La presse, 15 juillet 1977, Pages corrigées
[" X L\u2019enquête sur les Jeux se terminera juste avant les élections de Montréal et le référendum #' ' O O O WW par Daniel L\u2019HEUREUX de notre bureau de Québec QUEBEC ques mois des élections municipales de Montréal.Quant au rapport final, il est espéré pour le 31 décembre 1978, c'est-à-dire qu\u2019il précédera de peu le référendum sur l\u2019avenir constitutionnel du Québec, à moins que cette consultation n\u2019ait lieu dès l\u2019automne 1978.C\u2019est donc à deux moments politiquement très importants que sortiront successivement les ré- sultats de cette enquête sur le coût des Jeux, événement à I occasion duquel le premier ministre René Lévesque a déjà la «conviction absolue» qu\u2019il y a eu «un abus continu et massif des fonds publics».Et M.Lévesque n\u2019hésite pas à dire qu\u2019il espère que l\u2019enquête «ne débouche pas simplement sur ce qu\u2019on pourrait appeler la découverte du menu fretin» sans identifier les principaux responsables, s\u2019il y en a.L'enquête que présidera le juge Malouf portera notamment sur: \u2022\tles causes principales de l\u2019augmentation du coût des Jeux et des installations olym- \" piques; \u2022\tle partage des responsabilités quant à cette augmentation; \u2022\tle mode d'organisation et de surveillance des travaux; \u2022\tl\u2019existence possible de collusion, de trafic d\u2019influence ou de manoeuvres frauduleuses ou irrégulières; \u2022\tla possibilité de récupérer une partie des sommes d\u2019argent investies à même les deniers publics et les mesures pour y parvenir; \u2022\tenfin, les mécanismes de prévention et de contrôle appro\u2014 Voir ENQUÊTE, page A 6 L\u2019enquête «royale» que le gouvernement du Québecvientdeeonfieraujuge Albert Malouf sur le coût des Jeux olympiques pourrait bien avoir des conséquences politiques considérables.Le gouvernement s\u2019attend en effet à recevoir un rapport préliminaire au printemps 1978, c'est-à-dire à quel- / I >x n X » photo PC Le juge Albert Malouf LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS DAMERIQUE 25 CENTS X Août* Côte Mord 30c ABONNEMENT LUNDI AU SAMEDI SI 40 .0 t / pre METEO MONTRÉAL, VENDREDI 15 JUILLET 1977, 93e ANNÉE, no 167, 44 PAGES, 4 CAHIERS Cid vorioble, risque d'orages en fin de journée Minimum: 14 Maximum: 30 Demain: dégagé et chaud Détails à la page A 2 ,\tS**K-\"\"*\" Si Québec adopte le projet de loi 101 tel quel Ottawa amendera la constitution et appuiera les recours aux tribunaux N H IX ¦ , \\ 4\t^ y a ps.\"4 À O * y \u2018% .s : i par Mario FONTAINE de notre bureau d\u2019Ottawa Si l\u2019Assemblée nationale du Québec adopte tel quel son projet de loi 101 sur la langue française, le gouvernement fédéral demandera aux provinces de garantir les droits linguistiques de leurs minorités, à défaut de quoi il tentera d\u2019amender la constitution de façon à s\u2019occuper lui-même de ces minorités.nement central pourrait alors «On n'a pas le droit de se servir donner son appui moral et finan-\tdes enfants comme otages, de faider à des particuliers désireux\tre du chantage sur leur dos», de d\u2019en contester la validité devant\tdire M.Trudeau.Dans le moles tribunaux.\t, ment, la constitution accorde aux Par ailleurs, le premier minis- provinces l\u2019entière juridiction tre s\u2019insurge contre les propos dans le domaine de l\u2019éducation, qu\u2019aurait tenus le ministre d\u2019Etat A Québec, le ministre Camille au Développement culturel, M.\tLaurin a déclaré qu\u2019il ne croit pas Camille Laurin, selon lesquels le\tqu\u2019un seul article du projet de loi Québec négocierait les droits lin-\t101 concernant l\u2019éducation contre- guistiques des nouveaux immi-\tvienne à la constitution canadien- grants venus des autres provinces\tne.Si M.Trudeau veut s\u2019en pren- canadiennes en fonction de ceux\tdre à la constitutionnalité du pro- qu\u2019accordènt ces mêmes provin-\tjet de loi, a dit le ministre, il lui Québec, ou désireux de s\u2019y établir.M.Trudeau s\u2019élève en effet avec vigueur contre l\u2019article de la loi qui obligera les Canadiens venant des autres provinces à envoyer leurs enfants à l\u2019école française.«Le gouvernement du Parti québécois agit comme si la province était déjà séparée du reste du Canada», d\u2019affirmer M.Trudeau, qui a déjà soulevé la ques-.tion de la constitutionnalité de la future loi 101 avec son ministre de $ U'-l B i H m m ü < -Y, C\u2019est ce que déclarait hier le premier ministre Trudeau aux .la Justice.Communes, se faisant le défenseur des anglophones résidant au mm Le premier ministre Trudeau Advenant que celle-ci soit adop- ces à leurs résidants francopho-tée sans amendement, le gouver- nés.WW- Mi téléphoto PC \u2014 Voir OTTAWA, poge A 6 le monde Il¦ SB tê ° L\u2019hélicoptère abattu: Carter garde son sang-froid ?L'incident de l\u2019hélicoptère militaire américain abattu avec quatre hommes au-dessus de la Corée du Nord no dégénérera pas en confrontation entre Washington et Pyongyang.Ainsi en a décidé le président Jimmy Carter, en admettant publiquement que l\u2019incident était imputable à une erreur de navigation de l'équipage.Une rencontre est prévue £t Panmun|om, où les.Américains entendent récupérer le soldat blessé et les corps de leurs trois camarades tués.I ' i ~ k 'Xr - C-:' ¦L -* ! .mp*?***\u2018 Ë if ° Schmidt fait triompher son droit à la différence h ¦ \u2022 O 4 y \"5 %ifr -\u2022i.B Au terme d'une visite officielle de deux jours à Washington, le chancelier Helmut Schmidt a réussi à dissiper la crise de confiance dans les relations entre la RFA et les Etats-Unis, les deux plus puissants pays de l'Occident, sans cependant faire de concessions aux thèses américaines mois en faisant valoir plutôt le droit de l'Allemagne de l\u2019Ouest à la différence.m IA m * - « ÿj \"'% \u2014 page B 5 f:.y-, few m ; r SX .jïi : xnJ kj .^ »j : >'y.ÿ;.y - PS ai css «jaunes».: '2 m Desmarais détient maintenant y 63 p.cent des actions de Power ; i 5- * , f la K#!.«1 ggagmm BmÊS W*i «m U m %.m Y-Y de l'or en barre?H ; ~ m I y * y » Dans le quatrième de sa série d\u2019articles sur le transport scolaire, Guy PINARD constate que les difficultés financières auxquelles sont acculés les transporteurs peuvent parfois les pousser à rogner sur les mesures de sécurité.i I k) - i I mi % » y ,i » % \u2018 r JZr ^ Hi 5-,.\ty^^è^îsÊÊki^ y-;.! K# \u2014 pageC 3 \u2014 page C 3 m**Moun Des pillards, jeunes et vieux, quittent le .supermarché A & P sur Ogden Ave près de la 166e Rue dans le quartier du Bronx, à travers une vitre cassée, en transportant des denrées qu\u2019ils viennent de voler.Mercredi et hier, les autorités ont déclaré avoir arrêté des milliers de pillards qui ont profité de la panne d'électricité qui s\u2019est abattue sur la ville de New York.VIVRE a\tnnn\ta\t.\t! Wo\tI , '\t\u2022\tI Une certaine réticence face à l\u2019université du 3e âge New York: 25 heures catastrophiques qui coûteront des milliards de dollars Au Québec, on constate une certaine réticence face à l'Université du Troisième âge.Même si ça commence à bouger dans les universités, où les initiatives ne manquent pas, aucune de ces initiatives n'b été assez audacieuse encore pour transformer vraiment la vie des citoyens âgés et réduire leur marginalisation.Toutefois, l'Université Laval a, sur la table, !un projet qui ressemble à l'Université du Troisième âge de Toulouse, mais aucune décision n'a été prise pour le moment.Notre reporter Lily TASSO fait le lour de la situation dans les universités québécoises francophones.\"Leurs portés rje sont qu\u2019entrouvertes\".,.\t|\t\u2014 page D 1 i NEW YORK (UPI, AFP, Reu- routage du courant par ordina-ter) \u2014 PJujs de 25 fleures après Leurs eL des communicaLions ins-que la foudre euL touché une cen- tantanées entre les points de re-itrale électrique et coupé l\u2019en- lais, semble des circuits alimentant la ville de New York, l\u2019électricité est revenue dans la presque totalité de là métropole américaine.minels, les pillards bénéficieront eux aussi du sursis ou de la liberté sous caution.' Ce sont les ghettos npirs des quartiers populeux de Harlem, du Bronx et de Bedford1 Stuyve-sant, à Brooklyn, qui oqt été les plus affectés par le pillage, accompagné souvent d\u2019incendies criminels.Les pompiers accourus sur les lieux ont été pris poqr cible par les voyous.Plusieurs d\u2019entre eux dont dû être hospitalisés, de même qu\u2019uné centaine d\u2019agents de police venus leur prêter main-forte.' Cette panne-va par ailleurs coûter des milliards de dollars en manque à gagner et en salaires et heures de travail perdus.De surcroît, si l\u2019on se référé à l\u2019expérience de.1965, la Consoll- .\u2014Voir NEW YORK, page A 6 cette fois-ci.Les pillards, qui ne s\u2019étalent pas manifestés il y a 12 ans, s\u2019en sont donné à coeur joie mercredi et hier.La centrale nucléaire d\u2019Indian La police a procédé à plus de Point, au nord de New York, qui 3,000 arrestations, et s\u2019est trou-devait parer à toute éventualité, - vée à court de cellules pour ena été mise hors d\u2019action par une fermer toutes les personnes pri-succession rapide de coups de ses en flagrant délit; Après le grand blackout de\tfoudre malencontreux.\tLe maire sortant, M.Abraham 1965, qui avait paralysé New C\u2019est du moins la version offi-\tBeame, qui briguera un nouveau York pendant une douzaine\tcielle offerte au public par la ¦ '\tmandat en novembre contre six d\u2019heures, les autorités avaient\tsociété Consolidated Edison, qui\tconcurrents, s\u2019eAt déclaré scan- affirmé que des mesures énergi-.\tdétient le monopole de la distri-\tdalisé par l\u2019incompétence de la ques avaient étéjtrises et qu\u2019une\tbution de l\u2019électricité et du gaz à .\tConsolidated Edison, qu\u2019il accu- telle panne de courant ne pour-\tNew York.Mais les dix millions\tse de négligence.Il a soutenu rait jamais se reproduire.\t- de New-Yorkais demeurent,sccp- par ailleurs que l\u2019ordre serait Un vulgaire orage a été, cette\t: tiques: si l\u2019on peut envoyet des\tmaintenu et a réclamé les pëlnes fois-ci, responsable d\u2019un black-\thommes sur la lune, disent-ils,\tles plus sévères contre les pll- out de loin plus catastrophique\ton devrait être à l\u2019abri d\u2019un acci-\tlards, que celui d\u2019il y a 12 ans, en dépit\tdent ridicule de cette nature, des progrès technologiques, de Alors qu\u2019en 1965, la panne n\u2019a- sont là aussi sceptiques: ils sont l\u2019amélioration des systèmes de\t» vait pas eu de conséquences tra-\tpersuadés que, comme les trafi- secours, du perfectionnement de\tgiques, il n\u2019en est pas de même\tquants de drogué et autres cri- I i Arts et spectacles \u2014 Informations: B 6 à B 10 \u2014 Horaires: B 10 Bandes dessinées: A 8 Décès, naissances, etc.: A 10 Économie: Cl à C 4 Êtes-vous observateur?: C 9 Horoscope: A 8 Informations étrangères: B 5 Jardins et maisons: D 7 Les maux de notre langue: D 2 Mon oeil sur Montréal: B 10 Mot mystère: A 8 Mots croisés: A 8 e Page des lecteurs: A 5 Petites annonces: C 6 à C 11, D4àD 10 Plaisance: D 8 Radio et télévision: B 10 SIMONE SIGNORET: C 7 Sports: B 1 à B 4 Vivre aujourd'hui: D 1 à D 3 Les New-Yorkais, toutefois; 4 « i « .* .' \" J'.ir.v .-1r.J:.:-; V $ % > A A 5 lettres : i r.A MONTRÉAL, VENDREDI 15 JUILLET 1977 DES LECTEURS Au hasard de l\u2019humour FAUT B/EhJ i J® a La ligue des droits et le financement des partis Monsieur Girerd, J\u2019ai toujours apprécié votre talent de caricaturiste, cependant aujourd\u2019hui, en qualité de présidente du syndicat indépendant des Infirmières professionnelles du Centre de transfusion de la Société canadienne de la Croix-Rouge, je me dois de rétablir les faits.Nos infirmières ne font pas partie des \u201cgrévistes de la Croix-Rouge\u201d qui eux appartiennent à une centrale syndicale.Nos infirmières sont actuellement victimes de toutes sortes de sévices utilisés m 0 #5° ' permis à la compagnie, c\u2019est un placement qui rapporte.Un placement par conviction \u2014 s\u2019il était possible de concevoir un être fictif ayant une conviction politique \u2014 serait illégal.Donc, le voilà le drame: la contribution d\u2019une compagnie à la caisse d\u2019un parti pour être légale, doit être un investissement c\u2019est-à-dire un achat de favpurs.Et, dans tous les cas, cela équivaut à un détournement des fonds des actionnaires.Encore une fois: seul un individu, seul un être humain peut avoir une pensée politique et peut avoir la liberté de l\u2019exprimer par sa parole, par son vote, par ses contributions, pourvu que ses contributions soient telles qu elles ne lui permettent pas une influence prépondérante.Donc égalité pour tous: tant pour les financiers que pour les balayeurs.Qui pourra alors se plaindre de la loi 2?Précisément, les circonstances particulières du cas s\u2019opposent ù cette interprétation, à tout le moins, pour ce qui est des compagnies à but lucratif.Cette interprétation pèche contre les principes qui animent notre système démocratique (un homme, un vote), contre la charte des droits de la personne, elle-même (égalité de tous devant la loi) et, le plus souvent contre, la loi des compagnies.Beaucoup de choses ont été dites et écrites sur ce sujet, mais pas tout.Des interprétations ont été faites qui risquent de nous faire retomber dans des habitudes que tout le monde semblait pourtant déplorer au sujet des caisses occultes.Il importe donc, je pense, de rétablir la situation dans son véritable contexte démocratique et légal.En effet, voici un projet de loi dont l\u2019objet est la disparition des caisses électorales occultes.De peine et de misère, un certain consensus s\u2019était établi sur la nécessité d\u2019enrayer cette gangrène politique.Dès 1961, feue la Fédération Libérale passait des résolutions en ce sens.Evidemment, aucun gouvernement n\u2019avait eu le courage de légiférer sur le sujet mais, chaque fois qu\u2019il en était question, personne n\u2019osait dire qu\u2019il ne faudrait pas y venir un de ces jours.Maintenant que ça y est, voilà que la Commission des droits de la personne met en doute le bien-fondé du projet de loi numéro 2 en invoquant des principes qui découleraient de la Charte des droits et libertés de la personne.Bien évidemment, quand un organisme aussi sérieux adopte une telle attitude, cela peut avoir une certaine force d\u2019entrainement.Pas étonnant alors que les partis d\u2019opposition emboîtent le pas.Que dit donc la Commisssion?A)\tQue toute personne est titulaire des libertés d\u2019opinion et d\u2019expression; B)\tqu elle a droit de voter à une élection et même de s\u2019y porter candidat; C)\tque, par extension, elle a droit d\u2019aider le parti de son choix et même de contribuer à sa caisse; D)\tque, vu la loi d\u2019interprétation dont une disposition décrète ceci \u201cle mot personne comprend les corporations .à moins que .les circonstances particulières du cas ne s\u2019y opposent\u201d, les personnes morales que sont les corporations devraient pouvoir contribuer aux caisses des partis./ >/- ii K comme moyen d\u2019intimidation de la part des \u201cgrévistes et elles ont à subir présentement une situation extrêmement pénible (je vous passe les détails).de grâce n\u2019allez pas leur faire porter l\u2019odieux de cette histoire syndicale.Votre humour a été erronément orienté et, puisqu\u2019une caricature vaut des milliers de mots, imaginez le tort, le préjudice et la destruction morale qu\u2019elle cause à nos infirmières.J\u2019espère que vous êtes un homme juste, monsieur Girerd, et que vous saurez le prouver.Hélène WAVROCH, présidente Les infirmières et infirmiers unis Inc.\\ H- II n est pas question de songer à diminuer la libertéde pensée et d\u2019expression de quelque individu que ce soit mais il faut se rendre compte qu\u2019en cette matière, le principe qui prime c\u2019est celui de la liberté du vote.Au-delà de la y c_ pensée et de l\u2019expression de la pensée, il y a le pouvoir décisoire du peuple qui s\u2019exerce par le vote des personnes humaines et non des personnes morales.C\u2019est ce pouvoir qu\u2019il ne faut pas risquer d\u2019annihiler.Z Droit: réunit Une compagnie, c\u2019est un être fictif; c\u2019est un outil donné par la loi à des groupes d\u2019individus que sont les actionnaires dans un but unique et exclusif de profits.Les actionnaires, la base, délèguent leurs pouvoirs à des administrateurs à même lesquels sont choisis les officiers.Aux administrateurs et aux officiers sont délégués les pouvoirs de faire fructifier l\u2019argent des actionnaires.Je ne pense pas qu\u2019aucun actionnaire d\u2019aucune compagnie ait jamais délégué à son président le pouvoir d\u2019exprimer une pensée politique pour lui.Très concrètement, supposons le cas des cinq mille actionnaires d\u2019une banque dont la tendance politique majoritaire serait favorable à l\u2019Union nationale, peut-on imaginer le président utiliser leur argent pour exprimer une pensée qui favoriserait le Parti libéral?Pour ce qui est des contributions, maintenant, la loi des compagnies prévoit bien que les dirigeants d\u2019une entreprise, sans revenir consulter la base, peuvent investir l\u2019argent des actionnaires là où il y aura profit pour ces derniers.Tout ce qui est Enfin la Commission des droits de la personne avait bien compris tout cela quand elle présentait son mémoire relatif à la Charte de la langue.On y lit, en effet: \u201c.Ce tour d\u2019horizon permet de dégager le vocabulaire d\u2019usage dans le domaine des droits de la personne: l\u2019on utilise volontiers les expressions droits civils et politiques \u2014 qui incluent les droits judiciaires \u2014 et droits économiques, sociaux et culturels.L\u2019ensemble forme un tout qui, au Québec tout au moins, est lié à la dignité de la personne humaine et vise à son épanouissement considérant que le respect des droits et libertés de chacun constitue \u201cle fondement de la justice et de la paix\u201d.m\u2019excuser pour la \u201cdestruction morale\u201d causée à vos Infirmières.le suis capable, je n\u2019aurais pu enlaidir à ce point le corps des infirmières de la Croix-Rouge ! N.D.L.R.: Afin de rectifier le titre, |e dois préciser qu'il s\u2019agit la de la représentation symbolique des employés de la grève de la Croix- Rouge.GIRERD P.S.: J\u2019espère que vous mettez aussi votre verve au service des autres victimes.celles de la grève.Je regrette infiniment l\u2019erreur d\u2019interprétation de cette caricature et vous prie de Malgré tout le cynisme dont Bilan positif ou négatif?nombre de foyers, sans qu\u2019elle fasse les frais d\u2019une vaste offensive de propagande.Vos responsabilités sont grandes, car le rôle d\u2019un bon journal est de servir, non de travailler à rebours l\u2019ordre social.plus de bien que de mal?Evidemment les deux, dans des proportions différentes, mais en fin de compte le bilan sera-t-il positif ou négatif?Je le crains négatif.Ce qui me frappe c\u2019est que l\u2019énorme tirage de votre journal aura rendu un très grand service à la Ligue, en allant gratuitement sans doute dans un grand Cher Monsieur, J\u2019ai lu avec intérêt le premier article de Jacques Benoît: \u201cL\u2019extrême gauche au Québec; Expansion fulgurante\u201d.Il y avait une présentation en première page avec le dessin d\u2019un gros poing fermé, puis le texte en septième page et encore le même dessin.C\u2019était de l\u2019information et de la propagande tout à la fois.Le journal aura-t-il fait Pourquoi faut-il que quand il est question de langue, les droits de la personne soient des droits d\u2019êtres humains et quand il s\u2019agit de financement des partis politiques les droits de la person ne soient aussi des droits d\u2019êtres fictifs, des droits de compagnies, des droits d\u2019argent.Pothier FERLAND Montréal Mes bons voeux accompagnent mon intervention.A.VANIER, Montréal.Un nouveau parti municipal?rendre accueillant chacun des groupes qui sur une base locale incarne dans les quartiers cette démarche collective qui comprend tout naturellement la participation à chaque élection jusqu\u2019à la prise du pouvoir.Le parti une fois formé vit sur la place public, ses gestes et objectifs font l\u2019objet d\u2019une exposition constante à la critique tant du média d\u2019information que de l\u2019opinion publique.Suite à sa formation, le parti représente un catalyseur pour les aspirations de changement de l\u2019ensemble de la population et le succès de son entreprise dépend justement de sa capacité à en regrouper les éléments les plus dynamiques et les plus motivés.Sa structure doit être démocratique en assuiant à tous et chacun des membres la possibilité d\u2019exprimer ses valeurs propres de même que ses aspirations et motivations.Voilà pour le cadre statutaire, mais des faits en viennent vite à défier la cohésion structurelle initiale.Maintenir la structure devient vite un défi en soi.La participation massive se fait attendre et le noyau de base se retrouve vite avec la lourde responsabilité des tâches innombrables.On en tient même au moment où l\u2019équipe en place conditionne la participation de renforts éventuels.Le rythme de travail est-il trop accéléré, le nombre des militants diminue encore et le projet s\u2019étiole en attendant le moment oùrla circonstance qui apportera un regain de participation.Car bien qu\u2019elle soit essentielle à tout projet de transformation importante de notre type de société la participation et tout le cadre dans lequel elle opère peut devenir aliénante.Or la participation doit être libératrice et à moins de se sentir une mission on ne recherche pas l\u2019aliénation, on se contente de l\u2019éviter.Ceci pour faire valoir qu\u2019un parti, politique doit être ouvert, que le projet qu\u2019il véhicule doit respec- Un article paru dans votre édition du samedi 2 juillet dernier nous mettait en cause en reliant nos noms à un scénario prévoyant la formation d\u2019un nouveau parti municipal.Ceux qui ont lu cet article, de même que nos confrères et consoeurs du R.C.M.ont pû à cause de cette mention croire que nous étions déjà occupés à la mise sur pied d\u2019un tel projet et se demandent sûrement si nous avons rompu avec le parti dont nous sommes tous deux membres fondateurs.A cet égard, nous tenons à affirmer que nous sommes toujours membres du R.C.M.et que ni l\u2019un ni l\u2019autre nous n\u2019avons pris la décision de lui retirer notre support ou notre adhésion.Il est cependant vrai que nous en sommes des membres inquiets à plus d\u2019un titre.La maturation d\u2019un parti politique ne se fait pas sans souffrance et notre jeune âge explique plusieurs des difficultés que nous avons rencontrées au cours de nos trois ans d\u2019existence, durant et depuis notre dernier congrès en particulier.Mais la jeunesse d\u2019un regroupement ne saurait quand même expliquer la totalité de ses difficultés, tout comme la solidarité naturelle au sein d\u2019un parti ne saurait non plus en exclure le débat.Aussi puisque notre mise en cause dans l\u2019article déjà cité nous donne la parole pourquoi ne pas donner nous-mêmes notre version de nos relations avec le R.C.M.Nous avons déjà eu l\u2019occasion de faire valoir notre option de base que le R.C.M.est un parti politique municipal oeuvrant à Montréal en 1977.Or de cet encadrement découle font naturellement un certain nombre de contraintes et de responsabilités.Pour nous ce parti politique représente une association volontaire de citoyens montréalais progressistes qui se sont unis dans le but de se donner avec le support d\u2019une majorité de l\u2019électorat un gouvernement municipal à la hauteur des défis qui confrontent présentement leur ville.La volonté démocratique ainsi exprimée devient un projet public auquel nous demandons à nos concitoyens d\u2019adhérer mas-ivement.La structure formée ur assurer la continuité du ,jet a dès lors le devoir de ter la population à laquelle, il s\u2019adresse.Sur un autre point, nous sommes conscients des implications pratiques de l\u2019échéance électorale de 1978, et nous nous inquiétons que trop peu de nos confrères et consoeurs acceptent d\u2019en envisager dès maintenant les multiples aspects.A notre avis la prochaine élection devrait nous faire d\u2019autant plus réfléchir que nous devrons démontrer en cette occasion notre capacité de remplacer avantageusement l\u2019équipe actuelle.Autant il aura été facile d\u2019établir la nécessité (évidente par elle-même) d\u2019une opposition au régime Drapeau qui détenait la totalité des sièges en 1974, autant il faudra en 1978 faire montre des qualités qui font un gouvernement compétent et démocratique.Nous nous sommes donné un programme progressiste qui répond à bien des besoins de la population.Nous avons la volonté politique d\u2019assurer la participation la plus large possible des citoyens et de procéder à une décentralisation administrative partout où ce sera avantageux pour les quartiers.Ce sont là autant de qualités et d\u2019atouts en notre faveur, qu\u2019il ne faudrait pas gâcher par un certain esprit chicanier qui nous empêche de nous montrer des militants enthousiastes.Par ailleurs, comme beaucoup d\u2019autres, nous regrettons l\u2019éclipse (momentanée, espérons-nous) de l\u2019esprit pluraliste qui avait préside à la fondation de notre Rassemblement.Nous avons cru que nous dévions apporter ces précisions pour nuancer un article qui pouvait laisser croire que nous étions à la source des informations qui avaient servi dans l\u2019élaboration d\u2019un \u201cscénario\u201d qui nous le réaffirmons tient de la prospective.\ti\t\u2022 Dans l\u2019actualité 14 juillet aussi la noblesse des sentiments distingués.Vous avez manqué de tact et de jugement, je le déplore pour vous.Je tiens à dire au public que le texte de Paul Dupuis n\u2019est qu\u2019un mensonge.Sauf, peut-être sur certains faits de sa carrière d\u2019artiste.A part cela tout est faux.Je connaissais très bien mon neveu, Paul Dupuis, et je puis affirmer qu\u2019il n\u2019a pas toujours été comme le public l\u2019a connu.Il avait malheureusement changé depuis quelques années, il était devenu malade.Pour avoir insulté son père et sa mère, avoir semé le doute, avoir eu l\u2019audace de blasphémer au dernier jour de son émission, tout cela confirme ma conviction qu\u2019il était bien malade.Je regrette que Radio Canada connaisse une pénurie d\u2019émissions qui vous oblige à fermer le poste, n\u2019ayant que des reprises détestables à écouter.Vous descendez rapidement la pente.Je vous souhaite un bon Samaritain pour vous ramasser.Céline DUPUIS Montréal Israël possède une judicature indépendante, un ministère de Ta Justice, un procureur général, un ministère de l\u2019Etat et avocats de comtés, dont le personnel dans ces différents services comprend des avocats.Mêmes les ennemis avérés d\u2019Israël admettent que son système est juste et de grande qualité.Toutefois, les journalistes n\u2019ont pas apparemment ressenti le besoin de demander à ces personnes leur aide en ce qui concerne leurs domaines juridictionnels.L\u2019article ne mentionne pas prudemment de quels crimes les personnes en cause étaient reconnues coupables.C\u2019étaient, en fait, des actes de terreur envers des civils, tels que le placement de bombes dans des supermarchés, autobus et boutiques du centre-ville.Ces actes de terreur étaient dirigés aussi bien contre les Juifs que contre les Arabes.Israël dément catégoriquement le bien fondé des allégations de torture parues dans cet article.La police israélienne et les officiers de sécurité ont toutes les raisons de ne faire aucune violence.Un tel comportement est une offense criminelle grave et, les cas de brutalité policière qui se sont avérés réels par le passé ont été passibles de poursuite en justice.Israël est déterminé à garder cette politique dans l\u2019avenir.De plus, toute déclaration obtenue par de telles méthodes est inadmissible en Cour.Si des preuves concrètes sont fournies à ce sujet, le gouvernement d\u2019Israël fera tout en son pouvoir afin d\u2019examiner toute plainte et de poursuivre tout policier, soldat ou officier de sécu-, rité en cause.Toutefois, aucune preuve n\u2019a été démontrée et nous ne pouvons que réitérer notre regret et notre consternation au Sunday Times qui a jugé apte de publier un tel article à caractère diffamatoire et irréfléchi.Merci de votre hospitalité.Zvi CASPI Consul général d\u2019Israël à Montréal J\u2019ai toujours négligé de communiquer aux journaux le déplorable incident qui nous est arrivé à ma femme et moi-même le 14 juillet dernier.Avant les Olympiques, nous avions décidé de faire visiter un coin de la province à un couple français de Normandie qui nous avait reçus l\u2019année précédente chez eux à Caen.Nous revenions donc, le matin du 14 juillet dernier, ayant quitté Mont-Joli vers six heures du matin, et nous écoutions la radio de Rimouski, lorsque vers 6h30, l\u2019animateur de ce poste signala que c\u2019était la \u201cfête\u201d des Français, et qu\u2019il connaissait une bien bonne histoire sur les Français: \u201cPourquoi les Françaises ont-elles de petits seins et des grandes bouches?Parce que les Français ont des petites mains et des grandes gueules\u201d.Ma femme et moi étions absolument sidérés devant nos amis qui nous avaient fêtés, le 24 juin de l\u2019année précédente, invitant tous les amis et servant le champagne pour notre fête nationale.Voilà comment, dans la Belle Province, on signalait la fête française.J\u2019espère que cette année, le poste de Rimouski saura choisir un animateur ayant plus de tact.Chas Dubé Laval Israël Les paragraphes suivants sont extraits du rapport que l\u2019Ambassade d\u2019Israël à Londres a présenté afin de réfuter l\u2019article publié par le Sunday Times le 19 juin 1977 prétendant \u201cqu\u2019Israël torture les prisonniers arabes\u201d.Ce texte a eu des répercussions dans toutè la presse internationale.Il est regrettable que lé Sunday Timps n\u2019a pas pris cas des réactions ou répliques d\u2019Israël aux déclarations faites dans i article sur la torture avant de le publier.Bien que les journalistes en cause ont déclaré que l\u2019article leur avait demandé plus de cinq mois de travail, aucune tentative de vérification de leurs déclarations n\u2019a été faite auprès des autorités israéliennes.Radio-Canada Paul CLICHE, Jean ROY, Conseillers municipaux Membres du Caucus R.C.ALy Je m'adresse tout particulièrement à celui qui a reçu la charge de refaire l'émission sur le texte de Paul Dupuis à la télévision du 11 juillet au 15 juillet 1977.Je suis tenue de vous dire que je constate votre absence complète de sens moral, en ayant accepté le texte d\u2019un malade à la première émission, en 75-76.Aujourd\u2019hui, vous l\u2019exploitez pour un vil métal.Je vois que vous ignorez la gamme des valeurs réelles et \u2022 ! i\\m roi n /q) LA PRESSE publie avec plaisir les opinions personnelles de ses lecteurs U\\JalU^aLLialrüa sur des questions d'intérêt général.Chaque lettre doit être signée de la | main de son auteur, qui en assume alors l'entière responsabilité.L'auteur doit en outre inscrire en lettres moulées son nom et son adresse au complet, ainsi,que son numéro de téléphone au cas où il nous serait nécessaire de communiquer avec lui Vu l'abondance du courrier.LA PRESSE ne peut s'engager â publier toutes les lettres ni â justifier au téléphone ou par écrit chaque non-publication Elle se réserve aussi le droit d'abreger les lettres selon l'espace disponible Autant que possible.priere d ecnre a la machine, a double interligne Adressez vos lettres comme suit -lettre des lecteurs-.Service de l'éditorial.LA PRESSE CP 4200.succursale Place d'Armes.Montreal.Oué I I A 9 INFORMATIONS nationales i ¦ ] »\u2022 I.T MONTRÉAL, VENDREDI 15 JUILLET 1977 au
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.