Reflet de société /, 1 janvier 2004, Juin - Août
REFLET DE SOCIETE Se sensibiliser pour mieux vivre JOURNAL DE LA RUE Vol 12, No.6, juin-juillet-août 2004 EDITIONSTNT www.cafegraffiti.net www.journaldelarue.com DOSSIER Consommation attii Party f 77831301041106 Du Hip Hop doublement renuersent.ILL Legal CD Hip Hop Producteur Chilly D, directeur artistique DJ Mini Rodz Pour les puristes du Hip Hop underground, 29 artistes de la scène locale se sont réunis pour vous offrir une collaboration complète.DJ Mana, Manspino.01 Etranjj, Shades of Culture, SP, Traumaturges, Muzion et bien d'autres.Par la poste au Journal de la Rue 4277 Ste.-Catherine Est Montréal, (QC) HIV 1X7 Tél.: (514) 256-9000 Réflexions CD Hip Hop et Soul Directeur artistique B.U.The Knowledgist Une musique jeune tout en étant universelle, des messages qui ont quelque chose à dire sur la vie et l'espoir à se donner.Le rappeur B.U.The Knowledgist est accompagné par les rappeurs OL1KU (France), HD (New York), L'Queb (Québec) et DJ Crowd.£-8 oy Yoÿ * Volume 12 numéro 6 juin/juillet/août 2004 80 000 exemplaires / 248 000 lecteurs Publication bimestrielle Le Journal de la Rue et le Café-Graffiti 4265 Ste-Catherine Est, Montréal HIV 1X5 Tél.: (514) 256-9000 Fax: (514) 256-9444 E.: journal@iournaldelarue.ca W.: www.journaldelarue.com Abonnement (514) 256-9000___ Lyne Déry, Steve Bouchard Rédaction (514) 256-4467____ Raymond Viger Coordination (514) 259-1763 Danielle Simard Info-Graphisme / Illustration Duy Tran, adjoint à la rédaction Valérie Larivière Agent de développement Mario St-Pierre (819) 373-6668 Steve Bemier Café-Graffiti (259-6900)_____ Francis Rodrigue Photographie page couverture Duy Tran Collaborateurs Sylvie Dumont Marie-Hélène Proulx Christine Burtin Louise Gagné Jean-CLaude Leclerc El-Vice Nicole-Sophie Viau Claire Lévesque Pascal Larivière Andrée Raymond Julie Rhéaume Conrad Anaïs Bertrand Danserau Édith Pelletier Isabelle Lessard Denis Bélanger Sonia Lavergne Valérie Lupien Mission: Favoriser, supporter et développer des projets novateurs permettant au milieu de retrouver son pouvoir d’action et son autonomie.Aider et favoriser le développement et l’autonomie des jeunes souvent marginalisés en leur offrant des activités créatrices et formatrices.Défendre et promouvoir les intérêts des jeunes en sensibilisant, informant et éduquant la population sur les besoins de nos jeunes et sur la façon d’être un adulte responsable et significatif.Promouvoir le développement d’une société plus humaine, sensibiliser aux différents phénomènes sociaux et faciliter les relations entre les différents acteurs et partenaires.Nous SOMMES membres: AQPS AITQ AMECQ SoPREF CMPA AQEM ë ISSN Association québécoise de prévention du suicide Association des intervenants en toxicomanie du Québec Fédération professionnelle des journalistes du Québec Bureau de vérification de la distribution Association des médias écrits communautaires du Québec Société pour la promotion de la relève musicale de l’espace francophone Association des Éditeurs de magazines Canadiens Association québécoise des éditeurs de magazines Fonds Jeunesse Québec 1615-4774 Le Journal de la Rue a un fonds de réserve pour l’argent provenant des abonnements.Au fur et à mesure que les journaux vous sont livrés, l’organisme récupère les frais dans ce fonds.Une façon de protéger votre investissement dans la cause des jeunes et de vous garantir la livraison de votre Journal de la Rue.La reproduction totale ou partielle pour un usage non pécuniaire des articles est autorisée, à la condition d’en mentionner la source.Les textes et les dessins apparaissant dans Reflet de société sont publiés sous la responsabilité exclusive de leurs auteurs.Nous aimerions recevoir vos commentaires.Ne vous gênez pas pour nous envoyer vos textes et/ou dessins pour une publication éventuelle.La rédaction se réserve le droit d’abréger les lettres reçues.Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada, par l’entremise du Programme d’aide aux Publications (PAP), pour nos dépenses d’envoi postal, no.d’enregistrement - 07638 - ABONNEMENT VOIR PAGE 33 Votre abonnement au magazine est une façon originale de soutenir notre travail auprès des jeunes.Plus d’informations en page 33. Editorial Raymond Viger Pour ou contre la légalisation de la prostitution?Légaliser ou non la prostitution.Qui est le mieux placé pour influencer ce choix de société qui nous concerne tous?Certains nous dirons que les prostituées sont à même de pouvoir nous dire ce qui est bon pour elles.J’ai été travailleur de rue auprès de prostituées pendant de nombreuses années.J’ai accompagné un certain nombre de femmes qui se prostituaient.J’ai eu l’occasion de les revoir 10 ans plus tard.Même si certaines m’avaient dit avoir fait un choix conscient et éclairé, dix ans plus tard, lorsqu’elles avaient sorti du milieu, leur réponse avait changé.Ces femmes ont eu à faire face à d’atroces souffrances à de aux multiples formes de violences.Il y a quelques années, le Bloc Québécois a mis sur pied un comité de réflexion concernant la prostitution.Après quelques consultations, trois députés du Bloc Québécois ont déposé un projet de loi visant à légaliser la prostitution.Le Conseil permanent de la jeunesse, après avoir consulté 19 jeunes prostitués de Montréal et de Québec propose maintenant de décriminaliser les personnes se prostituant et leurs clients.Est-ce que 19 jeunes sont représentatifs de l’ensemble du milieu?Leur opinion sera-t-elle la même le jour où ils ne pratiqueront plus la prostitution?Quelques groupes communautaires tentent de faire légaliser la prostitution.Je ne vous cacherai pas qu’au début des années 90, j’ai moi-même été en faveur de légaliser la prostitution.Aujourd’hui, je suis cependant ébranlé par de nouvelles informations que nous ne pouvons pas négliger.Des pays tels que les Pays-Bas, l’Allemagne et l’Australie ont légalisé la prostitution depuis maintenant 10 ans.Nous pouvons analyser les résultats de leur expérience avant de nous positionner.Le plus vieux métier du monde?Un argument en faveur de la légalisation est de penser que la prostitution a toujours existé et qu’elle existera toujours.Pourquoi alors ne pas légaliser?Quand je pense à la femme et aux métiers qu’elle a exercé dans nos sociétés, ce n’est pas comme une prostituée que je la vois.La femme a premièrement été une mère, celle qui veillait à la vie en communauté pendant que les hommes allaient à la recherche de nourriture.Être parent, citoyen de sa communauté.Et cela implique d’être sage-femme, artisane, infirmière, cuisinière.Toutes sortes de métiers qui consistent à prendre soin de l’autre et de sa communauté.Expérience de la légalisation DE LA PROSTITUTION Les dix années d’expérimentation, démontrent qu’en légalisant la prostitution, les conditions de vie des femmes se sont détériorées, le trafic des femmes et des enfants a augmenté, la prostitution de rue a triplé.Pire, on voulait légaliser la prostitution pour enlever ce gagne-pain aux groupes criminalisés.Erreur.Ces groupes se sont rapidement organisés et contrôlent les bordels légaux! Si demain matin, la prostitution est légalisée à Montréal, qui a la capacité de s’organiser rapidement, de se trouver des prête-noms et d’avoir l’argent nécessaire pour nous construire de superbes bordels de luxe?Les groupes criminalisés, évidemment.La prostitution, un choix?Ceux qui favorisent la légalisation de la prostitution disent que les femmes se prostituent par choix.Dans les faits, n’est-ce pas plutôt par manque de choix?La très grande majorité des personnes qui se prostituent ont été sexuellement agressées et très souvent en bas âge.Est-ce que cela doit être considéré dans notre réflexion?Combien de personnes se prostituent, forcées directement ou indirectement?Et il y a celles qui n’ont rien connu d’autres, sou- vent perdues dans une dépendance aux drogues, tentant de fuir leurs souffrances.Est-ce qu’elle se prostitue pour consommer ou consomme-t-elle pour pouvoir se prostituer?Un cercle vicieux qui nous montre qu’il s’agit d’un flagrant manque de choix.Il est vrai que pour un petit nombre d’en- RHM£| mm très elles, la prostitution est un choix, un mode de vie qu’elles ont accepté.Une prostitution de luxe où la prostituée garde le contrôle de son corps et est capable de mettre ses limites face aux clients.Mais ce n’est qu’une faible minorité.Peut-on accepter de légaliser la prostitution, sachant que la très grande majorité va en subir les tourments?Dans ce numéro nous ouvrons le débat avec une nouvelle chronique sur la prostitution.Nous continuerons d’analyser différentes facettes pour vous aider à faire votre propre réflexion.Nous attendons vos opinions, vos questions et vos commentaires sur ce sujet qui nous touche tous, d’une façon directe ou indirecte.Notre forum de discussion sur internet est aussi à votre disposition.REFLET DE SOCIÉTÉ > Vol.12.6 juin/juillet/août 2004 Visiter le: www.journaldelarue.com Réactions à la chronique d’Option consommateur: Trouver un logement: c’est possible, (voi 12 nos avrii-mai 2004) Société Sylvie Dumont • J’aimerais vous mettre au défi, monsieur Option consommateur de vous trouver un 4 et demi avec 550$ en suivant tous les bons conseils que vous nous donner.Je vous retrouverai une semaine plus tard du côté d’Outremont, avec un condo à 900$.Soyons réaliste! Pourquoi les loyers sont moins chers dans Hochelaga Maisonneuve ou Montréal Nord?Parce que c’est un endroit plus défavorisé, moins sécuritaire et les immeubles sont souvent mal entretenus.Ce sont des loyers de rêve que vous nous décrivez.Je doute bien que ces logements représentent les 25%-30% du revenu net de la moyenne de la population que vous proposez.Vous dites qu’il est facile de tomber pour le premier appartement qui vous plaît?Moi je vous dirais plutôt que c’est par peur de trouver pire que les décisions de louer sont prises aussi rapidement! J’aimerais bien vous conter ma petite histoire.J’habitais un petit 4 et demi, près du métro Frontenac.Un coin habitable, un appartement avec des problèmes surmontables jusqu’à trouver mieux.Par surmontable je veux dire, pour une somme de 510$ par mois rien d’inclus, sinon ce qui suit: moisissure sur la plafond de la douche, mais c’est le seul endroit visible, trous dans les murs, souris incluses, insonorisation quasi-inexistante (c’est à croire que les souris ont mangé tout l’isolant).Je peux chanter sur la musique de mes voisins, savoir quand ils ont la grippe (ils se mouchent), ou lorsqu’ils commencent leurs allergies (ils «atchoum-ment».Le prix de cette pollution: 510$.Je suis quand même chanceuse.J’ai un appartement décent.La preuve?Me promenant dans un meilleur quartier, je suis tombée sur une affiche à louer.Cela faisait à peine deux heures qu’elle était affichée.J’ai visité cet appartement.J’étais une des premières.J’ai dû me battre pour avoir ce 3 et demi à 540$.Très raisonnable par rapport au quartier et à l’espace habitable.Un petit trésor, quoi.J’ai même payé la moitié du mois à l’avance.Pendant que je visitais, il y avait un line up à l’entrée, UN LINE UP!!! pour visiter l’appartement.Si je ne le prenais pas tout de suite, 15 autres se disputaient pour l’avoir.Je l’ai pris sur le champ.J’ai signé ce nouveau bail avant la fin de celui que j’avais déjà.Mon ancien propriétaire m’a dit: «trouve un autre locataire pour briser ton bail».Le nouveau prix du loyer deviendra 600$.600$?!!!! Je suis choquée, offusquée.Je dois quand même louer l’appartement! La journée même où l’annonce paraît, 5 personnes sont venues visiter, le lendemain 10 autres, et j’ai déjà une liste de 5 candidats voulant l’avoir à tout prix.Le téléphone ne dérougit plus.Et ces braves gens, ont-ils remarqué la moisissure au plafond, les robinets qui coulent un peu, les trous dans les murs, la rouille sur le balcon?Sont-ils arrivés quelques minutes plus tôt pour vérifier s’il y avait du bruit aux alentours?Ont-ils appelé Tandem pour savoir si c’était un quartier sécuritaire?Non! Ils ont tout simplement coum pour arriver les premiers et saisir l’occasion de louer un logement qui était peut-être meilleur que celui d’avant.Vos conseils sont bons, mais ils ne reflètent pas la réalité, bien loin de là.En situation de crise, on tend à fermer les yeux sur ces détails.Et même s’il existe la loi de la Régie du logement, ce sont des processus qui sont longs, et la course aux appartements est féroce.Si tu n’acceptes pas le prix offert, peut-être que les 10 autres derrière toi l’accepteront! Conseils: Toujours demander le prix payé par l’ancien locataire - si vous avez la chance de les voir- et demander une preuve si possible (copie du bail).Contactez la régie du logement pour faire évaluer la valeur de l’appartement et faire respecter les augmentations de prix prévues par la loi.Promenez-vous dans les ruelles, vous serez surpris à quel point il y a des appartements qui ne sont annoncés nulle part sinon sur le balcon.C’est d’ailleurs de cette façon que j’ai trouvé mon petit trésor, à un prix raisonnable.vu les circonstances de crise.Bonne chance.Régie du logement Coordonnées: www.rdl.gouv.qc.ca TÉLÉPHONE: 514-873-2245 Tu veux travailler ?Le GIT peut t'aider ! G-l-T-> Pour t'inscrire: (514) 526-1651 Services gratuits > Ateliers de groupe > Stages en entreprise > Suivis individualisés > Activités post-formation > Support dans la recherche d'emploi Tu es > Agé(e) de 16 ans et plus > Motivé(e) à intégrer ou réintégrer le marché du travail > Démuni(e) face à l'emploi les services du GIT sont offerts grâce à la contribution financière d'Emploi-Québec QuébecSS Empkrf-Québec Groupe Information Travail > 2260, av.Papineau > Montréal (Québec) H2K 4J6 > git@infotravail.net Visiter le: www.journaldelarue.com juin/juillet/août 2004 Vol.12.6 ^V^.”T2j6~^^^ 0^2004^ Visiter le: www.journaldelarue.com sans préservatif.Les trois quarts de ces clients proposent même de payer plus cher un rapport sans préservatif et presque la moitié des prostituées ont été agressées si elles insistaient pour que l’homme utilise un préservatif C’est donc dire, que malgré la légalisation de la prostitution, les femmes demeurent impuissantes et vulnérables face aux 15% d’hommes violents.Les promoteurs de la commercialisation de la femme ne les protègent en rien.Avec la légalisation de la prostitution, il y a une augmentation du nombre de relations non protégées.Autre fait à noter: - Plusieurs législateurs de ces pays aimeraient men pouvoir taire marcne arriéré.- La légalisation de la prostitution augmente la demande.En rendant la pratique acceptable socialement, les hommes sont plus incités et motivés à acheter les services sexuels des femmes nour le sexe.Dossier - La prostitution est-elle un choix de vie ou une stratégie de survie?Des suivantes de la prostitution ont raconté qu’il leur avait fallu des années après avoir quitté la prostitution pour reconnaître que ce travail n’avait pas été un choix.- La majorité des femmes prostituées affirment qu’elles quitteraient le travail du sexe sic’ - La légalisation augmente l’offre et l’ori- - En Suède, dès qu’ils ont commencé à ginalité de celle-ci.Les femmes doivent pénaliser l’achat de services sexuels, la maintenant en faire plus pour se démarquer traite des femmes a baissé.et pouvoir «vendre» leurs services.- Philosophiquement parlant, la légalisa- - Le long des autoroutes de Victoria en tion de la prostitution aurait pu réglertous Australie, des publicités font la promotion les problèmes.Dans les faits, cela ne sem-des bordels et montrent les femmes comme ble être qu’une utopie.des objets sexuels.L’attrait des conditions de vie meilleures séduit des millions de jeunes qui arrivent au Québec chaque année.Des employeurs québécois sont de connivence avec des agences pour “accueillir” cette main d’œuvre malléable.Des visas temporaires ou permanents sont émis sans aucun suivi par les autorités d’immigration.Depuis plus de cent ans, des domestiques sont venues des faubourgs de Londres, d’Europe de l’Est, des Antilles et plus récemment des Phillipines ainsi que d’autres pays du Sud.L’Association des aides familiales reçoit des centaines de ces étrangères dont la majorité sont exploitées: heures supplémentaires non payés, congés non reconnus.Certaines sont séquestrées pour éviter tout contact avec le monde extérieur de la maison où elles travaillent du matin au soir tard, parfois en étant peu ou pas payées.On dénombre un millier d’établissements où on offre les “danses à 10$” et autres spectacles de ce genre.Un grand nombre de ces danseuses ne parlent ni français, ni anglais.Certaines Depuis plus de cent ans, un traffic d’humains à Montréal?Louise Gagné sont visiblement mineures! Ces commerçants recrutent leurs candidates à l’étranger, les visas étant plus faciles à obtenir.Ce personnel est soumis, mobile et dans certains cas, volatile! Ces gens ont fait leur entrée au pays et ont été engagé sous le prétexte de venir faire de la danse exotique! Des jeunes sans statut ou dans une situation précaire sont à la merci de ces agences qui recrutent pour la photographie pornographique, la prostitution, les vils travaux.Tous ces jeunes ne sont pas étrangers mais tous sont exploités, de diverses façons.Les milieux criminalisés ne font pas la différence entre les adultes et les mineurs, dans certains cas, déguisant les mineurs avec une identité adulte pour mieux répondre aux clients qui désirent des plus jeunes.Vous voulez en apprendre sur ce phénomène du traffic d’humains?Vous êtes témoins de cette forme d’exploitation?Ecrivez-nous et joignez-vous aux lecteurs de notre prochain dossier qui suivra en septembre prochain.Un dossier troublant et révoltant à ne pas manquer.; Don D’organe ! Suite à un commentaire d’une lectrice de Hull, nous avons fait des recherches plus complètes concernant les dons d’organes ; au Canada.! Le Québec est la province où il y a le plus de dons d’organes de réalisé (19.2%).La moyenne canadienne est de 13.3% et la j Colombie-Britannique arrive bonne dernière avec 9.4% des dons.l ; Pour plus d’informations, Québec Transplant www.quebec-transplant.qc.ca juin/juillet/août 2004 Vol.12.6 Vol.12.6 juin/juillet/août 2004 Visiter le: www.journaldelarue.com Courrier des lecteurs L E C T Paul Cadrin Ste-Foy Changement de nom Comme je suis loin et que je n’étais pas au courant des difficultés que le Journal de la Rue avait avec son nom.Je suis tombé en bas de ma chaise quand j’ai reçu Reflet de Société.Je ne vous cacherai pas que, le titre, Journal de la Rue, a eu un effet positif dans ma décision de m’abonner.Je me disais: V’ià des gens qui ne se prennent pas pour d’autres.Et je n’ai pas été déçu, tout au contraire! En lisant le titre Journal de la Rue, je voyais la rue Ste-Catherine Est à Montréal ou la rue St-Joseph à Québec.En lisant Reflet de Société, je pense à la rue Laurier à Outremont ou la rue Maguire à Sillery.Remarquez que ça ne change rien à la qualité et à la pertinence du contenu.J’ai lu le dernier numéro, le premier sous la nouvelle appellation, avec autant d’intérêt que les précédents.Mais je trouve tout de même dommage qu’on ait senti le besoin de changer le titre.Est-il trop tard pour revenir sur cette décision?Soyez sans crainte, je vais continuer de vous appuyer par mon abonnement.J’ai besoin d’entendre votre voix, parce que, quand elle parle des problèmes sociaux «vécus sur le terrain», elle sonne plus vrai que celle des grands médias.Message d'espoir.Pour tout ceux qui, comme moi sont dans la détresse et la tourmente.beaucoup de monde, beaucoup d’activités, tous étaient trop occupés pour voir mes angoisses.A plusieurs reprises j’ai frappé à des portes, j’ai tendu la main, j’ai demandé de l’aide.Je n’ai pas reçu l’attention dont j’avais besoin.Jusqu’au jour où j’en ai eu assez de ce mal de vivre.J’ai décidé de me prendre en main et de chercher ailleurs.Merci à ces gens de Tél-aide qui ont su m’écouter, à qui j’ai pu confier mes angoisses.Vous m’avez été très précieux.Accroche-toi, car la vie vaut la peine d’être vécue.Avec ses joies, ses bonheurs et même avec ses contraintes.Toi aussi tu as ta place au soleil.Charlène Poème ommage bénévolat* identifient tf-ic m Vol.12.6 juin/juillet/août 2004 Visiter le: www.journaldelarue.com Dossier Raymond Vigor Quand notre ornent disparaît de la Circulation Vous me direz que je suis encore à chialer contre les banques et les cartes de crédit.Hé bien oui.Que voulez-vous?Avec le service qu’elles nous donnent, tous les frais cachés et les petites clauses qui les avantagent, bien camouflées en arrière du troisième formulaire, il faut bien, en tant que consommateur sortir de ses gonds à quelques occasions.Je vous ai déjà entretenu sur la vente de garantie prolongée sur le papier de toilette, un service offert par la carte Master Card de la banque Canadian Tire (volume 12 no 3, décembre-janvier 2004).Pour ceux qui ne le savait pas, Canadian Tire est devenu une banque.Être une banque est plus payant que d’avoir des magasins.Les magasins ne sont maintenant qu’un prétexte pour faire de l’argent avec le crédit.Aujourd’hui je vais déblatérer à propos des services financiers par internet.Internet est un instrument merveilleux, quand il ne tombe pas en panne, pour communiquer rapidement.Après m’être inscrit à ce service haute technologie, j’essaie de faire de moi une personne moins préhistorique et je commence à ^ payer mes If comptes par internet.Dans le confort douillet de ma maison, je me sers de ce service pour donner mes directives.Puisque je suis quelqu’un qui n’aime pas payer 20% d’intérêt par année (ou plus), je paye mes soldes de carte de crédit au complet à la date demandée.Je m’en suis toujours fait un point d’honneur.Pour être sûr de ne pas oublier un compte sous la tonne de papier qui traîne dans ma valise et sur ma table, dès réception du compte je demande à mon cher internet de le payer à la date requise.Dans ma vie préhistorique, j’utilisais des chèques que j’envoyais d’avance mais datés de la journée ultime de grâce.Voilà que je vérifie mon dernier compte reçu de cette fameuse banque Canadian Tire.Je m’aperçois que, malgré que j’ai fait mon paiement au montant intégral et à la date demandée, cette banque de pneus m’a chargé les intérêts comme si je n’avais pas payé mon compte.Je saute sur le téléphone pour m’informer du problème.Je me fais répondre que même si j’ai fait le paiement par internet à la date demandée, cela prend deux jours ouvrables pour que le paiement leur arrive! C’est vite internet.On me dit de faire mes paiements deux jours ouvrables avant la date d’échéance pour ne pas avoir à payer d’intérêts.Je suppose que tout bon citoyen sait cela évidemment.Un système internet qui nous permet de parler en direct avec des gens partout à travers le monde prend deux jours ouvrables pour faire le paiement de ma carte de crédit.Quand j’envoyais un chèque postdaté, le paiement se faisait à la date demandée.Mais pas avec l’internet.Même si j’envoie l’ordre de paiement deux semaines d’avance.Pas vite les ordinateurs.Mais je suis obligé de me poser une grande question.Lorsque je demande de payer mon compte pour le 15 du mois, le paiement me sera crédité le 17 sur ma carte de crédit.Et cela, malgré que mon compte, lui, soit débité le jour même, à l’instant où je pèse sur la touche de confirmation.Si mon argent disparaît de mon compte le 15 et qu’il ne réapparaît que le 17 sur ma carte de crédit, où est-il pendant ces deux jours?Qui fait des intérêts avec mon argent pendant ces deux jours?Des gens se sont déjà mis riches juste à jouer avec les fractions de cennes qui traînaient partout.Maintenant on laisse traîner tout le capital.Et si mon argent oubliait de refaire surface dans deux jours?juin/juillet/août 2004 Vol.12.6 < REFLET DE SOCIÉTÉ Visiter le: www.journaldelarue.com Dossier Marie-Hélène Proulx Les di «J’ai l’impression que mon organisme abuse de ses bénévoles.Pourtant il y a des jeunes qui s’y impliquent de bon cœur et qui auraient besoin de se faire orienter et encourager.Au lieu de cela, ils se font voler leurs idées par quelques tyrans trop habitués à tout contrôler!» raconte Jojo, pourtant elle-même membre du conseil d’administration.Malgré tout, Jojo continue de participer à son projet.En s’impliquant, elle tâche de réaliser un rêve de jeunesse: des communautés où l’on cherche, pour chacun, une place qui lui convienne.Des histoires comme celle-là, j’en ai entendu plusieurs.Des pires aussi, comme celles d’organismes privés qui «engagent» des stagiaires compétents pendant des mois pour leur faire plier des enveloppes.Tout cela en échange d’une simple lettre de reconnaissance «d’expérience de travail».Fausse représentation Isabelle Lapointe est responsable des services aux organismes pour la Société des Bénévoles de l’Est de Montréal (SBEM).Elle doit parfois clarifier la situation avec des bénévoles qui rêvent que leur bénévolat se transformera en travail rémunéré.Elle se dit d’ailleurs surprise d’apprendre que certaines entreprises laissent planer de tels espoirs.«Il ne faut quand même pas confondre bénévolat et fausse représentation!» Dans certains cas, les projets issus du bénévolat permettent de créer des postes d’encadrement permanents et les bénévoles se font dégager de leurs responsabilités.Plus populaire que jamais Cette manne de bénévoles est accueillie avec grande joie par les organismes communautaires où les besoins vont toujours en s’accroissant.Cette ressource est trop précieuse pour que les organismes négligent de leur assurer une formation, une écoute et un encadrement appropriés.F É R E N T E S F A La Coalition pour le maintien dans la communauté (COMACO) s’est doté d’un code d’éthique.«Lorsque cela va bien, précise son coordonnateur, Serge Émond, on n’a pas besoin de s’y référer mais c’est lorsqu’on est confronté à un problème qu’il devient utile.» Pour éviter les positions embarrassantes, le favoritisme ou les malentendus entre salariés et bénévoles ou entre les bénévoles eux-mêmes, le code propose d’établir des règles claires.Il incite à demander aux bénévoles de déclarer les cadeaux, les amitiés avec les bénéficiaires et les rapports qui risquent de dépasser la relation d’aide.La spontanéité, la réciprocité et le hasard ne sont plus régis selon les mêmes règles qu’avant.Le SBEM établit des balises claires à propos des organismes qui désirent bénéficier de son service de recrutement.Ils doivent s’engager à offrir un bon accueil, un encadrement et un soutien conformément au Code canadien du bénévolat.Quels devoirs l’organisme a-t-il face à quelqu’un que l’on reconnaît comme vulnérable, qui ne parvient pas à répondre aux attentes de l’organisme ?Sur ce point, les intervenants ne semblent pas s’entendre.Nouvel environnement La désinstitutionalisation, le virage ambulatoire et les politiques de gestion des fonds publics ont créé de nouvelles charges pour les aidants naturels et des attentes face au milieu communautaire.Les changements démographiques amènent aussi de nouveaux besoins.La société québécoise doit déjà gérer son ratio de 5 personnes en âge de travailler pour 2 personnes.«Avant, les gens quittaient leur travail vers 67 ans et avaient une espérance de vie de 70 ans.Maintenant, on peut arrêter de travailler à 55 ans et mourir beaucoup plus vieux.» Claudia Bonenfant est coordonnatrice à Coup de pouce Jeunesse.Elle raconte que plusieurs jeunes en région sentaient qu’à travers le réseau familial ou informel, ils avaient un rôle significatif à jouer.En ville, ils ressentent un certain désœuvrement qui les pousse parfois à chercher un organisme pour les accueillir.Malgré ces règles, personne n’attend du bénévolat un pur don de soi totalement désintéressé.Au contraire, on s’attend à ce que les bénévoles y viennent pour répondre à des besoins qui leur sont propres.Selon Mme Lapointe, cet élément est essentiel à la continuité d’une activité bénévole.Si quelqu’un ne se sent pas à l’aise dans ce qu’il fait, il y a peu de chance qu’il veuille y rester.La SBEM aide chaque candidat à clarifier ses besoins.Plusieurs viennent avec l’objectif de redonner un peu de ce qu’ils ont reçu de la vie.«Cependant, derrière cette générosité, on découvre souvent des êtres qui connaissent une période d’isolement, des difficultés passagères ou réalisent que leur travail actuel ne remplit pas entièrement leur vie», rapporte Mme Boucher, qui œuvre également au SBEM.Nouveau profil On note un changement dans le profil des bénévoles de la dernière décennie.Ce qui fut autrefois un loisir un peu plus engagé devient aujourd’hui un domaine où les gens ayant ensemble des besoins à combler Cette manne de bénévoles est accueillie avec grande joie par les organismes communautaires où les besoins vont toujours en s’accroissant.Les besoins des bénévoles REFLET DE SOCIÉTÉ t> Vol.12.6 juin/juillet/août 2004 Visiter le: www.journaldelarue.com Dossier ett e s du BENEVOLAT cherchent des moyens de collaborer.Cela est plus évident dans le cas des jeunes et des chômeurs, qui s’impliquent de plus en plus.Cette constatation oblige pourtant les organismes à tenir compte du fait qu’ils ne suffit plus de gérer la disponibilité.Il faut assurer la satisfaction d’une partie des besoins des bénévoles.L’entraide chez les jeunes Pourtant Coup de Pouce jeunesse, à Montréal-Nord, montre qu’il existe d’autres manières de penser le bénévolat.On y invite les jeunes à collaborer aux activités de groupes ayant des besoins particuliers.Ainsi, ces collaborations permettent de répondre à certains besoins tout en prévenant la délinquance.C’est aussi une façon de réduire les préjugés au sein de ces groupes.Selon Mme Bonenfant: «Souvent, les jeunes qui veulent le plus changer les choses ont connu intimement une forme de misère, qu’elle soit économique, intellectuelle ou psychologique, et cela nourrit leur ambition de créer un environnement où ils peuvent s’épanouir.Dans certains cas, nous devenons même un complément à la famille.» En outre, on doit clarifier la situation avec les jeunes qui ont des attentes irréalistes ou non-cohérentes avec la vocation de l’organisme.Sans oublier le choc de la confrontation au spectacle de la souffrance.À Coup de pouce jeunesse, il faut tenir compte des jeunes qui se passionnent pour un projet mais s’en désintéressent parfois rapidement.Les éducatrices doivent recruter d’autres jeunes et intervenir pour dédramatiser les situations où ils se butent à leur inexpérience.Il faut leur laisser exprimer leurs appréhensions et expliquer quoi faire pour gérer la situation de manière plus autonome la prochaine fois.Claudia Bonenfant admet que la gestion des imprévus, des malentendus et l’apprentissage des méthodes de gestion de conflits font partie du lot quotidien.Les jeunes qui voient les intervenantes agir directement sur le terrain peuvent ainsi bâtir une solide expérience qui leur servira dans le travail.Remise en question Quels que soient son âge, sa condition et son niveau d’autonomie, la personne qui s’implique librement dans une organisation garde le devoir de dénoncer ce qui lui semble injuste.M.Émond met cependant un bémol.«Pour que nous arrivions à bien travailler ensemble, il ne faut pas que chaque nouveau bénévole essaie de bouleverser la structure de son équipe!» «Le bénévolat, c’est comme la vie, on peut essayer de créer de nouvelles règles, mais encore faut-il se faire accepter dans un poste, avec ses idées», précise Mme Lapointe.RÉFÉRENCES UTILES: Service bénévole de l’Est de Montréal, 514-523-6599 Comaco 514-288-7122 Coup de pouce jeunesse 514-321-8054 Le Code d’éthique pour les organismes de maintien dans la communauté, COMACO.Les règles sur l’allocation de fonds de Centraide Montréal.Le syndicat de l’entreprise où vous vous impliquez.Les Normes du travail www.cnt.gouv.qc.ca Le Code canadien du bénévolat www.benevoles.ca Ferrand-Bechmann, Dan, Le Métier de Bénévole, coll.Ethno-sociologie, éd.Économica.Lamoureux, Henri, Le citoyen responsable, l’éthique de l’engagement social, éd.VLB.Lamoureux, H, Lavoie, J, Mayer, R, Panet-Raymond, J., La Pratique de l’action communautaire, éd.Les Presses de l’Université du Québec.Robichaud, Suzie, Le Bénévolat, entre le cœur et la raison, coll.Universitaire, éd.JCL.Galeries Rive-Nord 1 00, bvd.Brien Repentigny (Qc) (450) 581-9892 Tours Triomphe 2512, bvd.Daniel-Johnson Laval (Qc) (450) 682-0636 Plaza St-Hubert 6330, rue St-Hubert Montréal (Qc) (514) 274-2870 Visiter le: www.journaidelarue.com juin/juillet/août 2004 Vol.12.6 Vol.12.6 juin/juillet/août 2004 Visiter le: www.journaldelarue.com Communautaire Raymond Viger Télévision Sans Frontières, VU DE L’INTÉRIEUR Le lendemain de l’encan une jeune femme veut me rencontrer.Elle me dit qu’elle y étais invitée.Après avoir entendu une entrevue d’Alain Stanké à la télévision où il parlait de l’importance d’aider les jeunes de la rue à s’exprimer, elle a boycotté l’événement.Elle a fait partie des premiers groupes de TSF.Elle a été choquée et frustrée d’entendre cela: «Maintenant, c’est une majorité de jeunes diplômés en télécommunication et en cinéma qui font partie du projet.En engageant des universitaires diplômés, TSF se dénature, fait de la fausse représentation, perd l’essence même de sa raison d’être».Cette situation lui donne l’impression que Gérard Henry et Alain Stanké ont baissé les bras face aux objectifs initiaux: «Comment un jeune de la me doit apprendre le fonctionnement d’un appareil en quelques heures?Comment peut-il rivaliser avec un finissant de l’université qui a mis trois ans pour se familiariser et bien connaître les appareils?Je ne veux plus faire la bête de cirque pour financer le projet!».Je décide de rencontrer Yannie, une des quatre peintres présents à l’encan.TSF dit engager des jeunes de la rue, mais c ’est vrai que c ’est une majorité de diplômés.Sur 14 jeunes, nous ne sommes que 3 jeunes de la rue.L’an dernier, il y en avait 4 sur un total de 14.J’aurais préféré ne pas être à l’encan, ne plus faire le petit singe, être étiquetée et pointée comme une jeune de la rue.Quand je suis arrivée à TSF, je ne connaissais rien.Ils étaient censés avoir une équipe technique pour nous «coacher».Au début, il y avait 4 diplômés pour 10 jeunes de la rue.Maintenant c ’est l’inverse.Dans le journal Métro, c ’est ma photo qu ’on voit pour représenter le projet, pas celle d’un diplômé.Même si nous sommes en minorité, dans les médias, c ’est sur nous qu ’ils mettent l’accent.J’ai plus de facilité que les diplômés pour aller chercher des sujets underground, pour avoir accès à du visuel.Je me dis que c ’est pas si pire que ça.C’est un moindre mal, avec tout ce que je vais pouvoir faire.Ma première paye, je ne voulais pas la changer.C’est avec elle que j’ai pu avoir mon appartement.Ces deux rencontres m’amènent à réfléchir sur les conditions de travail du communautaire.Gérard Henry et Alain Stanké sont aimés et appréciés des jeunes.Le projet qu’ils soutiennent mérite de continuer.Tout projet doit pouvoir s’adapter et s’ajuster à la réalité du terrain.Malheureusement, les bailleurs de fonds et les médias sont sans pitié.Ils ont besoin de résultats rapides et concrets, de visuel choquant et troublant.Si nous voulons faire une levée de fonds, il faut leur donner ce qu’ils demandent.Mais jusqu’où devons-nous aller?Pour en savoir un peu plus, je retourne à TSF rencontrer le dernier groupe présent.J’ai la chance de pouvoir rencontrer une dizaine de jeunes.C’est vrai qu’il y a plus de diplômés que de jeunes à qui on pose cette étiquette de jeunes de la me.La diversité de l’équipe et les différences de ses membres semblent bien se vivre dans le projet.Ceux qui ont plus d’expérience technique enseignent à ceux qui en ont moins.Tout le monde prend part aux différentes rencontres pour sortir les meilleures idées.On découvre l’univers de l’autre par les échanges et le partage.On apprend à se connaître.Ce collectif accepte les conseils de chacun de ses membres.Une chose est évidente.Personne n’aime cette connotation de jeunes de la me.Ils lancent la question: Comment définir un jeune de la me?Quelqu’un qui dort dehors?Qui squatte?Quelqu’un qui se promène d’une ressource à une autre?Qui se promène d’un sofa à l’autre, sans que l’on sache où il couchera la semaine prochaine?Un jeune qui a son appartement mais qui vend son corps pour le payer?Dois-je me fier à son habillement ou à ses diplômes?Autant de grandes questions qui demeureront sans réponses.Un jeune c’est un jeune, un être humain.Nous sommes tous un peu de ceci et un peu de cela.Pas nécessaire de nous limiter à une simple étiquette.L’objectif de TSF est de créer une mixité dans le groupe.De permettre à certains jeunes diplômés de prendre une première expérience de travail, de compléter leur apprentissage.Après tout, ce n’est pas parce que nous avons un diplôme que nous avons nécessairement tous les acquis pour être autonome dans une nouvelle carrière.En même temps, la porte n’est pas fermée aux jeunes qui n’ont pas de diplôme.Un milieu qui devient propice aux échanges d’idées, à mieux se connaître.L’objectif est de permettre aux jeunes de s’exprimer et d’apprendre.Pas seulement ceux qui ont été choisis pour faire le stage, mais tous ceux qui vont se trouver devant les caméras de TSF.Parce que les reportages de TSF sont différents.Ils traitent parfois de sujets tabous dans les médias conven-tionels.Parfois ils en parlent différemment.TSF c’est un grand défi, mais c’est aussi une solution.Les DIFFICULTÉS DU COMMUNAUTAIRE Les différentes exigences des bailleurs de fonds rendent parfois pénible la gestion des programmes pour les organismes communautaires.Certains exigent que le jeune soit sans diplôme du secondaire, d’autres que le jeune soit un finissant de l’université mais sans aucune expérience de travail.Parfois que les participants soient âgés entre 16 et 29, pour d’autres programmes entre 18 et 30 ans.Les organismes communautaires doivent apprendre à patiner avec toutes ces contraintes.Sans oublier que les bailleurs de fonds exigent de plus en plus des montages financiers qui regroupent plus d’un programme dans le même projet, on se retrouve parfois avec quelques contradictions.Visiter ie: www.journaldelarue.com juin/juillet/août 2004 Vol.12.6 < REFLET DE SOCIÉTÉ -|«sr.¦fl Chronique Raymond Viger Les gangs de rue Dans les années 60, des gangs ont commencé à se former à Montréal.On se souvient des Popeyes ou encore des Devils Disciples et de leur moto.La justice n’a pas bougé beaucoup.Les quelques gangs ont grossi, sont devenus plus violents, ont élargi leur territoire et ont des moyens de plus en plus gros pour faire davantage d’argent.Trente ans plus tard, ça n’a plus de sens.Des groupes criminalisés se permettent de faire sauter un jeune dans Hochelaga-Maisonneuve, d’abattre des policiers en devoir juste pour donner l’exemple, de tirer sur un journaliste et faire d’autres faits d’armes tout aussi insensés.Des habitudes se sont créées.Des créneaux se sont mis en place.Il devient difficile d’enrayer ce créneau, même après plusieurs arrestations.On remplace les gens arrêtés et ça continue.La montée du crime organisé en dit long sur la complaisance, sur les moyens que l’on se donne.Le ridicule devenu monstrueux et dépasse la capacité des corps policiers.On crée des escouades spéciales telles que Carcajou, on change les lois sur le gangstérisme.On met les bouchées double pour faire cesser, ou du moins pour freiner l’emprise des gangs et des groupes criminalisés.Depuis quelques années, on commence à parler des gangs de rue telles que les Bô-gars de Montréal-Nord ou les CDP.Pourtant, policiers et intervenants en parlaient déjà il y a 15 ans.Les fondateurs des Bô-gars ont plus de 30 ans! On ne parle plus d’un gang de cour d’école ou de jeunes ados désoeuvrés.Pendant les 15 dernières années, des gangs se sont formés, se sont organisés et voilà qu’ils commencent à faire les manchettes.Qu’avons-nous fait pendant tout ce temps?Les policiers peuvent nous montrer des cartes de la ville avec des dizaines et des dizaines d’endroits où les gangs ont pris le contrôle du territoire.Que faut-il faire pour que notre société mette ses culottes et interviennent avant que les problèmes ne deviennent monstrueux?Que faut-il faire pour que notre société comprenne que la prévention et une intervention précoce coûtent moins cher et sont moins douloureuses que d’attendre qu’on n’ait plus le choix?A Québec, il y a eu l’opération Scorpion pour mettre fin au réseau de prostitution juvénile que dirigeait le Wolf gang pack.Ceux-ci ont été à l’école des Bô-gars de Montréal-Nord?Que faisons-nous pendant ce temps à Montréal?On attend qu’un animateur radio ou un politicien soit impliqué dans une histoire de mœurs pour sauter dans le tas?Quelle est la relation entre l’augmentation du nombre de gang et des difficultés d’intégration de l’immigration?Quelles sont les différences entre gangs de rue et crimes organisés?Les gangs sont-ils devenus plus forts que la police?Est-ce acceptable que dans certaines écoles, des gens comme Maurice Mom Boucher soit devenu l’idole de nos jeunes?Quels moyens pouvons-nous mettre sur pied pour freiner cette violence?Le crime organisé que nous avons laissé s’installer dans notre société est-il devenu un objectif de carrière pour les gangs de rue?Toutes ces questions nous amènent à pousser un peu plus loin notre réflexion.Une nouvelle chronique voit le jour dans Reflet de Société.Un nouveau regard sur les gangs de me.Cette chronique saura bien s’enrichir de vos commentaires et de vos expériences.Par courrier, fax ou courriel, à vos marques, prêts, écrivez-nous! ~~~«esr*" ft, REFLET DE SOCIÉTÉ > Vol.12.6 juin/juillet/août 2004 Visiter le: www.journaldelarue.com Société Nicole Sophie Viau Des revendications religieuses qui dérangent, Pourquoi?La religion est au cœur de bien des controverses.En Irlande les conflits armés entre catholiques et protestants se perpétuent.Un peu partout dans le monde, on rapporte presque quotidiennement des actes de terrorisme menés par des intégristes islamiques en guerre contre les “infidèles”.Ici, nous sommes également affectés à un degré moindre bien sûr, mais non moins préoccupant.Les litiges se retrouvent devant les tribunaux concernant le port du voile ou du kirpan, les pressions plus ou moins insistantes de groupes religieux pour obtenir des dérogations aux règlements et plus récemment, le conflit entre copropriétaires suite à la présence d’une soukkah installée sur le balcon de condos luxueux, l’incendie de la bibliothèque à l’école primaire juive Talmud Thorah Unis dans l’arrondissement Saint-Laurent.Dans de telles situations, les opinions se polarisent, les gestes d’intolérance se multiplient et l’exclusion est Tune de conséquences les plus pernicieuses par la volonté de nier l’identité des personnes honnies.Je crois à la différence, car elle est un des moyens pour une société d’évoluer, de grandir.La richesse et la stimulation que m’apporte celui qui vient d’ailleurs ou les personnes qui nous remettent en question font en sorte que je grandis, J’apprécie la cuisine exotique, une autre façon de s’habiller, la diversité des rites, une spiritualité qui tranche avec la culture de masse que nos économies occidentales imposent souvent sans notre avis ou à notre insu.Ce qui tisse une société ce sont ses valeurs communes et ce qui la distingue est sa capacité à accepter la différence.Tout cela est bien beau, mais comment ces valeurs se traduisent dans mes relations quotidiennes avec les autres face à leurs revendications religieuses?Je me souviens des premières fois que j’ai vu des femmes indiennes à Montréal.Elles portaient un voile sur la tête et cela ne me dérangeait pas, au contraire je trouvais cela très beau avec leur sari.Alors, pourquoi les revendications pour le port du voile islamique, entre autres, me dérangent?Une première réponse s’impose à moi, le voile est lié à la lutte que j’ai menée pour avoir le droit d’être une femme à part entière.Le port du voile me dérange, mais ne m’empêche pas d’accueillir la personne qui le porte.Il y a une différence entre être agacé et être privé d’une liberté.Par contre, je ne peux pas ne pas savoir que derrière ces revendications, il y a le désir d’imposer une pratique religieuse.Je m’en méfie à causes des dérives actuelles et passées.Le dogmatisme, trop souvent présent dans la religion, conduit à la violence parce qu’il nie la différence.De façon plus précise, l’aménagement de moyens pour vivre avec les différences et faire confiance en la capacité de nos institutions à défendre nos valeurs, particulièrement nos tribunaux, contribuent à la vie démocratique et à sa pérennité.En reprenant deux exemples de revendications énumérées au début du texte, voyons s’il est possible de proposer une solution pour démontrer que la bonne volonté évite les conflits.L’Université pourrait aider les musulmans à se trouver un local près de TETS et ces derniers accepter ce compromis.Dans le cas du kirpan, si l’école avait pris un arrangement avec les Sikhs pour que le couteau soit porté sous le vêtement de façon à ne pas être vue?Et si les sikhs avaient pris un arrangement préalable avec la direction de l’école! Ils vivent dans une société ouverte, mais qui fait face à des pressions pour assurer la sécurité de ses citoyens.Comment vivre avec ces PRESSIONS DANS LE QUOTIDIEN?Parfois, c’est la peur de l’autre qui nous porte à le rejeter, à se méfier.Se donner la peine de connaître l’autre et de s’informer à plusieurs sources demeurent les meilleures garanties de la paix sociale.Dans le quotidien cela se traduit par différencier ce qui nous dérange et une action qui menace ou est une entrave réelle à notre liberté.Surtout, la pratique de la religion ne doit pas servir de moyen pour imposer une domination qui n’a rien à voir avec l’exercice de la démocratie.Jusqu’où peut-on laisser quelques intégristes ou fondamentalistes justifier leurs actions fanatiques par leurs interprétations des saintes écritures?Ils réussissent là où régnent la misère et l’ignorance.Tant que nous pouvons manifester nos opinions, être en désaccord et pouvoir vivre la différence sans être inquiétés ou exclus, nous pratiquons la démocratie.C’est le meilleur moyen de combattre l’intolérance et l’intransigeance.Petit dictionnaire : soukkah: cabanes, pour se souvenir de l’habitation précaire des Hébreux durant leur séjour dans le désert voile islamique: le hidjab: voile couvrant la tête des femmes dans le monde islamique.Le tchador est le terme utilisé en Iran pour le même voile qui parfois recouvre une partie du visage.Le burka est un vêtement couvrant le corps de la femme - Afghanistan.kirpan: poignard symbolique utilisé par les membres de la religion sikh.Le sikhisme est une religion de l’Inde affirmant l’existence d’un seul Dieu créateur et rejetant le système de castes hindoues.Sari: costume féminin fait d’une longue pièce d’étoffe drapée.'.~ .Visiter le: www.journaldelarue.com juin/juillet/août 2004 Vol.12.6 < REFLET DE SOCIÉTÉ ||| réotlon de murales ¦•ooncepcion de logos (yO onnlères publicitaires QD - Vol.12.6 juin/juillet/août 2004 Visiter le: www.journaldelarue.com Dossier Steve Bernier - Trois -Rivière t joueur porte sur ses amis, ses parents ou son emploi.Cette énergie positive et négative se trouve canalisée dans chacune des "impros" pour donner l'effet d'une bombe.L'improvisation est une source d'inspiration et de recherche artistique.Elle est aussi une gymnastique de l'esprit, du corps et de la voix.L'improvisation c'est aussi oser, aller de l'avant, apprendre à présenter ses idées de manière simple et claire.C'est savoir prendre sa place et la garder.L'effet se fait sentir à long terme.L'improvisation est aussi un art qui permet à l'individu de prendre conscience de son pouvoir de communication avec lui-même et avec son environnement, un art qui contribue au développement de la personnalité.L'improvisation devient un moyen d'intégration personnelle et sociale.Elle est l'expression de la vie de la communauté, à laquelle nous participons.Un jeu ou un art ?Depuis quelques temps un véritable débat a lieu dans un groupe d'impro.Les uns qualifient cette activité de Jeu d'autres d'Art.Voici la distinction que je peux en faire.Même si je ne possède aucune formation en théâtre, je reste un véritable passionné de l'improvisation.J'évolue dans plusieurs ligues et je m'implique beaucoup dans les organisations.A court terme, cette discipline peut paraître éphémère, mais je ne crois pas que le spectacle, dans son ensemble, le soit.Les moments drôles et tristes, dramatiques et loufoques poussent le public à revenir semaine après semaine, saison après saison.Pour certains, l'impro ne serait qu'un phénomène dù à une mode, une manière passagère d'agir, de vivre et de penser.Toutefois, c'est une mode qui perdure depuis plus d'un quart de siècle.Si l'improvisation est un jeu, elle permettra l'expression de liberté dans la pratique d'un loisir, motivée par des intérêts communs et pour le plaisir du jeu.Par contre, si l'improvisation est un art, elle permet à l'individu de prendre conscience de son pouvoir de communication avec lui-même et avec son environnement.Entre autres, l'art contribue au développement de la personnalité.Elle est aussi l'expression de la vie de la communauté, à la quelle tous se doivent de participer.Êtes-vous EAU courant?- Le Canada représente 7% de la masse terrestre du globe et dispose de 9% de ses ressources en eau renouvelables.- Les municipalités du Québec produisent près de 50% plus de litres d’eau potable par personne que celles de l’Ontario.- Au Québec, la consommation d’eau atteint les 777 litres par personne par jour, quelques municipalités dépassant les 1100 litres.Au Canada, la moyenne est de 325 litres, tandis qu’en France, elle est de 150 litres seulement.- Durant la saison estivale, l’arrosage des pelouses constitue la principale source de consommation d’eau.- Un boyau d’arrosage déverse 1000 litres à l’heure, quantité suffisante pour étancher la soif d’une personne pendant 3 ans.- Une heure d’arrosage fait plus que doubler la consommation journalière d’eau d’une résidence.- L’arrosage en plein jour est moins efficace.20 à 50% de l’eau s’évapore.- Une pelouse et un jardin nécessitent au maximum 2 à 3 centimètres d’eau par semaine, et ce, après une semaine de sécheresse complète.- Le système d’arrosage à privilégier pour les jardins est celui des tuyaux poreux qui distribuent l’eau directement à la base des plantes et au sol, évitant ainsi l’arrosage étendu et inutile.- Laver son auto avec un seau plutôt qu’avec un boyau permet d’économiser 300 litres d’eau.- Laver son entrée avec un boyau entraîne une dépense de 200 litres d’eau.Quelques trucs supplémentaires: - Recouvrez votre piscine d’une toile solaire pour éviter l’évaporation.- Prenez l’habitude de garder un pichet d’eau au réfrigérateur.Cela évite de faire couler l’eau pour l’avoir froide.- Ne vous servez pas de la toilette comme d’une poubelle.- Prenez une douche rapide au lieu d’un bain.- Réparez sans tarder les fuites de vos toilettes et de vos robinets.Pour plus de renseignements, consultez: www.reseau-environnement.com Visiter le: www.journaldelarue.com JUiN/juiLLET/AûüT 2004 Vol.12.6 < REFLET DE SOCIÉTÉ Dossier Bureau de la concurrence Fraude sur les prix des bijoux Le Bureau de la concurrence met en garde les consommateurs contre les bijoutiers qui gonflent les valeurs d’expertise.Les consommateurs sont souvent déçus car ils croyaient obtenir un rabais en achetant un article à un prix beaucoup plus bas que sa valeur d’expertise.Le Bureau de la concurrence a reçu plusieurs plaintes sur les valeurs d’expertise trompeuses associées aux bijoux.Des consommateurs se sont rendus compte que le prix réduit était en fait le prix de vente offert par d’autres détaillants.Une aubaine n’en est pas toujours une.Admettons que vous allez magasiner.Vous remarquez les annonces d’aubaines d’une bijouterie et décidez d’entrer.En regardant un bijou, vous voyez que la valeur d’expertise indiquée sur l’étiquette est de beaucoup supérieure au prix de vente.Un vendeur vous montre un certificat d’expertise pour confirmer cette valeur.Convaincu d’avoir trouvé le cadeau idéal à une fraction de sa valeur, vous achetez le bijou sans chercher ailleurs.La suite Il est fort possible que vous soyez une autre victime d’un étiquetage trompeur.Votre cadeau idéal vaut peut-être ce que vous avez payé, mais pas le prix d’expertise gonflé.Disons ensuite que, pour protéger votre bijou de la perte ou du vol, vous contractez un avenant supplémentaire à vos assurances.Comme les primes d’assurance sont fondées sur la valeur d’expertise du bijou, une valeur d’expertise plus élevée signifie pour vous une prime d’assurance plus chère.Si votre bijou est perdu ou volé, la compagnie le remplacera.Ceci dit, vous recevrez rarement la valeur en argent indiquée sur le certificat d’expertise, qui a pourtant servi à calculer la prime que vous avez versée.Ce que vous, consommateur, pouvez faire: - Visitez plusieurs magasins.- Comparez les prix.- Posez des questions.- Méfiez-vous des valeurs d’expertise Musique Urbaine avec Pour infos.Tel : 514.994.7201 Un nouveau show télévisé voit le jour ! OOOOOOOOOO Q Q Q Q.Q.Q,QjQ O OOOOOOOOOOOOOO Complice avec le mouvement Hirfiirinci Pour les régions de Montréal, Québec, Trois-Rivières, Rivière du Loup et i Outaouais L'émission sera de retour avec sa nouvelle programmation le 7Juin HÛ Pour les horaires aller voir www.canalvox.com supérieures de beaucoup au prix de vente de l’article.- Après votre achat, faites faire une deuxième expertise indépendante et comparez.- Si vous vous rendez compte que la publicité sur le prix était trompeuse, signalez-le! Les consommateurs ou les concurrents qui remarquent des annonces de prix trompeuses sont encouragés à en faire rapport au Bureau de la concurrence en composant le 1 800 348-5358 ou en visitant le site Web du Bureau, à l’adresse www.be-cb.gc.ca.Le Bureau de la concurrence est une agence indépendante d’exécution de la loi qui veille à ce que les Canadiennes et les Canadiens jouissent des avantages d’une économie juste et concurrentielle, de prix modiques, de produits variés et de seivices de qualité.Le Bureau veille à l’application de la Loi sur la concurrence, de la Loi sur l’emballage et l’étiquetage des produits de consommation, de la Loi sur l’étiquetage des textiles et de la Loi sur le poinçonnage des métaux précieux.REFLET DE SOCIÉTÉ > Vol.12.6 juin/juillet/août 2004 Visiter le: www.journaldelarue.com Reflet du Québec Julie Rhéaume, Correspondante, Québec f ' L’Autonhommie: une aide pour les hommes L’Autonhommie est un centre de ressources pour hommes situé dans le quartier Limoilou, à Québec.Fondé en 1984, il est parmi les plus anciens organismes, voire même le premier, à se préoccuper de condition masculine.Les objectifs 1- Accueillir les hommes, les supporter dans leurs démarches, leur offrir un milieu de vie, un lieu d’entraide où ils peuvent se soutenir par rapport aux changements dans leur vie.2- Répondre aux besoins spécifiques des hommes, à leur souffrance qui est souvent taboue.Ça fait à peu près cinq ans que les ressources d’aide commencent à en parler! 3- Participer à l’évolution globale de la condition masculine et de mieux comprendre le contexte social dans lequel vivent les hommes.Concrètement, ça se fait par la participation à des recherches universitaires, des entrevues dans des médias, des forums, des rencontres et conférences en milieu scolaire.Hommes en difficulté L’Autonhommie reçoit 1200 demandes d’aide par année.Certains hommes n’iront pas plus loin dans leur démarche qu’un premier contact téléphonique tandis que d’autres poursuivront jusqu’au bout.Une majorité d’hommes qui fréquentent l’oiganisme y sont référés par une ressource externe telle un CLSC, un organisme communautaire ou encore, un service d’aide aux employés.Deux catégories d’hommes ont recours aux services de l’Autonhommie: l’homme en difficulté et l’homme en croissance.L’homme en difficulté vit des problèmes majeurs (rupture amoureuse, perte d’emploi, deuil) ou des difficultés dans ses relations.Il peut se sentir isolé, rechercher l’estime de lui-même ou encore, craindre une perte de contrôle.Les rencontres individuelles avec un intervenant, le service d’entraide téléphonique SOS-Écoute ou les groupes d’aide de l’Autonhommie s’adressent tout particulièrement à ces hommes en situation difficile.«Plusieurs arrivent en crise et ont des pensées suicidaires.Juste le fait de ventiler au départ, ça fait une différence.La pression baisse.La perception de leur situation qui était toute croche au départ, soit qu’ils culpabilisaient les autres ou se culpabilisaient eux-mêmes, se nuance.On aide les gars à une rencontre avec eux-mêmes, dans le but de trouver leur propre estime et une certaine paix intérieure.» Après qu’ils aient entrepris un cheminement à l’Autonhommie, Michel Lavallée soutient qu’on peut constater des changements, une évolution, chez eux.Ils développent des aptitudes au fil des semaines.Ils sont capables de faire des choix.Ils sont plus sereins.groupes de réflexion sur la condition masculine lui permettront de poursuivre sa démarche de réflexion.Briser l’isolement Pour tous les hommes ou bénévoles de la ressource, l’Autonhommie propose également depuis peu une halte, tous les soirs de semaine.La Halte est un milieu de vie où les hommes peuvent briser leur isolement.C’est un lieu où ils peuvent fraterniser, s’amuser par l’entremise de diverses activités de loisir, se détendre.Ce service permet aussi aux hommes qui vivent un moment difficile, de recevoir une écoute confidentielle, et ce, grâce à la présence d’un bénévole formé en relation d’aide.L’histoire de Dave Dave, 32 ans, a d’abord fréquenté l’organisme à titre d’usager.L’an dernier, Dave vit une rupture avec sa conjointe, un moment difficile.Le CLSC le réfère à l’Autonhommie, qu’il commence à § fréquenter durant l’été 2003.«J’ai été bien accueilli.J’ai d’abord rencontré un intervenant et ensuite, je me suis joint au groupe pour hommes en rupture, qui se rassemble une fois par semaine.Ça faisait du bien.Ça m’a aidé à retrouver un sens à ma vie à travers tout ça et à comprendre beaucoup de choses.» Dave chemine et Dans ses locaux de la 3eAvenue, dans le quartier se rend compte qu’il n’a plus besoin limoilou, à Québec, rAutonhommie accueille d,Mer aux rencontres Toutefois, il des hommes en croissance et en difficulté Homme en cheminement L’homme en cheminement, quant à lui, réfléchit, se remet en question, aspire à une vie meilleure.Souvent, il est un gars en difficulté qui a déjà entrepris une démarche à l’Autonhommie et qui est maintenant en paix avec lui-même.Il désire toutefois continuer à évoluer auprès de l’organisme.Les groupes de paroles (cafés-rencontres pour hommes ou mixtes, déjeuners-causeries), les groupes de croissance, les conférences publiques ou les ressent toujours le besoin de revenir à l’organisme.Après avoir suivi une formation, il est devenu bénévole pour la ligne d’écoute.Pour lui, ça lui permet d’accueillir l’autre, de rester branché et de se retrouver.Pour contacter l’Autonhommie ou en savoir plus sur ses services: Infos: (418) 648-6480.Ligne SOS-Écoute: (418) 648-6464, de 18h à 22h.Internet: http://www.autonhommie.org Visiter le: www.journaldeiame.com juin/juillet/aout 2004 Vol.12.6 < REFLET DE SOCIÉTÉ niiPRur SAGUENAY-LAC-ST-JEAN Reflet du Québec Conrad, Roberval d’une mère aveugle Sans jamais se plaindre, Madeleine, une mère de famille qui a fait sa vie et continue de la vivre en étant privée de sa vue.À sa toute première année d’école, elle ne voyait presque pas au tableau.Elle pensait que c’était normal.Elle fut obligée d’abandonner ses études en quatrième année.Les années ont passé.Elle a rencontré Laurent.Ce fut le coup de foudre.Le mariage ne tarda pas à venir.Leur premier fils fut bien sûr, le beau Conrad.Mais ça ne finit pas là.Ces quatre premiers enfants sont tous nés en juillet, avec une année de différence entre chaque.Quatre autres enfants se joignent à la famille pour totaliser quatre garçons et quatre filles.Tout cela dans neuf ans de mariage.Elle a essayé de se faire soigner de sa maladie.Malheureusement, la cornée des yeux était séchée.Cela ne se traitait pas.Elle possède une force mentale qui est une très belle qualité de l’esprit.Elle fait preuve d’une très grande accep- tation et d’une joie de vivre exceptionnelle.Elle est la bonté même.Elle a déjà été une compositeure-interprète de grands talents et une excellente danseuse malgré qu’elle ait été privée de sa vue.Elle a toujours fait son ménage et ses pâtisseries.À l’âge de 55 ans, Laurent est décédé.Elle a tout de même continué de faire sa vie avec la même joie de vivre, toujours sans se plaindre de quoi que ce soit.Elle avait le don d’accepter ce qu’elle ne pouvait pas changer.Elle a connu un autre homme qui est devenu son mari.Il est décédé à 75 ans.Elle a vécu cette épreuve sans se plaindre.Par la suite, deux de ses garçons sont décédés à un an d’intervalle.Elle a trouvé la force d’accepter les choses de la manière qu’elles arrivent.Je ne l’ai jamais entendu dire «Si j’avais mes yeux!».Quand on l’aidait pour ses sorties, elle nous demandait combien de marches il y avait, quels étaient les obstacles qu’elle rencontrerait.Elle ne voulait pas que cela paraisse quand nous l’aidions.Elle n’a jamais voulu se servir de sa canne.Je me rappelle d’un jour où elle ne se sentait pas bien et due être hospitalisée.Quand elle a eu le résultat du médecin, elle m’a dit: «J’ai quelque chose à te dire.Cela me gêne un peu.Le docteur m’a dit que je n’avais rien.J’ai simplement trop mangé de tarte au sucre en cachette.» Aujourd’hui, ce qui lui manque le plus c’est de faire des tartes.Mais je crois que suite à l’histoire de l’hôpital, c’est mieux comme ça! Encore aujourd’hui, c’est une personne très fière.Ses bijoux sont toujours bien placés.Elle continue toujours de prier sans se lasser.Mon frère Mario reste avec elle à plein temps et ses quatre filles sont très près d’elle.Dernièrement, à 83 ans, elle m’a dit: «Tu sais que je suis chanceuse de ne pas avoir de maladie pour mourir.» C’est un exemple qui me donne le courage de continuer sans me plaindre.Je t’aime maman.Ton exemple compte beaucoup pour nous tous.Continue à nous partager ton courage, ta joie de vivre et ton amour.Comment faire baisser les prix de l’essence?Anaïs Bertrand-Dansereau _________________________________________ Sur internet, circule un texte demandant de boycoter certaines pétrolières pour les forcer à baisser leur prix.Le message est intéressant.Mais moi, je suis un adepte du système BMW (byke-métro-walk).Je crois que si plus de gens prenaient le transport en commun ou simplement faisaient l’effort de prendre leur vélo en été, ça leur coûterait moins cher d’essence et ça nous coûterait à tous moins cher pour les services de santé.Les prix nord-américains de l’essence sont subventionnés à tour de bras pour conserver les jobs reliés à l’industrie automobile (qui ont le syndicat le plus puissant au pays).En Europe, ces prix sont beaucoup plus près des coûts vérita-bles de l’essence.Croyez-moi, les européens ne partent pas leur auto pendant 10 minutes pour la chauffer.L’essence est une denrée avant tout politique et son prix ne réflète pas le marché, mais des enjeux internationaux.Et si on rajoutait au coût de f essence tous les coûts reliés à la pollution et au réchauffement de la planète?Après tout, c’est à cause de l’essence que le climat est déréglé! Et si on ajoutait au prix de l’essence les coûts reliés à la lutte contre le terror-risme islamique.Le contrôle de la production du pétrole n’a-t-il pas engendré guerre et terrorisme?Je sais que certaines personnes ont besoin d’une auto pour se déplacer.Le système de transport en commun est loin d’être parfait.J’ai cependant beaucoup de difficulté à sympathiser avec les consommateurs d’essence qui voudraient payer moins cher.REFLET DE SOCIÉTÉ > Vol.12.6 juin/juillet/août 2004 Visiter ie: www.journaideiarue.com /iSSRS*-.mmH Reflet du Québec Edith Pelletier, Le lien la Doré C.: le.lien.la.dore@qc.aire.com I poids des mots Pendant plus de deux ans, une recherche a permis de se pencher sur le traitement accordé aux cas de violence faite aux femmes dans les médias écrits.C’est ce que nous voulions mettre sur la table lors du colloque «Le poids des mots» à Saint-Félicien au Lac-St-Jean! L’étude d’une centaine d’articles de journaux nous a conduit à plusieurs conclusions: - Une nette prédominance est accordée à l’agresseur dans le récit journalistique, que ce soit dans le titre ou dans le texte.- On parle peu de ce qui advient de la victime après l’agression.- Le récit est majoritairement centré sur la prise en charge de l’agresseur par le système judiciaire et est fortement influencé par les citations qui y sont intégrées.- L’attribution d’une responsabilité à l’événement est omniprésente et se réfère souvent à des mythes et des préjugés.Prenons le cas du joueur d’hockey Patrick Roy.Les médias se sont bien plus inquiétés des effets de l’accusation de violence conjugale sur la carrière d’un petit gars de chez-nous que sur la peur qu’a dû vivre sa conjointe pour appeler le 911.Le boxeur, Dave Hilton! On s’arrachait son autographe en plein palais de justice.C’est de ça que parlaient les médias, pas des victimes! Nous pourrions prendre ainsi un nombre impressionnant d’articles de journaux concernant les cas de violence faite aux femmes et en venir aux mêmes conclusions: La violence est banalisée, les agresseurs excusés et bien des victimes ont couru après.pas de sa faute s’il s’est débarrassé d’un témoin gênant»?Pas du tout! Qu’il assume ses actes! En plus, nous sommes certains qu’ils sont coupables.Dans les cas d’accidents violents et parfois mortels où l’alcool au volant est présent, nous trouvons assez difficilement des justifications et des excuses.L’alcool au volant c’est défendu.Les gens le savent et les médias aussi.Nous n’avons pas de pitié pour les fautifs.Pourtant, il n’y a pas si longtemps, une p’tite bière entre les 2 jambes en conduisant, c’était bien répandu et conduire avec plus que .08 aussi.Par contre, dans la majorité des cas de violence conjugale rapportés dans les médias, le comportement de l’agresseur est expliqué par un problème de santé mentale ou un comportement antisocial plutôt que par un problème de société: - «La plaignante semble avoir porté de fausses accusations».- «L’alcoolisme, la toxicomanie, le stress, la fatigue, la dépression, la perte d’emploi, la séparation ou les troubles de personnalité causent la violence».- «Les femmes violentées provoquent leur conjoint».Ces messages ne tiennent pas la route.Quand les femmes font une plainte c’est qu’elles ont peur pour leur vie.Beaucoup d’entre elles serait encore avec nous si on les avait écoutées.Si le stress, l’alcool, la toxicomanie, la perte d’emploi justifient la violence, ça fait dur! Il est toujours important de se rappeler que la violence ce n’est pas une perte de contrôle, c’est une prise de contrôle.Et le contrôle n’a rien à voir avec l’amour.Un énorme travail a été fait avec les La violence ce n’est pas une perte de contrôle, c’est une prise de contrôle.Et le contrôle n’a rien à voir avec l’amour.Le boxeur, Dave Hilton! On s’arrachait son autographe en plein palais de justice.C’est de ça que parlaient les médias, pas des victimes! Lorsque nous lisons un article dans le cadre du procès des motards, sentons-nous monter la fibre de la compassion envers les accusés?Dites-vous: «Pauvre p’tit, il a eu une enfance difficile et c’est Ce changement de comportement est le résultat de beaucoup de sensibilisation, de lois et d’amandes sévères, un traitement médiatique dissuasif sans justification face à l’alcool au volant.médias en ce qui concerne le suicide.Que peut-on faire concernant la violence faite aux femmes?Visiter le: www.journaldelarue.com JUiN/juiLLET/AOüT 2004 Vol.12.6 < REFLET DE SOCIÉTÉ SAGUENAY-LAC-ST-JEAN Reflet du Québec Valérie Lupien, Gazette populaire de Trois-Rivières www.lagazettepopulaire.com Les jeunes de la Mauricie nous parlent 'Gazette EŒBSSXm Depuis bon nombre d’années, on s’inquiète de l’exode de nos jeunes.Ces derniers semblent préférer faire carrière dans les grandes villes plutôt que dans leur région d’origine.Mais ce n’est pas le cas pour tous.Nous avons rencontré des jeunes qui nous expliquent pourquoi ils veulent rester en Mauricie.«Toute ma famille est native de la région, j’y ai toujours vécu et la dernière chose que je souhaite c’est d’en partir.J’aimerais travailler en administration et faire carrière en Mauricie, car c’est une super belle région.En un seul mot, la Mauricie pour moi c’est plaisant!».Émilie Dorval ,17 ans, Cap-de-la-Madeleine.«Je suis née à Shawinigan-Sud et j’aime ce coin.Ce n’est pas trop urbanisé, la nature est très accessible.Je veux être reconnue pour le travail que je fais.En région c’est beaucoup plus facile.On n’est pas seulement un numéro.En Mauricie, on a beau être plus loin des grandes villes, on possède les mêmes choses.Je crois qu’on a rien à envier à personne! Notre région est synonyme d’aventure».«On n’est pas obligé d’être dans une grande ville pour avoir ce qu’on veut.Tout près, on peut faire du kayak, être en plein air et la région est beaucoup moins achalandée.Je me dirige en études internationales, je veux voyager.Peu importe où le travail me mènera, je reviendrais toujours dans ma région.Natacha Savoie, Trois-Rivières.«C’est certain que je vais faire carrière dans la région! La Mauricie c’est une région tranquille, pas trop grande, ni trop petite.Je viens de Baie-Comeau, donc j’ai vu d’autres choses et je peux affirmer qu’ici c’est extraordinaire! Pour trouver du travail, c’est sûr que ça dépend vers quel domaine on se dirige, mais si on se donne la peine de chercher, on trouvera toujours quelque chose».Pascal Lechasseur, Trifluvien d’adoption.«Je vais faire des études en génie mécanique et mon but est de travailler en région.Ma famille est ici et c’est certain que c’est plus tentant de rester près d’elle».Le Parc national, la route qui mène vers La Tuque, ça me fait triperl C’est tellement beau!» Dany Dion, Trois-Rivières.«J’aime la nature, la forêt, être dehors.Je pense devenir peut-être biologiste ou ingénieur forestier, je veux travailler dans la nature.L’endroit idéal pour ça, c’est la Mauricie.C’est vrai que dans mon coin, on est plutôt loin de tout, mais je pense que c’est possible pour moi d’y travailler.Je n’aime pas beaucoup le changement et je ne veux pas partir de la région».Vincent Lamarre, 14 ans, Ste-Thècle.Un passionné de chasse et de pêche.Marie-Andrée Gauthier, 16 ans, Shawinigan-Sud.ÇA PARLE D'ARGENT ET DE VALEURS HUMAINES.CHANTIER DE L'ÉCONOMIE SOCIALE www.chantier.qc.ca Tu m’as dit- poème extrait du livre Jours de nuit de Roberto Mayer Le livre est disponible directement auprès de l’auteur 450-543-0137 J’ai faim.Je t’ai répondu : Ce n’est pas l’heure de manger Tu m’as dit : Je n’ai plus faim.Je t’ai répondu : fini quand même ton assiette Tu m’as dit : J’ai envie.Je t’ai répondu : Retiens-toi Tu m’as dit : Je ne veux pas.Je t’ai répondu : Fais-le quand même Tu m’as dit : J’ai peur.Je t’ai répondu : Il n’y a rien d’épeurant Tu m’as dit : J’ai mal, j’ai de la peine.Je t’ai répondu : Ce n’est qu’une égratignure Tu m’as dit : Je suis fâché, je ne l’aime pas.Je t’ai répondu : Sois gentil Tu m’as dit : Ce n’est pas de ma faute.Je t’ai répondu : Excuse-toi Et c’est comme cela que, comme moi, tu as appris à t’oublier Et maintenant.tu te caches de moi.REFLET DE SOCIÉTÉ > Vol.12.6 juin/juillet/août 2004 Visiter le: www.journaldelarue.com iici Reflet du Québec Isabelle Lessard, Journal Graff ici (418) 392-7440, Gaspésie Culture et Nature Gaspé innove en matière d’éducation .S L’exode des jeunes force la population à chercher des façons d’assurer un avenir à la Gaspésie.Les intervenants du milieu scolaire, refusant de laisser leurs classes se vider comme la péninsule elle-même, se donnent un mot d’ordre pour assurer la vitalité de la région: Innovons! La Culture et la Nature, deux domaines à la fois vieux comme le monde et très actuels, ont été peu exploités par les institutions d’enseignement au Québec.Leur pouvoir d’appel chez les jeunes et leur potentiel de développement à moyen et à long termes en font des secteurs d’activités des plus prometteurs.Culture tingenté en musique et théâtre dans la région de Montréal.«On a déjà eu des demandes d’information de la Nouvelle-Ecosse et de l’Ontario», précise Mme Nature Toujours au Cégep de la Gaspésie et des îles, Dame Nature réclame elle aussi sa part de projets à développer et d’avenir à assurer.Depuis l’automne 2003, les techniques en Tourisme d’aventure forment le seul programme collégial dans ce domaine au Québec, possédant beaucoup de pouvoir d’appel chez les jeunes.30 % de la clientèle actuelle provient de la Gaspésie, tandis que 70 % arrive de l’extérieur.M.Dominic Leblanc-Perreault décrit les étudiants de ses cours comme étant «de joyeux hurluberlus», dynamiques, émerveillés et curieux, qui sont appréciés des gens du coin.«Ça n’a peut-être pas l’im-Au Cégep de la Gaspésie et des îles Avec son nouveau DEC unique au Québec et son partenar- pact d’une usine de 5000 travailleurs, à Gaspé, le département d’Arts, let- iat avec le Village en chanson de Petite-Vallée, le Cégep mais ils amènent une note vraiment très et médias propose un diplôme de Gaspé donne la chance aux étudiants de développer leur réjouissante», d'étude collégial unique au Québec: passion Pour arts de la le profil en Création et arts de la scène.Marie-Hélène Bergeron, coordonnatrice du département et enseignante, raconte en ces termes l’origine du projet: «C’est une histoire d’amour qui remonte à longtemps.Nous étions plusieurs professeurs à démontrer un grand intérêt pour le Festival en Chanson de Petite-Vallée et nous nous étions impliqués.Notre passion de la chanson nous a ensuite poussés à aller plus loin et nous nous sommes rendus sur place avec nos groupes d’étudiants en Médias et communications, pour filmer, assister, enregistrer, observer.Puis est venue l’idée de se distinguer des autres cégeps en formant une alliance avec le Village en Chansons».Aussi, peut-être à cause de l’effet Petite-Vallée, il y a en Gaspésie une connaissance de la chanson et un intérêt qui n’ont pas d’équivalent ailleurs.Une clientèle de l’extérieur est même à prévoir.Il n’existait au Québec qu’un programme très con- Visiter le: www.journaldelarue.com Bergeron.Les prochains diplômés en Création et arts de la scène enrichiront de beaucoup le milieu culturel gaspésien.Ces jeunes, formés en chanson et en théâtre, apprendront entre autres les techniques de sonorisation, d’éclairage, de scénarisation et d’interprétation.Leurs chansons et leurs présentations théâtrales, enregistrées en audio, vidéo ou multimédia, deviendront pour eux de véritables cartes de visite pour se présenter aux diffuseurs.Ils pourront mieux se faire connaître des entreprises et des organismes culturels.Les travailleurs culturels sont de plus en plus recherchés dans la région de Gaspé.Déjà, dans le profil Médias et communications, des élèves ont été engagés par Radio-Gaspésie, par le journal Pharillon, par CHAU-TV et par Télé-Forillon.«Les gens nous appellent pour recruter!» Dame Culture aurait donc ce pouvoir de développer les perspectives d’emplois en Gaspésie?Intéressant.Ici, les entreprises d’aventure, le réseau des parcs nationaux et fédéraux et les pourvoieries développent de plus en plus de créneaux d’écotourisme et deviennent, comme partout dans la province, de plus en plus exigeants quant à l’embauche d’une main-d’oeuvre suffisamment qualifiée.«On est en train d’élaborer un stage d’été et un stage d’hiver parce que l’industrie nous demande des guides d’aventure qui sont capables de travailler à l’année longue», précise M.Leblanc-Perreault.Il estime que son domaine en plein essor offre une voie de développement innovatrice pour la région.Il reste toutefois beaucoup de sentiers à défricher, par exemple, dans le domaine de l’éducation: «Je pense que sortir les jeunes dehors et les amener à faire des découvertes de loisirs et scientifiques pourrait être l’une des façons de lutter contre le décrochage et contre le phénomène des petits garçons qui s’ennuient sur les bancs d’école.» Vol.12.6 < REFLET DE SOCIÉTÉ GASPÉSIE COTE-NORD d Reflet du Québec Denis Bélanger, journal «Le Trait D’union du Nord» (418) 287-3655 union DU NORD La place des femmes dans notre SOCIETE En politique Au début du XXe, siècle les femmes étaient tout simplement exclues du monde de la politique.C’est en 1940 que les Québécoises obtenaient finalement le droit de voter.Ce gain aura par la suite ouvert de nombreuses portes aux femmes.Elles ont maintenant leur place tant dans les conseils municipaux qu’à l’Assemblée nationale.Sur la Côte-Nord, Lorraine Richard occupe ÜI les fonctions de députée de Duplessis.Du côté des municipalités de la région, seulement trois conseils de ville sur 33 sont dirigés par des femmes: les mairesses de Fermont et Colombier respectivement, Lise Pelletier et Georgette Pinneault ainsi §g que l’administratrice de Schefferville, Si Marcella Beaudoin.Lise Pelletier soutient que les hommes et les femmes s’équivalent.«Moi j’ai relevé le défi d’être élue en faisant les efforts nécessaires.Bien évidemment, cela me touche un peu d’être la première mairesse de Fermont, un milieu d’hommes.Néanmoins, je ne me sens aucunement lésée dans mon travail.» Métiers non-traditionnels Un secteur qui a été longtemps le bastion des hommes est le travail dans les mines.La Compagnie Minière Québec Cartier a ouvert ses portes aux femmes pour les métiers non traditionnels.On y retrouve des femmes pratiquant le métier d’arpenteur, d’ingénieur, de géologue, de technicien en électrodynamique, d’opérateur-réparateur ainsi que plusieurs conductrices d’équipements miniers.Diane Martel a été en 1978 l’une des premières à conduire des camions sur la mine à ciel ouvert.«J’avais demandé à ce que l’on m’assigne sur les équipements miniers.Pour moi, c’était un beau défi à relever.Plusieurs collègues me connaissaient, me taquinaient un peu, mais rien de méchant», dit l’ouvrière qui est maintenant aux commandes d’un tracteur DIOR dont la lame a une capacité maximale de 28,7 verges cubes.¦ Zieme congrès GA et GAM-ANON de Terrebonne Le jeu vous a tout pris.Venez chercher de l'espoir.Conjoints ou omis, son jeu vous inquiète venez aussi.Gambler anonyme et Gam-anon vous invitent.9 et 10 juillet 2004 Centre Rngora 4125 d'firgenson Terrebonne POUR PLUS D '111 FORMA TIOH: YVES L (514) 705-7628 JOHANNE: (450) 834-4770 De son côté, Nadine Joncas, opérateur-réparateur au concentrateur se dit très contente d’exercer cette profession à laquelle elle aspirait.Elle est aussi la seule femme à occuper les fonctions de pompier dans la brigade de la minière.Première soudeure Si dans plusieurs corps de métiers, les employés de la minière sont maintenant accoutumés de voir des femmes occuper des postes non traditionnels, on ne peut en dire autant en ce qui concerne la soudure.i H Avec un diplôme d’étude professionnelle tout frais dans les poches, Josiane Laforge devenait en 2003 la première femme à exercer la profession de soudeure au Mont-Wright.A ses premiers jours de travail, Josiane se sentait comme une véritable attraction.«Plusieurs venaient jeter un coup d’œil à l’entretien, mon département à l’origine.C’était toutefois moins pire que je ne me l’imaginais.» Aujourd’hui, elle s’entend très bien avec ses collègues.Mais elle dit devoir encore prouver à l’occasion qu’elle est capable de remplir sa tâche par elle-même.«Lorsque je dois lever des objets lourds, on m’offre toujours de l’aide alors que je n’en ai pas besoin.Si je veux un coup de main, je le demanderai.» v Visiter !e: www.journaldelarue.com Gazette fJïT3TTT3B3 Reflet du Québec Valérie Lupien, Gazette populaire de Trois-Rivières www.lagazettepopulaire.com Les amis des Petits frères des pauvres De tous les temps, chaque être humain a eu besoin d’une présence affectueuse, chaleureuse et particulièrement rassurante afin de se sentir aimé et utile.Souvent, au terme d’une vie bien remplie, on se retrouve entouré de parents et d’amis proches qui nous donnent la joie et la force de vivre, mais lorsqu’on est seul, il est d’autant plus difficile de maintenir la petite flamme qui rend la vie si belle.Les Amis des petits frères des pauvres de la région de Trois-Rivières œuvrent de façon remarquable auprès des aînés en offrant leur amour sans condition.Les groupes amis qui vont de Trois-Rivières jusqu’à Matane, tiennent leur mission de base de l’organisation des Petits frères des Pauvres du Québec.C’est dans un esprit de gratuité et de fidélité que l’organisation oeuvre afin d’offrir une présence amicale et affectueuse aux personnes âgées qui sont isolées, démunies sur le plan affectif et sans soutien familial.Le plus beau, c’est que ce service est disponible pour les aînés gratuitement et jusqu’à la fin de leur vie.Il s’agit là d’un service essentiel étant donné les quelque 13 000 personnes âgées de notre région (près de 15% de la population).L’action des petits frères des Pauvres et de ces groupes amis, basée sur le respect de la personne, vise à répondre aux besoins affectifs des Vieux Amis.“Les gens qui bénéficient de nos services, on les appelle nos vieux amis.Le plus important pour nous c’est de créer un lien affectif avec les gens, bâtir une vraie relation”, explique Fernand Morand, responsable du comité de coordination de la région.“Les bénévoles du groupe ami de Trois-Rivières, qui existe depuis deux ans, sont tous jumelés à des personnes âgées à qui ils rendent visite une fois par semaine”, ajoute monsieur Jean-Paul Doucet, responsable des Vieux Amis.Il souligne que ces derniers, âgés de 75 ans et plus, sont des personnes seules demeurant dans leur domicile ou dans une résidence.Ces dernières sont, plus souvent qu’autrement, référées par des organismes communautaires ou tout simplement par le bouche à oreille.L’année en mouvement! Par de nombreuses activités, les bénévoles des Amis des petits frères des pauvres tentent de couvrir toute l’année afin d’être le plus présent possible auprès des aînés.“Nous organisons un dîner de Noël, nous soulignons Pâques et la St-Valentin, organisons un pèlerinage au sanctuaire Notre-Dame-du-Cap et nous sommes également présents à l’anniversaire de nos vieux amis”, mentionne Marie-Josée Routhier, organisatrice communautaire au CLSC Les Forges et responsable du projet.Les bénévoles de l’organisme sont passés maîtres dans l’art d’écouter les gens et s’efforcent de toujours demeurer très proches de la personne âgée avec laquelle ils sont jumelés.“Ma vieille amie était déprimée, n’avait plus de joie de vivre.J’ai remarqué le changement, car maintenant elle a une famille!”, raconte avec émotion monsieur Morand, visiblement heureux de son bénévolat.Besoin constant de bénévoles “C’est un bénévolat axé sur la relation d’aide, mais on a aussi besoin de gens pour s’occuper de l’organisation de certains événements”, explique Jean-Paul Doucet en ajoutant que chaque bénévole est soutenu par l’organisme qui jouit d’une belle progression depuis ses débuts.Les Groupes amis des petits frères des Pauvres agissent comme porte-parole des personnes âgées isolées et rappellent à la population la place importante qui revient à nos aînés dans la société.Par de nombreuses activités tout au long de l’année, les bénévoles arrivent à briser l’isolement des gens âgés.Le Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap est le plus important sanctuaire dédié à la Vierge Marie en Amérique du Nord.Situé au Cap de la Madeleine, en bordure du fleuve Saint-Laurent et entouré des Jardins de Notre-Dame, le site est propice à la réflexion et au repos.Le Petit sanctuaire constitue la plus ancienne chapelle de pierre conservée dans son intégrité au Canada.H H iis »?» _____ Visiter ie: www.journaideiarue.com juin/juillet/août 2004 Vol.12.6 < REFLET DE SOCIÉTÉ MAURICIE MAURICIE ydien commua- Reflet du Quebec Sonia Lavergne, http://www.tdv.qc.ca/ Une économie parrallèle Le service d’échange local pour s’organiser autrement Une initiative pour le moins intéressante a vue le jour dans les vieux quartiers de Trois-Rivières.Le Service d’échange local (SEL) a été mis sur pied par la Démarche de revitalisation des premiers quartiers de Trois-Rivières.Le SEL est un regroupement de plusieurs personnes vivant dans les quartiers ciblés par la démarche.Ces personnes se regroupent pour échanger gratuitement des services et des connaissances.À l’heure actuelle, une cinquantaine de personnes participe à ce réseau.Pour y participer, les citoyens doivent inscrire les services qu’ils sont prêts à offrir ainsi que leurs besoins ou demandes en matière de services.Une douzaine de catégories de services sont actuellement accessible dans ce SEL.Les principaux services offerts par les citoyens sont ceux d’accompagnement et de garde ainsi que de bricolage et d’entretien de maison.Selon Michelle Plante, organisatrice communautaire à la Démarche de revitalisation des premiers quartiers de Trois-Rivières, «les gens ont plus de facilité à identifier les services qu’ils peuvent offrir que ceux qu’ils désirent recevoir.» Lorsque les personnes désirent adhérer au SEL, elles doivent adhérer aux règlements qui, entre autres, prévoient une limite de consommation de ces services advenant le cas où la personne n’a rien offert en retour.Une fois membre du SEL, les citoyens reçoivent un catalogue qui répertorie l’ensemble des membres, leurs coordonnées et les services qu’ils offrent et désirent recevoir.Ce catalogue est mis à jour entre quatre et cinq fois par année pour permettre aux nouveaux membres de pouvoir rapidement y participer.Lorsqu’une personne désire obtenir un service par le biais du SEL, elle entre en contact avec un autre membre qui peut offrir ce service.A la fin de l’échange, les deux personnes remplissent un bon qui permet d’inscrire le nombre de point SEL accumulé et dépensé par les deux personnes.Notons que un point SEL équivaut à une demi-heure de temps de services.En adhérant au SEL, les membres sont également invités, environ deux fois par année, à participer à des activités sociales avec l’ensemble des participants.«Ces activités sont très importantes pour permettre aux membres de se rencontrer et de se connaître.Si les gens se connaissent, il est plus facile par la suite de prendre contact pour échanger des services», note Mme Plante.Cette initiative, qui permet à la fois d’épargner, de valoriser ses compétences et de rencontrer d’autres gens, est une idée qui a fait du chemin.Actuellement, une dizaine d’initiatives de ce genre ont vu le jour dans les différentes régions du Québec, comme à Montréal, Québec, Drummondville, etc.Bien que le principe demeure le même, la forme peut parfois différer, comme par exemple par l’utilisation de dollars «solidaires», etc.D’autres pays et ailleurs au Canada on a également vu naître de tels réseaux où les gens ont décidé de se regrouper pour effectuer des échanges en dehors du système économique traditionnel.Sunlight : un rayon de soleil empoisonné Pascal Larivière - Trois-Rivières C’était un soir comme les autres.J’étais assis devant mon téléviseur quand soudain, j’ai cru avoir une vision.À la télé, un nouveau « sunlight » me vantait ses mérites.Toute une innovation : des linges pré-humectés de ce savon à vaisselle allaient faire une retraitée de ma lavette étemelle! J’ai mon voyage! ! ! Déjà que les « Swifer wet jet »me chatouillaient avec leur méthode « utiliser jeter », c’était assez pour que toutes les valeurs environnementales qui m’ont été inculquées reviennent à la surface.Mais, justement, que sont-ils devenus tous ces beaux principes de recyclage et de protection de l’environnement qui furent si populaires, voire primordiaux, dans les années 80-90?À la poubelle, eux aussi?11 ne faudrait pas oublier que ces linges (peu importe lesquels) ne semblent ni biodégradables, ni pro-environnement.Alors, comment se fait-il qu’on en soit rendu là?Pourquoi est-ce accepté?Que faisons-nous de tout ce qui nous a été enseigné?La vie va-t-elle si vite que nous n’avons pas le temps de laver nos guenilles?Et ces lingettes, qu’est-ce que je fais avec?Papier?Plastique?Dans quel sac les mettre?Va-t-il falloir s’installer un incinérateur pour s’en débarrasser ?Hop! Dans les airs?Autant de questions qui me semblent demeurer sans réponse.Pendant ce temps, les compagnies de produits domestiques nous endorment avec des mots-clés comme facilité et rapidité.Je m’excuse, mais laver ma vaisselle avec leur super linge ou ma lavette prend le même temps et ma lavette, je peux au moins la récupérer et m’en servir longtemps.Donc, économie d’argent et protection de l’environnement.À quand les vêtements ‘portés-jetés’?Il faut cesser de se laisser embobiner et revenir à nos traditions, sinon l’environnement pourrait bien finir par nous rejeter à son tour.REFLET DE SOCIÉTÉ > Vol.12.6 juin/juillet/août 2004 Visiter le: www.journaldelarue.com Reflet du Québec Andrée Raymond, Journal Le contact www.contact, temisc.ca Des jeunes de Temiscaming Contribuent à une œuvre remarquable ! Suite à une demande d’un jeune qui avait le goût de vivre une aventure, la Maison des jeunes Liaison 12-18 a mis sur pied des projets internationaux de missionnariat pour prendre soin des moins fortunés.Natasha Liard, Maire-Eve Demers, Marika Lacelle, Julie Bénard, Shanna Rossignol, Mélanie Legresley, Maude Fortin et Sophie Arbour ont travaillé pendant vingt mois pour préparer ce voyage dans les bidonsvilles de Jamaïque.Elles se sont pleinement investies dans leur aventure et les résultats ne se sont pas fait attendre: multitude de câlins des enfants de Marigold (Centre pour enfants abandonnés et abusés), une petite chanson de Monsieur Gray de Ste-Monica (un centre pour aînés) ou encore le plaisir de s’amuser à jouer au ballon avec des enfants qui n’en ont jamais la chance.Sister Grace: Tout ce beau monde sont sortis grandis de l’aventure mais aussi d’une rencontre exceptionnelle.Ils ont eu le bonheur de rencontrer, connaître et apprécier Sister Grace.Cette religieuse est une franciscaine de descendance asiatique mais de nationalié Jamaïcaine.Elle est notre personne ressource durant le voyage.C’est elle qui organise notre hébergement, notre transport dans le pays, nos activités de loisirs, nos exemptions pour les visas de travail.Elle est attachante par tout ce qu’elle fait et tout ce qu’elle dit.Elle prend le temps de taquiner les jeunes, de les gâter un peu, de leur poser des questions sur leur famille.Elle n’est jamais trop pressée pour partager un mot de tendresse ou un beau sourire.Nos jeunes missionnaires ne sont pas plus catholiques qu’il faut.La plupart ne vont pas à la messe régulièrement.Mais Sister Grace leur fait voir le côté spirituel de notre voyage et de notre expérience.Sister Grace nous explique toujours plein de choses sur les gens que nous aidons et sur leur mode de vie.Elle est pleine de bons conseils pour notre sécurité.Elle s’assure que nous ne voyons pas juste la pauvreté et la misère mais que nous ayons aussi la chance de voir la beauté naturelle de son pays et de profiter de ses merveilles.Son rôle est celui de liaison entre les démunis et les bien nantis qui peuvent les aider.Elle est responsable du Franciscan Ministries.Elle travaille fort pour amener de l’aide aux pauvres en accueillant chaque année une vingtaine de groupes Nord-Américains.Adolescents, adultes, gens à la retraite ou spécialistes, tout le monde est invité à donner un petit coup de main.Sister Grace est aussi très engagée dans la défense de droits.Elle s’implique dans le Jamaica for Justice, un groupe qui fait de la sensibilisation contre la violence policière.Elle travaille aussi auprès des femmes et enfants battus.Cette dame douce et sympathique, qui sait faire grouiller les plus influents hommes de la mafia jamaïcaine pour le bien de leur communauté, veut mettre sur pied des groupes de lobbying pour que les choses changent.Elle se mobilise aussi pour la paix entre les bidonvilles.Il n’est pas rare que le pays frise la guerre civile.Elle outille les bidonvilles pour se sortir de la misère: création d’atelier de tissage, d’attraits touristiques, de comités d’amélioration.Un homme pauvre de Whitfield, un bidonville où nous avons travaillé, m’a confié qu’il voyait Sister Grace sur un pied d’égalité avec Mère Theresa.Le monde change pour le meilleur sur son passage.Elle œuvre auprès des pauvres depuis plus de 20 ans! Dans leur mot d’adieu à Sister Grace, les adolescentes ont écrit: «Dieu n’a pas créé cette pauvreté.Malheureusement, c’est l’homme qui, par des décisions et ses actions ou inactions, a créé le monde d’aujourd’hui».C’est ainsi que huit adolescentes de Témiscaming ont pu apporter leur contribution dans leur projet d’entraide.Elles ont eu l’honneur de faire l’objet d’un reportage à l’émission City Puise News de City TV de Toronto.Un autre voyage en vue: En février 2005, nous repartirons avec un nouveau groupe d’adolescents.Nos neufs jeunes sont déjà inscrits et se joindront à ceux de Val-d’or et de Chapais pour vivre une autre grande aventure.N’hésitons pas à les aider pour réaliser leur rêve et apporter un peu de soutien à cette petite religieuse vouée aux plus démunis de la Jamaïque.00 Visiter le: www.journaideiarue.com juin/juillet/août 2004 Vol.12.6 < REFLET DE SOCIÉTÉ Chronique J Option Consommateur option consommateurs association oc s consommateurs au Queoec EN CAS D’ARRESTATION, VOUS AVEZ DES DROITS Vous avez été témoin d’une arrestation.Vous vous demandez dans quelles circonstances on peut arrêter un citoyen?Quels sont ses droits?Généralement, pour arrêter quelqu’un, un policier doit avoir un mandat d’arrestation ou aviser la personne qu’un tel document a été lancé contre elle.Le mandat est émis par un juge contre une personne soupçonnée d’avoir commis un acte criminel.Pour l’obtenir, les policiers doivent faire sous serment une dénonciation écrite dans laquelle ils expliquent sur quoi ils se basent pour le demander.Pour convaincre le juge, ils doivent avoir des motifs raisonnables et suffisants Selon le Code criminel, il est aussi possible d’arrêter une personne sans mandat.Les policiers peuvent le faire lorsqu’ils ont des motifs raisonnables de croire que cette personne a commis une infraction, est en train d’en commettre une ou s’apprête à le faire.Evidemment, l’arrestation peut se faire lorsqu’ils surprennent une personne en flagrant délit.Ils peuvent aussi arrêter quelqu’un s’ils croient qu’un mandat d’arrestation a déjà été émis contre lui mais n’a pas encore été exécuté.Les policiers ne sont pas les seuls à pouvoir arrêter quelqu’un.Tout citoyen peut le faire dans des situations exceptionnelles.Quelqu’un est en train de commettre un acte criminel, par exemple, ou tente de se sauver alors que des policier veulent l’arrêter.Lorsqu’un citoyen procède à une arrestation, il doit tout de suite livrer l’individu arrêté à un policier.Il va sans dire que procéder à une arrestation n’est pas recommandé lorsque l’on n’est pas policier, cela peut être extrêmement dangereux.Lors de l’arrestation, le policier a le droit de le fouiller (poches, sac à main, etc.) afin de vérifier si l’individu arrêté est armé ou, encore, s’il a sur lui des éléments de preuve.Il peut également lui passer les menottes, et le conduire au poste.La personne qui est arrêtée, elle, n’a pas le droit de résister, même si les raisons qu’on lui donnent lui semblent injustifiées.En résistant, l’individu commet une infraction criminelle.Dans une telle situation, le policier a le droit de maîtriser le citoyen, et d’user de la force nécessaire pour ce faire.Les policiers ont aussi des obligations (inscrit dans la Charte canadienne des droits et libertés de la personne).Ils doivent rapidement dire à l’individu qu’ils ont arrêté pourquoi ils ont agit de la sorte, et l’aviser qu’il a le droit de garder le silence afin de ne pas s’incriminer.Ils doivent aussi lui dire qu’il a le droit de communiquer avec un avocat sans délai, et l’informer des services juridiques gratuits qui s’offrent à lui.A noter: l’entretien avec l’avocat doit être privé, sans la présence de policiers.Si la personne arrêtée est mineure, elle a le droit d’appeler ses parents, soit au moment de son arrestation, soit une fois rendue au poste de police.En fait, si la personne mineure ne le fait pas, les policiers s’en chargeront.Car ils ont l’obligation d’aviser très rapidement son père ou sa mère ou encore ses deux parents (cela dépend du type d’infraction commise et de l’âge de l’adolescent ) afin de leurs faire savoir ce qui s’est produit et de leur expliquer les étapes du processus judiciaire à venir.Dernière obligation : les policiers doivent faire comparaître la personne arrêtée devant un juge dans les 24 heures suivant son arrestation.Si aucun juge n’est disponible durant cette période (cela est possible durant la fin de semaine), ils peuvent attendre plus longtemps (à condition d’amener le prévenu devant un juge le plus rapidement possible), ou décider de remettre l’individu en liberté et lui demander de signer une promesse de comparaître.En signant ce document, le prévenu s’engage à se présenter à la cour à la date et à l’heure prévues.www.lois.iustice.gc.ca/fr/charte Ministère de la justice du Canada 1-800-622-6232 Cet article a ete realise par le Service d'agence de presse d'Option consommateurs, une association qui représente et défend les intérêts de tous les consommateurs québécois.Devenez membre d'Option consommateurs.Vous donnerez plus de poids à nos interventions publiques et soutiendrez notre travail auprès des personnes en difficulté.Grâce à vous, nous pourrons en faire plus.option consommateurs 2120, rue Sherbrooke Est Bureau 604 Montréal (Qué.) H2K 1C3 www.o ption -co n som ma teu rs.o rq O OUI, je désire devenir membre d'Option consommateurs O 1 an : 5 $ tx incl.(2 $ pour la part sociale + 2,61 $ de cotisation annuelle taxable) O 2 ans : 8 $ tx incl.(2 $ pour la part sociale + 5,22 $ de cotisation annuelle taxable) prénom et nom _______________________________________________________________ adresse______________________________________________________________________ ville_______________________ province__________________code postal___________ courriel (en lettres majuscules)_____________________________________________ REFLET DE SOCIÉTÉ > Vol.12.6 juin/juillet/août 2004 Visiter ie: www.journaldelarue.com RESSOURCES Général Aide juridique Hochelaga DPJ Info-Santé Centre antipoison MTS et sida (514)864-7313 1-800-665-1414 (514)253-2181 1-800-463-5060 C.O.C.Q.Sida (514) 844-2477 Info-sida (514) 521-7432 ou (514) 281-6629 Miels (418)649-1720 Drogue et désintoxication Toxic-Action (Dolbeau-Mistassini) (418) 276-2090 Centre Jean-Lapointe Mtl (514) 381-1218 Québec (418) 523-1218 Pavillon du Nouveau point de vue (450) 887-2392 Urgence 24 h res (514) 288-1515 Portage (450) 224-2944 Centre Dollard-Cormier Jeunesse (514) 982-4531 Le Pharillon (514) 254-8560 Drogue aide et référence 1-800-265-2626 Centre Dollard-Cormier Adulte (514) 385-0046 Un Foyer pour toi (450) 964-7077 L’Anonyme (514) 236-6700 Cactus (514) 847-0067 Dopamine et préfix (514) 251-8872 AITQ (Association des intervenants en toxicomanie du Québec) (450) 646-3271 Escale Notre-Dame (514) 251-0805 FOBAST (418) 682-5515 Alanon & Alateen (418)990-2666 Alcooliques Anonymes Québec (418)529-0015 Montréal (514) 376-9230 Laval (450) 629-6635 Rive-Sud (450) 670-9480 Dianova (514) 528-5594 Famille Grands frères/grandes soeurs (Rob.)(418) 275-0483 Familles monoparentales (514) 729-6666 Regroupement des Maisons de jeunes (514) 725-2686 Grossesse secours (514) 274-3691 Chantiers jeunesses (514) 252-3015 Réseau Hommes Québec (514) 276-4545 Patro Roc-Amadour (418) 529-4996 Pignon Bleu (418)648-0598 YMCA de Québec (418) 522-3033 Armée du Salut (418) 524-6758 (418) 648-1079 Espoir et vie (418) 576-5092 La Marie Debout (Centre (514) 597-2311 d’éducation des femmes) Armée du salut (514) 288-7431 Centre de crise de Montréal Tracom (centre-ouest) Iris (nord) L’Entremise (est, centre-est) L’Autre-maison (sud-ouest) Centre de crise Québec L’Ouest de l’île L’Accès (Longueuil) Archipel d’Entraide Centre de prévention du suicide inc.(urgence) Violence (514) (514) (514) (514) (418) (514) (450) (418) 483-3033 388-9233 351-9592 768-7225 688-4240 684-6160 468-8080 649-9145 (418) 683-4588 CALACS Montréal (514)934-4504 Chaudières-Appalaches (418) 227-6866 CAVAC Montréal (514) 277-9860 Québec (418)648-2190 Groupe d’aide et d’info.sur le harcèlement sexuel au travail (514) 526-0789 SOS violence conjugale (514) 363-9010 ou 1-800-363-9010 Centre national d’info.sur la violence dans la famille 1-800-267-1291 Trêve pour elles (514) 251-0323 Centre pour les victimes d’agression sexuelle (24h) (514) 934-4505 Armée du salut (514) 934-5615 À Tire-d’Aile CALACS (Lévis) 1 -866-835-8342 Lignes d’aide et d’écoute_____________________ Gai Écoute Tel-jeunes Tel-aide et ami à l’écoute Jeunesse-j’écoute Suicide action Montréal Prévention du suicide « accueil-Amitié » (Il existe 35 centres de prévention du suicide au Québec.Le 411 peut vous référer le numéro de téléphone du centre le plus près) Secours-Amitié Estrie Cocaïnomanes anonymes Déprimés anonymes Gamblers anonymes Narcotiques anonymes 1-888-505-1010 (514) 288-2266 ou 1-800-263-2266 (514) 935-1101 1-800-668-6868 (514) 723-4000 (418) 228-0001 Outremangeurs anonymes Parents anonymes Nicotines anonymes Alanon et Alateen Ligne Océan (santé mentale) Sexoliques Anonymes Prisme-Québec (soutien Masculin) (418) 649-1232 Émotifs Anonymes (514)990-5886 Entraide logement (819) 564-2323 (514) 527-9999 (514) 278-2130 (514)484-6666 (514) 249-0555 ou (418) 649-0715 ou 1-800-463-0162 (514) 490-1939 (514) 288-5555 ou 1-888-603-9100 (514) 849-0131 (514) 866-9803 (418) 522-3283 (514) 254-8181 Aide aux parents et amis de consommateurs de drogues Nar-anon (514) 528-1634 ABONNEZ-VOUS! Montréal (514) 725-9284 Quebec (418) 524-6229 Saguenay (514)542-1758 Décrochage scolaire Éducation coup de fil (514) 525-2573 Revdec (514) 259-0634 Carrefour Jeunesse (514) 253-3828 Association québécoise pour les troubles d’apprentissage (section de Québec) (418)626-5146 Hébergement de dépannage et d’ur- gence Auberge de l’amitié pour femmes (418) 275-4574 Bunker (514) 524-0029 Le refuge des jeunes (514) 849-4221 Chaînon (514)845-0151 En marge (514) 849-7117 Passages (514) 875-8119 Regroupement des maisons d’hébergement jeunesse du Québec (514) 523-8559 Foyer des jeunes travailleurs (514) 522-3198 Auberge communautaire du sud-ouest (514) 768-4774 Mutant (514) 276-6299 Oxygène (514) 523-9283 L’Avenue (514) 254-2244 L’Escalier (514) 252-9886 Maison St-Dominique (514) 270-7793 Auberge de Montréal (514) 843-3317 Le Tournant (514) 523-2157 La Casa (Longueuil) (450) 442-4777 Maison Dauphine (418) 694-9616 Armée du Salut pour hommes (418) 692-3956 Mission Old Brewery (514) 866-6591 Mission Bon Accueil (514) 523-5288 La maison du Père (514) 845-0168 (819) 563-1387 La maison Tangente (514) 252-8771 Hébergement St-Denis (514) 374-6673 Alimentation Le Chic Resto-Pop (514)521-4089 Jeunesse au Soleil (514) 842-6822 Café Rencontre (418)640-0915 Café de l’Espoir (418)648-1079 Ile-de-la-Madeleine Centre des femmes (418) 986-4334 Hébergement l’Acalmie (418) 985-5045 Nom A notre magazine REFLET DE SOCIETE / JOURNAL DE LA RUE : 1 an : 6 n08 pour 29.70$ + tx (4.46$) = 34.16$ 2ans: 12nos pour 44.25$ + tx (6.65S) = 50.90$ $ ans : 18 n°s pour 59.95$+ tx (9.01$) = 68.96$ Adresse.Ville.Province.Code postal.Tél.:( ).Carte n° International- 39.00$ Cad.1 an ! Chèque ou mandat à t ordre du.Journal de la Rue, 4265, rue Ste-Catherine E.Montréal, Qc, H1V 1X5 tél.: (514) 256-9000 Date d'expiration i Toute contribution supplémentaire pour soutenir notre travail est la bienvenue.Signature Date- Visiter le: www.journaldelarue.com juin/juillet/août 2004 Vol.12.6 < REFLET DE SOCIÉTÉ Critique Livre Claire Lévesque LAUBEXltDUIftUVRE La liberté du pauvre, Crime et pauvreté au XIXe siècle québécois, Jean-Marie Fecteau, VLB Éditeur.Professeur d’histoire à l’Université du Québec à Montréal, Jean-Marie Fecteau a été un des fondateurs du Centre d’histoire des régulations sociales dont il est le directeur actuel.L’auteur explore les rapports complexes du libéralisme avec la pauvreté et les diverses formes de délinquance qui l’accompagnent.Le rôle de l’Église y est mis en évidence et la politique sociale est, elle aussi élaborée et analysée.On y traite aussi de régulation sociale, de la crise du système ancien de régulation du crime et de la pauvreté, de la mouvance chrétienne, et de l’utopie carcérale.Un document riche d’informations! Une lecture qui peut vous amener à avoir une opinion différente et plus ouverte sur la pauvreté.Lisez-le, c’est notre histoire! Être heureux, ce n'est pas nécessairement confortable 1.1 Ul 111 Ukl.lX, CI- N I NI PAS NI ( I SSAIKI Ml NI ( ONI OR IAHI i:, Thomas J Wnscinhoiirp.1 es Editions de l’Homme.tHOMAt Q AMlCMtOUtC L’auteur nous amène à réaliser que le bonheur n’est pas un état perpétuel rie beatitude mais plutôt une manière positi\ e d'aborder la \ ie autant dans ses moments agréables que dans ses moments difficiles.( elle idée d'aspirer à un état de bien-être perpétuel nous empêche de goûter les moments merveilleux que la \ ie nous otfre et c’est un piège dans lequel plusieurs rl entre nous restent pris longtemps pour ne pas dire toujours.I! est temps de revoir mure théorie sur le bonheur et d’épousseter les idées qui nous empêchent de goülci la \ ie dans toute sa simplicité.Voici un bon support pour votre évolution vers une nouvelle manière d'etre heureux.Radio Vill culture "" religion dcluaitt# us iefue m culture mt e religion actuallt» musique a fcliglon culture aallte' religiot musique act ua ni * ion a nos Jmgtiez-vous 257500 auditeurs m* CM SMS.tjt .A LA Vt£! 606.m du Mont-Casem.Montréal QC H3L 1W7 Tél.: (514) 382-3913 Sans frais: 1 877 668-6801 Courriel: olra@radlovin.oom www.radiovm.com Si 1 1 BONI II UK EST UN JEU, EN VOICI U S RÈGLES, C hérie ( ’arter-Scott\ Éditions Michel I a fond.JfeErüT'TTO ¦¦B u: iwjhi.uP_.I ,c bonheur1?( hacun de nous en | | i ; h .! 11 ;.a une définition bien claire! Pour l.M w i I ceux dont ce n’est pas le cas, l-' ’ JaILüim;¦ voici un bouquin pas bête du tout.Vous y apprendre/, à vous fixer des buts réalistes, à savourer ! le moment présent, et à cultiver de bonnes relations avec autrui.Vous pourrez, pour ceux dont la notion n'est pas claire, préciser vos idées sur le bonheur et débuter la liste de ce vers quoi vous aspirez.Vous découvrirez que chaque revers est riche de ses enseignements et vous y lirez les principes a adopter afin de trouver votre voie, exploiter vos dons et vous réaliser pleinement.1 e projet vous attire?'?REFLET DE SOCIÉTÉ > Vol.12.6 juin/juillet/août 2004 Visiter le: www.journaldelarue.com 4 titres remplis d'amour ournal de la Pour votre êmerveilh Raymond ou par la poste auprès du Journal de la Rue frais de livraison).Disponible en librairie, en ligne (514) 256-9000.(ajouter 2.95$ pour la 19.95$ I» % jpjpr r | Éditions T.N.T.www.journaldelarue.com pKjfj ,s Jr' r .¦ ¦ L.r'Mm Mm MTLBREAKKERS.COM LA *9*1%; Breahdance U**C6«=NI|»»
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.