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Titre :
Le journal de la rue
Le Journal de la rue regroupe des textes d'information et des témoignages touchant des sujets souvent occultés par la société tels la toxicomanie, la prostitution, la violence et la criminalité, tout en proposant des ressources utiles.
Éditeur :
  • Montréal, Qç :[Le journal de la rue],1993-2003
Contenu spécifique :
Février
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
Notice détaillée :
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Références

Le journal de la rue, 1993, Collections de BAnQ.

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P0( J-VS7 Journal de sensibilisation Vol.1 no.1 février 1993 m - IS P.A.C.T.DE RUE EN MARGE DES 12 -17 UN JUNKIE PARMI LES JUNKIES SUPPORT AUX PARENTS CONFRONTES AUX PHENOMENES DE GANGS S°/> NOUS REMERCIONS Merci du fond du coeur aux personnes qui ont fait des dons au journal : Monsieur & Madame Laverdure, Claude St-Hilaire, Gilles Morel, Roger Messier, André Dubé, Pierre Larose, Yves Manseau, Jacques Zappa Un grand merci à tous nos commanditaires sans qui la parution du journal s'avère impossible.Merci de votre précieuse collaboration.André Boisclair, député, Martin Boucher Robert M.Dubuc Patrice Massé Mitchel Saint-Cyr Sergent Danielle Hunter Monique De La Rochelle Claire Séguin Rédactrice Dessins: Marie-Claire Beaucage Manon Boies Marian Stefanski Textes: Graphiste : Marie-Claire Beaucage Marie-Claude Garand Patrice Massé Montage : Richard Lacroix Robert Dubuc André Durand Correction : Annie Fontaine Mitchel Saint-Cyr Photos : Guylaine Bombardier La reproduction totale ou partielle des articles est autorisée à la condition d'en mentionner la source.2 Le journal de la rue RAPPEL LE JOURNAL DE LA RUE s'est donné pour mission d'informer les lecteurs, sur le travail effectué par les travailleurs de rue.Ils vous feront connaître les objectifs qu'ils poursuivent et vous décriront, à l'occasion, leurs projets.De plus, ces derniers nous feront le récit de cas vécus dans la rue avec des jeunes.A chaque mois, LE JOURNAL DE LA RUE, offrira à ses lecteurs, une chronique qui traitera des effets nocifs de différentes drogues.LE JOURNAL DE LA RUE s'autofinance surtout par la vente d'annonces publicitaires et par des dons.Dans sa simplicité, LE JOURNAL DE LA RUE, vous rejoindra, vous surprendra et vous atteindra par la voie du coeur.En recevant LE JOURNAL DE LA RUE, distribué gratuitement, vous pourrez peut-être agir en tant qu'agent de changement pour le mieux être de notre société.Si vous avez en main un exemplaire de ce journal, c'est que vous avez été désigné comme étant un agent de changement potentiel.Qu'est-ce qu'un agent de changement?C'est un terme qui désigne quelqu'un qui a le pouvoir de faire changer une situation grâce à une ou plusieurs actions selon le pouvoir de chacun dans son domaine respectif: par des contacts, par une contribution financière, matérielle ou littéraire.Bref c'est une invitation à votre créativité.Marie Claire Beaucage Rédactrice Le numéro de lancement du JOURNAL DE LA RUE a été imprimé à 5000 exemplaires.Ce numéro-ci, Vol.1 no.l, le deuxième en réalité, est également imprimé à 5000 exemplaires.Prochaines Parutions du journal de la rue : Avril Juin Août Octobre Décembre 1993 iyimm/mu mma tms UN JUNKIE PARMI LES JUNKIES J'ai rencontré Paul, une nuit, lors de mon travail comme intervenant en toxicomanie dans ce qu’on pourrait appeler un "drop in".Il était couché sur le plancher, tremblant et marmonnant des propos incohérents.il était en manque.Pourtant il dort.(Paul est un adepte de l'héroine, le "smack”; une des drogues les plus "addictives" et les plus dévastrices au niveau physique).Ses nuits sont-elles toujours aussi agitées?Non, parfois elles le sont davantage.Paul est réveillé par les douleurs que le "manque" provoque; la nuit, le local n'est pas chauffé mais Paul transpire quand même abondamment.La souffrance est telle, qu'il devra aller se payer un autre "hit".Quoi faire pour briser ce cercle?Les ressources traitant les héroïnomanes, tels les traitements à la méthadone ou les sevrages en milieu hospitaliers, sont rares et ont une liste d'attente variant entre six et dix-huit mois.Les autres ont non seulement les mêmes problèmes de rareté et d'attente, mais ferment les unes après les autres.Oui, la vie est compliquée pour un "junkie", les choses que nous prenons pour acquises sont, pour eux, un luxe qu'ils ne peuvent plus se permettre.Le logement: Qui voudrait louer à un "junkie"?La nourriture: le junkie ne mange plus quand il fait du "smack", il n'a pas faim.L'existence se résume à dormir, se "shooter", à être en "manque" et dormir de nouveau; sans compter les moyens qu'il adopte pour trouver la drogue: Prostitution, vols ou autre (mais ça, c'est le point commun des toxicomanes).Donc, pour Paul, la bataille est presque perdue d'avance; il me raconte qu'il vient d'être refusé pour un sevrage en milieu hospitalier, et qu'il sera éligible pour un traitement à la méthadone* dans un an environ, s'il survit jusque là .(Le traitement à la méthadone consiste à remplacer graduellement l'héroïne par la méthadone, qui est une drogue moins "addictive" et moins dévastatrice.Quand l'usager est prêt, on diminue les doses de jour en jour.Le sevrage est donc moins pénible) Patrice Massé.* La méthadone est dsponible à bas prix sur le marché noir 4 Le journal de la rue TO *3 f * : Le journal de la rue REVDEC un rêve pour décrocheur.REVDEC c'est de l'école le matin, et des ateliers l'après-midi.REVDEC c'est donc des jeunes qui sont à l'école et qui viennent "récupérer" momentanément; c'est aussi des jeunes qui ont abondonné l'école totalement et qui viennent se revaloriser dans des ateliers.REVDEC c'est du travail et du plaisir; c'est aussi du cheminement et du suivi.REVDEC c'est une maison du quartier Hochelaga-Maisonneuve; c'est aussi un foyer où plusieurs y retrouvent une famille; c'est encore une présence active directement dans la rue, ou avec les jeunes mères.REVDEC c'est donc du support, de l'accompagnement et de la prévention.On pourrait résumer ainsi les objectifs de REVDEC: "offrir une ressource alternative à des jeunes en difficulté scolaire pour leur permettre un cheminement positif et valorisant vers l'intégration du circuit normal." En d'autres mots, on pourrait dire que le but de REVDEC c'est de faire en sorte que le jeune fasse de son temps de décrochage ou de récupération une expérience positive, qu'il ne vive pas ce temps de recul comme un échec.Il est bien clair que REVDEC ne vise pas d'abord à retourner le jeune à l'école.mais s'il y retourne, ce sera son choix et nous l'encouragerons.REVDEC ne vise pas non plus à intégrer le jeune sur le marché du travail.mais s'il trouve un emploi à son goût, ce sera son choix et nous serons contents.REVDEC veut tout simplement aider le jeune à vivre sa période de décantation d'une façon constructive et à faire en sorte que cette expérience lui soit profitable.Les jeunes que REVDEC rejoint sont généralement âgées de 13-15 ans et sont en secondaire 1 ou 2.Ils sont référés le plus souvent par les écoles et par le service social.Ils ne sont pas délinquants, mais laissés à eux-mêmes, ils pourraient facilement le devenir.Personne ne s'est occupé d'eux jusqu'ici parce que la société ne sait pas quoi faire avec eux.Ils doivent aller à l'école et n'y vont pas: quoi faire d'autre avec eux et elles?Ils ont 12-13-14-15 ans.Beaucoup de jeunes décrocheurs de cet âge-là sont tout simplement oisifs.Ils demeurent à la maison, se tiennent dans le métro, dépensent leurs temps libres aux "arcades", etc.Nous rassemblons une proportion de ces jeunes qui veulent bien occuper leur temps d'une façon plus constructive, plus utile et certes plus valorisante.Quant aux élèves qui viennent suivre leurs cours à REVDEC le matin, ils resteraient chez eux à perdre leur temps et à se désintéresser de l'école si REVDEC n'avait pas créé un service original pour eux.REVDEC opère au 4329 La Fontaine, Montréal, HIV 1N9 Le journal de la rue Le journal de la rue t L'organisation des jeunes.On parle beaucoup des jeunes drogués, prostitués, voleurs et voyous du quartier Hochelaga-Maisonneuve.Trop souvent, nous oublions que certains jeunes du quartier se réunissent ensemble pour s’organiser des loisirs et des activités.Effectivement, les jeunes du quartier que nous côtoyons peuvent être des voyous, mais ils sont aussi capables de se prendre en main et de faire quelque chose de plaisant de leurs journées.Ils ont réussi à louer un gymnase pour jouer au hockey cosom.Ils ont organisé des nuits vidéo et Nintendo, des soupers communautaires et des tournois de ping-pong.Plusieurs jeunes organisent un colloque, pour les jeunes du quartier, qui aura lieu au mois de Mai 1993.Nous parlons trop souvent des jeunes négativement.C'est pourquoi les travailleurs de rue de REVDEC ont décidé de parler de leurs points forts et de valoriser leurs efforts.Les jeunes sont capables de grandes choses et ils l'ont prouvé en organisant eux-mêmes leurs loisirs.Richard Lacroix, un travailleur de rue de REVDEC.C'est avec plaisir que je me joins à nouveau au Journal de la rue pour souligner le travail de tous ceux et celles qui ont décidé de ne plus laisser les jeunes à eux-mêmes.Notre société n'a plus les moyens de gaspiller à répétition les générations.Je loue donc le travail d'information et de prévention qu'effectue toute l'équipe du Journal de la rue.Pour briser l'isolement, la détresse et le désespoir de bien des jeunes, il faut d'abord en avoir la volonté et deuxièmement, il faut être bien informé.Bonne lecture ! ANDRE BOISCLAIR Député de Gouin Assemblée nationale Q La Métropolitaine JACQUES ZAPPA, b a , com 1333 BOUL.CHOMEDEY, BUREAU 902 CHOMEDEY, LAVAL ,QUE.H7V 3Y1 TEL.CELL : (514) 952-9889 LAVAL MICRO 433, boul.Saint-Martin Laval (Québec) H7M 1Y8 Tél.: (514) 669-3511 Fax: 385-3360 Jean-Pierre Lemire Président «systèmes informatiques COMPOSEZ LE 1*800*265*2626 dans la région de Montréal (514) 527-2626 632*8433 NORMAND DCIMAIS MOTIVATEUR - CONFÉRENCIER Claire Pinsonneault Dir.Marketing OMNIVER 5524.Saint-Patrick bureau 330.Escalier C Montréal (Québec) H4E 1A8 (514)761-0597 FAX.761-0598 Fabricant de verre OMNI OMNI glas* manufacturer V/ C/ Q/ ^ journal de la rue 9 UN PACTE DE RUE AVEC LES JEUNES.Nous sommes les travailleurs et travailleuses du Projet Ado Communautaire en travail de rue du quartier la Petite Patrie à Montréal.P.A.C.T.DE RUE est un organisme sans but lucratif oeuvrant depuis décembre 1990 auprès des jeunes de 12 à 25 ans qui se retrouvent, pour une raison ou une autre, pour un temps ou pour longtemps, dans la rue.Les travailleurs et les travailleuses de rue sont mandatés pour rencontrer ces jeunes là où ils sont et intervenir selon une approche écologique qui respecte la culture de la rue et la globalité des jeunes.P.A.C.T.DE RUE vise à rendre disponibles aux jeunes des adultes engagés qui leur donnent espoir en leur permettant de connaître les ressources et les alternatives à la rue.Celui ou celle que l'on rencontre dans la rue, c'est souvent un jeune qui n'est pas sûr de son avenir, qui est en rupture ou en voie de rupture avec son environnement scolaire et/ou familial.Un jeune qui a peu de contacts significatifs avec des adultes de confiance, quelqu’un qui est seul, qui manque d'argent, qui a faim, qui ne sait pas où aller dormir.C'est aussi un jeune qui se drogue, qui se prostitue, qui est impliqué dans un gang, qui est inscrit dans le système judiciaire.Une jeune femme ou un jeune homme qui vit aussi, à travers ses difficultés, des moments de bonheur.Mais, P.A.C.T.DE RUE, comme les jeunes qu'il côtoie, vit des insécurités qui rendent plus difficiles son épanouissement: c'est pas facile, ni pour le jeune ni pour l'intervenant, de sentir le "dead line" de la fin d'une subvention qui annonce une nouvelle rupture.Pour mettre fin à ce cycle de deuils et enfin développer une relation à long terme basée sur l'expérience du partage et de la confiance, il faut du temps et des ressources.C'est pour cela que les travailleurs de rue cherchent et trouvent parfois (pas toujours) du support, une oreille et.de l'argent! Annie Fontaine, P.A.C.T.DE RUE 278-9181 P.S.: Nous avons un numéro de charité et acceptons les dons.10 Le journal de la rue Æ $Mé v'SIsS j 3/ Le journal de la rue Une société d'adultes qui a peur des adolescents.Si j'essaie de regarder un peu notre société du Québec d'aujourd'hui, je constate ceci: nous avons une société dirigée de main ferme par des adultes et la plupart des adultes ont peur des adolescents, adolescents qui sont leurs enfants.Une société dirigée par les adultes.Je regarde le dernier rapport paru dans LA PRESSE durant cette semaine du 4 janvier 1993.On présente la vocation de professeurs dans les CEGEP comme quelque chose de dangereux.On réagit aux violences de nos adolescents par des lois d'auto-défense: punitions, retenues, etc.Et pourtant, nous sommes ces adultes qui sont à l'origine de la violence: cette violence est engendrée par la peur.Notre système politique est dirigé par des adultes qui ont peur des questions que posent les jeunes et les jeunes-adultes aux politiciens.Quand leurs questions ne leur reviennent pas, ils les mettent à la porte du parti politique (exemple de Mario Dumont).Nos patrons et nos chefs de syndicat ont peur aussi des jeunes qui posent des questions.Echec de très nombreuses familles dans lesquelles les adultes ont souvent fui leurs responsabilités: ils ont baissé les bras et ont tout laissé tomber.Surtout, ils se sont dépouillés eux-mêmes de toute valeur humaine profonde.Les responsables d'église ont peur : les adolescents et adolescentes sont en dehors de nos communautés chrétiennes.Après la première communion, les jeunes fuient leurs églises comme leurs parents.D'ailleurs, le langage des pasteurs n'est plus entendu par ces jeunes.Au fin fond des choses, au Québec et peut-être surtout à Montréal, la société menée par des adultes est une société qui fait un constat d'échec sur de nombreux points: échec face à une nouvelle société, échec face à l'économie, échec face aux valeurs humaines, etc.La seule solution des adultes au pouvoir : mentir pour sauver leur peau et gagner les prochaines élections.Nous avons donc une guerre qui dure : guerre sur le plan scolaire, guerre sur le plan racial, guerre entre les adultes au pouvoir et les adolescents : les gangs.Heureusement dans tout cela, des adultes hommes et femmes sont restés debout: non pas pour se battre, mais pour accueillir cette vie nouvelle qui monte chez nos adolescents et adolescentes.De nombreux adolescents vivent aussi une vie normale, heureuse et remplie d’espérance.12 Le journal de la rue Si beaucoup de jeunes décrochent du plan scolaire, c'est un peu parce qu'ils ont décroché de la vie.Et ils sont les cobayes d'une société adulte d'auto-destruction et de sur-consommation.Nous sommes des masochistes au dernier degré.Nous nous auto-détruisons de toutes sortes de façons : drogue, sexe effréné, menterie, etc.Nos mass-média ne retiennent que les événements de peur et de violence : c'est là qu'ils font leur argent.Quelques exemples : Nous nous souvenons surtout des adolescents qui ont agressé des adultes, on oublie les adultes qui provoquent et agressent les jeunes.Nous oublions les jeunes qui aident les personnes âgées, les malades, etc.Nous avons peur des drogues et pourtant c'est le monde adulte qui en tient les clés.D'ailleurs ce ne sera pas les lois qui régleront le problème : ce sera d'abord la libération des coeurs humains.C'est le monde des adultes qui a laissé à nos enfants et à nos jeunes un monde brisé au niveau des émotions.En conséquence les adolescents manifestent leur NON à leur société par la violence contre les institutions et contre les adultes eux-mêmes.Sommes-nous prêts à reconnaître que nous sommes en grande partie responsables de cette violence ?Des solutions A tout problème il y a des solutions.Une première solution : Avons-nous assez d'humilité et de simplicité pour nous poser les vraies questions ?Avons-nous le goût de vivre à partir de valeurs ou à partir de nos instincts et de nos humeurs ?Quand nous aurons accepté de changer notre vie et de vivre dans la vérité, nous pourrons alors poser les vraies questions à nos adolescents.Et peut-être, viendront-ils eux-mêmes nous poser les bonnes questions.Des lois gouvernementales, des livres blancs ou jaunes, des grandes enquêtes : DE LA FOUTAISE ! Des hommes et des femmes qui s'entraident dans leur propre milieu de vie et qui décident de ne pas donner prise à la violence : c'est là une solution efficace.L'entraide que les gens se sont donnée à l'occasion des fêtes à Montréal est un exemple de générosité.Le journal de la rue 13 Un adolescent seul devient très fragile face à l'adulte en autorité.Ce même adolescent face à un adulte qui l'accueille sans préjugés et qui peut lui donner un peu de chaleur humaine : voilà la différence.La chaleur humaine, c'est l'amour.Et nous sommes tous des sans-abris face à l'amour.L’amour est le seul toit qui nous protège et qui nous fait grandir, loin des intempéries de la vie : peur, angoisse, violence etc.Quand je me retrouve avec un de ces adolescents brisés par la vie et que je les regarde avec tendresse, la colère et la violence cèdent leur place."Ne pousse jamais sur quelqu'un pour le faire avancer.Passe devant lui et invite-le à te suivre.Mais toi-même, ne cesse jamais d'avancer." André Durand Là S^NTE VML LES PIETES sew Tmm.rwamn*m ¦Xtâ1 Causerie Sauté 30 minutes spéciat/bureaux d'affaires 1 heure sur demande et seCon les besoins *ÎVET1PLÆEfl Oa pharmacie CHIMIQUE par les HONTES *S '^UTDGUERIR par Ces PLATES CECILE U3E1TJE Td.: 926-8341 conseillère en phytothérapie Si £*•« »>7?s«/ /jrtttJMrH: Support aux parents confrontés aux phénomènes des gangs Le lieutenant détective André Lapointe, de la section anti-gang, nous a entretenu de ce projet, initiative de son service en collaboration avec le directeur de la Protection de la Jeunesse, Monsieur Claude Bilodeau.Ce projet concerne les jeunes mis en état d'arrestation pour un délit et identifiés comme appartenant à un gang.Les parents sont convoqués afin d'être informés sur les différentes composantes de l'idéologie des gangs de jeunes.Derrière le vêtement original à chaque gang, il y a leurs lois et un chef à qui nos enfants obéissent.Pourquoi ?Il faut savoir.Pour les parents qui ont besoin de support et de suivi, une série de dix séances de rencontres, les impliquant avec leurs jeunes, des intervenants et des policiers pour discuter, échanger dans le but d'établir une bonne communication entre chacune des parties impliquées.Ce projet pilote est offert depuis janvier 1993 aux postes de police 33 et 45.répond à des besoins spécifiques et très présents pour les parents.Il Voilà une excellente initiative privilégiant le dialogue et l'information.LE JOURNAL DE LA RUE prévoit informer ses lecteurs des résultats de ces rencontres durant l'année.Marie-Claire Beaucage Le journal de la rue 15 xuj mmunmaoLam SERVICE D’HEBERGEMENT SAINT-DENIS Je m'appelle Pierre ou Annie, j'ai entre 15 et 20 ans et d'apparence, je ressemble à tous les jeunes de mon âge.C'est en rentrant chez moi que la différence s'exprime.Je n'habite plus chez moi avec mes parents mais dans une maison d'hébergement jeunesse avec d'autres jeunes.Une panoplie de motifs peuvent expliquer ce départ de la maison parents/jeune, de la violence conjugale et/ou problèmes de santé mentale ou physique chez les parents etc.Nous, les jeunes qui cohabitons au Service d'hébergement St-Denis, avons aussi notre lot de difficultés qui oscillent entre des confilts avec nos parents, des comportements violents, une consommation abusive de drogue ou d'alcool, une non-acceptation de l'autorité parentale ou de d'autres adultes, des idées suicidaires, ou encore victimes d'incestes, décrochés de l'école ou du marché du travail etc.Le Service d'hébergement St-Denis est une maison, qui elle aussi d'apparence, ressemble à toutes les maisons du quartier.Elle n'est pas identifiée extérieurement comme étant un lieu spécifique pour des jeunes en difficulté.Quand on est un jeune mineur, c'est à dire âgé de 15-16 ou 17 ans, nous avons un travailleur social du Centre des Services Sociaux du Montréal Métropolitain qui nous réfère au Service.A 18-19 ou 20 ans on fait la demande soi-même pour obtenir un séjour à cette maison.Tous ceux qui viennent , (possibilité de 9 jeunes et d'une durée de 31 à 45 jours), passent par une entrevue d'accueil avec un intervenant de la maison.Cette entrevue permet au jeune de dire ce qu'il est, ce qu'il a vécu, où il est rendu dans sa vie sur les plans personnel, émotif, familial, scolaire, économique etc., ce qu'il souhaite changer dans sa vie et surtout ce qu'il est prêt à faire comme démarches pour retrouver une vie équilibrée.L'entrevue permet aussi d'évaluer si le fonctionnement de la maison et ses règles conviennent au jeune.En dernier lieu, des ententes sont prises entre le jeune et l'intervenant.Ces ententes constituent une sorte de contrat où le jeune s'engage à faire des démarches concrètes pour améliorer sa situation, alors que l'engagement du Service en est un de support à ces démarches, de motivateur à se prendre en main, de reflet de ses agirs aidants ou non, d'encouragement, et surtout de les reconnaître comme des individus à part entière avec leurs forces et faiblesses.A tout moment le jeune peut mettre fin ce contrat puisqu'il y est sur une base volontaire.Bien sûr, l'équipe d'intervenants du Service peut aussi mettre fin au contrat quand elle constate chez un jeune un manque évident de volonté à se prendre en main et à agir sur sa vie. La vie quotidienne au Service St-Denis amène nécessairement une expérience de vie de groupe qui devient parfois très confrontante.Les filles et garçons qui forment les groupes proviennent de Montréal ou ses banlieues et sont d'origine Québécoise ou non, sont étudiants, travailleurs ou sans emploi, la seule limite que le Service impose touche la langue d'usage: tous doivent pouvoir s'exprimer en français.Chacun partage sa chambre, la cuisine se prépare en commun, le ménage se fait par tous.Un seul téléphone est mis à la disposition du groupe ainsi qu’une seule radio cassette.L'apprentissage de la négociation et du respect de la différence se présente donc comme la solution.Le succès d’un séjour au Service d’hébergement St-Denis ne s'établit pas selon des critères didactiques de cheminement.L'évaluation relève du subjectif puisqu'elle tient compte de l'individu dans sa globalité.Quand des jeunes aussi isolés dans leur misère arrivent à créer un lien significatif avec des adultes et à développer un sentiment d'appartenance à notre maison, qu'ils sentent qu'ils pourront toujours nous rappeler et revenir nous visiter après leur départ, nous sommes heureux d'être là pour eux, et de continuer à leur donner lieux d'hébergement combinés à une structure d’aide répondant à leurs besoins.Pour information : François Girouard (514) 374-6673 Il existe plusieurs maisons d'hébergement jeunesse au Québec et à Montréal dont plusieurs travaillent spécifiquement avec une clientèle majeure âgée entre 18 et 30 ans.LE REGROUPEMENT DES MAISONS D'HEBERGEMENT JEUNESSE DU QUEBEC (514)523-8559 rw» iJM^rmssœtmsL EN MARGE 12.17 J’ai entre 12 et 17 ans et je me retrouve à la rue pour diverses raisons; j'ai été mis à la porte, j'ai fugué de la maison ou de mon centre d'accueil.Je me rends dans une petite maison chaleureuse pas très loin du centre-ville.Je sais qu'on sera en mesure de m'y accueillir, d'entendre ce que j'ai à dire et d'expliquer ce qui se passe selon moi.Quatre intervenants(es) à raison de deux par nuit se soucient de ma situation.Je leur explique ce qui en est et je suis assuré d'être écouté et de pouvoir passer la nuit au chaud en toute sécurité.Une fois dans la maison, je me dois d'être respectueux (se) envers les usagers et l’équipe tout comme on l'est envers moi.C'est une des règles de la maison.Les autres sont faciles; pas de drogue, pas de violence ni d'armes.Je peux y manger, peu importe l'heure de mon arrivée, prendre un douche et faire laver mes vêtements.Entre tout ça, je peux partager, jaser, jouer aux cartes, lire et relaxer.La maison d'hébergement temporaire a pour mission de m’héberger et de m'aider à trouver une solution à mon problème.Elle est ouverte tous les jours de 22h00 à 8h00.Le matin, une intervenante se charge de prendre la relève de l'équipe de nuit.Avec elle, je peux voir les divers moyens mis à ma disposition pour régler ma situation; ressources d'hébergement, de désintoxication, de projet travail ou tout simplement réorganiser mon retour à la maison.Ce qui est merveilleux c'est que tout cela est en fonction de mes attentes à moi.Tout est en place pour m'éviter les pièges de la rue et de plus m'assurer un soutien dans mes démarches éventuelles.Il n'en tient qu'à moi de prendre les décisions.Alors si toi aussi tu as de 12 à 17 ans et que tu veuilles un abri et une référence viens à En marge 12.17 et contacte Manon Harvey au 842-8731.vilains GARNEMENTS Martin Boucher Président Cinéma d'animation 5505 Boul.St-Laurent, suite 3044 Montréal.Qc„ H2T 1S6 Tél.: (514) 279-8201 Fax: (514) 279-7586 J2a Maison des vins Cjeleso SERVICES CONSEILLES GELOSO (514)661-0281 / 324 - 3100 ij IJWiteA ‘rM > 'bM nsa è NATIONAL SAFfTV ASSOCIATES ALINE BROWN Distributeur Indépendant LES ENTREPRISES L'ATMOSPHERE 320 Victoria.Suite #203 St-Lambert, Qc.J4P 2H8 Residence (514) 466-8659 Mess.Num.(514) 854-5634 0Mÿ$$Ë Tti W.,’?1 T h Wâ i v^ÉsÉr œ& frfài !*(%& cofx rr/h, * fC Le journal de la rue Oser le risque Sourire, c'est prendre le risque de paraître ridicule.Pleurer, c'est prendre le risque de paraître sentimental Tendre la main vers Vautre, c'est prendre le risque de s'impliquer.Faire voir ses sentiments, c'est prendre le risque de montrer son véritable soi.Etaler ses idées devant la foule, c'est risquer de les perdre.Aimer, c'est risquer de ne pas être aimé en retour.Vivre, c'est risquer de mourir.Espérer, c'est risquer le désespoir.Essayer, c'est risquer l'échec.Mais les risques doivent être courus, parce que le plus grand risque dans la vie, c'est de ne rien risquer.La personne qui ne risque rien ne fait rien n'a rien, n'est rien.Quelqu'un qui veut éviter la souffrance et le chagrin, mais ne peut apprendre à ressentir, à changer, à grandir, à aimer, à vivre.Enchaîné par les certitudes, L'individu est un esclave qui a renoncé à la liberté.Seul l’individu qui risque est vraiment libre.Anonyme SBiiS»*1* • ' • 'Mer ¦aü^fc 3GCÏ ¦iiPr 5v '•a.Le journal de la rue CHRONIQUE SUR LES DROGUES PRODUITS : Colle, décapant, vernis, essence, aérosol COMMENT ÇA SE PREND ?- "sniffé" ou reniflé dans un sac - aspiré après l'avoir fait chauffé dans un récipient - imbibé dans un mouchoir et appliqué sur le nez ou la bouche pour le respirer EFFET EN GÉNÉRAL : effet resemblant à ceux de l'alcool (ivresse, vertige .) * La façon de voir les couleurs, les sons, les formes peuvent modifiées.DURÉE DE L'EFFET: de 15 à 45 minutes COMMENT S’EN APERCEVOIR : - nez et yeux qui coulent - toux - bouche pâteuse - odeur de colle - rougeurs à l'entrée des narines - contenants vides, tubes de colle, sac SI ON CONSOMME TRÈS SOUVENT : Dommage au nez, à la gorge, aux reins et au foie .fatigue, incapacité de penser clairement, hostilité.Dépendance psychologique et physique.'/*/&$/Xi VIT* POUR LA RÉGION DE MONTRÉAL Alcoolique anonymes.376-9230 Cocaïnomanes Anonymes.849-9999 Déprimés anonymes.278-2130 Émotifs anonymes.627-1661 Gamblers anonymes.484-6666 Narcotiques anonymes.525-0333 Nicotine anonymes.849-0131 Outremangeurs anonymes.:.768-3939 Parents anonymes.288-5555 iimmæmM* VOUS AVEZ DES CHOSES A PIRE T Nous vous invitons à participer au journal, soit par un témoignage une histoire vécue, une entrevue, des commentaires, annonces publicitaires ou dons.Vous pouvez nous écrire I.E IOURNAL DE LA RUE CP.180, succursale Beaubien Montréal, Qç H2G 3C9 Au nom de toute l'équipe MERCI DE VOTRE PARTICIPATION POURQUOI LE JPUWiAlPE IA RUE 7 En recevant LE IOURNAL DE LA RUE .distribué gratuitement, vous pourriez peut-être agir en tant qu'agent de changement pour le mieux-être de notre société.N’hésitez pas à nous faire parvenir vos commentaires.?JE SUIS INTERESSE! E) A RECEVOIR LE PROCHAIN NUMERO NOM ADRESSE V/////##//////////////////.Nom: Adresse Nodetél.:( )_ J*accepte de devenir un agent de changement 20$ 50$ 100$ 250$ 500$ 1000$ IOURNAL DE LA RUE C.P.180, succursale Beaubiai, Montréal, Qc, H2G 3C9 NOUVEL HORIZON Maison d'hébergement.Une maison moderne et confortable dans le secteur de Laval; où on accueille les jeunes femmes monoparentales avec leurs enfants.On les invite à y vivre une atmosphère de famille.Un des buts de la maison est de protéger et sécuriser l'enfant du climat de pertubation engendré en période de crise ou de difficulté pour l'adulte.Les enfants tiennent une place importante dans la maison.Un endroit pour faire le point en toute quiétude, accueil chaleureux, esprit de famille, dialogues, échanges et support moral.CONTACTEZ : Daniel Hervieux 627-5753 NE ME JETTE PAS PASSE-MOI A UN AMI UN VOISIN
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