La presse, 24 juin 1977, Cahier A
[" M mi hl Wp fc- Æ Lessard sort vainqueur de l\u2019épreuve de force: les camionneurs acceptent son règlement 1 1 2 en outre présager une nuit de la Saint-Jean moins perturbée.Ce règlement était devenu prévisible dès hier matin alors que le ministre Lessard, accompagné de plusieurs députés de son parti, avait rencontré tous les présidents de comté de l\u2019ANCAï pour par Daniel L\u2019HEUREUX de notre bureau de Québec QUÉBEC \u2014 Sans rien céder aux principes fondamentaux de sa réforme de la réglementation sur le transport en vrac, le ministre Lucien Lessard a finalement réussi, hier soir, à faire accepter aux camionneurs artisans, qui maintenaient la ville de Québec en état de siège depuis trois jours, son nouveau règlement 112.place dans les galeries du public.Le gouvernement québécois, qui sort incontestablement vainqueur de cette épreuve de force, vient donc de réitérer ce qu\u2019il avait réussi en avril avec les policiers de la Sûreté du Québec: obtenir gain de cause sans guère céder davantage et sans avoir tenté de briser par la force le mouvement de contestation.Peu après l\u2019annonce de cette entente, les camionneurs, venus de tous les coins de la province, reprenaient progressivement la route avec leurs lourds véhicules qui, bien qu\u2019en nombre plus restreint que la veille, obstruaient encore au début de la soirée d\u2019hier les abords de la cité parlementaire.La fin de l\u2019état de siège laisse Annonçant à l\u2019Assemblée nationale l\u2019entente qu\u2019il venait de dure avec les dirigeants de l\u2019Association nationale des camionneurs artisans Inc.(l\u2019ANCAI), le ministre Lessard s\u2019est même attiré les applaudissements euphoriques des quelques centaines de camionneurs qui avaient pris con- photo LA PRESSE \u2014 Voir LESSARD, page A 6 Lucien Lessard 25 CENTS LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS DAMÉRIQUE Atoivt w ABONNEMENT LUNDI AU SAMEDI S1 40 C< itv N >fd 3C METEO 9 Nébulosité croissante en fin d'aores-midi Minimum: 12 Maximum: 28 Demain: nuageux avec éclaircies et quelques averses Détails à le page A 2 MONTREAL, VENDREDI 24 JUIN! 977, 93e ANNÉE, no 149, 48 PAGES, 4 CAHIERS Le libre choix garanti par un amendement constitutionnel?\u2014 page D9 Les Montréalais boudent-ils leur fête?Seulement 75,000 personnes ont participé aux festivités dans les différents coins de la ville il t- Bien qu\u2019ils n\u2019y étaient que 3,000, c\u2019est probablement sur la rue Saint-Denis que les Montréalais se sont le plus amusés.Là, les gens ont dansé et \u201cswingné\" au son de la musique traditionnelle du Québec.Ça dansait sur les trottoirs et dans la rue et tout le monde semblait fraterniser.Sur la rue Crescent, ou l\u2019on comptait environ 1.500 personnes, l\u2019attitude de la foule fut plus réservée.Les danseurs étaient peu nombreux et ils étaient entourés par une foule de spectateurs plutôt passifs.Dans le Vieux Montréal transformé en discothèque de plein air, peu de gens semblaient disposés à danser sur les airs popu laires.La Place Jacques-Cartiei ressemblait plutôt aux soirs dt weekend quand une foule de jeu- nes y fait son rendez-vous préféré et où surgissent spontanément des spectacles improvisés v Hier soir, ils étaient peut-être LüOo à attendre une étincelle qui > \u2019 n\u2019est pas venue.Un seul incident est venu as- sombrir celte première journée de festivités.Un jeune homme de 20 ans, Don Grant, a fait une chute dans un précipice près de la croix du Mont-Royal alors qu'il tentail de récupérer le sou lier de son amie.Après un sauvetage difficile par les pompiers de la ville, il a été transporté à l\u2019hôpital Royal Victoria: il souffri- % rail d\u2019une fracture de la colonne vertébrale.Par ailleurs, la police a effectué une saisie de 180 caisses de bière dans le parc Jeanne-Mance pour vente illégale sans permis.par Claude V.MARSOLAIS Les Montréalais ont semblé bouder le début de leur fête nationale hier soir puisque seulement quelque 75.000 personnes se sont rendues aux cinq différents lieux de festivité prévus par le Comité des fetes nationales de la Saint-Jean.Même le stade, qui fait accourir habituellement le Grand Montréal pour des manifestations de grande envergure, affichait au tiers de sa capacité.Habitués au décor champêtre de la montagne (ils y étaient 300,000 le 23 juin 1976),'les Montréalais n\u2019ont peut-être pas prisé cette dispersion aux différents coins de la ville.Et il est probablement trop tôt pour parler d\u2019échec puisque la fête se poursuit aujourd\u2019hui dans de nombreux quartiers de la ville, au stade, au parc Jeanne-Mance, dans le Vieux Montréal, et sur les rues Saint-Denis et Crescent.Le premier ministre René Lévesque avait, de Québec, don né le signal du début des festivités en allumant sur les Plaines d\u2019Abraham le traditionnel feu en présence du député-maire Gilles Lamontagne et du cardinal Maurice Roy.Au même instant, on allumait partout au Québec de semblables feux de joie.A Montréal, c\u2019est devant près de 20,000 personnes rassemblées au parc Jeanne-Mance que le feu de joie fut allumé par Stéphane Préfontaine (celui qui alluma la flamme olympique) et Lorraine Deveau, représentants de la jeunesse québécoise.Le maire Jean Drapeau, après avoir été invité à remettre le prix Calixa Lavallée à Ti-Jean Carignan, a été copieusement hué par la foule présente et s\u2019esquiva en douce.Un spectacle de \u201cGens de chez nous\u201d et un feu d\u2019artifices suivaient cet événement.Pendant toute la journée de jeudi, les stations de radio et de télévision avaient multiplié les mises en garde aux Montréalais de ne pas se présenter au stade sans être munis de leurs billets avec le résultat qu\u2019ils sont demeurés à la maison.En effet, on a compté tout au plus 35,000 personnes dans un stade qui peut en contenir facilement le double.Pourtant, le spectacle \u201cLa nuit de la Saint-Jean\u2019\" qui mettait en vedette Félix Leclerc, Diane Dufresne, Sol, Charlebois et plusieurs autres vedettes, fut aux dires des critiques le plus grandiose des Fêtes de ces dernières années.Malheureusement, le son y était pourri de sorte qu\u2019il fallait être sur le terrain ou encore écouter la télévision pour vraiment l\u2019apprécier.le monde I x m .m '\u2022T*;.- mf.- tL S#! \u2022 Soweto: la police est débordée \u2022'¦X & ¦mH .^ \\ 3- Adoptant une nouvelle stratégie, les étudiants noirs multiplient les foyers de manifestation, à Soweto, avant d\u2019envahir la \"ville blanche\u201d de Johannesburg.Débordée, la police tire.f tiif .**«¦-*!f A:\"?% 8 LtS\u2019- â - \u2022 Brésil: l\u2019Eglise se résigne au divorce T x».-;1 î ;1 \u2022V- \"% 1 8 .VL I C'est avec résignation que l'épiscopat brésilien a accueilli l\u2019adoption, hier, du projet de loi sur le divorce.Au cours des 25 années précédentes, six tentatives de légaliser le divorce avaient échoué devant l'opposition farouche du clergé.\"MM# L m Bpr -î\\ \u2022 i' m v T S: H s il % #3 * mrv.' V \".ÿi ; ü % 1 \u2022 Carrillo, cible des critiques soviétiques J m ' :f-' ! 4 æ: a V ï m 3 v la ¥à \\ I ï'î ¦ te B m s Ï-'J §» - I ¦ # ': - IM B' ^ ' K# K## T I ÜP \u2022 » 1 am Vf?m LlX « n £&' mi; laCZSk' ETffe 1 X! X: B m m 11 » H 1 & à photo Robert Nadon \u2014 LA PRESSE .» m i \u2022\tUn feu d\u2019artifice étincelant mais peu de monde au parc Jeanne-Mance Les Montréalais ont fêté ailleurs qu\u2019au stade, malgré le spectacle j \u2022 Rue Saint-Denis, on \u201cswingnait\u201d! \u2022\tTrudeau et Sacha fêtaient aux crevettes.à Matane i K \\ m* : m V \\ w 1 S'; photo gamma Dans un violent éditorial, l\u2019hebdomadaire soviétique \"Temps Nouveaux\" prend à parti le chef communiste espagnol Santiago Carrillo, qu'il accuse de vouloir diviser le mouvement communiste et de consolider \"l'escalade antisoviétique\".K tf m (pHo»c Jeon Goupil \u2014 LA PRESSE) C\u2019est sur la rue Saint-Denis, fermee à la circulation entre la rue Ontario et le : boulevard de Maisonneuve, qu\u2019étaient la fête et les Montréalais hier soir.On s\u2019y amusait ferme et avec plus d\u2019enthousiasme que partout ailleurs.i- *\t\u2014 pages A 3, A 6, D 1 et D 10 \u2014 page A 7 sommaire économie En septembre, $0.03 de plus le gallon d\u2019essence ou d\u2019huile l\u2019extrême gauche a l3U Quebec Arts et spectacles \u2014Informations.B 5 à B 1 1 \u2014Horaires: B 10 Bandes dessinées: A 10 Décès, naissances, etc.: D 11 Économie: C 1 à C 5 Etes-vous observateur?: D 6 Horoscope: A 10 Informations étrangères: A 7 Jardins et maisons:p 7 Les maux de notre langue: D 2 Mon oeil sur Montréal: B 10 Mot mystère: A 10 Mots croisés: A 10 Page des lecteurs: A 5 Petites annonces: C 6 à C 11, D 4 à D 9 Radio et télévision: B 10 SIMONE SIGNORET: C 7 Sports: B 1 à B 4 Vivre aujourd'hui: D 1 à D 3 A compter de septembre prochain, les consommateurs canadiens paieront au moins $0.03 de plus pour chaque gallon d'essence ou d\u2019huile à chauffage.Par la suite, ils feront faev à trois autres hausses d\u2019égale importance, chacune intervenant à six mois d'intervalle.C'est ce qui ressort de I annonce faite hier à Ottawa par le ministre fédéral de l\u2019Energie.M.Alastair Gillespie, d'une nouvelle hausse du prix du pétrole.Dans la même veine, le ministre s'apprête à annan- \u2022 cer lundi un nouveau programme fédéral visant, à accroître les économies d'énergie.Cette entente fédérale-pro-vinciale, à laquelle on ne sait pas encore si le Québec adhérera, prévoit que les propriétaires d'habitations pourront recevoir des allocations allant jusqu'à $350 pour défrayer le coût des travaux effectués afin d'assurer une \u2022meilleure isolation des édifices.\u2022 Provigo talonne de près Steinberg et Dominion Provigo a acheté hier plus de 25 pour cent des actions de M.Loeb Ltée, d'Ottawa, et a fait connaître son intention de s'approprier d\u2019ici le premier août toutes les outres actions ordinaires de cet important grossiste et détaillant en alimentation au Canada et aux Etats-Unis.Si l'opération réussit, Provigo talonnera ainsi de pré; les deux géants canadiens de l'alimentation, Steinberg et Dominion.Cellules, comité central et formation des recrues \u2014 page A 9 \u2014pageC 1 >\" 7 k ïi* A 2 INFORMATIONS nationales MONTRÉAL, VENDREDI 24 JUIN 1 977 L\u2019Assemblée nationale sera saisie du projet mais ' Cambriolage de l\u2019APLQ Le FLQ voulait détourner un avion selon \u201cThe Sun ( Référendum: Lévesque confirme que c\u2019est le gouvernement qui décidera 1 1 ?« TORONTO (PC, UPI) \u2014 Selon le quotidien torontois \"The Sun\" il a été confirmé, de source policière, que le Front de libération du Québec projetait, en 1972.de détourner un avion d'Air Canada pour obtenir la libération des felquistes emprisonnés à Montréal.C\u2019est ce qui explique pourquoi, précise le journal, la police a forcé les portes de l\u2019Agence de presse libre du Québec, le 6 octo-; bre 1972, et pourquoi un juge, la semaine dernière, a loué les \"motifs \"nobles et désintéressés\" des trois officiers qui ont ordonné celte perquisition illégale.La police aurait placé un Infor-amateur parmi les felquistes ^emprisonnés, qui aurait averti 4es autorités qu\u2019un DC-9 serait 'détourné entre Dorval et Ottawa et immobilisé à l\u2019aéroport de la capitale jusqu\u2019à ce que le gouvernement fédéral libère les .membres du FLQ.Autre objectif de la perquisition: prouver les liens existant entre les terroristes à l\u2019étranger et les terroristes au Québec, et leurs relations avec au moins un pays étranger, en l\u2019occurrence Cuba.Le Sun affirme que, selon les sources policières anonymes dont il fait mention, ce lien a été établi.Un autre quotidien torontois, le \"Globe and Mail\u201d, soutient pour sa part que les prétentions du ministre fédéral des Approvisionnements et services, M.Jean-Pierre Goyer, qu\u2019il n\u2019était pas au courant de ce cambriolage, alors qu\u2019il était Solliciteur général, prouvent qu\u2019il est inap- te à exercer ses fonctions et qu\u2019il devrait démissionner.\"Si Goyer ignorait l\u2019implication de la Gendarmerie royale dans la perquisition effectuée en 1972 à l\u2019Agence de presse libre du Québec, souligne le journal, cela signifie qu\u2019il avait à ce point perdu son contrôle sur la GRC que celle-ci se sentait libre de participer à une conspiration criminelle.11 s\u2019agit là d\u2019une négligence d\u2019une envergure telle qu\u2019elle rend M.Goyer inapte à occuper quelque poste que ce soit au sein du gouvernement.\"U est déjà assez lamentable que M.Goyer n\u2019ait pu contrôler la GRC, mais on comprend encore moins que, lorsque fut soulevée la question d\u2019une conspiration criminelle, il ait à ce point fait fi de ses responsabilités qu\u2019il n\u2019ait même pas envisagé la possibilité que le cambriolage se fut réellement produit.Ce silence ne fait que confirmer son abdication des responsabilités de sa charge\u201d, conclut le Globe and Mail.Enfin, aux Communes, le Solliciteur général Francis Fox a rejeté une fois de plus les demandes de l\u2019opposition, qui réclame depuis plusieurs jours la tenue d\u2019une enquête sur toute l\u2019affaire de l\u2019APLQ.La Chambre a refusé par ailleurs son consentement à une motion du chef de l\u2019opposition, M.Joe Clark, demandant que le premier ministre réitère aux Communes \"le principe voulant que les ministres soient responsables des agissements de leurs subordonnés\".gouvernement étudie présentement avec grande attention les modalités qui avaient présidé, il y a quelques années, au référendum, qui avait conduit à l\u2019entrée de la Grande-Bretagne dans le Marché commun.Il a également fait état de certaines expériences du même type qui se sont produites aux Etats-Unis (au niveau des Etats), en France et en Suisse.Pour l\u2019instant, M.Lévesque a cependant catégoriquement refusé de donner d\u2019autres détails, affirmant qu\u2019aucune décision n\u2019avait encore été prise et qu\u2019il ne voulait pas faire de déclarations pour le simple plaisir d\u2019occuper la manchette des journaux.Interrogé par l\u2019Opposition sur la consultation que le gouvernement devrait avoir avec la Commission des droits et libertés de la personne avant de présenter son projet de loi sur les référendums, le premier ministre n\u2019a par ailleurs pas caché une certaine irritation vis-à-vis de cet organisme qui, au cours des dernières semaines, a émis plusieurs avis allant à l\u2019encontre de projets de loi gouvernementaux.\"Je vous ferai remarquer, a-t-il lancé, que la Commission des droits de la personne donne des renseignements, des interprétations en fonction de ses vues, en fonction de sa façon de voir la loi et son application, mais elle ne peut pas donner des ordres.J\u2019espère qu\u2019on l\u2019aura compris.C\u2019est bien beau, de façon un peu partisane, de s\u2019en servir comme instrument; je crois qu\u2019elle doit rester au-delà des partis et donner son opinion.Cette opinion doit être traitée avec le respect qu\u2019elle mérite, mais comme une opinion.\u201d par Pierre-Paul GAGNÉ de notre bureau de Québec QUEBEC \u2014 C\u2019est le gouvernement qui prendra la décision finale tant sur le moment du référendum que sur le ou les questions qui y seront posées, mais cela n\u2019empêchera aucunement l\u2019Assemblée nationale d\u2019être saisie du ou des projets de loi qui s\u2019y rapporteront.Interrogé, hier, à l\u2019Assemblée nationale par le chef de l'Opposition officielle, M.Gérard-D.Lévesque, le premier ministre Lévesque n\u2019a pas nié la nouvelle parue dans Le Devoir, nouvelle selon laquelle ce serait le gouvernement plutôt que l\u2019Assemblée na- tionale qui se réserverait les décisions finales concernant le référendum.\"Il est évident, a déclaré le premier ministre hier, que d\u2019une manière ou d\u2019une autre, la responsabilité finale, le droit et l'obligation de faire son lit là-dessus (le référendum) ce sera au gouvernement.Cela ne veut pas dire du tout que l\u2019Assemblée nationale n\u2019aura pas à boire et à manger, comme cela est normal.\u201d Pour le reste, M.Lévesque s\u2019est cependant fait beaucoup plus vague, qualifiant le document rendu publie par Le Devoir de simple \"hypothèse de travail\u201d et affirmant qu\u2019il faudra encore ¦ Lt x ' Fi.y1-\u2014 *\t> j ad# M % m M- f s; F D'ici la fin de 1977.Lévesque annonce une vaste opération de décentralisation > V :.«v; Ve / t-v».Y;:'' .\u2022 s C, -T\" < % iki, X photo LA PRESSE du Québec, \u201cmais c\u2019est un texte d\u2019une grande banalité qui n'apporte aucun éclairage nouveau dans le débat linguistique\u201d, a ajouté M.Lévesque.Ce dernier a rappelé par ailleurs que le fédéral mentionne déjà que son intention de voir l\u2019application du libre choix de la langue d\u2019enseignement ne saurait se concrétiser présentement à cause, de contraintes surtout dans les autres provinces que le Québec dont le système d\u2019éducation permet difficilement le choix de la langue d\u2019enseignement.QUEBEC (PC) \u2014 D'ici la fin de 1977, le gouvernement du Québec devrait être en mesure d\u2019amorcer un vaste programme de décentralisation de l\u2019administration des affaires de l\u2019Etat dans diverses régions de la province, hors des grands centres Montréal et Québec.C\u2019est ce qu\u2019a indiqué, hier, le premier ministre Lévesque, en précisant que la fonction publique assurerait une présence accrue au niveau des régions et des villes pour permettre aux citoyens de prendre part plus directement aux prises de décision du gouvernement.Il s\u2019agira en somme d\u2019une vaste opération de \"décentralisation, déconcentration de la fonction publique, relocalisation des divers ministères et d\u2019un réaménagement de la gestion des afrfaires publiques\u201d, surtout dans des régions où le chômage est le plus élevé.\u201cPackage deal\u201d Depuis quelque temps, des comités interministériels se penchent sur toute la question de façon à soumettre un \"package deal\u201d d\u2019ici la fin de l\u2019année.Deux ministres d\u2019ailleurs ont déjà été invités à étudier l\u2019endroit où seront invités deux futurs organismes de l\u2019Etat: le ministre des Consommateurs, Mme Lise Payette, à propos de la Régie de l\u2019assurance-automobile, et le ministre des Affaires sociales, Denis Lazure, chargé de dénicher une région où localiser le futur Office des personnes handicapées.Il est bien entendu que ces deux organismes auront pignon sur rue en dehors de Montréal et Québec.Il y a une douzaine d\u2019années que ce projet de décentralisation de la fonction publique est caressé mais peu de choses ont été réalisées à ce chapitre et le gouvernement Lévesque entend aller de l\u2019avant dans les plus brefs délais, a expliqué le premier ministre, selon les impératifs de l\u2019intérêt commun.Charte du français Par ailleurs, M.Lévesque a rejeté le Livre blanc du gouvernement fédéral au sujet de la langue d\u2019enseignement et du libre choix des parents.D\u2019après le premier ministre, deux commentaires se dégagent de cette initiative du fédéral: d\u2019abord, le gouvernement d\u2019Ottawa n\u2019a rien à faire dans le domaine de l\u2019éducation qui relève exclusivement des administrations provinciales et deuxièmement, l\u2019argument moral d\u2019Ottawa en faveur du libre choix de la langue d\u2019enseignement est \u201ctellement flou\u201d qu\u2019il n\u2019a pas d\u2019impact solide.Le gouvernement canadien s\u2019est tout simplement senti obligé d écrire un texte là-dessus, parallèlement à la Charte du français René Lévesque quelques réunions du Conseil des ministres pour s\u2019entendre sur la rédaction finale du projet de loi cadre des référendums.Tant en conférence de presse qu\u2019à l\u2019Assemblée nationale, M.Lévesque a par ailleurs indiqué qu\u2019il n\u2019est pas facile d\u2019en venir à un consensus sur la loi des référendums en raison du manque de jurisprudence en la matière.A cet égard, il a précisé que le LY YÉÏÉ© ».Un faible creux à Vcuest du Québec provoque un ennuagement sur l'ouest de la ,.province en matinée, puis sur le sud-ouest dans l'après-midi.On prévoit quelques averses pour cette nuit et demain.à Montréal i AUJOURD\u2019HUI Minimum: 12 Maximum: 28 Nébulosité croissante DEMAIN tM.êâ Quelques averses PARTICIPATION LECTURE Semaine du patrimoine du 20 au 26 juin 1977 au Québec * RÉGIONS Moi.AUJOURD'HUI DEMAIN Min.Abitibi Outaouaii Lauren tide* Cantons de l\u2019Est Mauricie Québec Lac-Saint-Jean Rimouski Gaspésie - Baie-Comeau Sept-lles 26 quelques averses 28 nébulosité croissante 28 nébulosité croissante 26 ensoleillée 24 nébulosité croissante 26 ensoleillée 24 nébulosité c roissante 20 périodes nuageuses 20 périodes nuageuses 20 périodes nuageuses 20 périodes nuageuses 12 dégagement quelques averses quelques averses averses quelques averses averses averses averses averses averses averses 12 ARTISANS QUEBECOIS 12 \u2022t 2 10 Jean-Baptiste Roy-Audy par Michel Cauchon Menuisier, ébéniste et fabricant d'enseignes, cet artisan habile et peintre autodidacte est connu par de nombreux tableaux religieux et des portraits civils, aujourd'hui classés patrimoine national.Cette intéressante biographie est suivie d'une bibliographie et d\u2019une liste des oeuvres connues.Disciple de Saint-Crépin:.René Simard, artisan cordonnier par Yvan Chouinard Les souvenirs d'un octogénaire de Grandes Bergeronnes, artisan cordonnier qui pendant plus d'un demi-siècle a fabriqué et réparé des souliers à la main.Connaissant à fond son méfier de cordonnier, le narrateur témoigne de la grandeur des petits métiers.8 10 8 7 7 7 au Canada 4 « « Aujourd'hui Capitoles Victoria Edmonton Regina Winnipeg Toronto Fredericton Halifax Charlottetown Saint-Jean Min.» Mo*.* Colombie-Britannique Alberta Saskatchewan Manitoba Ontario Nouveau-Brunswick Nouvelle-Écosse llo-du-Prince-Edoucrd Terre-Neuve \u2022 Ces ouvrages de la collection Civilisation du Québec sont en vente à S 1.50 chacun 8 21 ¦ « 3 22 k: 12 26 Éditeur officiel ï 63 du Québec Complexe Desjardins Montreal 873 6101.16 26 ; 24 14 1 7 23 8 20 9 15 CLIMATISEURS COÛTE 1ST MOINS CHER CHEZ PASCAL 5 7 si vous partez 0\t9\t0 FABRICATION DE GRANDE RENOMMÉE aux États-Unis 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deuxieme < u ;se ment numéro 1400 Port de retour garanti .i I E\u2019i'eyjtie il l> Mg TARIFS D'ABONNEMENTS Livraison à domicile: Lundi au samedi SI 40 SI 25 INFORMATION GÉNÉRALE RÉDACTION ÉDITORIAL PROMOTION RELATIONS DE TRAVAIL 285-7272 285-7071) 285-7030 285-7100 285-7383 i: iff Lundi au vendredi Samedi seulement : i 0 50' Q~-EZTp^f \u2019.IJ M ABONNEMENTS PAYÉS D\u2019AVANCE \", Nombre de mmeinee PETITES ANNONCES mno.ue-.Commandes par porteur: Lundi au samedi $16 80 $32.20 $63 00 Lundi au vendredi $15.00 $26 75 $56 25 Samedi seulement* 13 26 52 285-7111 1 O MINI-LOTO Série 20\u201473373.Série 37 \u201418607.Série 4 \u2014 24986.Série 19\u201410358.LOTO-PERFECTA 3-14-15-25-28-35 COMPLÉMENTAIRE du lundi au vendredi 9h a 1 7h Pour changer ou annuler du lundi au vendredi 9h a 16 30h H: 285-7205 $12 00 $23 50 'J FACILE À INSTALLER SE BRANCHE À TOUTE PRISE DOMESTIQUE ADÉQUATE.$50,000 $50,000 $50,000 $50,000 par courtier: lundi au samedi $28.60 $57 20S114.40 m Lundi au vendredi $21.45 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X * : ' * .S§Aâ # - IB ¦ y, \u2022 % 4 XK, Vf iv *r: v À : I % JV/*' ¦-1 \\ ¦ '> > it V .\" # : V-C- 1 T # - < I ʧ k f >;V ê SI i / m \u201eÿ.y: a A i mm - ü i,.|%Â' ¦ photos LA PRESSE.Yves Letourneau Fabienne Thibault a comblé ses admirateurs au parc Jeanne-Mance en interprétant «Gens du pays» de Gilles Vigneault.C'était son cadeau de la Saint-\\Jean.% ; ê'A CA Sécurité des passagers à Percé Les bateliers menacent de passer à l\u2019action dès demain $ *.\u2022 \u2022\u2022, w.A H # M V; :ë les recommandations du coroner Déry valent vraiment quelque chose?» Car pour M.Beaudin, les bateliers sont unanimement en faveur d'une surveillance et d\u2019une réforme du système surtout pour «protéger les visiteurs tout en se protégeant aussi».Pourtant la rumeur veut qu\u2019un bateau de surveillance du détachement de Gaspé de la Gendarmerie royale du Canada soit spécialement affecté pour assurer la surveillance des bateaux et des équipages au cours-de l\u2019été dans la région de Percé.Aucune directive Cependant, il a été impossible, hier, de faire confirmer cette nouvelle.Un porte-parole de la GRC à Montréal, après entretien avec la direction de Québec, a en effet précisé à LA PRESSE que, jusqu\u2019ici, Ottawa n\u2019avait émis aucune directive en ce sens.Le porte-parole a expliqué que le détachement de la GRC de Gaspé était équipé d\u2019un bateau patrouilleur qui surveillait périodiquement la côte, notamment pour la vérification des bateaux, et qu\u2019un autre bateau venant de Québec se rendait occasionnellement dans le secteur de Percé.«On surveille surtout, à la suite de plaintes émanant du public, a déclaré le porte-parole, mais jusqu\u2019à maintenant nous n\u2019en avions encore jamais reçues relativement à des bateliers imprudents ou négligents.» M.Beaudin a admis que le bateau de la GRC venait faire son tour toutes les années, mais qu\u2019il ne demeurait que tout au plus vingt minutes.«L'équipage ne descend mémo pas», a commenté M.Beaudin.Rappelons qu\u2019à la suite des recommandations du coroner Déry, le conseiller juridique du bureau des coroners à Québec, Me Pierre Morin, avait adressé, en avril 1977, une lettre au ministère des Transports du Canada par Georges LAMON «Si rien n\u2019est fait après le 24 juin, nous allons passer à l\u2019action et exercer les pressions voulues pour qu\u2019une surveillance soit exercée à Percé.» Le vice-président de la Compagnie des bateliers de Percé a commenté en ces termes, ce qu\u2019il a appelé l\u2019«inaction des différents paliers de gouvernement», à l\u2019égard de la recommandation du coroner Stanislas Déry, à la suite du chavirement d\u2019une barque, le 16 août 1976, qui avait fait 12 morts dont neuf Français.' M.Léopold Beaudin a précisé d\u2019ailleurs à LA PRESSE, hier après-midi au cours d\u2019une conversation.téléphonique, que - malgré la recommandation du coroner Déry dans son verdict du 17 janvier, de maintenir en place un personnel approprié pour faire observer les lois et règlements maritimes, rien n\u2019avait encore bougé à Percé.1 m a m * g® % >\u2022 ¦W> ri 0#' 11 % I i SB m y y.y H m % ! tM» t.B# iSS let w sur tous nos complets et vestons sport de notre collection : .y: P i | : lîpll £ m printemps-été 1977 .PHOTO LA PRESSE : :\\:.y il Léopold BEAUDIN pour connaître l\u2019attitude à prendre en vue de faire respecter le le règlement sur les petits bâtiments.A la suite de cet échange de correspondance, le fédéral demandait à Québec si la Sûreté du Québec ne pouvait pas faire respecter cette loi fédérale sur la Marine marchande du Canada et le réglement sur les petits bâtiments.Comme la SQ n\u2019est pas équipée pour ce genre de surveillance et dans l\u2019éventualité d\u2019une telle responsabilité, cela impliquerait quand même des déboursés importants.Il s\u2019agirait plutôt de demander à la GRC d\u2019assurer la surveillance.Les choses en sont là! Nul ne sait encore, pour le moment, qui de la SQ ou de la GRC assumera la responsabilité de faire respecter cette loi et éviter un autre drame du genre de celui du 16 août et qui coûta la vie à 12 personnes.i m :>S¥: ma 5 :ïiî¥ Ü y:: Crédibilité «Vraiment, il y a quelqu\u2019un qui se traîne les pieds quelque part, a expliqué M.Beaudin.Une surveillance s\u2019impose, nous sommes bien conscients de cette urgence.Qui plus est, on a l\u2019impression que cette année ce sera encore pire.Je n\u2019ai jamais vu un tel laisser-aller.Ce qui est plus sérieux, c\u2019est notre crédibilité qui est enjeu.» Rappelons que la Compagnie des bateliers de Percé transporte quelque 80 p.cent des touristes \"qui font le tour de l\u2019île Bona-venturc, en Gaspésie.Cela représente quelque 90,000 visiteurs par année, soit 3,500 par jour, particulièrement du 15 juillet au 8 août, selon M.Beaudin.«S\u2019il n\u2019y a pas plus de surveillance cette année, a insisté encore M.Beaudin, il y aura encore des abus et on se retrouvera dans la même situation qu\u2019aupa-L ravant.C\u2019est à se demander si mi iiflil .il m mm iff ii:if II jm i iill * \\\t\" K lili .Hill : « mm ^ - ##f iïi- Suivez la mode de près avec la carte SAUVE FRÈRES Nous acceptons toutes les principales cartes de crédit reconnues 0 % -jawT.1 Koswmn?us: 6554.Plaza Saint-Hubert Centre Lovai.Les Galeries d\u2019Anjou 273-6392\t688-6292-\t\u2022 \u2014 Carrefour Laval ' Complexe Desjardins .681-9213 -\u2022 ¦BüsUHSJMi warn ¦¦¦ ! K s .?r, A 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 24 JUIN 1 977 éditorial PAUL DESMARAIS président du conseil d administration ROGER LEMELIN president et editeiir won dubois riirectmit de i inlorm.inoô ALBERT TREMBLA Y M'CIllMlie de 1.1 rodjl'lion MARCEL ADAM l'dnon.ilistt! en chel I JEAN SISTO ediieui ad|Oi!U La belle nouvelle fête du patrimoine \u201cJ\u2019ai la mémoire en fête.\u201d Un vrai coup de génie qu\u2019ont eu les organisateurs des fêtes de la Saint-Jean.Une semaine du patrimoine: \u201cDurant sept jours à travers tout le Québec, des hommes, des femmes et des enfants vont se raconter comment vivaient ceux qui ont bâti le Québec et redécouvrir le sens des coutumes dont ils ont hérité.\u201d, dit un texte de présentation.Voilà enfin ce que l\u2019on attendait.Depuis quelques années, la Saint-Jean n\u2019avait pas de sens.C\u2019est-à-dire qu\u2019elle regroupait un certain nombre de personnes, des jeunes, autour de qvfelques autres, des artistes, sans pouvoir relier une célébration à quoi que ce soit.Car la Saint-Jean n\u2019était plus fête religieu-| se pour bien des gens: il aurait suffi d\u2019interroger la foule sur la montagne pour se rendre compte que le fameux Baptiste avait été de nouveau décapité.Pour se conformer à plus de réalisme, on a cessé de parler du saint, patron, on a inventé la \u201cfête nationale\u201d.Cela ne donnait pas plus de sens à la fête.Car on ne pouvait se rattacher à aucun événement, aucune libération, aucun anniversaire.C\u2019est peut-être pour cela que la fête est devenue politique: \u201cattachons-nous à l\u2019avenir.\u201d Le problème était, cependant, que chez nous la politique divise les gens.Si des artistes plus ou moins opportunistes pouvaient profiter d\u2019un sentiment populaire, ils ne représentaient pourtant qu\u2019une partie de la population et même une partie minoritaire.Si une fête doit unir un peuple, ce n\u2019est certes pas en politisant la Saint-Jean d\u2019autrefois qu\u2019on allait y parvenir.qui expriment dans leur vie quotidienne un passé, une tradition, une fidélité qu\u2019il fait bon de découvrir encore vivants.Le patrimoine, c\u2019est ce qu\u2019on a nécessairement tous en commun.C\u2019est, surtout, le témoin de notre survie commune.Le petit peuple abandonné par la France et dominé par l\u2019Angleterre a posé chaque jour une pierre à sa maison.On peut célébrer la maison; et tous les maçons qui l\u2019ont construite.La fête du patrimoine, c\u2019est un coup de génie.D\u2019autant plus qu\u2019il était temps qu\u2019on y pense.Car depuis quelques années déjà, il semble que tout ce qui date d\u2019hier, tout ce qui est d\u2019autrefois, tout ce qui n\u2019est pas né aujourd\u2019hui n\u2019a pas de valeur.Je ne sais pas s\u2019il y a un peuple qui, dans son histoire, a renié son passé aussi vite qu\u2019on l\u2019a fait au Québec.Je ne pense pas uniquement aux jeunes qui croient que le monde est né avec eux.Je pense à tous ceux qui ont connu un passé, des institutions, des générations qui les ont marqués et que pourtant ils méprisent.A un tel point que la \u201cfête du patrimoine\u201d prend un petit air paradoxal.Alors, qu\u2019est-ce qu\u2019on fait avec le passé?On l\u2019assassine ou on le ressuscite?La réponse est simple: il faut rendre présent le passé qui a fait ce que nous sommes.Il faut en faire notre inspiration et notre témoin.Pour cela, il faut que la fête du patrimoine se révèle un immense succès, un événement marquant.Ceux qui auront eu, pendant plusieurs jours, \u201cla mémoire en fête\", ceux-là auront peut-être développé une certaine affection, une certaine admiration pour ceux qui les ont précédés.Ils cesseront alors de tout condamner et de tout refuser de ce qui existait avant eux.Ils reconnaîtront peut-être, ces gens à la mémoire nouvelle, que s\u2019ils ont, aujourd\u2019hui, quelque valeur, s\u2019ils s\u2019attribuent certains mérites, ils les doivent à ceux d\u2019hier.Ceux d\u2019hier, ceux de la tradition, ceux du patrimoine, avec tout ce qui nous en reste, c\u2019est une richesse.La nouvelle Saint-Jean saura peut-être nous en convaincre.Les couples amoureux célèbrent toujours, au début, les premiers instants dé leur amour.Et ceux qui vieillissent en célèbrent la continuité.Finalement, ce n\u2019est plus le premier moment qui compte; c\u2019est ce qui a habillé chaque jour, chaque nuit, chaque joie et chaque peine.Plus beau que l\u2019amour qui naît, il y a l\u2019amour qui dure.C\u2019est ça, la fête du patrimoine.Pour éviter de s\u2019excommunier et de se condamner mutuellement, au sein de la nouvelle religion nationaliste dont les dogmes et la morale sont plus rigoureux que tout ce qu\u2019on a déjà connu, il fallait donner une référence à la fête, un pôle d\u2019unité et de fierté commune.Le choix n\u2019était pas vaste; il y avait le patrimoine.Car nous avons un patrimoine dont nous pouvons tous être fiers.Et il est partout au Québec.C\u2019est vrai qu\u2019on a chez nous une façon de vivre qui ne ressemble à celle de personne.Un artisanat régional, original, créateur.Des arts populaires qui savent exprimer les gens d\u2019un village ou d\u2019un coin de pays.Des chansons, des contes et des poèmes au coeur grand et au verbe plein de charme.On a des hommes et des enfants, des femmes et des générations entières Jean-Guy DUBUC bloc-notes ¦¦ w.çër* Le siège de Québec Que le siège de Québec par les camionneurs mécontents du gouvernement ait été levé ou non au moment où paraissent ces lignes ne change strictement rien à une réalité brutale multiforme: de plus en plus, mécontents, protestataires, zélateurs de toutes causes, des meilleures aux pires, déploient, pour se faire entendre, des mises en scène tout à fait démesurées par rapport aux cb, jectifs qu'ils recherchent, si valable soit quelquefois leur cause.Une mentalité s'est insensiblement formée qui veut que la fin justifie les moyens.Or, il n'est pas vrai que la fin justifie les moyens! C\u2019est non seulement un principe immoral.C\u2019est un principe destructeur de tout ordre.Et l'ordre méprisé, ignoré se venge un jour par un supplément d\u2019injustice.Même en ce jour de liesse, il faut rappeler qu'il va falloir, à la fin, se faire une raison.Que les autorités municipales de Québec aient ou non des responsabilités dans cette paralysie des derniers jours, au coeur même de la capitale, est certes un sujet d\u2019analyse.Ceux qui sont sur place ont sans doute leur opinion là-dessus.Et ils ont probablement des choses une vue plus exacte que les observateurs éloignés.Mais il existe un élément particulièrement navrant dans cette désagréable affaire.Apparemment, c\u2019est la colline parlementaire elle-même qui est encerclée ou \"occupée\".Triste symbole! On disait hier que les fêtes de la Saint-Jean sur les Plaines pourraient être compromises, si l\u2019espace n\u2019est pas dégagé à temps.Si l\u2019action paralysante des camionneurs est particulièrement spectaculaire et efficace, comment pourrait-on oublier de rappeler que des bureaux de minis- tres ont été occupés, qu\u2019il n\u2019y a pas si longtemps, dans cette même ville de Québec, les étudiants sont allés faire du chahut à l\u2019Assemblée nationale! Ces désordres n'ont pas compté pour peu dans la chute du gouvernement Bourassa, et ils ne peuvent que freiner l\u2019élan de l'équipe de M.Lévesque.On en vient à se demander si notre société n\u2019a pas souffert et ne continue pas de souffrir d\u2019un vice de conformation qui l\u2019empêche d'étouffer les accès d'anarchisme qui l\u2019enfièvrent sporadiquement.Que faire contre 2,000 mastodontes de la route?Appeler les tanks?A Prague, en 1968, les Soviétiques ont envoyé les chars d\u2019assaut pour moins que ça! Ce sont là des styles de vie dont notre population ne veut pas.Mais l'engrenage d'actions anarchiques répétées finira par les imposer.A notre grand dam à tous.Guy CORMIER I « A A A % : ^\u2014- ! # m ¦À 2% ==^L% Tr=2 // / i V, r: w \\J 1 Ubra opinion o \\ \\V \u2022 ' w$.b]#=m Vers urn Etat sees WeeV e / x s - C\u2019est avec la plus profonde consternation que je viens d'apprendre ce qui s\u2019est passé à l\u2019Assemblée nationale, ces jours-ci.Ainsi donc le gouvernement qui se proclame, à temps et à contretemps, si représentatif des aspirations fondamentales de notre nationalisme ne tolére- serait-il pas alors autant, sinon plus, MORAL QUE POLITIQUE?En tout cas, qui nous empêche, fût-ce au cours d\u2019une passionnée campagne pour ou contre l\u2019indépendance, de songer sans relâche, pour nous en convaincre fermement, à l\u2019absolue nécessité d\u2019un DEPASSEMENT TOTAL, aussi bien individuel que collectif, pour le triomphe de la primauté de l\u2019esprit sur la matière?Dépassement inséparable d\u2019assez durs sacrifices, cela va de soi.La grandeur d\u2019une nation ne s\u2019édifie pas dans la facilité! Gardons-nous de l\u2019oublier.leur à tenir tout juste une infime partie de leurs promesses formulées, celles-là, clairement et solennellement avant le 15 novembre! De quoi laisser songeur, n\u2019est-ce pas?N\u2019importe, il convient de louer ici le chef créditiste, Garni! Samson, pour sa très courageuse motion du 8 juin en faveur du maintien de la prière.Mais il faut aussi, hélas! regretter l\u2019apparente lâcheté de ces députés péquistes qui \u2014 à l\u2019exception de François Gendron, d\u2019Abitibi-Ouest, \u2014 ont préféré s\u2019abstenir, c\u2019est-à-dire ne pas se prononcer plutôt, probablement, que de risquer d\u2019encourir la méfiance ou les reproches plus ou moins voilés des autres membres de leur groupe parlementaire.Pas morte, apparemment, cette sacro-sainte discipline partisane qui nous a causé tant de tort par le passé.Signe bien peu prometteur peut-être, par surcroît, en ce qui concerne l\u2019avenir, quand il s\u2019agira pour ces représentants du peuple de décider par leurs votes \u2014 supposément en conscience \u2014 des questions primordiales qui régleront, d\u2019une manière irréversible, notre destin national.Mais je n\u2019entends guère gloser, aujourd\u2019hui, sur les conséquences possibles de l\u2019a près-référendum.Le présent m\u2019alarme déjà trop pour que je ne m\u2019en occupe pas d\u2019abord.Je me demande plutôt si, à en juger par leur comportement habituel, nos compatriotes en général \u2014 embourgeoisés à l\u2019excès \u2014 n\u2019agissent pas et ne vivent pas comme si, pour eux, la vocation de l\u2019homme était d\u2019être semblable à la bête, presque en tout.Le \u201cmal québécois\u201d ne - gig I / & jr* ¦5s m v @2 ) I 'mm ra plus la récitation de la prière quotidienne au début des séances des députés, à Québec.Cela décidé, sans consultation du peuple à ce sujet, par un parti qui, habile à nous placer devant le fait accompli, oublie qu\u2019il a recueilli seulement 40% des votes aux dernières élections, c\u2019est-à-dire non pas la majorité, mais i '¦T.'j m 7 A / % a 7 i, # m A> Autrement, j\u2019en ai bien l\u2019impression, dans un Québec toujours de plus en plus déspiritualisé, ceux qui, par fierté et en conscience, persisteront, selon le mot de Léon Bloy, \u201cA VIVRE SANS GROIN\u201d devront faire montre d\u2019une fantastique dose de courage.De courage, oui.Et aussi \u2014 pourquoi pas?\u2014peut-être encore plus de SAINTETE.Mais, motif de consolation, si le Ciel le permet, c\u2019est sans doute de ce côté-là que surgira le véritable salut de notre peuple.Ces dernières lignes, je les écris avec une ardente conviction.Une conviction que je souhaiterais contagieuse.Peu m\u2019importe qu elles déclenchent les rires des ministres et députés péquistes qui, pour leur part, semblent avoir cru que le meilleur moyen de combattre le matérialisme généralisé consistait en quelque sorte à décréter le bannissement officiel de toute référence à Dieu, dans la vie publique.Moi, je ne marche pas tête baissée.i(J3 la moins minorité.On croirait presque, pour un peu, que,dorénavant, prononcer le nom de Dieu, chez nous, va équivaloir à commettre un acte subversif, \u2014sauf si, comme dans le cas du camarade Michel Chartrand, bien entendu, ça fait partie d\u2019une litanie de blasphèmes: ce qui devient alors du \u201cprogressisme\u201d! Pourtant, un ministre, pour qui j\u2019ai beaucoup d\u2019admiration, a déjà affirmé, à quelques reprises, que les valeurs religieuses constituaient un élément essentiel de notre patrimoine.Sincérité?Tactique?On aimerait savoir.faible v- 2m r Zr D c 39 ¦O I: K 7! /I ' I Tout comme on aimerait savoir pourquoi, soudain, René Lévesque et son cabinet, dès l\u2019ouverture de la première session, se sont avisés de manifester tant d\u2019empressement à rompre avec cette tradition de la > prière dont, à dessein ou non, il I n\u2019avait jamais été question dans I le programme électoral.Jusqu'à ce jtiuïtfnos nouveaux dirigeants ^ontmis infiniment plus de len- t 'ûi \u2022y L».FtMAE A / I V tï > 2à / \u2022! i Léonce TRÉPANIER Montréal -y -¦\"\u2022¦\u2018O Droits réserves - I S < l l V J A 5 lettres MONTREAL, VENDREDI 24 JUIN 1 977 DES LECTEURS Bonne fête! La Charte du français Permettez moi d\u2019offrir à tous vos lecteurs mes meilleurs voeux à l\u2019occasion de la Saint-Jean.Mes ancêtres, deux couples irlandais, sont venus s\u2019établir au Québec il y a au-delà de cent ans.Je suis née à Montréal et j\u2019ai toujours vécu au Québec.Il s\u2019ensuit que je suis Québécoise à juste titre.Je suis heureuse de dire à tous mes compatriotes: «BONNE FETE le 21 juin».Veuillez agréer, Monsieur, l\u2019expression de mes meilleurs sentiments.Notre fierté est d\u2019autant plus grande que nous retrouvons des milliers des nôtres à des postes prestigieux, soit dans la littérature, les sciences, l\u2019économie, la politique, le monde du travail.Par leur intelligence, leur désintéressement et leur sens du devoir, ils tracent la voie à des réalisations encore plus merveilleuses pour le plus grand bien de tous les Canadiens.Rendons hommage à ces valeureux citoyens canadiens et soyons fiers de leur réussite.Les sacrifices et les luttes de nos ancêtres n\u2019ont pas été vains.Nous leur demeurons toujours fidèle, nous progressons et nous saurons toujours, à titre de fondateur du Canada, relever le défi et contribuer par nos efforts et notre esprit ouvert à faire de ce pays, le plus beau, le plus riche et le plus libre du monde.Que le 24 juin soit une fête fraternelle remplie de loyauté et de fierté envers notre pays le Cana- Yves ROY Montréal l\u2019intérêt québécois au profit de la vision majoritaire dite nationale, nos députés et ministres à Ottawa jouent un rôle absurde incompatible avec les exigences démocratiques d\u2019un régime confédératif.A ce point que leur façon la plus caractéristique de se distinguer (à peu d\u2019exceptions près quant aux personnes) consiste à réduire au minimum les pouvoirs et l\u2019essor québécois même dans les zones grises des juridictions.La malveillance dispensée par les hauts gradés parmi nos élus à un député qui en situation d\u2019intérêt collectif flagrant prend le parti de l\u2019intérêt québécois, constitue une .humiliante constante de notre insignifiance politique.Le cadre confédératif actuel nous divise, nous dénature et nous détruit.La nation, celle que même Lord Durham et John A.Macdonald ont reconnue comme telle, que le Québec a toujours proclamée, et qui constitue une des deux réalités fondamentales du pays, doit s\u2019inscrire comme pierre d\u2019assise de toute nouvelle entente.Ou alors les Québécois ont le devoir de décrocher.Ceux qui voudraient asseoir l\u2019unité canadienne sur autre chose que l\u2019équité issue de l\u2019égalité réelle des deux nations du Canada, nous invitent à perpétuer l\u2019étouffoir à francophones que constitue notre régime constitutionnel actuel.Comme exemple supplémentaire d\u2019é-touffoir je me permets de citer le cas bouleversant et très actuel de l\u2019investissement de Hull par le pouvoir fédéral.Pour la jeunesse québécoise quelle qualité d\u2019avenir espérer en effet d\u2019un régime capable d\u2019investir de 20,000 fonctionnaires à 85% unilingues anglais, une ville francophone à 90%, tout en se refusant à l\u2019établissement des règles du jeu assurant aux 60,000 citoyens de la place respect de leur langue, de leurs lois, de leur manière de vivre, et des éléments historiquement significatifs de leur paysage.Où est la voie de la dignité et du devoir devant un régime utilisant les mécanismes de dilution d\u2019identité et d\u2019assimilation les plus brutaux sous prétexte d\u2019unité et d intérêt nationaux?Comme si d\u2019abord et avant tout l\u2019intérêt national ne consistait pas à assurer l'épanouissement des deux peuples fondateurs de ce pays, de ses deux nations.Les briseurs de pays sont ceux qui le maintiennent en décrochage de réalité.La notion de mosaïque canadienne fait partie de l\u2019idéologie des assimilateurs en douce.Elle a la subtilité d\u2019un piège à ours.Autant l\u2019écarter tout de suite.Votre étude, \u201cIl ne faut pas craindre d\u2019innover\u201d, est remarquable.Mes souhaits de persévérance vous accompagnent.les 326 comme des reliques du sentiment d\u2019impuissance dont nous sommes enfin en train de sortir.On dit qu\u2019il faut de l\u2019audace pour réussir en affaires; à lire cette honteuse pétition, on ne s\u2019étonne guère que le plus gros de nos hommes d\u2019affaires ne soit qu\u2019un nain dans la finance mondiale.Et c\u2019est cela qui se permet de nous faire la morale! Ils ont bien trop peur de perdre la complaisance de leurs grands frères anglophones à l\u2019ombre desquels ils se tapissent misérablement, dans les antichambres de multinationales.Mais une nouvelle génération leur pousse dans le dos.Il y a des jeunes hommes d\u2019affaires qui ne renient pas leurs origines et qui abordent leur profession avec ce qu\u2019on peut maintenant appeler le génie québécois.Ceux-là savent que la langue des Québécois (il n\u2019y en a qu'une) a besoin d\u2019une vraie loi pour s\u2019affirmer définitivement.Cela n\u2019a rien d\u2019humiliant; c\u2019est mathématique.Messieurs les 326, retournez donc à vos négoces.Après tout, il n\u2019y a pas de petits profits, il n\u2019y a que de petits profiteurs.Sylvain MEUNIER Montréal Dr Camille Laurin, Ministre d\u2019Etat au Développement culturel Québec Cher Dr Laurin, Les sondages indiquent qu\u2019une majorité de Québécois appuie le projet de loi no 1.Il était temps qu\u2019on se décide.Malheureusement, ce sont les opposants à la charte qui font le plus de bruit, ayant trouvé dans un certain journal une tribune démesurément ouverte.Plus récemment, 326 d\u2019entre eux, principalement issus des milieux d\u2019affaires, signaient une sorte de pétition qui leur a valu une pluie d\u2019injures.Ils nel\u2019avaient pas volée.Intolérance?Peut-être.mais en vertu de quels principes philosophiques ou moraux serait-on astreint à tolérer l'hypocrisie et la vénalité?Tout de suite il s\u2019est trouvé quelques perroquets pour prétendre que le ministre Laurin et ceux qui l\u2019appuient ne supportent pas qu\u2019on soit en désaccord avec eux.Ces accusations ne sont pas nouvelles mais elles sont particulièrement gratuites cette fois-ci.Si les critiques ont été adressées davantage aux signataires qu\u2019au texte, c\u2019est qu\u2019il n\u2019y avait rien dans ce texte qui mérite d\u2019être relevé.Ce n\u2019était que la répétition moins intelligente des rengaines éculées dont on pollue les média depuis que le débat est engagé.Se gardant bien de s\u2019opposer aux objectifs de la charte (on voit mal, par les temps qui courent, quelqu\u2019un oser s\u2019affirmer pour la disparition du fait français en Amérique), ils sont contre à peu près toutes les modalités, comme un médecin qui affirmerait vouloir la guérison d\u2019un malade mais refuserait du même coup de le soigner.Ce genre de position est absurde et même les jeunes libéraux ont refusé de s\u2019y laisser prendre.En fait, ce fastidieux exposé de beaux sentiments cachait des préoccupations moins avouables que l\u2019origine des signataires trahit cependant.Pourquoi donc des hommes d\u2019affaires, habituellement silencieux, se sont-ils, un beau matin, décidés à intervenir?Pour sauver la race?Pour se porter à la défense des droits de l\u2019homme?Notre époque est marquée par de grands changements, mais je ne me sens pas encore prêt à me fier aux loups quand il s\u2019agit de protéger les poules.La véritable position du monde des affaires dans cette histoire qui est la nôtre, c\u2019est de s\u2019opposer au changement, car le changement pourrait peut-être, qui sait, nuire à leurs affaires.La crainte de perdre de l\u2019argent est chez eux un phénomène permanent qui s\u2019active au moindre soubresaut, politique ou social.Cela est particulièrement vrai chez les hommes d\u2019affaires québécois dont les performances n\u2019ont jamais été un sujet de fierté nationale.Dans plusieurs secteurs de l\u2019activité humaine, le Québec s\u2019est acquis une réputation mondiale; le monde des affaires, lui, est la source d\u2019un pessimiste collectif qui nous incite à regarder Que faites-vous des Québécois hors Québec avec votre Charte de la langue?Vous leur fermez définitivement les portes de la province au nez.Cette province qui, malgré l'éloignement, nous est très chère et reste toujours dans notre esprit avec le désir d\u2019y retourner.Voilà ce que vous faites à un grand nombre de Québécois qui, à cause de leur travail, ont décidé d\u2019aller vivre temporairement dans une autre province du Canada.C\u2019est notre cas et celui de bien d\u2019autres familles d\u2019expression française.Avec cette Charte vous considérez nos enfants nés au Québec comme des immigrants.Car si nous voulons retourner vivre au Québec,nous serions forcés d\u2019envoyer nos enfants à l\u2019école française.Mais voilà, c\u2019est plus facile à dire qu\u2019à faire, surtout si vous n\u2019ètes pas directement concernés.Veronica MAGUIRE Montréal A l\u2019occasion du 24 juin, toujours Fête des Canadiens de langue française, n\u2019en déplaise à la SSJB dt- Montréal, ne devrions-nous pas se réjouir particulièrement de constater que le premier homme du Canada est un Canadien français du Québec?da.Notre fils aîné, qui entrera au secondaire en septembre, a dû changer de langue d\u2019instruction une fois car, lors de notre arrivée ici en Nouvelle-Ecosse, il était en deuxième année.Même à ce niveau du primaire, il se rappelle encore les difficultés encourues et l\u2019effort supplémentaire à fournir pour apprendre l\u2019anglais et rattraper le reste de la classe.Il ne veut absolument pas entendre parler de changer de langue d\u2019instruction une seconde fois.Et qui l\u2019en blâmerait?Après cinq ans dans un milieu complètement anglais, nos trois enfants, nés au Québec, parlent le français couramment car nous parlons français à la maison.Les livres français s\u2019alignent avec les livres anglais dans la bibliothèque.La cadette, qui a six ans, adore Bobino, Fanfreluche ainsi que Nie et Pic car le réseau français de télévision nous rejoint ici au Cap Breton.Cette année, à notre école élémentaire, nous avions un professeur de français engagé par le Gouvernement fédéral sous le programme de bilinguisme, pour enseigner le français aux enfants d\u2019expression française.Ceci dans le but de préserver le français des enfants qui le parlent déjà et leur apprendre à lire et écrire leur langue maternelle.Vous pouvez constater qu\u2019il y a quand même des efforts qui sont faits à ce niveau.Si la Charte de la langue telle qu\u2019elle est présentée maintenant devient loi, beaucoup de Québécois d\u2019expression française ne pourront retourner dans leur province d\u2019origine vu qu\u2019ils sont considérés comme des immigrants.La maison Archambault B Monsieur Gérald Beaudoin Doyen de la Faculté de droit à l\u2019Université d\u2019Ottawa Je n'ai hélas pas la mémoire en fête.mais j\u2019ai en mémoire une maison historique, la maison Archambault (1730), qui est sous le coup d\u2019un avis d\u2019intention de classement.Intention, hélas, qui dure depuis un an, sans laisser voir d\u2019issue.J'ai aussi en mémoire des vandales, des pilleurs, des pyromanes québécois petits et grands qui s\u2019en donnent à coeur joie dans ce monument historique \u201cen intention\u201d et en font très vite une ruine historique en substance.J\u2019ai encore en mémoire un ministère des Affaires culturelles, qui rend plus punitif que glorieux pour la propriétaire, le fait d\u2019avoir conservé une maison historique.J\u2019ai enfin en mémoire une semaine du patrimoine qui a un budget pour ramasser les \u201ccannes de bière\u2019\u2019 après la fête, mais non pour conserver le patrimoine architectural.1730, donc \u201ctémoin important des débuts de la colonisation à Montréal\u201d.Il n\u2019est pas donné à tout le monde de posséder un bâtiment considéré comme historique par le \u201cPatrimoine\u201d.Il n\u2019est pas non plus donné à tout le monde de recevoir du ministère des Affaires culturelles du Québec un avis d\u2019intention de classement.Aussi extraordinaire que cela puisse paraître, il n\u2019y a rien de plus contraignant qu\u2019une telle situation.Vos propos sur la question constitutionnelle intitulés \u201cIl ne faut pas craindre d\u2019innover\u201d, parus dans Le Droit du 18 avril dernier, sont fort intéressants.Comme cadre général d\u2019approche à cette question je n on connais pas de meilleur.On y trouve l\u2019ouverture d\u2019esprit et le souci d\u2019équité essentiels à pareille entreprise.Avec grand plaisir je vous félicite et souhaite que vous continuiez à exercer un nécessaire \u201cleadership\u201d dans la recherche d\u2019un nouveau modus vivendi pour les deux peuples de ce pays.A ce propos vous me permettrez quelques réflexions.Un aspect du régime actuel qui a fait massivement décrocher les Québécois est précisément la faculté que s\u2019est décou-vertele pouvoir fédéral de modifier unilatéralement les règles du jeu confédératif.En régime valable un peuple, une nation, ne se fait pas tirer le tapis sous les pieds.Ses juridictions, ses droits sont des valeurs sûres et ne sont pas à la merci des ambitions et subterfuges d\u2019un autre pouvoir.L\u2019imposture la plus flagrante du régime actuel c\u2019est que le cadre confédératif tel qu\u2019imposé par la majorité réduit les élus de la nation québécoise à se castrer politiquement en leur refusant de se présenter et d\u2019agir comme les représentants de la réalité sociale la plus éclatante de ce pays, la nation québécoise.Maintenus en brisure de réalité, assujettis à la substitution de En cette semaine du \u201cPatrimoine\u201d, quand tout le monde \u201ca la mémoire en Fête\u201d, on pourrait peut-être songer à ceux qui sont brimés au nom du \u201cPatrimoine\u201d.Plus d\u2019un an d\u2019intention de classement sans que rien ne soit fait pour une maison qui tombe en ruine, plus de $1,300.00 de taxes à payer, la responsabilité civile d\u2019une propriété abandonnée en proie au vandalisme.C\u2019est cela que doit subir une honnête citoyenne de 78 ans, propriétaire de la \u201cMaison Archambault\u201d (toujours au nom du \u201cPatrimoine\u201d).C\u2019est pourquoi je n'ai pas la mémoire en fête, même si je suis Québécoise.De grâce.Messieurs du Gouvernement, si \u201cPatrimoine\u201d est autre chose qu\u2019un simple mot, qu\u2019on fasse un effort pour restaurer cette maison ou qu\u2019on laisse tomber l\u2019avis d\u2019intention qui lèse la propriétaire dans tous ses droits.H.C.HURTUBiSE Montréal B Il n'est pas donné à tout le monde d\u2019avoir passé la plus grande partie de son existence dans une maison construite en M.C.POIRIER Montréal Mme Danièle BURLOCK Port Hawkesbury Nouvelle-Ecosse Eugène LAVOIE Hull y Papier \u201cMade in USA \u201d y Nivelage par le bas?\\3m Dd[?@v sement de nos demeures à l\u2019occasion de notre Fête nationale.Faisant partie de la génération des plus de cinquante ans, j\u2019ai eu l\u2019occasion maintes et maintes fois d\u2019apprendre que l\u2019objectif de la Fête nationale était de montrer que nous sommes fiers de notre race, fiers de ce que nous avons fait, et fiers de ce que nous ferons.Tout en étant d\u2019accord pour pavoiser, je ne suis pas tellement sûr si les drapeaux fleude-lisés que je vais arborer ont été fabriqués en entier ou en partie au Québec (plus.s\u2019ils l\u2019ont été par des francophones, anglophones ou autres).Mais ce que je sais bien et cela je n\u2019ai aucune raison d\u2019en être fier, c\u2019est que le papier que vous avez utilisé pour votre campagne de sensibilisation a bel et bien été fabriqué aux Etats-Unis par la Compagnie Strathmore.Il contient 25% de chiffons, comme en fait foi le filigra- Monsieur Lucien Lessard Ministre de l\u2019Approvisionnement Québec- Monsieur le Ministre, Dans le cadre de la publicité entourant la fête du Québec,je viens de recevoir la lettre ci-jointe, émise parle Comité des Fêtes nationales de la Saint-Jean.Il est difficile de ne pas être très surpris de constater qu\u2019un organisme de votre gouvernement imprime sa publicité, relative à notre propre fête du Québec, sur du papier made in U.S.A., alors qu\u2019au moins deux entreprises de la Belle Province, dont l\u2019une québécoise \u201cpure laine\u201d, produisent au Québec le même papier.Je me sens doublement touché par cette situation paradoxale, d\u2019abord comme citoyen fier du Québec et intéressé à son avenir, mais aussi du fait que, occupant une fonction de cadre dans l\u2019une de ces entreprises, je suis directement concerné par le succès de l\u2019industrie québécoise du papier.Ce fait est d\u2019autant plus surprenant qu\u2019il apparaît en contradiction totale avec les politiques préconisées par votre gouvernement.A ce titre, il mérite certes d\u2019être porté à votre attention.Lucius BELANGER Saint-Jérôme Depuis toujours au Québec, les collèges privés sont reconnus pour Ta qualité relative de l\u2019enseignement qu\u2019ils dispensent.Cette qualité n\u2019est supérieure que par rapport à celle qu\u2019offrent les collèges publics qui ne peuvent, pour des raisons budgétaires ou syndicales, se permettre d\u2019avoir les mêmes exigences.Et voilà que la FNEQ veut, dans sa grande sagesse, corriger cette terrible iniquité.Après tout, pourquoi tous les enfants n\u2019auraient-ils pas droit au même enseignement?Au lieu de rehausser le niveau des collèges publics et donc d\u2019améliorer le sort et le potentiel d\u2019avenir de quatre-vingt pour cent de nos étudiants, baissons le niveau des collèges privés et nuisons à vingt pour cent.Au lieu d\u2019aider le Québec à résoudre ses problèmes en exploitant au maximum la plus grande richesse d'un peuple, son potentiel intellectuel, la FNEQ semble promouvoir ses buts politiques en perpétuant l\u2019image (et la réalité?) d\u2019un peuple maintenu dans l'ignorance.Pierre VAILLANCOURT Montréal Le congrès charismatique Sincères félicitations et triple remerciement pour l\u2019émission du dimanche après-midi 12 juin.Quelles heures inoubliables! Olympiques de l\u2019esprit et du coeur, festin des yeux et de l\u2019âme, car tout fut bien représenté grâce à votre excellente techni- J\u2019avais hâte de trouver dans les pages de votre quotidien le sentiment des journalistes sur l\u2019événement récent du Congrès charismatique.Je n\u2019ai pas été déçue, au contraire, grâce au beau texte de Jules Béliveau qui était particulièrement dans le ton où l\u2019on pouvait désirer que l\u2019on traite cette matière.Merci de n\u2019avoir pas laissé passer inaperçu un moment chargé de tant de sens pour une grande partie de la population de notre ville.Continuez de nous fournir une information adéquate sur les événements de valeur qui se passent chez nous.que.A part la grandiose manifestation de foi de la foule, nous avons goûté la chaude parole du Père Michel Quoist.Depuis la clôture des Olympiques, ce fut réellement la plus belle fête au stade.Répétez ce geste, nous ne nous en fatiguerons pas! Au nom de quelque trois cents téléspectateurs, Merci à deux policiers raient fait davantage si j\u2019eusse été leur mère.Leur dévouement m\u2019a beaucoup touchée, mais mon état pénible m\u2019a empêchée de les remercier adéquatement sur le fait.Merci et bonne chance à ces constables.J\u2019ai été victime d\u2019un accident le 24 mai dernier, à 4h45 de l\u2019après-midi, au coin de Belmont et Université.Deux constables du poste no 10 sont venus me secourir.Il me fait plaisir par l\u2019entremise de votre journal, de féliciter et remercier ces messieurs.Ils ont démontré une compétence et une courtoisie peu ordinaires; je ne crois pas qu\u2019ils au- ne.Alice DORÉ Montréal Or, depuis 1882, la Compagnie de Papier Rolland s\u2019est rendue célèbre auprès de bien des clients par la vaste gamme de ses produits tel que papier chiffon, et c\u2019est vraiment bien dommage que votre Comité ait omis d\u2019en tenir compte.Tout en secondant votre campagne de sensibilisation, je me permets, par la présente, un essai de sensibilisation à des choses pratiques et utiles, à des faits, à des produits qui sont faits chez nous tel que le papier utilisé pour cette lettre.Pauline DESFOSSES Montréal Heureuse décision Pauline Holwill Montréal le Parti québécois réalise que la liste permanente des électeurs engloutit $4 millions à chaque recenssement annuel.Mieux vaut tard que jamais de songer à économiser des millions, en plus du coût de la bureaucratie mise en branle pour manutentionner cette liste permanente.Maurice DUSSAULT Québec Il convient de féliciter le gouvernement péquiste de sa récente décision d\u2019annuler le recensement en 1977, faisant ainsi économiser $4 millions à la province.Combien de fois $4 millions ont été gaspillés depuis que cette législation est en vigueur à la suite des pressions faites par le Parti québécois?Maintenant qu\u2019il a le pouvoir, g\tIA PRESSE publie avec plaisir les opinions peisonnelles de ses lecteurs Iso LLi'a Boa aaa sut des questions d'intérêt general Chaque lettre doit eue signee de la main de son auteur qui en assume alms l'entiere responsabilité L'auteui doit en outre inscrire en lettres moulees son nom et son adresse au complet, ainsi que son numéro de telephone au cas ou il nous serait necessaire de communiquer avec lui Vu l'abondance du courrier.LA PRESSE ne peut s'engager a publier toutes les lettres ni à justifier au telephone ou par écrit chaque non publication Elle se lesetve aussi le dioit d'abregct les lettres selon I espace disponible Autant que possi tale, pneie d écrite a la machine, a double interligne Adressez vos lettres comme suit -Lettre des lecteurs- Service de l'edunnal, LA PRESSE CP 4200 succursale Place d'Armes Montreal Que Monsieur Denys Faucher Comité de Pavoisement Fête nationale du Québec Montréal Cher monsieur Faucher C\u2019est avec plaisir que j\u2019ai lu votre lettre concernant le pavoi- Marcel FIL ION Directeur, Contrôle technique y % ) } r .» A 6 LA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 24 JUIN 1 977 M ¦ de la Saint-Jean Les messages I # x*4!*5gs \u201cL\u2019esprit qui anime la fête nationale du Québec doit faire appel à ce que nous avons de meilleur en commun: la fierté de notre patrimoine, la fierté d\u2019être ensemble ici au Québec, de croire en ce que nous sommes et de manifester dans la dignité.\u201d Tel est l\u2019essentiel du message que le premier ministre René Lévesque a transmis hier, à la population, à l\u2019occasion des fêtes de la Saint-Jean.\u201cC'est dans cet esprit de joie et de fierté nationale que nous devons célébrer cette fête de la Saint-Jean, a poursuivi M.Lévesque, où que nous soyons, avec confiance en l\u2019avenir d\u2019un Québec uni, unique aussi et vigoureux, et qui puise dans ses racines toute la force de son identité.\u201d M.Lévesque a tenu à préciser que la Saint-Jean-Baptiste, entrée dans la tradition québécoise depuis le 24 juin 1824, revêt cette année un caractère véritablement officiel: le mois dernier, en effet, le Conseil des ministres décrétait le 24 juin fête nationale du Québec, ne faisant, a-t-il dit, qu\u2019endosser une décision que toute la collectivité avait prise depuis longtemps.vieux complexes qui entravent notre association nationale.\u201cC\u2019est le paradoxe de notre pays de trouver le ressort rie son unité au coeur de ses divisions, c\u2019est sa fortune de compter en son sein de puissantes minorités qui peuvent mettre en échec la pression souvent inconsciente de la majorité\u201d, a conclu le premier ministre.Les valeurs qui lient les Québécois Pour le chef de l\u2019Opposition à l'Assemblée nationale, M.Géra rd-D.Lévesque, la fête nationale des Québécois permet à chacun d\u2019entre nous d\u2019exprimer à nouveau son attachement aux valeurs qui ont toujours lié les Québécois entre eux.\u201cA l\u2019heure où tous s\u2019apprêtent à se réjouir collectivement de l\u2019héritage culturel légué par nos prédécesseurs, je me permets, au nom de l\u2019Opposition officielle, de une société où les ambitions les aspirations et les valeurs plus humaines de la collectivité puissent se réaliser en harmonie avec celles de nos concitoyens de langue et de culture différentes.Trudeau:la ferveur française qui se lève Le premier ministre Trudeau, pour sa part, a profité de la Saint-Jean-Baptiste pour applaudir \u201cla ferveur française qui se lève avec plus de détermination que jamais des quatre horizons du Canada\u201d.Les Canadiens français, a dit M.Trudeau, sont au centre de la démocratie canadienne, étant à la fois majorité et minorité.Ces deux situations dépendent l\u2019une de l\u2019autre, précise-t-il, car à l\u2019avenir, c\u2019est justement dans la mesure où nous nous comporterons bien comme majorité que nos minorités devront être bien traitées.Et c\u2019est dans la mesure où nous serons de fortes minorités que nous empêcherons notre majorité de donner dans le pessimisme et de succomber à la tentation de couper les liens avec le reste du pays.Pour M.Trudeau, l\u2019arrivée au pouvoir du Parti québécois a donné le signal d\u2019un réveil salutaire dans tout le Canada.\u201cCet événement, a-t-il dit, est positif dans ce sens qu\u2019il nous permettra peut-être de nous débarrasser des H i \u2022 \"! f: / .» -n a y / * wm « Mg ¦ :,h ?m Vr *>.f /) s m 1 ' % g* ®f I I 1 Terre des Hommes continuera avec une nouvelle formule / T N î 0 :« V / 1k m éà V' Jh*l a.\u2022 \u201c *WÊÈÈSÊrm^A y V 4 76 1 que que nous avons lancé le projet de la maison du Québec, consacrée particulièrement aux régions de la province.» Cette Maison du Québec s\u2019ouvre cette année dans l'ancien pavillon de la Suisse à TDH.Selon le ministre Duhaime, la plus grande critique que l\u2019on peut adresser à Terre des Hommes, c\u2019est d\u2019avoir eu un «aspect trop commercial, qu\u2019a reproché, du reste, le public».«Les Québécois sont ici en touristes alors qu'ils devraient être plutôt des associés, a précisé M.Duhaime.Je garde cependant un préjugé favorable pour Terre des Hommes, mais plutôt orienté vers la formule des parcs de verdure et des lieux de loisirs.» Le ministre souhaiterait encore qu\u2019il puisse s\u2019établir une sorte de réciprocité avec l\u2019étranger qui permettrait aux Québécois d'aller que ce soit à Moscou, à Paris ou à Londres, montrer les us et coutumes de chacune des régions de la province.Il ne s\u2019agirait pas de «Maisons du Québec» comme on les connaît actuellement, à vocation commerciale, mais bien plus à vocation touristique.Elles pourraient participer dans ces pays à des grandes manifestations comme celle de Terre des Hommes à Montréal.«Cette année encore, nous avons investi $1.5 million pour faire venir les pays étrangers, et il serait peut-être temps qu\u2019on arrête de payer pour cela», a conclu le ministre Duhaime.\u2014 Yves Duhaime par Georges LAMON r 'a 1 Même si le gouvernement du Québec n\u2019entend pas mettre la clé dans la porte de Terre des Hommes, il est d\u2019ores et déjà acquis que cette attraction annuelle ne se répétera pas l\u2019an prochain, et les années suivantes, dans la forme qu\u2019on lui connaît, à laquelle on s\u2019est habitué depuis dix ans, avec trois gouvernements différents.C\u2019est du moins l\u2019assurance qu\u2019a donnée, hier, le ministre du Tourisme, de la Chasse et de la Pêche, à l\u2019issue des cérémonies d\u2019ouverture de la 10e édition de Terre des Hommes auxquelles participait d\u2019ailleurs son fondateur, le maire Jean Drapeau en compagnie de plusieurs milliers de Montréalais et de visiteurs, hier après-midi, a la Place des Nations.«Terre des Hommes m\u2019apparaît comme quelque chose qui doit rester, a précisé Yves Duhaime aux journalistes, mais pas dans sa forme actuelle.» M.Duhaime a d\u2019ailleurs rappelé que Terre des Hommes avait traversé dix années avec son «cachet international» qui coûtait quand même cher aux Québécois, puisque c\u2019était le gouvernement qui «subventionnait» la venue des pays.«Je pense qu\u2019il faut trouver une formule de participation avec les Québécois, a insisté le ministre Duhaime, et c\u2019est dans cette opti- Pour sa part, le maire de Montréal, Me Jean Drapeau, a comparé l\u2019existence de Terre des Hommes à celle de l\u2019adolescence d\u2019un enfant.«Nous sommes réunis autour d\u2019un enfant de dix ans auquel il a fallu sauver la vie plusieurs fois, a précisé M.Drapeau sous les applaudissements, et c\u2019est pour cela qu\u2019on l\u2019aime tant.Dès qu\u2019on s\u2019approche de Terre des Hommes, elle s\u2019empare de nous.On dirait, a-t-il conclu, que Terre des Hommes a toujours vécu sur du temps emprunté.» La foule des visiteurs n\u2019avait d\u2019ailleurs pas lésiné sur les applaudissements envers l\u2019instiga teur de cette attraction annuelle.Il fallait voir comment on l\u2019entourait, on se pressait autour de M.Drapeau pour le remercier, pour le féliciter de son audace, pour lui décrocher un autographe, pour lui dire toute son admiration, pour lui dire.Après les discours d\u2019usage, la foule eut droit à un spectacle de danses folkloriques exécutées par «Loup-garous» ainsi que les acrobaties aériennes des réputés Snowbirds.Terre des Hommes ouvre ses portes jusqu\u2019au 5 septembre.Toutefois, cette année, l\u2019accès aux pavillons, aux manèges dè La Ronde, au minirail et à la Balade coûtera 15 cents, avec billets universels.Téléphoto PC On jurerait que Sacha Trudeau, juché sur les épaules de son père, avait pris sur lui de bénir la foule venue accueillir le premier ministre à son arrivée à l'aéroport de Matane, hier.Les quelque 200 personnes qui entouraient M.Trudeau ont paru fascinées par le bambin de trois, si l'on en juge par les cris d'admiration qui fusaient de toute part.En inspectant une équipe de baseball locale des petites ligues, M.Trudeau demanda à son fils de serrer la main des petits joueurs, ce qu'il fit timidement.Plus tard, lors d'une conférence de presse, Sacha insista pour demeurer aux côtés de son père: «Je veux être avec papa», dit-il.M.Pierre de Bané, député libéral de Matane, qui était assis à côté du premier ministre, prit l'enfant sur ses genoux, où il assista sans broncher à la conférence Les deux autres fils de M.Trudeau.Justin et Michel, ne l'accompagnaient pas.Le Québec a changé depuis 1968 Trudeau et son fils Sacha accueillis chaleureusement par Mario FONTAINE envoyé spécial à Matane Le premier ministre Trudeau a reçu un accueil chaleureux hier à Matane, où il présidait aux Fêtes de la Saint-Jean.Le contraste était d autant plus saisissant qu\u2019en 1968 les Montréalais l\u2019avaient lapidé à coups de bouteilles et de tomates.C\u2019était en effet la première fois en neuf ans que M.Trudeau participait officiellement à cette manifestation, sa dernière présence se soldant par un lourd bilan: 135 blessés et 300 arrestations.L\u2019ambiance différait totalement hier, son fils Sacha et lui volant la vedette aux personnalités locales.Tout d\u2019abord reçus avec fanfare et majorettes à l\u2019aéroport, le père et le fils participaient en soirée au défilé, soulignant à la fois la fête nationale des Cadiens français, et le Festival de la crevette qui a présentement cours à Matane.Les choses ont cependant failli tourner au vinaigre par la suite, au stade municipal, où M.Trudeau prononça une courte allocution sur le thème de l\u2019unité nationale.Le ministre québécois des Richesses naturelles, M.Yves Bérubé, participait en effet à la manifestation, et devait lui aussi y aller d\u2019un discours, en tant que représentant de la circonscription de Matane à l\u2019Assemblée nationa- II aurait d\u2019ailleurs droit à sa propre soirée d\u2019anniversaire ce soir même.Qaunt à M.Trudeau, il paraissait très heureux de se trouver dans cette localité gaspésienne, où il a en outre assisté au feu de la Saint-Jean.Il se rend aujourd\u2019hui à Gaspé, afin de procéder à l\u2019ouverture officielle du parc de Forillon, dont la réalisation avait soulevé maintes protestations il y a quelques années.le Il en avait été convenu ainsi depuis près d\u2019un mois, et M.Bérubé avait même le texte de son allocution à portée de la main.Or, on lui apprend à son arrivée dans la ville, que seul le premier ministre aura le privilège de s\u2019adresser aux 2.000 personnes réunies dans l\u2019auditorium municipal.Consternation dans le camp péquiste, où on aurait même envisagé de se retirer tout net de la manifestation.Proposition cependant vite écartée, et M.Bérubé déclarait, à sa sortie de la salle, ne pas se formaliser de l\u2019incident.Marchands et hôteliers ont bon espoir que les Fêtes se déroulent dans le calme par Claude V.MARSOLAIS Malgré certaines craintes émises, la plupart des marchands et tenanciers de débits de boisson du Vieux Montréal, et des rues Saint-Denis et Crescent avaient bon espoir hier que les festivités de la Saint-Jean se dérouleraient dans le calme puisque l\u2019organisation des Fêtes nationales a prévu un imposant service d'ordre susceptible de parer aux moindres bouffées de violence.En effet, le Comité des Fêtes nationales a embauché 400 agents de sécurité dont un très grand nombre seront habillés en clowns et ne porteront pour tout arme que des bâtons de baseball en plastique ou encore des revolvers à l\u2019eau.prêts à intervenir sur les lieux de discorde.On pense qu\u2019ainsi les belligérants potentiels comprendront le ridicule de la situation! Après tout, quelques gouttes d\u2019eau et quelques coups d\u2019un jouet plastifié ne portent pas tellement à conséquence.Evidemment, pour assurer un service d\u2019ordre aussi étendu, il a fallu mettre les marchands à contribution puisque le budget du Comité des Fêtes nationales ne le permettait pas.Dans certains cas, la collecte des cotisations a déplu mais dans l\u2019ensemble, la plupart des propriétaires de débits de boisson et de boutiques ont préféré délier les cordons de leur bourse (parfois dans les quatre chiffres comme à l\u2019Iroquois) plutôt que de risquer le saccage de leurs établissements.Il faut croire que bien peu de marchands croient leur sécurité compromise dans les principales rues de festivité puisqu\u2019à peine trois établissements ont pris la peine de barricader leurs fenêtres ou leurs devantures.C\u2019est le cas de Décormag et de Chez Queux dans le Vieux Montréal et de Qui-licot Bicyclette sur Saint-Denis.La grande majorité des restaurateurs du Vieux Montréal et de la rue Saint-Denis avaient déjà fermé leurs portes à 18 heures hier et ne prévoyaient pas réouvrir avant samedi midi.Sur Crescent, cependant, plusieurs établissements comme Les Halles et Les Beaux Jeudis devaient poursuivre leurs activités normales la nuit dernière mais ils prévoyaient fermer pour la journée de la Saint-Jean.La plupart des débits de boisson avaient accepté de se conformer à la directive de ne servir les boissons alcooliques que dans des contenants de carton, éliminant du même coup la hantise du verre brisé et des tirs de bouteille.Ils ont également accepté de vendre le verre de bière au prix uniforme d\u2019un dollar.Le café-terrasse Le Faubourg, rue Saint-Denis, avait décidé de limiter l\u2019accès à l\u2019intérieur de l\u2019établissement aux clients réguliers afin de limiter la \u201ccongestion\u201d.Les deux plus importants établissements du Vieux Montréal.l\u2019Iroquois et l\u2019Hôtel Nelson, s\u2019attendaient à écouler de 3,000 à 4,000 caisses de bière respectivement au cours du long congé de la Saint-Jean.Pour faire face à l\u2019invasion des fêtards, ils avaient prévu l\u2019engagement d\u2019un personnel additionnel de 25 personnes.Côté spectacle, l\u2019Evêché présente Lawrence Lepage, chansonnier, et l\u2019Iroquois fait place à un groupe de la relève.Savane d\u2019Alma.Ces deux manifestations artistiques compensent pour l\u2019absence de spectacles sur la place.En effet, seule une discothèque en plein air est prévue pour les deux soirées de la fête; La décentralisation des fêtes cette année, notamment au niveau des rues plus animées de Montréal, aura eu pour effet l'émergence d\u2019associations de marchands qui n\u2019existaient pas.D\u2019après le directeur des projets spéciaux, M.Daniel Drolet, la tenue des festivités dans le Vieux Montréal et sur les rues Crescent et Saint-Denis aura permis pour !a première fois aux marchands et tenanciers de se parler et de s\u2019unir pour revendiquer certaines mesures en commun.Il est donc à prévoir que ces associations se donnent un cadre juridique afin de faire valoir leurs points de vue sur la scène municipale à l\u2019avenir.LESSARD SUITE DE LA PAGE A1 leur formuler ses \u201cdernières propositions\u201d.Cette offre comportait cinq points: 1)\tl\u2019extension à travers la province du gel des permis (lequel était déjà décrété dans deux régions); 2)\tl'assurance que le ministère des Transports recommencerait à payer les camionneurs en vrac sur la base d\u2019un taux horaire de $23.25 (et non plus au taux minimum de $19.50 que venait de fixer la Commission des transports); 3)\tla garantie que les biens accumulés par les associations de comté seraient transférés à la compagnie ou la coopérative qui, à l\u2019intérieur du nouveau règlement, regroupera la majorité des camionneurs d\u2019une région; 4)\tla garantie que le travail sera distribué au premier camion de chaque propriétaire, de façon à favoriser les artisans (cela était déjà prévu mais non explicité dans le règlement 112).5)\tla création d\u2019un service pour faire observer les taux minimaux fixés par la Commission des transports.Cette proposition, qui n\u2019altère en rien les principes de base du règlement 112, allait être le point de départ d\u2019une laborieuse négociation qui devait aboutir, hier soir, à la signature d\u2019un protocole en 16 points, dont les cinq points contenus dans l\u2019offre faite au début de la journée.Dans l\u2019entente intervenue hier soir, on retrouve des assurances additionnelles, notamment celle que les camionneurs regroupés dans les nouveaux postes d affectation demeureront libres de se regrouper dans l\u2019association provinciale de leur choix.Le gouvernement s\u2019engage par écrit \u2014 comme il le faisait jusqu\u2019ici verbalement \u2014 à maintenir la clause garantissant aux transporteurs en vrac 75 p.cent du transport des matières de route au-dessus de la ligne d\u2019infrastructure.Le gouvernement s\u2019engage en outre à passer lui-même par les postes d\u2019affectation.Les autres points concernent des concessions assez techniques mais dont aucune ne semble véritablement d\u2019importance majeure.L\u2019essentiel du nouveau règlement sur le transport en vrac demeurera.C'est-à-dire que la distinction sera abolie entre les artisans (possédant un seul camion) et les entrepreneurs (qui en possèdent plus d\u2019un).Les deux groupes, dans chaque région, devront se regrouper en compagnie ou coopérative, et le groupement le plus représentatif pourra obtenir le poste de distribution du travail de la région.Le recours au poste d\u2019affectation ne sera cependant pas obligatoire pour obtenir les services d\u2019un transporteur en vrac.Il s\u2019agit là d\u2019un point sur lequel TANÇAI a beaucoup insisté au cours des négociations d\u2019hier mais sur lequel le gouvernement n\u2019a pas voulu céder.r # Û % a Si j ¦\u201d ¦ _ L A $ :: & M il® m m i / O.¦¦ % mm V** j y - «i A  ! I X m ii photo Jean Goupil, LA PRESSE Québécois, salut! f r , - T# N W ! MÆ& 1 k S «fi * * S & w n * *?- i v * ¦< 1 Fi Et A * 4 V i :?V % LA LIBERTÉ de 86 détenus politiques est-allemands a été achetée hier par le gouvernement de Bonn, affirme le journal Die Welt.Au ministère des Affaires allemandes, on se refuse à confirmer ou à démentir cette information.Ce genre de transactions entre Bonn et Berlin-Est 1 est d\u2019usage courant depuis plusieurs années, mais les autorités des deux pays observent la plus grande discrétion à leur sujet.D\u2019après Die Welt, une cinquantaine de prisonniers politiques ont ainsi été libérés au cours des cinq premiers mois de cette année, contre 300 pour la période correspondante de 1976.Sur les 66 députés du parlement rhodésien, il n'en reste que 38 loyaux à M.Smith, il lui faudra l\u2019appui des rebelles ou des membres noirs de l\u2019opposition pour faire adopter tout amendement important.Des amendements pourraient être nécessaires, si les initiatives anglo-américaines, tendant | à une transition vers la loi de la i majorité, aboutissent en Rhode- i m & y* mm y.am ft 1 ¦£?ts' Ji *r\\ H ;r- i .iM # m 4 & v 0 > $y i & # % sic.k m A cet égard, les deux négocia ; leurs américain et anglais sur j l\u2019avenir de la Rhoriésie retourne-1 ront dans cette région le 5 juillet, a annoncé hier M.Cyrus Vance, secrétaire d'Etat américain, a l\u2019issue d\u2019une i encontre a vec son homologue britannique, M.David Owen, et les deux négociateurs, à Paris.11 a été convenu que la mission reprendrait ses contacts en Afrique austral < avec toutes les parties inter sees.telephoto UPl Brandissant le poing dans une affirmation du pouvoir noir, les habitants de Soweto défient la police, débordée hier par la multiplication des foyers de manifestations antiapartheid.OCDE: l'aide accrue aux pays pauvres liée à la santé économique des riches LE DIRIGEANT avoué des \u201cBrigades rouges\u201d, organisation extrémiste italienne, a été condamné hier à sept ans de prison pour coups et blessures, possession d'armes à feu et résistance ' aux forces de l'ordre.Le tribunal n\u2019a toutefois pas retenu les accusations de tentative de meurtre sur un policier et recel de marchandises volées.Les Brigades rouges ont commis au cours des quatre dernières années une série d\u2019enlèvements, de meurtres et d\u2019attentats.Depuis le début de juin, on a compté en Italie neuf attentats caractérisés par le fait que la victime était chaque fois blessée aux jambes.i i d\u2019après PC, AFP, UPI PARIS \u2014 Le Canada et les 23 autres pays industriels se sont mis d\u2019accord pour consacrer davantage de leur aide étrangère aux pays les plus pauvres du tiers monde mais n'ont pu définir une politique commune qui établirait une base de discussions avec les pays exportateurs de pétrole, notamment les Arabes.Le ministre canadien des Affaires extérieures, M.Don Jamieson, a mis l\u2019accent sur le fait qu\u2019il sera difficile de persuader les citoyens des pays industrialisés de consacrer davantage aux pays défavorisés au moment ou le chômage grandit et la croissance économique stagne.M.Jamieson a déclaré devant l\u2019assemblée annuelle de l\u2019OCDE qu\u2019il fallait maintenant consolider les résultats du dialogue Nord-Sud.qui s\u2019était traduit par certains succès mais également des déceptions.Cette nouvelle phase comporte quatre questions principales, a précisé M.Jamieson: \u2014 poursuivre le dialogue sur l\u2019énergie dans un forum international approprié: \u2014\tdonner de nouveaux objectifs à la politique d\u2019aide au développement, principalement en faveur des pays les plus défavorisés; \u2014\ttrouver de nouvelles orientations sur le plan multilatéral aux relations entre pays pauvres et pays riches; \u2014\tdéfinir si les questions internationales sont capables de répondre à ces objectifs.M.Jamieson a souhaité par ailleurs que les pays de l\u2019OCDE acroissent le rôle des pays en voie de développement dans le système économique international.Ii a notamment fait allusion au problème de l\u2019exploitation pacifique de l\u2019énergie nucléaire.L\u2019OCDE va donc adopter sans enthousiasme excessif l'ensemble des résultats du dialogue Nord-Sud qui s'est achevé début juin à Paris.Mais elle insistera pour qu\u2019à l\u2019avenir les questions de l\u2019énergie reçoivent un meilleur traitement que lors de la conférence de Paris et pour que les pays de l'Est amplifient leurs efforts en faveur des pays les plus pauvres.La majorité des délégués ont souhaité, hier soir, lors de la première journée de l\u2019assemblée annuelle de l\u2019OCDE qui se tient à Paris, voir le dialogue se poursuivre sur d\u2019autres bases.Mais tous ont souligné la nécessité que les problèmes de l\u2019énergie \u2014 les seuls qui intéressent directement les pays industrialisés \u2014 reçoivent des solutions appropriées.L\u2019Eglise perd la bataille du divorce au Brésil RIO DE JANEIRO (Reuter, AFP, UPI) \u2014 L\u2019épiscopat brésilien a accueilli avec résignation la légalisation du divorce au Brésil, approuvée hier en deuxième et dernière lecture par le parlement.C\u2019était la septième fois en 25 ans qu\u2019un tel amendement à la constitution était proposé et malgré des menaces d\u2019excommunication et une offensive de dernière heure du clergé, le vote permettant le divorce, \u201caprès trois années de séparation ou cinq années de séparation de facto\u201d, a été vote par 226 voix contre 159.Dans une note officielle diffusée hier après-midi par la conférence nationale des évêques, les prélats ont manifesté leur intention de continuer à travailler en faveur de l'unité familiale.Cette note qualifiée par certains de mélancolique et résignée, diffère substantiellement de celle publiée le 16 juin dernier à jcea sion de la première lecture.Dans plusieurs Lies, i.-s prêtres avaient organise do- processions antidivorces et avaient fait remplir des pétitions en faveur de l\u2019indissolubilité du mariage et le cardinal Lorschreier avait aussi parlé de \u201cpeste pour le pays\u201d et d'excommunication.Les évêques espéraient que le président Geisel recommanderait aux membres du parti gouvernemental de voter en faveur de l\u2019indissolubilité du lien familial.Le chef de l\u2019Etat et la direction du parti ont laissé les députés voter selon leur conscience.Selon un des promoteurs du projet.le sénateur Filho, le décret d\u2019application pourrait être soumis au parlement au mois d\u2019aoul et l\u2019introduction du divorce deviendrait effective à la fin du mois d\u2019octobre.LA 29e SESSION de l'OLJA s\u2019est ouverte hier à Libreville au Gabon en l\u2019absence du Maroc et du Bénin qui boycottent la réunion.Le président de la session, M.Obongo (chef de la diplomatie gabonaise) a lancé un appel à ces deux pays et particulièrement au roi Hassan pour qu\u2019il participe au sommet qui se tiendra à cet endroit du 2 au 5 juillet.Le secrétaire généra! de l\u2019OUA a déclaré qu\u2019il était temps qu\u2019on s\u2019occupe plus d\u2019économie africaine que de politique.Quant au secrétaire d\u2019Etat américain, M.Cyrus Vance, il a insisté que la bonne santé économique des pays industrialisés était une condition nécessaire à un accroissement de l\u2019aide aux pays du tiers monde.\u201cCependant, a-t-il indiqué, les décisions économiques ne sont qu\u2019une partie de notre tâche.La dimension fondamentale est politique.\u2019\u2019 Dans la ligne du sommet de Londres, il a proposé qu\u2019une conférence sur l'emploi des jeunes se réunisse le plus rapidement possible.Selon les statistiques de l\u2019OCDE, sur les 18 millions de chômeurs que compteront les 24 pays membres, 40 p.cent seront, en effet, des jeunes de 16 a 25 ans.MARIA ESTELA PERON quinze mois après son éviction de la présidence en Argentine, traverse maintenant une grave dépression nerveuse, déclare-t-' on dans les milieux de la marine où elle est en résidence surveillée.Les rumeurs d\u2019une tentative de suicide ont été démenties.La semaine dernière, elle a subi un examen médical de routine de la part de neuf médecins.A la base de la marine, Mme Peron passerait son temps à jouer au canasta avec sa dame de compagnie.'Le régime actuel aurait renoncé ' à lui intenter un procès.Carrillo s\u2019attire les foudres de Moscou d'après Reuter, AFP, UPI MOSCOU \u2014 Dans un éditorial violent, Temps Nouveaux, hebdomadaire sociétique spécialisé dans les affaires étrangères, a pris à partie le chef du PC espagnol, Santiago Carrillo, qu\u2019il accuse d\u2019essayer de diviser le mouvement communiste au moyen de «l\u2019eurocommunisme» et de consolider «l\u2019escalade antisoviétique».Evoquant le livre de M.Carrillo.«L'Eurocommunisme et l\u2019Etat», l\u2019hebdomadaire soviétique souligne que son auteur «s\u2019est métamorphosé de manière vraiment satisfaisante» depuis qu\u2019il affirmait en 1976 qu\u2019il n'y avait pas d'eurocommunisme.« Aujourd'hui, il se proclame non seulement eurocommuniste, mais aussi quelque chose comme l\u2019apôtre de ce nouveau con- cept», poursuit Temps Nouveaux qui précise que le terme d\u2019eurocommunisme a été inventé par des idéologues bourgeois cherchant à saper le mouvement communiste mondial.Pour l\u2019hebdomadaire, «l\u2019analyse objective» du livre de M.Carrillo, qui a parlé du PC soviétique «en des termes que même les écrivains les plus réactionnaires n\u2019osent pas employer», démontre que Carrillo \u2014 en se servant du terme d\u2019eurocommunisme veut dresser les PC d\u2019Europe occidentale contre ceux d\u2019Europe orientale \u2014 s\u2019efforce de discréditer le socialisme existant \u2014 cherche à renoncer à tous les objectifs des communistes européens.L\u2019hebdomadaire n\u2019a fait aucune référence aux PC italien et français qui partagent largement les vues de Santiago Carrillo.Mais Temps Nouveaux affirme, par contre «qu'il ne fait aucun doute que l\u2019interprétation de Carrillo de l\u2019eurocommunisme ne s\u2019accorde qu\u2019avec les intérêts de l\u2019impérialisme, les forces de l\u2019agression et de la réaction.Il n\u2019y a qu\u2019un communisme: celui qui repose sur l\u2019enseignement de Marx, Engels et Lénine, et aux principes auxquels adhère l\u2019actuel mouvement communiste».Commentant l\u2019article virulent de l\u2019hebdomadaire soviétique, le chef du PC espagnol a déclaré que cette attaque témoignait de l\u2019indépendance du PC espagnol.Il devait ajouter: «La violence de ces attaques surprend quelque peu mais, par-dessus tout, elle démontre l\u2019incapacité de ses auteurs à entrer dans un processus de discussion».Cette attaque survient au moment où le chef du PC espagnol rencontrait pour la première fois le chef du gouvernement, M.Adolfo Suarez.M.Carrillo qui.il y a six mois encore, vivait dans la clandestinité, a déclaré avoir retiré de cette entrevue l\u2019impression que le premier ministre était désireux de parvenir à un accord avec la gauche.Par ailleurs, on laisse entendre, de source gouvernementale, que l\u2019Union du Centre démocratique \u2014 alliance de libéraux, de chrétiens-démocrates et de so-cial-démocrates \u2014 va devenir un parti uni sous l\u2019autorité du premier ministre alors que les socialistes de Felipe Gonzales pré disaient l\u2019éclatement de l\u2019UCD après les élections.\u2022 :\tW : ; ¦?.%.m m JS K0R 38 A < LE PRÉSIDENT ldi Amine se - repose après une longue période de tâches astreignantes et les \u2022\tallégations relatives à sa mort ou à sa disparition ne sont qu\u2019une tentative pour tromper le monde, a déclaré hier Radio- ¦ Ouganda.Citant un porte-parole militaire, la radio a démenti que certains officiers ougandais \u2022\taient fui au Kenya.Elle a déclaré par ailleurs que certains exilés ougandais armés ont tenté de \u2022\tpénétrer en Ouganda, mais ont été repoussés.¦ - * : % m photo PA Santiago CARRILLO \\ / i K \\ 1 A 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 24 JUIN 1 977 le débat sur la langue \\ Jocques-Yvan Morin publie ses règlements Trois semaines de discussions, et L\u2019accès à l\u2019école anglaise: un univers de paperasses Soudain le dialogue / © © 9 les bureaux régionaux du ministère.Les parents auront toutefois le droit d'en appeler de la décision du fonctionnaire, la loi créant une commission d\u2019appel en matière de langue d\u2019enseignement.Pour l\u2019inscription en vue de la rentrée scolaire de septembre prochain, le règlement stipule que la demande des parents doit être faite exceptionnellement cette année avant le 1er septembre.\u201cL\u2019enfant pour lequel une demande d\u2019inscription est faite avant le 1er septembre est admis provisoirement à l\u2019enseignement en français, jusqu\u2019à ce que l\u2019inscription soit faite.\u2019\u2019, c\u2019est à dire jusqu\u2019à ce que l\u2019appareil technocratique ait rendu sa décision, après avoir examiné les preuves soumises par les parents.Les implications concrètes de cela, on les verra à la rentrée de septembre.mais l\u2019on peut croire que tous les cas ne pourront être réglés avant le jour de la rentrée, ce qui amènera un certain nombre d\u2019enfants à piétiner dans des classes françaises en attendant le verdict des responsables de l\u2019inscription au secteur anglais.La prochaine rentrée risque, pour là troisième année consécutive, d\u2019être perturbée dans la région métropolitaine.C\u2019est sans compter le fait que le gouvernement se trouve ainsi à demander aux commissions scolaires de commencer à appliquer (cet été par exemple, si les formules requises sont prêtés à temps et si des parents se hâtent) une loi qui ne sera probablement pas promulguée avant la fin de juillet.et qui donc n\u2019a pas encore force de loi! ce ou de l\u2019insuffisance de tels documents\u2019\u2019, attestation qui sera signée par le directeur général de l\u2019institution.(Cela, toutefois, ne règle pas le problème des parents qui auraient fréquenté, au Québec ou ailleurs, une institution qui n\u2019existe plus, c\u2019est pourquoi le règlement prévoit que dans les cas où il serait impossible d\u2019obtenir l\u2019attestation requise, on permettra une déclaration assermentée de la part du parent.mais seulement si cela correspond à \u201cl\u2019avis\u201d du fonctionnaire chargé de faire appliquer la loi.) Une réglementation très dure On voit tout de suite les implications de ce règlement: elles sont très dures, dans la mesure où le fardeau entier de la preuve incombe aux parents, dans la mesure aussi où cette preuve ne sera pas toujours facile à obtenir.Un adulte qui a fait son cours primaire à la commission scolaire de Verdun n\u2019aura pas de problème.Il en aura davantage s\u2019il a étudié, à l\u2019époque, dans plusieurs institutions différentes, et encore bien devantage s\u2019il a changé de région ou de pays entre G et 11 ans.En effet, l\u2019attestation qu\u2019il devra remplir et faire signer par l\u2019autorité scolaire de son ou de ses \u2018\u2018aIma mater\u201d comporte sept lignes.une pour chaque année du cours primaire! On imagine facilement les multiples démarches \u2014 et dans certains cas la correspondance à l\u2019extérieur du pays \u2014 que devront s\u2019imposer ces parents.La réglementation vient en outre clarifier un point obscur dans la loi: le parent devra avoir fait tout son cours primaire dans une école anglaise pour avoir le droit de faire instruire son enfant en anglais, ce qui contribue évidemment à resserrer considérablement les critères d\u2019accès à l\u2019école anglaise.(Seule exception: lorsque les registres de l\u2019ancienne institution sont incomplets).Certificat de naissance, preuve de domicile.Ce n\u2019est pas tout.Comme la loi stipule que seules les personnes domiciliées au Québec au moment de la promulgation de la loi ont droit au libre choix de la langue d\u2019enseignement, les parents devront en outre faire la preuve du domicile\u2014mais ici le législateur a été plus tendre: une déclaration assermentée suffira.Comme par ailleurs la loi indique que les cadets d\u2019un enfant déjà engagé dans le secteur scolaire anglais auront eux aussi le droit d\u2019aller à l\u2019école anglaise, le règlement exige que les parents produisent les certificats de naissance des frères et des soeurs.Où devront s\u2019adresser les parents, ou, plus précisément, qui sera chargé de traiter les demandes et d\u2019autoriser l\u2019accès à l\u2019école anglaise?Le règlement indique que ce sera \u201cla personne désignée par le ministre\u201d.Concrètement, cela veut dire que l\u2019application de la loi relèvera non pas des commissions scolaires ou des écoles, mais du ministère de l\u2019Education.On sait déjà que M.Jean-Pierre Proulx, ex-employé du Conseil scolaire de l\u2019île de Montréal, a été nommé comme responsable de ce qui deviendra un nouveau service du ministère, dont les employés travailleront probablement dans jar Lysiane GAGNON le notre bureau de Quebec QUEBEC \u2014 A partir de la prochaine année scolaire, les parents qui voudront inscrire pour la première fois leur enfant à l\u2019école anglaise devront entrer dans un univers de paperasses, et, dans un certain nombre de cas, affronter plusieurs difficultés lorsqu\u2019ils devront faire la preuve que leur enfant a droit à l\u2019enseignement en anglais en vertu de la future législation linguistique\u2014 la Charte de la langue française dont on prévoit l\u2019adoption d\u2019ici à la fin de l\u2019été.Les règlements qui régiront l\u2019application de la Charte, au chapitre de la langue d\u2019enseignement, ont été rendus publics hier par le ministre de l'Education, M.Jacques-Yvan Morin.Cette réglementation imposera aux parents d\u2019aller eux-mêmes chercher la preuve qu\u2019ils ont fait leur cours primaire en anglais soit au Québec soit ailleurs s\u2019ils sont domiciliés au Québec au moment de la promulgation de la loi.Cette preuve prendra la forme d\u2019une attestation émise par la commission scolaire ou l'institution fréquentée.Et si les registres sont incomplets?.On se contente d\u2019indiquer, dans la réglementation, que \u201cl'attestation à l\u2019effet que le père ou la mère ont complète au moins la moitié du cours primaire en anglais constitue une preuve suffisante de cette fréquentation\u201d.Et si l\u2019institution fréquentée à l\u2019époque par l\u2019un des deux parents ne possède plus de registres?.Le parent devra alors produire une attestation faisant foi de \u201cl\u2019absen- Feacock était pourtant venu dire des choses dures à Cair.ille Laurin.B par Louis FALARDEAU de notre bureau de Québec QUEBEC \u2014 Le long défilé, terne et combien répétitif, qui se poursuit depuis trois semaines devant la commission parlementaire qui étudie le projet de loi No 1, s\u2019est transformé, hier soir, en un trop rare moment de bonheur, d\u2019émotion aussi, quand ce dialogue tant recherché s\u2019est véritablement établi, pour la première fois, peut-être, entre les députés et le témoin.Entre le ministre Camille Laurin, surtout, et le président de la Provincial Association of Protestant Teachers, M.Donald Peacock.Un dialogue fondé sur une communauté de vue à bien des égards, bien sur, mais davantage encore sur le respect mutuel.M.Peacock était pourtant venu dire des choses dures à ce gouvernement du Parti québécois, dont il partage les vues sur le plan socio-économique, mais qui fait fausse route, selon lui, en ajoutant à une bonne loi des dispositions discriminatoires, punitives et superflues.M.Peacock, qui défendait seul le mémoire de son organisme, pense que la domination économique qu\u2019exercent les Québécois anglophones est la raison fondamentale des griefs légitimes de la majorité linguistique.Une législation destinée à rétablir cet équilibre est donc bienvenue et le président de la PAPT souhaite qu'elle soit appliquée, sans un système de «tolérance», qui la réduirait à une farce, et sans un excès de bureaucratie, qui écraserait les entreprises de taille moyenne.Il dénonce au passage les gouvernements antérieurs \u2014 il parlera de «rois-nègres» \u2014 qui ont permis que dure cette situation par un «concordat», inavoué mais traditionnel, avec le monde des affaires .Ces gouvernements qui ont permis, avant la révolution tranquille, une situation de nette infériorité des francophones dans le domaine de l\u2019éducation.Deux miracles Mais M.Peacock croit que la situation a changé, que deux miracles se sont produits.D\u2019abord, les francophones ont réussi à s\u2019en sortir et aussi, les anglophones sont en train de comprendre qu\u2019ils sont une minorité, que les francophones ont été victimes d\u2019injustices et que les doux groupes doivent apprendre à vivre ensemble en se servant du français comme langue comrrrm-venir à in r-smusse do l\u2019esta blishment anglophone.La différence d'attitude s\u2019établit bien plus, selon elle, entre les générations qu\u2019entre establishment et travailleurs.Le chef unioniste demande au leader syndical de commenter l\u2019ouverture qu\u2019il voit dans le Livre blanc du fédéral.Là, M.Peacock sera très dur.Il parle de «langue fourchue».Si un principe (le libre choix) est fondamental, il ne doit pas subir d\u2019exception.«Il faut qu\u2019une porte soit ouverte ou fermée.\u201d Le député péquiste Gilbert Paquette reprend ensuite la discussion sur le libre choix.Il tente de convaincre M.Peacock que la situation ne changera pas du jour au lendemain avec i\u2019adop tion de la loi 1.Il dit même qu\u2019il sera favorable à l\u2019abolition de la loi quand la situation aura vraiment changé.M.Peacock lui répond qu\u2019il serait d\u2019accord pour abolir le libre choix si la situation n\u2019avait pas changé.Un échange de statistiques contradictoires garde les parties sur leurs positions.M.Paquette conclura que pour lui aussi Wolfe et Montcalm sont morts depuis longtemps ! m liste S \u2019 .v photo.LA PRESSE Le président de la Provincial Association of Protestant Teachers, Donald Peacock.français.C'est le déséquilibre économique.» Et il termine en disant que Wolfe et Montcalm sont morts et qu'on doit les oublier.Que le gouvernement doit comprendre que les «adversaires» vont devenir des partenaires maintenant que la majorité est (sera) maître chez elle.Le ministre Laurin lui répond en le saluant comme Québécois et en lui souhaitant bonne fête en cette vigile de la Saint-Jean.Il lui souligne comment son mémoire diffère des autres qui sont venus de sa communauté.Et s\u2019engage un échange entre les deux hommes qui partagent beaucoup d\u2019idées et constatent de profonds désaccords basés sur une perception différente de l\u2019évolution du Québec.M.Laurin dit par exemple que les mémoires présentés par les anglophones lui font douter que les changements soient aussi grands que M.Peacock semble le croire.Ce dernier lui répond qu\u2019il faut distinguer entre l\u2019establishment et les travailleurs.Il reproche au ministre de parler des anglophones comme d\u2019un groupe monolithique, sans se rendre compte que les travailleurs et les jeunes, entre autres, ne méritent pas d\u2019être comparés aux autres.W & 11 La préséance de la Charte du français sur celle des droits de la personne.% |i % % Af'Æi De Bellefeuille suggère le retrait de l\u2019article 1 72 1 i ;%S\": S?1 # mm ,-Üa 3 * t; i rM : ; «I I g m \\ >>; de notre bureau de Québec QUEBEC \u2014 Le Barreau du Québec cl un des députés ministériels membre de la commission parlementaire, M.Pierre de Bel lefeuille, ont suggéré hier matin au ministre Camille Laurin de retirer tout simplement le très controversé article 172 du projet de Charte de la langue française, jugeant qu\u2019il n\u2019était probablement-pas nécessaire.Cette disposition, on s\u2019en rappelle, donne préséance à la Charte du français sur une trentaine d articles de la Charte des droits et libertés de la personne.Le mémoire du Barreau propose de remplacer cet article par des amendements à la Charte des droits.Mais au cours d\u2019un échange avec le ministre, le bâtonnier, Me Viateur Bergeron, devait lui suggérer de retirer l\u2019article et de laisser \u201cle jeu des forces démocratiques et les libertés s\u2019exercer\u201d.Et comme le ministre venait de lui expliquer que l\u2019article 172 lui avait semblé nécessaire, non pas parce qu\u2019on avait craint que l\u2019application de la loi ne soit longtemps entravée par la multiplication des recours aux tribunaux basés sur une présumée contradiction, Me Bergeron lui a rappelé que contrairement aux prévisions pessimistes, la loi 22 n\u2019avait subi qu\u2019une seule contestation judiciaire, et que son application n\u2019en a pas été paralysée.Est-ce qu\u2019on ne pourrait pas essayer de vivre sans l\u2019article 172?de poursuivre Me Bergeron.Il nous semble que cela pourrait permettre au gouvernement de dire: Ecoutez, voyez comment, malgré nos objectifs qui visent à faire en sorte que la majorité francophone se sente chez elle et vive pleinement en français, selon ses désirs, cela n\u2019affecte pas les droits fondamentaux de la personne et ses libertés.La preuve, c\u2019est qu\u2019à la suite des suggestions qu\u2019on nous a faites, on l\u2019a enlevé, l\u2019article 172, laissant à la Commission (des droits de la personne) sa pleine chance de jouer son rôle.C\u2019est, une position d\u2019une force extraordinaire pour un gouvernement comme le vôtre.Il y aurait, j\u2019imagine.une possible unanimité des partis là-dessus.\u201d Le Barreau avait plus tôt donné son appui au projet de loi No 1, tout en exprimant certaines réserves dont plusieurs ont semblé bien accueillies par le ministre.L\u2019Ordre des avocats demande, par exemple, que le texte original d\u2019un jugement ou d\u2019une sentence arbitrale en soit la version officielle.Le projet de loi dit plutôt que le texte français est officiel.Il demande aussi que les conditions d\u2019obtention d\u2019un certificat de francisation pour une entreprise comptant moins de 50 employés soient définies par règlement comme c\u2019est prévu pour les entre- nt v.Retour à la discussion.Mme Lavoie-Roux et M.Biron participent à la discussion mais pas au dialogue.Le député libéral aborde des questions techniques, pédagogiques, avant de 3F* Pnoto Real SAINT-JEAN.LA PRESSE Pierre de Bellefeuille prises plus importantes.Enfin, devant les nombreux pouvoirs discrétionnaires conférés à l\u2019Office de la langue française, le Barreau déplore qu\u2019on n\u2019ait pas prévu de droit d\u2019appel.La Bourse et l\u2019unilinguisme Intervenant à la suite du Barreau, ia Bourse de Montréal a présenté ce qui est jusqu\u2019ici le mémoire le plus favorable à la Charte qui soit parvenu du monde des affaires.La Bourse, par exemple, accepte l\u2019unilinguisme institutionnel qui permet \u201cd\u2019établir des assises solides à la langue française\u201d.Mais ne.elle voudrait toutefois qu\u2019on permette à la communauté anglopho» ne de conserver ses institutions.! La Bourse demande d\u2019autres modifications qui intéressent plus particulièrement ses membres! Qu\u2019on permette aux sociétés déjà incorporées de conserver leur raison sociale anglaise, tout au moins d\u2019utiliser aussi leur nom anglais.Elle s\u2019oppose aux comité* de francisation, principalement à cause de la présence des syndicats, semble-t-il.Et, comme tous les groupes du milieu des affaires! elle en a contre la multiplication des contrôles, la bureaucratie, et contre les trop lourdes pénalités, i Et, comme la situation s\u2019est améliorée, comme la loi fera le reste en francisant le monde des affaires et du travail, les Québécois francophones doivent avoir assez de confiance en eux pour respecter les minorités ei particulièrement la minorité anglophone.C\u2019est pourquoi il deman de que les anglophones puissent conserver leurs institutions, et y parler leur langue tout en respectant le français , mais surtout, que le gouvernement accorde à tous le libre choix de la langue d\u2019enseignement.On lui répond, bien sûr, que les conditions qui ont amené le gouvernement à abolir ce libre choix, c\u2019est-à-dire le fait que la très grande majorité des immigrants choisissaient l\u2019école anglaise puis la communauté anglophone, valent toujours.Mais M.Peacock n\u2019en croit rien .Il se dit assuré que, déjà, c\u2019est changé, que la loi fera le reste car les immigrants comprendront que leur intérêt leur commande maintenant de choisir la communauté francophone.«Ce n'est pas l\u2019anglais, répète-t-il, qui tue le .Échos pas suffisamment le français.Elle ajoute: \u201cIl est certain que ceux qui seront le plus durement frappés seront les pauvres, les ouvriers non qualifiés et les travailleurs moins éduqués.\u201d Le ministre Laurin n\u2019a pas vraiment répondu à cette affirmation.Il a nié que son projet de loi puisse toucher les plus pauvres, mais ceux à qui il faisait allusion, dans sa réponse, étaient les propriétaires de petits commerces, à qui, dit il, la loi donnera des délais suffisants, et qui pourront toujours engager du personnel capable de s\u2019exprimer en français.Les professeurs de français L\u2019Association québécoise des professeurs de français accueille avec plaisir le projet de Charte du français, ce qui n'étonne pas quand on se rappelle ses prises de position antérieures.Dans un mémoire d\u2019une belle tenue littéraire, qui cite abondamment les plus grands écrivains québécois, et qui a été \u201cdit\u201d avec talent par M.Maurice Borduas, l\u2019association réfute les fions de vengeance qui sont faites à la Charte en disant qu\u2019il aurait plutôt été suicidaire \u201cde ne pas arrêter la gangrène sur son propre corps\u201d.Elle se réjouit qu\u2019on règle, par cette loi, la \u201cquestion politique du français\u201d, qui est un préalable à l\u2019enseignement du français.Cette question réglée, les étudiants seront fiers de leur langue et voudront bien l\u2019apprendre.L\u2019AQPE ne fait qu\u2019une critique importante.Elle trouve le projet trop généreux et demande que l\u2019école anglaise soit réservée aux anglophones résidant au Québec au moment de l\u2019adoption de la loi.Pas d\u2019exception, donc, pour les frères et soeurs et pour quelque immigrant que ce soit.Elle recommande l\u2019adoption du critère de la langue maternelle, assorti de celui de la fréquentation scolaire, au Québec, pour les cas complexes.du accusa- »*% Salon rouge Estimant que la Charte de la langue française ne prévoit pas de délais assez longs pour la francisation, la Fédération des groupes ethniques du Québec a manifesté hier son inquiétude face aux problèmes qui pourraient en découler pour les immigrants.\u201cUn immigrant de 10 ou 50 ans a encore 15 ou 25 ans de travail devant lui.Si son employeur devait compléter le programme de francisation dans un délai du trois à six ans, cet immigrant serait probablement voué à un désastre pendant les dernières années de son existence productive au Québec.\" La fédération fait évidemment allusion aux immigrants qui ne connaîtraient La CECM demandera à être entendue Le nouveau conseil des commissaires de la CECM se penchera à son tour sur le projet de loi no 1, au début de juillet, question de savoir s\u2019il est d\u2019accord avec le mémoire soumis par l\u2019ancien conseil.te le mémoire déjà expédié à la commission parlementaire.D\u2019autre part.Mme Colette Biche a souligné qu\u2019il était trop tard pour qu\u2019un nouveau mémoire soit accepté.\u201cLa question est de savoir si nous voulons être reçus pour défendre le mémoire présenté ou non\u2019\u2019, explique-t-elle.Il a finalement été décidé que la CECM demandera à être entendue en commission parlementaire mais après le 7 juillet, ce qui lui donnerait le temps de revoir la question.Ce même 7 juillet, ii sera également question, à l\u2019assemblée des commissaires, des règles d\u2019inscription pour une première entrée à l\u2019école anglaise.C\u2019est le commissaire Donat Taddeo qui a demandé que la question y soit alors discutée.C'est à la demande de M.Angelo Montini que la commission reverra cette question tandis que le président Luc Larivée proposait que le nouveau conseil accep- r 1 I I : .' photo René Picard.LA PRESSE Des militants du Comité de solidarité avec les luttes ouvrières, lors d'une manifestation, a Montréal, en septembre 74.Le comité avait été fondé par deux groupes maoïstes.En lutte et l\u2019ex-Mouvement révolutionnaire des étudiants du Québec.Québec, ayant au moins une librairie et imprimant souvent eux-mêmes une bonne partie de leurs publications.(Dans ce domaine, la palme revient à la Ligue communiste, qui a trois presses et dont les publications sont de qualité professionnelle.) Un autre moyen de financement, bien aléatoire celui-là: il arrive que des organisations tombent sur un mécène, comme ce fut le cas, vers 70, pour le Parti communiste du Canada marxiste-léniniste, qui put ouvrir à Montréal trois ou quatre librairies grâce à des généreux dons d\u2019un héritier.Même chose pour l\u2019organisation soeur du Groupe marxiste révolutionnaire, le Revolutionary Marxist Group, qui a bénéficié de la générosité d\u2019un millionnaire.Par revenus indirects, par ailleurs, il faut entendre principalement les prestations de l\u2019assurance-chômage d'un certain nombre de membres travaillant à plein temps pour leur groupe, et aussi le matériel \u2014ronéos.papier, etc.\u2014 que ne se font pas faute d\u2019utiliser les militants d\u2019extrême gauche travaillant entre autres dans les organismes populaires.Les plus importantes dépenses des groupes sont, par ordre d\u2019importance: les presses et le papier (ils en consomment d\u2019incroyables quantités) la location de locaux; le transport, les appels interurbains et l\u2019équipement (mégaphones, machines à écrire, walkies-talkies, etc.).1.\tUn livre à lire, fort instructif et qui fuit ù peu près le tour de la question du fonctionnement des formations communistes, es! «/es Communies français», écrit par un ex-cadre du Parti.Annie Kriegel.Dans la collection «politique» des éditions du Seuil, en format de poche.2.\tRappelons que les groupes dont il est ici question sont, d\u2019abord du côté maoïste, la Ligue communiste (marxiste-léniniste) du Canada.En lutte! et le Parti communiste du Canada marxiste-léniniste; du côté de la tendance trotskiste, le Groupe socialiste des travailleurs du Québec.le Groupe marxiste révolutionnaire de la Ligue socialiste ouvrière.- .¦ cellules sont en Chez les groupes les plus forts, notamment les deux plus puissantes organisations maoïstes, la Ligue communiste et En lutte, les dirigeants devant ainsi assurer au besoin la relève sont des gens qui se sont fait oublier et qui, aux yeux des membres ordinaires, ne font même plus partie de leur groupe.«Cherchez.vous trouverez bien des gens \u2014 des gens qui ne sont pas forts en gueule \u2014 dont plus personne ne sait ce qu\u2019ils font», faisait observer là-des-' sus quelqu\u2019un à LA PRESSE.Les structures RT Pour tous les groupes, tant ,,'R'Tnaoïstes que trotskistes, les ^structures sont en gros les mê-, \u201d\"nes.Il s\u2019agit, en bref, de struc- !Iü 1 E * m ¦ les cellules et la formation des recrues ;V m m deux pièges à éviter, pour l\u2019extrême gauche, sont de ne pas en tenir compte ou alors, à l\u2019inverse, de trop en tenir compte et ainsi de verser carrément dans la paranoïa.Différentes mesures de sécurité sont donc de rigueur dans les groupes:\tusage restreint du téléphone, ne rien dévoiler d\u2019importance dans la correspondance, etc.Certains groupes vont plus loin encore:\tainsi, la Ligue communiste interdit à ses membres mariés, ou vivant en concubinage, de parler avec leur conjoint des affaires du groupe, même s\u2019ils sont tous deux membres de la Ligue; avec les gens étrangers à leur groupe, les militants de la Ligue et ceux d\u2019En lutte useront très souvent de faux noms, tout en gardant leurs prénoms pour éviter les impairs.Finalement, pour empêcher d\u2019éventuels indicateurs d\u2019être informés de l\u2019identité de leurs militants, certaines organisations \u2014 sinon toutes \u2014 leur demandent d utiliser des pseudonymes dans certaines circonstances, comme cela se faisait au début du siècle au sein du Parti bolehévique (Lénine, Staline et Trotsky étaient des pseudonymes): pour la signature de textes d\u2019usage interne, pour les consignes signées, lors de réunions, etc.production, etc.), à partir d\u2019articles du journal, d\u2019où l\u2019expression groupe de lecture du journal.La seconde étape Déjà devenues des stagiaires (des sympathisants, dit-on dans l\u2019extrême gauche), les recrues, une fois les bases acquises, passent dans un groupe d\u2019étude, qui est formé dans l\u2019entreprise même à cette occasion ou alors qui existe déjà dans le quartier où se trouve l\u2019entreprise.C\u2019est la deuxième étape, le stagiaire, s\u2019il s\u2019est rendu jusque-là, devenant alors un militant actif par la force des choses, car beaucoup abandonnent dès la première étape.\u201cJ\u2019avais l\u2019impression que j\u2019avais un prof qui allait m'enseigner tout ce que je devais croire plus tard,raconte à ce sujet un jeune homme qui fut membre d\u2019un groupe de lecture de la Forge (la Ligue communiste) pendant quelques mois.C\u2019étail comme avant: au lieu de se faire enseigner pour être heureux au ciel, on se faisait enseigner pour être heureux sur terre.\u201d Pour le stagiaire, cela va de soi, la participation aux travaux du groupe d\u2019étude est obligatoire.Maintenant, on ne s\u2019en tient plus aux articles du journal, on passe à l\u2019étude de textes des penseurs du marxisme-léninisme et du maoïsme (Marx, Lénine, Staline, Mao Tsé-toung et aussi le leader albanien, Enver Hoxxa).Sauf imprévu, une séance de travail a lieu par semaine, généralement le soir; la réunion pouvant facilement durer de cinq à sept heures.Alliant théorie et pratique, l\u2019ordre du jour comportera ordinairement les points suivants: étude des problèmes de diffusion maoïstes, sa véritable formation \u2014 par la pratique, mais aussi l\u2019analyse de textes, etc.Moins longue que dans les groupes maoïstes, la période de formation est d\u2019environ six mois.Le police Toutes les organisations d\u2019extrême gauche, doivent compter avec la police, notamment la GRC, car, de toute évidence, il n\u2019est pas un seul militant qui ne soit fiché et connu de la police.Deux incidents, relativement récents, illustrent bien ce phénomène: NE FORME PAS une u- XJ cellule communiste comme on forme, disons, une section de Chevaliers de Colomb.Fait à noter dès l\u2019abord, la constitution d\u2019une cellule est étroitement liée au recrutement de nouveaux militants, mais aussi \u2014 et surtout \u2014 aux méthodes de formation des recrues.De plus, les moyens utilisés par les groupes maoïstes et trotskistes sont différents.Chez les groupes maoïstes, la Ligue communiste ou En lutte par exemple, la façon de faire pour mettre sur pied une cellule d\u2019entreprise sera en gros la suivante.Le premier pas est l\u2019entrée dans l\u2019établissement, comme salarié, d\u2019un membre du groupe; en même temps commence, aux portes de l\u2019entreprise, la vente du journal par un autre membre.(Pas toujours le même: en fait, ils sont un bon -nombre à se relayer.) À ce stade, en vue à la fois -\td\u2019assurer la distribution du journal à l\u2019intérieur même de l\u2019entreprise et de faire des recrues, le membre salarié approche des compagnons de travail, discute avec eux, etc., son but étant de former un groupe de lecture du journal.La chose faite \u2014 ce qui peut demander passablement de temps \u2014, les camelots vendant le journal aux portes disparais\u2019 sent.(Il faut dire que cette méthode souffre des exceptions.Ainsi, il y a quelques mois, En lutte voulut former un groupe de lecture dans un journal montréa- -\tlais, mais faute d\u2019y avoir déjà un \" membre, sa tentative fut vaine.) \" À ce moment, commence la \" première étape de la formation.\u2022 'Elle consiste, essentiellement, dans l\u2019enseignement des bases \"Üu marxisme-léninisme (analyse marxiste de la société et des ^-classes sociales, du système de \u201cOn travaille 24 heures par jour pour la révolution\u201d, déclarait fièrement à LA PRESSE, à ce sujet, un membre déjà ancien de la Ligue communiste.La période de formation est longue: environ six mois pour les stagiaires issus du monde ouvrier (il y en a), mais jusqu\u2019à 18 mois et même plus pour les étudiants et les intellectuels, vu la nécessité, comme on le dit dans l\u2019extrême gauche maoïste, \u201cde leur arracher leurs racines petites-bourgeoises\u201d.Tout cela fait, le stagiaire est promu membre en règle et adhère à une véritable cellule.Les groupes trotskistes Les choses se passent de façon passablement différente dans les groupes trotskistes, qui ne procèdent pas par le moyen de groupes de lecture et d\u2019étude.1 Ce qu\u2019ils forment comme ponts entre leurs cellules et l\u2019entourage (en vue d\u2019élargir leur influence et d\u2019attirer de nouveaux adhérents), par exemple dans les universités ou les hôpitaux, ce sont des groupes larges, c\u2019est-à-dire qui regroupent à la fois les membres, les stagiaires et tous les gens prêts à travailler sur des problèmes précis.Ces gens, les adeptes, pourronl continuer à travailler avec le groupe large, même s\u2019ils refusent d\u2019adhérer à la formation comme telle.Celle-ci, de son côté, tentera de les amener à se joindre à elle.L\u2019adepte ayant accepté éven tuellement de devenir stagiaire, il participera, comme par le passé, aux activités du groupe large.En même temps, toutefois, il prendra part, à compter de ce jour, aux activités et aux réunions de la cellule, et débutera alors, comme dans les groupes du journal; analyse de certains articles du journal et de textes de penseurs devant éclairer la pratique quotidienne, par exemple en ce qui regarde l\u2019agitation et \"la propagande; étude des problèmes qui se posent dans les entreprises et les organismes populaires où le groupe est actif, pour déterminer les interventions à faire, le comportement à y adopter, etc.; critique et autocritique, etc.\u201cVingt-quatre heures par jour\u201d Le groupe d\u2019étude servant à la formation des stagiaires, seulement ceux-ci prennent part à ses travaux, mais aussi, pour les guider, un ou deux membres en règle, qui, le cas échéant, leur transmettront les ordres du comité central ou du bureau politique.Le stagiaire, à ce moment-là, est déjà profondément engagé dans les activités de son groupe: là où il travaille, il fait bloc avec lui; environ une fois toutes les deux semaines, selon un programme précis, il se lèvera vers cinq heures du matin pour aller distribuer le journal à la porte d\u2019une usine; à la demande du membre responsable de son groupe d\u2019étude, il participera aux manifestations organisées par sa formation ou ira distribuer des tracts; aussi, il se multipliera littéralement et adhérera, par exemple, aux organismes populaires implantés dans le quartier et où on a besoin de lui pour faire pencher la balance d\u2019un côté.Bref, déjà, il n\u2019a à peu près plus de loisirs: sa vie appartient au groupe, auquel, bien souvent, il consacrera chaque semaine autant d\u2019heures que pour son travail.1 ¦ m i m ° en juin dernier, peu avant les Jeux, le COJO congédiait cinq jeunes gens embauchés quelques semaines plus tôt: tous étaient des membres de groupes trotskistes, soit trois de la Ligue socialiste ouvrière et deux du Groupe marxiste révolutionnaire; : mi \u2022 en février dernier, lors d\u2019une conférence dite \u201cd'appui aux luttes anti-impérialistes\u201d organisée par la Ligue communiste, et qui se tint dans une école de Montréal, des militants de la Ligue surprirent par hasard une couple de policiers en civil, cachés dans une classe, et qui photographiaient avec leurs appareils de photos tous les gens qui entraient.Cela, et aussi le fait que la police infiltre l\u2019extrême gauche et y a, de plus, des indicateurs, suffisent à expliquer l\u2019espèce de paranoïa larvée qui règne au sein des groupes.t.Une exception, le Groupe marxiste révolutionnaire, qui forme à l'occasion des groupes d'études, appelés les \"cercles rouges\", regroupant des adeptes susceptibles d\u2019adhérer il l\u2019organisation.Ceci étant, comme l\u2019expliquait à LA PRESSE un porte-parole d\u2019une organisation, les DEMAIN: l\u2019abc de l\u2019agit-prop / 1 I A 10 LA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 24 JUIN 1 977 PEANUTS ) MOTS CROISES OUI, M'AME, C\u2019EST MOI VOTRE CADDY.MON AMIE MARGE EST CELUI DE Mme LUTIN votre horoscope / SONT-CE J VOS BÂTONS, VMme PINSON?ALLONS-Y MARGE.CONTINUEZ A PARLER, M SIEUR! JE VOUS SUIS AU SON! S' V V, 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 / 1 \u2022 \u2022¦(\u2022ixd scum c- % Sffl 1 P a ^Ms£*L LES ENFANTS NES CE JOUR aimeront ce qui est beau et brillant/ mais auront un bon jugement.Gais, spirituels, ils deviendront facilement moqueurs et taquins.Affectueux, même passionnes, ils feront de nombreuses conquêtes.OU 21 MARS 2 3 v) :ïl X 3B3 4 PHILOMENE (£) 1977 Un,led tentue Syndicate 'ne 5 BT MAINTENANT, LA QUESTION DE $100.QUI A TUÉ JULES CÉSAR?COMMENT SAIS-TU AU ft 20 AV MIL g BELIER Vous ne demandez qu\u2019à exprimer votre sympathie aux gens.Rendez visite à une personne immobilisée ou isolée, à un prisonnier.Ne gaspillez pas votre argent.Protégez vos biens; attention aux pertes.G ÇA?/ # O $ ' / 7 BRUTU5 / sas fl w BRUTUS S ?,o lllli.e ¦ = e U 9 O o O > UU 21 AVRIL 177- AU \\\t'A.A».10 «y» r 70 MAI TAUREAU Vous nourissvz une passion ou un désir secret.Vous êtes attiré par la facilité.Défoulez vous dans le sport.Sous l\u2019influence de la Lune, vous prenez de bonnes résolutions.Vous recevez des encouragements \\ t 11 MUTT ET JEFF 11 M'AMOUR, LA FUMÉE D UN PETIT CIGARE GÂCHERAIT ELLE LES RIDEAUX?S IA PETITE FEMME N\u2019AIME PAS QUE JE FUME PEUT-ETRE QUE SI JE ME MONTRAIS GENTIL, EUE ME LE PERMETTRAIT!\t_ BIEN SUR QUE T OUI! - (i\u2014Se tromper \u2014 Est utile au joueur de golf.7\u2014\tManiées doucement \u2014 En matière de \u2014 Mot d\u2019enfant.8\u2014\tEtendent \u2014 A qui l'on peut se fier.9\u2014\tDirigea la construction de Saint-Paul et de nombreuses églises de Londres \u2014 Masse minérale.10\u2014\tDieu solaire \u2014 Couverture \" \u2014 Château de la vallée de -la Loire.\t! 11\u2014\tPoète grec \u2014 On le met en ; tube \u2014 Conjugaison.12\u2014\tCité légendaire bretonne\u2014 Sans fin.HORIZONTALEMENT 1\u2014\tMur à hauteur d'appui \u2014 Un des fondateurs de la science botanique anglaise.2\u2014\tVedette de la chanson \u2014 Ventilées.3\u2014\tEst débitée par le boucher.\u2022I\u2014Hardi \u2014 Brisée de fatigue.5\u2014Raconter.fi\u2014Tronc d\u2019arbre \u2014 Alcaloïde de la fève de Calabar.7\u2014Assurer un revenu h \u2014 Co- r mi OU 21 MAI Fl#?AU 21 JUIN GEMEAUX Vous aurez toutes les peines du monde à résister à l\u2019envie de faire des dépenses.Il va probablement falloir restreindre votre train de vie, apprendre à vous passer du superflu.x Z?i =Êr=P x 7/ /' \u2022#S P5 ','28 / : T'*U« Mark lUjHCrM KOeP OU 22 JUIN AU ter 22 JlHl! ET CANCER Vous êtes victime d\u2019une injustice qui vous révolte; modérez votre colère.Formulez clairement vos griefs, sans plaintes ni récriminations.Méfiez-vous d\u2019une tendance à l\u2019autosatisfaction.OU 73 .JUILLET H\u2014Mamelle\u2014 Rend la liste plus courte \u2014 Une person- BASILE CvlÆi., _ xX'l/Vv, .2>NXif ne.jt* ' !»\u2014Squelette \u2014 Embûche \u2014 Plate-forme fixée sur les bas mâts d\u2019un navire.10\u2014\tRévéré \u2014 D\u2019elle.11\u2014\tDans la rose des vents \u2014 Arrivé \u2014 Condiment.12\u2014\tEvalue le volume d\u2019une quantité de bois \u2014 Vaisseau sanguin.-*rà\u2014 B: N JB i Solution ou prxhoir numéro e#Sé üb.fe BA AU Sr Ell## 23 AOÛT SU, 1 Z 3 4 5 fc 7 8 9 10 11 1Z LION Ne laissez rien au hasard dans -V r K.'IIP f u tT^IaIg Em 8 A S E 71; o 1 la poursuite de vos objectifs pro fessionnels.Soignez votre tenue.Manifestez votre intérêt pour votre travail.Evitez les solutions de facilité.B WW: 'p i sgeag s cBar efjê e'Ris e s# s fn p e E P 2 J_ AJ E RH\t'\u2022 sHr i s\t: \u2022V 3 VERTICALEMENT 1\u2014\tPrendre tle-ci, do-là \u2014 Ornements en forme d'oeuf.2\u2014\tTalus en terre \u2014 Mettent fin à.3\u2014\tSubstance insecticide \u2014 Issue.1\u2014Bière \u2014 Excité.5\u2014Perdre son épiderme \u2014 Crispé U vu e 4 X \u2022 AJ M E E E S oh \t jR uBSt feMvfie wmw EC V L e ET G E ira- OU 24 AOUT T / R E a TE R 7 ES* a : MON ONCLE » S B 8 22 SEPTEMBRE r VIERGE Vous adopterez une technique ou un projet original qui promet d\u2019être rentable.Faites de la publicité pour vos produits ou vos services.Ne vous déchargez pas sur d\u2019autres d\u2019un travail qui vous rebute.I0BQ '-'I 9 !nu \"i C T ( ¦y E S I I O ! % E c#; Rie r E s r T V .'X Êè # ,v\t-\u2014V t«3 -ZI fx 7 y.G ft'a ) L> / >., + /A i H \\ \\ LA NATATION / De l'eau, de la graisse et des calories 4 \\ 7/ © '977 United Feature Syndicate.Inc.* ' ChuncorM Editions 197$ L'EAU EST TERRIBLEMENT VORACE LH CALORIES C'EST FOUR LUTTER COHERE CETTE AGRESSION \"QUE LENAGEUR DOIT S'ALIMENTER copieusement Connaisse/ vous ce fait curieux: LE LAIT DE DAUPHIN CONTIENT LA QUANTITE INVRAISEMBLABLE i DE 4 Î8 GRAMMES DE GRAISSE PAR LITRE, !2 FOIS PLUS QUE / CELUI DE IA VACHE, i-^ LES NAUFRAGES I/tuaspsis \\ UNE RÉSOLUTION : DECIDE: DE REGARDER UNE FEMME EhN f.ET MAINTENANT, TU TANT QUE PERSONNE, ET NON \\ l.VOUDRAS M'EXCUSER.COMME OBJET D'ASSOUVISSEMENT J DES INSTINCTS DE L'HOMME f OU VAS-TU COMME 1 J'AI QUELQUE CHOSE POUR CETTE DÉLICIEUSE ET RONDELETTE POUPEE I DU NOUVEL ^AN?r# J \"Xi \"\u20147 / I / r-; ?V *5^1s&m V ÇA?!/ s fi ' ; J- y.z ' O O \u2022, «Lr / .
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