Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le journal de la rue
Le Journal de la rue regroupe des textes d'information et des témoignages touchant des sujets souvent occultés par la société tels la toxicomanie, la prostitution, la violence et la criminalité, tout en proposant des ressources utiles.
Éditeur :
  • Montréal, Qç :[Le journal de la rue],1993-2003
Contenu spécifique :
Juillet - Août
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (5)

Références

Le journal de la rue, 2000, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
.Sc sensibiliser pour mieux vivre au Québec 2000 La face cachée du communautaire par Raymond Viger A la suite d’abus commis envers des jeunes que nous accompagnons, nous avons eu à questioriner certains directeurs d’organismes communautaires sur leurs agissements.Par la suite, le débat s’est transporté sur les tables de concertation.À ma grande surprise, je n’y ai pas trouvé l’aide et le support nécessaires pour aider les jeunes.Certains de mes collègues, impliqués au sein d’organismes communautaires, me réfèrent plutôt à un code d’éthique qui existe entre organismes communautaires.Rien d’écrit et rien de formel, mais quand une personne prend le temps de questionner, ce code sert à lui fermer la trappe.Est-ce que ce code devient une sorte de loi du silence, l’Omerta?Dans ce fameux code d’éthique, il est dit qu’entre organismes communautaires, il faut se ménager et faire attention pour ne pas tirer dans le pied de son voisin.C’est déjà assez dur comme cela dans le milieu communautaire, il faut se tenir les coudes entre organismes qui travaillent dans la même direction: celle d’aider son voisin.À première vue, je n’ai aucun malaise avec ce code d’éthique.Mais dans la pratique, il y a un «bug» majeur.Quand je questionne mes collègues de travail sur les faits et gestes d’individus qui fraudent et commettent des abus, ces derniers me renvoient ipso facto à ce code d’éthique.Si le code d’éthique ne sert qu’à jouer à l’autruche, il est mal utilisé.Pire, quand je questionne mes collègues sur certaines fraudes et comportements, mes propos tenus sur ces tables de concertation sont censurés.On me dit de me la identité confuse fermer, que la personne concernée est «protégée», que personne n’y peut rien.Désolé, c’est peut-être contre le code d’éthique de continuer à parler, mais c’est contraire à mes principes de fermer les yeux sur des fraudes touchant le milieu communautaire, des abus de pouvoir, des organismes qui n’ont de communautaire qu’une charte sans y avoir la forme démocratique, etc.Un détournement de fonds, qu’il soit communautaire ou non, c’est un détournement de fonds.Arrêtons de jouer avec les mots.Un des malaises que mes collègues du milieu communautaire doivent affronter est sûrement le fait que les directeurs et directrices d’organismes communautaires que je veux dénoncer, responsables de fonds publics importants, sont impliqués, pour la plupart, au sein d’organismes qui sont en opération depuis longtemps, des organismes qui en mènent large et qui sont performants en même temps.On me dit : ferme les yeux et regarde ce qu’ils font de bien.Ma conscience ne peut se permettre de fermer les yeux.Richard Blass a déjà tué pour voler et donner l’argent à des familles pauvres.Peut-on fermer les yeux sur un meurtre parce que l’argent a servi à soulager quelques familles de la famine?Lorsque ces organismes soi-disant communautaires n’aident plus les jeunes et que les argents sociaux ne servent qu’à engraisser des administrateurs sans scrupules, il y a atteinte aux jeunes que j’accompagne et qui ont besoin de services.Lorsque ces administrateurs abusifs brûlent leurs employés et leurs bénévoles qui tentent d’offrir les services quand même, il y a atteinte à la qualité des services que nos jeunes peuvent recevoir.Lorsque les missions des organismes ne répondent plus aux besoins des jeunes, mais aux besoins de «power trip» de quelques individus qui se disent communautaires, désolé, il n’y a plus de code d’éthique qui ne tienne.veulent évoluer, il est Vol.7 * No 4» Juillet-Août 2000 • Le Journal de la Rue * 4265 Ste-Catherine Est * 256-9000 • Abonnement 24$ Volume 7 numéro 4 Juillet-Août 2000 15 000 exemplaires Publication bimestrielle Le Journal de la Rue Café-Graffiti 4265 Ste-Catherine Est Montréal HIV 1X5 Tél.: (514) 256-9000 Fax: (514) 256-9444 Mission: Favoriser, supporter et développer des projets novateurs permettant au milieu de retrouver son pouvoir d’action et son autonomie.Aider et favoriser le développement et l’autonomie des jeunes souvent marginalisés en leur offrant des activités créatrices et formatrices.Défendre et promouvoir les intérêts des jeunes en sensibilisant, informant et éduquant la population sur les besoins de nos jeunes et sur la façon d’être un adulte responsable et significatif.Promouvoir le développement d’une société plus humaine, sensibiliser aux différents phénomènes sociaux et faciliter les relations entre les différents acteurs et partenaires.Rédaction Raymond Viger Coordination Danielle Simard Infographie et publicité Jimmy Gagné Journaliste et correction Julie Gagnon Collaboration Rémi Seers Amélie Sophie Ennis DJ Harvey Mireille Payette Gosselin Francine Tremblay Isabelle Savard Marie-Josée Paquet Bernadette Danielle Carrier Alain Martel Fleur bleue Jean-Simon Brisebois Victor Panin Jean-François Label Soflui Service aux abonnés Lisette Beaulieu Steve Bouchard La page couverture de cette publication est une primeur.Il s’agit de la bande dessinée intitulée «Le Roi bâtard», conçue et réalisée par Rémi Seers.Cette BD sera publiée en octobre prochain avec celle du 13th Prophet.Des informations plus précises vous seront transmises dans un numéro ultérieur.• La face cachée du communautaire 2 • Viol et censure 5 • Des livres à se procurer 6 • Collectionnez nos produits dérivés 7 • La vie à deux.ou à trois (suite) 8 • La santé 9 • Rechute 10 • Papillon 10 • Père à temps partiel 10 • Où s’en va notre mélatonine?11 • Burst et Max graffiteurs 12 • Pour vous souvenir d’eux 13 • Duy Tran, élève modèle et boursier dans H-M • L’école Chomedey-De Maisonneuve: 14 l’école qui s’améliore le plus.14 • Les préjugés et les jeunes 14 • Surveillez vos pièces d’ordinateurs 15 • La théorie prend trop de place! 15 • Les trois étapes de l’homosexualité 16 • Le langage corporel chez les enfants 17 • Un été fou, fou, fou au Café-Graffiti 18 • Saviez-vous que.(toxicomanie) 21 • Le goût du néant 21 ?Dans le fond de mon âme 22 • Écrire 22 • Ressources 23 1 numéro — 4,00$ -i- tx.1 an (G nos.) — 24,00$ -+- tx.2 ans (12 nos.) — 41,01 $ -T- tx.3 ans (18 nos.) — 33,c.Nrn:____________________Ftëhcm :____________ AdtCSNC:____________________________________ VilL:___________________GodeBostal:_________ Tcîjiuiî:_______________Fax:- QTèqæoumandatàl’cidreduJaumahiîkiRue 4265StoOdieiinc Est Mtf Qc,II 1V 1X5,514-256-9000 TbuteaDrMrlkTisupplémertaiie poursoutenimatetravailestlabienvenue.J L’inceste Suicide.page 20 ISCBl La reproduction totale ou partielle pour un usage non pécuniaire des articles est autorisée, à la condition d’en mentionner la source.Les textes et les dessins apparaissant dans le Journal de la Rue sont publiés sous la responsabilité exclusive de leurs auteurs.Nous aimerions recevoir vos commentaires.Ne vous gênez pas pour nous écrire: textes, dessins pour une publication éventuelle.Nous sommes membres: Association des intervenants en toxicomanie du Québec Association des médias écrits communautaires du Québec Association québécoise en suicidologie Fédération professionnelle des jounalistes du Québec Association vérification de la distribution assermentée Vol.7 * No 4* Juillet-Août 2000 * Le Journal de la Rue • 4265 Ste-Catherine Est * 256-9000 * Abonnement 24$ L’inceste par Amélie de Québec Je m’appelle Amélie et j’ai 21 ans.Je voudrais vous partager mon vécu d’adolescente en espérant qu’il puisse vous toucher un peu.L’inceste est un sujet extrêmement tabou.La relation père-fille est un sujet difficile à aborder.Pourtant, qui n’apas eu de difficulté avec ses parents et entre autres avec son père! J’espère que ce que j’ai vécu aidera d’autres adolescents(es) qui ont vécu la même chose et sensibilisera les adultes qui ne veulent pas voir cette réalité en face.J’ai été agressée par mon pere.J’ai des souvenirs très concrets des agressions que j’ai subies lorsque j’étais adolescente.Je me rappelle surtout des émotions qui m’habitaient à ce moment-là.Je ressentais beaucoup de honte et de dégoût par rapport à mon père.J’étais très confuse à savoir si je l’aimais ou le haïssais.Il pouvait être si gentil et un si bon papa par moment, mais à d’autres occasions, il se révélait comme un homme pour moi et non plus comme un père.Puisque je n’ai jamais eu une bonne relation avec ma mère, j’ai donc préféré garder le secret que mon père m’imposait par la peur.Quand j’ai quitté le domicile familial, à 17 ans, pour partir en appartement avec des copines, j’ai trouvé une liberté à laquelle je n’avais jamais eu droit auparavant.Je me sentais libre et en sécurité! Quelques mois plus tard, plusieurs «flashs» des agressions qui m’empoisonnaient la vie.Je voyais des images des agressions en me couchant le soir et dans mes rêves.Je soufflais énormément.J’avais besoin d’aide, j’avais besoin de dire mon secret.J’en ai donc parlé à mes amis proches et je suis allée consulter des professionnels.J’ai été crue et écoutée par ces gens.Ils m’ont grandement soutenue à travers cette épreuve.Grâce à eux, j’ai réussi à dévoiler aux autres et surtout à moi-même que j’avais été victime d’inceste.J’ai pu aussi me sortir d’une dépression qui durait depuis déjà un an.Aujourd’hui, je me rappelle très bien de ces événements, mais je suis capable d’avancer tout de même dans la vie.Je vis maintenant avec mon amoureux avec qui j’ai développé une belle relation, «La colère réprimée est semblable à un chien affamé que l’on garde prisonnier dans une cage».Virginia Satir une relation saine.Je ne parle plus à mes parents, mais j’ai besoin de cette coupure avec eux.Peut-être qu’un jour, j’aurai envie de reprendre contact, mais je me laisse le temps que j’ai besoin pour vivre.Je ne veux plus survivre, je veux vivre!!! Si vous avez été victime d’inceste, ne restez pas silencieux(se).Allez en parler à une personne en qui VOUS avez confiance.C’est le silence qui tue à petit feu! Je vous encourage tous et toutes à vous écouter et à aller chercher le support dont VOUS avez besoin.C’est long et dur, mais on se sent mieux après.Je vous le dis.Par ce témoignage, je voudrais qu’un message d’espoir voyage dans l’esprit de tous les lecteurs et lectrices du Journal de la Rue.¦ Vol.7 • No 4- Juillet-Août 21100 • Le Journal de la Rue • 4265 Ste-Catherine Est • 256-9000 • Abonnement 24$ Viol et censure par Alain Martel de Longueuil Me voici à mon deuxième texte, le Journal de la Rue m’a demandé de collaborer de façon régulière en publiant des textes de MON choix.J’apprécie beaucoup, ce qui m’amène à parler de censure.De plus en plus, on me demande de parler du travail de rue à diverses personnes afin de les sensibiliser à l’état actuel des gens que nous rencontrons dans la rue ou ailleurs dans le cadre du «job» et de notre vécu dans ce travail.J’accepte toujours, surtout parce que ça me permet d’exprimer mes idées sur différents sujets, le travail de rue et sa pratique, mais aussi parce que ça permet aux gens de mieux connaître l’organisme et les services que nous donnons.Pourtant, on s’inquiète, de ce que je dirai, surtout de comment je le dirai.On me demande de les sensibiliser au «job» que je fais, alors il n’y a pas de compromis à faire.Je ne parlerai pas de péripatéticienne-bucco-génitaliste, on sait pas trop c’est quoi.Une «pute» qui suce ça choque l’imaginaire, mais on comprend ce que ça veut dire.Jamais je n’oserais manquer de respect envers ces femmes et ces hommes quand j’utilise ces mots, ça me permet de faire réfléchir mon auditoire sur les conditions que nous, le bon peuple, leur imposons.J’explique que les junkies et les travailleuses et travailleurs du sexe sont les gens sur qui on crache le plus.On les traite comme de la marde.Pire, si ça se peut, parce que la marde, on l’essuie avec du cotonnelle doux pour épargner notre petit trou de cul.Ça choque.J’en suis content.Je leur raconte aussi mon histoire de la semaine.Ces temps-ci, c’est cette famille dans laquelle j’interviens avec Martine, une partenaire travailleuse de rue.Le mari est en prison pour crimes sexuels à répétition.Il sera libéré dans peu de temps.Le problème?Monsieur a violé madame et son enfant et pas à peu près.Gâteaux dans le vagin, bouteilles cassées dans le vagin, manche à balai dans l’anus et c’est le plus gentil que je nomme.Les gens qui sont là grimacent, gesticulent sur leur chaise.Ils n’aiment pas entendre ces choses-là.Peut-être que chez certains, des souvenirs surgissent du fond de leur inconscient.Alors, on me reproche mon langage cru et mes propos dérangeants, j’aurais pu oublier la passe de la bouteille.Si ça dérange de l’entendre, qu’est-ce que c’est que de le vivre?Le pire?Monsieur a juré de tuer madame et personne ne peut rien faire.Elle vit dans l’attente de la mort, dans une situation économique précaire, parce que l’Indemnité aux victimes d’actes criminels (IVAC) et les autres services auxquels elle a eu recours évaluent la situation.De plus, comme chacun le sait, ces femmes abusées ont une culture du silence bien dure a modifier.A deux, nous avons quelques semaines pour qu’elle décide de faire appel aux services de la police quand le moment sera venu ou encore, de l’accompagner vers la mort.Des fois, quand j’y repense, j’ai l’impression que j’exagère.On me reconnaît un bon sens du dramatique.Mais aujourd’hui, en toute conscience, voilà où sont rendues les choses.Alors, comment parler de cela avec des termes politiquement corrects?Je ne veux même pas y réfléchir.Si la curiosité les chatouille, qu’ils entendent la vie comme elle est vécue, avec les mots que je considère les plus appropriés pour en faire le portrait; qu’ils entendent leurs peines, leurs désespoirs, mon impuissance sans contrainte.Dans une prochaine chronique, je vous promets bien de vous raconter des histoires qui finissent bien.Il y en a, heureusement pour ma santé mentale.et celle des travailleurs de rue.Merci de me lire, merci de me publier.Le TROC: l’Unité mobile d’intervention de Longueuil Carrefour Jeunesse Longueuil, Rive-Sud Tél.: (450) 677-9021 Fax:(450)677-4741 895 Ste-Hélène, Longueuil J4K 3R7 VolJ * No 4* Juillet-Août 2000 * Le Journal de la Rue * 4265 Ste-Catherine Est * 256-9000 « Abonnement 24$ Des livres à collectionner près m pluie.Le beau temps Après La pluie.Le Raymond V^er Je suis un passionné dans tout ce que je fais.N’ayant pas adopté une philosophie unique, mon univers est la somme d’une partie de plusieurs philosophies de vie qui se côtoient, en constante interrelation.J’utilise différents moyens pour exprimer ma conception de vie et d’intervention.Une intervention qui passe par le coeur, une histoire d’amour de la vie qui s’écrit à tous les jours, un jour à la fois.beau temps 10$ Quand un homme accouche.«Tom»10$ Un recueil de textes à méditer.On l’ouvre au hasard d’une leture.Je voudrais vous offrir ces textes, en espérant que vous ne les lirez pas.Prenez le temps de vous les laisser conter, par cette voix intérieure que trop souvent on enterre, dans le tumulte de nos activités quotidiennes.Quand un homme accouche, une histoire vraie! Un roman de cheminement humoristique, une façon de dédramatiser les événements de la vie.L’accouchement de l’enfant intérieur qui devient mon thérapeute.Opération graffiti 20$ Toute l’histoire d’un projet qui a fait naître le Café-Graffiti.Ce que les jeunes ont vécu, ce qu’ils ont fait vivre aux intervenants.Un livre rempli d’amour pour une nouvelle vision des jeunes.Guide d’intervention de crise auprès d’une personne suicidaire 6$ Un geste simple et pratique pour les aidants naturels, parents et intervenants.Démystifier le processus suicidaire, la crise, notre rôle et notre responsabilité.La vente de ces livres et l’abonnement au Journal de la Rue sont pour nous des façons de financer nos activités et notre intervention auprès des jeunes.S.V.P.faites-nous parvenir vos coordonnées, votre choix de livres et votre paiement à l’ordre du Café-Graffiti au 4265 Ste-Catherine Est, Montréal, HIV 1X5.Ne rajoutez aucune taxe, mais veuillez prévoir 2$ pour les frais d’envoi des livres.Vol.7 • No 4* Juillet-Août 2000 • Le Journal de la Rue • 4265 Ste-Catherine Est • 256-9000 * Abonnement 24$ Collectionnez un souvenir du Café-Graffiti Les toiles des artistes du Café-Graffiti sont disponibles en t-shirts, cartes de souhaits ou en plastifiés.228 Luc Dalpé Luc Dalpé Rémi Seers Luc Dalpé (Luc Dalpé ¦i.y'V 0006 g -, -%.' 157.192 Olga Panina 1 62f 98 37 194> Victor Panin Victor Panin et 13 th prophet 204 Zes 1 8 4 Zes 95 Zes r — — — — — — — — — — — — — — — — — -i | Bon de commande | J Nom:_____________Prénom:__________________ ! Tél.:____________________________________! ¦ Adresse: ________________________________¦ I Ville:____________Code Postal: __________¦ T-shirt Prix 20$ Code Quantité Total Carte de souhaits 3$ Carte (plastifiée) 3,5 x 2 1$ Page (plastifiée) 8,5 X 11 5$ 1 Total:_____________ I Vol.7 • No 4» Juillet-Août 2000 • Le Journal de la Rue • 4265 Ste-Catherine Est * 256-9000 • Abonnement 24$ La vie à deux.ou à trois (suite) Mon dernier article date de longtemps, car je suis présentement rendue à ma 28ième semaine de grossesse.Présentement je vais bien, à part un peu de fatigue et mon humeur qui change sans cesse et sans raison, parlez-en à Martin! Alors les paris sont faits, est-ce une fille ou un garçon?C’est une petite fille et nous la baptiserons Noémie.Noémie qui veut dire intelligence et beauté, alors c’est le nom parfait pour notre bébé.Nous avons pu la voir à deux reprises.C’était tellement magnifique de voir ce petit être à l’intérieur de mon ventre.Nous avons vu son cœur battre, puis sa tête et ses pieds bouger.L’échographie c’est extraordinaire, mais aussi très souffrant de ne pas aller aux toilettes après avoir bu un litre d’eau.Malheureusement, lors de la première échographie, le médecin a constaté que Noémie avait quelque chose à un rein, ce qui nous a énormément inquiété.Lors de la deuxième échographie, il y avait encore quelque chose, mais le médecin nous a dit que ce n’était rien de grave.Ouf! Quel soulagement! Maintenant, je la sens très bien à l’intérieur de mon ventre et je peux vois dire qu’elle est en forme, car elle bouge beaucoup.En tout cas, ce sera sûrement un gros bébé, car jusqu’à présent, j’ai pris 41 livres.Constamment, Martin et moi la regardons bouger, lui parlons et la touchons pour qu’elle nous reconnaisse à sa naissance.Bien que nous ayons hâte de tenir notre progéniture dans nos bras, nous avons en même temps un peu peur de l'accouchement, surtout depuis que nous en avons vu un à la télévision.J’oubliais, Noémie va avoir un oncle ou une tante du même âge qu’elle.Eh oui, la mère de Martin est enceinte, ce qui réjouit Martin (surtout à l’idée d’avoir un par Sophie Ennis petit frère).De plus, j’ai eu le grand bonheur d’apprendre que le cancer de ma grand-mère est guéri, alors Noémie connaîtra son arrière-grand-mère.Tout le monde attend avec impatience la naissance de notre bébé et tout se met en branle peu à peu pour son arrivée.Ma mère a déjà commencé à installer une chambre de bébé chez elle pour garder sa petite-fille.Mon père a entrepris les plans pour faire les .meubles de la chambre de Noémie et nous avons trouvé un merveilleux logement pour l’y installer.Merci à tous de nous soutenir autant et surtout, merci à Martin, mon fiancé (depuis le 27 mai 2000, le jour de mon 20e anniversaire).Les enjeux de la désintégration des quartiers «L’inconvénient de la revitalisation des quartiers c’est qu’il n'existe aucune mesure pour les personnes marginales.On fait soit le ménage avant d’entreprendre la revitalisation, soit la marginalité s’estompe d’elle-même avec les nouveaux aménagements.En d’autres mots, on ne fait que déplacer le problème.» Marc Perreault Étude publiée par le Comité permanent de lutte à la toxicomanie (octobre 1999) Vol.7 • No 4* Juillet.Août 2000 * Le Journal de la Rue • 4265 Ste-Catherine Est • 256-9000 • Abonnement 24$ La santé par Francine Tremblay Aujourd’hui, il vaut mieux être en bonne santé, car il n’est pas facile de nos jours de se faire soigner.Quand tu as un rendez-vous à la clinique, c’est l’enfer, puisqu’il peut y avoir facilement de deux à trois heures d’attente, si ce n’est pas plus.Quand tu prends un rendez-vous à l’hôpital, tu peux attendre deux mois avant de l’avoir.Les cliniques te font voyager d’un hôpital à l’autre, c’est bien normal puisque c’est plus payant pour elles.Alors, tout le temps que les médecins prennent à te soigner, eh bien c’est toi qui en souffres et parfois, il peut être trop tard.Les médecins se servent de nous comme cobayes pour faire des recherches, pour trouver d’autres médicaments qui pourront sauver des vies, mais parfois, il est trop tard.Depuis mars 1998, je me fais suivre par un médecin.Elle m’a fait passer plusieurs examens et je n’ai même pas encore fini.Elle me fait recommencer une autre fois l’examen des os.A quoi ça sert de nous faire passer deux fois le même examen, puisque les résultats ne peuvent pas être meilleurs que la première fois?Ce n’est pas avec des machines qui te passent sur le corps que tu vas guérir.Étant donné que la semaine passée mon médecin n’était pas là, j’ai vu un autre docteur.Il a examiné mon dossier et d’après les examens que j’avais passés à l’hôpital, il m’a dit que c’était le temps que je commence à prendre des médicaments et qu’il ne comprenait pas pourquoi mon médecin ne me l’avait pas recommandé.C’est alors qu’il m’a prescrit deux sortes de médicaments, mais le plus drôle, c’est qu’il m’a prescrit une sorte de pilule sur laquelle il y a un os de chien.Je ne sais pas à quoi il pensait, mais il m’a peut-être prise pour un chien.Il n’y a rien là, le principal c’est que les médicaments puissent faire «La plus belle richesse que tu peux avoir dans la vie, c’est d’être en bonne santé».disparaître les douleurs que j’endure depuis si longtemps.La plus belle richesse que tu peux avoir dans la vie, c’est d’être en bonne santé.Mais pour l’avoir longtemps il faut s’aider.Premièrement, il faut bien se nourrir, faire beaucoup d’exercices et prendre le temps de bien dormir.Mais aujourd’hui, ce n’est pas facile pour les personnes qui sont sur l’aide sociale de bien se nourrir, car tout ce qu’il faut pour avoir une bonne santé, c’est ce qui coûte le plus cher.Ça fait que tu te nourris moins bien et c’est comme ça que commencent les problèmes de santé.Quand tu es malade et que tu n’as pas d’argent pour payer tes médicaments, tu ne les prends pas et ta maladie ne peut que s’aggraver.Quand tu te couches le soir et que tu penses trop aux problèmes que tu as, alors comment veux-tu avoir une bonne nuit de sommeil?Je dis qu’il ne faut jamais perdre le moral, même dans les pires moments à passer.Il faut se dire une chose: que tu sois jeune ou vieux, ce n’est pas toi qui décides l’heure, le jour et l’année que tu dois mourir.La seule personne qui décide que le temps est venu c’est Dieu.Louise Harel Ministre d’État aux Affaires municipales et à la Métropole Ministre responsable des Ainés Ministre responsable de la région de Montréal 3831, Ontario est Montréal (Qué.) Tél.: (514) 873-9309 Page: (514) 873-5415 Est * 250*9000 • Abonnement 24$ Vol.7 * No 4* Juillet* Août 2000 * Le Journal de la Rue * 4265 Ste-Cath Rechute par Isabelle Savard Dernièrement, j’ai rechuté pas rien qu’un peu, je peux vous l’assurer.Mes bijoux y ont passé, même mon linge, me voilà en thérapie.Pour la première fois de ma vie, j’ai réellement le goût de m’aider.J’ai donc rebondi dans un centre de désintoxication nommé Le Sentier.Au début, j’ai pleuré, même crié.Crié au secours, j’ai besoin d’amour.Je crois que j’ai compris que l’amour dont j’ai besoin n’est pas celui de mes amis, mais plutôt mon propre amour.Cet amour que je cache et nie depuis mon adolescence et qui a fait que j’ai «fucké» une bonne partie de ma croissance.Je ne sais pas encore quels sont les éléments déclencheurs de cette consommation exagérée, mais l’heure est venue de le découvrir.Au début, je ne pouvais m’imaginer si enfermée, mais j’ai réalisé que je dois commencer à vivre pour moi et non pour autrui.Ici, en thérapie, on a tous une situation différente.On vaut tous le peine de s’en sortir, c’est ce que je suis venue découvrir.J’ai appris qu’on ne Papillon par Marie-Josée Paquet Pour moi Le Sentier, c’est comme une devient papillon.Avant de devenir papillon, la chenille est dans un cocon.Elle se prépare à une autre vie.Elle prend tout son temps.De jour en jour, la transformation fait son oeuvre.Le jour venu, le papillon apparaît dans ses plus belles couleurs, prêt à affronter sa nouvelle vie.Lorsque tu entres au Sentier, c’est comme si tu entrais dans ton cocon.Alors on t’aide, on t’entoure.Avec ta volonté de t’en sortir, ton ouverture d’esprit et ton honnêteté, ton état d’âme se transforme.Le jour venu, tu ne te reconnaîtras plus.Tu seras plus réceptif et toi aussi, tu tendras la main à tes frères et soeurs.C’est alors que tu seras au début de ta nouvelle vie.Tu connaîtras la délivrance de l’effroyable prison intérieure.Bonne chance futur papillon! pouvait pas guérir de cette maladie appelée toxicomanie, mais par contre, on peut se rétablir.Si vous avez un problème comme celui-ci, n’hésitez pas à venir en thérapie.La résidence Le Sentier : 450-585-4515 Centre de réhabilitation pour alcooliques et toxicomanes Père à temps partiel auteur inconnu Un jeune accueille son papa de retour du travail à une heure tardive.Il lui demande combien il gagne de l’heure.Son père lui répond : 10 $ l’heure.Le garçon s’en retourne tristement à sa chambre.Il en ressort avec un sac rempli de monnaie et le tend à son père.« Je n’ai que 7 $.J’aurais voulu acheter une heure de ton temps, une heure où tu es là juste pour moi ».Voi.7 * No 4* Juillet-Août 2000 * Le Journal de la Rue • 4265 Ste-Catherine Est * 256-9000 * Abonnement 24$ «La vie n’est pas un problème à résoudre, c’est un mystère à vivre».Kierkegaard «On a souvent remarqué que la plupart des problèmes, sinon tous les problèmes, soumis aux thérapeutes sont en rapport avec l’amour.Il est donc logique que l’amour en soit la solution».Thomas Moore L’assurance-emploi, un système malhonnête?par Raymond Viger Lorsque vous avez un emploi, votre employeur vous enlève directement sur votre chèque de paye des montants tels que 1* assurance-emploi, le régime des rentes ainsi que les impôts provincial et fédéral.Un employeur ne peut vous exempter de ces paiements.À la fin de l’année, vous faites votre rapport d’impôts et vous balancez vos comptes avec le gouvernement.Cette façon de faire vous évite d’avoir un compte trop élevé à payer.Je rencontre malheureusement beaucoup de gens qui se retrouvent en difficulté financière après avoir fait leur rapport d’impôts.Ils doivent des sommes aux deux paliers de gouvernement.Ces gens ont reçu de l’assurance-emploi pendant l’année, plus ils en ont retirée et plus leurs difficultés seront grandes.Comment expliquer ces difficultés?Contrairement à un employeur conventionnel, lorsque vous retirez de l’assurance-emploi, le gouvernement ne vous prélève pas assez d’impôts.Lorsque vous balancez vos comptes, vous leur en devez toujours.Une dame, après avoir retiré pendant une année de l’assurance-emploi, doit demander de l’aide sociale.Que puis-je lui dire lorsqu’en faisant son rapport d’impôts, elle s’aperçoit qu’elle doit 2000 $ au gouvernement?Ce n’est pas avec ce qu’elle reçoit de l’aide sociale qu’elle pourra rembourser cette dette à l’impôt! Si un employeur est tenu de prélever suffisamment d’impôts pour éviter ce genre de situation, pourquoi le gouvernement fédéral ne fait-il pas de même?Le fédéral agit-il en bon père de famille quand il laisse des citoyens s’endetter face à l’impôt et qu’il les met dans des culs-de-sac?Si je reçois des prestations de 280 $ par semaine, le gouvernement fédéral ne m’enlèvera que 6 $ par semaine et je ne verserai rien au provincial.Pourtant, chaque semaine, je suis redevable de 20,05 $ au fédéral et 19,57 $ au provincial.Après un an, je dois 1042,60 $ au fédéral et 1017,69 $ au provincial, pour un grand total de 2060,24 $.Si je soustrais les 312 $ que le fédéral m’a fait payer en impôts, il me reste une balance de 1748,24 $ à payer! Puisque mon chèque d’aide sociale sera de 380 $ par mois, vous pouvez imaginer dans quelle situation mon père de famille fédéral me met.Avec un père de famille comme celui-là, comment puis-je assumer mon propre rôle de père de famille?«Pour que le mal les bons ne fassent rien».«C’est la prise de conscience, le fait de sentir pleinement à quel point vous êtes coincé qui vous amène à guérir».Fritz Péris Galeries Rive-Nord Nouvel Âge 100, bouI.Brien Tours Triomphe 1707, St-Denis Plaza St-Hubert Repenti gny, (Qué.) 2512.Daniel-Johnson Montréal, (Qué.) 100, boul.Brien 450-581-9892 Laval, (Qué.) 514-844-1779 Montréal, (Qué.) •.• 450-682-0636 514-274-2870 Vol.7 * No 4* Juillet- Août 2000 * Le Journal de la Rue * 4265 Ste-Catherine Est * 256-9000 * Abonnement 24$ | Il Aie des ambitions Y, à la mesure de tes /JL moyens.'C'est vrai que ça commençait à > iPpll me coûter cher J| ! en peinture.,^.M'ouais, j* pense que tu as raison.Pas mal, hein.Burst ?! Tu vois, j'ai suivi tes conseils.V* f Au fait, \ tu n'aurais ' pas le numéro de téléphonej , du maire ?* - 4 *»ïTY! tv W-.ont saboté mon .beau projetLi f yVol.7 * No 4* Juillet»Août 2000 * Le Journal de la Rue ?4265 Ste-Catherine Est * 256-9000 * Abonnement 24$ A suivre.Vite Et puis I, qualité \( Travaille un peu N> , I \ plus ton style./ c est toujours mieux §$?***« " que la quantité.A plus petite échelle.En Namibie (Afrique di Sud-Oues Les Hereros peignent leur maison avec des motifs aux couleurs vives.Certains villages j sont littéralement J couverts par ces 1 superbes graffitis.¦ LÉL*.Non, J avais commencé à couvrir fa ville la ville avec mes graffitis, mais regarde ce que ça donne! t MONtreaL ^ «TACf»
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.