Le journal de la rue, 1 janvier 2001, Avril - Mai
W : ^ '' i;“; ^TTSSFï .• iéÿsp:,:?' " wWwmrfflm - ’ • • • ' f.fh] w CT BÜ&cfà&»!tukitatASBàtiai£tà* ^9ü âsKS(g*5 g||gi§ «jg ^ *7'3;;'" S^à^SjSfe .straps ¦5ï£;2«!Ë£ iafeSE» «jjKtfij pj$ s» ; développement et j * ; l’autonomie des jeu-Ines souvent marginalisés en leur offrant des activités créatrices et formatrices.Défendre et pro-I mouvoir les intérêts ; ; des jeunes en sensibilisant, informant ¦ et éduquant la popu-lation sur les ’besoins de nos [jeunes et sur la [façon d'être un î adulte responsable ;et significatif.Promouvoir le développement d'une société plus humaine, sensibiliser aux différents phénomènes sociaux et faciliter les relations entre les différents acteurs et partenaires. La prévention des comportements toxiques Il existe, au Québec, toutes sortes de semaines pour parler de toutes sortes de choses: prévention du suicide, de la toxicomanie, de la violence.Je vous ai déjà parlé du boycottage des affiches en prévention des toxicomanies par les intervenants touchés par cette problématique.Des affiches, qui ne représentaient pas la réalité que nous vivons avec nos jeunes, étaient racistes et sexistes.Raymond Viger Pour faire suite à ce boycottage, le Journal de la Rue, en partenariat avec le comité toxicomanie de la Table Jeunesse, a mis sur pied un atelier pour permettre aux jeunes concernés de faire le point sur ces différentes campagnes de prévention.Ce qu’il en ressort confirme ce que nous avions déjà avancé.Les campagnes déjà proposées ne passent pas le test.Ce groupe de jeunes a fait des rencontres pour préparer des propositions alternatives.Aujourd’hui, nous vous présentons les deux premières images qui ressortent de ce comité de travail.Vous les voyez aux pages couvertures avant et arrière.Ces deux images ont été préparé à l’infographie par le 13e Prophet, à partir de mon résumé des rencontres organisées.Je profite de l’occasion pour remercier Tony Antoine, Mathieu Tousignant, Francis Rodrigue, Charles Trudel, Jean-Simon Brisebois, Luc Dalpé, Luc Lupien, Kathy St-Onge, Marcel Bonneville et Sylvain D’Aoust pour leur aide et leur support à ces rencontres.Nous vous demandons maintenant votre aide pour obtenir vos commentaires sur la présentation de ces deux images.À quoi vous font penser ces images?Que vous font-elles vivre?Êtes-vous prêt à voir ces images sur des affiches dans les écoles ou dans la maison de jeunes de votre quartier?Qu’est-ce que vous aimeriez voir changer avant d’aller plus loin avec ces images?vas-y Je suis seul responsable de mes Ce qui est ressorti de nos rencontres se résume comme suit.Les images choisies ne doivent pas être moralisatrices.Elles doivent être attrayantes et attirantes à regarder.Les images de prévention sont en compétition avec South Park, le Playstation et avec les vedettes de la télé.Les jeunes doivent pouvoir s’identifier à l’image et présenter des volets réalistes de la vie.Jouer à la victimisation ne les rejoint pas.Une émotion aide à “vendre” l’image et l’humour est celle qui est privilégiée.L’image doit avoir le moins de texte possible pour dire ce qu’elle a à dire.Il n’est pas nécessaire de se limiter à une image pour prévenir un seul phénomène social.Il est préférable d’avoir une image qui peut représenter plus d’un phénomène social.Que ce soit le suicide, la toxicomanie, la violence.tout est souvent relié.On parle de comportements toxiques, un comportement qui nous fait souffrir et qui fait souffrir notre entourage.Malheureusement, trop souvent, les gens concernés ne se reconnaissent pas dans ces difficultés.L’humour peut permettre de renverser le déni des gens concernés.^ Préventions des comportements toxiques Nous aurons d’autres images à vous présenter.Entretemps, si vous avez des idées à nous proposer, nous sommes ouverts à toutes vos propositions.Vous avez la chance aujourd’hui de vous exprimer dans ce qui est véhiculé dans les différentes campagnes de prévention.Aidez-nous à mieux aider nos jeunes.S a dis, pas suis seul responsable de mes choix La meilleure façon de ne jamais être saoul comme une botte est de toujours mettre de l'eau dans son vin.Véronique Beaudet, Laprairie., Montréal, Qc, H1V1X5 256-9000 abonnement 24$ ¦¦ ¦ ¦ Volume 8 numéro 2 avril-mal 2001 27 000 exemplaires Publication bimestrielle Le Journal de la Rue Café-Graffiti 4265 Ste-Catherine Est Montréal HIV 1X5 Tél.:(514) 256-9000 Fax:(514) 256-9444 Mission: Favoriser, supporter et développer des projets novateurs permettant au milieu de retrouver son pouvoir d'action et son autonomie.Aider et favoriser le développement et l'autonomie des jeunes souvent marginalisés en leur offrant des activités créatrices et formatrices.Défendre et promouvoir les intérêts des jeunes en sensi-bilisant, informant et éduquant la population sur les besoins de nos jeunes et sur la façon d'être un adulte responsable et significatif.Promouvoir le développement d'une société plus humaine, sensibiliser aux différents phénomènes sociaux et faciliter les relations entre les différents acteurs et partenaires._________________ Mous sommes membres AITQ Association des intervenants en toxicomanie du Québec Redaction Raymond Viger Coordination Danielle Simard Service aux abonnés Steve Bouchard Diane Carter Lyne Dery Cnristian St-Onge Infographie Francis tnnis tha 13thProphet Correction Dominique Laroche Collaboration DJ Harvey Mélina Dubois Marie-Anne Luc Lupien Véronique Beaudet Gérard Bernatchez Danielle Carrier Nicole Sophie Viau Julie Lavigne François Hardy Nadia Joannides Jean-Simon Brisebois Rolande Boisvert Annie Viger M.Bérube FPJQ Fédération professionnelle des jounalistes du Québec AMECQ Association des médias écrits *VDA communautaires du Québec Association vérification de la distribution assermentée AQS Associationquébécoise SoP^ Société pour la promotion en suicidologie de la releve musicale de l'espace francophone.Le Journal de la Rue a un fonds de reserve pour l'argent provenant des abonnements.Au fur et à mesure que les journaux vous sont livrés, l'organisme récupère les frais dans ce fonds.Une façon de protéger votre investissement dans la cause des jeunes et de vous garantir la livraison de votre Journal de la Rue.Sommaire Dessin réalisé sur H “Photoshop” par le 13th 1 I Prophet, sur le thème de la prévention des comporte- 3 ments toxiques.Titres Pages Titres Pages La prévention des comportements toxiques 2 Face à l’inceste et le viol: exemple.4-5 Extrait de Cyrano de Bergerac 5 Le graffiti et la ville de Westmount 6-7 Il faut se battre pour survivre 8 Lettre d’un enfant à ses enseignants 8 S’arrêter 9 Apprendre à vivre, à vivre autrement 9 La coopération: un exemple de prise.10 La famille de l’an 2000 11 Je rêve d’un monde meilleur 11 L’alcoolisme dans les réserves 11 Le Café-Graffiti chez-soi?Bonne idée! 12 Des livres à croquer 13 Courrier des lecteurs 14 à 17 Publicité sur les paquets de cigarettes 14 La vie.14 Je ne suis plus là.15 Confidences de Michel Béland 15 Un sourire pour toi 16 Félicitations Tony Antoine! 16 Amour d’adolescent 16 Vivre et laisser vivre 17 Cri du coeur 17 Dj Flarvey envoie un espion à Québec 18-19 Neuf articles pour la paix: Manifeste ta paix 20-21 Prenez quelques instants pour lire cette lettre 22 Ressources 23 Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada, par l’entremise du Programme d’aide aux Publications (PAP), pour nos dépenses d’envoi postal._________no.d’enregistrement - 07638 -________ La reproduction totale ou partielle pour un usage non pécunier des articles est autorisée, à la condition d'en mentionner la source.Les textes et les dessins apparaissant dans le Journal de la Rue sont publiés sous la responsabilité exclusive de leurs auteurs.Nous aimerions recevoir vos commentaires.Ne vous gênez pas pour nous écrire: textes, dessins pour une publication éventuelle.r Liïté>OT2T2 e 2 " VOUS.Nom: ____ Adresse : Ville: _ Man: Téléphone : Code Postal: Fax:__________ 1 numéro — 4,00$ -+- tx.1 an (6 nos.) - 24,00$ tx.2 ans (12 nos.) - 41,01$ tx.3 ans (18 nos.) - 33,64$ -+- tx.Chèque ou mandat à l'ordre du Journal de la Rue 4265 Ste-Ca+herine Est Mtl, Qc.HIV 1X5, 514-256-9000 Toute contribution supplémentaire pour soutenir notre travail est la bienvenue.1.8 no.2 avril-mai 200t Ce Journal de la Rue 4265 Ste-Catherine Est, Montréal, Qc, H1V1X5 Face à l’inceste et le viol: exemple de courage Je suis née dans une famille qui projetait une belle image: un père dans la GRC, une mère artiste qui a laissé de côté sa carrière pour être une bonne mère de famille et une soeur complice de mon père.L’histoire cachée, le sujet tabou: une famille dysfonctionnelle, inceste, violence et injustice.Une entrevue de Marie-Anne # Cette dualité entre l’image que l’on présente aux autres et la réalité de ce qu’on vit m’amène à avoir moi-même deux images de ce que je suis: d’un côté, je peux présenter un CV avec un parcours scolaire et professionnel sans arrêt et sans bavure.De l’autre côté, un deuxième parcours où j’ai cherché tendresse et affection très jeune dans la sexualité et ce, dès l’âge de 12 ans.Drogue et alcool n’auront pas réussi à me faire oublier mes souffrances.Un paradis artificiel où tout demeure superficiel.Ne me prenez pas en pitié si je vous parle d’inceste.Il y a pire.J’appelle ça l’inceste psychologique, l’impression que l’on guérit plus facilement d’un coup de poing sur la gueule que des barreaux qu’on nous met dans la tête.Un père qui cherche à m’écraser, qui préfère ma soeur en la gâtant tout le temps.Je suis devenue rebelle à vouloir exprimer mon opinion, mon droit d’exister devant mon père.Malgré les claques et les coups de poing, je me suis battue pour le droit de rester moi-même.En plus de cette sexualité précoce, j’ai commencé à boire et à me droguer jeune.Je me retrouve en terrain connu: plusieurs chums violents, menace de mort avec un couteau sous la gorge et où j’ai dû me faire protéger par des gens encore plus violent que lui.J’étais à mon deuxième burn-out, je sortais d’un centre de crise et je rentrais dans une maison d’hébergement pour femmes victimes de violence lorsqu’un ami m’a violé.J’ai été trahie sur toute la ligne.La détresse psychologique, la perte de ton identité, c’est plus dur à récupérer et à assumer.La violence commence bien avant les coups de poing.Encore aujourd’hui, je ne peux pas dormir sans avoir une lumière allumée.J’ai encore peur quand je vais aux toilettes la nuit.Je me sens épiée.À deux heures du matin, si je n’ai pas réussi à fermer l’oeil, je ne pourrai pas le faire avant cinq heures du matin.J’y ai vécu un vrai cauchemar! On voulait mettre cette terreur sur les examens que je dois subir à cause de la maladie que j’ai à la moelle épinière, ainsi que sur tous les troubles familiaux.J’étais la réponse et la cause de tous leurs maux.Le rêve de devenir une artiste a toujours été là.Cela a été ma bouée de sauvetage d’avoir une passion.Même si ma famille ne voulait pas que je devienne une artiste, un côté de moi a toujours su que je m’en sortirais, que ça finirait bien.Je me suis dit que si je ne faisais rien face à la violence, j’allais la perpétuer et je risquais de devenir violente.J’étais une vraie poupée, 20 livres en bas de mon poids normal, avec des cheveux blonds jusqu’aux fesses.Depuis, je me suis coupé les cheveux et les ai teints.J’ai appris à me respecter et à dire non.Je n’avais jamais osé dire non.Avec mon père, si je disais non, j’étais humiliée, frappée et ignorée.Mon père a lui-même été battu.Il n’a fait que répéter ce qu’il a appris.Parfois, pour comprendre ce qui se passe, on doit prendre du recul.Ça fait 6 ans que je ne parle plus à mon père et 3 ans que je ne parle plus à ma soeur.Si un jour, j’ai un enfant, je ne veux pas qu’il vive cela.J’ai le pouvoir de changer cela.Aujourd’hui, je me respecte, on me respecte et je ne tolère plus cette violence.Je la dénonce.Je ne laisse plus le droit aux autres de me traiter comme ils l’ont fait.J’ai eu une image de femme qui avait beaucoup de caractère.Malgré le manteau de cuir et les airs que je me suis donnés, j’essayais d’étouffer la douleur intérieure et d’oublier.L’image qu’on se donne et nous protège est souvent le contraire de ce qu’on est.C’est efficace au début mais il vient un temps où ça joue contre nous.La dernière prise de conscience que je viens de faire m’a coupé le souffle.Je réalise pourquoi mon père a tenté de me faire passer pour une schizophrène et de me faire interner.Les symptômes que j’ai proviennent de ces nuits de terreur qu’il m’a fait vivre.Il n’avait pas le courage d’affronter et d’assumer la vérité.Je suis devenue une menace pour lui.L’art et le sport, comme moyens d’expression, ont été ma façon de garder la tête hors de l’eau, un pont pour communiquer et extérioriser la souffrance qui me tenait comme otage.Sans cette implication, je ne serais pas Montréal, Qc, HIV® ici à vous partager mon histoire.J’ai essayé et j’ai continué d’essayer, sans m’en vouloir quand je me suis “pété” la gueule.Quand tu te retrouves dans le noir, tu ne peux pas le savoir si ça vaut la peine de continuer ton rêve.J’ai eu le courage de le faire, j’ai osé, j’ai risqué.Je n’ai pas mis au rancart mon côté rebelle, je l’ai mis à mon service, pour qu’il m’aide à continuer d’avancer et pour m’aider à retrouver la fierté d’être moi-même.Aujourd’hui, je demeure vigilante envers les gens qui ont une vision négative de ce que je suis et qui empêchent mon épanouissement, je reste avec des gens qui font ressortir le meilleur de nous-mêmes.J’ai appris que mon meilleur allier est mon intuition et que je peux me faire confiance.Je suis une petite fille de la campagne.Le camouflage est plus fréquent.En arrivant en ville, j’ai remarqué qu’il y avait plus de ressources pour nous aider et nous supporter.En même temps, les moyens de fuite et de perdition sont plus nombreux et accessibles.L’argent facile se retrouve partout.Dans les pires moments de ma vie, je me suis dit: la vie vaut la peine d’être vécue, mais pour l’instant, je ne suis pas dans la bonne situation pour l’apprécier.Il est important d’être conscient des ressources qui sont près de nous et de les utiliser.Si j’avais su que ces services étaient accessibles, je les aurais utilisés bien plus tôt.Si tu as un doute, un questionnement, n’hésite pas.Prends avantage des ressources qui peuvent t’aider et te supporter, (voir page 23) Extrait de Cyrano de Bergerac Et que faudrait-il faire?Chercher un protecteur puissant, prendre un patron, Et comme un lierre obscur qui circonvient un tronc Et s’en fait un tuteur en lui léchant un tronc Grimper par ruse au lieu de s’élever par force?Non, merci.1 Edmond Rostand $ Dédier, comme tous ils le font, Des vers aux financiers?Se changer en bouffon Dans l’espoir vil de voir, aux lèvres d’un ministre, Naître un sourire, enfin, qui ne soit pas sinistre?Non, merci.Déjeuner, chaque jour, d’un crapaud?Avoir un ventre usé par la marche?Une peau Qui plus vite, à l’endroit des genoux, devient sale?Exécuter des tours de souplesse dorsale?Non, merci.Chez le bon éditeur de Sercy Faire éditer ses vers en payant?Travailler à se construire un nom Sur un sonnet, au lieu d’en faire d’autres?Non, merci! Non merci! Non merci! Mais.chanter, Rêver, rire, passer, être seul, être libre, Avoir l’oeil qui regarde bien, la voix qui vibre, Mettre, quand il vous plaît, son feutre de travers, Pour un oui, pour un non, se battre, ou faire un vers! Le graffiti et la Ville de Westmount: incohérence et contradictions Le “TA wall” est, depuis au moins cinq ans, un lieu où le graffiti est toléré.Depuis cinq ans, certains policiers du SPCUM proposent aux graffiteurs d’aller pratiquer leur art au “TA wall” plutôt que de le faire illégalement ailleurs.Les 'Ta Walls" est un mur de ciment appartenant au ministère des Transports, mais situé sur des terrains appartenant à la Ville de Westmount ( sortie Atwater de l’autoroute Ville-Marie).LA RÉGLEMENTATION DE WESTMOUNT Faire une souillure est illégal à Westmount, sous peine de recevoir une amende minimale de 500$ plus 104$ de frais.Un propriétaire (une victime), dont le mur de son bâtiment est souillé, doit faire disparaître les tâches, sous peine que la Ville procède au nettoyage et facture pour le travail fait (double victimisation du propriétaire).Une autre grande question se pose: si le graffiteur est un agresseur pour la victime propriétaire du mur, la Ville de Westmount devient-elle aussi un agresseur pour ce propriétaire, en le forçant à enlever la souillure même s’il n’a pas les moyens de le faire?LE GRAFFITI: ART OU SOUILLURE?La Ville de Westmount fait preuve de tolérance zéro envers les tags et les graffitis.Dans sa réglementation, on parle même de souillure.Il s’agira de définir éventuellement si le graffiti est un art ou une souillure.La définition peut laisser place à interprétation.Nul n’est censé ignorer la loi, mais encore faut-il pouvoir comprendre de quoi on parle.WESTMOUNT SE CHOQUE Les autorités de Westmount décident d’aller plus loin.Sans aucune plainte du propriétaire (le ministère des Transports) ou du public (le mur n’est pas visible par les citoyens), la Ville envoie ses agents de la paix donner des contraventions aux jeunes qui font du graffiti sur le “TA wall”.Embusqués, les agents attendent de pincer sur le fait les graffiteurs: un guet-apens digne d’un roman policier.Rappelons-nous que depuis cinq ans, certains policiers y réfèrent des jeunes pour faire du graffiti! INCOHÉRENCE DANS L’APPLICATION DU RÈGLEMENT Encore une question qui refait surface.La réglementation établie par la Ville de Westmount est pourtant bien claire sur ce point: si le propriétaire constate une souillure sur ses murs, il doit la nettoyer, sinon la Ville le fera et lui enverra la facture.Pourtant, pendant les cinq dernières années, jamais Westmount n’a demandé de nettoyer les murs appartenant au ministère des Transports et jamais elle ne les a nettoyés en facturant ce dernier.En d’autres mots, est-ce que Westmount a toléré l’apparition de graffitis à cet endroit pendant cinq, ans?Si c’est le cas, peut-on Vol.8 no.2 avril-mai 2001 le Journal de la Rue 4265 Ste-Catherine Est, Montréal, Qc, H1V1X5 256-9000 abonnement 24$ Vol.8 no.2 avril-mai 2001 Le Journal de la Rue 4265 Ste-Catherine Est, Montréal, Qc, H1V1X5 256-9000 abonnement 24$ , 7 S' , blâmer les jeunes de s’y être aventurés?Est-ce que la Ville de Westmount applique son règlement comme bon lui semble?QUI DOIT PAYER LA FACTURE?Par ailleurs, si aucun avis mentionnant qu’il faut nettoyer les souillures n’a été envoyé au ministère des Transports, est-ce dire finalement, que la Ville de Westmount ne considère pas les graffitis comme une souillure?Et si la Ville de Westmount n’a pas envoyé d’avis au ministère des Transports, jugeant qu’il était impensable que celui-ci accepte de faire le nettoyage ou d’en payer la facture, on peut se demander si cette dernière n’aurait pas tout simplement emprunté la voie de la facilité face aux jeunes graffiteurs?Si la Ville de Westmount est incapable de faire appliquer son règlement par le ministère des Transports, est-ce aux jeunes d’en payer le prix?Pourquoi être plus sévère avec les jeunes?Il y a un manque d’équité évident.QUESTION EXISTENTIELLE Comme c’est souvent le cas, sur ce mur, les jeunes ont fait un graffiti sur un autre graffiti, qui, lui, est fait par-dessus un autre graffiti.Donc, depuis cinq ans, les graffitis se multiplient et se renouvellent sans cesse sur ce mur.Finalement, le seul vrai coupable de cette histoire, s’il en faut un, ne serait-il pas, en fait, le premier graffiteur à y avoir apposé sa signature?Dans tous les cas, la Ville de Westmount n’agit pas en bon père de famille et démontre des contradictions qui ne peuvent nous laisser indifférents.La prohibition et la tolérance zéro n’ont jamais rien réglé au cours de l’histoire.L’APPLICATION D’UN RÈGLEMENT C’EST COMME L’ALCOOL: LA MODÉRATION A BIEN MEILLEUR GOÛT! Il faut se battre pour survivre, moi, je me bats avec le fusil de mon airbrush Il n’est pas toujours facile d’être vu et perçu pour ce que nous sommes vraiment.J’ai un vécu; j’ai fait quatre ans de prison, des gros bras plein de tatous.On me juge et m’étiquette facilement.Entrevue de Luc Lupien par Raymond Viger Derrière ce que je suis physiquement, les gens ne voient pas facilement que je suis un peintre, un artiste du “’airbrush”.Je m’exprime par ma créativité, je m’exprime par mon art.Une nouvelle façon de communiquer ce que je suis et d’entrer en relation avec les gens.Quand tu sors de prison, ce n’est pas toujours facile d’avoir un nouveau style de vie.Même avec les meilleurs intentions, tu es souvent confronté à beaucoup de déception avant de pouvoir t’enraciner.Je fréquente le Café-Graffiti, c’est vraiment là que j’ai pu développer mon art et m’installer.Ils m’ont donné la chance de montrer ce que je pouvais faire, ils m’ont supporté dans mes rêves et mes objectifs.C’est par mon implication que je continue à grandir, à développer mon art, à réussir ma vie.Aujourd’hui je fais du “airbrush” autant sur toile que sur des bicycles, des vitrines de commerces, des camions, des bannières.Mon talent trouve toutes sortes de débouchés.Chaque contrat que je réalise me permet non seulement d’être fier de ce que je fais, mais en même temps, c’est un prétexte pour être en relation avec les jeunes qui fréquentent le Café-Graffiti.Ils s’intéressent à ce que je fais, on partage des trucs, on jase de tout et de rien, je me sens en famille.Je suis devenu comme un grand frère pour eux.Lettre d'un enfan^^ses enseignants Jacques Salomé # Apprenez-nous l'enthousiasme Enseignez-nous l'étonnement de découvrir N'apportez pas seulement vos réponses Réveillez nos questions Accueillez surtout nos interrogations Appelez-nous à respecter la vie Apprenez-nous à échanger, à partager, à dialoguer N'apportez pas seulement votre savoir Réveillez notre faim d'être Accueillez nos contradictions et nos tâtonnements de l'engagement, des responsabilités Accueillez notre créativité pour baliser un devenir Appelez à enrichir la vie Apprenez-nous la rencontre avec le monde Enseignez-nous à entendre au-delà des a^are.r\ce.s N'apportez pas seulement de la cohérence et des bribes de vérités / Eveillez en nous la quête du sens Accueillez nos ^^rar\c^s et nos maladresses Appelez-nous à entrer dans une vie plus ardente.Apprenez-nous le meilleur de nous-mêmes Enseignez-nous à regarder, à explorer, à toucher l'indicible N'apportez pas seulement du savoir faire Réveillez en nous le goût Devenez plus fiables en prenant au sérieux nos rêves Rangez vos critiques et vos jugements N'opposez pas d'obstacles Aidez-nous à les dépasser., Montréal, Qc, H1V1X5 256-9000 abonnement 24! . Ilya beaucoup de chose essentielles dans la vie.Il faut travailler, poursuivre ses études, être responsable de ses économies et j’en passe.Mais pour moi, ce qui est vraiment essentiel est de ne pas s’oublier.S’arrêter plusieurs moments dans sa journée pour penser à soi et qu’à soi.S’offrir un cadeau ou une bonne bouffe au resto et surtout apprécier le moment présent.Ne pas prendre pour acquis les moments énergétiques de notre vie.La réalité est souvent très dure pour chacun de nous et je crois qu’il est important de s’arrêter pour faire le vide.Je tiens à ma santé mentale et je lui apporte ce qu’elle me demande, je m’écoute.Véronique Beaudet, LaPrairie ê Je trouve toujours un moment pour me déconnecter un peu, même si ce n’est que de prendre une marche pour respirer l’air frais, ou d’aller voir les enfants jouer dehors.Il faut juste respirer et inspirer en s’écoutant décompresser.Ça fait du bien! Ça m’a pris du temps à comprendre, mais au moment où je l’ai compris, je l’ai tout de suite appliqué dans ma vie.C’est un automatisme essentielle.J’ai connu l’accumulation et si quelqu’un m’avait dit ce que je vais écrire, j’aurais au moins essayé de le prendre en considération.C’est facile de garder le stress de notre journée mais il serait dommage de ne pas inviter la paix pour s’en débarrasser.Est-ce que à force de tomber dans les pommes, l’esprit devient en compote?Véronique Beaudet, La Prairie à vivre, à vivre autrement Chez nous, dans le Bas-Richelieu, les municipalités urbaines ne sont pas seules à être minées par la décroissance; nos municipalités rurales vivent aussi une crise très grave.Gérard Bernatchez, Ste-Victoire Les premières se sont tournées vers des fusions pour tenter de corriger la situation.Les autres semblent se résigner à vivre avec le cancer généralisé qui les envahit.Les jeunes quittent, les écoles se vident, les gens s'exilent.Les 175 000 fermes que comptait le Québec en 1900 se voyaient réduites à 40 000 en 1991 et on n'en comptait plus que 31 635 en 1997.En 1995, un congrès sur le thème “Rebâtir nos campagnes" réunissait, à St-Germain de Kamouraska, une équipe de sauveteurs.Les participants dénoncèrent les politiques de nos gouvernements qui avaient poussé l'agriculture sur la voie de l'industrialisation et de la commercialisation mondialisées.Ils accusèrent le lobby de l'Union des Producteurs Agricoles (UPA) d'être grandement responsable de la démolition de l'agriculture d'autosuff isance vouée au service des citoyens québécois, avant tout pour en faire un objet de vil commerce.Pour corriger la situation, il va falloir, selon eux, que les communautés locales reprennent le contrôle de la gestion des ressources locales.Présentement, tout est cerûraWsé à Québec.Dans un avis qu'il a remis au ministre responsable des Régions en février 1999, le président de Solidarité rurale du Québec, M.Jacques Proulx, déclarait: “Il va bien falloir que le gouvernement québécois cesse d'avoir peur de perdre des pouvoirs s'il veut réellement que les régions se prennent en main et participent directement à leur développement économique". La coopération: un exemple de prise en charge par le milieu À Sacré-Coeur (Haute Côte-Nord), une scierie emploie 550 travailleurs.En 1976, elle fait faillite.Racheté et remis à neuf, la scierie prend un nouvel essor.Le temps passe et le drame survient: deux autres faillites! En 1984, un gars propose aux employés de racheter ensemble le moulin, en se regroupant au sein d’une coopérative.Les travailleurs acceptent l’idée.L’homme suggère aussi aux travailleurs en forêt de faire de même pour les équipements nécessaires à la coupe de bois et au transport.Enfin, il propose aux citoyens de Sacré-Coeur d’investir dans le projet en formant une société de placements (SPEC).La scierie devient donc propriété d’une nouvelle compagnie comptant trois actionnaires: deux coopératives de travailleurs et une société de placements.Raymond Viger Pour Guy Deschênes, président et chef de la direction de Boisaco, qui opère la compagnie: “Les collectivités doivent bâtir elles-mêmes leur développement, et pour réussir, nous avons osé, nous avons regroupé nos forces et bâti un esprit de partenariat.Il faut faire l’unité, cesser de se chicaner et se donner des outils.Nous avons fait participer financièrement les travailleurs et les gens du village pour répartir les risques et les profits éventuels.” Il ajoute: “Les travailleurs ont graduellement pris conscience qu’ils étaient propriétaires.Ils devaient changer de vision, de comportement, prendre des décisions, des risques.Ils l’ont fait.Ils ont pris les moyens pour réussir: utiliser les ressources dont ils disposaient.Ils ont rebâti eux-mêmes, ensemble, leur prospérité.” Une recette bonne pour toutes les collectivités.L’entreprise initie d’autres projets créateurs d’emplois et diversifiés, créant d’autres compagnies.Leur dernier projet dans le cadre du nouveau millénaire, un projet unique au Canada, une usine de fabrication de panneaux embossés destinés au recouvrement des portes intérieures et réalisés à partir d’équipements de haute technologie provenant de la Suède.Un investissement de 65 millions, dont 11,5 millions provenaient du groupe Boisaco, créant 100 autres emplois directs! C’est sans oublier un autre investissement, cette fois pour une usine de sciage de blocs de granit, avec une technologie d’Italie, qui vend aujourd’hui ses produits finis, partout à travers le monde.À partir de la volonté d’aider leur propre communauté de Sacré-Coeur, cette compagnie est devenue un moteur pour le développement régional.Non seulement ils ont gardé les emplois à Sacré-Coeur, mais en plus, ils en ont créé d’autres.C’est le plein emploi pour la ville de Sacré-Coeur et ils importent de la main-d’oeuvre.De plus, ils ont créé des usines dans plusieurs localités avoisinantes! M.Deschênes nous livre son secret: “Solidifier la force des investisseurs avec celle des travailleurs”.L’histoire aurait pu se terminer là et tout le monde aurait été très satisfait des résultats obtenus.Mais ils ont été plus loin encore.La localité a été perturbée par les jeunes.Le taux de vandalisme et de vol avait augmenté énormément, causant un déséquilibre dans la communauté.Sans avoir l’expertise pour réagir face à cette difficulté, les citoyens se sont réunis et ont proposé de lancer un dialogue avec les jeunes.Ensemble, ils écoutent et parlent.De petits pas sont faits et un plan de travail est proposé pour impliquer, responsabiliser et aider les jeunes à prendre conscience de leur force.L’entreprise embauche 20 jeunes dans un projet spécialement conçu pour eux.Pendant près de huit mois, ils s’impliquent et bonifient le projet.Le calme et la paix reviennent à Sacré-Coeur.Avec ce projet spécial, 65% des jeunes retournent aux études.Les autres trouvent un emploi dans des entreprises satellites de la compagnie.Les jeunes ont su tirer leur épingle du jeu.L’expérience a été très rentable, non seulement socialement, mais aussi économiquement.La nouvelle main-d’oeuvre est fiable.Boisaco a investi dans la formation.Si tu veux travailler, on peut t’aider à obtenir la qualification nécessaire.L’ensemble de ce qui s’est vécu à Sacré-Coeur depuis 16 ans est un bel exemple de prise en charge par le milieu.Les difficultés sociales qu’on peut rencontrer n’attendent que notre participation pour être résolues et transformées en actions concrètes et positives.Les jeunes ne sont pas des problèmes ambulants, ils font partie de la solution.Félicitations à tous et continuez votre bon travail! lO)(VoL8 /nl-mai 2001 te Journal de la lerine Est, Montréal, Qc, i abonnement 24$ La famille de Tan 2000 ¦ iiiijiiijijjijjj Nous vivons actuellement dans une société où il y a plusieurs types de cellules familiales (mono-parentales, couples reconstitués.).Face à ces changements, les jeunes peuvent être tentés de jouer sur deux tableaux.Ce qui aura pour conséquence, dépendamment de la personnalité du jeune, à ne pas savoir sur quel pied danser, créant de l'instabilité chez l'enfant, ou il apprendra à manipuler ses parents, développant ainsi l'hypocrisie et la malhonnêteté.Autant que possible, les parents ne devraient pas se contredire devant l'enfant, même s'ils ne sont pas toujours du même avis.Par la suite, ils devront faire des mises au point, en privé.Vous pourriez obtenir ainsi, une meilleure harmonie pour tous.Dans notre cas, nous avons remédié à cela avec un code simple mais efficace.Lorsqu'un enfant me demande une permission ou une requête, je lui demande: "Qu'est-ce que ton père a dit?".S'il a dit non, je dis non, même si pour ma part, j'aurais dit oui.Et s'il me répond qu'il ne lui a pas encore demandé, alors je prends la décision et vice-versa.Mais pour les couples séparés, rien n'est évident, tout est souvent plus difficile mais non impossible.Nous devons en arriver à enseigner aux jeunes les limites et les différences qu'il y a dans chacun des foyers dans lequel il séjourne.Ce n'est pas parce qu'une chose est accepté chez un des parents que cela doit l'être pour l'autre.A chacun ses normes et son milieu de vie.Je rêve d’un monde meilleur Comment peut-on être si cruel, Envers une vie et ses merveilles?Je rêve d’un monde meilleur Où le monde a cessé de souffrir.Comment peut-on croire que la violence Peut enrichir ce monde?Lucie Robichaud, 17 ans Je rêve d’un monde meilleur Où la guerre n’existe plus Où dans les yeux d’un jeune On peut y voir naître l’espoir.Car il peut se permettre de rêver De rêver à un monde meilleur.Gérard Bernatchez, Ste-Victoire L’alcoolisme dans les réserves Après de nombreuses années d’humiliation et de mauvais traitements de la part des Blancs, des autochtones d’Alkali Lake, au nord de la Colombie-Britannique, s’étaient tournés vers l’alcool pour s’évader, nous raconte Maria Nozick, dans son livre: “Entre nous rebâtir nos communautés”, aux éditions Écosociété.Le taux d’alcoolisme rejoint 100% en 1960.La criminalité et le chômage forcent les aînés à quitter la réserve pour se protéger et survivre.En 1971, une femme décide d’arrêter de boire.Son époux l’accompagne et recrute une troisième personne pour fonder un groupe d’alcooliques anonymes.Quatre ans plus tard, 40% avaient arrêté de boire.Un autre quatre ans plus tard, en 1979, c’est 60% et en 1985, c’est 95%.Toute une révolution! Chaque fois qu’un membre s’absentait pour une cure de désintoxication, les autres peignaient et réparaient sa demeure.Une métamorphose qui était devenue l’affaire de la communauté.Pour Mme Nozick, “le développement communautaire est le prolongement du développement personnel et se fonde sur le bien-être et l’épanouissement des individus, ainsi que sur leur volonté et leur vision collective.” Une telle réussite peut-elle inspirer nos exclus, inspirer nos retraités, nos hommes politiques et nous tous?Vol.8 no.2 avril-mai 2001 Le Journal de la Rue 4265 Ste-Catherine Est, Montréal, Qc, H1V1X5 -E05-Sexy-girl Duy Tran 16"x20" 150,00$ L'artiste Histoire d'automne La porte des enfers Victor Panin Rémi Seers Rémi Seers 18"x24" 325,00$ 28"x22'' 295,00$ 30''x40" 575,00$ -X03- Old'school truck 13th Prophet 16''x20" 195,00$ Sraff igné Le 13th Prophet,l'ombre du 12e Luc Dalpé 13th Prophet 16"x20" 195,00$ 24''x24" 350,00$ ' -K09- Spiderwomen Luc Dalpé 24"x36" 495,00$ -V 22-Sur le lac Victor Panin 24"x36'' 495,00$ -602- Le Jongleur Jean-François Labelle 24''x36'' 395,00$ -C01-Le totem collectif 4x(26''x26'') 125,00$chac.Bon de commande Toile Prix Code Quantité r —— ¦ 1 1 1 1 l£ ! Nom: Prénom: T-shirt «.i,™ se»,e™™> 1 • 20$ 1 PI , , Carte de souhaits Adresse- 3$ | ville- Code Postal* CarteS(piastifiées) 3,5 x a 1$ Abonnement au Journal 1 an/6 nos 24$ ?Page (plastifiée) 8,5 x 11 5$ 1 Achat minimum 5,00$ Grandeur du t-shirt Total: | P Vol.8 no.2 avril-mai 2001 Le Journal de la Rue 4265 Ste-Cattierine Est, Montréal, Qc, H1V1X5 256-9000 abonnement 24$ livres à croquer Raymond VIger Je suis un passionné dans tout ce que je fais.N’ayant pas adopté une philosophie unique, mon univers est la somme d’une partie de plusieurs philosophies de vie qui se côtoient, en constante interrelation.J’utilise différents moyens pour exprimer ma conception de vie et d’intervention.Une intervention qui passe par le coeur, une histoire d’amour de la vie qui s’écrit à tous les jours, un jour à la fois.[près la pli 'me.lot beau temps IBWMlMt Après La pluie.Le beau temps 10$ Un recueil de textes à méditer.On l’ouvre au hasard d'une lecture.Je voudrais vous offrir ces textes, en espérant que vous ne les lirez pas.Prenez le temps de vous les laisser conter, par cette voix intérieure que trop souvent on enterre, dans le tumulte de nos activités quotidiennes.Quand un homme accouche.«Tom»10$ C „ .(¦s* a , Quand m homtie accouche.«lg*n» Quand un homme accouche, une histoire vraie! Un roman de cheminement humoristique, une façon de dédramatiser les événements de la vie.L’accouchement de l’enfant intérieur qui devient mon thérapeute.Opération graffiti 20$ Toute l’histoire d’un projet qui a fait naître le Café-Graffiti.Ce que les jeunes ont vécu, ce qu’ils ont fait vivre aux intervenants.Un livre rempli d’amour pour une nouvelle vision des jeunes.La vente de ces livres et l’abonnement au Journal de la Rue sont pour nous, des façons de financer nos activités et notre intervention auprès des jeunes.S.V.P.faites-nous parvenir vos coordonnées, votre choix de livres et votre paiement à F ordre du Café-Graffiti au 4265 Ste-Catherine Est, Montréal, HIV 1X5.Veuillez prévoir 2$ pour les frais d’envoi des livres.AumO cUipovUblet' pour votre/ bow plcUtfr chey.t rop A TPTTh Galeries Rive_Nord l^IJD rv/YIlVlJj, 100, bouLBrien R AFFIN Repentigny, (Qué.) 450-581-9892 Tours Triomphe 2512, Daniel-Johnson Laval, (Qué.) 450-682-0636 Plaza St-Hubert 6722, St-Hubert Montréal, (Qué.) 514-274-2870 Vol.8 no.2 avril-mai 2001 Le Journal de la Rue 4265 Ste-Catherine Est, Montréal, Qc, H1V1X5 256-9000 abonnement 24$ 1 ] Courrier des lecteurs Publicité sur les paquets de cigarettes Nicole Sophie Viau Encore une fois, le gouvernement a-t-il visé juste en obligeant les compagnies à apposer sur les paquets de cigarette des images explicites des risques que comporte l’usage de la cigarette?A-t-il fait le jeu de l’industrie du tabac?À tord ou à raison, beaucoup remettent en question l’efficacité d’une telle publicité.N’aurait-il pas été plus efficace (dans le sens de rencontrer des objectifs de santé publique) d’obliger les compagnies à exclure un certain nombre de produits chimiques de la fabrication de ces cigarettes, ceux qui sont les plus néfastes, soit en augmentant le risque de dépendance, ou qui ont des effets secondaires sur la santé?Prétendre la libre entreprise ne tient pas debout, car il y a moult exemples de règlements qui protègent le consommateur.Donc, y aurait-il eu des pressions ou des ententes pour prendre la voie de la sensibilisation qui, même si les compagnies crient haut et fort (c’est sans doute pour nous obliger à choisir un moindre mal), est de loin, le moins pire des deux mots.La vie.Julie La vigne, St-Jude Comme elle peut être complexe et nous rendre perplexes.Pour être heureux, faut-il se boucher les deux yeux bien dur et rêver en couleurs pour chasser le noir et le blanc?Une perpétuelle roue qui ne cesse de tourner et de tourmenter.Malgré tous ces siècles, aucune évolution ne s'est produite et nous, les humains, n'avons guère changé.Enfin si, nous avons empiré.Tant de technologies prônant l'insociabilisation de cette société de médias qui est en train de nous soumettre de véritables modèles de perfection qui, en fait, n'existent pas dans la vraie vie, mais juste à l'écran.À 12 ans, déjà un cellulaire et un "paget", déjà consommé, déjà eu des relations sexuelles.Mais dans quel monde vivons-nous?Un monde de pré-adolescents précoces aux besoins surdimensionnés! Comment ne pas perdre la boule parmi tant de "mabouleries"?Comment puis-je être rassurée quant à l'avenir de mon garçon?Ma mère est décédée depuis deux ans.Le monde continue.Je mourrai peut-être demain.Le monde n'arrêtera pas de tourner.Un jour, mon enfant mourra à son tour.Le monde continuera.Mais si monsieur le Premier Ministre meurt demain, le monde arrêtera.Une personnalité connue décède et c'est le grand événement mondial.Pourtant, ma mère était pour moi bien plus importante que Lady Di.Ouvrez-vous les yeux avant qu'il ne soit trop tard.L'évolution n'est pas au niveau technologique, mais au niveau intérieur.Savez-vous comment aimer?Comment communiquer vos émotions^avec vos cordes vocales?Aimez-vous réellement cette mode que vous suivez religieusement?Etes-vous capable d'aider quelqu'un en détresse?Etes-vous capable de trouver une qualité à une personne que vous n'aimez pas?Pourquoi ne l'aimez-vous pas?Quand vous apercevez un étranger, êtes-vous capable de ne pas le juger sur son apparence physique avant même de le connaître?Vivre en songeant sans cesse à ce que nous pourrions avoir de mieux, à espérer avoir mieux, à rêver à d'autres horizons, d'autres réalisations, a pour résultat que nous oublions ce si cher présent à trop vouloir ETRE au futur.SOYEZ ET VIVEZ CE SI PRÉCIEUX PRÉSENT.V0L8 J Journal de la lerine Est, Montréal, Qc,H1V Courrier des lecteurs Je ne suis plus là.À mon ex-épouse.François Hardy, Iberville 0 Ça fait un an, déjà, la gorge toujours coincée.J’évite d’en parler, car ça fait trop mal.Je suis un humain fragile mais fort avec le “ciel”, alors je prie pour ma petite famille, même seul.L’esprit qui habite en moi veille et éclaire mon savoir et mon intelligence.Si tous les gens priaient pour que celui qui est à côté de soi soit heureux, il y aurait moins de jalousie.Ce deuil que je fais présentement n’empêche pas l’épanouissement de Guylaine et des deux enfants que je chéris.J’ose le dire publiquement, car ce qui est en dedans de moi refait surface.Une larme effleure ma joue quand je pense que j’ai tout fait pour que nous nous aimions.J’ai été maladroit avec un destin maladif que j’apprivoise maintenant en toute liberté.La liberté, pour moi, veut exprimer: “Sois heureuse telle que tu l’es présentement et ne te fais plus de mal avec ce qui nous arrive à tous les deux”.En ce premier anniversaire de séparation, le souhait le plus cher que je formule est le suivant: Je te veux heureuse pour toujours.Tu m’as laissé Myriam et Caroline.c’est merveilleux! Confidences de Michel Béland Chère maman, Propos recueillis par Nadia Joannides Je t'écris pour te donner de mes nouvelles.Ça fait longtemps que je pense à toi, que j'aurais voulu te parler ou simplement écrire cette lettre.J'ai attendu que tu viennes à moi, que tu viennes me voir lorsque j'étais en maison d'hébergement, mais tu n'es pas venue.Je ne t'en veux pas, parce que j'ai compris avec le temps que j'ai fait beaucoup d'erreurs dans ma vie.Je désire te demander pardon pour tout ce que je t'ai fait vivre, pour t'avoir tant fait pleurer, pour t'avoir manqué de respect, pour t’avoir volé, pour avoir été un criminel, mais avant tout, pour n'avoir pas su, n'avoir pas été capable de te redonner tout l'amour que tu as su m'offrir.Je vis aujourd'hui des périodes difficiles par rapport à ma maladie, à mon autonomie, mais aussi face à ma solitude.Dans ces moments, j'aurais besoin d'une présence, d'une personne à mes côtés, de toi précisément.Je me rends compte qu'à cause de toutes les erreurs que j'ai faites, je me suis empêché d'avoir ta présence aujourd'hui.Et je ne peux que m'en blâmer.J'ai toujours voulu (et c'est encore mon souhait le plus fort) que tu sois f ière de moi un jour.J'espère aussi pouvoir te retrouver un jour, pouvoir te serrer dans mes bras et qui plus est, nous pourrions peut-être même finir nos jours ensemble.Jour après jour, j'apprends à m'avouer que j'ai besoin de toi.Malgré tout, je tiens à te dire que même si je vais avoir des attentes à la suite de cette lettre, je ne t'en voudrai pas si jamais tu prenais la décision de ne pas entrer en contact avec moi, de ne pas me voir ou de ne pas me parler.Au moins tu sauras que je fais maintenant tous les efforts nécessaires pour devenir quelqu'un de bien.En n'oubliant surtout pas de te dire que je t'aime, Ton fils, Michel Béland.P.S.Pour me rejoindre, tu peux contacter les intervenants de GEIPSI au 514-523-0979 Courrier des lecteurs Un sourire pour toi Auteur inconnu, texte proposé #par Jean-Simon Brisebois Le sourire est contagieux, tu l’attrapes comme le rhume.Quand quelqu’un m’a souri aujourd’hui, j’ai commencé à sourire J’ai tourné le coin et quelqu’un a vu mon sourire.Quand il a souri, j’ai réalisé que je venais de le lui transmettre.J’ai pensé à ce sourire et j’ai réalisé sa valeur.Un simple sourire, comme le mien, peut faire le tour du monde.Alors, si vous avez envie de sourire, ne le retenez pas, montrez-i Créeons une épidémie et infectons le monde! Continuez de faire voyager ce sourire en l’envoyant à un ami.TOUT LE MONDE A BESOIN D’UN SOURIRE!!! Félicitations Tony Antoine! J'ai 70 ans.Difficile de comprendre le message des graffitis affichés un peu partout.J'avoue ne pas avoir été emballée par certains publiés dans votre journal.Si on me dit que je n'ai qu a ne pas les regarder, on a raison.Cependant, je suis abonnée et comment ne pas ouvrir la publication quand on espère toujours arriver à aplanir le fossé entre les générations, si on ne fait aucun effort de chaque côté?Voilà qu'enf in, celle de janvier-février me plaît énormément.Le message passe clairement, c'est "cute" dans le langage de ma génération et c'est profond.Cela réveille le sentiment d'unanimité entre nos croyances et celles des jeunes.La place des jeunes dans notre société est grande ouverte puisqu'ils sont l'avenir.Je crois en eux, car ils font tous les efforts pour bien se préparer.Félicitations à Tony Antoine! Bienvenue à la nouvelle chronique de Jean-François Morin et Kathy St-Onge.Nous, les plus âgés, comptons sur vous tous.Vous faites du beau et bon travail, fauf juste un petit effort des deux côtés, comme vous voyez! Rolande Boisvert, St-Hubert Amour d’adolescent L’amour d’adolescent a deux facettes.L’amour éphémère, l’amour superficiel, L’amour profond, sincère et réel.Ah! On se moque de ces amourettes Mais combien elles peuvent être cruelles! Ah! Ces amours d’adolescents, Du temps de l’innocence, Du temps de l’espérance.Fondés sur une base de purs sentiments, Entre jeunes pleurant leur enfance, Tourbillons de joie, fontaines de larmes.Texte proposé par Annie Viger é S’enchaînent illusions et réalité.Nous laissant choir sur le pont de la liberté.Où l’amour est une fleur ou une arme, Selon que l’on aime ou qu’on a aimé.Ah! Ces amours dits passagers, Qui ne parviennent jamais à cicatriser.Ils viennent, blessent et meurtrissent, Puis repartent, laissant le coeur pleurer, Pleurer, un souvenir du temps jadis, Car l’amour, quel qu’il soit, Est source de larmes et source de joie! t, Montréal, Qc, H1V 3-9000 abonnement 24$ Courr Vivre et laisser vivre Julie Lavigne, St- Jude Vivre sa vie sans essayer de vivre celle des autres; vous ne perdrez pas la vôtre en agissant ainsi! Mon enfant m'apprend énormément sur la vie.Il me fait réaliser tant de choses.Il m'a fait découvrir que nos parents ont eu et ont autant de craintes que nous.Ils ont appris, tout comme nous, avec leurs parents.Malgré leurs propres craintes, les parents nous offrent un réconfort rassurant face à nos incertitudes et face à la vie.Moi qui me pose des milliards de questions reliées à l'existence, sur la meilleure manière d'élever un enfant, sur la cuisine, sur tout.eh bien, je suis malgré tout le modèle d'apprentissage aux yeux de MON enfant.La façon dont je fais la cuisine, le ménage, que je mange, et même que je parle, est et sera pour lui, une référence importante de faire les choses dans sa vie.C'est évidemment toujours nos parents le premier «modèle» à suivre et ce mode de vie devient alors le nôtre.Bien entendu, en vieillissant, nous perfectionnons nos connaissances et notre conception personnelle des choses.Personne n'est parfait et personne ne saura réellement ce qui est bien ou mal.Ce qui est bien pour moi est peut-être mal pour mon voisin et vice-versa.A mon avis, les gens qui ont compris cela et l'appliquent sont ouverts à la vie.À titre d'exemple, une personne âgée trouvera exubérant de voir un jeune punk porter les cheveux rouges et des jeans troués.Quelle est la différence entre le punk et cette personne âgée?N'est-ce pas là deux êtres humains à part entière malgré leur "look'' différent?Vive les gens ouverts, qui comprennent et acceptent que l'identité physique ne peut, à elle seule, définir le caractère ou même l'avenir d'une personne.Cri du coeur À notre chère fille Nous sommes déstabilisés, au désarroi Tu veux, coûte que coûte, faire à ta façon ta vie.Pourquoi tu t’éparpilles, que tu vends ton corps?Je sais que pour toi c’est difficile Tu joues avec la mort avec tes seringues.Nous ne pouvons pas trop te juger Notre peine est si grande Les larmes coulent sur nos joues Nous avons si peur de te perdre Que tu te retrouves dans un cercle fermé Et que tu ne puisses plus en sortir.Je prie pour toi chaque soir, il faut garder espoir.Je t’ai tant désirée dans mon ventre de mère.Sors de ta misère, vraiment, je t’en supplie.Je demande au bon Dieu qu’il t’envoie un bon ange.Tu es encore si jeune et belle.Appelle-nous quelques fois Ta voix au téléphone est toujours si douce.M.Bérubé, rive-sud de Québec Vol.8 no.erine Est, Montréal, Qc,H1V DJ Harvey envoie un espion à Québec J’ai profité de notre présence au Salon jeunesse et famille, organisé au Patro Roc-Amadour, pour envoyer un espion visiter le bureau du Journal de la Rue à Québec.Dj Harvey Pour l'occasion, Johanne est arrivée d'avance! Imaginez, 45 minutes d'avance.Au dire de Bianca, c'est la première fois que cela lui arrive.J'aurais bien voulu vous rapporter quelques paroles de notre ami Marcel mais il n'avait pas de voix cette journée-là.Comment fait-il pour travailler au téléphone sans voix?Moi je ne comprends pas encore.Un équipe fort sympatique travaille au bureau de Québec.Salut à tout le monde et lâchez pas votre bon travail.Sylvain vous fait dire que, pendant que Montréal et une bonne partie de la province se retrouvait dans un tempête de neige à la fin mars, il faisait beau dans la ville de Québec et les rues étaient sur l'asphalte.Pour ma part, j'ai remarqué qu'il y avait moins de trous dans les rues de Québec qu'à Montréal.Grande nouvelle au Café-Graffiti: DJ Rodz est le nouveau directeur artistique! Big up à Luc Dalpé, son prédécesseur pour son beau travail et bonne chance à Rodz pour le travail qui l'attend.Rodz est un finissant de la cuvée de l'an 2000 des stages de formation du Café-Graffiti.Il a la ferme intention de prendre sa place et de faire tourner à fond le Hip Hop au Café-Graff iti.Il veut montrer qu'il n'est plus un stagiaire, mais un staff à part entière.Son adjoint est le rappeur Roufou, celui qui vous a organisé la scène underground aux Francofollies de Montréal depuis deux ans déjà.Avec une équipe pareille, le Hip Hop va vibrer pour les saisons à venir.Deux CD compilation sont en préparation pour l'année à venir.Sous la direction de Rodz et Roufou, nul doute que le Hip Hop sera bien représenté.Depuis son arrivée, Rodz n'arrête pas de parler du prochain 18 août à la Place Hydro-Québec.Faut s'attendre à toute une journée! En avril, à Repentigny, notre airbrushman, Luc Lupien, est allé dans une exposition de «bicycles» à Repentigny.Il y présentait deux de ses chef d'oeuvres.Luc peut vous faire du airbrush partout (vitrines de votre commerce, votre bateau, camion, auto, «bike».).Il aime laisser sa marque un peu partout.Vous avez un reportage sur Luc et son airbrush en page 8.On vient de recycler un poseur de portes et fenêtres en secouriste.Michel aide notre ami Luc à arrêter de saigner du nez.Cherchez pas à la comprendre celle-là, c'est vraiment une «inside joke».Pendant ce temps, dans les bureaux du Journal de la Rue, situé sous le Café-Graff iti (les breakers font du bruit quand ils font leur "power move").Sara vient de terminer ses stages chez nous pour compléter ses cours de coiffure.Elle m'a offert de me couper les cheveux, mais je ne sais pas encore si je dois attendre quelle ait terminé ses cours avant.Diane a repris du service dans le bureau.Elle va bientôt remonter au premier étage (vous l’avez Consultations médicales Services confidentiels et gratuits pour les 12-20 ans Sans rendez-vous les mardis de 16h à 20h psychologiques et sociales Hochelaga-Maisonneuve 1620, av.de LaSalle Montréal, (Québec) HIV 2J8 Tél.: 253-2181 1*18 naiawl-mai 2001 Le Journal de la Rue ^KSIe^atherine Est Montréal, Qc, H1V1X5 256-9000 abonnement 24$ Nr"**’ , grand*?sé/r*./inn Jim rn it tt res fn/t* r isuna t tits 1rs ssisirs créatifs ('/ In d'intérieur to * m#*U d*pui* imx otseuu bleu 41445, rue Ste-Catherine Est, Montréal {près de PIB-MX) (5 J 4) 527-3456 Ouvert 7 jours WW™"11 — deviné, je parle du Café-Graffiti) pour rejoindre Marcel pour préparer les événements d'été avec nos partenaires comme Dopamine et la SDC Ste-Catherine.Soit dit en passant, Wolfe, le travailleur de rue de Dopamine, nous promet un beau festival jeunesse au mois d'août prochain.En parlant de la SDC Ste-Catherine, je profite de l'occasion pour souhaiter 4 fois bonne fête à Michel Maher.Il est né un 29 février et il ne fête que rarement sa naissance.Même si on n'est pas une année bisextile, il fallait que je le dise.On a trouvé le moyen de moins faire parler notre ami Christian.On lui fait classer des factures.Cela a presque marché, jusqu'au moment où il s'est aperçu qu'il pouvait parler aux factures!?!?! Big Up au 13e Prophet qui a préparé l'infographie d'un autre Journal de la Rue.Ses pages couvertures sont super.Un vrai pro.Il nous a promis de mettre plus de dessin et de^ photo dans le prochain numéro.A surveiller.La période des déménagements s'en vient à grand pas.Plus de 25% de la province va changer de logements le 1er juillet.Nous sommes à plus de 25 000 abonnés.On peut supposer que plus de 6 000 de nos abonnés vont déménager dans quelques mois! Pour éviter de perdre un numéro du Journal de la Rue, n'oubliez pas d'aviser d'avance la belle Lyne de votre nouvelle adresse.C'est elle qui va vous servir en téléphonant ou en écrivant au bureau.Notre ami Victor fait encore de la peinture devant les vitrines du Café-Graffiti, au côté de Rémi et d'autres peintres.Victor a changé ses couleurs pour l'an 2 000.Quand il est arrivé du Kazakhstan, il mélangeait du noir dans toutes ses couleurs, même dans le blanc.A l'époque, Raymond avait tenté de lui faire faire une toile sans toucher au noir.Ça n'avait pas vraiment réussi; Victor ne comprenait pas pourquoi il ne pouvait pas prendre de noir.Aujourd'hui, il est prêt à mettre de la couleur dans sa vie.Ses nouvelles toiles sont pétantes de couleur, fraîches et vives.À un point tel qu'il a repris plusieurs de ses anciennes toiles.Félicitations Victor et ne lâche pas.Il faut dire que Victor a changé ses couleurs après avoir été coordonnateur d'un stage de 8 mois avec les jeunes.Le Café-Graffiti, ça ne change pas le monde mais.Cela doit être à force de chanter la pomme qu’on fini par avoir des pépins.Véronique Beaudet, La Prairie. Neuf articles pour la paix : Manifeste ta Mélina Dubois du Soi-Disant Mis sur pied par des jeunes du Carrefour jeunesse et du Groupe communautaire contre la violence (GCC la violence), des jeunes âgés de 15 à 17 ans, dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve, ont écrit leur manifeste.L’objectif est de montrer qu’il y a des changements à faire pour améliorer la qualité de vie de chacun.La violence, c’est un vrai fléau, mais ces jeunes n’accepteront pas de rester sans rien faire.Il n’y a pas de problème sans solution, alors la lutte à la violence n’est pas perdue.Le manifeste a été officiellement lancé le 12 août dernier dans le cadre du Festival Jeunesse.Pour vos commentaires et signer le manifeste, l’adresse du site internet : www.manifeste.ca.tc Article 1 Les jeunes de la rue Une société qui se respecte se doit de soutenir ceux qui adoptent un style de vie différent de la majorité.Il n’est pas inscrit dans la Charte des droits et libertés qu’il faut se conformer aux normes pour bénéficier de celle-ci.Les structures communautaires sont essentielles pour les jeunes de la rue.Nous croyons qu’il est anormal que les organismes qui viennent en aide aux jeunes de la rue aient à lutter pour leur survie en raison du manque de soutien financier.Il est nécessaire que les organismes de la rue soient bien établis afin que les jeunes se sentent en sécurité grâce à un soutien permanent et efficace.Même ceux qui sont en marge de la société ont le droit d’être considérés et respectés par elle.Article 2 Le respect entre les jeunes et l’autorité Nous, les jeunes, aimons ça répliquer.C’est un atout si on sait s’en servir de façon respectueuse.Le respect, ce n’est pas à sens unique; pour l’obtenir, il suffit de s’en servir.Vous, parents, profs et policiers, êtes notre exemple pour ce qui nous attend dans le monde de demain; notre façon d’agir et notre façon de penser.Vous nous dites : «Agissez en adulte et soyez responsables».Mais l’êtes-vous toujours?Soyez justes et cohérents lorsque vous nous imposez des choses et réfléchissez si vous mettez en pratique ce que vous nous dites.Article 3 La pauvreté La pauvreté est un facteur important qui peut engendrer de la violence.En effet, dans un quartier à haut taux de pauvreté, la violence plante ses griffes dans les rues, les écoles et les familles.Les personnes pauvres sont victimes de discrimination et voient leurs rêves dissous dans les dures réalités de la vie.Donc, la motivation et l’intérêt disparaissent et l’atmosphère devient tendue et agressive.La solution à tout cela est de donner un nouveau souffle aux rêves des personnes démunies et ainsi aider à installer des conditions propices à l’élimination de la violence.C’est pourquoi nous appuyons sans condition La loi sur l’élimination de la pauvreté présentée par le Collectif pour une loi sur l’élimination de la pauvreté et demandons aux membres de l’Assemblée nationale du Québec de l’adopter dans son intégralité.Article 4 Le rôle de l’école De nos jours, il y a de plus en plus de décrocheurs dans le secteur scolaire.Or, le décrochage est souvent relié à des facteurs psychologiques, sociaux et familiaux.Malheureusement, les jeunes ne reçoivent pas toujours une aide adaptée à leurs besoins.Il faut que les ados aient accès aux services des psychoéducateurs dans le réseau scolaire et ce, cinq jours par semaine, et non une ou deux fois par semaine.Dans le système actuel, il faut être déprimé le mardi après-midi pour avoir droit aux services d’un professionnel! Nous exigeons la présence d’un psycho-éducateur à temps plein pour un maximum de trois cents étudiants dans tous les établissements scolaires primaires et secondaires.Nous demandons qu’un budget spécial soit attribué aux écoles spécifiquement pour s’assurer de leur présence.Article 5 Les structures propices à la créativité des jeunes Nous sommes impolis, nous traînons tard la nuit, nous ne nous intéressons pas à la société.Du moins, c’est comme ça que les adultes et les médias semblent nous percevoir.Souvent, ces préjugés ne nous donnent pas beaucoup de chance pour montrer qui nous sommes réellement.C’est pourquoi les maisons de jeunes, organismes Ste-Catherine Est, Montréal, Qc, H1V1X5 256-9000 abonnement 24 • w.¦ '
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