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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
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  • Journaux
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quotidien
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  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1975-12-04, Collections de BAnQ.

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[" f K La CECO est exposée à de nouveaux délais par Léopold LIZOTTE Le sort de la Commission d'enquête sur le crime organise a été à nouveau remis en question, et de fort sérieuse façon, en fin d\u2019aprcs-midi hier, alors que le juge Roger Brassard, de la Cour d'appel du Québec, a accordé à , Vie Cotroni, ci-devant \u201ceonsigliere\" de la mafia locale, le sursis de témoigner que son procureur avait réclamé avec la dernière insistance, lundi.A ce momént-là, les avocats qui représentaient le procureur-général et la CECO devant le tribunal avaient eux-même souligné qu\u2019accéder à cette requête, c\u2019était ouvrir la porte toute grande à une pluie de demandes du même genre.Et que, faute de témoins, la Com- mission pourrait bien en être réduite à suspendre ses audiences à brève échéance.Malgré cette \u201cmenace appréhendée\", le juge Brassard s\u2019est rendu à la requête présentée par Me Jean-Paul Ste-Marie, en déclarant notamment qu\u2019il lui paraissait non seulement téméraire et contraire aux intérêts de la justice de refuser un tel sursis, mais qu\u2019il considérait encore uiî tel refus comme un affront à la tradition uniformément suivie quant à l\u2019importance souveraine des décisions rendues par la Cour suprême du Canada, dans les débats d'ordre constitutionnel.\u201cSi, dit-il, le plus haut tribunal canadien a jugé opportun et nécessaire de prendre en délibéré, pour étude approfondie, la constitutionnalité de la loi 19, dans le cas Diorio-Fontaine, il y a certainement lieu d\u2019en conclure que les neuf juges saisis de l\u2019affaire n\u2019ont molgnage que ce dernier devait rendre à huis-clos, dès 5h., devant la CECO.Une heure plus tard, le juge Leduc décidait qu'il n\u2019avait effectivement pas la juridiction nécessaire pour-ac-céder à cette requête, et la référait au juge qui siégera en division de pratique, le 15, pour entendre la demande d'évocation, ce délai étant provoqué par l'obligation d'aviser le procureur général d i x jours lorsque l'on veut attaquer la constitutional^ d\u2019une loi.Mais, en début de soirée, on apprenait que non seulement le témoignage d\u2019Adrien Dubois n\u2019avait pas eu lieu, mais qu\u2019au surplus il avait été reporté.après la décision qujcn cherchera à obtenir, le 15.pas considéré comme futile le problème qui leur a été soumis.\" Le juge Brassard fi donc ajourné le témoignage de \u201cl\u2019ex-parrain\" local à l\u2019expiration d\u2019une période de dix jours après la date du jugement de la Cour suprême, ou jusqu\u2019à la date du juge ment à être rendu par la Cour d\u2019appel elleméme, sur la décision rendue jeudi*eaenrieiv-f*r le juge Forest.Et comme pour donner raison, si l\u2019on peut dire, aux procureurs de la ÇECO, Mes Olivier Prat et Jacques Richard une autre requête en évocation et en sursis était présentée dès hier après-midi, à un juge de la Coût, supérieure.Un peu après 4h.en effet et quelques minutes seulement après la décision du juge Brassard, Me Pierre Momeau se présentait devant le juge Yves Leduc, pour réclamer en faveur de l\u2019un des frères Dubois, Adrien de son prénom, un ajournement du té- d\u2019avance Pas de caution pour Violi La police chez Me Hébert \u2014 page F 14 \u2014 .page A 3 / 25 CENTS LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D\u2019AMERIQUE MONTREAL JEUDI 4 DECEMBRE 1975, 91e ANNEE, No 289, 96 PAPES, 6 CAHIERS Abitibi/Côte Nord 30c ABONNEMENT.LUNCH AU SAMEDI 91.40 la presse .< METEO Généralement clair et froid Minimum : \u201412 Maximum : \u20147 Demain: Nuageux et moins froid Détails à la page A 2 V variété/ Le non-remplacement de 425 hommes y La banlieue exige une réduction massive des effectifs de police «g 0 5 K i m par Florian BERNARD Les maires de banlieue ont réclamé hier soir une diminution des effectifs de la police de la Communauté urbaine de Montréal d\u2019au moins 400 hommes dès 1976.Le président de la Conférence des maires.M.Guy Descary a réclamé que cette réduction des effectifs se fasse en éliminant du budget les quelque $3 millions prévus pour l\u2019engagement de 200 cadets policiers et de 225 civils qui devaient éventuellement occuper des postes jusqu\u2019ici détenus par des hommes en uniforme.Appuyé par des collègues, le maire Descary a signalé que la requête des maires n'est pas un simple voeu.\"Nos contribuables ne peuvent plus se payer de nouveaux policiers\" a-t-il rencontrer dès 10 heures, ce matin,' le directeur René Daigneault.Puis, cet après-midi à 2 heures, il devait tenir une séance spéciale du Conseil de sécurité dans le but d\u2019étudier cette possibilité de réduire les effectifs de police.CUM, M.L\u2019Ecuyer a déclaré que si chaque policier de la CUM fournissait un supplément de 3 p.cent d\u2019efforts personnels, on pourrait sans difficulté assurer la même protection policière avec 425 hommes de moins.Il a dit qu'il serait personnellement fier s'il pouvait en arriver à un tel résultat.\"C\u2019est possible de réduire les effectifs, a-t-il dit, si tout le monde collabore\u201d.Mais il a ajouté qu'il serait dangereux de brusquer certaines décisions car il pourrait en découler des - .perturbations sociales et de l'agitation.\"11 nous faut procéder de manière à ce que la sécurité des citoyens ne soit pas mise en danger\u201d' a-t-il expliqué.M.L\u2019Ecuyer a aussi déclaré qu\u2019une Voir BANLIEUE, page A 6 dit.Le maire Bernard Benoit a souligné, pour sa part, que l\u2019expérience du passé a démontré qu\u2019avant l\u2019intégration les citoyens jouissaient d\u2019un meilleur service de protection qu\u2019à l\u2019heure actuelle avec un encadrement- beaucoup moindre.Il a ajouté que le rendement des hommes était de 3 à 4 depuis l\u2019intégration, fois supérieur à ce qu\u2019il est devenu Les maires ont exigé que le prési?dent du Conseil de sécurité, M.Paul-Emile L\u2019Ecuyer fournisse une réponse dès 8 heures, ce soir, quant à la décision de réduire de 425 hommes les effectifs.M.L\u2019Ecuyer qui était au conseil hier soir a promis qu\u2019il donnerait celte réponse dès ce soir à l\u2019ouverture du débat.Effectivement M.L\u2019Ecuyer devait B'p® y:\tw | \u201e La banlieue exige que l\u2019encadrement des civils par la police de la CUM ne dépasse pas celui de Toronto.Or, à Toronto, on assure la protection d\u2019un nombre à peu prés égal de citoyens à celui de Pile de Montéal avec 600 hommes en moins.M.L\u2019Ecuyer a déclaré hier soir qu\u2019il ne voit pas pourquoi les dirigeants de la police ne pourraient pas réussir ce qu\u2019on a réussi à Toronto.Sans présumer de la réponse qu\u2019il fournira ce soir au conseil de la m A » X i:>; photo Michel Gravel.LA PRESSE Aznavour le magnifique y une entrevue accordée à Georges-Hébert Germain \u2014 page E 1 Paul-Emile L'ECUYER 1 -\t:: III! m Fonctionnaires: une entente de principe qui va diviser la base ECONOMIE & FINANCES s# M * sm m \u201e\t( -s\t * ' 0\\ ! A 2 \u2022 .-x.M3Ku\" .éditorial PAUL DES MARAIS président du conseil d'administration ROGER LEMELIN orèsidcnt et éditeur YVON DUBOIS directeur de I'mlormavon albert tremblay secrétaire de la rédaction MARCEL ADAM éditorialiste en chef JEAN SISTO éditeur a Jjûiht .Le gouverneraient Trudeau joue son Avenir Le récent sondage fait par l\u2019Institut québécois d\u2019opinion publique dévoile que 56 pour cent des citoyens interviewés dans tout le Canada approu-' vent les mesures anti-inflation du gouvernement Trudeau.Par contre, 76 pour cent des gens pensent que les prix continueront de monter ou, dans le^rneilleur des cas, de se maintenir au niveau ac-tuebCCs résultats apparence.Dans les faits, les citoyens (57.5 pour cent) ont, le sentiment que l'inflation est le problème majeur et que le gouvernement doit le résoudre.Mais ils doutent encore que le gouvernement Trudeau soit en mesure de le faire.Le scepticisme des citoyens n\u2019est pas gratuit.Les Canadiens ont, en effet, subi une inflation excessive depuis plus de deux ans.Ils ont d\u2019abord mis leur confiance, en particulier les syndiqués, dans l'indexation des salaires, de leehelle des impôts, des allocations sociales, etc.Mais l'inflation s\u2019est facilement glissée à travers les mailles très lâches de ces mesures grossières.A tel point que seuls les syndicats puissants ont pu obtenir des hausses de salaires capables de contrebalancer la hausse du coût de la vie.Le reste des syndiqués et les deux tiers des travailleurs, qui ne sont pas syndiqués, ont écopé des difficultés économiques accrues par suite de cette inflation.Ils sont ainsi psychologiquement prêts à accepter les mesures d\u2019austérité de l'Etat.Mais ils doutent de la compétence du gouvernement actuel.Car ils se demandent pourquoi le capitaine du navire canadien l\u2019a laissé échouer sur les récifs de l\u2019inflation plutôt que de prévenir les passagers du danger.Le capitaine et scs lieutenants soutiennent que les passagers ne les auraient pas crus et qu\u2019il fallait échouer le navire pour prouver la réalité des récifs.appréciation des Québécois reflète l'importance plus grande que les employés de gouvernement possèdent au sein de la main-d\u2019oeuvre québécoise, en comparaison d\u2019autres provinces.Mais cette appréciation reflète surtout le fait que le gouvernement provincial a cédé très souvent aux demandes de ses employés, syndiqués à presque 100 pour cent et formant l\u2019immense majorité des membres des deux principales centrales, CEQ et CSN.Or, celles-ci s\u2019opposent farouchement à la loi anti-inflation et à\" la réduction de leurs demandes salariales, qui constituent la majeure partie des dépenses de l\u2019Etat.Devant cet appui réticent de la population, le ¦ gouvernement Trudeau devra expliquer davantage sa politique anti-inflation et surtout améliorer les mesures de plafonnement des prix, en particulier en incluant ceux des denrées alimentaires et des princioaux produits d\u2019importation.Pour un pays comme le Canada qui importe de l\u2019étranger plus du quart de ses produits, il est impossible d\u2019établir un programme efficace de lutte à l\u2019inflation si l\u2019on poste des surveillants à la porte avant, alors que la porte arrière est toute grande ouverte.Le gouvernement Trudeau, qui jouit déjà d\u2019un appui substantiel (5G pour cent) chez les citoyens, devra cependant l'accroitrc à 75 ou 80 pour cent s\u2019il veut vraiment être pris au sérieux.Bref, la réglementation des prix devra être sensiblement aussi efficace que celle des .salaires.Il est trop tard pour revcilir en arrière.Le wagon électoral du gouvernement Trudeau est désormais attaché à la locomotive anti-inflation.Si celle-ci déraille ou manque de vapeur, le gouvernement Trudeau a peu de chances de survie.Comme dans un western, les Apaches de l\u2019Opposition le cribleront de flèches.ne sont contradictoires qu\u2019en La crédibilité du gouvernement actuel est donc assez faible en ce domaine.Si l\u2019on ajoute à cela la démagogie de la plupart des centrales syndicales qui tentent de persuader leurs membres et le public que l'on peut vaincre l\u2019inflation en plafonnant les prix sans plafonner les salaires, il n\u2019est pas étonnant que.57.5 pour cent des Canadiens pensent que la législation anti-inflation favorise certains groupes de la société.Et 49.5 pour cent- de ces gens croient que ce sont les grandes entreprises.Par contre, il est réconfortant de constater que le moyenj de combattre l'inflation qui recueille le plus de suffrages i22 pour cent) est la réduction des dépenses de l'Etat.Mais c\u2019est une moyenne encore bien faible, surtout au Québec où ce moyen de lutte passe au troisième rang, après le contrôle des prix et le contrôle des profits.Cette De toute façon, la lutte à l\u2019inflation est l\u2019affaire de tout le monde.Et si les gouvernements (fédéral et provincial) ne commettent pas de gaffes majeures et démontrent une grande sincérité dans leur lutte anti-inflation, les trois quarts des citoyens ne tarderont pas à leur emboîter le pas.A condition, bien^sûr, que les mesures administratives soient claires et bien expliquées au public.Car, même si les citoyens de basse scolarité n\u2019approuvent la législation anti-inflation qu\u2019à 45.5 pour .cent contre 63.5 pour les plus éduqués, il n\u2019y a .pas de gens assez caves pour ne pas comprendre les données essentielles d\u2019une question qui les touche aussi profondément.Il ne restera ainsi que les genst'dc mauvaise foi.Ils seront moins nombreux que l\u2019on croit.Ivan GUAY bloc-notes 4 A FcJS/OV# DES CBNTmiES.Ça ne peut plus continuer comme ça f SA ME DÉ/HA A/GE DAAJS c'dos.i/o os.ÊTES D'-AGGOj&P POOR Ç>U 'O/V S rG£A T TB .r/ftm N Si les directions \"des monopoles ont perçu la nécessité de soigner leurs relations avec le public, il reste bien évident qu'une grève prolongée peut abîmer pour longtemps l image retouchée au prix de grands efforts.Alors, il laut donc supprimer le droit de grève ?Sans aller jusqu'à des conclusions aussi péremptoires, il est la-cite de deviner ce qui va se passer.Ou ce pays va soigner ses maux chroniques avec du \"socialisme de cheval\", et les syndicats vont perdre toute existence réelle, comme en Russie.Ou les pouvoirs publics vont apprendre littéralement à vivre aux monopoles qui sont leurs enfants.Comment se fait-il que nos gouvernements, qui prennent soin de I entreprise privée comme de la prunelle de leurs yeux, aient été incapables de s'inspirer de ce qu\u2019il y a de plus valable dans le libéralisme économique, dans leurs relations avec le consommateur-ci-/Ttoyen-électeur, à travers les mono-»-p oies de fait dont ils sont responsables ?Le syndicalisme n\u2019est jamais parvenu à se guérir de ses maladies infantiles, c\u2019est certain.Mais, en dernière analyse, il n\u2019est pas le principal responsable des invraisemblables gâchis dont nous sommes témoins.Depuis 1965, la poste canadienne a connu 9 arrêts de travail.Le dernier conflit a coûté aux employés une somme évaluée par certains à S30 millions.Vraiment.la bombe atomique n\u2019est pas indispensable pour pulvériser une société.Un professeur d'université dit que si les employés des Postes avaient su exploiter les faiblesses du rapport Moisan, sur lequel était fondée la position du gouvernement fédéral dans sa lutte contre le syndical, le public aurait mieux compris les g r é v i s t e s.Il vaut mieux, en effet, dans ces cas-là.tenter de s'expliquer froidement que d'envoyer le public au diable, comme n'a pas craint de le faire publiquement Joe Davidson, l'un .des porte-parole du syndicat.Mais je pense que ces précautions n'auraient- pas modifié fondamentalement l\u2019attitude du public.Les gens ne veulent pas savoir qui a tort et ¦\" qui a raison.Ils veulent être servis par les monopoles d'Etat.Et ils ont le droit sacré d\u2019être servis ! L'épicier qui annoncerait une grande vente de café et qui n'aurait pas de calé dans son magasin ' ne se ferait pas d\u2019amis en offrant à sa clientèle, à la place du café, un volumineux rapport de l'OCDE Sur les fluctuations des prix du café dans le monde.Or, malheureusement, c\u2019est de cette façon désinvolte que se comportent trop de monopoles d\u2019Etat.Le public n'a ~ i que faire du rapport Moisan.Il veut que la poste achemine le courrier, puisque telle est sa vocation.Le ¦v reste ne l'intéresse pas.Il va falloir se faire une raison, à la fin.Ou les monopoles d'Etat, dans le vaste domaine des communications notamment, vont se réformer, ou c'est la société politique elle-même qui va connaître de pro-x*'\"1 fondes mutations aux effets très r 1 désagréables.Cela veut dire que les services publics ayant caractère de mono- poles vont devoir changer radicalement leurs moeurs.Cette conversion reste possible au prix de grands efforts.Dans la pratique, ils devront s\u2019inspirer de certaines règles de l'entreprise.L\u2019adage \"le client a toujours raison\", est d\u2019un simplisme puéril.N \u2019e m pêche qu\u2019il charrie une conception des relations sociales et commerciales fondamentalement saine.Celui qui paie pour une marchandise ou un service a le droit de recevoir cette marchandise ou ce service.Voyez le comportement de l\u2019aviation civile.Même dans les grandes entreprises nationalisées le souci du bien-être du client est évident.De ce point de vue, le bilan de l\u2019a- ' viation est insurpassable.Bien sur.là comme ailleurs, l\u2019incident désagréable ne peut jamais être totalement éliminé, mais il reste rare et isolé.D\u2019autres entreprises de transport, à des degrés divers selon les pays et selon qu\u2019il s\u2019agit d\u2019employés itinérants ou sédentaires, tentent non seulement d\u2019attirer le client mais de le retenir.C\u2019est vrai de certaines compagnies de chemins de fer régies par les gouvernements.A la Commission du transport de la Communauté urbaine \\ réal, on peut noter, à la' et chez certaines catégori ployés, un souci plus grahd jque naguère de la clientèle.'Ceux-là mêmes qui seront tentés de contester cette affirmation reconnaîtront qu\u2019aucune régie publique ne dépenserait 5300,000 annuellement pour soigner sa publicité, si elle ne percevait pas que son véritable maître est le client payant.;si fSX G» & \u2019 £À Mont- àction rdern- i Guy CORMIER (Droits réservés) Représailles nuisibles à Israël Le maire Drapeau et les \"hot lines\" Les agences de presse s\u2019accordent à dire que les derniers raids aériens d\u2019Israël contre les bases palestiniennes près de Sidon et de Tripoli au Liban se classent parmi les plus meurtriers enregistrés jus.qu\u2019ici.Les Palestiniens parlent de 57 morts et de 110 blessés, dont des femmes et des enfants.Même si le bilan officiel allait se révéler moins impressionnant, on ne pourrait faire autrement que de t r o u v e.r inexcusable qu\u2019un pays aussi évolué qu\u2019lsraël puisse céder à des mouvements de colère aussi irrationnels.Les militaires ont beau expliquer que c\u2019est sur la foi de rapports signalant des concentrations de guérilleros aux basses vi' sées que les sorties ont été ordonnées, il reste que l\u2019imprécision-des tirs a fait qu\u2019avec des coupables, des innocents sont morts et cela est inacceptable.On comprend qu\u2019lsraël passe présentement par une dure épreuve.On comprend que ce pays se sente actuellement abandonné de tous, même de ses meilleurs amis.antérieurement expulsé sans raison de l\u2019UNESCO et qui faillit l'être de l'ONU \u2014 n'est pas sans avoir l'impression qu\u2019une réprobation n'augurant rien de bon commence à grandir dans le monde.Aussi les dirigeants du pays sê trouvent désormais dans la tentation de s'enfermer dans leur bon droit et d ï-gnorer l'opinion mondiale.Enfin, une attaque palestinienne qui fit trois morts et trois blessés dans un établissement israélien du Golan le 20 novembre dernier, s'ajoutant à l'attentat à la bombe qui a fait six morts et 46 blessés à Jérusalem le 13 novembre avec, toujours en arrière-plan, le massacre de 16 écoliers à Maloot, la tuerie de onze athlètes à Munich etc, etc., on comprend qu\u2019il devient de plus en plus difficile pour Israël de rester calme et serein Qu\u2019on songe qu'ici même, à Montréal, l\u2019affaire du bambin de six ans abattu récemment par un bandit en fuite a soulevé l'indignation générale.Que serait-ce si.comme en Israël, nous avions des tueries et des massacres deux ou trois fois par année?Mais les excès des Palestiniens ne justifient pas ceux des Israéliens.On s'attend à plus de retenue et à plus dp logique de la part de ces derniers.Les représailles appellent les représailles, et ne peuvent mener qu\u2019au chaos.Si I s r a ël répliquait moins fort et moins souvent, les terroristes palestiniens perdraient beaucoup de leur popularité auprès des observateurs distraits, et Israël récupérerait une sympathie qui lui était entièrement acquise à l\u2019époque des persécutions nazies.Ceci suppose une dose quasi surhumaine d'abné- gation, mais il ne faut pas oublier que la non-violence est Infiniment plus forte que la violence.Ceci dit, il reste que le raid d\u2019Israël remet en évidence une situation empoisonnante.Les Palestiniens deviennent passablement envahissants au Proche-Orient.I I s c.réent des drames déchirants autant chez leurs amis que chez leurs ennemis.Certes, ils sont bien entourés en Egypte et en Syrie, où ils se tiennent cois.Ils se sont fait remettre à leur place en Jordanie.Reste le Liban où ils sont libres au point de.se servir impunément de ce pays comme d\u2019un sanctuaire d\u2019où ils peuvent déclencher des attaques sournoises contre Israël.Tant que le Liban n'aura pas mis au pas les activistes de cette minorité encombrante, il sera mal venu de s\u2019étonner des représailles.Dans fout ce qui arrive au Proche-Orient.il faut toujours se demander de quel côté se trouvent ceux qui créent la bisbille, et la vérité oblige à dire que les arabes commencent le bal plus souvent qu\u2019à leur four.Certes, les Palestiniens ont des droits.Mais ils n'ont pas tous les droits.On les trouve au coeur de la guerre fratricide qui a mis la Jordanie à sang.Ils sèment la terreur et la désolation en Israël à la petite semaine.Ils se révèlent responsables des troubles suicidaires qui déchirent le Liban.Qu\u2019à cela ne tienne, une certaine opinion persiste à trouvèr héroïque tout ce que font ces gens, et criminel tout ce .que fait Israël.Ce travers de l\u2019opinion contribue sans doute aussi à rendre irrationnelles les représailles israéliennes.Jean PELLERIN Comme le maire Drapeau a, comme il le dit lui-même, retrouvé l'usage de la parole après plusieurs mois de illence, \u2022 et comme il a choisi de s'exprimer principalement sur les lignes ouvertes des stations de radio, il nous a paru utile de citer intégralement ce qu'il a dit des tribunes radiophoniques, lors do la conférence qu'il prononçait devant la Chambre de commerce de Montréal, le 12 novembre 1974, deux jours après sa décevante victoire électorale! Les lignes ouvertes, c\u2019est devenu une institution.Une institution qui vaut ce qu\u2019elle vaut.Ça permet aux citoyens de se défouler.Mais est-ce que une autre pouvez peut-être essayer de répondre.Une lettre anonyme c\u2019était là dernière manifestation d'anti-civilisation.Aujourd\u2019hui c\u2019est par centaines de mille les téléphones anonymes qui sont radiodiffusés.Les hommes publics sont obligés d'y aller parce qu\u2019autrement lis donnent l'impression qu'ils ont peur de répondre.Mais ils s'exposent à n'importe quelle affirmation de n\u2019importe quel va-nu-pied.Et on ne connaît pas l'Identité.Je ne sais pas si un jour il ne faudra pas penser de réglementer ça pour que les jeux soient égaux.ça renseigne?Ça question à laquelle c\u2019est vous Voilà un système extrêmement dangereux.Il n\u2019y a pas tellement d'années, le progrès \u2022 était moins grand mais la civilisation signifiait davantage.Celui qui recevait une lettre anonyme, il était offusqué.LETTRES o Une accumulation de ragots y' \u2022 \u20226 Iæs Etats-Unis, qui avaient juré de s\u2019opposer de toutes leurs forces à la participation de l'OLP aux débats du Conseil de sécurité sur le Proche-Oÿént en janvier.prochain, ont dû'\u2014 pour obtenir un prolongement du mandat des Casques bleus au Golan \u2014 éviter .de faire quoi que ce soit qui eût eu pour effet d\u2019empêcher pareille participation.Aux Nations unies, un vote majoritaire décrétait récemment que le \u2022\u201e sionisme n\u2019était rien d\u2019autre qu\u2019une forme de- racisme.Bien sûr, des nations fort Importantes et dont l\u2019o-, pinion compte tout de même beau* coup, ont voté contre cette odieuse \u201d résolution, mais Israël \u2014 qui fut C\u2019est avec surprise que j\u2019ai pris connaissance dans les lettres deslecteurs de LA PRESSE, en date du 14 novembre, d\u2019un texte intitulé \"Sionisme et racisme\u201d et signé Roger Delorme.Il est stupéfiant en effet, de lire ; une telle accumulation de ragots visant à une tentative d\u2019assimilation des Juifs du monde à des racistes.La lettre de M.Delorme est constituée d\u2019une série de citations qui.prises hors île leur contexte, n\u2019ont absolument aucun sens.Les historiens ou informateurs'cités seraient sûrement déconcertés d\u2019être classés parmi les ennemis d\u2019Israël.On se demande comment M.Delorme ose convier ces gens à témoigner en laveur de sa théorie personnelle, dont l\u2019exposé se situe aux frontiè-\u2022 res de la littérature haineuse.Le peuple québécois \u2014 comme le prouve traditionnellement son histoire \u2014 n\u2019a que faire des Intolérants, toujours prêts à semer la discorde au sein de la collectivité.Il n\u2019y a pas de doute que la majorité des Canadiens appuient Ottawa \u2019 touchant son attitude énergique contre la résolution de l\u2019ONU assimilant sionisme et racisme.Aussitôt qu\u2019une vague antisémite déferle, il y a toujours, même chez les peuples amoureux de la liberté comme le nôtre, un esprit tordu prêt à ressasser les vieilles accusations médiévales contre les Juifs.Evidemment, M.Dclorhne n\u2019a .pas parlé des meurtres rituels.Ces N-\u2014Jausses accusations ne sont vraiment plus d\u2019époque.Maintenant, en raison des crimes nazis, Il aut attaquer les Juifs en se donnant bonne conscience.On défend \u201cquatre vingt pour cent de l\u2019humanité\u201d (comme le soutient M.Delorme) contre le petit Israël.Bravo M.Delorme! Ca prend du courage! Vous êtes le nouveau Lawrence d\u2019Arabie qu\u2019on attendait.Jean-Paul LAGRAVE, Longueuil.i C.r 4 «R» l( A 5 \\ lettres L> J£J2: 4 DECEMBRE 1975 DES LECTEURS TV La destitution du curé Normandin montre l'intolérance de l'Eglis^ meme coup de plume qui fait l'apologie du changement, vous faites le decret de l'immobilisme le plus absolu.Monseigneur, je crois encore à celui qui mène ce monde, et au gars qui a laisse sa peau sur la croix sans même avoir pu constituer une Caisse électorale, qui l'a fait juste [iour convaincre le monde qu'il doit vivre de Charité.Mais j'ai perdu confiance dans les institutions qui prétendent le perpétuer, et j'ai le regret de vous dire que vous en êtes.Je crois même que les convictions que j'ai encore perpétuent beaucoup les souvenirs de la Messe des Anges, de la Messe des Morts i même celle de Yotv, du Minuit Chrétien en plus du souvenir de voir mon père faire sa prière à genoux tous les matins avant scs dix heures de travail quotidien comme plombier.J'espère que votre prochain pas' ne sera pas de m'interdire de bercer encore ces souvenirs que vous trouvez sans doute rétrogrades.Roger FONTAINE, m.d.Boucherville un rite plus flexible où curé et fidèles s'autorisent à tout moment à inclure des balivernes sans grand intérêt, et ce, au nom de l'obligatoire changement qu\u2019apporte le temps.Va, je le prends, niais qu'on défende l\u2019usage des rites anciens comme des pratiques illégales.ça ne va plus.Monseigneur, vous vous trompez.Monseigneur Lefebvre se trompe lui aussi quand il prétend maintenir les rites et coutumes anciens contre le renouveau moderne.Mais si saint Thomas fait encore quelque autorité, c'est au centre que ce situe le vrai.Tolérance et respect pour les goûts et les aspirations de?esprits jeunes et modernes, mais tolérance et respect pour ceux qui ont vécu plus longtemps et qui veulent encore garder dans leur entourage un peu de ce qu'ont été faites leur confiance et leur jeunesse tant du point de vue sentimental que religieux.Votre lettre, Monseigneur, recommande avec force une obéissance à une autorité que vous faites pressentir infaillible, et du gens t|ui ont accepté avec un bienveillant regret la disparition des rites d'antan et de revivre les céré-gie qui promettait d\u2019attirer ou de garder plus de gens aux offices; plusieurs vous diront leur satisfaction de pouvoir se remémorer les rites f'antan et de revivre les cérémonies des grandes occasions comme on revit la Noël, la Passion ou la Pâques.Ils ont accepté cette musique plus rythmée et plus tapageuse que leurs fils et leurs filles préfèrent.Mais si on s\u2019est rendu compte que l'interdiction des rythmes et des rites nouveaux dans le pt ssé a eu un effet néfaste sur un groupe de pratiquants, comment se fait-il que par un processus équivalent, on accepte de blesser profondément l'autre groupe sans autre justification qu'au nom de la confiante obéissance., On a troqué la 1 o n g u e tradition grégorienne pour rien de plus que dix ou douze chansons pop qui reviennent tous les dimanches.On a 'troqué le rile ancien contre Lu lecture de la lettre de Mgr Paul Grégoire au sujet de la destitution du curé Normandin a provoqué chez moi une réaction que je ne me permets pas de garder pour moi seul.Je ne connais pas le curé Normandin.je n'ai jamais assisté à la messe à la paroisse Sainte-Yvette, et je réagis donc sur le principe de la chose beaucoup plus que sur le fait lui-méme.Dans une lettre toute vouée au renouveau inhérent au passage du, temps, Mgr Grégoire fait état d'un conservatisme outrancier dans ce qu'il a de plus détestable.Revêtu de son armure d'autorité infaillible, il impose une décision de fait qu'il reconnaît lui-même ne pouvoir faire entériner que sous la pression de cette \u201cobéissance confiante\u201d \"Tpn nous a pourtant déjà fait avaler pas mal de couleuves.Peut-on me dire, bon Dieu, ce que le fait que certains fidèles venant surtout de l'extérieur de Montréal aient assisté aux messes de Sainte-Yvette, change à l'af- oû ces choses nous parlent un peu plus et qu\u2019elles font vibrer en nous des souvenirs d'enfance où se mêlent un peu de sentimentalité certes, mais aussi beaucoup de ce qui a fait la base de nos convictions, on nous défend d'en goûter à l'occasion.C'est presque du sadisme intellectuel et mental.Le fond du problème, c\u2019est le rite plus que la langue, semble-t-il.Qu'à cela ne tienne, les deux ne sont que modalités accessoires qui ne méritent pas le viol des esprits et des libertés.Nos gens sont assez évolués pour ne pas vouloir arrêter le temps afin de sauver les valeurs du passé; cependant, par respect pour ce passé et ce qu'il représente, tant objectivement que subjectivement, certains veulent encore y communier à l'occasion comme ils aiment encore un meuble antique dans leur demeure moderne ou un vénérable véhicule dans un trafic de bolides du temps futur.Visitez les églises et leur clientèle: vous les verrez remplies de faire, si c'est la distance qu'il faut parcourir, pour trouver une manifestation liturgique qui réponde à ses goûts propres?Il n'y a pas dix ans, on destituait le curé de Saint-Agricole qui laissait introduire les rythmes modernes dans son église au détriment du sacro-saint grégorien et du latin d'alors.Maintenant, on destitue ceux qui ne veulent pas brûler ce qu'on les forçait d'adorer.T Tous reconnaissent que le temps apporte des changements inévitables auxquels il n'est pas toujours facile de s\u2019adapter: mais est-il toujours nécessaire de s'adapter ou est-ce plutôt les velléités despotiques de l'autre qui imposent leurs règles.Dans un discours resté célèbre, et souvent cité par le haut vlergé.Henri Bourassa a proclamé la pos-sinilité de glorifier le Seigneur dans des langues diverses.Ma génération a mis des années à maîtriser un peu de latin et de grec et autant pour apprécier un peu le grégorien.Or voici qu'au moment Intégrisme et hérésie Vive les Eglises libres i Lë cuee /Vo/eHjMOî# p&se/w/ee d W
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