La presse, 22 mars 1976, Cahier A
[" Les femmes cVst pas pareil m,â PAR LYSIANE GAGNON moins bien payées % iV N@l \u2022 to - 2 - disent: \u201cJe suis pognée ici jusqu'à ma retraite\u201d.\u201cElles sont certaines que si elles demandaient un changement d'affectation, ça leur nuirait: au lieu de lés juger raisonnablement ambitieuses, on les jugerait insatisfaites et grincheuses.\" pour effet de semer la division parmi les victimes.Ce qui est vrai pour les peuples colonisés, par exemple, l'est aussi dans une bonne mesure pour les femmes.\u201cEt alors, dit Michèle, si' lu voyais les rivalités épouvantables qui existent entre elles.C\u2019est à qui serait la mieux vue.Et même aux plus bas échelons de la fonction publique, on se bâtit toute une hiérarchie.La fille qui manipule de l\u2019argent est plus \u201cImportante\u201d que celle qui manipule, par exemple, les plaques d'immatriculation.\u201d Même à d\u2019autres niveaux \u2014 chez les \"professionnelles\u201d par exemple \u2014 on retrouve, en plus raffiné, en plus subtil, des formes de discrimination.Telle jeune femme, agent d'information dans un ministère traditionnellement fermé aux femmes, avait longtemps cru que c'est parce qu'elle était étrangère que les fonctionnaires avec qui elle traitait montraient tant de réticence envers elle.Avec les années, elle devait se rendre compte que ces réticences tenaient au fait qu\u2019elle était une femme.Mais c'est parfois commode: les exemples sont multiples de services professionnels où le responsable préfère déléguer une femme pour défendre, à un comité par exemple, une idée un peu difficile à faire passer: \u201cVas-y, toi, sors ton charme.\u201cUs\" ne t\u2019engueuleront pas.!'*.Voir LES FEMMES, pago A ?M \u201cVa- voir dans ce bureau-là, tiens, voici l'adresse.(Et Michèle m'indique un comptoir du ministère des Transports).Vas-y, regarde les femmes, celles avec lesquelles je travaillais il y a cinq ans.Elles sont encore là.\u201cElles me disaient: \u201cOn le sait qu'ii y en a, des places, mais c\u2019est pas pour nous autres.Pense à nous quand tu seras partie.Parle de nous\".\u201cEn un an, il y en a une seule que j\u2019ai vue changer d'affectation \u2014 d\u2019une machine IBM à un poste de commis.Une seule.Elle avait 24 ans.Les autres sont souvent plus âgées, plus résignées, elles sont divorcées ou célibataires, elles m «BR 3$ % ii u m \u201cRegarde parmi les agents de bureau (travail \u201cclérical\").Les femmes y sont beaucoup plus âgées que les hommes.Pour elles, c'est le terminus.11 y a toujours toutes sortes de raisons pour refuser à une femme un changement de bureau ou une promotion.\" Sauver Boucherville .e Et les rivalités .Toutes les injustices, par des voies souterraines, ont toujours Le vieux village de Boucherville, près de Montréal, comprend une centaine de ces maisons, témoins d'un passé collectif.Ici comme à Montréal, Longueuil ou ailleurs, les \"développeurs\" menacent le patrimoine.\t\u2014 page C 1 25 CENTS LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMERIQUE MONTREAL LUNDI 22 MARS 1976, 92e ANNEE.No 69, 60 PAGES, 4 CAHIERS Ab«tibi/Côte Nord 30C ABONNEMENT.LUNDI AU SAMEDI $1.40 la presse / METEO ) Ensoleillé ei froid Minimum:\u201415 Maximum : \u201410 Demain : ensoleillé et moins froid Détails à la page A 2 c Manifs et grèves aujourd'hui i >\u2022 î I \"Des gestes inutiles, injustifiés et coûteux\" * ( ¦* r; .Z.T.\\ ( < i > / - Bourassa I t p«r Pierre VENNAT Le premier ministre Bourassa a qualifié de \u201cmanifestations injustifiées, inutiles et coûteuses pour les travailleurs\", la journée de débrayage d'aujourd\u2019hui dans le leur public ainsi que la manifestation contre les mesures anti-inflation dans la capitale fédérale.Reprenant hier soir une déclaration qu'il avait faite samedi devant les militants libéraux du comté de Bourget, M.Bourassa a déclaré qu'il s\u2019agissait d'une manifestation injustifiée parce que les mesures gouvernementales contre l'inflation ont justement pour objectif principal de protéger le pouvoir d'achat des travailleurs, c'est-à-dire de qui sont le plus frappés par la diminution de la valeur de l\u2019argent et par la hausse des coûts qui en ont résulté.M.Bourassa a en plus exprimé son vif regret que MM.Louis La-berge, Marcel Pepin et Yvon Char-bonneau aient refusé de le rencontrer aujourd\u2019hui à Qucbcc.Les trois leaders syndicaux, en effet, dirigent la délégation québécoise à la manifestation d'aujourd'hui dans la capitale fédérale.\u201cJ'aurais aimé, a déclaré M.îr.\" *\t,\t¦ ¦»\u2019«:! V ' Bourassa, que les dirigeants du Front commun acceptent d\u2019avoir avec moi, à Québec, une franche discussion afin qu'ils m\u2019expliquent, devant les représentants des media, de quelle façon ils peuvent justifier concrètement leur opposition à des mesures dont le but principal est justement de protéger le pouvoir d'achat des travailleurs, surtout lorsque l'on sait que ces mesures ont déjà donné des résultats positifs.\" Quoi qu'il en soit, le fardeau de la lutte contre les mesures anti-inflation semble reposer aujourd'hui presque exclusivement sur les épaules de plusieurs dizaines de milliers de syndiqués du secteur public, tant au Québec qu\u2019à l'extérieur de la province.A peu près partout au Québec, les écoles sont fermées et de nombreux hôpitaux ont fermé leurs services d\u2019urgence par suite de la décision du Front commun de la fonction publique de tenir aujourd'hui sa première journée de grève de 24 heures.Les' cégeps eux aussi sont fermés, de même qu'au moins une université.l'UQAM.Les 8,700 employés de l\u2019Hydro-Québec ont profité de la journée d'aujourd'hui pour débuter leur contestation par une journée de grève générale qui doit, par la suite, se transformer en une série de grèves rotatives.Il ne faudrait pas croire, toutefois.que tous ceux qui débraient aujourd'hui se rendent à Ottawa manifester à l\u2019occasion de la présentation du mémoire du CTC aux autorités fédérales, mémoire qui a justement pour thème la denunciation des mesures Trudeau.Les porte-parole des trois centrales CEQ-FTQ-CSX en attendent 10,000, tout au plus, en provenance du Québec, tout en espérant néanmoins, grâce surtout à la participation massive de fonctionnaires fédéraux de la capitale fédérale, que la manifestation sera la plus importante dans l'histoire d'Ottawa.Mais tard, hier soir, les porte-parole de la CSX et de la FTQ se déclaraient incapables de déceler un mouvement de débrayage dans le secteur privé.Un porte-parole de la FTQ a affirmé qu'aucun ordre de débrayage n'avait été donné, par exemple, par le Conseil provincial des métiers de la construction, ce qui laisse supposer que les chantiers seront ouverts .toute la journée, comme à l'accoutumée.\u2014 page A 6 Blpte\u2019s's Tf : ' /V i Ï I trii A ii SCC' & Pea r .i,; g :3 :-.W F fiV \u2022-> I \u2022¦*'¦ l-z *\u2022\u2022; I BSk ÿ,:- s i \u2022 \u2022.\t\u2022< v\t- 11 ii ii ceux : I m : photo Rotart Nsuoo, La presse Pas superstitieux Le port du maillot no 13 n'aura aucunement nul à Jim Hunter, le skieur canadien ayant ré.ussi hier à décrocher la médaille de bronze en descente parallèle pour 16 coupe des nations, au mont Sainte-Anne.Yves létourneau et Guy Robillard rendent compte de ces compétitions.que les skieurs ne prennent pas très au sérieux.\u2014 pages B 1, B 2 L'AANB La tension était presque palpable 9r v - \u2019r Contrairement à la Constitution américaine, l'Acte de l'Amérique du Nord britannique est un texte peu éloquent, sans panache et difficile à mémoriser.Le 2e d'une série d'articles de J.-Charles BONENFANT.étaient réunis: une jeune et jolie héritière, un père magnat de la presse américaine, la \"conversion\" de Patty à l'idéal d'un groupuscule révolutionnaire, l'attaque de la banque, la clandestinité pendant des mois, l'impuissance de la plus puissante police du monde, le FBI, l'arrestation presque accidentelle à quelques km de la villa de ses parents, à San Francisco, où tout avait débuté.Et puis les personnalités du procès qui, pendant huit semaines, ont éclipsé l'accusée.Le procès était devenu un duel entre Lee Bailey, trapu, flamboyant, l\u2019oeil vif, la voix d'airain, le sarcasme rapide, une sommité du Barreau américain, et le procureur James Browning, mince et long, l'élégance anonyme, le verbe terne, parfois confus, toujours appliqué, qui n'avait plus plaidé depuis six ans.Pour arbitrer les débats, le juge Carter, en fin de carrière, détaché, paraissant parfois somnolent, maniant de temps en temps un humour folklorique bon enfant, ne se laissant pas piéger par.les astuces de la défense ni de l'accusation, monument de bon sens sous une certaine rudesse.Voir HEARST, page A t Hearst avait-elle participé volontairement au hold-up d'une banque ?Avait-elle fait usage illégalement d\u2019une arme à feu ?et les réponses dans les deux cas étaient: oui.Patricia Hearst pâlit et murmura à son avocat: \"Ai-je jamais eu une chance ?\" Lee Bailey rougit et ses collaborateurs se regardèrent, décontenancés et incrédules.Le procureur restait impassible.Catherine et Randolph Hearst étaient livides.Les trois soeurs pleuraient.Le juge Carter remercia les jurés de leur* patience et les avocats de leur conscience professionnelle.La sentence sera rendue le 19 avril.La peine que Patricia peut encourir va de la liberté sur parole à 35 ans de prison.La défense compte Interjeter appel.Ainsi s\u2019est terminée la première partie d'un drame qui a commencé le 4 février 1973 et dont le deuxième volet se jouera incessamment à Los Angeles, où Patricia Hearst est inculpée de onze chefs d'accusation.Un duel homérique Si ce procès a à ce point fasciné les Etats-Unis, c\u2019est que tous les éléments d\u2019une tragédie grecque par Jean POCHET collaboration spéciale SAN FRANCISCO \u2014 Sam.xii à 16h30, au 19e étage du Federal Building de San Francisco, la tension était presque palpable.Ljs jurés \u2014 sept femmes et cinq hommes \u2014 venaient de reprendre silencieusement les places qu\u2019ils avaient occupées pendant huit semaines.Leurs visages étaient indéchiffrables.James Browning, le procureur, tambourinait nerveusement sur sa table.Lee Bailey, le principal avocat de la défense, avait posé un bras protecteur sur l'épaula de Patricia Hearst.A moins de deux mètres, ses parents, Randolph et Catherine Hearst, regardaient fixement par terre.Ses trois soeurs, Anne, Vicky et Gina, tentaient de paraître impassibles.Les augures paraissaient bons.Le jury avait délibéré pendant douze heures à peine et un jury qui arrive à une décision prompte est souvent un jury qui acquitte.Dans un silence impressionnant, presque.physiquement insupportable, le clerc du tribunal a lu la réponse aux deux questions : Patricia :v.;i ; \u2022v ¦ ,\u2022 t \u2014 page A 8 *.m i - : .,3/ ¦ : -6-»: T.M SOMMAIRE A'.S3 .w Arts et spectacles : C 3 à C 5 Bandes dessinées : C 8 Cinéma : C 4 et C 5 Décès, naissances, etc.x DIT Editorial : A 4 Etes-vous observateur ?i C 8 Horoscope : A 12 Informations étrangères : D 1 et D 2 Les maux de notre langue : C 2 Loisirs et récréation : C 8 Médecine d'aujourd'hui : A 12 MICK JAGGER : C 11 Mon oeil sur Montréal: A 10 *M6t-mystère\" : C 8 Mots croisés: C 12 Page des lecteurs : A 5 Petites annonces: C9 à C 13, D3 à D 10 Radio et télévision : B 15 Sports : B 1 à B 13 Vivre aujourd'hui : A 10 à A 12 m % m ; % -W * I Jérôme CHOQUETTE .P Choquette prêt à des compromis avec l'UN $ \"M ?.:\":ï: ¦ ¦' - Patricia HEARST \u2014 page A 2 selon un artiste de AP NUMÉROS GAGNANTS PEU IMPORTE L\u2019ORDRE Date: 19 mars 1976 ^ A TIRAGE 51 A T VENDREDI 19 /a ^PERFECTA 2 I 4 I 13I 14 I 15 l 19 mars 1 976 \u2022J LS 6/36 33 Séries émises- 90.000 chacune NOMBRE DE GAGNANTS PRIX NO COMPLEMENTAIRE S'APPLIQUANT SEULEMENT AU S SUR 6 + 6 SUR 6 POSSIBILITÉ DE: 33 GAGNANTS DE $5,000.GAGNANTS DE $500.S184,694.30 F o 39 93901 5 SUR 6 GROS LOT $255,273 $1,209.90 ( 3 63 : 4 SUR 6 3901 $90.70 264 2,333 VENTES TOTALES.APROXIMATIF 2,6^ GAGNANTS D£-$tOO.5 SUR 6* 3 5 VEotit mammifère peut lancer son liquide empesté à plusieurs verges ce qui lui |>ermet de tenir a distance lus animaux les plus puissants.l>es démarches de M.Charbonneau auprès de la Ville de Saint-Lambert rencontrèrent d'abord le scepticisme le plus total pour se terminer par une certaine forme de collaboration dont le prêt de deux cages spéciales après plusieurs semaines de pression intenses.\u201cAu cours de mon premier entretien avec l'administration de Saint-La m ben.on me dit que ce problème de \u201cbestioles\" ne les regardait pas.Par la suite, après avoir contacté lin échevin, la Ville décidait d\u2019acheter deux cages à l\u2019intention des citoyens mal pris mais déclinait toute responsabilité dans l\u2019opéra1 ion \"trappe\u201d.Au début du mois, j'ai donc installé les deux cages près des terriers et j\u2019ai réussi à attraper quatre petites bêtes, mais la mère moufette est toujours au large.Heureusement que j\u2019en suis venu à une entente avec la Ville pour leur récupération dans les cages.\u201d Démarches innombrables Pendant ces longues démarches avec la Ville de Saint-Limbert.M.Charbonneau contacta au moins six maisons spécialisées dans l\u2019extermina'ion mais aucune d\u2019elles ne voulut assumer la responsabilité de verser des produits empoisonnés à cause du danger que cela représentait pour les enfants lorsqu\u2019ils s'amusent a l\u2019extérieur.mmmmm H 1 1 des terriers sous voire 9^ % H '\u2022'V i JB gifllU Itei Ht* &#Ê& %'î \u2022:;.M# -i m m H:«t! 1 51 M# I 5 ! >\u2022* mË » ¦ x;.: # /¦ M #3 M m y-' m *C# IF M# i & .i M i ! > .m i 'v j-'-.ç \u2022f : \u2022J BIJICK LESABRE L'Aide aux sinistrés continue GRAND FORMAT a Défiant une injonction, l'Aide aux sinistrés a fait savoir samedi que ce groupe de citoyens entend continuer a brancher le gaz et l'électricité dans les foyers oii ces services ont été coupés parce que lus factures M'avaient pas été acquittées.Le président Normand Robert affirme que des enfants de familles défavorisées sont maltraités au nom des intérêts capitalistes.Selon lui, l'issue i du procès de son prédécesseur Jean filon, demain, n'empêchera pas le groupe de poursuivre son action.¦men» m.: |^1 Roulez à renseigne de la qualité! - p'M'euno * q: vi 'fis Ri cannons, prêts pv .r L/taison JL r INTER^ \\GLOBE^ Micheltn a développé, dans le domaine du pneu, une technique encore inégalée.Quant au spécialiste Michelin, il saura vous conseiller utilement.car lui non plus ne s arrête pas à mi-chemin.\" '\"I i:4 LES PETROLES INTER GLOBE FUELS INC., AVIS À NOS CLIENTS POUR UNE BONNE AFFAIRE PASSEZ DÈS AUJOURD'HUI CHEZ POURQUOI VOUS ARRÊTER À MI-CHEMIN ?BV9ECHELIN ROULEZ A LA SUITE DES RECENTES REVELATIONS CONCERNANT LA SITUATION DE L'HUILE A CHAUFFAGE A MONTREAL.INTER GLOBE FUELS DESIRE METTRE AU CLAIR SA ROSI TION.NOUS AVONS ETABLI UN SYSTEME D'INFORMATIQUE POUR NOUS PERMETTRE DE DONNER LE MEILLEUR SERVICE A NOTRE CLIENTELE.DE PLUS.NOS CAMIONS SONT VERIFIES QUOTIDIENNEMENT.EN UN MOT NOUS VOULONS DONNER A NOTRE CLIENTELE L'ASSURANCE QU'EN AUCUNE FAÇON NOUS NE SOMMESTOUCHES PAR LA SITUATION QUI PREVAUT ACTUELLEMENT.LA VICE PRESIDENTE.MME L DAIGLE v ¦: Pneus & Mécanique L\u2019Ecuyer Ltée 750 St Grégoire (près Resther) Services de freins, alignement et balancement pour tous les modèles de voitures Redressement de roues BUICK PONTIAC 271-2456 3 ÜË h monde menrtillev* d on service impeccable B 7N 3500 ouest.Jean-Talon Tel.: 735-3792 LEGER COMPTANT REQUIS TERMES FACILES G M A C ; t h \\ ; ) - A 4 LA PRESSE, MONTREAL, LUNDI 22 MARS 1976 éditorial ROGER LEMELIN president et codeur PAUL DESMARAIS president du conseil ri*administration * YVON DUBOIS directeur dm I information ALBERT TREMBLA Y sec'etaire de la redaction marcel ADAM éditorialiste en chef JEAN SISTO êd'tcur adjoint Québec devrait médiateur nommer un moins que l'administration Bourassa so doit d\u2019on tenir compte.Il lui appartient de poser des gestes qui changeront cette image.Et le premier geste auquel on pense tout naturellement devrait consister à nommer un médiateur ou une commission de médiation qui s'efforcerait de concilier les positions des parties.M.Oswald Parent s\u2019est refusé a pareille initiative jusqu\u2019ici mais les arguments qu\u2019il a invoqués étaient loin d\u2019être convaincants, il a parlé de médiation et d'arbitrage comme si les deux étaient synonymes.Le gouvernement, en nommant un médiateur, démontrerait qu'il n'a rien à cacher, qu'il n'est pas entêté au point de s\u2019interdire au départ tout d'un tiers.Il démontrerait aussi Tout indique, à la suite de la dernière réunion du Conseil d'orientation du Front commun de la fonction publique, que les chefs syndicaux vont se contenter pour un bon bout de temps encore des tactiques de harcèlement ou, si l'on veut, que le déclenchement de la grève générale illimitée n\u2019est nas pour demain.Pareille stratégie s\u2019explique assez facilement.D\u2019une part, le vote de la semaine passée, même s\u2019il favorisait des grèves sporadiques, n\u2019était guère concluant.On ne pouvait ctre absolument certain du militantisme de la base.D\u2019autre part, les moyens de pression utilisés jusqu\u2019ici ont signifié peu de pertes de revenus pour les syndiqués tout en désorganisant sensiblement le fonctionnement des institutions hospitalières et des écoles.Dans le cas des hôpitaux, les arrêts de travail décides sans avis compliquent peut-être davantage la vie qu\u2019une giève générale.S'il y avait grève, on réduirait le nombre des admissions et on pourrait alors se débrouiller tant bien que mal avec un personnel moindre.Mais comme il n\u2019v a pas de grève et qu'on ne sait pas quand aura lieu un débrayage, on continue de procéder aux admissions de façon à peu près normale.Et c\u2019est alors qu'on est vraiment mal pris quand on se rend compte tout à coup que le personnel a décidé de prendre congé, ne serait-ce que pour quelques heures.Au niveau des écoles, on doit faire sensiblement la même constatation.Le nombre des heures ou des jours perdus par les débrayages sporadiques n'est pas tellement élevé mais, par contre, le climat d'incertitude qui en est résulté a grandement perturbé le processus scolaire.On a réussi à créer beaucoup de nervosité tant chez les commissions scolaires que chez les parents.Des commissions scolaires rendues à bout de patience ont décrété des lockout.D'autres s\u2019apprêteraient à ics imiter.Des parents songent à retirer leurs enfants des écoles tandis que d\u2019autres se demandent quel -amp ils devraient appuyer pour hâter le règlement du conflit.Le harcèlement a donc fait son oeuvre.Le gouvernement provincial lui-même semble estimei que celui-ci a suffisamment causé de dégâts.Le ministre de la Fonction publique M.Oswald Parent faisait savoir ces jours-ci, en tout cas, qu\u2019il se préparait à annoncer des mesures pour brusquer le déroulement de la négociation.Ses propos sybillins, qui laissent place à de nombreuses interprétations, indiquent au moins de façon certaine que les autorités politiques commencent à ressentir les eflets de cet état d\u2019anarchie.Mais alors, encore une fois, pourquoi recourrait-on à une grève générale qui ne pourrait être illimitée qu\u2019en principe, quand des procédés beaucoup moins coûteux pour les syndiqués atteignent, en quelque sorte, les mêmes objectifs ?Au fait, si jamais l\u2019on se décide à réviser le cadre juridique fixant les paramètres de la négociation dans le secteur public, les législateurs devront se demander si ce genre de débrayages sans un avis raisonnable ne pourrait pas être davantage civilisé de façon à mieux protéger les tiers qui n'ont rien à voir directement au conflit ?Les risques ne sont guère équilibrés dans ce type de guérilla.avis provenant qu\u2019il n\u2019entend pas user de sa force outre mesure pour faire triompher ses idées et ses projets a la table de négociation.Enfin, dans sa publicité, le gouvernement aurait probablement avantage à expliquer le pourquoi de ses attitudes sur les points les plus controversés comme la sécurité d'emploi, la mobilité du personnel, les congés de fin de semaine, etc.Le publie connaît trop peu ses intentions a plusieurs chapitres.D\u2019autre part, pour l\u2019instant le problème fondamental n'est pas là.Il réside dans la bonne volonté que doivent manifester- les parties pour en arriver à une entente.D\u2019après le sondage effectué par CROP pour le compte de la CEQ, une majorité de la population serait d\u2019avis que le gouvernement est particuliérement à blâme) pour l'impasse où en sont toujours les négociations du secteur public.Cet avis apparaîtra ci rené a bien du monde, il n\u2019en reste pas Vincent PRINCE bloc-notes .r» Le drame des élèves qui décrochent La pédagogie est censée avoir lait de grands progrès.D'autant plus que la psychologie et bien d'autres sciences humaines sont à la disposition des pédagogues.Les écoles nouvelles sont libérées de l'ombre des religieux d'autrefois.Le recul de la religion permet un plus grand respect des personnes.Les nouveaux professeurs ont une formation académique de beaucoup supérieure à celle des anciens.Bref, tout est mieux dans l'école d aujourd'hui.Sauf que les entants la quittent de plus en plus.Eh 1970, le taux d abandon scolaire se chiffrait par 4.7 pour cent.En 1575, il a doublé: 9 3 pour cent.A Montréal, chez les gars et les lilies de 13 à 17 ans.Comme on pouvait s'y attendre, les décrocheurs sont plus nombreux dans certaines régions de la métropole: dans le centre-ville, la moyenne s'élève à 11.9 pourcent; et dans le sud-ouest, à 12.6 pour cent.Mais on se rend compte également que même le nord de la ville connaît un taux d abandon de 6.7 pour cent.Le problème devient de plus en plus grave.Non seulement parce qu'il met sérieusement en question nos structures scolaires et les réformes pédagogiques, mais également parce que nous pouvons supposer que ces étudiants décrocheurs deviennent rapidement, en majorité, des délinquants.Abandonné à lui-même dans un milieu de travail d'adultes, un gamin de 15 ans n'a aucun moyen de défense.Celui qui vit hors de son milieu naturel choisit rapidement la marginalité.les plus nocives.Et encore bien moins les remèdes.Il faudrait pourtant se dépêcher.Le mal ne peut avoir que trois origines: l'enfant lui-même, le milieu scolaire et le contexte social.La grande ville construit des murs entre les personnes.On oublie que chaque citoyen est membre d une communauté.Nous sommes tous responsables de l'effritement du contexte social.A l\u2019école, structures, méthodes pédagogiques et professeurs doivent être interrogés.Car quand les enseignants \"décrochent\", ils torment des décrocheurs.L'enfant, lui.cherche, au fond de lui, le lieu de son épanouissement.Quand il aécouvre un vide, il s'affole.Comme les aînés.Normalement, en enfant de 13, 14 ou 15 ans devrait être obligé de se rendre tous les jours à l\u2019école.S'il trouve du travail, c'est que ses employeurs et ses parents se moquent de la loi.Il n'a donc pas fallu beaucoup de temps pour qu'il soit solidaire de la tricherie sociale.Si.au départ, on accepte que près de 10 pour cent de nos adolescents fréquentent cette école, on doit tout de suite s\u2019inquiéter des diplômes qu'ils mériteront dans quelques années.Et de I endroit où ils tiendront leur con-ventum.Quoi faire?A ce chapitre, le rapport de la Division des services de la CECM est beaucoup plus discret.On peut aligner un certain nombre de causes.Mais on ne peut encore préciser j >v .V #0# R# A _y\u2014yj m: Jean-Guy DUBUC Trop peu parler nuit Quest-ce qu'on dirait si les bureaux météorologiques omettaient de prévenir la population qu'un cyclone va s'abattre sur sa tête, sous prétexte que le pronostic est confidentiel ?C'est pourtant la réponse invraisemblable reçue par M.Lessard, député (Parti québécois) de Saguenay, à une question adressée au ministre de la Pêche, M.Claude Simard.M.Lessard s'inquiétait de la présence de méthyle de mercure dans certains poissons péchés dans les eaux de nos lacs et rivières.Si un député n'avait pas eu l'indiscrétion de demander au ministre si le poisson peut empoisonner le consommateur, on n aurait jamais su qu'il est dangereux de prendre plus.de deux repas de poisson par semaine.De quels types de poissons s'agit-il exactement ?D e p u i s combien de temps le ministre garde-l-il par-devers lui ces dossiers \"confidentiels\" ?Pourquoi n'a-t-il pas parlé plus tôt ?Guy CORMIER au! I
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