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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Pages corrigées
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1977-06-28, Collections de BAnQ.

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[" A- LA PRESSE, MONTREAL, MARDI 26 JUIN I 977 A 13 pleins feux a\tSUR U ACTUALITE V \u20acLl 1> LIl.B T le référendum québécois à la recherche d'un modèle is Une pratique française détestable! lis politiques contemporains, Un examen du type de procédure référendaire connu dans ces Etats est donc nécessaire d'autant plus qu'une certaine identification physique de ces pays avec le Québec (population, moeurs, climat) oblige autant le juriste que le politicologue québécois A se familiariser avec les institutions nordiques.Malheureusement, et au risque de démystifier ces modèles, il faut constater que le référendum constitue notamment en Suède et au Danemark une procédure dont le poids politique est peu déterminant.Il faut toutefois préciser tout de suite que ces pays ont cherché à établir une participation démocratique située davantage au niveau de la vie quotidienne (participation dans l\u2019entreprise, etc.) au lieu d\u2019utiliser le référendum, considéré comme un \u201ctruc\" facile pour donner au peuple l\u2019illusion qu\u2019il gouverne directement.le scrupule suédois En Suède, par exemple, tout référendum a un caractère consultatif et non obligatoire; ce qui signifie que le gouvernement par la voie du référendum ne sollicite que l\u2019avis du peuple et non une décision de sa part.Cette atténuation de la portée de l\u2019institution référendaire, consciemment prévue par le législateur suédois, a été justifiée par le fait que l\u2019inégalité flagrante des moyens de persuasion (en vérité, de propagande) entre les partisans et adversaires d'une réforme favorisait dès le départ les groupes conservateurs par définition mieux nantis pour soutenir matériellement une campagne référendaite hostile à la réforme proposée.Cette caractéristique importante du référendum ù la suédoise, maintenue sous le régime des sociaux démocrates.risque de disparaître n'indique que !e référendum constitue une question de confiance pour le gouvernement ou le Président de la République.I/utili.sation abusive qui en a été faite par le général de Gaulle et dans une moins grande mesure par le Président Pompidou, a en quelque sorte \u201cdésacralisé\u2019\u2019 le vote référendaire.Le vote référendaire Juridiquement, l'initiative du référendum français est réser vée au gouvernement ou aux deux Assemblées (Sénat et Parlement) mais le Président de la République conserve toujours le droit de trancher quant à l\u2019opportunité du référendum.Enfin, une cour constitutionnelle peut être sollicitée pour donner un \u201cavis\" sur la validité du référendum projeté.En principe, ce tribunal devrait servir de garde-fou afin de vérifier si la ou les questions J poser lors d'un référendum sont conformes aux dispositions légales régissant le référendum.En l%2, le Conseil d\u2019Etat français avait abouti à un avis négatif sur la procédure utilisée par le général de Gaulle pour lancer son référendum du 28 octobre.Bien que formellement prévenu qu'il violait la Constitution, de Gaulle passa outre et procéda selon sa propre interprétation de la loi.On s\u2019imagine mal le Premier ministre Lévesque emprunter le comportement \u201cgaullien\".Décidément, le modèle français est pertinent dans la mesure ou il révèle une fâcheuse.tendance ù, éviter.Les modèles nordiques La référence à la démocratie sociale de type Scandinave est devenue la garantie morale de plusieurs gouvernements ou par- par la volonté du nouveau Parlement suédois issu des dernières élections et â majorité conservatrice pour la première fois de puis 10 ans.Les conservateurs suédois ont en effet toujours soutenu, lorsqu'ils constituaient l\u2019Opposition, que le résultat du référendum devait \u201cobliger\" et non \u201cconseiller\" le gouvernement.L\u2019argument selon lequel toute consultation populaire par la technique du référendum risque d\u2019être dénaturée ou \"corrompue\" par un déséquilibre financier entre partisans du OUI et du NON mérite en tout cas d\u2019être retenu par tout gouvernement voulant assurer une légitimité certaine aux résultats d\u2019un référendum.Une réponse \u201cclaire et nette\u201d à la danoise Ces résultats pourront d\u2019ailleurs s\u2019interpréter de mille et une façons, selon la position de chaque clan dans la campagne référendaire.Ne voit-on pas souvent, lors des soirees d'élections, tous les chefs de partis interpréter les résultats électo rau.x comme une \u201cvictoire morale\" même s\u2019ils ont effectivement perdu des sièges.C'est l\u2019éternelle querelle entre ceux qui prétendent qu\u2019un verre est â moitié plein alors que d\u2019autres soutiennent qu\u2019il est â moitié vide.Il en serait nécessairement ainsi le soir d\u2019un référendum mais il est juridiquement possible de déterminer dans quelle mesure le peuple a donné une \"réponse claire et nette\".La législation du Danemark fournit à cet égard un modèle intéressant: par exemple, toute proposition de révision constitutionnelle soumise au référendum est considérée comme adoptée par le peuple danois si la double con- te pourrait s\u2019opposer â l'exigent ce danoise et ici on commence toucher du doigt l\u2019immense va* leur stratégique d'une simple lof sur le referendum; en effet, si le| gouvernement souhaite, et celj est son droit, poser la question' de telle sorte qu elle n\u2019appelle pas comme réponse un simple OUI ou NON\" mais un choix entre trois ou quatre solutions, il de vient a'ors quasi impossible de vouloir exiger d\u2019un des trois ou quatre choix proposés qu\u2019il ob tienne une majorité fulgurante sur les autres choix.Voilà l\u2019exemple typique des nombreuses questions stratégiques que s'est posées le l\u2019remler ministre anglais Harold Wilson lorsqu'on 1Ü75 il a décidé d\u2019nrga niser le premier referendum de l\u2019histoire britannique.Le vaste débat auquel a donné lieu non seulement le contenu de cé refé rendant mais surtout la façon dite mett re en oeuvre mérite une-attention tout à fait spéciale DEMAIN: l'expérience britannique dition suivante est réalisée: les , OUI doivent évidemment avoir la majorité sur les NON mais aussi il faut que ceux qui ont voté OlJl représentent plus de \u202210% des électeurs inscrits.Appliquée', pour les besoins dé la cause, au référendum sur l\u2019avenir du Québec, cette double condition signifierait que non seulement les \u201cOUI\u201d soient plus nombreux que les \"NON\" mais encore que les \u2019OUI \u2019 rassemblent au moins 10% des :l millions d\u2019électeurs québécois, soit 1,400,000 votes.Cette procedure, on le eonsta te, rend la tâche plus difficile aux partisans du \u201cOUI\u201d mais a .le mérite de rendre leur victoire éventuelle sans equivoque.Cependant, elle fait une part peut-être un peu trop belle aux abstentionnistes en assimilant leur forfait à un vote \u201cNON\".Or, en réalité, dans cette matière comme dans la vie, le s absents devraient aussi avoir tort.Mais une raison plus pertinen- l.'üutvut de ce:te séné de trvu ar-ticlc*.e*t un journAÏiste Québécois actuellement assistant -professeur en droit curoi>êi*n (CEE) à U faculté de I >r \u2022/- de l'utu\\ersité île Genève.par Pierre BERTRAND collaboration spéciale \u20142\u2014 Q1 VOTRE réponse est NON.O .il est bien évident que ma tâche sera terminée aussitôt et sans retour.Car, que pourrais-je faire sans la confiance chaleureuse de la Nation?Mais si comme je l\u2019espère, comme je le crois, comme j\u2019en suis sûr, vous me répondez OUI une fois de plus et en masse, alors me voilà confirmé dans la charge que je porte.\" Cet avertissement solennel a été servi aux Français par le général de Gaulle, lors d\u2019une allocution radio-télévisée, la veille du référendum du 28 octobre 1962 portant sur le principe de l\u2019élection du Président de la République au suffrage universel.Cette façon de procéder \u201cUn OUI, je reste, un NON, je pars\" à l\u2019occasion de chaque référendum a dénaturé le véritable enjeu de la votation; car il ne s\u2019agissait plus pour le peuple français de se prononcer pour ou contre telle ou telle réforme, mais bien pour ou contre de Gaulle.Tout compte fait, le référendum à la française est devenu une élection tacite.Les Français l\u2019ont finalement compris et à l\u2019occasion du référendum du 27 avril 1969 relatif à une réforme des régions liée à l\u2019abolition du Sénat ils ont voté NON davantage pour dire NON à de Gaulle que par opposition au projet présenté.Le général de Gaulle a effectivement démissionne le lendemain de ce référendum.Pourtant la Constitution française de 1958 prévoit rigoureusement le mécanisme du référendum; or d\u2019aucune façon, elle t i Référendum ou plébiscite?Une vieille querelle de juristes entretient la distinction entre un référendum et un plébiscite.Selon le droit international, le terme de plébiscite s\u2019applique à une votation par laquelle un peuple est appelé à se prononcer sur son avenir collectif.Cette procédure entre d\u2019ailleurs dans le cadre plus général du droit des peuples à l'autodétermination, principe reconnu dans la Charte des Nations unies.Mais une autre conception, répandue notamment en Franc e, qualifie de \u201cplébiscite\u201d un référendum par lequel le chef de l'Etal cherche davantage à obtenir un appui massif du peuple à sa personne qu\u2019ù le faire voter sur telle ou telle option.C\u2019est dans .ce sens eue l\u2019on parle de \"\"déviation plébiscitaire\" du reféren, dum, iliiislrec notamment par M pratique référendaire du gone} rai de Gaulle I.a loi québécoise sur le réfé rvndum peut ne pas tenir compte de ces divergences académiques.Mais il de ni cure que le référendum particulier sur le destin collectif des Québécois aura valeur de plébiscite aux veux du droit international.Cet te qualification favorisera, en cas de contestation des résultats, la légitimité du référendum.Une légitimité que serait éventuellement appelée à constater une instance juridictionnelle interna tionale.BBS la Pologne, un cas à part % LOUIS-BERNARD ROB1TAILLE collaboration spéciale L\u2019une des conséquences de ces-trafics: les statistiques de la planification ne veulent plus rien4 dire.Les salaires officiels nti correspondent plus à la réalité:!} pour le boucher, le préposé a if» vestiaire comme pour le médêw cin, les pourboires constituent^ des revenus supérieurs au salai^ re nominal.I.a pratique du tra« va il \u201cau noir\u201d \u2014 ou du deuxième» emploi à la maison \u2014 est chose* courante pour le mécanicien, le; dentiste ou le journaliste.' Chose certaine, les écarts dé\u2019 salaires sont considérables \u2014 infiniment plus qu\u2019à Prague ou à' Moscou.Une vendeuse de grand magasin fait peut-être 8000 zlotys par mois ($100), tandis qu\u2019un.journaliste à succès en fera;»\" 15000, et un directeur d\u2019usinêr 25000.\t' \u201cAh! du temps de Staline,.au-moins on croyait à quelque chose, maintenant il n'y a plus que?l\u2019argent qui compte\u201d, ironise» Magdalena, dont le père, leader-socialiste, a pourtant eu la vie» dure dans les années 50.EtelleJ ajoute, sérieusement: \u201cC\u2019est( vrai, il y avait des excès à cettei époque, mais il y avait beaucoup' plus d\u2019égalitarisme: le directeur! d\u2019usine mangeait à la même ta£ ble que son chauffeur ou que les» ouvriers.C\u2019est bien fini maintenant.Et puis, à.cct'c epoquej tout l'accent était mis sur les besoins collectifs: on alphabétisait les campagnes, dans les éco* les on donnait à manger gratuit tentent aux enfants, les livres ne} coûtaient presque rien.\u201d Reste-t-il encore quelque cho-i se du \u201csocialisme\u201d?Oui, tout dftj même.Le niveau de vie de$; campagnes est aujourd\u2019hui sans-» comparaison avec ce qu\u2019il était! avant la guerre.Les hôpitaux et\u2019 les soins sont gratuits.Bien que-; les clivages sociaux persistent,;j les enfants d\u2019ouvriers et de pay-j sans ont infiniment plus de charÇt] ce d\u2019aller à l\u2019université que dans; un pays capitaliste.Et finale\u2014 ment, un ouvrier polonais ; mineur ou travailleur de l\u2019indus-r; trie lourde \u2014 a un statut privilé gié, en tout cas sur le plan écorné mique: des salaires de 8000 à 15000 zlotys par mois.Rien \u201cd\u2019exaltant\u201d dans ce modèle qui, à la vérité, n\u2019en est pas un: les Polonais ont connu trop de tragédies dans leur histoire, même récente, pour jouer les idéaliste.-» ou pour avoir envie de donner des leçons au mondé-Ils se satisfont d'avoir le pays fe plus \u201cvivable\u201d qui se trouve à l\u2019Est Ils en tirent quelque fierté et ne se posent pas trop de questions.DEMAIN: LA\u2019TOLOGNE ÉTERNELLE\" < I a ! SB n : 4 vi m2 î\\v.t \u2022 < i i #- .- - 5 5 6 6 f o o ,T: f i y % w sS pays voisins ( il n\u2019y aura pas de \u201cgrands procès\u201d), mais elle n\u2019en reste pas moins insupportable.Insurrection ouvrière à Poznan en 1956: le nationaliste Gomulka est porté au pouvoir, les \u201chommes de Moscou\u201d sont, sinon chassés, du moins relégués au second plan.Première vague de libéralisation, qui se fera dans l\u2019euphorie.Puis c\u2019est le désenchantement: Gomulka est un homme autoritaire et borné.Libéralisation stoppée.Mais pas enterrée: on ne reviendra pas complètement sur les acquis de \u201cl\u2019octobre polonais\u201d.En 1970, nouvelles insurrections, à Gdansk et Stettin.On fait donner i\u2019armée II y aura 500 morts, les insurgés obtiennent la tête de Gomulka.Le \u201clibéral\u201d Edward Gierek, ancien mineur et militant communiste en France avant la guerre, prend sa place.Nouvelle libéralisation, qui, elle aussi, s\u2019essouflera assez rapidement, les tours de vis alternant avec les mesures d\u2019apaisement.En 1976, les hausses de prix des produits alimentaires\u2014 qui avaient provoqué les émeutes de 1970\u2014 sont de nouveau décrétées par le gouvernement.Soulèvement à Ursus et Radom.Nouvelle vague de répression, mais cette fois c\u2019est la police et non l\u2019armée qui intervient: arrestations, brutalités, mais \u201cseulement\u201d deux morts.Puis, dans les mois qui suivent, non veaux gestes d\u2019apaisement: une bonne partie des ouvriers arrêtés sont graciés.Un vent favorable souffle de nouveau sur le pays.Trois originalités Difficile de savoir où et quand commence et finit le \u201clibéralisme\u201d polonais.En tout cas 11 est là, en surface et en profondeur, sans qu\u2019on sache très bien s\u2019il est concédé de bonne grâce par le pouvoir ou obtenu de force.Première originalité: la collectivisation des terres a été abandonnée en 1956, et 82 p.cent des exploitations appartiennent aux paysans.Prix fixés par l\u2019Etat, planification, contrats passés avec le gouvernement, coo- \u20142\u2014 T7 ARSOVIE \u2014 La \u201clibérai!-V sation\u201d polonaise est difficile à cerner.Elle ne ressemble pas du tout au \u201cprintemps de Prague\u201d, cette explosion généralisée, totale, qui venait à la fois du sommet et de la base.Ici, comme le disait un commentateur de Varsovie, elle est \u201csinusoïdale\u201d : il y a progrès d\u2019un côté, recul dans un autre secteur; un temps d\u2019arrêt, puis ça redémarre.On ne sait pas toujours qui donne l\u2019impulsion, et dans quelle direction va le mouvement.La \u201cvoie polonaise vers le socialisme\u201d est d\u2019autant plus étrange qu\u2019on n\u2019est pas toujours sùr qu\u2019il s\u2019agisse vraiment de socialisme.Vingt ans de \u201clibéralisation\u201d La grande originalité de la Pologne, c\u2019est qu\u2019elle a commence sa libéralisation il y a plus de 20 ans sans connaître de coup d\u2019arrêt dramatique.En clair: elle s\u2019esl démarquée dans les faits du système soviétique sans voir débouler les tanks russes.Le fait que la Pologne, avec 35 millions d\u2019habitants, soit aussi peuplée que la Hongrie, la Tchécoslovaquie et la RDA réunies n\u2019est peut-être pas indifférent.La Bulgarie, la Roumanie et l\u2019Allemagne de l\u2019Est sont restées passablement staliniennes.La libéralisation a provoqué des tragédies à Budapest et Prague.Seule, dans ce contexte, la Pologne a réussi à garder sa personnalité propre malgré le voisinage du \u201cgrand frère\u201d.Dans l\u2019après-guerre, c\u2019est le stalinisme qui triomphe.Les \u201chommes de- Moscou\u201d sont au pouvoir (circonstance assez malheureuse: alors que les Juifs, massacrés par les nazis, ne sont plus dans le pays que quelques dizaines de milliers, ils contrôlent la moitié du Comité central du Parti, \u201ctiennent\u201d la Sécurité et la propagande, et sont parfois les plus staliniens.De quoi encourager l\u2019antisémitisme des Polonais, qui est réel) La terreur stalinienne n atteindra pas le niveau des m 1s 1 U - : .\u2022 m À ties demandeurs, soit celle qui avait vendu l'établissement.Mme Willie Pomerleau, et celui qui l\u2019avait acheté, sept mois avant l'incendie, Roger Provençal.Les intimées soute- i riaient en effet que, dans | cette transaction, Provençal avait agi seulement comme prête-nom, atin d'obtenir l'émission , de polices d\u2019assurance, et que.pendant l'été de i 1071 notamment, il n'avait pas ou presque pas été présent au commerce qu'il avait acquis.Il devait toutefois expliquer son absence par i la maladie.l e tribunal fait par i ailleurs remarquer que j certaines circonstances j de la transaction sont j \u201crévélatrices\".Selon la preuve, Mme I.afontaine-Pomerleau ne connaissait pas Provençal, et c\u2019est par le truchement d'un j agent d'immeubles que | la vente a été faite.BOEUF HACHÉ ORDINAIRE 44! 1 PAQi§@ HAMBURGER i RICHMELLO PAQUET DE 8 29 i SPÉCIAL! SPÉCIAL! : I \"\\ SAUCISSES if ROSBIF D'ENTRECÔTE OS DU DOS ENLEVÉ DE BOEUF CANADA CATÉGORIE \u2022'A\" SPÉCIAL! SOCS DE PORC BIFTECK D\u2019ENTRECÔTE DE BOEUF CANADA CATÉGORIE \"A1\" rS- FUMEES i BITTNER OU TAILLEFER PAQUET 1 LB SPÉCIAL! ROULES\u2014FUMES TAILLEFER\u20142 À 3 LB SPÉCIAL! i 1 ¦ M / X- ' H\t.fXflIP ' ={ 8 >.X: ; y m M ; T ' y ' y 35 ' m à: tOndU'on A I.vf C Kxmt XviffT* H iWe Pf *f hm lo vj son eV\u2019.wte 7)S evf.vu'et f \\2 XC (VI, V *X3.AM 0797 vente Ccovirtnrnt i> Ientre K TtDf HC'V | Houritvvj rtf 1 809 Manvrww \u2014 Ehanntirw 624 Emplon demandai I 1VV.ANTI l It imr wr*Ue itr t-e J> A»»» tX » »¦ .¦»* r iVf\u2019K.n'è e > ».w rxx 'e » prvM.x i Mme veuve lnuh.tir Bol CNKIICKAAT >*»*.XI.V*Oun t fino tv.vtœ iw.1 41| V>IUe | ENTRE P HL NE U* m meoutwlr ! *p«(toiIt# rtnowtion.a> CM2 : MLNUISIRIL\tù I h»k* t ou ou confrot.T?jr>ê &lv 41 mPAHATION DMiixxjr r' ton de mevbin m )7»l )'A4:M Dl SMNATi U* #\u2022\u2019 U'vxturr ) rr\\ ' il\tr.pri* roJiorwxRSe Apre* 6h pm Ldvol 6A36017 | c R u n E r Vu R ov vr7*:F evûôe - I 4**-1 774 to*-Xm CRUISER sKetXJr d~47 p< (kkk) ?j 7 n»otruM GM, (Txnpietrmenl eyvi I (x* SJV.SOO 122 Mil.6V5124 7 CRUISER 24 pi CS*en.sons rrtv I et vtooift Roulotte Str Arme R.x« trv UAV j -:*V «4V 3V*4\tN 3s.s?p Annednptomet 4*4 i77?' CRU i SE R 1S% vent*\"îmm4Wlàt«r | A LAVAL, ¦ mee-lente tcvx\u2018 lion.677 4134 t AIT# \\ I v vX- 4547 ' PERSONNE pour garder lumeoux de II moi», du lundi ou vendredi, O partir de la ml août léger travaux ménagers Nouveau Dor-deoux.331-CSSô PRENDRAIS, enfant en pension, semaine ou lournPe.grande clôturée, amusement.?SS 4J09 Wpko*vx\tCw »vu l t .\"ill r v .« I*v*,li\u2022*1« < Ivhrv .1 l\u2018h ft i priés d'y assister sans autre Invitation.prie, d'y assister sans autre invitation Dons Missions i 11 juger, s d.Pont VL.u.i n rue t n ~ j no> .rs, raient appréciés MILORD BOURGET (Mario) j x Montreal, le 20 juin ! ,li i t I Ali\u2022 « il Dailaire im , !'.ruv Bvauhu n est, 1 A 12 Il li ||.>nr sv rendre A I ' ' | I eg!i»e Nuire Dame du 1 ' Hus.lire, lia le service i era elelire A I h et de IA ( .\u2022n vtiiiftieie de i lls!, heu de 1.1 se|i.i|lurv Parents et am.s -uni pries tl'x as sister sans autre invita Hull TESSIER LAVICNE * \\ (Yves) Montreal, le 2f j u ifl : 1977, A l'Age de Kl ans, eét| I décédé des suites d'un; accident.Yves Tessier \u2022 l.ax igné, vmvrite de l'Université * de Montreal.II laisse: dans le deuil son épouse\" (rive Eugénie Papineau).* ses enfants, sa bru*! ses J gendres Marie, réalisa \u2022 t rive a la télévision de î Radio f'anana.f'Iotilde etj (.oui' Painrliaud-, -de' .sherbrooke.Eran^ulj Madeleine, Jacques sheila (née MidgleV).Bruxelles, Belgique,.1 lotie et Paul lli.rgbf[IrG Geneviève et i.oufs jeunes, de Eus AngefTvt.» Californie.Il lalsse.qu AU M on t-Suv ré-Coeur A Granby, ou il sera exposé jusqu\u2019à mercredi Les funérailles auront lieu mercredi le 29 courant, à 5h.Inhumation au même ! décédé M.Paul Joseph Kingwell, époux d'Arlct-le Carreau, père de Paul Claude.Gérald.grand-père de Daniel et Stephen.Les funérailles i auront lieu mardi le 28 ; courant.Le convoi fune-\u2022 bre partira des salons J.-R Deslauriers et professeur-.LAVI01.CTTE (Ferminde) j A Montréal, le 27 juin 1977 A I âge de t'-t' ans.st i dot eileo Mme I nuis l\u2019Iii lippe l.ax lolelte.n# e \u2018 l\\ mande Arelis mhauli j , Elle laisse ses enfants i I M me tu mid la o rgan I Ile.epoux vil 1res noces de t.ermainx lîarlepx et en -VS il.h es d i x a Delvr I me.:i< ton sacristain de la paroisse SteCevile l endroit Urgcl Bourgic Idée, r.650.ch.Céte des Neiges.i I SAMSON (Georqes) \\ 'lout-, il.le 27 juin 1-177.a T.'e lie Mi ails esl decode M ( :i orges Sam son.(amlaleur de la coin pagllic Vîtes, epuux en | premières noces d'I'ii-I iieil « lux elle II laisse Is pour se rendre à l\u2019église St-Pntrlck.où le sergice i sera célébré A 10 li a.m.| et de là au cimetière de S St Patrick.Québec, lieu de la sépulture.Parents \u2022 et amis sont priés d'y as ! sister sans autre Invitai lion.S.Y'.P.pas de fleurs.I S \u2019 v 11 Salon st pullule.Ici le.de fi a 7 li p ni Alexandre, .UELISLE (Dalvini) A Montreal, le 2o juin !ti77, a l'àge de Kl ans.est (ici t-ile M D.ilvini Delis It-, fils lie feu Philippe Dvlislc et de fell I lectori ne ! arose.II laisse dans le deuil sua frère linger lop ins de Hollande M ill-l(\u2018î.ainsi qii'une niece Monique t M me Ken (r/eeile).Les funérailles (liront lieu nu reredi I\" ?!) cobra lit.t.e convoi funèbre partira des salons I ' i gel H.mrgie i tee.Tf.KI.I ne SI Denis, pour se rendre à l'église Me-Cécile ou le service sera célébré a i i h.et de 1,1 au cimetière de Cote \u2022 des \u2022 Neiges, lieu de la sepulture.Parents et amis sont priés d'y assister sans autre invitation.A in demande de la famille., sal\"n ferme de à h a NADEAU (Adolphe) j\tle deuil son épouse A I.iiSalIv.h* juin\t, |{(isr l'niricr, "]
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