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Titre :
Reflet de société /
En 2004, Le Journal de la rue adopte le nom Reflet de société, nom qui convient mieux à un magazine. Il poursuit sa mission de prévention et de sensibilisation auprès des jeunes marginalisés.
Éditeur :
  • Montréal :Journal de la rue :2004-
Contenu spécifique :
Décembre 2007 ¿ Janvier 2008
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Journal de la rue
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Reflet de société /, 2007, Collections de BAnQ.

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0 Vol.16 n°2 déc.-janvier 2008 BAnQ wgmqgk WÊWM* W^ÈÊÊÊÊ0i&)*M- ue avec Réjean Thomas es ontariens et québécois $&m 36 mm lIM'WSUZ rmm nauoraN m\ i&so 7$ snsïï son n w s q tr LSU 3d 7>2 iBszaoHd LE SIDA TAILLE PERDUE D Reflet©$ociété Un regard différent sur notre société Journal de la Rue Organisme communautaire d’intervention et de prévention.Reflet de Société Un magazine d’information et de sensibilisation, des ressources au bout des doigts.Café-Graffiti Un milieu de vie pour les jeunes.nsibiliser pour m ieux vivre e Fehmiu “ .'aL-MART, le missionnaire ?¦ JEU suicidaire Se se; iser pour mieux Malnguy EFLET© miAMn i a QUAND U CROUPIÈRE S'EN VA-T-EN GUERRE Des textes accessibles à tous.Une meilleure compréhension des enjeux sociaux.Favoriser l'éveil d'une conscience citoyenne.Susciter une réflexion avec les jeunes.Participer à un débat de société.Faciliter le dialogue.Des sujets parfois tabous, mais qu'il faut savoir aborder.Gang de rue Sexualité Jeu compulsif Graffiti Prostitution Drogue Reflet®!;!! (lift Genèse des gangs de rue */.P ™ "I Les bénè.«Contrairement aux autres journaux la revue reflète l’autre côté de la médaille.» - E.Cloudier, Québec Des témoignages, des partages.Ce qu'ils ont vécu.Comment ils s'en sont sortis.Des organismes pouvant aider et intervenir.Ce qu'il font, leurs coordonnées.Un carnet d'adresse.« C’est vrai et plein d’espoir pour tous! Ça crée des liens.» - C.Bilodeau, Ste-Madeleine Parents mieux informés .Jeunes pins concernés Je m'abonne à Reflet de Société I I 1 ans : 6 nos pour 34,16$ taxes incluses I I 2 ans : 12 nospour 54,92$ taxes incluses I | 3 ans : 18 nos pour 74,70$ taxes incluses International - 39.00$ Cad.1 an iTÉMUé < mi ¦NI g I MIHI1 (* UIIHI N H|üf Prénom_________________________Nom — Adresse.Ville__________________________Province Code postal____________________Tél: ( ) @ Carte n° Date d'expiration visa mastercard amex Signature____________________________________Date __Z._Z.__ Chèque ou mandat à l’ordre du : Journal de la rue, 4233, Ste-Catherine E Montréal.(QC) H1V 1X4 Tél.: (514) 256-9000 www.journaldelarue.com Toute contribution supplémentatire pour soutenir notre travail est la bienvenue 491 000 lecteurs Publication bimestrielle RefletSociété NE ME JETTE PAS, PASSE-MOI À UN AMI.$6.95 l’unité, abonnement, voir p.33 Volume 16 numéro 2, décembre/janvier 2008 Quartier Dix30, Brossard.Arpi, armé de ses canettes, de son pot de peinture peint en or et vêtu de son célèbre t-shirt «I love Arpi», a graffé en toute légitimité les étages, le stationnement et la salle des employés du tout nouvel hôtel Alt à Brossard.La mission d'embellissement a été accomplie sous l'œil épaté des invités au chic 5 à 7 du lancement de l'hôtel, le 25 octobre dernier.En plus de chiffrer les 14 étages des escaliers de secours, Arpi a été chargé de réaliser 8 murales situées à l'ouverture des portes d'ascenseurs des étages habités de l'hôtel.Il a pu laisser libre cours à son imagination en réalisant deux gigantesques fresques, l'une dans la salle des employés et l'autre, dans le stationnement de l'hôtel.«C'est la première fois que l'on m'approche pour faire de l'abstrait.J'ai toujours fait du figuratif, là, on m'a donné carte blanche!» explique Arpi, emballé par l'expérience.Un premier contact avec la culture underground pour la famille Germain, connue pour leurs hôtels-boutiques de luxe au design élégant.«On voulait quelque chose de très abstrait, des formes directionnelles», explique le jeune directeur du nouvel hôtel Alt, Hugo Germain.Au premier abord, Arpi, casquette et traditionnels baskets aux pieds, a laissé perplexes ses clients tirés à quatre épingles le soir du lancement: «Je lui ai donné le feu vert, le pire qui pouvait arriver, c'est qu'on ait besoin de tout recouvrir de primed.», affirme Hugo en riant.Non seulement a-t-il été séduit par le travail de notre graffiteur, mais en plus, Hugo confie qu'il «verrait bien» une murale de «notre Arpi national» dans sa demeure! Arpi, contemplatif devant sa murale d'«Alt»titude, le dernier étage de l'hôtel.La murale de la salle des employés représente.leur milieu de travail! Direction 8e étage.Situé dans le Quartier Dix30, Brossard est le premier de la d’hôtel «les Hôtels Alt» du groupe l'hôtel de bannière Germain.L’hôtel Alt, nouvelle victime des graffiteurs Le Journal de la Rue et le Café-Graffiti Nous reconnaissons l'aide financière accordée par le gouvernement du 4233, Ste-Catherine Est, Montréal (Québec), H1V 1X4 Canada pour nos dépenses d’envoi postal et nos coûts rédactionnels par Tél.: (514) 256-9000 Téléc.: (514) 256-9444 l’entremise du Programme d’aide aux publications (PAP) et du Fonds du redaction@refletdesociete.com Canada pour les magazines.Convention de la poste-publications ISSN 1615-4774 n° 40025160, n° d’enregistrement 07638.Canada Visitez le www.refletdesociete.com Reflet de Société 3 D I R I Black-out informatique RAYMOND VIGER Après le Krach boursier de 1929, sommes-nous arrivés au Krach informatique?J’ai déjà passé au feu.Perte totale, j’ai tout perdu.Tous les souvenirs accumulés se sont volatilisés en fumée.Un krach informatique, c’est la même chose, la fumée en moins.Si vous pensez que la liste de vos amis dans Facebook, vos photos de famille sur Flickr, vos communications dans Hotmail ou sur votre blogue sont en sécurité, lisez bien cette histoire.Vous avez plus de chance de tout perdre vos données informatiques que de passer au feu! L’avenir passe par Internet, nous a-t-on dit.Notre organisme a créé un site Internet en 2003.Une section sert à archiver nos textes d’information et de sensibilisation pour les rendre accessibles aux écoles, aux maisons de jeunes et à toute personne qui cherche des ressources.Printemps 2006, une armée de spams envahit le serveur qui nous héberge.Le tout débute avec quelques attaques quotidiennes que nous éliminons au fur et à mesure.Dans les jours qui suivent, nous faisons face à des centaines d’attaques par jour.En peu de temps, nous subissons des milliers d’attaques quotidiennes.Incapable de contenir ces publicités agressives qui laissent des commentaires dans tous nos textes, le serveur krach! Fin horrible de toutes nos archives que nous croyions à l’abri des intempéries.Pendant 6 mois, il nous faut rebâtir nos archives.Nous choisissons cette fois un système de gestion de contenu réputé performant et sécuritaire: Wordpress.com.Pendant la dernière année, nous naviguions et archivions dans la complète allégresse.Le nouveau réseau empêche même les spams de pénétrer nos archives.41 886 attaques sont repoussées par Wordpress.com en une année, soit 115 par jour! Printemps 2007, notre organisme se fait voler des ordinateurs.Pas de problème! Nous avons, avec Bell Canada, des copies de sauvegarde.Faux! Ces copies de sécurité n’existent plus depuis 3 mois, nous informe Bell.Une erreur de programmation d’un consultant en informatique est survenue.Nouvelle fin horrible de nos archives! Début novembre 2007, c’est au tour de Wordpress.com de kracher.Pendant 36 longues heures, c’est la panique.Certains blogueurs ont tout perdu mais cette fois-ci, nous sommes épargnés et pouvons reprendre le contrôle de nos archives.Pour l’organisme, ce sont 1336 textes avec 952 commentaires de nos lecteurs qui sont en jeu.Pour le blogue du rédacteur en chef, ce sont 450 chroniques avec 666 commentaires! Ces derniers événements bousculent notre réflexion sur l’avenir des programmes d’archivages mis à notre disposition.Vis-à-vis l’accès à un stockage toujours plus grand, nous sommes devenus dépendants d’une série de programmes et de serveurs extérieurs pour assurer la pérennité de nos documents.Nous ne sommes pas les seuls à vivre cette dépendance.Dans le domaine de la vie privée, un nombre croissant de personnes ont maintenant une cybervie sociale gérée par des programmes tels Facebook et My Space.Si les serveurs de ces systèmes krachent, combien de personnes verront leurs réseaux d’amis dis-paraîtrent?Tous vos cyberamis avec qui vous partagez quotidiennement vos états d’âme disparaîtront sans jamais plus laisser de trace.Qui a pensé à faire une copie de sauvegarde de toutes les adresses Internet accumulées avec les années?Vos recettes préférées, entreposées dans un quelconque programme, sont-elles menacées?Vos photos de famille et tous vos souvenirs dépendent-ils d’un programme d’archivage?Pouvez-vous vous imaginer perdre la photo de vos meilleurs moments?Dans Hotmail et Outlook, j’ai un carnet d’adresse Internet bien garni.Je conserve plusieurs textes que je reçois, bien classés dans plusieurs filières.Aujourd’hui, on ne signe plus de contrats.On s’envoie des courriels.Est-ce que j’ai des copies supplémentaires de tous ces contrats et listes de prix?De plus en plus, Internet gère toutes nos relations personnelles et professionnelles.Qu’allons-nous faire si Hotmail ou Outlook krachent?Nous sommes devenus cyberdépendants! Gardons la responsabilité de bien conserver tout ce qui est précieux à nos yeux.Quelques instants suffisent pour mettre nos adresses, notre courrier, nos recettes ou nos photos de famille à l’abri.Aux armes, citoyens! Courons faire des copies de sécurité! Toutes les archives de nos textes au www.journaldelarue.com l UN REGARD SUR L’ACTUALITE SOCIALE Le blogue du rédacteur en chef Raymond Viger Blogue des stagiaires Gabriel Alexandre Gosselin 4 Reflet de Société Visitez le www.refletdesociete.com Nous veillons à ce que des enfants comme Michaël entrent en classe le ventre plein et l'esprit ouvert à l'apprentissage.- y?CLUB DES PETITS DÉJEUNERS DU QUÉBEC www.clubdejeuners.org REFLET DE SOCIÉTÉ Service aux abonnés Amédé Landry (514) 256-9000 Éditeur Raymond Viger (514) 256-4467 Rédactrice en chef Annie Mathieu (514) 259-4926 annie.mathieu@refletdesociete.com Journalistes Dominic Desmarais (514) 942-4926 Guillaume Brodeur Annie Mathieu Gabriel Alexandre Gosselin Coordination Danielle Simard (514) 259-1763 Correction Denis Desjardins Jean-Pierre Brodeur Pupitre Gabriel Alexandre Gosselin Page couverture Yan Doublet - PhotoAction.ca Publicité et commandite Yves Ouellette (514) 598-8498 yvesouellette@refletdesociete.com Café-Graffiti (514) 259-6900 Collaborateurs: Jean-Claude Leclerc, Louise Gagné, Nicole Sophie Viau, Jean-Guy Roy, Jean-Pierre Bellemare, Mabi, Gaëtan Havart, Ros, Arpi, Danièle Jodoin Lajoie, Suzanne Lacoste, Zeck, SBüONe.Le Journal de la Rue a un fond de réserve pour l’argent provenant des abonnements.Au fur et à mesure que les magazines vous sont livrés, l’organisme récupère les frais dans ce fond.Une façon de protéger votre investissement dans la cause des jeunes et de vous garantir la livraison de votre Reflet de Société.La reproduction totale ou partielle des articles, pour un usage non pécuniaire, est autorisée, à la condition d’en mentionner la source.Les textes et les dessins qui apparaissent dans Reflet de Société sont publiés sous la responsabilité exclusive de leurs auteurs.Notre mission: Le Journal de la Rue est un organisme sans but lucratif qui a comme principale mission d’aider les jeunes marginalisés à se réinsérer dans la vie socio-économique en favorisant leur autonomie.Le Journal de la Rue, c’est aussi un magazine, Reflet de Société, qui traite de multiples thématiques: drogue, prostitution, suicide, violence et santé.On y propose des solutions et des ressources.Courrier du lecteur ÊTRE FEMME EN 2007 ENTRÉ LIBÉRATION ET ALIÉNATION SEXUI - — LE VIH AU QUÉBEC GRAND REPORTAGE SUR HAÏTI Musique et dépendance En 2003, j’ai formé un groupe de musique punk.J’ai trouvé la gloire, la reconnaissance et le plaisir d’être vu et entendu.Autant moi que mon entourage, nous avions un problème de drogue.Trop de drogue m’a fait perdre mon groupe de musique, mon argent, mes biens, mon toit.Le pire, j’ai perdu ma liberté.Les seules choses que j’ai gagnées ont été la rue, la dépendance et le fond du baril.Quand la dépendance s’installe, fini la liberté, fini la jeunesse et ses rêves.Bob-Lee Contenu réaliste Bonjour à vous tous, J’abonne ma fille à Reflet de Société.C’est une revue que j’apprécie beaucoup pour son contenu et la réalité dans le monde où l’on vit.Claude Roy, Saint-Ephrem Drogues et conséquences Bonjour, Je reçois depuis quelques années votre revue.J’aimerais y trouver des articles sur différents effets de certaines drogues à moyen terme ou des témoignages de jeunes qui ont pris des drogues et leur histoire pour s’en sortir.J’ai moi-même des jeunes pris avec ces drogues et je pourrais leur faire lire.Merci à l’avance, Mère inquiète NDLR : Nous avons déjà publié quelques témoignages que vous pouvez revoir dans nos archives sur le site internet www.refletdesociete.com/archives.html, en allant voir dans les sections «Toxicomanie» et «Alcoolisme».Dans le prochain numéro, nous reviendrons avec d’autres témoignages.Les vins du Québec Merci M.Viger d’avoir écrit sur les vins québécois.Je comprends votre déception à la suite de l’information reçue par le commis de la SAQ.Pour ma part, le commis qui a répondu à ma demande d’information sur les vins québécois a dit que jamais les vins québécois pourront donner une qualité comparable au vin français, que le Québec ne possédait pas le sol adéquat, etc.Bref un long discours qui m’a choqué.Ne connaissant rien à la culture du raisin, je n’ai pas pu répondre.Est-ce que la SAQ offre des stages à ses employés dans les vignobles québécois?Ont-ils vraiment une bonne connaissance de ces vins pour les promouvoir et non les snober comme ce commis, qui les a si bien écrasés, comme les raisins?Merci pour votre implication dans la société et pour les jeunes.Sylvie Chabot NDLR: Ce dossier a suscité un réel intérêt chez nos lecteurs.Notre journaliste Dominic Desmarais y donne suite dans ce numéro et nous présente un dossier économique sur la route des vins en Ontario.L’Ontario, qui a les mêmes hivers que nous, fait de gros profits touristiques avec sa route des vins.Au Club des petits déjeuners Vous avez atteint le très, très bien.À 2 pas de l’excellence.Bien manger le matin, ça commence bien la journée.Prendre soin de ses enfants le matin, ça commence bien la vie des petits.J’ai 67 ans, 16e d’une famille de 17 enfants.Arrivée en plein bois, en Abitibi en période de guerre.Mes parents ne sont pas morts de s’être levés le matin pour tourner la crêpe et brasser le gruau.quand il y en avait.Ils ne sont pas décédés d’aucune maladie.Nous pensons à eux.Ils sont notre raison de nous battre.Merci à vous qui faites bien le bien.D.L., Rouyn-Noranda Séduite J’annule mon abonnement, ayant des troubles avec ma vue.J’ai été séduite par votre beau travail.Merci! Pauline Brault Masse NDLR: Nous vous remercions de votre fidélité envers le magazine.Il est toujours gratifiant de travailler pour des lecteurs et des lectrices comme vous qui nous ont soutenus pendant tant d’années.Bonne continuation! Visitez le www.refletdesociete.com Courrier du lecteur Tanné d’être taxé Commentaire sur «Le taxage: Cessez d’analyser, agissez!» 9 octobre 2006 h ttp://journaldelarue.wordpress.com/2006 /10/09/le-taxage-cessez-danalyser-agissez/ C’est des biens belles paroles tout ça.Mais même si on agit, qu’on brasse pour eux, qu’on les défend, la loi est encore du côté du dur.Mon jeune continue toujours de se faire violenter, même s’il dénonce.Je m’étais plainte auprès de l’école.J’ai écrit dans votre revue.J’ai même apporté ça à l’école de mon enfant voilà un an ou deux.Qu’est-ce que mon enfant a récolté?D’autres taloches et encore plus de moqueries de la part de ses soi-disant copains.Dernièrement, j’en ai eu marre.Je suis allée voir le directeur et le chauffeur d’autobus.Le directeur m’a bien reçue et a dit qu’il y verrait.Mais pour l’instant, mon enfant revient encore avec des bousculades de la part du même élève.Le chauffeur quant à lui m’a répondu que mes enfants n’étaient pas parfaits.Juste de prendre sur moi pour aller voir ces gens était une épreuve de force.Pourquoi doit-on être de glace pour pouvoir faire avancer les choses?Pour l’instant je m’accroche surtout aux rumeurs que j’ai entendues.Que le jeune en question devait déménager.Mais je suis tellement lasse de tout ça que je me dis aujourd’hui, si c’est pas lui qui déménage, ce sera mon jeune que je déménagerai.Mais je sais que cela ne fera qu’un certain temps et je devrai le déménager à nouveau.Irelle Côté NDLR: Le taxage nécessite une approche globale.Ce n’est pas le problème d’un seul citoyen, mais de la communauté tout entière.Que ce soit les policiers du quartier, les organisateurs communautaires du CLSC, les différentes tables de concertation, il faut mobiliser tous ces gens autour de la problématique.Sida Bonne idée de préparer quelque chose pour le 1er décembre.Ce sujet me touche beaucoup.J’ai trois amis qui sont décédés du sida et j’ai un ami, en ce moment, qui est séropositif.colourfulvision.wordpress.com Visitez le www.refletdesociete.com Le sida encore tabou Le sida est un sujet qui me touche.Le frère de mon père est décédé de cette maladie et il demeurait chez nous.J’ai perdu des amis parce que je vivais avec un sidatique et un hépathique.parce que c’est un sujet tabou.Je ne savais pas que le 1er décembre était une journée aussi importante.Je vais moi aussi faire un bout de chemin et publier un message sur le sujet dans mon blogue.lafemmedunmilitaire.bloguespot.com Le défi du bénévolat Le problème de certains bénévoles est de ne pas réaliser leur incompétence parfois nocive à l’avancement d’un organisme et parfois même jusqu’à sa bonne marche.C’est un défi qui caractérise la plupart des organismes fortement dépendants de compétences et d’expertises trop souvent accessibles que par la présence de bénévoles, faute de ressources monétaires pour être plus autonomes.Malgré le caractère noble et bienfaisant de l’intérêt pour le bénévolat, il faudrait pouvoir faire preuve de maturité et d’humilité pour réaliser parfois ne pas être à la bonne place pour donner de son temps.Pour certains, cela signifie renoncer à la promotion de sa présence et au bien paraître.Viser la cause, seulement la cause! Malgré cela, il importe de continuer d’encourager le bénévolat.Il suffirait tout simplement de raisonner différemment au sein des conseils d’administration et ce, dès l’entrée d’un nouveau membre.Jean-Guy Grenier Travail magnifique Sachez que j’admire votre magnifique travail afin de dénoncer les lois et l’état de vie dans lequel nous vivons présentement.Je m’excuse de ne pas pouvoir vous aider, mes moyens financiers ne me le permettent plus.Je vis en bas du seuil de la pauvreté.Que le Seigneur aide vos familles de votre don de vous tous.Léona, Malartic mtll2.com Les séries documentaires télé qui sortent en ce moment sur TV5 et le site Web de Montréal en 12 lieux, produit par Urbania, sont vraiment débordants de contenu, de design et de folie.Bravo, continuez! Adrienne Une belle histoire de DPJ Un jour, je reçois un téléphone de la DPJ au sujet de mon garçon de 15 ans dont j’ai la garde.Je suis assommé.Je tente de savoir ce qui se passe, mais la dame au téléphone se contente de me dire que mon garçon dormira chez sa mère.Elle me convoque pour le lendemain.Le lendemain, je me présente à leur bureau.La mère est dans la salle d’attente.Je lui demande si c’est elle qui a fait la plainte.Elle me répond qu’elle l’a faite pour lui.Au fond, mon garçon s’était plaint parce qu’il me trouvait trop sévère et qu’il était en désaccord avec les punitions que je lui imposais vu son manque de travail scolaire.Après cet aveu, j’aurais eu envie d’engueuler mon ex.Mais soudain monte en moi le pardon.J’accepte qu’elle n’ait pas été capable de gérer la situation et qu’elle ait fait appel à la DPJ.et je le lui exprime.Elle m’écoute sans un mot; la paix s’installe entre nous.Un homme vient la chercher, me laissant seul.Mon tour venu, j’exprime mon point de vue, qui est bien accueilli.La mère se joint à nous et nous allons rejoindre mon fils.Monsieur DPJ dit à mon fils: « Nous nous sommes parlé et la meilleure place pour toi est chez ton père.Ton père est un bon parent, il est normal que tu aies des punitions et tu dois t’y conformer.Il est important que tu travailles à l’école.« Ensuite sa mère renchérit et m’appuie en me reconnaissant pour le père que je suis et le rôle d’autorité que j’assume.J’écris ce texte en remerciement aux personnes dévouées qui exercent dans ce système sévèrement critiqué et avec mon soutien aux parents qui comme moi, tentent de mettre des limites et de faire de leurs enfants des adultes responsables.Roberto Mayer, Saint-Jérôme Reflet de Société 7 Le SIDA tue encore Le sida est disparu depuis l’arrivée de la trithérapie, croient les Québécois.Conséquence: exit le condom et bonjour les comportements sexuels à risque.Reflet de Société a rencontré le docteur Réjean Thomas, président de la Clinique médicale l’Actuel, qui soigne les patients atteints du VIH et de MTS depuis 1984.ANNIE MATHIEU Le sida n’est pas un sujet vendeur.Sauf le 1er décembre, journée mondiale contre le sida.Les images d’enfants du tiers-monde atteints de la maladie confirmeront un préjugé vieux comme le virus: le sida, c’est la maladie «des autres».«Les gens ont l’impression que c’est une maladie africaine parce que la plupart des reportages sont faits dans les pays du tiers-monde, affirme d’entrée de jeu le docteur Thomas.À cause de l’accès à la trithérapie, on pense le problème réglé.C’est faux.On est dans une période de négation collective face au sida.» Une attitude qui se traduit par le peu d’intérêt des médias et qui rend la prévention, déjà difficile, presque impossible.«Aucun message ne peut prévenir la maladie, croit le docteur.L’important, c’est d’être régulier, provocateur, drôle et surtout, répéter les messages.C’est ce qu’on fait avec le tabagisme par exemple et qu’on ne fait pas avec le sida», déplore-t-il.Ce qu’il reproche à la journée mondiale de lutte contre le sida?On en parle trop et qu’à un seul moment de l’année.Un avis partagé par ses patients qui détestent le 1er décembre.«Je dis souvent aux élèves "si votre prof est atteint du cancer, il va recevoir des mots, des fleurs, il va être entouré".Un sidéen, lui, sera seul dans sa chambre et personne ne le saura.» Des campagnes insignifiantes S’il considère que les médias n’ont pas toujours abordé le sida de manière intelligente, Réjean Thomas croit tout de même qu’ils ont joué un rôle plus important que les campagnes de prévention: «Les médias ont sauvé plus de vies que les campagnes gouvernementales de santé publique ou de prévention.Ce que je vois, c’est nul.Il n’y en a pas assez.Je les trouve insignifiantes.» Le sida n’est pas un enjeu social important au Québec, estime le docteur.«Ç’a l’a été mais ce ne l’est plus depuis que la maladie n’est plus mortelle et qu’il y a des traitements.On vit, explique-t-il, une épidémie hallucinante de maladies transmises sexuellement qui touche tous les groupes d’âges, les hommes autant que les femmes.Un jeune de 18 ans à qui tu annonces sa séropositivité, ça ne reste pas drôle.Il va prendre des médicaments toute sa vie.Que va-t-il va faire?Sa carrière?Va-t-il pouvoir voyager?L’inquiétude face à sa maladie, la mort, aux relations sexuelles, tomber amoureux; sa vie ne sera plus jamais comme avant.Ce n’est pas juste de mourir qui est grave!» insiste-t-il.«Un sidéen en 2007 est plus fautif qu’un sidéen des années 80 qui pouvait plaider l’ignorance.On lui pardonnait.Aujourd’hui, Le docteur Réjean Thomas, président de la clinique médicale l’Actuel on se dit que les victimes auraient dû être plus vigilantes.Je me demande s’il n’y a pas plus de préjugés qu’avant», questionne Réjean Thomas, convaincu que les malades se sentent plus coupables en 2007.Des préjugés tenaces «Ils souffrent aussi d’une grande détresse.On leur dit d’en parler à un ami très proche parce que tout seul, c’est difficile, explique-t-il.J’ai tellement peur qu’ils en parlent trop! Je sais qu’ils souffriront des préjugés ! J’ai des patients qui ont perdu des jobs!» Le sida chiffré Dans le monde - 39,5 millions de personnes vivent présentement avec le VIH/sida dans le monde; -17,7 millions sont des femmes; - 2,3 millions sont des enfants de moins de 15 ans; - Il y avait 4,3 millions de nouveaux sidéens en 2006; - 2,9 millions de personnes sont mortes du sida en 2006.L’ONU tire cette observation de statistiques récentes: «Les taux d’infection ont diminué dans certains pays en 2005, mais la tendance globale reflète toujours une augmentation de la transmission.» Source: Rapport ONUSIDA/OMS, 21 novembre 2006.Au Québec - En 2005, 3158 Québécois sidéens étaient répertoriés; - Un peu plus de la moitié d’entre eux étaient des hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes (HARSAH); - 20% était des usagers de drogues injectées (UDI); - 77% était des hommes; - En 2005, le Québec a recelé autant de nouveaux sidéens qu’en 2002.Par contre, le nombre de HARSAH infectés a augmenté, contrairement au nombre d’UDI infectés qui a diminué; - 67% des cas diagnostiqués étaient à Montréal, 9% à Québec et 7% en Montérégie.- En 2005, le taux de mortalité associé au sida était 5 fois inférieur à celui de 1995.Les traitements plus efficaces aujourd’hui permettent de prolonger la vie des sidéens.Source: Portrait des infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS) au Québec - Année 2005 (et projections 2006), ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS).8 Reflet de Société Visitez le www.refletdesociete.com Photo: Annie Mathieu Illustration: sBùONe La discrimination à l’égard des ces populations marginalisées est toujours très présente, croit M.Thomas.«Par exemple, il y a eu cet été une épidémie de rougeole chez les enfants.Il y a eu, quoi, 4-5 cas ?Donc pour 5 cas de rougeole on sort tout l’arsenal de santé publique au Québec et pendant ce temps-là, il y a 500 cas de syphilis chez les homosexuels.Qu’est ce qu’on a fait ?On a mis des mini posters dans les saunas.Comme si les jeunes de la rue, les toxicos, les homos, c’était vraiment des parias!» Au diable la prévention Les adolescents sont une nouvelle génération «très à risque», explique Réjean Thomas.«Parce que la trithérapie est arrivée, on a arrêté, dans les écoles, les cours de formation personnelle et sociale où l’on parlait du sida et des MTS.» Résultat ?Une augmentation de syphilis, de gonorrhée et de VIH au Québec.Le grand coupable: le condom, de plus en plus oublié par les partenaires sexuels.«Dans les années 1990, explique Réjean Thomas, quand un patient disait "j’ai pas mis de condom", c’était un aveu grave.Plus aujourd’hui.» Les films pornos, source appréciée des jeunes pour parfaire leur éducation sexuelle, sont en partie responsable de la baisse de popularité de l’enveloppe de caoutchouc.Peu à peu, la protection disparaît des films XXX.«Je ne suis pas sociologue ni anthropologue mais il se passe quelque chose !» s’inquiète le docteur.Il faut ramener le condom comme une norme, prescrit-il.Il suffit de faire des campagnes et marteler que le sida est une maladie qui se prévient.«Des pays pauvres ont réussi, pourquoi pas nous?» Le Québec a démissionné, déplore le docteur Thomas.L’étape du dépistage est aussi bâclée, voire ignorée: «Il y a au moins 25% des gens qui sont séropositifs et qui ne le savent pas.C’est énorme !» s’insurge-t-il.Les urgences reçoivent encore des cas de sidéens non diagnostiqués en phase terminale.«Il n’y a pas de raison, en 2007, de mourir du sida !» répète le docteur qui considère inadmissible pour des personnes de 30 ans et plus de ne jamais s’être soumis à un test de dépistage.Encore faut-il que des médecins puissent y veiller.«La relève médicale est loin d’être garantie dans le domaine du sida et des MTS, selon Réjean Thomas.Il n’y a pas beaucoup de jeunes médecins qui s’y intéressent.Le milieu médical a les mêmes préjugés envers le sida et les MTS que la société en général.C’est le défi dans 10 ans, explique-t-il, puisque les sidéens d’aujourd’hui ne meurent plus de la maladie.» Une augmentation de malades inversement proportionnel au nombre de médecins disposés à les traiter.Un enjeu qui devrait inquiéter les autorités médicales, selon le président de la Clinique Actuel.Sent-il le besoin de se réinventer pour intéresser la population et ses confrères à la maladie?«Je ne suis pas un artiste qui a un produit à vendre! Je suis là avant tout pour soigner les malades!» Il affirme ne parler du sida que lorsque qu’on l’interroge à ce sujet.Et parce qu’il sent un devoir moral de le faire, consent-il.Devoir qu’il prend au sérieux.Le docteur Thomas a établi son diagnostic: le Québec souffre d’indifférence face au sida.Heureusement, la maladie n’est pas incurable.FUCK le sida tue ! Pouvez-vous nous raconter l’histoire de la publicité «Fuck le sida tue» qui a été boudée par les médias ?Des jeunes m’ont entendu à la radio et ont trouvé effrayant d’apprendre qu’il est difficile de parler du sida.Ils ont proposé à la Clinique ce concept de publicité et nous avons eu envie de l’utiliser.Je connaissais ceux à qui appartenait le grand espace publicitaire du boulevard Saint-Laurent [coin Sherbrooke].Ils nous ont donné gratuitement le mur pour deux mois pour que l’on puisse mettre la publicité.La Ville de Montréal a refusé.Pourquoi la Ville a-t-elle refusé ?Elle a dit que c’était à cause du français.[Rires] «Fuck», ce n’est pas un mot français.C’était une raison, un prétexte.Nous avons essayé de le traduire mais ça ne s’apprêtait pas.L’objectif visé, c’était d’interpeller les jeunes qui passent sur Saint-Laurent.Est-ce que vous vous êtes battus ?Oui, mais il n’y avait rien à faire.On a pris des publicités dans les magazines et une page complète dans le Devoir.Ç’a a fait parler autant.C’était l’objectif.Est-ce que vous le referiez autrement?Autrement?Non.C’est sûr qu’on avait une publicité provocatrice.En même temps, ce n’était pas nous qui l’avions inventée.À mon âge, j’essaie toujours d’être proche du terrain mais je vieillis aussi [rires].Puisque ça venait des jeunes, que ça parlait aux jeunes, on l’avait pris tel quel et on avait trouvé ça intéressant.Clinique lActuel: (514)524-1001 Reflet de Société 9 CO N D O M5 Visitez le www.refletdesociete.com Jl.SeTSire amputer une jambe: le prélude d’une vie ennuyante de dépendance?Pour Guillaume Thériault, de Québec, c’est plutôt l’inverse.Escalade, Kbckey sur glace, snowboard.JSfin n’est à l’épreuve de ce jeune hoipme qui^est fait faucher le pied droi lorsqu’il était encore enfant.Reflet de Société l’a rencontré.KfU tÉÊSmim vjL» ; .‘m 1 II l\ Il VIIIIX ( IIM.KIN m v Côté québécois, il voue une grande admiration à Jacques Poulin et à ses romans Volkswagen blues et Le vieux chagrin.«Un gars qui écrit des histoires d’une simplicité déconcertante.Il a un regard, une tendresse.Le vieux chagrin, c’est le nom du chat! Un roman très lent et contemplatif qui se passe sur le bord du fleuve.Le bonhomme ne bouge pas de sa petite maison, alors que dans Volkswagen blues, il y a un côté aventure hommage à Jack Kerouac.Jacques Poulin, c’est celui dont je me sens le plus proche, mais il y a aussi Louis Hamelin et Christian Mistral.Vautour, de Mistral, c’est une véritable leçon d’écriture.J’en suis jaloux!» Le genre de roman que Guillaume aurait voulu écrire lui-même.«C’est important d’être connecté avec ce qui s’écrit, se chante ou se filme ici.» Une constante chez Vigneault: un roman n’a pas besoin d’être un pavé pour s’avérer une oeuvre complète.«Il y a des auteurs dont l’essence est ramassée en un seul livre.Tous leurs thèmes, toute leur esthétique y sont concentrés.» Les carnets du sous-sol, de Fédor Dostoïevski, est l’un de ceux-là.«On touche à l’essence de Dostoïevski.C’est l’histoire très rock and roll d’un gars mal dans sa peau, masochiste.L’apogée de tous les pires sentiments Guillaume Vigneault est l’auteur des romans Carnets de naufrage (2000) et Chercher le vent (2001), parus chez Boréal.humains, mais en même temps une leçon d’écriture magistrale.C’est “garroché” ce texte-là, mais il a une telle force brute!» Sans avoir fait une croix sur la littérature -il a un roman en chantier-, Guillaume Vigneault a foncé tête baissée dans une foule de projets depuis la sortie de son dernier opus en 2001.«J’ai tâté un peu le journalisme, mais je me suis rendu compte que ce que tu écris doit être vrai! Un gros obstacle à la créativité.Par ailleurs, on apprend souvent plus dans les romans.Est-ce que la leçon est plus forte parce que c’est arrivé dans la vraie vie?Pour moi, c’est le contraire.Le roman est le laboratoire ultime d’expérience humaine.» Christian Mistral Vatilntlr L’auteur se consacre actuellement à la scénarisation du film Tout est parfait, un long métrage qui abordera le thème du suicide chez les adolescents.«On s’est tellement fait accroire que ce que nous sommes, c’est ce que nous possédons.Le matériel quoi.On propose un style de vie qui n’a pas de bases solides, sans repères symboliques.» Guillaume Vigneault croit que nous sommes tous victimes d’une profonde perte de sens, d’une acculturation globale.En espérant que les mots puissent remédier un jour aux maux de notre société.34 Reflet de Société Visitez le www.refletdesociete.com - aîï'-' '.: e 'Tî , ‘a .fC,* ïî*ÿi /• .Moins on juge, mieux on aide les personnes Qui s’injectent des drogues à ne pas attraper ou transmettre le VIH.1er décembre Journée mondiale sida 2007 Québec -Ht
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