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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Perspectives
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1976-02-07, Collections de BAnQ.

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[" © 7 lévrier 1976 Vol.18, No 6 % ' 5 X- a» 9 'V ' g ii *\"N J ' ' > 'MfàsLâ Ilk :\t'JVM .¦glp; \u2014IPli Eps Wj0Wm_ iv* :: 5|â m % » v.- >*1 r, m ' I nnmHH « .-1 < J1 V».'-v ,1 ill ,Ækm s > ¦y.- fi» PB m % B & m m r, 3 «IV & :'ï o K 5 \u2022v «V I! ?- y '\\s ï% «V %'S V- as; 5l rj* l/llv rtl.luiV 1 *ppfpf ¦ ROCK ISLAND,2000HABITANTS, UN OPERA 't .N < A paucbe (le la tour d'anple, c'est Its Quebec; .* droite, I I uu du Vermont.ComIruit .1 dessein sur la Ironlltua .Internationale.I'Otrtra Haskell A sert aussi tie bibliothèque Ju publique aux quatre villages AS île lanttlomérallon Irontallbre.I n /rape ' ouverture, nous voyons la salle tie r>tK) plai es cl la uOne.I e rideau lie st Pne ir/wi'wntr une hesque JH île Venise A dr, tin angelot du balcon\t/ V % : v Vfestige d\u2019une autre époque,dans un village des Cantons de l\u2019Est f va i i * V* \\ \u2022 { *#* PAR JACQUES COULON \"Voilà bien une dizaine d\u2019années que mon mari, douanier au poste frontière de Rock Island, conseille aux touristes américains d'arrêter un moment pour visiter notre opéra, dit Adelaide Pranglcy.Mais personne ne le prend au sérieux.\" Adelaide Pranglcy s'occupe de la bibliothèque publique Installée au rez-de-chaussée de l\u2019imposant édifice de pierre où se trouve l'Opéra I laskell.C'est probablement la seule citoyenne de Rock Island qui chaque Jour franchit une centaine de fois la frontière canado américaine simplement en se déplaçant de son bureau A l'une des salles ou sont entreposés les livres.L'étonnement des visiteurs américains est bien compréhensible.Suite |Mge 4 S; -, v* % -Z iV >y\" ¦ / 1 38* w S s?i f\u2018-jpi^ggv^ ,4 m , tiüsa 't A :/\u2022 VÎ*v V *V'v & : / >i r< ÿA ?W; t-j ; sV > X'.v> a i \u2022 \u2022 \u2022v '.5>.s* : , cSfcr S;.ï-\" ; .ék +\u20ac2: I, r % a >- \\'r ^ \\HÎI \u2022 l \\ m 1; I L J' f I ' [ .ut-.?¦?1 i7^ w ¦J& c v ;.v - \\ .S' ¦ V-v m mg » - «f .4 w V \"7! x ^ H X \u2022 \u2022* / i f f X; .J V, ggj r# f vue! V f.' i *.in,nl.i, Iv < iniifildit < t tlvssiis nu fond, ,m\\ / tnls-Unis, vt In pendule ,in ( .in,ul,i.* cl.» « .him* i Vilnius problèmes Ioisiiuv I heure n est /»,i\\ In même d.ins Ivs dvtn tin vs1 mm il.ils, théAtre d'amateurs donné par des légionaux v sont iirésentés, mais il y aurait moyen lane minis I loyil IUiss.éditeur du Stanstead loum.i, i|t11.1 pratiquement passé toute sa vie dans la région se souuenl avec nostalgie d'une époque où |,, Vh i ultuielle était plus ai live \"Il y a eu la télévision du il et aussi le tait que bien des familles aisées et t ullivées qui soutenaient I «k tivité artistique disparu ou quitté l.i région II est dillii île cl uiléies , , les pens à i e qui se passe il i, ils ont trop Ihahilud, d\u2019aller se divertir ailleurs Mais il y aurait moyen de rejoindre les jeunes en présentant des spet ta< les de (|u.due ave» I aide du ministère des Affaires < ulturcl les.des murin ipalités et des universités \" Adelaide Ptangley, la hihliothéc aire qui veille également A ! entretien de la salle d'opéra, < onipie bien qu un programme de spécial les plus imporlant sera offert « et été Mais qu'est ce qu'on peut lain-pendant I Inver/ I Ile admet que les gens sortent peu et puis il en coûte $ 100 j>ar jour pour chauffer la salle et le balcon II faudrait pouvoir attirer auditoire de l'extérieur\", dit elle Pour Maxime I)oyon, journaliste corresjrondant de /a tribune t».impliqué dans le domaine communautaire, le lait que le public éventuel de l'opéra soit composé d, trois groupes ethniques assez distincts (Canadiens français.Canadiens anglais et Américains) i ompli que singulièrement la t.lc lie dés qu'il s'agit de < hoi ai les spec t.u les, d élaborer un programme Mais d i uni qu il y a moyen d organiser des spec tac les alfern.iti veillent dans les deux langues, en partit ulier pour la i lientèle étudiante et gr.lce A des subvention.provint laies, par exemple I a population de langue française de la région « a maintenant suffisamment nombreuse pour cousu tuer un public appréciable Ce n'est peut-être que gnlie A une implication du ministère des Attain culturelles, voire du gouvernement fédéral.K )péra I tasked de Roc k Island jxiurra être sauvé de la mort lente, voire d'une disparition A brève éc lie ,1111 e * Vui demi |h>iirr.iil i mm* qu'un village d A peine 1 IMH) Ames possède une sailed opéra de quelque MM) plat es ressemblait! fidèlement, mais en plus petit à « elle de I < )péia de Boston' se proc nrer des billets de promenoir A 7r» < cuts et des sièges populaires A r»t) rents Pendant plusieurs soirées < ortsér utives, le nouvel t Jpét.i de Ko* k Island refusa du monde I Opéra I laskell tut jusqu A la veille de la Se* onde (aiene mondiale le loyer des a« Usités mondaines et < ulturelles de la région Miisu tens artistes lyriques et tonférem iers i omédies nuisit a les et spe* ta* les «l'opéra s y succédèrent as et toutefois une éclijise qu.isi totale au tours de la Première Guerre mondiale On y tint même des assemblées politiques et des soirées de ««ira* 1ère privé Construit pour un jieu plus de KKHHKI dollars Id eu < oOlerail aujourd liui dix ou quio/e lois « elle somme) |>ar un architecte originaire de Ko* k Island, l'édilii e abritant l'ojiéra et l.i bibliolbéqtie jtubbque est administré par une fondation A but non lut raid A t mise de son emplacement singulier, il doit élu* assuré tant aux I bits Unis qu au ( an.ida et.durant la Seconde Guerre mondiale, le gouvernement .iméii « ain lui a< < orda un statut de territoire neutre (slaliil qu'il détient toujours) un peu * oui me une ambassade le jniblic et les artistes qui s y jiroduis,tient pouvaient ainsi Iran* bir la frontière qui le traverse sans formalités spéciales I nubile* ture intérieure est simple mais Pensent ble ne manque (tas d élégant e I a st eue, large de Ml |lieds, est bordée d'une large frise en jdAtre moulé t olorée et surmontée d\u2019une Iresque de tons pastel rejnésentant des cupidons et deux femmes nues teminl des livres et des fleurs les dé* ors mobiles et la mai limerie de scène* sont en jiariarl état Mais I élément le plus original, sinon le plus jiré* feux, est sans doute le grand rideau de s* eue offrant une vue du ( nanti ( anal de Venise dans un style très romantique II fut peint ji.ir I latnnss, peintre et dé* orateur de Boston qui travailla dans plusieurs llté/lpes et opéras des liais Unis et *1 Amérique du Sud group- ( onstiuil en gr.uut du pays, stir line élévation dominant Roc k Island el Stanstead, A deux pas des lot aux du Sfansfear/ Inumnl hebdomadaire anglophone tin Québec « hevaut he la frontière II ne s'agit pas d'un hasard, mais du voeu symbolique des construe leurs M.irlh.i Haskell el son tils, le i olonel Stewart Haskell, deux richissimes philanthropes de Derby line, au Ver mont, qui passèrent leur vie tant au Canada qu'aux I lais Unis le plus vieil , l'Opéra entrée de l'Opéra, comme < elle de la bibliothèque publique, se trouve en territoire améri ur lui, pour les membres de sa famille, pour les visiteurs et pour les gens clans les galeries.Mais ses personnages n'ont rien perdu de leur vivacité en changeant de format Malicieux, Joe fa fard en a profité pour accentuer leurs traits, ce qui les rend encore plus éclatants de vie I a vérité de ses sculptures, Joe la doit surtout au fait qu'il ne représente habituellement que des gens qu'il connaît bien C'est le cas pour les personnages qui illustrent ce reportage.sauf Henri Ric hard, bien entendu, en qui Joe a voulu montrer le héros fatigué qui se doit d'être toujours A la hauteur de l'ambition de la foule.Les personnages de Joe sont vivants, et.|>ourtant, il ne fait jamais poser ses modèles Prenons le cas du vieux Suite jMge 8 PAR LOUIS C ARON Imagine/-vous donc une homme assez fou pour fabriquer un main mouth grandeur nature en jiapier m.lclié et I installer sur le toit d'une ec oie! ( )u bien assez farfelu pour faire une femme nue toujours en jiajiier mâché et toujours grandeur nature et I allonger sur les jielouses interdites d'un beau j>art de Regina\u2019 Vous allez me dire» tout de suite que nous avons sans doute affaire A un autre illuminé qui veut c hoquer lç» monde 11 moi je vous demanderais de réserver votre jugement jusqu'à ce que j'aie eu le temps de vous presenter mon arm foe Iafard I affaire remonte à I été dernier le sais bien que j aurais dû vous en parler avant mais \\ espérais revoir |oe A Montréal < et automne el je I ai manqué de quelques jours parc e que l'étais moi aussi eu voyage A celle éjxxjiie Puis les I êtes sont arrivées, vous comprenez ça\u2019 Apres j ai j»ris le temjïs de men remettre comme tout le monde In fin de comjile les semaines ont passé 11 juris je rue suis dit qu'il u était jamais ni trop tût ni trop tard pour rencontrer et taire connaître un homme aussi étonnant que mon ami Joe I affaire remonte donc A I été dernier L histoire commence» A Pense, jx'tit village bien paisible de Saskat < hewan situé A une vingtaine de milles A I ouest de Regina le revenais d un Immu mariage» dans le nord de celle jiiovmc e On s\u2019était arrêtés A Pense I orangeade» tous ensemble avec le gros I bat gris, dans la maison a trois étages du bout du village On commentait A faire» connaissance |c» voulais le?faire jiarler de son travail de sc ulpteur II me réjiondil qu'il faisait de la céramique J y comprenais moins que rien Chacun sait que les céramistes font de la I>oterie, j»as de la sculpture.Joe souriait II voulait me laisser mijoter encore un peu dans ma curiosité.Il me parlait de son enfance pauvre et heureuse, comme il su doit, sur la ferme jiaternelle A Sainte Marthe, en Sask.it< hewan, jirvs de la frontière du Manitoba Né de jiarents francophones en Saskatchewan et n en gardant ressentiment à personne, bien au contraire, y puisant constamment la matière d'un humour qui le?rendait encore plus attachant I f moi je ramenais toujours la c conversation sur le sujet de la sc uljitu rc* Pour me mettre la puce A l'oreille, Joe évoquait sa mère qui faisait de petits jM-rsonnages en pajiier mât lié jHiur les amuser, lui.ses six soeurs et ses t mq frères It jiourtant il dira ( était une vie rude dans un milieu extrêmement conservateur.\" Mais on 1.1 tout de même laissé poursuivre des éludes d'art A I université du Manito- Il parlait avec ( li.ileur comme un homme qui retrouve de vieilles ton 'Avez-vous lait bon vnya naissant es gef Quel temps faisait il au (Québec/ In tout ras nous autres, on a un été < baud pas pour rire'\u201d Sa femme est descendue, elle travaillait depuis une semaine à refaire la décoration d une < liambre à I étage Sa femme.Su/.m et ses trois beaux enfants, Joël, Misba et («ma étaient avec nous autour de la (able de la cuisine On a bu de 7 février 1976 \u2022 7 JeeFaSàsrd en toutes circonstances.On le voit dans son oeuvre où ses sujets sont représentés dans toute leur humanité, en tenant compte de leur grandeur, bien entendu, mais en n ignorant pas non plus leur profonde mélancolie.|oe I,dard se sera donc révélé dans toute sa simplicité, j'aurai amplement le temps d'y repenser pendant les interminables heures du retour, au volant de ma voiture, En premier lieu je me réjouirai fortement d'avoir trouvé en lui la confirmation d\u2019une hypothèse qui m'est chère: qu'on peut faire oeuvre universelle en se fondant simplement sur I observation attentive des gens de son entourage.Ensuite j'aurai découvert que les plus beaux contes peuvent s'écrire avec de la glaise Car Joe Fafard raconte la vie des gens de son milieu aussi rigoureusement que pourrait le faire le meilleur des écrivains Enfin je serai fort étonné de l'évidente parenté de son oeuvre avec celle de certains romanciers québécois comme Marie-Claire Blais et Koch Carrier.Qu'en conclure?Le sourire de mon ami loe cacherait-il la souffrance intérieure que portent les \"fins cou finisseurs de l'Âme humaine ?A ce compte IA il faudrait saluer en lui un témoin important de notre époque.\u2022 n'a pas encore compris qu\u2019un artiste enseigne mieux avec ses mains qu\u2019avec ses paroles, le démissionne d'une institution où mes échecs et mes défaillances sont soigneusement notés mais où on ne prend jamais mes bons coups en considération, le démissionne parce que je suis fatigué de n'Otre jamais consulté dans le choix de mes classes cl de mes heures d'enseignement le démissionne A ce moment-ci de l'année (15 mars), même si j\u2019ai déjà obtenu un permis d absence pour l'an prochain et que je suis dans l\u2019insécurité au point de vue financier, le démissionne tout de suite simplement parce que je ne suis plus capable de supporter l'atmosphère qui règne A l'édifice des Beaux-Arts le suis certain que les autorités du département sauront trouver quelqu'un de plus soumis que moi pour occuper mon poste et que mes bons étudiants n'en souffriront pas trop.' Vous voyez! El pourtant loe Fafard n'est pas le type d'homme A faire des esclandres pour attirer I attention II est même plutôt du genre timide et réservé.Alors il faut en conclure que cet homme est tout simplement fidèle A ses impulsions profondes qui le poussent A rester le plus honnête possible Que |oe I alard ne soit pas toujours d'accord avec tout le monde, j'en ai eu la preuve en lisant la lettre de démission qu'il a fait parvenir A la direction de ( université de Regina, loe y enseignait les arts plastiques depuis (> ans Sauf qu'il avait un point de vue bien A lui sur la façon dont les arts doivent s'enseigner, c\u2019est-à-dire qu\u2019il ne croyait pas qu'il fallait déverser son savoir dans les têtes attentives de ses étudiants II préférait leur fournir l\u2019occasion de trouver par eux-mêmes.Dans sa classe, il n'y avait jamais de cours théoriques.On se contentait de travailler avec ferveur et dans la bonne humeur Les conflits qui en ont résulté étaient si grands qu'il a démissionné Depuis, il gagne sa vie de ses mains Voici d'ailleurs des extraits de celle lettre de démission: \"|e démissionne.C'est avec dégoût que je démissionne.C'est avec dégoût que je démissionne d'une institution où on nous demande de donner ce que nous n'avons pas et où ce que nous avons A donner n'est pas pris en considération le démissionne d'une institution où aucune règle, même si elle est bête, n est jamais modifiée, ce qui favorise bien peu I épanouissement des arts le démissionne d'un département d'arts plastiques où on George, I'ant Ion chel de gare George Smith habite l\u2019ense lui aussi.Ç\u2019vst lui-même qui m a raconté comment ça s'était passé.\"Quand loe est arrivé ici à Pense, dit-il, j'ai commencé à le saluer poliment sur le l rot loir comme il se doit Puis il m a invité A prendre le thé.Il m observait d'une manière étrange, le n'y ai pas trop lait attention.le me suis dit c'est un artiste.Puis un matin que je passais devant sa maison, en levant la tête je l'ai aperçu A la fenêtre du grenier qui m'examinait comme si j'avais été un Martien, l'ai continué mon chemin comme si de tien n'était.Une quinzaine de jours plus lard il m'a invité de nouveau II m'a amené dans son atelier au grenier.Sur la table il y avait une forme sous un drap.Il a soulevé le drap: c'était moi | aurai tout vu! A mon Age il ne peut rien m'arriver de plus étonnant.Et loe est devenu mon meilleur ami ' Celte amitié, Joe fa lard la confirmera d ailleurs lui-même A plusieurs reprises au cours de la conversation, \"l'ai tout A apprendre d'un homme comme George, dit-il, il a le double de mon Age et il a son idée sur tout l'aime confronter mon point de vue avec le sien et Dieu sait que nous ne sommes pas toujours d accord! \" joignez .- \"vous a la (jarae côtière canadienne La (iardc côtière canadienne du ministère des Transports offre une excellente formation et de belles i arrière s aux tenues gens (hommes et femmesJ attirés [Hir la vie en mer et désireux de mieux connaître leur /un s Les candidats choisis seront formés au College de la t larde côtière canadienne à Sydney, Nuuvclle-licussc.rendant l'entraînement, les clèirs-ofjuiers en navigation ou en mecaniipie maritime rcyuiivnt logement et pension, allocution mensuelle, uniformes, manuels et des congés annuels Pour être admis au Collège île la Canlc côtière canadienne les élevés doivent: \u2022\tavoir termine avec succès des études secondaires eu algèbre, géinnctru-trigonométrie, physique, et français ou anglais, an niveau du diplôme.o /Hisser un examen écrit et oral antérieur a remploi.\u2022\tpasser un examen médical antérieur à l'emploi selon les exigences du poste.Les candidats doivent présenter une at testatum d'études avant leur nomination à titre d'elèvcs-officiers.La connaissance de l\u2019anglais ou du français est suffisante.Pour obtenir des formules d'inscription ou de plus amples renseignements sur le Collège de la Carde lôtièrc canadienne, veuille: écrire à l'adresse suivante: \\ Agent de dotation en personnel Collège de la Carde côtière canadienne Ministère des Transports Pur eau 2 IP.Tour \"C\" Place de Tille Ottawa (Ontario) Kl A 0K7 \\ ' /i *$8 Invitation aux hommes et aux femmes -4v> Fonction publique Canada Public Service Canada 0-7 tûvncr 1976 r i 53s™ LE NOUVEAU LIVRE DE RECETTES de MARGO OLIVER I A: livres de recettes de Msrgo Oliver Ci*.**/»* « .**' « r~< S' # J .* r f V, m p* vv /ïsito^S^We :.SÉub.')' L*«sr%&ir*J n\\ pour ceux ;.:'.QUIPRENNENT P .DRUM i à : ; r ) ff s i '> LU Jl i .'i'-is i k LU \u2019 t V- P * i S4 » ¦IÆ *r V\tJî H * -.m m - ¦ iHMHS 3 GTÎè 1 VS < am#* Q».\t: f. LES OPEREES DU SEIN POUR VAINCRE LE CANCER, IL IAUT PARFOIS SE VAINCRE SOI MEME! /Ti m m?' VI - \\3 m j ; / -, a, ; LE PRORI PME LE PLUS AIGU QUE POSENT CERTAINES FORMES DE CANCER, APRES INTERVENTION CHIRURGICALE, C\u2019EST CELUI DE LA REHABILITATION VOICI TROIS TEMOIGNAGES f Mme Laurence préside / l'Association des \u2014J opérées du sein de Montréal.!f!l C'y'.PAR MARIE-ODILE VdZINA Cancert A la vue de ce mot.un lecteur sur trois passera à l'article suivant Vpus pensez que c'est une proportion exagérée' Pourtant elle est bien réelle, avancée quelle est par ceux-là mêmes qui luttent farouchement contre ce fléau C'est, en termes populaires, ce qu'on appelle la politique de l'autruche l e cancer fait peur Moins qu'il v a dix ou quinze ans, bien sûr, mais il effraie suffisamment encore pour que nous préférions ne pas en entendre parler Si bien que, selon la Société canadienne du cancer, le problème le plus aigu au sujet de cet ensemble de maladies est la crainte panique que le mot engendre Le cancer vient au second rang sur la liste des causes de décès.Au Canada, on lui attribue un sixième des décès Pour I année en cours, il est prévu que près de* 100 fXX) Canadiens subiront des traitement (le plusieurs cancers inaccessibles, la radiothérapie présente une autre solution très efficace, la chimiothérapie offre de grands espoirs |Huir l'avenir, bien qu'à ce jour on n'ait pas trouvé de médicament capable de guérir toutes les formes de cancer Chaque année qui s'écoule amène cependant de nouvelles découvertes.En fait, on n'a jamais consacré à aucun autre problème médical autant de temps et de ressources financières qu'au cancer Au Canada, seulement en 1975, la SCC, grâce aux fonds qu elle tire de la publicité et de sa campagne de souscription annuelle, a donné plus de six millions de dollars à des organismes de recherche sur le cancer.Au Québec, les universités de Montréal, de Sherbrooke, I aval, McGill, l'Hôpital général juif, l'Hôpital général de Montréal.l'Hôpital Notre-Dame, I l lôtel Dieu de Québec, l'Institut de microbiologie, l'Unité de recherches cliniques sont autant de centres qui reçoivent une aide financière, tant de la Société que du gouvernement |X)ur poursuivre leurs études sur le cancer.Les recherches effectuées à ce jour ont |>orté leurs fruits ou, du moins, ont fourni aux experts quelques indices intéressants.On connaît désormais 1rs types de cancer les plus répandus au laissent les spécialistes songeurs.Bien Canada tant chez l'homme que chez l.i que le cancer soit un phénomène femme.Sur 1(X) cas du cancer, par universel, on note cependant d'étran-exemple, on décèle chez l'homme 22 ges différences dans l'incidence et cas de cancer des organes génitaux et dans les types de cancer selon les pays, des voies urinaires; à la seconde pla< e Au lapon, par exemple, le taux de se classe le cancer de la peau avec 21.à cancer de l'estomac est très élevé alors la troisième le cancer du poumon ave* que celui du cancer du sein est assez H», à la quatrième le cancer du système bas par rapport au Canada.Par ailleurs, digestif Viennent ensuite le ram er oint les laryngectomisés réhabilités apprécient la vie et les joies qu'elle procure.Il nous arrive même de chanter! Vous comprenez, c'est notre deuxième voix; c'est comme pour tout, nous l'apprécions plus encore que la première \" l Association des laryngectomisés de Montréal est un groupement de gens non seulement positifs face A I épreuve qu'ils ont eu A surmonter mais aussi très actifs.Ses dirigeants travaillent actuellement A un projet de centre d'accueil pour laryngectomisés qui offrirait A ceux qui, pour diverses raisons, ne peuvent pas rentrer dans leur famille le gîte et des services pendant le temps de leur réadaptation A l'usage de la parole \"Il y a des gens qui habitent A la campagne et pour qui il est difficile de suivre des cours de rééducation D'autres préféreraient maîtriser leur nouvelle voix avant de retourner dans leur famille.Pour ces gens IA, il n existe pas de centre d'accueil A Montréal.Il y en a un A Québec, et on en trouve un peu partout dans le monde C\u2019est pourquoi nous avons l\u2019espoir d\u2019en voir un s'ouvrir très prochainement A Montréal \" Suite page 14 bonne mesure.La lassitude est un tacteur qui peut contribuer à l'irrégularité.Il importe donc de prendre beaucoup de repos et de relaxation.En pratiquant un passe-temps favori paisible, il est plus facile de se détendre i Il n'esl pas toujours possible de maintenir une habitude journalière.Ainsi, pour corriger l'irrégularité occasionnelle.prenez du Lait de Magnésie Phillips .\" Prenez du Phillips' à l'action douce la veille au soir Vous vous sentirez mieux le lendemain matin.PHILUPS- * M4IQU0 De beaux ongles car vous ne les rongerez plus! perspectives vst public t h.iquv semaine |Mf Pcrx|»et lives Im 211.rue Saim-I.u ques Montréal H 2Y\u20181Mb Tel 2*2 2224 Directeur de la rédaction Pierre Gascon Directeur adjoint lean Bouthillette Direcléur artistique Pierre l egault Rédaction I douard Dont et Isabelle l vfrançois ( éline l égaré Adrien Robitaille Photographe Denis Plain Secrétariat Gisèle Payant Liliane Galissaires Service artistique Michel Brunette Roger Dion Marie loin se Gav-Ghoquet Michel Genest I rance Lafond ( lande Robinson Trois petites semaines et vous aurez de beaux ongles, longs et durs.Avec Stop 'n Ci row**-, jamais plus vous ne Ici rongerez.De la volonté en bouteille, jusqu\u2019au bout des doigts.Slop n Grow est transparent sous pouvez même l\u2019appliquer sur le vernis.Vous aurez des mains adorables, aux ongles longs el élégants, ce dont vous avez toujours révé.Avec Stop n Grow, vous ne rongerez plus vos ongles.Satisfaction garantie ou argent remis par Mentholatum, Port Prie, Ontario.stop \u2019n grow DANS TOUTES LES PHARMACIES 107 TIMBRES 6100AL Seulement 10C sp »Si£ 4 President Iran Robert Bélanger Vice-president Paul-A Audet Secretaire C harles d*Amour Trésorier Guv Pépin ^- OMil wtiiiuwte1 III naftot.Im étifrwh iiMn nil Mr it IUtMU|« liuai hWi JWMl M Hit »\u2022« leeHi \u2014 m\t- ft MmImI W*#t (nifttltc ciw W* H 'ItMf «I si utmi ii cuioi t*v «¦ pMmy Mlm HH »|WWHMI \u2022ft (Ml«mu Unit «Mtlin ft mom\u2014t l (MVlMl-M let*tit tie t* ¦ittm**i If mis NitMii l m\\ Mfs csttf 7 février I97S - 13 POUR VAINCREI-~i LE CANCER ( y *A ff ?v'j si .A « SON PLUS DUR COMBAT » 1 P V im C , L'ex-lutteur Bob Langcvin a appris A lutter contre le goût du suicide avant de devenir président de l'Association locale des stomisés. ; < P djfï v »; .: A I, à xSfl 1% Mr \\ S3 \\ S r ^ \\ \\ X V H in* .\\ 4Î y BBS t < Vrv 4» mm 1 v- > -è 7 ;\u2022 Se .litH|iie*s \"It puis, ajoute* lï*< rivaui.je* ne* vois pas jMHieejueii je* vous < e»iise*illi*rais puiseju»* vous ave*/ refusé elejâ el** me* re*e e*ve>er leur ele* rage le* jirésielent e rie* A Seiljemlsyne* ejn'il ve rra a le* re tourne r elés le* lendemain elans son pays el origine*, mais Soljé nitsyne* a déjà race roe lié A « e* mome nt jiiée is, Kissinger, par inadvertance*, vient de le ve r sa main j>mele*nuiM*nt jiosée* soi le* rée e jile or du télé Ielle MH* f exige* Allé/ All/V Kissinge r/ de rnanele* Ure*jne*v C'est moi, re jxmel le* se*e rétaue* \u2014 Dite s A votre jwésiele nt ejut* nos joueurs retournent texil ele* suite* sur la j»at moire* Il |>exir vous jireuiver notre* Ixinne* loi, nous orelonnons même* A I relink ele* laisser j*e eie lre r la jire rine re rone|e*lle* eju'on lane e ra < outre* loi, .» la e erudition ejue lord re vie nne* sur sa elée mon de* nous ee eivoye r Solje-mlsyne Vous e onn.iisse*/ l.i sente* * L rS \\ & */**\u2022\"* i \u2022~'\u2014V.Î*- & > P \u2022\" \u2022 .J;- ÎWi I I ; : 1 e M ; I , \u201e ####&# ïS »«* \" t :.\\ 1 /I i ! 1 i I r.;-* f «FTf* l;PTTTTT7 BON POUR VOTRE ALBUM GRATUIT^' WÈ: I := Gfdki,2485CbeB$5fl Dsbcm, MosUtd, Qettec H4P2A3 ! 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