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Titre :
Le journal de la rue
Le Journal de la rue regroupe des textes d'information et des témoignages touchant des sujets souvent occultés par la société tels la toxicomanie, la prostitution, la violence et la criminalité, tout en proposant des ressources utiles.
Éditeur :
  • Montréal, Qç :[Le journal de la rue],1993-2003
Contenu spécifique :
Avril
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
Notice détaillée :
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Références

Le journal de la rue, 1993, Collections de BAnQ.

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.,.¦P&ÉmT $ pp PER J-451 Le Journal de la rue ' :; iîî Journal de sensibilisation DOSSIER SKINHEAD PROFESSION : QUETEUX LE CYCLE DE LA VIOLENCE CONJUGALE .¦* I Ml NOUS REMERCIONS Merci du fond du coeur aux personnes qui ont fait des dons au journal : Cette parution a été rendue possible grâce à l'intervention des prisonniers de St-Vincent de Paul, qui ont fait une collecte à l'intérieur des murs.UN GRAND MERCI Merci de votre précieuse collaboration.Johanne Goulet, Pauline Brunet Nicole Panaccio Normand Dumais André Durand Aline Brown Rose Cloutier Jacques Zappa Yvon Lajeunesse Lieutenant Détective André Lapointe, section Anti-gang Rédactrice Dessins: Marie-Claire Beaucage Manon Boies Marian Stefanski T extes: Marie-Claire Beaucage Patrice Massé Montage & Graphiste René Richard Robert Dubuc André Durand Correction : Fred ?Chapeau Mitchel Saint-Cyr Sylvain Photo : Claudine Bishop Guylaine Bombardier La reproduction totale ou partielle des articles est autorisée à la condition d'en mentionner la source.___ EDITORIAL LA VIOLENCE ! QUELLE VIOLENCE?Lorsque un enfant entre à la maison en disant " mon chum s'est piqué en entrant dans une arcade, il parait qu'il saignait comme un cochon".Piqué veut dire poignardé chez les jeunes.C'est beaucoup banaliser l'événement, vous ne trouvez pas?Je me pose la question en tant que parent comment dois-je réagir à cette banalisation?On demande à nos policiers de faire de la prévention et de ressembler aux policiers de Londres le plus possible, en axant sur la prévention.Notre ville a plutôt tendance à ressembler à la ville de New York en criminalité.COMMENT CHANGER OU STOPPER LA ROUE?J’invite le lecteur à voir le rapport entre les articles et les témoignages.Durant le montage je me suis poser la question d'ou prenait naissance la violence; dans la rue?dans la famille?à l'école?au travail?à la télévision ou d'abord en moi-même?Ces textes sont le début d'une réflexion que j'ai le goût de partager avec vous?Marie-Claire Beaucage Rédactrice Le journal de la rue 3 i fsnemrmi mma LE CYCLE DE LA VIOLENCE CONJUGALE Le cycle de la violence des hommes comprend quatre phases: celles de la tension, de l'agression, de l'invalidation et de la rémission.LA TENSION Un facteur déclenchant se produit.Le type de déclencheur change au fur et à mesure que la violence augmente: au début, il dépend d'une situation extérieure à la vie de couple (ex: boisson, perte d'emploi).Ensuite il dépend d'une situation à l'intérieur de la vie de couple (ex: discussion sur la façon d'élever les enfants, sur la planification d'une activité).Finalement, il dépend d'une situation à l'intérieur de laquelle la femme est considérée comme responsable.Le déclencheur permet à l'homme d'installer un climat de tension dans la maison par des menaces, par un ton agressif, par une absence prolongée, etc.L’AGRESSION Après la création d'un climat de tension, l'acte d'agression a lieu (psychologique, physique, sexuelle, morale).La femme se sent outragée.L'INVALIDATION Suit une phase d'invalidation dans laquelle le conjoint va tenter de minimiser, de nier ou d'expliquer à la femme les raisons de son comportement et lui demander de l'aide.Les femmes vont généralement comprendre le conjoint et chercher à l'aider.LA REMISSION Suite à l'agression, l'agresseur exprime des regrets (il a peur de la perdre) par des comportements de réconciliation (ex: des cadeaux, des promesses).La rémission a pour conséquence d'augmenter le seuil de tolérance de la femme à la violence.Elle croit de plus en plus qu'elle n'a pas su s'adapter aux exigences du conjoint et conserve l'espoir d'un changement.S'il y a de nouveau violence après la phase de rémission, la femme va accroître son sentiment d'incompétence comprenant que l'aide qu'elle a apportée n'était pas adéquate.La violence psychologique et verbale reprennent alors leur escalade jusqu'à la prochaine menace d'agression.Le cycle est complété.Le cycle de la violence va recommencer avec de moins en moins de périodes de rémission parce que le conjoint constate que sa femme ne part pas et il ne craint plus de la perdre.En général, c'est quand il n'y plus de périodes de rémission que les femmes décident de quitter leur conjoint.D'ailleurs, c'est lorsqu'il n'y a plus de rémission que la supposée "incompétence" de la femme devient le facteur déclenchant la violence du conjoint. : evc le de P AGRESSEURS «•* :;Wv«J Cl de la personne agressée TENSION REMISSION espoir outrage AGRESSION responsabilisation INVALIDATION Informations tirés de documents du Regroupement des maisons d'hébergement et de transition pour femmes victimes de violence.S.VIOLENCE CONJUGALE Î-800-363-90Î0 24heures 7/jours semaines rrmjjn UN JEUNE DE CITE DES PRAIRIES (sécurité maximum) Quand j'étais jeune, vers huit ou neuf ans, l'école nous disait que la drogue c'était dangereux.Mais moi je vivais avec des adultes qui consommaient.Alors je me disais que l'école disait ça juste pour m'empêcher d'avoir du plaisir.Plus tard, au début de l'adolescence, je me suis bien rendu compte que la drogue c'était dangereux, mais je ne voulais surtout pas le montrer à mes "chums" pour ne pas détruire mon image et mon appartenance au groupe.Alors pour mon image, je n'ai pas eu peur de prendre des drogues fortes et dures.A l'âge de treize ou quatorze ans, je prenais de la "free base"* presque tout le temps.Pour payer ma drogue, je faisais de la prostitution dans le centre ville.Je me sentais mal de faire ça, mais en même temps je sentais que je n'avais plus le choix.A treize ans, je ne restais plus chez ma mère .Je couchais d'un bord puis de l'autre.Ma mère m'avait abondonné.Je mangeais le plus souvent chez les gens avec qui je faisais de la prostitution.Je me suis écœuré de faire de la prostitution et j'ai décidé de faire des délits: des vols dans les maisons puis des vols d'automobiles qui m'ont conduit en centre d'accueil.A première vue, ce n'était pas l'endroit idéal pour le jeune que j’étais devenu.J'ai passé un mois d'enfer à Cartier à vivre ma solitude, mon manque de drogue et ma rage, à pleurer sur mon sort et à avoir hâte que ça finisse.Au centre d'accueil j'étais très révolté.Je voyais les éducateurs comme s'ils étaient là pour me faire des misères.Alors j’avais des agissements pour faire réagir et je me retrouvais régulièrement dans ma chambre en réflexion.C'est là que j'ai pensé à m'évader.L'évasion ça ne faisait que rajouter une coche au cercle vicieux dans lequel je m'étais embarqué.J'ai vécu des gros "downs".J'ai même tenté de me suicider et c'est là que l'aumônier de la Cité a su me redonner de l'espoir.Après trente-sept (37) évasions, j'ai accepté de rester et de m'exprimer sur ma souffrance et mes peurs.André Durand, l'aumônier m'a aidé à accepter et à voir certaines réalités.J'ai compris d'où venaient mes insécurités et mon grand vide d'affection.Et maintenant que je me comprends mieux, je suis plus en mesure d'agir pour moi avant d'agir pour les autres.J'ai accepté de faire le point sur la personne que je suis sans la lourde image que je traînais depuis si longtemps.* Crack.6 Le journal de la rue P Après cinq ans de centre d'accueil, j'ai dix-sept ans.Je suis encore au Centre La Cité des Prairies.Je sors dans un mois et j'ai de l’espoir.Je demeure réaliste.Je sais et je connais les pièges qu'il y a à l'extérieur: l'argent facile, la drogue pour geler la souffrance et pour fuir la réalité.Mais je me donne une chance: je veux réussir et prouver à tous ceux qui m'ont dit que j'étais un bon-à-rien qu ils se trompaient.Il y a au fond de moi quelque chose qui veut exploser, cette chose est bonne, positive et gagnante.René Richard.Le journal de la rue 7 SALUT ! Mon nom est SyCvain, j'ai 35 ans et je purge actueCCement une sentence de 12 ans et demi demprisonnement pour vol-qualifié.5'suis un gars de [a rue ! Lorsque je me suis grabber", jetais unjunfje (héroïne, cocaïne).Jpassais mon temps seu(, sans amis et Ca plupart du temps 'en manque'.(Pourtant c'est pas ça que je désirais faire de ma vie, mais un gars de (a rue, c'est souvent comme ça que ça finit.fme suis retrouvé dans (a rue, parce que je ne connaissais pas d autre pCace où after.IC n'y avait personne qui écoutait ce que j'avais à dire, (du moins c 'est ce que je pensais).(Dans (a rue, (es premiers temps, j'avais Cimpression d'être quelqu'un.Les gars s'intéressaient à moi et avec (a "dope' j'arrivais à m'exprimer un peu pCus.On remarque aussi tris vite Ce comportement des adultes et on apprend à ne pas s'en laisser imposer.Je dirais même, que c'est nous qui développons Cart de manipuler les autres.C'est : 'la loi de la jungle.' La rue, pour moi, ça m'a amené à connaître deux choses : la première.: c'est la fuite ! J'ai appris à fuir mes problèmes familiaux mes responsabilités sociales mais surtout j'ai appris à fuir mes émotions désagréables.La deuxième: C'est limpression de liberté ! J'ai appris que dans la fuite on a Cimpression d'être libre, d'être vivant.(Pourtant aujourd'hui j'ai quitté la rue, parce que connaître ce n 'est pas nécessairement COMTVtgLOlgypgL et je sais maintenant que la liberté ne peut s'atteindre dans la fuite.Ce n'est pas dans la révolte (contre mon semblable) que j'aurais pu soigner mes blessures intérieures.Ce.n'est que dans la compréhension et dans la communication qu'il m'a été possible de les disciper et de redonner un sens à ma vie et j'avoue que depuis que j'ai commencé à m'exprimer dans ce sens, je m'en porte beaucoup mieux- Ce qui se passe à Cintérieur de nous, il est préférable den parler avec des personnes ressources.Lftes existent, regardes autour de toi, informes-toi.(Prends une chance défaire confiance à quelqu'un d'autre qui est là pour t'écouter car se retrouver avec ceux qui comme toi souffrent c'est aussi commencer à apprendre à fuir et à détruire .J'ai vécu 16 ans dans la rue, je sais aussi que les premiers temps on pense que c'est le meilleur moyen de s'affirmer, mais si tu veux en savoir plus long à propos de ce qui s'y vit, écris-moi, je te parlerai de mon vécu et si t'as le goût de t'exprimer, j'écouterai ce que t'as à me dire.Sylvain Vous pouvez rejoindre Sylvain en écrivant au journal.Nous ferons suivre le courrier. Le journal de la rue DOSSIER ’SKINHEAD' Le mouvement "skinhead” a pris naissance en Angleterre durant les années soixante.Ce mouvement provient du style "mods" qui se signalait par de nombreux affrontements avec le style "rockers".Durant les années 70, le mouvement prend de l"ampleur alors qu'il est stimulé par l'émergence du mouvement "punk".Contrairement au "punk", les "skinheads" sont fiers de leur origine et prônent la jeunesse ouvrière.Durant cette époque, Skinheads et Noirs fraternisent ensembles dans les mêmes clubs .Au début des années 1980, suite à des frictions entre Anglais et immigrants d'origine Pakistanaise, une tendance raciste, en Angleterre, se développe au sein du mouvement skinhead.Ce n'est qu'en 1985 que le mouvement commence à faire parler de lui au Québec.Il apparait comme un nouveau style, une nouvelle identité proposée aux jeunes en révolte.Les agressions commises par les Skinheads sont souvent organisées comme une activité.Ils sont soutenus par des discours sur la suprématie de la race blanche.Les victimes d'agressions commises par les skinheads sont principalement : les noirs, les latino-américains, les asiatiques ainsi que les homosexuels.LES TROIS TYPES D’INDIVIDUS ADHÉRANT AU MOUVEMENT SKINHEAD Premier type: Agé de 18 à 25 ans Chômeur ou travailleur dans un climat de travail précaire avec perspective sociale nulle.Vit en appartement (groupe) ou dans les "SQUATS" Deuxième type: Agé de 14 à 18 ans C'est celui qu'on appelle le stagiaire.Il connaît des problèmes au niveaux parental et scolaire.Il est en fugue de son domicile ou d'une institution.Très désireux de s'intégrer au groupe; il veut donc faire ses preuves.Il démontre son potentiel violent afin d'être recruté.Troisième type Adolescent âgé de 14 à 18 ans Provient d'un milieu plus aisé avec perspective sociale normale.Il est curieux et suit le mouvement pour la mode et non pour l'idéologie, puisqu'en général il ne la connaît pas.Le journal de la rue 10 a» % 'mm®: La tenue vestimentaire et le crane rasé qui ne permet pas de prise sur les cheveux favorisent le combat.Les bottes Doc's Martens avec leurs armatures de fer deviennent une arme très redoutable.Leurs attaques sont souvent gratuites et d'une grande violence.Il faut reconnaître que les Skinheads se trouvent eux-mêmes souvent victimes d'agression parce que leur style et leur culture dérangent. CHRONIQUE SUR LES DROGUES PRODUIT: - Cocaïne COMMENT ÇA SE PREND ?: EFFET EN GÉNÉRAL : DURÉE DE L’EFFET : - Le plus souvent "sniffé" avec une paille - Excitation.Donne beaucoup d'énergie et d'assurance, et enlève l'impression de fatigue - 2 heures COMMENT S’EN APERCEVOIR: - Pupille agrandie (la partie noire de l'oeil) - Très grande excitation - Transpiration abondante - Nez congestionné - Insomnie SI ON EN CONSOMME TRES SOUVENT : Perte d'appétit, irritabilité, Dépendance psychologique très forte.IPOUR LA REGION DE MONTREAL Alcooliques anonymes 376-9230 Cocaïnomanes Anonymes 849-9999 Déprimés anonymes 278-2130 Émotifs anonymes 627-1661 Gamblers anonymes 484-6666 Narcotiques anonymes 525-0333 Nicotine anonymes 849-0131 Outremangeurs anonymes 768-3939 Parents anonymes_______288-5555 12 Le journal de la rue PRODUIT: - Crack COMMENT ÇA SE PREND ?: - fumé EFFET EN GÉNÉRAL : - Une forte sensation d'euphorie, un "high" ou un "rush".DURÉE DE L'EFFET : - 2 heures COMMENT S'EN APERCEVOIR: - Pupille agrandie (la partie noire de l'oeil) - Très grande excitation - Transpiration abondante - Nez congestionné - Insomnie \ - Perte de poids soudaine Dépendance physique rapide Perte d'appétit, rougeurs à l'entrée des narines et saignements de nez, irritabilité Dépendance psychologique très forte.Source Art sous toutes ses formes s minéral sous tous ses angles nrée conférence (entrée libre) SI ON EN CONSOMME TRES SOUVENT : Johanne Goulet, prop.2, Lasaline St-Constant, Qc.J5A 2A4 635-3468 PROFESSION : QUETEUX Ce qui m’a amené à quêter: j’avais besoin d’argent de poche.J'en avais pas.C'est à 8 ans que j’ai quêté mon premier 25 cents pour jouer dans les machines à boules.Ensuite, j'ai quêté avec des amis pour tripper ensemble.Ça s'est développé comme ça.J'aimais et j'aime encore cette façon de faire de l'argent parce que je trouve ça donner ou pas.^ Je ne quête pas par pitié, c'est un travail pour moi Je quête parce que je n'ai pas d'études et que je ne peux pas travailler dû à ma santé.C'est quoi quêter ?Quêter, c'est demander de la monnaie aux gens.C’est travailler sans avoir de boss.C'est donner du temps, de la patience, de la gentillesse, et aider des gens dans le besoin.C'est un échange, un troc.Si je vois quelqu'un mendier, je lui donne.Je peux quêter d’autres choses que de l'argent : du linge, de la nourriture, des billets d'autobus, des cigarettes .C'est important d'être poli avec le monde, de ne pas insister, d'être présentable et propre pour avoir une meilleure approche avec les gens.Pourquoi je quête ?Je quête pour subvenir à mes besoins lorsque l'argent du B.S.est écoulé et que j’ai payé mes dettes familiales.Le futur n'existe pas pour moi.C'est le moment présent qui importe pour moi.Je ne prévois rien, je ne me fie à rien pour éviter des déceptions.Le plus dur, c'est quand on t'ignore, qu'on ne te regarde pas, ne te parle pas ou encore pire quand on te provoque et t'insulte .C'est important de respecter le territoire des autres et de faire respecter le sien.Pour pouvoir quêter il faut être dedans, avoir le coeur à le faire, avoir l'énergie.Si ça ne te tente pas, ça ne donne rien.Je suis disponible pour répondre à tes questions en passant par l'intermédiaire de P.A.C.T.de rue 278-9181 Fred ?Chapeau honnête.Ma technique j'ai fugué du centre me suis retrouvé à la rue.survie et j’ai accepté cette Je ne pas par c'est un travail pour mot s'est perfectionnée quand d'accueil, à 16 ans, que je C'était un moyen de façon de vivre.J'ai maintenant 14 ans métier et j'ai développé d’agilité, de patience, de d'expérience dans ce beaucoup de trucs, tolérance, un grand sens l'observation.Dans les peux savoir si elle va me de la communication et de yeux d'une personne, je , 14 Le journal de la rue i;É| ¦mmMSÊÊiïS&È «Le plus dur, c'est quand on t'ignore, qu’on ne te regarde pas, ne te parle pas ou encore pire quand on te provoque et t'insulte .» - Fred ?Chapeau Le journal de la rue rue 1 *>«# ttttwu'nméKm^sm L'ESCALE NOTRE-DAME par Patrice Massé Je suis allé rencontrer Denis Couture, intervenant à la maison de réinsertion sociale 1 Escale Notre-Dame; son travail ?Orienter les résidents de la maison vers le retour aux études ou sur le marché du travail.L escale est une maison de réinsertion sociale pour alcooliques et/ou toxicomanes masculins ayant de 18 à 29 ans pour $350.00 par mois, ils sont nourris, logés, orientés et thérapeutisés".La mission de l'Escale est de favoriser l'intégration des notions de responsabilité, d'autonomie et de liberté.Tout ça en l'espace de 3 à 4 mois.Incidemment, le taux de réussite de l'Escale est de 20%, et plusieurs jeunes doivent revenir à cause des rechutes, des problèmes avec la justice, etc.Les employés de l'Escale sont principalement sur des projets gouvernementaux, ils sont: Denis Couture, Daniel Lajoie et Véronique Poirier.La structure bénévole est assurée par plusieurs représentants de différentes communautés religieuses.Comment peut-on faire un séjour à l'Escale ?On téléphone au 251-0805 pour passer une mini-évaluation avec le frère Conrad (responsable de la vie communautaire).Même si 1 Escale n est pas une maison de thérapie, il y a quand même certaines démarches auxquelles le résident doit se plier : une rencontre de relation d'aide, une rencontre d'orientation, un groupe pastorale et une rencontre de résidents, le tout sur une base hebdomadaire.Également, la discipline est maintenue par une système de points de démérite assez semblable à celui d'un permis de conduire; règle générale si un ou plusieurs résidents perdent tous leurs points, ils sont passibles d'exclusion.À cet égard, voir l'encadré.L'Escale Notre-Dame est située au 4901 rue Adam, à Montréal, près de la rue Viau.Pour plus de renseignements on téléphone au 251-0805.REGLEMENTS DE L'ESCALE Selon notre philosophie et notre approche du travail, qui est la non-directivité créatrice, nous ne prenons personne en charge et n'acceptons aucunement la responsabilité de vos gestes et paroles.Nous vous respectons et vous aimons assez pour vous laisser libre de rester ou de quitter l'escale Notre-Dame.A notre avis, c'est votre responsabilité de vous respecter et de vous encadrer vous-même dans vos buts et dans vos choix.La formule des points de démérites vous laisse l'entière responsabilité de votre expérience de vie à l'Escale en charge personnelle._______________ 16 Le journal de la rue -“O** i,.^ô'CSSc! JEWLETm 5 V7^, 4-a • $p«c«ace V \) pRiineuA tt'orft’ftéû.L.col loque des jeunes cfhocJiekqa Maisonneuve /«f wtconfaet et Mi ajnw jàiik fcn/favd on ^ met à Ul -M*na)it k & tuai Qf, de imo- ZâfiOO à Cécdt aoc£eh(jiu 33ih)tue.'iÙtimâLCoùt ibjuidsôn) Mpvmzjok- • m/m , ^ /C7Ci*e.'p^uc-0ec.t&ijour
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