*ion o< R»prl Ar>Corporate.0:^.D«i ,«,»,#¦ F u LTD 6363 NOP7HAM DRIVE MALTON.ONTARIO.CANADA USAGER AUTORISE DC l> MARQUE DEPOSEE ri&7S PU,îo p\\ofex 1 qtnOCR5«®5 $ Oes-»yrsdnt > PV-yler' PlATTEX T*mp*i «I U marque deootee de la Cor portion Ctrvtdicnrw Ttm&a* Lu» activités tardives d'alambics dans les érablières ou mystérieux échanges entre la plaine et la montagne.Mais les raconte ux sont plutôt avares de précisions.La vie sur la Concession Saint-Albert était donc en équilibre avec les ressources du sol et de la forêt.Les agriculteurs, dans l'harmonie de leur souche, disposaient du calme et de la paix de leur montagne.Solidaires les uns des autres, plus qu'ils ne pouvaient être solidaires des gens de la plaine, ils avaient tous compris qu'il était nécessaire pour chacun d'eux de se préoccuper de son voisin et des autres habitants de la Concession.Ma1 gré eux, les choses ont changé; le vent a tourné sur la plaine, dans toute la région de Joliette et progressivement la Concession.Mécanisation de l'agriculture, concentration des activités, urbanisation des campagnes, invasion des villégiateurs auront noyé dans un laps de temps très court tout le fond de valeurs traditionnelles issues de la vieille société agricole.Sainte-Mélanie n'a pas échappé à ce jeu de forces.Les méthodes de culture ont changé: le fils, quand il reste sur la terre paternelle, ne laboure plus comme son père.Des productions industrielles sont apparues, comme le tabac, diversifiant l\u2019économie des échanges, les sur : I > »2- 2 «oûf JB7S Postes Canada Canada Post B+ I Entrez en scène ¦?.I * ¦ i I r > ¦' fS \"Le livre intitulé Les belles histoires des timbres-poste renferme des pages remplies d'anecdotes sur les hauts faits de l\u2019histoire et de la culture canadiennes.Pour seulement $2.50, c\u2019est de la documentation à bon marché\".Dès la première page, vous serez fasciné par l\u2019abondance et la qualité des illustrations, la précision et la richesse des textes qui expliquent le lien qui unit les timbres à l'essence même de la vie et des moeurs canadiennes.De plus, le livre contient une illustration de tous les timbres émis au Canada ainsi que leur prix respectif.\u201cMoi je collectionne les timbres et j\u2019ai acheté ces jolis albums-souvenirs.de belles collections, des timbres neufs.Et ils ne coûtent que $11.25.\" C'est une offre qui ne se \u2022 refuse pas: tous les timbres commémoratifs de 1973, ceux de 1974, et les timbres courants de 1972 à 1974.Chaque timbre est accompagné d\u2019un texte explicatif approprié.S 1 A & » m .F \"W jV /' r \u2022«-, m & I w \u2022 ¦.A l ¦iv à A s i fj \u201cJe me suis inscrit au Service 7 des abonnés aux nouveautés philatéliques pour la modique somme de $20.\" Avec un dépôt minimum de $20, vous devenez membre du Service des abonnés aux nouveautés philatéliques des Postes canadiennes.Les membres reçoivent automatiquement et à l'avance des renseignements sur tout nouveau produit philatélique.Les articles que vous commandez vous sont expédiés jusqu'à épuisement de votre provision de $20.Il est entendu que vous pouvez augmenter votre solde en tout temps.Cela vous évite d\u2019avoir à faire des commandes séparées accompagnées d\u2019un chèque ou d'un mandat-poste à chaque nouvelle émission.f.7?i: a : 7£ ¦ M :: ' \u201cCe beau nécessaire de philatélie m'a fourni tout ce qu\u2019il me fallait pour entreprendre ma collection.L'ensemble ne m'a coûté que $9.95.\" Le philatéliste en herbe reçoit ce livret de 64 pages, une brochure intitulée \"Les 5000 ans des postes\", un livret d\u2019instructions, des étuis pour timbres, des brucelles, une loupe, des plis premier jour, une brochure sur les timbres canadiens ainsi qu'un premier assortiment de timbres canadiens à l\u2019état neuf d\u2019une valeur de $2.Une excellente trousse d'initiation à la philatélie.- ' - _ j» H >NjJJü; yïïîlT ! :< n .1.'J ¦z \u201c35 - * CRMuitS %-o : >W| Di* f.î # cm' A A- 1 % Vous serez agréablement surpris de découvrir toute la gamme de produits que le ministère des Postes met à la disposition des philatélistes ou des collectionneurs en herbe.L\u2019invitation est lancée, les Postes attendent votre visite.§ 1 r: Les timbres ont un rôle pour tout le monde.Votre bureau de poste a ce qu'il faut On dirait que tout le monde, aujourd\u2019hui, s'intéresse aux timbres-poste.On trouve des philatélistes chez les débardeurs et les sténos, chez les boxeurs et les professeurs, chez les enfants et les grands-parents.D\u2019où vient cet engouement?C'est que les timbres reconstituent en quelque sorte l\u2019histoire du Canada.Ils évoquent les faits marquants qui ont ciselé la culture canadienne, les points tournants de l'évolution d'un peuple.Chaque timbre est un petit chef-d'oeuvre d'imagination, une toile en miniature, une oeuvre d'art en milliers d\u2019exemplaires.La philatélie est véritablement le passe-temps de toute une vie.C'est l\u2019érudition absorbée avec plaisir.OU REMPLISSEZ LA FORMULE CI-DESSOUS 1 N° d'abonnement aux nouveautés philatéliques 13 5 Prénom Nom 29 19 2 N° et rue \u2014 C.P.R.R______ N° d'app.3 13 5 Province Ville/Village \u201cVenez nous voir au comptoir philatélique.* Devenez philatéliste à votre tour.\" N'oubliez pas d\u2019acheter des timbres-jeux olympiques.Vous viendrez ainsi en aide aux Jeux olympiques de 1976 et à nos athlètes amateurs canadiens.Vous pouvez faire vos Jeux! 69 43 Code postal Pays : 93 101 73 ' 3 Veuillez me faire parvenir les articles de philatélie suivants: _____________ Livre Les belles histoires des timbres-poste à $2.50 _____________ Nécessaire de philatélie à $9.50 (Taxe de vente de 5% pour les résidents de l'Ontario) _____________ Ensemble-souvenir spécial à $11.25 Service des abonnés aux nouveautés philatéliques _____________ Dépôt minimum de $20 I » TOTAL:\t$ ï g A l'usage du Service philatélique 4 19 : Prière d\u2019envoyer un mandat-poste ou un chèque établi à l'ordre du Receveur général à l\u2019adresse suivante: Philatelic Service Philatélique Poste* Canada Post Ottawa, Canada K1A 0B5 24 25 23 22 ! 39 6 ! 46 53 32 < Ouvert Vente MO par CA : «*» CH $ Oato r '«se ' Hla.A la vitesse à laquelle se développe actuellement le jeu de crosse, il faudra bien que ce sport typiquement canadien reçoive enfin droit de cité dans les dictionnaires français, d'autant plus qu'il a été baptisé de ce nom-là par le père jean de Brébeuf, en 1636.En effet, le bâton dont se servaient à cette époque-là les Indiens ressemblait à une crosse d'évêque.Depuis que la Ligue nationale de crosse, organisme professionnel, a été fondée l'an dernier, le nombre des ., joueurs évoluant dans les équipes amateurs du Québec a tout simplement doublé, passant de 2 000 à 4 000, tandis que les professionnels oeuvrent d'avril à septembre, S raison de 56 rencontres par équipe; en tout, six équipes: les Québécois de Montréal, les Caribous de Québec, les Arrows du Maryland, les Wings de Philadelphie, les Tomahawks de Long Island et les Bolts de Boston.Après la saison régulière $ qui s'achève le 22 septembre, c'est le début des éliminatoires comme au hockey.En fait, la crosse a subi des hauts et des bas au cours de son de crosse du Québec qui regroupe 18 associations, histoire.D'abord, ce sport rude servit d'entraînement aux guerriers indiens, avant même l'arrivée des Blancs en nationale de crosse sont télévisées en français au cours de la Nouvelle-France: il pouvait y avoir jusqu'à mille joueurs sur saison régulière, le public du Québec a pu vraiment se le terrain et une distance d'un demi-mille entre les buts familiariser avec ce sport à la fois individuel et d'équipe, qui se joue à six joueurs sur le terrain \u2014 même le gardien peut Mais c'est à partir de 1867 que le jeu de crosse connut ses compter des buts \u2014 et qui est passablement rude car le premiers règlements modernes grâce au travail du Dr Wil- double échec y est légal, liant George Beers, dentiste de Montréal et fervent de ce sport.Deux ans plus tard, les équipes de cette époque, au siècle dernier sur le jeu de crosse qui faisait alors et déjà la nombre de 80, se réunirent sous l'égide de l'Association manchette des journaux.Pour sa part, le photographe nationale canadienne de crosse.Le premier championnat fut montréalais William Notman (1826-1891) s'est intéressé remporté par les Indiens de Caughnawaga, dirigés par un des également à ce sport puisqu'il prit de nombreuses photos des joueurs de plusieurs équipes, comme le montrent les docu-Le jeu de crosse perdit à plusieurs reprises sa popularité ments ci-contre, précieusement conservés au musée mais il recommença à intéresser nos jeunes en 1966 grâce à McCord de Montréal.Bien sûr, équipement et uniformes ont la formation de la Conférence de crosse junior du Québec changé depuis lors, mais certainement pas la combativité ni Jacques de Roussan ÆÉ .a De plus, comme cette année huit des parties de la Ligue > ; 'cl adverses.m La petite histoire du Québec a gardé des documents du vtti HA fl X, n YA100 ANsifclF leurs, Peter Rice, pilote aux rapides de Lachine.m '\u2022\u2022AA\" v : qui oeuvre aujourd'hui en collaboration avec la Fédération l'air martial des joueurs.; I I IS L l t \u2022V # .0 v, r *» .# - z .4 1 ' V \\V : Vi - - S- .A 3r5 f r 5r g h \u2022 i+S u ËÜm 3 i§gp* A A V '> SfiM ¦ .rifc V k: * \u2022 I#-' i V £ V i / I f .\u2019 V-' A r> \u2022i4.\u2022 ' -ï.K'-K y g r \u2018V n t - m .A A \\ R f-f SS \u20141 , k ; i % J .V £ 1 V.W- if y 3 7 7 .flglf « S 2*5 ^-2554 Ü5 \u2022xi r.-A ¦ ¦% i \u2022 ^ .1: h >As~ ' V A & ¦ \u2019r?Æ ¦( \u2022\u2018^wÊÊSsmÊÊÈÊÊg^ÊÊm F* r \u2014 \u2022 \u2022*.llBiBaii ¦fiU Sag 2 août 1975 -15 14- 2 août 1975 La Bonne Cuisine de Perspectives par Margo Oliver Bien réfrigérer, en laissant le poids sur la terrine si vous le pouvez.Enlever alors le poids et le couvercle de papier d'aluminium et envelopper la terrine, et son moule, de papier d'aluminium épais.Transporter les lieux du pique-nique dans une glacière portative.Démouler et servir en tranches minces.(De 8 à 10 portions) PAIN DE VIANDE AU FROMAGE 2 cuil.à thé d'huile à cuisson 2 cuil.à table de chapelure fine 1 livre de boeuf haché '/a de livre de chair à saucisses /a de tasse de chapelure fine Va de tasse d'oignon finement haché Va de tasse de persil haché La moitié d'une petite gousse d'ail, broyée 1 cuil.à thé de sel Va de cuil.à thé de poivre 1\tcuil.à thé de feuilles de basilic séchées 2\toeufs, légèrement battus 8 onces de fromage à la pie - {cottage cheese), en crème '/a de cuil.à thé de sel Va de cuil.à thé de poivre 1 oeuf, légèrement battu Vi tasse d'arachides salées grossièrement hachées Chauffer le four à 350°.Enduire, de 2 cuil.à thé d'huile, un moule à pain de 9 x 5 x 3 pouces.Saupoudrer tout l'intérieur du moule de 2 cuil.à table de chapelure.Pencher le moule, de côté et d'autre, pour que la chapelure adhère à toutes ses parois.Mêler parfaitement, à la fourchette, le boeuf, la chair à saucisses, y.\u2022 de tasse de chapelure, l'oignon, le persil, l'ail, 1 cuil.à thé de sel./i de cuil.à thé de poivre, le basilic et 2 oeufs.Mêler le fromage, y* de cuil.à thé de sel, y< de cuil.à thé de poivre, 1 oeuf et les arachides.Etendre la moitié de la viande (environ 1/« tasse) dans le moule.La recouvrir du mélange au fromage, uniformément.Recouvrir de ce qui reste de viande et cuire au four 1 heure et 15 minutes.Laisser refroidir et réfrigérer.Transporter sur les lieux du pique-nique dans une glacière portative.Servir en tranches minces.(6 portions) PAIN DE VIANDE EN COURONNE 4 livres de boeuf haché (pris dans la palette) 4\ttasses de miettes de pain frais VA tasse d'oignon finement haché 'A tasse de piment vert finement haché 2 oeufs, légèrement battus 2 cuil.à table de raifort (dit préparé) 2 cuil.à thé de sauce Worcestershire 5\tcuil.à thé de sel 'A cuil.à thé de poivre 2\tcuil.à thé de moutarde en poudre 'A tasse de lait A tasse de catsup 1\ttasse de persil finement haché l'A cuil.à table d'huile à cuisson 3\tcuil.à table d'oignon finement haché A tasse de catsup 2\tcuil.à table de vinaigre 1 cuil.à table de cassonade 1 cuil.à thé de moutarde (en pâte) 1 cuil.à table de sauce Worcestershire 1 pincée de sel Radis et échalotes Chauffer le four à 375 .Bien graisser un moule en couronne de 11 tasses.Mettre, dans un grand bol, la viande, les miettes de pain.1, - - as K .ri >¦ \u2022: il s r; : ai ' 'f'-v\t\u2022 r\"?je- &m&L -tS B '4* il V.\" IBt H ¦v IT & m 4- g*3fS ?i *-*' *â r -V mr*$3fb 2zmt3 * HU / r V- * k fl ri Vi ¦¦¦'A mm I K A mi r ÉtéS g g! - y i M & R- V / ^ & £3 .Y ' - a iiS* ÎÉ ' rv S; % PB % s mm il.-T'.M \u2018 \u2022 ç A: \u201e , - V.i % S r>v .m R \u2022ZTf\" -V ¦ K H 'a' -w / suas* 2 aoCf 7975 '7 \\ vTviy %, l é 33» i .A 533 B m ¦ / G.-ii \u2022-Sa I Laval a la vraie recette En voyage d'affaires ou d'agrément, dans toutes les caisses populaires offrant le service inter-caisses vous pouvez maintenant.\t________ Grâce aux petits vers blancs qui abondent dans son eau potable.Laval, en banlieue de Montréal, est en train de connaître une prospérité sans précédent et on prédit que d'ici à la fin du siècle, elle aura dépassé la métropole en importance.Le maire de celle ville-champignon, le Dr Lucien Paiement, est l'homme à qui revient tout le mérite d'avoir fait accepter ces vers providentiels par la population, et bien fou celui qui oserait maintenant lui faire la lutte a la mairie: il mordrait la poussière et subirait la plus cuisante défaite qu'on puisse imaginer! Il n'y a pas -si longtemps, les Lavallois signaient des pétitions et manifestaient j contre leur conseil de ville à cause des vers blancs qui nageaient dans leurs verres d'eau.Il fallut beaucoup de courage au maire pour leur annoncer que < es vers \u2014 des nématodes de la classe des némathelminthes \u2014 étaient peut-être désagréables mais pas du tout dommageables.En fait, avait déclaré le maire, les citoyens des autres villes du Québec n'ont pas la chance d'en avoir dans leur eau et ils doivent manger de la salade, du chou-fleur ou des épinards.Après cette courageuse déclaration, les Lavallois, qui s'abreuvaient surtout d'eaux gazeuses, se remirent graduellement à l'eau.Il ne fallut que quelques mois pour constater l'effet bienfaisant des nématodes.Petit à petit, les citoyens qui buvaient beaucoup d'eau remarquèrent qu'ils mangeaient de moins en moins vl n'en souffraient pas le moins du monde.En fait, les anémiques gagnaient du poids et les obèses en perdaient.Augmentant leur ration d'eau quotidienne, les Lavallois les plus audacieux en vinrent rapidement à pouvoir se passer de déjeuner, de dîner et enfin de souper.De là à conclure que les nématodes constituaient une excellente source de ! protéines, il n'y avait qu'un pas.Une ménagère, qui n'avait pu se résigner à boire l'eau lavalloisc et en im- : portait des villes voisines, finit par tenter l'expérience, mais non sans avoir pris j la précaution de faire longuement bouillir l'eau.Quand elle ouvrit le couvercle j de sa marmite, il n'y avait plus d'eau mais une espèce de sauce au vermicelle | Sa famille s on régala et ce plat, qu'on a liaplisé depuis \"nématodes à la mode j lavalloise\", fait les délices des, plus fins gastronomes.Et, qui plus est, Li I cuisinière la moins expérimentée no peut le rater.Depuis celte date, l'esprit d'invention culinaire des Lavallois ne connaît pas de bornes.On prépare les nématodes de mille et une façons.Congelée, par exemple, I eau tait des popsides dont la valeur nutritive est exceptionnelle.Par un phénomène qu'on ne s'explique pas encore, le whisky baptisé d'eau lavalloise ne rend pas malade.On peut en ingurgiter à satiété sans craindre de s'éveiller le lendemain avec un mal de cheveux.Leau a réduit à rien le budget alimentaire des familles lavalloises.Toutes ont maintenant un niveau de vie qui dépasse de loin celui de la famille canadienne moyenne.L'argent qu'on dépensait pour les aliments, on l'investit dans des maisons, des automobiles, des bateaux, enfin dans toutes sortes de choses qu'on considère ailleurs comme un luxe.Les Lavallois, qui peuvent se nourrir sans perdre de temps à même le robinet, ont un taux de productivité exceptionnel.A Laval, quand on sent venir une Iringale.on n'a qu'à se verser un grand verre d'eau.En cette période d inflation où aucune mère de famille n'arrive à joindre les deux bouts, I eau de Laval, c'est pas piqué des vers! Pour boucler leurs budgets, il y a longtemps que les lamilles de Laval n'ont plus besoin de manger du beurre de peaiml! mm i f.y # < V : % : 3$ agg O O :&;*¦ s # > I m vO Si I to s TT m 1 EfYeeluer de» dépôts Iteti iw de Yarçjent Demande: une mise à.jour S g % lil\u2014 La caisse\tDe^jaitiins 78- 2 août 1975 Même les amateurs deviennent experts Tout ce qu\u2019il vous faut savoir sur la culture des plantes d\u2019intérieur m / Vs m Récemment publié et maintenant en vente au Canada & m U.\"*-'\" # SB w x \\ ÀtV .m -IS-\u2014-1' ¦ ssr \u2022 SÏ 'A u y y fri y y v-?: f \\ w -Pu #/ LE GUIDE COMPLET DES PLANTES D\u2019INTÉRIEUR - Joan Lee Faust ! Traduit de l'américain par Marc Meloche.Les plantes d'intérieur donnent à votre foyer un aspect de chaleur et d\u2019hospitalité.Ce beau livre, débordant de renseignements pratiques, vous montrera comment mieux en prendre soin, comment entreprendre un jardin intérieur.I \u2022\tTable alphabétique complète et glossaire explicatif des termes techniques employés.\u2022\tAu total, 262 pages regorgeant de tout ce qu\u2019il vous faut savoir pour faire pousser chez vous de belles plantes d\u2019intérieur.Si vous en cultiviez déjà\t___ ou si vous songiez à le faire, voici enfin le manuel que vous attendiez.\u2022\tLe livre décrit en détail plus de 100 plantes diverses, leur lieu d\u2019origine, la manière de les faire pousser et de les soigner.Il identifie chacune par un dessin en couleur aux traits exacts.\u2022\tIl indique pas à pas comment préparer vous-même les mélanges appropriés d'argile, sable et humus nutritif \u2014 les mêmes qu'emploient les jardiniers professionnels.\u2022\tPlus de 150 vignettes hors-texte, dont plusieurs illustrent des procédés importants: interposition de ¦ couches d\u2019air, taille des racines de p! «nies nouvelles, procédure appropriée de mise en pot.t> :*À : *V 1 f?\"- ! ! / V v V ^ rjH NUL DÉBOURSÉ NÉCESSAIRE MAINTENANT EXAMEN GRATUIT PENDANT DIX JOURS PERSPECTIVES, B.P.1848, PLACE D'ARMES MONTRÉAL, QUÉBEC H2Y 1M6 Envoyez-mci, s.v.p.exemplaire^) du GUIDE COMPLET DES PLANTES D'INTÉRIEUR, à S6.95, plus la trousse de tard nage de géraniums GRATUITE, que ie pourrai conserver même si je vous retourne le Guide en deçà de dix jours.?\tFacturez moi plus tard (plus de légers frais d\u2019expédition) ?\tChèque ou mandat cl-joint (à l'ordre de Perspectives) (L'éditeur acquittera les frais d'expédition) ?\tPortez à mon compte Chargex ou Master Charge (plus de légers frais d'expédition) fi , i GRATIS: TROUSSE DE JARDINAGE Créez un jardin intérieur jL_nos frais.Oui, vous avez bien lu, nous vous aiderons à mettre en train votre jardin grâce à notre offre de trousse GRATUITE: semence de géranium, comprimés fertilisants, cuvette cje préparation et six palets de ' terreau Plantes Miracle.Postez votre commande aujourd'hui et nous vous -enverrons LE GUIDE COMPLET DES PLANTES D INTERIEUR, au,prix de\u2018S6.95, plus laTrousse de jardinage GRATUITE, en Remerciement pour avoir i mis ce guide à l'essai chez vous durant dix jours sans obligation dé votre part.M.Mme Mlle .va».App.Me.Province.Signature P460851_ ¦ T fi à t i j C v.- i i < / L.5 < __________- z ±1 'gÙ m PB A '-.sa I'd ¦'JSFIJrt t :S'J m \u2018V .:z *a Ef \"\" M ^ / Ej % 9 A \\\\ / & 1 K %: V.ti 'U 3 m M n K tg ¦s h * V £ LU' .\"5 .15 rSj$r.:u m 2 U m â \u202252» I 2 m*.z.> ClNlf .S'Zl aW S3 V «1 V/ »\",c m mm ¦HPHl ] 3f\" Wi ¦r ¦ m » » -T//; X' V :x> v rendezvous âvec'le goût 4 4JJL m ufei ; 1 T < .r -m3 jp il k - \u2014 ¦ 33 ) £ X C\"\u201c~, ?Avis: Santé et Bien-être social Canada considère que le danger pour la santé croît avec l\u2019usage\u2014éviter d\u2019inhaler Moyenne par cigarette-Format régulier: \"goudron\" 14 mg, nicotine 1.0 mg.King Size: \"goudron\" 19 mg, nicotine 1.3 mg."]
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