La presse, 11 octobre 1975, Perspectives
[" @11 octobre 1975 Vol.17, No 41 * 2T] S -E.C4 I S En g t t i* BMP iHi 1 i wmm £ \\:}r- 1 .4 m % » Era V'.a xL ,1 Cross, et ses ravisseurs dans la voiture qui les conduit à Terre des .hommes sa SM wflfcÇtànrtTt,>< m Uv u*- J y \u2022v 5 W'i r à, .3 4 \u201cW- s s Mena [ira sj « ; { : > m S] SB S] * .&t * » .! *8 Ai a s BSB is.: > 3 \\\t'\u2022 A 1.7 .m , A* % m Hi F.Wiir* ! til ÿ|ïr*Vj & I mi mi ¦ i- ' % -I -V % % \" .-Sa - *?i i1 a w *» m \u2022Cl ' -e ¥ ¦U» £!2n i ¦P ¦* fii \u2022 » t £ & «F FS ¦ fis & .« ¦fl p# ?lA 'Wf % V-*- : A ' y nP 8 ¦ M .i' ' 1 v v- a > ¦* i A yE; 4FA f> O-dessus, photo' d'ensemble des cousins (fUsson, y compris tante Yvonne et tante Zôzette; plus haut, l'arrière de.la malsoil de pépé avec, à droite, h lavoir donnant sur la rivière.» \u2022 'C 2- 11 octoàn 1076 Marie-Thérèse Ribeyron à la rencontre de son enfance Jai retrouvé men livre d\u2019images: Ussm~en~Fbrez Dans l'avion qui traverse l'Atlantique, je remonte la rivière du temps.Me voilà partie à la rencontre de mon enfance, de laquelle on m'avait brusquement arrachée un matin d'octobre sur le quai d'une gare! J'avais sept ans.Jusqu'à la fin de mon adolescence, ce fut le paradis perdu des souvenirs enfouis précieusement dans ma tête, des images à moi toute seule que je contemplais tous les soirs avant de m'endormir.Sur la carte de France, ce n'est qu'un point minuscule au coeur du Massif central, à la limite de l'Auvergne: Usson-en-Forez.Et pourtant c'est là, dans la lumière dorée de mon enfance, que s'épanouit un univers coloré, odorant et savoureux.C'est le jardin des merveilles.Il y a une maison blanche coiffée de tuiles rouges qui garde en ses murs l'écho de mes jeux, de mes joies et de mes rages.Elle veille sur un champ d'où monte l'odeur poivrée des narcisses que j'allais cueillir à l'aube les pieds nus dans l'herbe mouillée et sur le tapis velouté des violettes parfumées dont je faisais des bouquets arrosés de repentir avant de les offrir à maman les jours de retour d'école.buissonnière.Ce qui ne m'épargnait jamais une magistrale fessée! Cette école, objet de mon ressentiment, que serais-je allé y faire puisque j'y passais plus d'heures au piquet à jouer de la prunelle sur la plate grisaille du mur qu'assise au gros bureau de bois verni?Il y a aussi une autre maison, de pierres grises celle-là.J'y ai passé le plus grand nom- bre de mes dimanches à me faire chouchouter sur les genoux de même en suivant d'un regard hypnotisé le va-et-vient des énormes moustaches grises de pépé.\"Et les cerises juteuses et charnues dont on se gavait le long des routes les longs dimanches de juin; et le tapis de la mousse des bois où maman ramassait des champignons plein son panier pendant que je reluquais d'un oeil plein de convoitise les magnifiques champignons rouges.vénéneux.C'étaient les plus beaux! Tous ces dimanches se terminaient de la même façon, par ma dégringolade dans le sommeil sur le dos ronronnant de la banquette arrière de l'auto.Me voilà en route, 24 années plus tard, pour renouer le fil et réparer cet accroc nostalgique dans mon âme.Dans l'avion, j'ai peur.Peur de ne pas retrouver ma grappe de dimanches.Peur qu'on ait abîmé mes jolies images™ Peur de ne pas reconnaître la petite fille abandonnée sur le quai de la gare.|e ne fais qu'une courte halte à Paris.Mon unique incursion de petite fille n'en avait ramené que trois images: les marchands de glace, les kiosques de bonbons et des rangées de fenêtres appuyées sur des garde-fous.Bien peu de choses en somme.montagnes.Leurs pierres blanches chantent en moi un air familier.Bizarre ce déjà vu oublié, ce nouveau déjà apprivoisé.J'éprouve une extraordinaire impression, celle de me réveiller vivante en plein rêve.Me voilà dans mon livre d'images mille fois feuilleté.Tout a rétréci.Ma maison, mon école, mes champs de fleurs.Tout.Je vais tout d'abord à ma maison.C'est un matin de pluie.Tant mieux.Non sollicitée par le soleil pour lequel j'éprouve un penchant irrésistible, je peux succomber entièrement à mes sensations de retrouvailles.Juste avant ma maison, qui se découpe blanche et rouge contre le vert des forêts et le bleu des montagnes, je rencontre mon champ de narcisses.Inchangé.Mon coeur s'accélère, poum, poum, poum et je cours vers les étoiles blanches avec l'intention de m'y rouler pour finalement les respirer, les humer jusqu'à ce que leur odeur m'envahisse.Volupté et joie! J'en délire presque.Le temps s'immobilise.Je ne suis plus que cette odeur jaillie du fond de ma mémoire.N'osant même pas les cueillir, je me contente d'emprisonner leur image dans une photo en revanche contre tous ces printemps qui les ont faits pousser loin de moi.Puis je marche vers ma maison.Lentement Si elle allait disparaître.Tout est là.Seules ses fenêtres bordées de pots de géraniums ont troqué leurs volets verts pour des bleus.Voici le trottoir sur lequel je cassais toutes mes poupées, les pivoines que maman avaient plantées.Mentalement, j'entre en croquemitaine, les pierres défendues par maman, parce que s'y cachaient des vipères.Je voudrais bien retourner sauter dessus comme je le faisais alors, très fière de mon héroïsme, mais une clôture me barre la route.Je croise ma maison, je ralentis pour lui dire bonjour au passage puis continue jusqu'au hameau voisin, destination de mes grandes balades à bicyclette.Je ne me serais jamais imaginé que ce que je croyais alors le bout du monde fût si près! Soupir nostalgique sur cet âge magique où les aventures les plus extraordinaires naissaient à la pointe de mes pas.Deuxième lieu de pèlerinage: mon école.Toujours aussi grise et aussi terne.Dieu que je l'ai détestée! Tout est pareil.Même la chapelle dont l'origine médiévale m'échappai! lorsque, là aussi en pénitence, je ruminais contre la chipie de maîtresse en inventant mille jeux de lumières les yeux clignés sur les cierges.Ma classe aussi.Mais qü'y font ces gosses?Elle est à moi cette classe! C'est bizarre, il me semblait que je retrouverais ici toutes mes copines.Je\" ressentirai souvent cette frustration, celle de surprendre dans mes images des intrus qui ont remplacé mes personnages à moi.effraction par chacune des fenêtres: ma chambre, celle de mes parents, celle de mes frères, celle de la bonne, la salle à manger, la cuisine.Là, impossible d'entrer, une dame bouche la fenêtre.Elle me regarde, l'étonnement et la curiosité peints sur sa figure.Evidemment, elle ne doit pas avoir l'habitude de voir une femme inconnue immobile sous la pluie, les yeux béatement fixés sur sa maison.Avant qu elle s'affole, j'entre la voir afin de lui expliquer.mon pèlerinage.Soulagée.elle m'offre un verre de grenadine et une visite au rez-de-chaussée.Mes souvenirs effacent le nouveau décor.Au lieu des meubles de sa salle de séjour, je ne vois qu'une immense table de chêne massif sous laquelle j'ai vécu des moments inoubliables à m'inventer des histoires.Je préfère ne pas monter à l'étage, je sais bien que je n'y retrouverai ni mon lit rose, ni le bahut de mes parties de cache-cache Que fait cette dame dans ma maison?Pourquoi suis-je obligée de repartir?Questions sans réponses.Malgré tout, je reprends mes souvenirs contre moi et je m'en vais.Je reviens un après-midi ensoleillé afin de retrouver tout ce que l'euphorie de ma rencontre avec ma maison et mes fleurs m'avait caché le premier matin.Je me surprends à chanter à tue-tête des chansons enfantines: A la claire fontaine.Il était un petit navire, et le reste.Tout y passe pendant que je longe la route.Voici les bois où j'allais ramasser des myrtilles et des champignons, la villa rose des gens de la \"ville \", mot que l'on chuchotait sur le même ton étouffé que celui du Tànte\\tonne, tante Zézette Mm champ de narcisses C'est toutefois à la maison de mon grand-père que ma frustration atteindra son point culminant.Il y a de quoi! Non seulement mon pépé aux moustaches impressionnantes et ma mémé menue et douce Suite page 6 ¦ : Le coeur battant, je prends le train de Saint-Etienne Debout dans le couloir, le nez écrasé contre la fenêtre, je regarde défiler le dos rond des 11 odotxe 7 875 -3 TOUJOURS LactearetSe canadienne 120mm Elle est brune.Elle est plus longue.Elle est plus mince.Elle brûle plus lentement.C\u2019est une cigarette de Benson & Hedges présentée dans un paquet rigide à rabat.Et qui plus est, elle est vendue au même prix qu\u2019une King Size.Allez, jouissez d\u2019une expérience de plus.AVIS: Santé et Bien-être social Canada considère que le danger croît avec l\u2019usage\u2014 Goudron 19 mg Nicotine 1.6 mg éviter d'inhaler.4- 11 ocÉOùrm 1675 v i Plus rvj o ¦ f o Cj >- m \u2022 ' .rn ¦ en ,, 32 \u2022 ' : ¦S ' rn l V \u2022'\t.m » mk s m .: >¦ HL \u2022' m \u2014jBEli'' .;mem .\" if ÜV ;V- Vive la différence il octotn IV)5 -5 Mai BIS, ORIENT.ORIENT.ORIENT.,> livre d images m ii La maison natale de l\u2019auteur.où rien n\u2019a changé, sauf les volets verts des fenêtres, devenus bleus.«MiS LE NOM D'UNE MONTRE REMARQUABLE K___* II ont disparu, mais tous mes souvenirs ont été détruits par une cousine qui a fait de la vieille maison de pierre \"sa\" maison de week-end.Le rosier grimpant du jardin a été remplacé par des pâquerettes de plastique \"plus faciles d\u2019entretien\", et comment! Un vestibule de plastique jaune masque la porte d\u2019entrée en vieux bois et pousse tel une verrue sur la façade des pierres patinées par le temps.Iconoclaste, va! A l\u2019intérieur, je cherche vainement le fourneau à l\u2019abri de son mur de faïence, la bouteille de cidre avec, à l\u2019intérieur, un monsieur qui montait à une échelle, la table avec sa happe à carreaux sur laquelle nous sirotions la tisane du tilleul de la cour, lui aussi disparu: \"Il faisait de l\u2019ombre\"\u2014 Déjà désolée de la disparition de pépé et mémé, je n\u2019arrive pas à me résigner à l\u2019intrusion de ces meubles sans âme et sans histoire.Je ne remettrai plus les pieds ici! Ça fait trop mal à la petite fille en moi.Heureusement, les environs ont échappé aux fureurs destructrices de la cousine.La rivière que je m\u2019amusais à traverser, comme elle était large alors! Le lavoir avec sa grosse pierre basculée dans l\u2019eau où mémé tapait son linge (à mon grand étonnement: qu\u2019avait-il fait?) L\u2019étable où j\u2019ai vu naître un bébé-veau (à quatre ans, ça impressionne!) Et le jardin où je croquais aux délicieuses feuilles d\u2019oseille.Personne n\u2019a rien touché.Ouf.l\u2019entre dans mes images, les unes après les autres, ravie et euphorique.Certaines, pourtant, restent dans !e noir.Impossible de les éclairer.Le visage de pépé sous ses moustaches, le goût de la grenadine de mémé, mon cousin Marcel se le rappelle, lui.Et mon copain Alain derrière lequel je cherche sans succès à retrouver l\u2019exécrable gamin en culotte courte qui me tirait les cheveux.Aujourd\u2019hui.la moustache conquérante, il me compare à un bouton d\u2019or dans mon imperméable jaune.Il a bien changé, Alain.Comme tous, d\u2019ailleurs.Mot la première.\"le ne l\u2019aurais pas reconnue \u201d, disent-ils tous tour à tour.Forcément, de sept à 31 ans, une petite fille, ça change! Pour moi, la chose est plus facile.Je les identifie soit par les photos qu\u2019ont ramenées mes parents à chacun de leurs voyages, soit par leur ressemblance avec un des membres de ma famille.Il y a l\u2019oncle Maurice: il marche comme papa en balançant tout son corps.Avec tante Lucie, ils sont les premiers à m\u2019accueillir.Ils ne savent plus quoi inventer pour faire plaisir à cette nièce qui leur tombe du ciel.Ayant détecté ma faiblesse devant les appels de mes papilles gustatives, ils m\u2019offrent des plats tous plus succulents les uns que les autres.le les quitte après trois jours de péchés de gourmandise que je sens peser lourdement, à la hauteur de l\u2019estomac.Et ce n\u2019est qu\u2019un début.Je pécherai ainsi quotidiennement tout le long de mon séjour.Même le dernier matin, au seuil de la crise de foie, je serai incapable de résister à mon dernier bol de café au lait.Quel lait, mousseux et crémeux, venant juste d\u2019être trait! l\u2019en salive encore.Comme je regretterai cette défaillance dans le train en route vers Paris, la bouteille d\u2019eau de Vichy à la main.Ma tante Yvonne, elle, ne ressemble à personne.Elle me reçoit comme un cadeau de Noël.Dès ma naissance, je Suis devenue sa \"petite poupée\" puisqu\u2019elle habitait chez mes parents.Elle me nomme maintenant son \"phénomène\" dès quelle me voit me ramener.C\u2019est qu elle dispute ma petite personne à mes autres tantes.Ainsi avec tante Zézette, soeur de maman par le sourire.pis, je m'amuse follement et, dans ces cas-là, rien ne peut m'arrêter! Surtout pas ici, où le moindre geste prend des saveurs nouvelles et inattendues.Je vais de ravissements en ravissements.Ce sont les gros rectangles de sucre, le fromage blanc de chèvre, les mousserons ramassés dans le pré et que tante Zézette prépare comme maman le faisait, le coucou que j'écoute dans le bois avec le même recueillement que si j'étais au concert.Vingt-quatre étés que je ne l'ai pas entendu, vingt-quatre interminables années que toutes ces choses m'ont échappé! Je laisse échapper à tout moment des \"C'est comme quand j'étais petite\" émerveillés.Tout le monde en rigole.Je n'ai pas fini de les étonner.Déjà mon arrivée en jeans délavés et mes allures \"décontractées\" \u2014 selon leur terme \u2014 avaient quelque peu bousculé leur cliché de la femme de 31 ans \"pas encore mariée\" (prendre ici le ton catastrophé).Je déçois mon cousin Marcel, le jour où il me fait visiter fièrement l'école technique où il est professeur, \"la plus belle école de France\".Alors que les équipements les plus perfectionnés et les plus coûteux ne m'arrachent que des Ah! fort tièdes, aussitôt sortie je tombe en extase devant un champ de coquelicots.Pauvre Marcel, il ne pouvait pas savoir que ces fleurs aux pétales fragiles et éclatantes, ces fleurs banales étaient l'une des merveilles de ma collection de souvenirs d'enfance.vant, en contemplation devant mon cousin Roger, sosie de mon père à trente ans, tout en mangeant allègrement le coq de la basse-cour tué en mon honneur (pauvre coq, il chantait si bien le matin que j'ai couché ici).Je passe vite à la délicieuse tarte aux fraises que ma cousine Joëlle vient d'aller chercher toute chaude chez le meilleur pâtissier parce que j'ai dit adorer la tarte aux fraises.V 181 ' ¦ \u2022s \"iüJ i E : b- Je m\u2019amuse follement .p .-, %î I K.\u2022 F Le dimanche suivant, je n'aurai d'yeux que pour Maurice, jeune cousin copié sur mon frère Philippe.Je ne croyais pas que cet assemblage de cheveux fous, d'yeux perdus, de nonchalance et de douceur ait pu être fait en deux exemplaires.Moi, ce sont les jeunes enfants de mes cousins que je fascine.Du haut de leurs quatre ans.ils détaillent cette nouvelle cousine en l'honneur de laquelle on ouvre la bouteille de champagne des grandes occasions.Ils me font tout drôle ces gosses.Michaël répond à l'image qui me restait de mon cousin Marcel, son père, et Catherine à celle de Mireille, sa mère.Mes images se diluent sous le choc du présent.Vingt-cinq années s'écoulent en un instant.Je ressens une conscience aiguë du temps qui passe.Pour tricher, pour retrouver le temps perdu, je passe des après-midi à jouer avec Personne ne peut savoir que eux.Je suis sûre que ça fera lorsque je passe mes journées plaisir à la petite Marie- dehors sous le vent et la pluie, Thérèse de retrouver par ce c'est que je suis incapable de biais ses cousins d'hier.C'est rester enfermée quand m'at-ainsi que Michaël et moi par- tendent quelque part une pier-tons sur la route en vélo, mes re, une fleur, un arbre où j'ai dix vitesses tournant sur place laissé un morceau de mon en-derrière ses quatre roues.Et fance, et que j'ai une peur fol que n ayant pu résister aux câ- le d'en oublier un seul.Partout lins \"Tu viens jouer avec moi \" le monde enchanté renaît de de Catherine, je me tape de la brume des souvenirs: cette passionnantes parties de bal fleur violette, la montagne Ion et de non moins passion- éclatante du jaune de ses gênantes cabrioles dans le foin nêts, les sous-bois tapissés de parfumé.Ce qu'on peut rire myrtilles, les chaînes de toutes les deux sous l'oeil tagnes qui n'arrêtent plus de étonné de ses parents.Je ne monter et descendre sur l'hori-dois pas faire très sérieux.Tant zon.Tout cela m'appartient, et -7?Si^\u2019^îmtiribtopou, les créations originales, vous vous devez de voir la rare élégance des montres de précision Orient Les cadrans exclusifs des montres Orient mettent en vedette le nacre-de-perie, les veux de tigre ou des tons d\u2019or chaud, de vert jade scintillant, de brun topaze et de bleu saphir oui attireront partout les regards admira tifs.La beauté des montres Orient n\u2019est pas seulement de surface.Leur mouvement de précision porte une garantie internationale reconnue dans plus de 60 pays.Voyez la remarquable lection des montres Orient pour dames et pour hommes aux meilleures bijouteries à travers le Canada.: col- Illustré-Modèle Orient No 469665à modi scuJpté^Rcmontafe automatique, caten- instantané! 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C\u2019est relativement nouveau au Québec.Mais la viticulture bulgare est loin d\u2019être chose nouvelle.De fait la fabrication j du vin est un art qui date de plus de vingt siècles.Fidèles à l\u2019andenne tradition, les Bulgares produisent d\u2019excellents vins fruités, au bouquet séduisant et au goût fin et harmonieux.Allez, laissez-vous séduire par ces trois vins divins! ' & l'en reprends possession.Ils s'étonnent mais ils m'aiment quand même puisque je suis de la famille.Parce que je suis la fille de Nini et d'Antoine, je deviens automatiquement une des leurs.Pour la première fois de ma vie, je ressens un sentiment d'appartenance à un groupe.Moi qui ignorais ce que c'était des cousins, des oncles, des tantes, m'en voilà entourée à souhait! Et chacun de me rappeler la petite \"Marité\".Le jour de mon baptême, paraît qu'on a bu, mangé, rigolé une journée entière.'Tu pouvais hurler dans ton berceau, personne ne t'entendait\", me dit tante Yvonne.Je me suis bien vengée par la suite en leur en faisant voir de 'outes les couleurs.Ainsi l'école buissonnière que je faisais ostensiblement dans le village.A Usson on en parle encore.Moi, il m'en reste le souvenir d'une cuisante fessée.d'un refus poli me fait respirer l'odeur fortissimo de sa chique.De quoi m'évanouir.Ce moment pénible est heureusement compensé par les embrassades avec mes beaux cousins.Il en est deux, d'ailleurs, auxquels je ferais sûrement du charme s'ils n'étaient mes cousins.Pour une fois que je trouve une famille et que je m'y sens confortable, je décide, fait unique dans mon existence, de ne pas faire \"ce qui ne se fait pas\".Bravo pour moi.Tant pis.pour eux.C'est qu'ils cultivent de drôles d'idées, mes cousins.\"Elle est bien cette fille, comment ça se fait qu elle ne soit pas mariée?\" a dit l'un d'eux à sa mère aussitôt que j'ai eu le dos tourné.\"Justement mon bonhomme\", que j'ai pensé en mon for intérieur lorsque ma tante m'a rapporté ce propos.Ils ont décidément l'obsession du mariage.Le \"comment pas encore mariée\" a tellement résonné à mes oreilles que j'avais fini par préparer une réponse type.Un peu plus, je l'enregistrais sur ruban, jusqu'au \"vieux Charial\" qui désirait me voir convoler avec un de ses fils, l'en frémis encore.Et le beau voyage finit.Le temps reprend son cours.C'est la première fois que je ne suis pas contente de rentrer chez moi.Sans doute parce que cet endroit m'a été une maison chaude comme tes bras mon amour, mais je m'égare.Dommage! ça finissait bien ma phrase.Pendant la première semaine de mon retour, je me surprends, comme il y a vingt-quatre ans, à feuilleter tous les soirs mon nouveau livre d'images.* J'ai retrouvé le fil du temps à la rencontre d'une petite fille.La petite fille riait, elle s'accrochait au vent et reniflait les fleurs.Je l'ai reconnue.Elle avait mes yeux et mon sourire.J'ai pris sa main tendue par-delà les années.J'ai traversé le miroir du temps pour la prendre dans mes bras.Nous avons fait le voyage ensemble, tellement serrées l'une contre l'autre que je ne savais plus qui était elle, qui était moi.Je l'ai précieusement ramenée avec moi.Rien ne sera plus jamais pareil # * 0 : 1 i va X I V M - Eti 'i mmm i.Entourée,tripotée, embrassée i I l-âgg #* r CABERNET Rouge sec Un vtn à saveur généreuse! Numéro de la SA.Q.528G$Z30 HEMUS Blanc dem^sec Un vtn au vif arôme de muscats! Numéro de la SAQ.528H $1.95 ' C'est la première fois que je rencontre des témoins de mon enfance.Eux aussi ont vu la petite fille.Ils lui redonnent vie.Ca me fait tout chaud en dedans, côté coeur.le suis fêtée, entourée, tripotée, embrassée à chaque rencontre, à chaque nouvelle tête.Le \"c'est la fille d'Antoine\" est le Sésame de leur affection dont je profite au maximum et que je savoure, vengée de toutes les frustrations accumulées a force de vivre dans un pays où personne ne se touche.Ici, eh bien, je me rattrape! Tous les matins, je m'efforce de sortir bruyamment du chalet où je loge, juste derrière la maison de pépé où habite mon oncle )o; pour que ce dernier abandonne vienne me donner mes deux bises sonores et chaleureuses.Les bises par-ci, par-là com-[\tportent évidemment des ' English ZeaftkiV ! i s r .VOUS ALLEZ X fXx SÛREMENT AIMER ) .NOTRE \"BOEUF\u2019' / ÏC il O»; PVR JE PVR CXViSION DCS Pfloouns DURAL LTtE .MOHTREAL 41 MANGERAIS UN CHEVALf N s c La bouteille.\t_ d'une blancheur fraîche comme l'écume de mer.Le bouchon.de liège, comme un flotteur dansant sur l'eau.Le contenu.une lotion après rasage vivifiante comme une lame de fond caressant la grève.Wind Drift pour les amants de la mer.Voilà Wind Drift-Lotion après rasage et Cologne cf ENGLISH LEATHER- I Soulagement instantané du n G MAL DE DENTS ' V Appliquez Ora-Jel.et la douleur s\u2019en va! 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I- ill SBHE M«aW: A m eibi [ell n SS i!%:?DrBaWs moumeW m « \u2022 r m ¦p EoeufItoeuf P0I0SÜNET6 fj 0 .I - J fa 1 ' jHj :=iS K sa V \\ m 0 Deux nouveaux 5 Epargnez EK Comme pour tous les autres produits Mlle Mew, même les chats les plus capricieux nepourront résister à la délicieuse saveur des tout nouveaux dîners Boeuf et oeuf et Suprême de fruits de mer.Et pour que votre premier achat soit vraiment une bonne affaire, vous n\u2019avez qu'à découper et à utiliser le bon ci-contre.il sap\"t\"IEAW*«l POIDS NU 6.0?;;c< WK 5040730150 sur Tachai des dîners Boeuf et oeuf et Suprême de fruits de mer.Au détaillant: Nous vous remettrons la valeur nominale plus 5c pour frais de manutention en échange de chaque bon que vous accepterez à titre d'agent autorisé de notre compagnie, pourvu que votre client et vous remplissiez les conditions de cette offre; toute autre utilisation constitue une fraude.Les factures attestant un achat de stock suffisant doivent être présentées sur demande.Pour obtenir votre remboursement, postez à.Standard Brands Limitée, CP.3000, Saint-Jean, N.-B.Valable à l\u2019achat d\u2019un diner Boeuf et oeuf ou Suprême de fruits de mer du Dr BaBard* Un bon par emballage encaissable au moment de l\u2019achat.\u2022MARQUE DÉPOSÉE Dr.BallanTs >#5.\t; PCJR CHATS POIDS NET 6 CZ «Oi L MlleMew du Dr Ballard c\u2019est irrésistible.i >w»m>uu\u2014niruuMii tdr\u2014w\u2014gaHayjrw O 3 un îM O O '1 \u20221 M X CL \u2022m E\" am H i s, ' .$ ¦ w f.pq z ; -vsiji a jjk ¥> -a Ji \\ h.' APRES 1H0BANS DESOENŒ UN NOUVEAU THERIAULT PAR ANDRÉ BASTIEN \"du dessus de la Terre\": Povungnituk, Une maison sans histoire, proche d u- Frobisher Bay, Moosonee.Un roman à ne route cheminant paresseusement à peine esquissé, le vingt-huitième, après travers les contreforts laurentiens, une trois ans de silence, maison qui ne dit point l'homme, non ' Yves Thériault a vieilli, mais en con-qu'elle ne soit pas joliment décorée, servant toutefois de ses jeunes années mais parce que seul compte I homme, l'air bourru, le ton rogue, le langage dos voûté, qui, d'un geste large, ouvre vert, haut en couleur, qui lui valurent sa porte, oubliant un instant ce qui fui- jadis le surnom d'ours, mine en son esprit.\tI Matière informe, personnages encore contradictions qu'il affiche orgueilleuse-sans destin qui se cherchent un passé, ment comme s'il en avait acquis le hantant des parages familiers à ceux droit, après toutes ses heures de veille consacrées à livrer, par bribes, sa vie.ses angoisses, son être le plus profond, à travers tant de personnages, si semblables à lui, tout aussi vrais, tout aussi intenses à tisser la trame de leur destin.Sa manière est toujours celle de ses héros, multiples visages d'un même être refrénant la vitalité animale qgi l'habite, ou se laissant subjuguer, dominer, emporter par elle; instincts noircis'au seuil de la vie, mais dont l'exaltante libération le hante sans cesse.L'âge n'a point non plus atténué les Suite page 12 10- 11 odotwe 1075 ¦ fîest meilleur que ce que vous fumez.[ ; MENTHOL J un ¦ LU M A s sa \u2022 un LU k SS Ü 4-3 H h- LU CV CV m m \\ 8s X 24 AMPOULES OE10CC DE GELÉE ROYALE 100% PURE, STABILISÉE PROVENANT DE L\u2019EMBRYON D\u2019ABEILLES.S' V %; s \u2022x ni J IMPORTAT! QMS A.P.I.\u2014 EN PHARMACIES\u2014DISTRIBUÉ PAR IALCO UÉE '¦ f .12 - 1 1 octobre 1075 Lrr.\u2022 % UN NOUVEAU THERIAUU avec le passé, employant les mêmes son opposition, Agoak la convainc de peux pas habituellement.Jamais, jamais mots pour dire, comme jadis, les mê- prendre un emploi dans un restaurant je ne discute de ce que je vais faire ou mes choses.\tque fréquentent les Blancs.Les craintes de ce que j'écris, même pas avec des \"Quand il eut atteint l'âge et prouvé de ludith, conseillée par la vieille Kur- copains.\" toutes ses vaillances, ses espoirs et ses suk, demeurent aussi vives: Agoak n'est II poursuit, non sans accorder un réambitions, Agoak revêtit le costume de plus un Esquimau.Il se rend à la chasse pit à son public, adoptant instinctive-Blanc dont on disait à Povungnituk qu'il et découvre en lui la vérité.Il n'a plus ment les accents du conteur à la veillée, lui allait, toucha bonne portion de ses l'oeil.D'Esquimau, il n\u2019a que le nom.Il épargnes à la Caisse populaire et partit tue malgré tout un phoque que Judith page entreprise la veille pour la remplacer; Frobisher, son lieu de projet\u2014\" Le dénouement dans les deux oeuvres s'accompagne de la transfiguration des personnages féminins.La femelle Iriook et Judith, l'épouse, infléchissent toutes deux le destin de leur compagnon.\"C'est aussi vrai dans la vie et, d'une certaine façon, c'est vrai pour tous les hommes.Que sommes-nous entre les mains des femmes sinon des marionnettes?Certes, je n'aurais pas dit cela à 30 ans.\" Agoak et son aïeul, Agaguk, incarnent l'un et l'autre le même homme.\"Comme l'ancêtre qui devait rompre avec les siens, avec la Tradition, Agoak accepte avec courage que sa vie, parmi les Blancs, ait un terme.La boucle est fermée; le cercle est clos, je n'écrirai jamais plus sur les Esquimaux.\" Et pourquoi d'ailleurs en serait-il autrement puisque les \"gens du dessus de la Terre\" n'étaient que prétextes.\"L'Esquimau est un miroir où quiconque peut scruter son âme.En racontant sa vie, je parle avant toute chose de l'être humain, de tout être humain en butte à ses instincts, ces forces obscures qui peuvent s\u2019atténuer, reculer, puis redevenir maîtresses de l'homme.\"# \"Un matin, j'ai retiré du dactylo une dépèce sur le plancher de leur cuisine, cer par une feuille blanche et, d'un pre-\"S'il va à Frobisher Bay, explique On assistera alors à un renouveau, à mier jet, j'ai écrit la fin du roman.Pour Yves Thériault, quittant des yeux son une renaissance.\" manuscrit, c'est parce que cette ville re- ;- présente une étape sur sa route, comme le monticule où l'aïeul avait bâti sa mes vingt-sept autres livres, je ne savais jamais comment cela se terminerait; les personnages eux-mêmes déterminaient leur destin.Cette fois, et pour la premiè-_\ta\tm\tre fois, je chemine dans le bouquin en r.Wïfft bCS mains sachant où me conduisent toutes les péripéties.\" Et les péripéties seront nombreuses, entachées de violence, de sadisme, de cruauté: viol, meurtre, poursuite effré-Yves Thériault s'interrompt, faisant née.dans la plus pure tradition des oo- hutte.\" .Mais le décor a changé; rien n'est plus désormais comme avant \"Agoak a séjourné au sud.Il a suivi des cours à Moosonee, puis à Toronto, se familiarisant avec les sciences de l'informatique, il revient à Povungnituk, son lieu de naissance, pour épouser |u~ taire d'un geste impératif sa femme tou- vrages d'Yves Thériault.diih, fille d'une famille d'ivrognes.En- le proche qui allait dévoiler son secret semble ils s'envolent vers Frobisher Bay Volontairement, il s'enveloppe de mys- \"pays qui est celui de la toundra sans où Agoak trouve un emploi de compta- 1ère, faisant languir son auditoire qui fin, plate et unie comme un ciel d'hiver, ble.Il peut dès lors espérer bien davan- devine, à son ton.la confidence pro- sans horizon et sans arbres\", le drame tage.mais ludith a peur d'aller vivre chaine, dans la ville des Blancs, là où la neige es! noire, sale, grasse.Pour mettre fin à au futur de l'action d'un roman.Je ne le pour Iriook et Agaguk.des femmes Après une longue course dans le qu'auront vécu Agoak et Judith se dé-\u201cCest la première fois que je parle nouera dans un iglou, comme jadis.PENDANT QUE CHACUN tlnte DE BÂTIR UN TELEVISEUR COMME IE BLACKSTRIPE DE TOSHIBA,NOTRE BLACKSTRIFi; LUI, SE BÂTIT UNE RENOMMÉE.Il est plutôt flatteur de savoir qu\u2019on s'efforce d\u2019imiter notre télécouleur BLACKSTRIPE.' Mais pour vous, ce qui importe c\u2019est de savoir que seul le BLACKSTRIPE' est muni d'une garantie complète de 30 mois sur pièces, lampe-écran et main-d'œuvre à domicile.Cette année, le BLACKSTRIPE\u2019 est offert en plusieurs formats et modèles, à prix variés.Mais chaque appareil est entièrement transistorisé pour une fiabilité optimale, et doté de la lampe-écran BLACKSTRIPE^ qui donne une luminosité remarquable.On ne peut se procurer un téléviseur ayant meilleure réputation ou plus grande valeur.ï il 6 ï.>5'\t, y ! m w «Bas*gtMÜ :/ BLACKSTRIPE ï H™\u201d»* / tàd ¦\t\u2022\t\u201cw> s '*___________.- ^ I SJ V' 11 octobre 1975 73 PHOTOS LE GROUPE DE RECHERCHES PHOTOGRAPHIQUES BB 1 oi ü 5 fi #'i mi : m r n mM i^SU L i-1 \u2014 II 111 üg If IS - w.¦ : i ?a V \u2014 i Pn !t*u' 1?-if \\\\ CL h mât % \u20223 ' - «T': >< \u2022*.n m \u2019il I 'J .Pi a ¦ S \\ V ; ; % Sf gw # HUB! te «¦ noun n ?l \u2022 I ! ti n n\thii\t»i »i m\tu tf\t¦¦ 1 || || II\tII n\tH 1 I\tIIII\tB > ] n n n\tn n\tn n ¦\tu u\t¦ n ti\tii n n\tm ¦\th > rtinnnnnniiHaiMi i n n n n n u n n H \u2022» ¦»« i n n n n n nfiji n HiR , t .s 'il J K) 7 1 14- Il ocScôrw 1075 : 1ÏF y\u2014\t\u2022 \u2014 \u2014\u2022:.'.-mawiilirii >¦\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014raajn»rw.ii.vM.».-;.un>»«««»'« w-« w ¦¦ CIGAPS-CIGARETTES-MAGAZINES-NE WSPAPERS->*.- m Siar ON SAlfHtR m Z&1 W.'rà^ m 6 Ù y.- n r - >y ËÊ&': v # H BB rX- 'mm # y \u2019r5;.ci n ¦ i 19e Sÿ ¦ : > *1 5hà24h Au petit matin, rue Saint-Jacques à Montréal, on ne voit guère que le laitier faisant sa livraison dans quelque restaurant.Et à minuit, on n'y voit pas un chat.Rue de maisons de courtage, de sièges sociaux de banque et de bureaux d'affaires, l'animation s'y réduit au 9 à 5.Après, c'est un peu la rue fantôme, où des masses d'argent et de dossiers dorment derrière d'imposantes portes de bronze bien verrouillées.' / If octobn 1975 -15 b 111 Al# Rockwell Beaver.une tradition canadienne m m a r Les fameux outils électriques Rockwell Beaver fabriqués au Canada ont depuis longtemps la faveur des bricoleurs et des professionnels, partout au Canada.En choisissant Beaver vous vous assurez de produits de qualité supérieure garantie .outils électriques en fonte robuste, qui vous permettent d'effectuer des travaux précis en toute sécurité et des années durant Quels que soient vos besoins particuliers, vous constaterez que la gamme Beaver sans cesse croissante répondra à vos exigences les plus rigoureuses.Pour obtenir des accessoires et outils électriques \u2022 Beaver, consultez les Pages faunes à la rubrique \"Outils\u201d.mi personne ne s'occupe de notre sort, l'automne va être chaud!\" En lieu et place, le public eut droit à une manifestation intitulée \"L'Automne-show\"! Ce geste de solidarité, pacifique quoique bruyant, a eu l'avantage d'attirer la sympathie en laissant pour compte la consternation qui d'ordinaire accompagnait nos célèbres automnes chauds.Car ils ont existé ces automnes, en laissant derrière eux d'impérissables souvenirs de flambées de violence suscitées par des conflits d'ordre syndical, politique, linguistique, scolaire ou autre.Des groupes marginaux réu- nis sous la bannière du Front de libération du Québec ont fait naître les derniers mouvements terroristes auxquels nous associons au moins un automne sanglant.Sous leur action, de 1963 à 1970, six personnes ont perdu la vie, deux felquistes ont été condamnés à mort, plusieurs dizaines d'autres ont vécu l'emprisonnement et quelques-uns sont encore internés.hausse du prix du pain, du lard ou de la farine, aux XVIle et XVIIIe siècles; contre la milice ou la conscription.l Vbilàun vocable qui évoque A 1\tfjpC\ttoKopriic Le Québécois est un chasseur.Très aux XVIIe, XVIIIe, XIXe siècles; contre Q\tIL UCO Va^UCUCV/UlO vite, cette passion pour la chasse est la vaccination ou contre l'immigration X \u2014 .i-j .\\ Y\\0\tdevenue partie intégrante de sa per- porteuse d'épidémie, au XIXe siècle; LULllAd LU Del IC sonnalité, une facette de son tempéra- contre la réduction des salaires, contre J?\tJ\tment- Et à l'automne, époque où les l'enseignement en anglais, contre les (J, dULUmneS CndLIClo UC I tULIc travaux des champs lui laissaient patrons, contre la lenteur des négocia- f .\t,\t,\t^\t, quelque répit, il aimait donner libre lions, contre l'avortement, contre, con- niStOire rèCGntô 1 cours à son instinct: chasser; trapper.tre, contre.\t7 traquer.\tPour plusieurs, l'automne semble fflAIQ nOQ PrnnOTTPmPnTQ Depuis toujours, pourtant,\tcette pas-\tavoir été une saison privilégiée.Un lllCUOl iWO ClUpV7ILC.UiC.lUO\t$ion ^compagne dune\tautre qui,\tconflit syndical qui\ts'est terminé ré- T'iY'tf'Yf'\tr'iAC DI 1 |iz>1 1 m 1\tAl ltntTIDO\tfréquemment, l'amène à\tdescendre\tcemment a été, en\t1974, l'occasion 1 1 vyl 1L\tj_/CIO CU flcU VJU Cl 1 CILILWl 111 1C-\t,j 105 K I r\"' i I I PARIS - gpTH 80\u201c PROOF m*' Ua[; plus tard, le.pompiers de la Ville de Montréal se 10 septembre 1969, une nouvelle soient mis en grève.La présence de manifestation a lieu à Saint-Léonard, la Sûreté du Québec et des soldats du La loi de l'émeute est lue à la foule 3e bataillon du Royal 22e régiment qui ne bronche pas et poursuit sa n'empêche pas la violence d'atteindre marche.Le président et le président - son paroxysme.Des explosions en-exécutif de la Ligue pour l'intégration flam ment plusieurs véhicules de la compagnie pendant que quelques em-Octobre 1969.Depuis un an, le ployés, réfugiés sur le toit de l'immeu-Mouvement de libération du Taxi ble, font feu sur les manifestants.Bi-(Montréal) dénonce le monopole dont lan: un mort, de nombreux blessés et plement en jouit la Murray Hil! Limousine Servi- pour plus d'un million de dollars de trois grandes centrales syndicales, ce.Le 7 octobre, un ralliement des dégâts, des boutiques de la rue Sain-voitures-taxis est organisé devant les te-Catherine ayant été sérieusement bureaux de la Murray Hill, quelques endommagées.Quant aux policiers et heures après que les policiers et les pompiers montréalais, ils sont cembre suivant.Octobre 1971.La grève au journal la Presse, qui avait débuté à la fin de l'été, se transforme purement et sim-lock-out.Les chefs des scolaire sont arrêtés.< C.S.N.: F.T.Q.et C.E.Q.Pepin.Laberge et Charbonneau, sont à la tête de quelques milliers de manifestants qui tentent de se diriger vers l'édifice con- sulte page 20 1B- 11 odotn tan ty 15 I , ¦ 7 sr \\ »-x àJK * *\u2022 i * L es P i gggBMBBSHEg 3*3 i **\u2022 \u2022 ?i&a *5*1 ¦ '¦M-M rA M % ¦ ¦ : r m.¦* g hi** ^ ; '.X .\\k; : I H s \u2022 ' -i '¦* ÜÜÈ V .- rs Avis: Santé et Bien-être social Canada considère que le danger pour la santé croît avec l\u2019usage\u2014éviter d'inhaler.Moyenne par cigarette- King Size: \"goudron\" 19 mg, nicotine 1.3 mg. Ci-contre, la tribune d'honneur devant la Bibliothèque municipale, le 24 juin 1963, avant la manifestation; à droite, le général de Gaulle et Daniel lohnson sur le Chemin du Roy (24 juillet Z 9671 : ¦ f: PI s \u2019I H X A fl à la poussière d'amiante, le gouvernement et l'entreprise doutent toujours des maux qu'elle provoque.Le 29 mars 1972, une grève des employés des secteurs public et para-public éclate au Québec, paralysant l'activité gouvernementale à la gran-i deur de la province.Le 1er avril, une injonction ordonne le retour au travail des syndiqués du secteur hospitalier qui résistent avec l'appui des trois grandes centrales syndicales.C'est le Front commun.Le 14, ces syndicats qui maintiennent les services essentiels dans les hôpitaux sont condamnés à l'amende alors que treize de leurs membres écopent de peines j d'emprisonnement et d'amendes.Le 21 avril, le gouvernement adopte le Bill 19 forçant le retour au travail qui s'effectue progressivement, mais sans l'appui des chefs.Ceux-ci, Louis La-berge, Marcel Pepin et Yvon Charbon- ; neau, sont condamnés, le 8 mai, à 12 mois de prison pour outrage au tribunal.Leur refus temporaire de porter; leur cause en appel les confine à la i prison et pose un problème qu'analysent le public, le gouvernement et les-éditorialistes.Devant la pression qui s'exerce contre cette décision de purger leur peine, les \"trois\" vont en ap-1 pel le 23 mai et recouvrent temporairement leur liberté.Le 31 janvier 1973, la demande des chefs est rejetée, après que la Cour suprême du Canada eut maintenu le verdict de la Cour d'appel du Québec, rendu le 13 novembre précédenL Ce rejet signifie le retour en prison des La berge, Charbonneau et Pepin.Les syndicats, à nouveau privés de ; leurs chefs, ripostent pat des manifestations en faveur de leur libération.Les 28 et 31 mars, les travailleurs défilent dans les rues de Québec, de Montréal et de Longueuil.Le 1er mai, jour de la fête des Travailleurs, quinze mille personnes descendent à nouveau dans la rue.Quinze jours plus lard, les chefs sont libérés après avoir demandé \"un permis d'absences temporaires\".Plus près de nous, la grève de la United Aircraft, dont les débuts remontent au mois de janvier 1974, a fait l'objet de protestations de masse et d'épisodiques scènes de violence.Après la division des syndiqués, dont 1 600 retournent au travail, la colère devient constante et les récriminations» contre l'attitude de l'employeur, du gouvernement et des policiers, nombreuses.Le 12 mai 1975, alors qu'il reste plus de mille syndiqués irréduc-^ tibles, le public assiste, par la voie de de la Presse, au coin des rues Saint-Laurent et Saint-Jacques.La Ville de Montréal, dès l'annonce de la marche, se prévaut du droit de l'interdire et place un barrage de policiers sur le parcours que doivent emprunter les manifestants.L'inévitable affrontement entre les forces de l'ordre et les policiers cause des blessures à plusieurs dizaines de personnes.Une jeune femme perd la vie.A l'enquête du coroner, son décès est attribué à son état de santé.Voilà pour les automnes les plus agités depuis le début du siècle.Ce tour d'horizon chronologique des mois de septembre, octobre et novembre, serait injuste et incomplet si on laissait de côté d'autres événements qui ont secoué le Québec au cours d'autres saisons.\u2019ACNE ; D.-p.m 2E Conscription, grèves » En 1917, la population s'oppose à une loi du gouvernement Borden qui rend le service militaire obligatoire.La Ligue des Constitutionnels, qui réunit une dizaine de personnes dirigées par Elle Lalumière, place quelques bombes dont les plus remarquées sont dirigées contre la demeure du sénateur Beaubien, d'Outremont, et celle du propriétaire du Montreal Star.L'année suivante, en mars, Québec est en effervescence et la conscription est toujours à l'ordre du jour des manifestants qui s'en prennent aux bureaux de VEvénement, du Quebec Chronicle et de la Royal Mounted Police.Les deux premiers sont démolis, le troisième incendié.Le 1er avril, soit deux jours après le début des manifestations, un bataillon de soldats torontois venu à la rescousse des autorités québécoises est au centre d'un engagement au cours duquel quatre civils sont tués et des dizaines d'autres blessés.L'émeute se prolonge aux jours suivants et, le 4 avril, Québec vit sous la loi des mesures de guerre.On manifestera avec moins de violence, quoique pour les mêmes raisons, en mars 1942 et en janvier 1945.Même en 1946, certaines grèves durent longtemps.Celle des 2 750 ouvriers de la Montreal Cotton, de Valley fie Id, débute le 1er juin.A la source du conflit, on retrouve des réclamations ordinaires qui portent sur les augmentations de salaires, la réduction des heures de travail et deux semaines de congé payé.Au mois d'août, grévistes et policiers s'affrontent dans une bagarre qui tourne à l'émeute.Le 24, des mandats d'arres- r* \"m fcV '¦i V INAC *e* uni-: c ; ¦m : ' \\ o - .se £ A lbqne -
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