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Titre :
Le journal de la rue
Le Journal de la rue regroupe des textes d'information et des témoignages touchant des sujets souvent occultés par la société tels la toxicomanie, la prostitution, la violence et la criminalité, tout en proposant des ressources utiles.
Éditeur :
  • Montréal, Qç :[Le journal de la rue],1993-2003
Contenu spécifique :
Janvier - Février
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
Notice détaillée :
Lien :

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Références

Le journal de la rue, 2001, Collections de BAnQ.

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jDÜRNArgr CELEfil ÎÔHATâS f*um *(*K* 66AUT uef> MffXA«=u>6 ****#*»« » _>*¦ ¦ '»«*»ïÿ «»«•* PER Û6M OAU?MÀ C oiv^wv/ieijj ^A Le Journal de la Rue vol.8 no.l Janv.-Fév 2001 Mission: Favoriser, supporter et développer des projets novateurs permettant au milieu de retrouver son pouvoir d'action et son autonomie.Aider et favoriser le développement et l'autonomie des jeunes souvent mar-ginalisés en leur offrant des activités créatrices et formatrices.BNQ Défendre et promouvoir les intérêts des jeunes en sensibilisant, informant et éduquant la population sur les besoins de nos jeunes et sur la façon d'être un adulte responsable et significatif.•le développement d'une société plus humaine, sensibiliser aux différents phénomènes sociaux ît faciliter les relations entre les différents acteurs et partenaires. Assaut sur les motards ou sur les lois criminelles?Une réforme est essentielle.Grand émoi au Québec.Un journaliste, M.Michel Auger, est victime d’un attentat.L’émoi est parfaitement justifié.Il survivra, heureusement.Qu’en est-il lorsqu’un enfant meurt?Quand c’est une personne “connue de la police” qui meurt?Dans ce dernier cas, il est facile de vérifier que l’émoi est incomparablement plus faible.Pourquoi?La vie d’un “truand vaut-elle moins que celle d’un journaliste?Jean-Robert Primeau Les droits fondamentaux ne sont-ils pas les mêmes pour tous?On a le droit de ne pas avoir été un “fan” d’André Desjardins.Mais lorsqu’il se fait froidement assassiner, une société démocratique peut-elle banaliser ou justifier impunément un tel acte barbare?L’attitude qui se profile derrière ce traitement différent de crimes similaires, c’est, en plus d’une position de classe, une inconséquence crasse.Qui menace la démocratie?On agit comme s’il y avait un seuil de tolérance face au nombre de meurtres ou de tentatives de meurtres commis.Le jour où les droits de l’un sont supérieurs ou plus importants que les droits dej’autre, nous ne )li ’éi Maintenant qu’un honnête homme journaliste a été sommes vers quoi us dans une société de Droit.Et c’est ce émoi actuel mène nos dirigeants politiques.me journaliste a été touché, IL FAUT AGIR ET VITE! En s’attaquant à l’un des droits les plus fondamentaux de la démocratie: le droit d’association.Souvenons-nous à cet effet que Solidarnosc, premier syndicat libre de Pologne depuis la soviétisation des pays de l’Est, a réclamé un seul droit lorsque son rapport de force a poussé le gouvernement polonais à le respecter: le droit d’association.On ne peut violer ce droit sans des raisons extrêmement graves.Ce n’est pas d’une République de Cowboys dont nous avons besoin.Le gouvernement en place ne se souvient-il pas des abus engendrés par la Loi des mesures de guerre en 1970?Combien de citoyens furent arrêtés, emprisonnés sans aucun fondement sérieux?Est-ce à ce genre de pouvoir que veulent nous convier MM.Ménard, Bouchard et Duceppe?Pas très rassurant.Il y a sûrement d’autres façons de démontrer son attachement indéfectible à la démocratie que d’en attaquer un des piliers.“On pratique des trous dans la chaloupe pour la vider de son eau” (entendu à la radio)! Pourquoi s’attaquer à des droits fondamentaux?Pourquoi vouloir engager la guerre aux motards dans une nouvelle phase?N’est-il pas évident que la violence n’appelle que la violence?L’exemple de la Colombie n’est-il pas notre meilleur enseignement?Pourquoi les criminels continuent-ils à prospérer, à engraisser leurs trésors de guerre énormes malgré Carcajou et malgré toutes les dénonciations?Qui peut répondre à cette dernière question détient la clé pour réduire de façon importante la violence qui secoue notre société depuis plusieurs années.Agir sur les causes! Le commerce permet de s’enrichir.Le commerce illégal permet de s’enrichir de façon inimaginable.Qui dit commerce, dit concurrence, et la concurrence crève les yeux.Elle tue aussi des gens.Qu’est-ce qui permet à des regroupements de développer des territoires de vente, de s’armer pour défendre ces territoires, de soumettre des personnes pour mousser la vente, de pousser des vendeurs jusqu’à vendre à des jeunes pour élargir toujours le marché, de corrompre des politiciens, des policiers, des juges et des fonctionnaires de les intimider, les menacer et attenter à leur vie lorsqu’ils refusent les offres?Ce sont nos lois criminelles.Réformons radicalement ces lois, RAPIDEMENT, et le commerce perdra de son attrait.Imaginons une Société des Drogues du Québec.La dose, de cocaïne pourrait être accessible.Le profit irait à l’Etat.Il n’irait plus aux motards criminels.Est-ce qu’on éliminerait ainsi les motards criminels?Sûrement pas.Mais cette poule aux oeufs d’or, les drogues illicites, serait moribonde.Il me semble que le raisonnement est facile à tenir.Il faut juste un renversement des perspectives.Certaines expériences en Angleterre et en Suisse démontrent qu’il est possible de prescrire des drogues et des substituts.Les effets sur les consommateurs sont remarquables.Les communautés touchées voient leur qualité de vie s’améliorer.Des problèmes nombreux sont à prévoir sur le chemin d’une réforme.Ils sont peu de choses à côté des pertes de vie et de la menace à la démocratie.La fin de la prohibition de certains produits actuellement illicites aurait plus d’effet qu une loi antigang.N’avons-nous rien appris de la prohibition de l'alcool au siècle dernier?B Il n’est pas interdit de rêver à la répression totale des bandes de motards criminels en place.Que se assera-t-il par la suite?De nouvelles bandes plus éroces, plus barbares, plus clandestines ne manqueront pas d’apparaître.Pourquoi?Parce que le marché est suprêmement lucratif! Le commerce illégal de la drogue est assez juteux pour permettre les meilleures defenses, quel que soit le niveau de répression.Vivement une réforme de nos lois.et de notre “morale”.2 Vol.8 no.1 jan.-fév.2001 Le Journal de la Rue 4265 Ste-Catherine Est, Montréal, Qc, H1V 1X5 256-9000 abonnement 24$ Volume 8 numéro 1 janvier-février 2001 23 000 exemplaires Publication bimestrielle Le Journal de la Rue Café-Graffiti 4265 Ste-Catherîne Est Montréal HIV 1X5 Tél.:(514) 256-9000 Fax:(514) 256-9444 Mission: Favoriser, supporter et développer des projets novateurs permettant au milieu de retrouver son pouvoir d'action et son autonomie.Aider et favoriser le développement et l'autonomie des jeunes souvent marginalisés en leur offrant des activités créatrices et formatrices.Défendre et promouvoir les intérêts des jeunes en sensi-bilisant, informant et éduquant la population sur les besoins de nos jeunes et sur la façon d'être un adulte responsable et significatif.Promouvoir le développement d’une société plus humaine, sensibiliser aux différents phénomènes sociaux et faciliter les relations entre les différents acteurs et partenaires.__________________ Rédaction Raymond Viger Coordination Danielle Simard Julie Gagnon Service aux abonnés Steve Bouchard Infographie Francis tha 13th Prophet www.13 thproph et.com Collaboration DJ Harvey Danielle Carrier Alain Martel Luc Dalpay Tony Antoine Jean-Robert Primeau Gérard Bernatchez Karen Mercier Véronique Beaudet Kathy St-Onge Jean-François Morin Jacques Salomé Martine Turenne Jean-Simon Brisebois Vannessa Paré Nous sommes membres: AITQ Association des intervenants pPJQ Fédération professionnelle en toxicomanie du Québec des jounalistes du Québec AMECQ Association des médias écrits 4VDA Association vérif ication de communautaires du Québec |a distribution assermentée AQS Association québécoise en suicidologie Le Journal de la Rue a un fonds de réserve pour les argents provenant des abonnements.Au fur et à mesure que les journaux vous sont livrés, l'organisme récupère les frais dans ce fonds.Une façon de protéger votre investissement dans la cause des jeunes et de vous garantir la livraison de votre Journal de la Rue.Sommaire Le dessin de la page couverture a été réalisé par Tony Antoine.Titres Pages Assaut sur les motards 2 Vaincre la pauvreté 4 Mission en République Dominicaine 5 La vie 5 Les OGM 6 Le Café-Graffiti chez-soi?Bonne idée! 7 L’esprit des fêtes 9 Emploi en péril! 9 L’école peut faire des merveilles.10 L’itinérance 10 Classement des écoles par le Journal.11 Burst et Max graffiteurs: Max déraille 12 Des livres à croquer 13 L’OTAN dans l’eau bouillante 14 La place des jeunes dans notre société 15 Si j’étais premier ministre 16 Si j’étais premier ministre 17 Dj Harvey fait de l’espionnage 18-19 Des assistés sociaux nous parlent 20 Quelques expériences et recommandations 21 “Livre gris” sur l’aide sociale 22 Ressources 23 Mous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada, par l’entremise du Programme d’aide aux Publications (PAP), pour nos dépenses d’envoi postal.________no.d’enregistrement - 07638 -________ La reproduction totale ou partielle pour un usage non pécunier des articles est autorisée, à la condition d'en mentionner la source.Les textes et les dessins apparaissant dans le Journal de la Rue sont publiés sous la responsabilité exclusive de leurs auteurs.Nous aimerions recevoir vos commentaires.Ne vous gênez pas pour nous écrire: textes, dessins pour une publication éventuelle.special’ I Ldf&OT2T2eZ~ OOtlS.| Ncin : ___ Réncm:___ | Adresse :________________________ - Ville :_____________ Code Postal : ¦ Téléphone j__________Fax:________ ————————————————————I 1 numéro — 4,(X)$ -+- tx.| ¦ 1 un (6 nos.) — 24,00$ -+- t?c.2 ans (12 nos.) - 41,01$ -+- tx.3 ans Cl 8 nos.) - 53,04$ -+- tx.Chèque ou mandat à l’ordre du Journal de la Rue 4265 Ste-Ca+herine Est Mtl, Qc, HIV 1X5, 514-256-9000 Toute contribution supplémentaire pour soutenir notre travail est la bienvenue.¦ Vol.8 no.1 jan.-fév.2001 Le Journal de la Rue 4265 Ste-Catherine Est, Montréal, Qc, H1V 1X5 256-9000 abonnement 24$ J Vaincre - Des gens de partout dans le monde ont tenté et tentent toujours de relever ce même défi: vaincre la pauvreté.Très peu ont réussi.Selon différents témoins, quelques communautés ont connu des succès extraordinaires en réussissant à transformer des faillites en réussites.I» Mwm-i.JJLJ| Gérard Bernatchez S te- Victoire Pour réussir comme eux, sachons prof iter de leurs expériences.Cherchons pourquoi ils ont réussi, essayons ensuite de s'inspirer de leurs recettes.Des gens ont mis l'accent dans le développement d'une vie communautaire visant à assurer le bonheur, la valorisation et le bien-être de chaque membre, en les amenant à tout partager entre eux, les problèmes comme les réussites.La formule coopérative leur a permis de mobiliser les potentiels de chacun pour en faire une force capable de créer eux-mêmes les biens et les services nécessaires pour assurer le bien-être de chacun.La clef du succès repose entre les mains de chacun.Chacun doit prendre conscience de sa grande valeur, de son grand potentiel, de sa grande richesse d'homme, de femme ou d'enfant et de celle de tous les autres pour apprendre ensuite à les mettre en valeur pour assurer le succès de l'équipe.Tout ce qui ne vient pas de la base, c'est-à-dire de la volonté des gens, est voué à l'échec.Après avoir scruté les pourquoi et comment de la réussite de ces expériences menées ailleurs, il s'agit, pour chacun de nous, de passer à l'action à notre tour, si nous voulons réussir nous aussi.Mais il nous faut trouver par où commencer, savoir qui doit commencer et comment faire pour commencer?Au Québec, la famille paroissiale a été une réalité profonde, enracinée, encadrant les Québécois.Aujourd'hui, personne ne fait plus partie d'une communauté.Chacun n'a d'attaches qu'à sa maison, pour le temps qu'il l'habite, à son auto, à ses meubles, à son compte de banque et surtout à ses dettes.Dans une petite communauté, les gens se sentent capables de pouvoir contrôler, maîtriser les projets qu'eux-mêmes mettent en marche et savent que ce sont eux qui vont en bénéf icier mais pas des magouilleurs.Des projets qu'ils sont capables de mener à bon port.Qui doit agir en premier?Chaque citoyen qui se croit adulte est responsable de la bonne santé, du bon fonctionnement de la communauté dont il est membre.C'est à chacun de nous de bouger, de prendre l'initiative de convaincre les gens de son entourage de s'associer pour former une équipe vouée à bâtir son bien-être et celui de tous les membres de sa communauté.Les travailleurs, pour prendre en charge chaque projet et pour les réaliser, sont, ensemble, les maîtres d'oeuvre de chaque projet.Ils sont responsables ensemble de leur réussite ou de leur échec.Ce ne sont pas les chaloupes de sauvetage qui manquent ni les outils, c'est la volonté des gens de se donner la peine de les utiliser.Avons-nous les ressources?La plus grande richesse disponible, capable de relancer notre économie, ce sont les immenses capitaux d'intelligence, de capacités créatrices de toutes sortes de gens, d'énormes actifs humains.Il s'agit de décider de s'en servir ou pas pour récolter pauvreté ou prospérité.Nous sommes tous responsables du choix et responsables des conséquences.La réussite est entre nos mains, à toi, à moi.Oui, si tes mains, si mes mains veulent bouger.i Mo 1.8 no.1 jan.-fév.2001 Le Journal de la Rue 4265 Ste-Catherine Est, Montréal, Qc, H1V1X5 256-9000 abonnement 24$ Tout ce qui ne vient pas de la base, c'est-à-dire de la volonté des gens, est voué à l'échec. ission en République Dominicaine Karen Mercier St-Émile A l’âge de 19 ans, ma passion pour le Sud, mélangée à un désir d’aider les gens, me pousse à quitter ma maison, mes biens, ma voiture, ma famille, mes amis afin de m’envoler vers la République Dominicaine.“Sauver le monde!”, pensais-je.Est-ce moi ou le monde qu’il fallait sauver?Encore aujourd’hui je me pose la question.La première année est remplie de déceptions.Je suis seule et me sens abandonnée.J’ai souvent pensé que mon choix d’aller en République n’a été qu’un échec dans ma vie.J’en vins à penser que maintenant, c’est à moi qu’il fallait venir en aide.Je n’avais plus rien.Après un an de travail, nous avions donné un toit et à manger à une vingtaine d’enfants abandonnés.C’est exceptionnel de voir à quel point nous pouvons faire beaucoup malgré notre jeune âge.Je suis revenue au Canada après deux ans.Je vous partage le bonheur de cette expérience enrichissante.Véronique Beaudet Rive-Sud Dans la vie, nous faisons tous face à des épreuves.Ce qu'il faut se dire la dedans, c'est quelles n'y sont pas pour rien.Il y a des personnes qui ont croisées mon chemin où j'ai dû réconforter leur moral, d'autres qui en ont fait de même pour moi, il y a des obstacles qui me paraissaient impossibles à traverser mais pourtant, j'y suis parvenue.Le positif comme le négatif ont leur raison d'être.Il faut simplement rester réceptif en la vie et ne pas baisser les bras dans nos obstacles.Nous avons tous le besoin de croire en quelque chose ou quelqu'un pour cheminer.Moi, je m'efforce le plus possible de croire en moi car il n'y a rien, ni personne de mieux placé que moi pour savoir ce que je vaux et qui je suis.Je crois dur comme fer que nos bons gestes nous sont récompensés dune façon juste, pour chacun de nous, et que le temps nous fait payer nos mauvais gestes.C'est pourquoi il m'est important detre juste et honnête envers moi-même et ceux qui m'entoure et qui me respecte bien sûr! La vie ne f onctionne pas à sens unique, elle est comme une balance.Elle en offre autant quelle en prend et c'est à nous à y mettre un équilibre.C’est à nous de garder et d'éliminer ce qui nous embête et ce qui nous rend heureux.Je trouve dommage, car,trop souvent nous oublions la base du bonheur.LA SANTE.Sans elle, je ne pourrais jamais vivre aussi intensément.On a trop souvent tendance à l'oublier, mais pourtant, elle pourrait s'enfuir n'importe quand.On dit que si la santé physique fonctionne bien, le reste va de soi, alors si cela pouvait encourager certains d'entre nous, j’en serai heureuse.Ça ne prend pas grand chose pour sourire et être heureux.jeunesse ».famille i&œs A si amm “ : - i i •' * : * - .- ' - * ^ m.- * « : T.«B ai m « V ' .m.%: ¦ !¦ * * -A-10- Fly 13th prophet 24“x30“ 145,00$ -175- Les masques Jeffrey Di Campos 16"x20" 125,00$ -A-ll- Baby Dragon Duy Tran 16"x20" 125,00$ -5- Life Victor Puente 16"x20" 125,00$ -326- Sphinx et Oedipe J-F Labelle 24"x36" 295,00$ r Bon de commande Toile Prix Code Quantité r btal Nom- Pronom: T-shirt (blmcseulemcn.) 20$ TpI • Carte de souhaits 3$ Adresse: CarteS(Piastif.ées) 3,5 x 2 1$ Ville: Code Postal: r 9^,11 rage (plastifiée) O, J X 11 5$ Achat minimum 5,00$ Grandeur du t-shirt Total: abonnement 24$ Fl îf • •:» à Tim: floS 161U16B Dans toutes les régions du Québec, des entreprises, des municipalités, des carrefours jeunesse-emploi, des organismes communautaires, le réseau scolaire, Emploi-Québec y et le réseau de la sécurité du revenu ont pris rengagement de soutenir les jeunes en difficulté.Aider ces jeunes à retourner aux études, à suivre une formation ou à occuper un emploi, ce grand défi, c'est aussi le vôtre! 00* Pour en savoir plus : • communiquez avec le centre local d'emploi (CLE) le plus près de chez vous ou communiquez avec le Bureau des renseignements et plaintes du ministère de la Solidarité sociale aux numéros suivants : 643-4721 si vous habitez la région de Québec 1 888 643-4721 ailleurs au Québec, sans frais ou consultez le site Internet du Ministère à l'adresse http://mss.gouv.qc.ca Québec Ministère de la Solidarité sociale El EU El El 8 Vol.8 no.1 jan.-fév.2001 Le Journal de la Rue 4265 Ste-Catherine Est, Montréal, Qc, H1V1X5 256-9000 abonnement 24$ L’esprit des fêtes Il me semble que ça fait une éternité.Ça brasse à Longueuil! Le mois de Novembre: gris, pluvieux.On est tous un peu bas.Pas de soleil ni d’enthousiasme d’ailleurs.Entre la neige et la pluie.Alain Martel, correspondant de Longueuil Aujourd’hui, j’ai le goût de vous parler d’un événement plus trippant.Chaque année, le TROC organise son réveillon dans le TROC.Au métro Longueuil, ce 20 décembre 2000 de 16h à 22h: dinde, pâtes, surprises, chorale du TROC, etc.Beaucoup de plaisir.Beaucoup d’émotions.Ça me fait bizarre de voir ces gens pleins de solitude en quête de petits sourires avant le congé des fêtes, qui n’en n’est pas vraiment un pour eux.Fête de la nostalgie, fête où la société leur remet en pleine face leur pauvreté, leur misère, leur isolement.Les voilà, entrant tout gênés, un peu mal à l’aise, accueillis comme il se doit avec de la dinde, de la tourtière et quelques fois, un petit cadeau.Vraiment pas grand-chose.Et pan! Nous voilà entraînés dans leurs souvenirs qu’ils offrent à tous.Les sourires, les rires, les anecdotes.Et un oeil humide, on ose même laisser une larme s’écouler sur une joue.On rigole pour de vrai! Puis, c’est le temps de laisser la place aux suivants.Un petit pincement au coeur.“Tu sais Alain, c’est la seule fois où je vivrai l’atmosphère des fêtes cette année.” Je le serre dans mes bras.Il se laisse aller.Oh! Pas longtemps! Une fraction de seconde.Alors je leur dis que l’argent n’achète pas la dignité.A vous tous et toutes qui auront lu ce texte, passez le meilleur temps des fêtes possible.Avec toute la dignité que vous méritez.Merci de me lire.Merci de me publier.Alain Martel, travailleur de rue Carrefour Jeunesse Longueuil Rive-Sud (450) 677-9021 Emploi en péril! Je suis une jeune mère.Pour des raisons de santé, j'ai abandonné l'école il y a quelques années.Je savais très bien que j'aurais de la difficulté à me trouver un emploi.Alexandra Jonquière Quelqu'un a bien voulu me laisser une chance.J'ai commencé mon premier boulot au Journal de la Rue.Je trouvais cela très motivant et très gratif iant d'aider une cause sociale.En plus, j'avais un patron qui me félicitait tout le temps pour mon travail bien fait.En plus d'être un organisme qui travaille auprès des jeunes, vingt deux personnes du Saguenay-Lac-St-Jean ont trouvé un travail auprès du Journal de la Rue.Ce n'est pas rien quand on regarde le taux de chômage de la région.Je trouverais déplorable qua cause de quelques mauvaises langues le Journal de la Rue ne soit pas reconnu à sa juste valeur dans ma région du Saguenay-Lac-St-Jean.Le Journal de la Rue a un bon contenu et je pense que ça pourrait aider beaucoup de jeunes a s'en sortir.La façon de les aider nest pas seulement une question d'argent, c'est de permettre aux jeunes de s'exprimer, de leur livrer un message d'espoir pour continuer dans le vie.J'espère que vous continuerez à m'aider pour cette cause.Je vous en remercie à l'avance et n'oubliez pas, les ados, c'est votre relève! NDLR: N'hesitez pas a nous envoyer vos commentaires sur le travail du Journal de la Rue en région.Merci.H1V1X5 Le Journa 256 9000 L’école peut faire des merveilles, comme elle peut étouffer des petits Mozart j Selon le Bulletin des écoles secondaires du Québec, un classement exhaustif des 476 écoles secondaires du Québec, les petites écoles se classent mieux que les plus grandes.Les écoles privées occupent majoritairement les 100 premières places.Qu’est-ce qui fait la force du privé?“Son management, répond Richard Marceau, car la direction d’une école publique n’a pas la même latitude”.sciences de l’éducation de l’UQAM.Cela ne peut qu’augmenter les inégalités: les parents fuiront les écoles les plus faibles, laissant dans ces établissements un effectif scolaire encore plus marginalisé”.“Ce sont deux mondes.J’ai une grande autonomie.Dans le réseau public, on doit composer avec la commission scolaire et de multiples contraintes, on ne peut embaucher qui on veut”, confie René Fortin, directeur du collège privé Notre-Dame-de-Lourdes à Longueuil.“L’établissement contribue de manière importante aux résultats des élèves: l’organisation de l’école privée compte pour 20% dans le succès d’un élève tandis que le niveau d’instruction et le revenu des parents comptent pour 16%”, dit Richard Marceau, professeur de sciences politiques à l’École nationale d’administration publique (ENAP).“Ce genre d’étude a aussi des effets pervers et marque au fer rouge certaines écoles.D’abord, il peut décourager les enseignants qui font parfois de très gros efforts, mais n’atteindront jamais les résultats du privé, explique Gérald Boutin, professeur de “Ça ne fait jamais plaisir aux gens du milieu scolaire de voir leur travail jugé publiquement.La première année, pour les directeurs d’écoles qui affichent des résultats faibles, c’est le choc, la consternation, parfois la contestation.Mais la publication de tels résultats suscite ensuite des réflexions et surtout, provoque des actions,” lance Robert Maheu, directeur des statistiques et des études quantitatives au ministère de l’Éducation du Québec.Toute tentative sérieuse d’améliorer les résultats d’un établissement, nécessite une mesure périodique de ses performances.Pendant ce temps, le ministère de l’Éducation a classé des écoles à risque en s’appuyant sur les codes postaux des élèves.Résultat: l’élève issu de certains quartiers est automatiquement classé à risque.même si c’est un premier de classe! Outil de la décadence, Ou de l'itinérance, Il vit sa souffrance, Ridé par un passé, Vécu dans la pauvreté, Où il n'a pu s'exprimer, Pourquoi le juger, Parce qu'il ne semble pas futé, Ou parce qu'il a été oublié?Jean-Simon Brisebois Photo Jean-Simon Brisebois 10 Vol.8 no.1 jan.-fév.2001 Le Journal de la Rue 4265 Ste-Catherine Est, Montréal, Qc, H1V 1X5 256-9000 abonnement 24$ Classement des écoles par le Journal de la Rue Le Journal de la Rue a fait, pendant plusieurs années, du travail de milieu autant avec des étudiants de collèges privés se classant dans les premiers rangs de ce Bulletin des écoles secondaires du Québec qu’avec des étudiants des écoles se classant vers la toute fin.En résumé, la bonne scolarisation des parents, leur haut revenu familial, leur beau quartier chic et bien entretenu n’ont pas empêché la détresse des étudiants et étudiantes, premiers et premières de classe, face à l’inceste, le viol, les agressions, les abus de pouvoir et une mauvaise communication avec leurs parents.L’intervention auprès des étudiants des “meilleures” conséquences sociales, mais écoles, a été plus difficile et pénible.Certaines lorsque papa se choque et directions nous disant tout simplement qu’il n’y avait pas de problèmes dans leurs écoles; d’autres se limitant à vouloir connaître les noms des étudiants à — Raymond Viger | Il ¦ mm problème pour les mettre dehors.Nous avons remarqué aussi que le type de consommation était plus fort et plus abusif dans certaines des “meilleurs” écoles, mais que les conséquences étaient moins grandes, compte tenu du protectionnisme des parents.Pour éviter de voir son garçon “triper” dans la rue avec tout le monde, nous avons vu une piquerie dans le sous-sol d’un notable bien en vue de notre société.Nous avons vu le chauffeur privé s’impliquer et camoufler les conséquences de ce garçon de la “haute”.Pendant que dans les “meilleures” écoles certains vont consommer cocaïne et héroïne, dans les dernières on se limite souvent à du pot et du hasch, acide.L’intervention et l’argent des parents, face à une consommation de drogue dure, ne font que retarder le problème qui explosera tôt ou tard.Dans certaines des “meilleures” écoles, on hésite avant de référer à des ressources pouvant aider et intervenir.Camoufler les problèmes est plus facile à gérer.La loi du silence entourant le vécu de ces jeunes, devient un boulet au pied qui, malgré leurs beaux diplômes, ne les empêche pas d’entrer en crise suicidaire, à un moment ou à un autre dans leur vie.Face à la détresse, la majorité des jeunes des “meilleures" écoles ont souvent une famille, un meilleur réseau personnel pour les aider et les soutenir.Pour d’autres, malheureusement, les difficultés du jeune sont ignorées ou étouffées pour ne pas nuire à la carrière et aux principes des parents.Tant que l’argent et les contacts de la famille camouflent les vrais problèmes, on évite les Pour éviter de voir son garçon triper dans la rue avec tout le monde, nous avons vu une piquerie dans le sous-sol d’un notable bien en vue de notre société.coupe les vivres, c’est la déchéance totale.Face à la détresse, nous ne sommes pas tous égaux, certains jeunes de la “haute” se retrouvent souvent plus démunis face à la vie, la survie et les moyens que l’on peut prendre pour s’en sortir, même si l’on est premier de classe.Si nous pouvions avoir accès à un bulletin des écoles en fonction de la détresse des jeunes qui s’y trouvent, au lieu de se limiter aux résultats scolaires, nous aurions un portrait très différent de la situation.Face à tout cela, je n’ai qu’un rêve à partager.J’espère de tout coeur que chaque étudiant connaisse l’amour et le respect de son milieu et de sa famille.Un peu d’amour permet de faire des miracles.Lorsque votre enfant reviendra de l’école, avant de lui demander combien il a eu à son dernier examen, prenez le temps de lui passer la main dans les cheveux, de partager ses loisirs ou ses travaux, de le serrer dans vos bras et dites-lui combien vous l’aimez.Ne supposez pas qu’il le sait, répétez-lui régulièrement.Votre amour ne se mesure pas à la grosseur de l’ordinateur que vous lui avez acheté.L’amour ne s’achète pas mais se partage.Votre chauffeur privé ne peut lui faire le message qu’il est aimé par ses parents, vous seul pouvez lui adresser votre message d’amour.Et pour ceux, qui ne savent pas comment dire à un enfant comment il est aimé parce qu’ils n’ont, eux-mêmes, pas senti l’amour de leurs propres parents, prenez du temps avec votre jeune, pour lui dire ce que vous auriez aimé entendre et ressentir de vos parents.Soyez honnête et humble, l’amour saura se frayer un chemin dans cette nouvelle relation avec votre enfant.Jan.-fév.20ÔMeJoumal de la R#4265j>te-Catherine Est, Montréal, Qc, H1VÎJ \44ir' ¦ -"tr ^ *¦*" C'èxAïr rèeêiavt/ ¦Ziîttii SNkiRj HSSS WesfMAX &FA FF» TBVÏZ.S» t'trhHue.u> ju»1 &9&.M0H FPTrr FFèP^ VWA*r nnjp M'AtZoMTAÔHBfZ.âA > M àvtWf, U.érxir -np^-rAfzp- -r
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