Le journal de la rue, 1 janvier 2002, Juin - Juillet
SpSPIPIP «Wi a e,,sensiM Sï'’'s5îè^ f vof» ftlà Cl SM tTÉKl »ri mmm.æmw ¦ «Ife: gteMte?! p . Vs H* OTTrmmE Alain Martel, travailleur de rue à Longueuil Le 11 septembre.On en a parlé.On en parle encore.On compte les jours depuis le 11 septembre.Chacun se souvient d'où il était, de ce qu'il faisait, avec qui il était.On a été choqué.Ébranlé.Ému.Bouleversé.Trois mille morts.Dans notre face.Inimaginable.On a pleuré.On a crié vengeance.Un acte de guerre.On s'est ressaisi.On y est allé.On y est encore.On a tout détruit sur notre passage.Un pays en guerre depuis 20 ans.Qu'y avait-il de plus à détruire?Des civils tués.Des pertes prévues.Nécessaires.Et quoi encore?A-t-on réfléchi au sens de tout cela, en mettant nos émotions de côté, en faisant fi de tout ce que les médias nous proposent comme analyse?L'histoire nous donne des leçons que nous nous empressons d'oublier pour mieux répéter nos erreurs.Je vous propose ma réflexion.En 1918, l'Allemagne, agresseur, est vaincu.On demande réparation et on exige, par le traité de Versailles, des conditions qui sont insupportables pour un pays.On impose.Les Allemands ne peuvent qu'accepter.La crise économique de 1929 ouvre la porte toute grande à un être qu'on apprendra à détester: Adolf Hitler.Il a su comprendre le peuple allemand et utiliser ses ressentiments, ses frustrations, ses humiliations pour réaliser son triste destin.Il a remis le peuple au travail, il lui a dit qu'il comprenait et qu'il changerait les choses si on le suivait.Il a su redonner à ce peuple sa fierté.Le reste de l'histoire, on la connaît.Le contexte change à peine.La population musulmane est démunie, pauvre en moyen, souffrante.Les Palestiniens réclament leur autodétermination.Chacun a vu et revu les images à la télé.On devrait être sensible à cela chez nous.On fait la sourde oreille.Le mouvement se radicalise et la violence devient la réponse à tout.Un homme les entend.Il sait galvaniser les troupes.Il sait manipuler les gens: Ousssama ben Laden.Il a des moyens.Il a la volonté.Il sait créer l'espoir d'un monde meilleur.Il propose une façon de faire et voilà qu'on l'accepte de plus en plus.L'Histoire se répète.On y répond de la même manière.On peut penser que les mêmes catastrophes se répéteront aussi.Quoi faire?Il faut donc apprendre à connaître et reconnaître les différences, faire un pas vers eux, apprendre à les écouter et surtout bien les comprendre.Amen mes frères et sœurs.Il faut bien se rappeler de ceci: TANT QUE L’ON CONTINUERA À CRACHER SUR LA FIERTÉ ET LA DIGNITÉ HUMAINE, TANT QUE LES RICHES CHIERONT SUR LA MISÈRE HUMAINE, IL Y AURA DES WORLD TRADE CENTER.Merci de me lire.Merci de me publier.'êsâüm Vous êtes intervenant ou aidant naturel?Le Journal de la Rue a toujours autorisé les photocopies de ses textes pouvant vous aider à animer des réflexions et des débats à l’interieur de vos groupes de travail.Le Journal de la Rue offre aux intervenants, enseignants ou aidants naturels une aide et un support additionnels: des exemplaires di Journal de la Rue pour aussi peu que 1 $ par exemplaire!* EN CADEAU vous recevrez gratuitement par la même occasion un d’intervention auprès de personnes suicidaires.* Commande minimale de 20 exemplaires envoyés à la même adresse.2 Journal de la Rue Volume 9, numéro 4, Juin Juillet 2 0 0 2 Volume 9 numéro 4 Juin - Juillet 2002 50 000 exemplaires / 150 000 lecteurs Publication bimestrielle Le Journal de la Rue et le Café-Graffiti 4265 Ste-Catherine Est Montréal H1V 1X5 Tél.:(514) 256-9000 Fax:(514) 256-9444 Rédaction Raymond Viger Coordination Danielle Simard, Lyne Dery Service aux abonnés Steve Bouchard, Claudia Gallant-Ouellet Conception Graphique Francis Ennis (http://whai.teknikall.com) Correction Claudia Gallant-Ouellet Collaboration Alain Martel, Julien Cloutier, Au'det enfant de pic, Dj Harvey, Torn, Jean-Robert Primeau, Denis St-Jean, Naes, Claire Lévesque, Véronique Beaudet, La Belle au bois dormant, Horoscope - Sommaire % ! ¦f Sagitaire: Vous revenez sur le passé, question de faire le point.Le 11 septembre par Alain Martel p.2.Capricorne: Vous surveillez votre consommation d'alcool.Commentaire sur la publicité de la SAQ.Lettre à la société p.4 et 5.Bélier: Bienvenue dans le monde du Hip Hop.Graffiti et scratch avec une entrevue de DJ Naes p.6 à 9.'ïajjjr' Poisson: Surveillez votre bien, le gouvernement le veut et risque de finir par l'avoir avec Jean Robert Primeau p.10 et 11.Vierge: Vous vous questionnez sur le syndicalisme ou encore sur un projet de réinsertion au travail p.14.Pour vous abonner, consultez la page 23 Mission: Favoriser, supporter et développer des projets novateurs permettant au milieu de retrouver son pouvoir d’action et son autonomie.Aider et favoriser le développement et l’autonomie des jeunes souvent marginalisés en leur offrant des activités créatrices et formatrices.Défendre et promouvoir les intérêts des jeunes en sensibilisant, informant et éduquant la population sur les besoins de nos jeunes et sur la façon d’être un adulte responsable et significatif.Promouvoir le développement d’une société plus humaine, sensibiliser aux différents phénomènes sociaux et faciliter les relations entre les différents acteurs et partenaires.Nous sommes membres: AITQ Association des intervenants en toxicomanie du Québec AMECQ Association des médias écrits communautaires du Québec AQS Association québécoise en suicidologie 4 4 Cancer: Vous cherchez à vous détendre.St R'en c*e m'eux due l'achat de CD, livres, 4,.-4.^ T-shirts ou vidéos.Une façon originale de supporter les jeunes p.12, 15 et 16.Balance: Pour vous relaxer, une nouvelle C, fl.chronique de livre par Claire Lévesque p.17.Taureau: Un vieux classique, les potins de DJ Harvey p.18 et 20.Verseau: À la recherche du bonheur, vous allez faire un peu de ménage intérieur avec Torn et Véronique Beaudet en p.21.FPJQ Fédération professionnelle des journalistes du Québec AVDA Association vérification de la distribution assermentée SoPREF Société pour la promotion de la relève musicale de l’espace francophone.cca 3 Membre candidat.Le Journal de la Rue a un fonds de réserve pour l’argent provenant des abonnements.Au fur et à mesure que les journaux vous sont livrés, l’organisme récupère les frais dans ce fonds.Une façon de protéger votre investissement dans la cause des jeunes et de vous garantir la livraison de votre Journal de la Rue.La reproduction totale ou partielle pour un usage non pécuniaire des articles est autorisée, à la condition d’en mentionner la source.Les textes et les dessins apparaissant dans le Journal de la Rue sont publiés sous la responsabilité exclusive de leurs auteurs.Nous aimerions recevoir vos commentaires.Ne vous gênez pas pour nous envoyer vos textes et/ou dessins pour une publication éventuelle.La rédaction se réserve le droit d’abréger les lettre reçues.Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada, par l’entremise du Programme d’aide aux Publications (PAP), pour nos dépenses d’envoi postal, no.d’enregistrement - 07638 - / Y \ Gémeaux: La plus touchante et émouvante 4 des chroniqueuses du Journal de la Rue; La Belle au bois dormant en page 22.Lion: Vous vous sentez seul et déprimé?Quelques ressources à ne pas manquer p.23.C'est aussi le temps de vous abonner au Journal de la Rue./f) l^4-A Scorpion: Le plus gros événement de l’été: :] Hip Hop Connexion 2002 p.24.À ne pas manquer.Dessins par Naes Ce périodique est fièrement imprimé chez Hebdo-Litho Journal de la Rue Volume 9 numéro 4, Juin Juillet 2002 3 Raymond Viger Lettre à la société Le Journal de la Rue envoie régulièrement des prises de positions à différents décideurs de notre société.Dans cette nouvelle chronique, nous voulons vous partager, suite aux questions que nous leurs avons adressées, les réponses que nous recevons de leur part.et en vante leurs bienfaits, malgré que l'alcoolisme soit encore un problème important dans notre société.- Le «gambling» a été publicisé très rapidement avec la Société des casinos et des loteries.Nous vous invitons à réagir et à nous faire parvenir vos commentaires sur les différentes positions présentées.Aujourd'hui la réflexion concerne la publicité faite autour des produits alcoolisés de la Société des Alcools du Québec.Voici en résumé le contenu de nos propos: LES FAITS: - La décriminalisation des drogues et de la prostitution est une façon de diminuer les effets pervers de la prohibition envers les personnes toxicomanes ou vivant de la prostitution.- Le contrôle et la réglementation autant de l'alcool que du jeu doit se faire par l'État.Nous ne pourrions pas laisser les groupes criminalisés en reprendre le contrôle.- La SAQ fait la promotion de ses produits et services, offre des escomptes pour encourager l'achat de nouveaux produits LE QUESTIONNEMENT: - En encourageant la décriminalisation des drogues et de la prostitution, comment allons-nous publiciser ses offres de service?L'État va-t-il faire comme il le fait avec le jeu et l'alcool?- L'alcool et le jeu sont des sources importantes de revenus pour notre société.Mais pouvons-nous nous permettre d'en faire la promotion?Pouvons-nous dire que 95 % des gens savent boire ou savent jouer, alors sacrifions le 5 % qui reste?Sachant que chaque personne ayant des difficultés «dérangent» 10 autres personnes, cela vient affecter directement 50 % de la population! - Les campagnes d'Éduc'alcool sont-elles une façon de nous soulager la conscience et de ne pas voir le problème en face?mit J ij * ; .I,-.:.AIDE AUX PARENTS POUR LEURS REVENUS DE TRAVAIL (APPORT) LE PROGRAMME APPORT PEUT VOUS OFFRIR : POUR PLUS D’INFORMATION une aide financière mensuelle une aide pour frais de garde de 3 $ par jour (garderie à 5 $) des versements anticipés du crédit d’impôt pour frais de garde Communiquez avec le Bureau APPORT de la Ville de Montréal Téléphone : 872-8888 Internet : www.mess.gouv.qc.ca SI LE TOTAL DE VOS REVENUS BRUTS ANNUELS EST INFÉRIEUR A: 21 820 $ pour une famille biparentale ou 15 330 $ pour une famille monoparentale Emploi et Solidarité sociale Québec on on 4 Journal de la Rue Volume 9 numéro 4, Juin Juillet 2002 Réponse de la SAQ par Phillipe Châtillon, Vice-président aux Communications.[.] Il est exact que la SAQ mène depuis trois ans des campagnes publicitaires, tant dans les médias imprimés qu'électroniques.Ce faisant, nous avons accru sensiblement nos ventes, nos revenus et les redevances versées à l'État.Voilà qui est un fait incontestable.Cela dit, saviez-vous que la consommation d'alcool chez les Québécois a, globalement, très peu augmentée?De 1995 à 2000, la consommation de vin, de bière et de spiritueux est passée de 105,7 litres par personne par année à 111,1 litres, ce qui place le Québec au 8e rang au Canada, loin derrière le Yukon, l'Alberta et la Colombie-Britannique.En matière de vin, la consommation moyenne qui était de 12,1 litres par personne par année en 1995 atteignait difficilement les 14,2 litres en 1999.On est ainsi très loin des moyennes européennes: 51,5 litres en Italie, 51,7 litres au Portugal, 57,2 litres en France et 61,0 litres au Luxembourg.Nos campagnes ne visent pas la consommation effrénée, mais un déplacement des habitudes de consommation vers des produits de plus grande qualité.Ce n'est pas en offrant des rabais sur des portos fins que nous contribuons aux toxicomanies.Néanmoins, cela ne doit pas nous détourner de notre responsabilité sociale et de l'importance qu'on doit accorder à la prévention et au traitement des toxicomanies.À cet égard, et contrairement à ce que vous semblez prétendre, les actions et les campagnes d'Éduc'alcool sont d'une très grande portée et d'une formidable efficacité.Saviez-vous que cet organisme, dont les campagnes raflent, année après année, de nombreux prix, est cité de par le monde?Saviez-vous qu'Éduc'alcool reçoit des éloges de partout et qu'il accueille régulièrement des délégations de l'étranger?Saviez-vous que ce modèle d'intervention a été copié dans de nombreux pays européens?Je vous invite à analyser de plus près l'action d'Éduc'alcool, vous y découvrirez de grandes richesses de contenu.Organisme totalement indépendant de la SAQ, Éduc'alcool reçoit une bonne partie de ses fonds de notre entreprise, soit 1,7 million de dollars par année, un engagement financier qui s'est accru de 70 % en 2001-2002! Je vous remercie toutefois des mises en garde que vous nous faites, car en matière de boissons alcooliques nous ne pouvons être trop prudents.Ainsi nos interventions publiques et commerciales sont généralement teintées de modération et nous invitons toujours notre clientèle à consommer pour le plaisir, pour le plaisir d'échanger avec les autres, de communiquer avec ses proches, pour se lier aux êtres chers, pour accompagner un bon repas, une agréable rencontre.Nous disions récemment que l'alcool ne doit pas être le prétexte de la fête, ni le cœur des amusements.Enfin, nous avons mis en place au cours de l'année une éthique de vente qui a été l'objet d'une vaste campagne menée auprès de notre personnel et des médias.Elle assure l'âge légal des clients qui font l'acquisition de boissons alcooliques et prévient la vente à des personnes visiblement en état d'ébriété.Qu'il suffise de mentionner en terminant que les Québécois et Québécoises ont, parmi l'ensemble des pays occidentaux, l'une des meilleures relations avec l'alcool, si on peut s'exprimer ainsi.C'est en effet acquis, et démontré, que, malgré le fait que l'accès à la consommation de l'alcool ne soit plus depuis longtemps une législation contraignante au Québec, on trouve ici moins de problèmes liés aux abus et à une consommation excessive généralisée de l'alcool.Certes, cela vient des efforts de prévention et d'Éduc'alcool et de la SAQ.Voilà notre perception de l'alcool et celle que nous cherchons, subtilement, à promouvoir.Les tendances de consommation des Québécois et les statistiques nous permettent de croire que ce message est compris de tous, sinon de la très vaste majorité.chambre COMMUNES 0fya/ ^ QjMmM HOCHEIAGA-MAISONNEUVE SUITE 218 ÉDIFICE DE LA JUSTICE OTAWA (ONTARIO) KIAQA6 (613)947-4576 Télécopieur : (613) 947-4579 Courriel : menarr@pari.gc.ca 4036 RUE ONTARIO EST MONTRÉAL (QUÉBEC! HIW IT2 (514) 283-2655 Télécopieur ; (S 14) 283-6485 Courriel : menarr I @pari,gc.ca Journal de la Rue Volume 9 numéro 4, Juin Juillet 2002 5 Naes a fait partie d'une école spécialisée en musique.Il a pratiqué, pendant 6 années, de la musique classique au violon, violoncelle, percussion et contrebasse! Il abandonne tout pour jouer de la basse dans un groupe instrumental! Il commence des études en Art au collégial, il abandonne encore une fois et devient un graffiteur.Il troque par la suite sa guitare pour des tables tournantes Hip Hop.Son bonheur il le trouve en apprenant par lui-même à faire partie de la culture Hip Hop.JOURNAL DE LA RUE: Ton cheminement contredit cette rumeur qui veut que la musique de la culture Punk ou Hip-Hop appartienne à des jeunes qui n'ont pas le talent d'apprendre la musique conventionnelle.Dj Naes: En général c'est vrai, oui et non.Aux États-Unis, certains rappeurs ont fait le Fine Arts University (équivalent des Beaux-Arts) et se donnent, malgré tout, une image de gros gangsters.Je me demande si ces Américains ne content pas des histoires.C'est peut-être juste un «show off» commercial comme la lutte.Ce qui est malheureux c'est que beaucoup de jeunes pensent que c'est vrai et ils essayent de jouer au «bad boy» pour percer.Pour en revenir à la culture musicale, il en faudrait encore plus dans notre milieu.Pour moi, c'est une chance que j'ai eue et ça me permet d'aller plus loin.Tout le monde peut faire des «beats» mais ils deviennent vite limités.En essayant par soi-même, certains peuvent se débrouiller mais il y a un risque de se répéter.C'est plus facile si tu écoutes différentes sortes de musique, que tu en cherches à travers toutes les cultures.Tu crées et tu élargis ta culture en prenant de petits éléments un peu partout.JDLR: La musique Hip Hop provient des ghettos américains.On jouait du «beat-box» (bruits musicaux fait avec la bouche), on rappait et on dansait sur un carton dans la ruelle.Est-ce encore une culture qui se pratique à peu de frais?DN: Aujourd'hui ça te prend 15 000 $ d'équipement (vinyles, tables, mixer.) pour être un DJ.Tu dois avoir ton équipement disponible avec toi, autant pour te pratiquer que pour faire des spectacles.Même chose pour le graffiti, j'ai mis tout l'argent que j'avais là-dessus: crayons, peinture, magazines.J'en mangeais 24 heures sur 24.JDLR: Dirais-tu que c'était une obsession ou une passion?Ce qui est malheureux c'est que beaucoup de jeunes pensent que c'est vrai et ils essayent de jouer au «bad boy» pour percer.*$8lgjÉ$: &J3ÈP,, s,si* hi j/'Jfih # j' | DN: Une passion obsessive peut-être.C'est comme avec une fille, au début tu veux toujours être avec elle.JDLR: Au cégep en arts plastiques tu as eu de la difficulté à t'intéresser à ce que tu avais à apprendre, comment as-tu réussi à être autodidacte dans une culture alternative?DN: C'est curieux, mais à l'école je me battais avec mes pinceaux.Il fallait faire toutes sortes de travaux pratiques, des études de couleurs, des cercles chromatiques.Je n'étais pas prêt et je voulais faire du dessin.J'ai commencé à comprendre comment ça marchait quand j'ai pu expérimentér par moi-même.jours sans jouer, ça me prend une soirée juste pour reprendre ma forme et commencer à pouvoir évoluer.Je préfère apprendre en jouant avec des gens plus expérimentés que moi.Malgré tout, je tiens à le répéter, les études que j'ai faites m'ont été d'une grande aide et je me considère chanceux d'avoir eu ce cheminement, cette base derrière moi.C'est peut-être ce qui m'a permis de pouvoir bien maîtriser et de découvrir d'autres cultures.Au cégep en Art, c'était une petite gang et je ne «fitais» pas dans le décor.Le cégep préconisait l'art Tu dois être très discipliné, il faut bûcher c'est plus facile si abstrait, moi je voulais faire des bandes jusqu'à ce que tu arrives à ce que tu veux.Quelle que soit ta culture, pour réussir, il faut que tu pratiques à tous les jours, plusieurs heures par jour.Quand je suis 4 tu écoutes différentes sortes de musique, que tu en cherches à travers toutes les cultures.dessinées.La transition entre le secondaire et le cégep a été difficile.La charge de travail est très différente et je ne me sentais pas bon.Pourtant, dès que j'ai laissé l'école je suis devenu muraliste.Galeries Rive-Nord 100, boul.Brien Repentigny (Qc) (450) 581-9892 Tours Triomphe 2512, boul.Daniel-Johnson Laval (Qc) (450) 682-0636 Plaza St-Hubert 6722, rue St-Hubert Montréal (Qc) (514) 274-2870 IÉHMIIIIIMMHI) Disponible à la Librairie Raffin 7 ÆHQïtOMe JDLR: Tu as eu beaucoup de courage de vouloir jouer avec des gens beaucoup plus fort que toi en musique.DN: J'ai toujours voulu jouer avec des gens meilleurs que moi.Même si je me plante ou que je parais moins bon que l'autre, c'est la seule façon d'apprendre, de devenir meilleur et de me dépasser.Que ce soit quand j'ai commencé à être graffiteur ou DJ, il n'y avait pas de techniques, je ne savais pas comment «mixer».C'est par l'exemple que j'ai appris et développer mon art.Je n'avais même pas réalisé à cette époque que graffiteur et DJ faisait partie de la même culture.C'est en cours de route que je l'ai compris.DN: Nous avons été les premiers à Montréal de dénoncer le rap à la française.Nous sommes de Montréal, il faut donc prendre les couleurs de notre milieu.Nous n'avons pas à copier ou imiter, ni la France, ni aucune autre culture.C'est correct de se faire influencer par les autres cultures, mais tu dois développer la tienne.Nous avons notre propre langage et c'est notre culture que nous devons promouvoir.Dans nos textes, il y a beaucoup de dénonciations sociales telles que les abus de pouvoir, les problèmes de racisme et d'immigration.Même après 5 ans, nos textes sont encore bons et d'actualité.JDLR: Vous avez déjà un CD sur le marché qui s’appelle Suce mon index.C'est pas vulgaire comme titre, quel message vouliez-vous lancer avec ça?JDLR: Est-ce que les autres membres de ton groupe de musique Traumaturges ont un cheminement artistique semblable au tien?DN: Ça veut dire absorbe le contenu.On fait référence ici à l'index d'un livre.Dans le Hip Hop il ne faut pas s'attarder à la première DN: 2 de pique a un DEC en guitare classique .les études que j'ai impression que nous avons.Il faut tandis que Kiro est en intervention auprès des faites m'ont été écouter et réécouter les textes, jeunes.d'une grande aide.chercher à comprendre.Le Hip Hop est très allégorique.Il ne faut jamais juger En plus d'études très différentes, on n’a pas le même style de vie, on n'a pas la même opinion.Mais c'est la musique qui nous rejoint et nous rallie.De plus, notre groupe est très multi-ethnique.JDLR: Les critiques ont décrit votre musique comme étant sombre, très sombre, des «beats» lents et caverneux./ ce que l'on pense comprendre.Mieux vaut vérifier auparavant.JDLR: Maintenant que votre premier CD est en réimpression pour une troisième fois et que vous avez déjà deux vidéoclip à votre actif, à quand le deuxième CD?DN: Nous y travaillons depuis deux ans déjà.Il sera disponible à la fin de l'été 2002.Il s'intitulera La guerre des tuques, la famille élargie de Traumaturges.Douze artistes très représentatifs de la culture internationale.Même si le Québec est notre dénominateur commun, nous y retrouvons des pays d'origines comme Haïti, Franco-libanais-palestinien, Égypte, Trinidad, France et Italie! 8 Journal de la Rue Volume 9, numéro 4, J u i n Juillet 2 0 0 2 JDLR; Je remarque aussi que vous avez tous des II y a de la place pour du rap intelligent, même si aux DN: Oui, très variées: sciences pures, sciences humaines, intervention en délinquance, enseigne- JDLR: As-tu l'impression que le Hip Hop au Québec ment, arts plastiques, informatique, graphisme, élec- a atteint son apogée?tronique, communication, théâtre, conceptions laire beaucoup plus rigoureux qu'au Québec.Comme graffiteur, Julien est en charge d'une équipe de graffiteurs pouvant faire des murales autant intérieures qu'extérieures.Les différentes photos qui accompagnent ce texte ne sont qu'un bref aperçu de tout ce qui peut être réalisé chez vous ou à votre commerce.Pour plus d'informations, contactez Julien Cloutier au Café-Graffiti (514) 259-6900.Julien est un des DJ présent sur le CD III Légal et sera présent aux Célébrations Jeunesses au Stade olympique à Montréal du 2 au 5 mai et à Québec du 25 au 28 mai.Les CDs III Légal et Suce ton index sont disponibles dans tous bons disquaires ou par la poste auprès du Journal de la Rue au coût de 15 $.Une autre façon originale et dynamique de supporter notre travail auprès des jeunes.Ce reportage a été réalisé grâce au support du Centre National de Prévention du Crime formations très variées.États-Unis et en France le rap de gangster semble fonctionner un peu plus.Ce n'est pas si exceptionnel que cela.Dans les années 90, MC Solaar de France avait fait de grosses études en philosophie avant de commencer à rapper.C'est sûrement ce qui a influencé les Français à avoir un vocabulaire plus recherché dans leurs textes.Remarque qu'ils ont aussi un système d'éducation sco- sonores.DN: On ne peut pas comparer.Ici, il n'y a pas grand chose de fait encore.La culture boite.Ôn n'a pas beaucoup de choix.Je suis DJ et quand je travaille dans un club je n'ai pas assez de matériel provenant du Québec pour faire un «set» complet.Je ne sais pas quand la culture Hip Hop du Québec aura atteint sa matu- rité.Merci Julien pour ta présence et ton (CNPC).André Boisclair Ministre d'état aux Affaires municipales et à te Métropole, à l'Environnement et à l'Eau et par l'action sociale et communautaire, participer avec force et dignité au développement de la collectivité québécoise.Quebec o o Journal de la Rue Volume 9 numéro 4.Juin Juillet 2002 9 Veulent-ils uraiïHent notre bien?Jean-Robert Primeau Nos gouvernements sont censés protéger et promouvoir les intérêts de la population.C'est leur mission.Ils doivent sauvegarder le bien commun, le bien public.Évidemment, la confiance de la population à leur égard s'érode continuellement.Cette mission n'en est pas moins capitale.C'est sur la base de cette mission que l'État a promulgué et met en application des lois concernant des drogues dont il prohibe la consommation, la culture, etc.Beaucoup de personnes considèrent que si l'État fait cela, c'est sûrement pour notre bien puisqu'il est là pour ça! Quoi de plus normal?Est-ce bien ce que l'État veut?Veut-il notre bien lorsqu'il laisse s'accumuler 42 milliards (42 mille millions!!!) de dollars dans la caisse de l'assu-rance-emploi privant ainsi 58 % des personnes qui perdent leur travail de prestations pour lesquelles elles ont payé des cotisations?(voir à ce sujet l'éditorial du journal Quotidien du Saguenay-Lac-St-Jean du 7 décembre 2001-http://www.cyberpresse.ca/quotidien/editorial/0112/edi_701 120044024.html) La centrale syndicale canadienne, le «Congrès du travail du Canada» va plus loin en affirmant que c'est 2 personnes sur 3 qui perdent leur emploi qui sont privées de prestations! (voir La Presse du 25 mars 2002, en page A9) «L'actuaire en chef de la caisse, Michel Bédard, estime qu'un surplus accumulé de 15 milliards de dollars dans la caisse serait suffisant pour parer aux coups durs.Le surplus accumulé de la caisse en mars 2002 a été estimé à 42,8 milliards de dollars par la vérificatrice générale, Mme Sheila Fraser».(La Presse, 25 mars 2002-http://www.cyberpresse .ca/reseau/politique/0203/pol_102030080405.html) Ce surplus augmente de 6 ou 7 milliards de dollars par année.l'approche volontaire concernant l'étiquetage des OGM.Au Québec, la proportion atteint 90 %.L'appui le moins élevé est au Manitoba et en Saskatchewan, avec 82 %».(La Presse, 21 septembre 2001 — http://www.cyber-presse.ca/reseau/actualites /0109/act_101090016556.html) Moins d'un mois plus tard, les libéraux, majoritaires au Parlement canadien, rejetaient un projet de loi sur l'étiquetage présenté par un de leurs propres députés, Charles Caccia.Ça doit être parce que nous ne savons pas ce qui est bon pour nous.Chrétien, lui, le sait.C'est lui le gars bien commun! Et en santé, oui, en santé, veut-on aussi notre bien?Tout le monde a entendu les provinces réclamer de l'argent du fédéral pour la santé.Le gouvernement fédéral a des surplus budgétaires énormes et il transfère l'argent au compte gouttes dans les provinces.Il y a bien sûr beaucoup de politique qui se fait sur le dos de ces transferts.Sachons qu'il y a cependant des effets concrets qui existent et qui n'ont rien de politique.Les surplus des cotisations versées dans cette caisse sont détournés vers le fond consolidé du gouvernement, ce qui contrevient à la loi de l'assurance-emploi, qui exige que les cotisations servent pour les fins de la loi, c'est-à-dire l'administration du régime, le versement de prestations et les mesures de formation.Au lieu de cela, les travailleurs et les travailleuses ont financé, à leur détriment, une partie du surplus de 17 milliards de dollars du gouvernement fédéral pour 2001, les baisses d'impôt pour les entreprises et les riches et le paiement de la dette.Ce qui est bon pour les riches serait-il le bien commun?Qu'en est-il des OGM?L'État veut-il notre bien lorsqu'il refuse l'étiquetage des aliments indiquant s'ils contiennent des OGM (organismes génétiquement modifiés)?Pourtant «86 % des Canadiens estiment que l'approche obligatoire est «meilleure» que 10 Journal de la Rue Volume 9, Les surplus des cotisations versées dans cette caisse sont détournés vers le fond consolidé du gouvernement, ce qui contrevient à la loi de l'assurance-emploi.Parmi tous les exemples possibles, prenons le cas du quartier Pointe-Saint-Charles à Montréal.C'est un des quartiers les plus pauvres de Montréal.La clinique locale (équivalent d'un CLSC pour ce quartier) se voit obligée de facturer les hôpitaux qui lui réfèrent des patients rendus à domicile parce qu'elle n'a pas reçu suffisamment de fonds pour assurer ces services! «[.] La clinique refusera le transfert d'un patient à domicile si celui-ci a besoin de plus de deux visites d'infirmières par jour, en semaine, et de plus d'une visite par jour, le week-end.La clinique demandera également aux hôpitaux de garder en leurs murs les patients qui auront besoin de plus de 28 heures de services par semaine.Ces nouvelles règles «obligent les hôpitaux à tenir compte de notre capacité réelle d'offre de services», a indiqué la présidente du conseil d'administration de la numéro 4, Juin Juillet 2002 clinique, Johanne Paquette.Et si les hôpitaux ne se conforment pas à ces nouvelles règles, la clinique leur fera parvenir une facture pour tout service qui dépasse ce qu'elle est en mesure d'offrir».(La Presse, 5 avril 2002 http://www.cyberpresse.ca/reseau/actualites/0204/act_1 02040084181.html) Au fil des ans, la clinique communautaire dit avoir réduit la fréquence des bains, l'entretien ménager, les soins des pieds, le gardiennage et certains programmes de prévention.«Mais là, nous sommes rendus à la limite de l'endurable, a soutenu Mme Paquette.Nous ne pouvons détourner davantage d'argent des autres secteurs.Nous ne pouvons faire un déficit parce que la loi nous en empêche.Nous ne pouvons couper davantage sans mettre en danger la santé de notre population».Le directeur de la clinique a affirmé que, de 1996 à 2001, les revenus ont augmenté de 51 % alors que les dépenses grimpaient de 70 %.Il y a d'abord les criminels eux-mêmes qui s'enrichissent effrontément sur le dos des consommateurs.Selon les sources policières elles-mêmes, les différentes mafias et gangs criminels tireraient 80 % de leurs revenus actuels de la drogue!!! Il y a aussi des bureaucrates, des agents de police, des avocats, des juges, des spécialistes de la toxicomanie, des travailleurs sociaux, des constructeurs de prison, des gardiens de prison et des employés des prisons.«La narcocriminalité et aussi les autres crimes commis pour payer le prix de la drogue sur le marché noir contribuent à l'explosion des emplois dans le système judiciaire», écrit M.Oscapella.«Combien d'avocats du gouvernement paient leur hypothèque en poursuivant des toxicomanes?Combien d'avocats de la défense paient leur hypothèque en défendant des toxicomanes?Combien de personnes dans nos sociétés supposément démocratiques gagnent leur vie sur le dos de ceux et celles qui utilisent ou qui distribuent des substances que les gouvernements ont, de manière arbitraire, décidé de vilipender?» poursuit M.Oscapella.L'Etat veut-il notre bien lorsqu'il refuse l’étiquetage des aliments indiquant s'ils contiennent des OGM Voilà où mènent les coupures j en santé.Voilà où mène le soi-disant talent du ministre des finances du Canada.C'est sûrement pour le bien des patients qui se sentent de trop dans le système de santé! N'oublions pas les nombreuses banques et institutions financières de toutes sortes qui s'engraissent des profits faramineux du narcotrafic par le blanchiment de l'argent.«Les politiciens et les fonctionnaires ont aussi, trop souvent et trop volontairement, profité des retombées de ce rêve capitaliste par le biais de la corruption».Les lois relatives aux drogues illicites Y a-t-il des chances que le dispositif des lois antidrogues canadien n'ait pas comme but premier de protéger la population mais plutôt de protéger les intérêts de profiteurs de la prohibition ?Si on examine attentivement ces profiteurs, on peut répondre oui à la question.Eugène Oscapella, un avocat canadien, professeur à l'université d'Ottawa et bien connu pour ses positions anti-prohibitionnistes, parle de «l'industrie de la lutte contre la criminalité» (http://www.parl.gc.ca/37/1/parl-bus/commbus/senate/com-f/ille-f/witness-f.htm#Note%20biographique%20de%20Eugene%200s capella).Et par dessus tout, la prohibition profite aux industries très légales des produits pharmaceutiques, de l'alcool et du tabac.D'ailleurs ces dernières sont bien placées pour payer des contributions juteuses aux partis politiques.C'est vrai, la guerre contre les drogues est un échec.Mais beaucoup savent transformer les échecs en dollars sonnants et trébuchants.Alors, comme le veut la blague, le gouvernement veut notre bien et il le prend! Mais cela pourrait changer.| Tu veux travailler?Le GIT peut t'aider! m mmm Services gratuits Tu es WflZj £ # # > Ateliers de groupe > Agé(e) de 16 ans et plus > Stages en entreprise > Motivé(e) à intégrer ou ^ > Suivis individualisés réintégrer le marché du travail Pour t'inscrire : > Activités post-formation > Démuni(e) face à l'emploi (514) 526-1651 > Support dans la recherche d'emploi Les services du GIT sont offerts grâce à la contribution financière d'Emploi-Québec Québec S S Emploi-Québec \ Journal de la Rue Volume 9 numéro 4.Juin Juillet 2002 tinmij «•f'C# .—- - - - LfiCafe,~£^ *fc XX-02* L’Amour en 3D Victor Panin Toile non-disponible E-06 So What! Duy Tran 16”x20” 150,00 $ Bon de commande no.7 Nom Adresse : Ville :___ Tél.: E-02 Baby Dragon Duy Tran 16”x20” 150,00 $ Q-01 Bateau Medge 16”x20” 150,00 $ P-04 Clôture Olga Panina 16”x20” 195,00 $ XX-01* L’éducation 13th Prophet * Toile non-disponible V-05 Hochelaga Victor Panin 16”x20” 195,00 $ V-20 Café-Graffiti Victor Panin 20”x30” 345,00 $ K-02 Exterminator collectif 3’x4’ 395,00 $ Z-01 Zes au soleil Zes 3’x4’ 95,00 $ X-15 Le 13th prophet, l’ombre du 12e 13th Prophet 24”x24” 295,00$ Achat minimum 5,00 $ il Grandeur du t-shirt : m-mmmMmw simm est, mm mn sf» mm-m | Abonnement au Journal - 1 an (6 nos) 24$ ?Carte postal Page (plastifiée) +Taxes X-10 Passant rond 13th Prophet 10”x14” 125,00 $ Toile XX-03* Popasou 13th Prophet Toile non-disponible Prix E-05 Sexy girl Duy Tran 16”x20” 150,00 $ T-Shirt (blanc seulement) 20$ Codes Quantité Total ' J.ffe VJ lEUTlES SE yniTfli Infos î (450) .j ® .• - Viens découvrir / «- un autre mond< ï! “”n,< r u ^ M l-'n I i« il ( I i ji iir i r *( Jf h * >* ir r it *r 11 r je *} if If I.M « Vu n i Il i i *1 r III f I# il Kl I ri 1 I* Il i f i il r c |f of iot i( i( if il! /r i t ( c u » if i |i « Ht M Illl i I |j) visite le wwwjzoneeltrom Le Journal de la Rue a reçu le prix Iso-Famille à l'automne dernier dans la catégorie organisme communautaire de 100 employés et moins.Ce prix soulignait l'implication d'un organisme en ce qui concerne la conciliation Travail- Famille auprès de ses employés.Dans le numéro de décembre-janvier dernier (volume 9 no.2), une photo montrait Raymond Viger et Danielle Simard recevant le prix des mains d'Henri Massé de la FTQ.Nous vous transmettons la lettre d'un lecteur à ce sujet.Les prifc Iss-CWlIe ef le syWîcaf Au'det enfant de pic Je suis ému quand je regarde le Journal de la Rue.Félicitations! Vous êtes l'anti-monde de ce monde actuel qui m'horripile.J'ai accroché à l'intro du numéro de décembre-janvier dernier.Même si je suis «cadre» depuis ma sortie de l'école, j'ai toujours été plus syndicaliste que la plupart des syndiqués.Mais la nouvelle croisade syndicale, amorcée durant la dernière décennie du fameux siècle dernier, a fait des dirigeants syndicaux la même race d'exploiteurs que leurs rivaux naturels.Les fonds de solidarité investissent dans la PME où les travailleurs sont contents d'être exploités et de leur sort; la sécurité y est absente.Mais tout le monde est heureux de sa pitance.Les dirigeants syndicaux ont troqué la chemise ordinaire à la cravatée.Triste hypocrisie.Où je travaille, le salaire au bas de l'échelle est de l'ordre de 20 $ de l'heure.Le syndiqué typique est un parfait consommateur, un bourgeois déguisé assis dans sa Jeep de Gl et qui enfonce, comme la plupart des inconscients de la planète, un peu plus chaque jour son poignard dans l'écorce de la terre, dans sa nature primate.Mais malgré tout, il est malheureux, souffre puisque sa soif est insatiable comme le petit banquier à 500 000 $, comme le joueur d'hockey à 5 millions, comme le gros à 50.Il n'y a plus de limites.Les mondialisants et les antimondialisants courent après leurs queues baguées.L'autruche habite maintenant les cinq continents.La loto donne une chance à tous d'être un instant dans sa vie du «jet set».En fait, je voulais vous dire que je regrette le choix de votre parrain.Pardonnez cette envolée.A/oui/mu projet dintégration m trum! tcolo~d>oulot Le Groupe Information Travail (GIT) poursuit sa mission depuis plus de 15 ans déjà.Il possède une expertise considérable auprès des jeunes qui ont vécu l'itinérance et qui désirent intégrer ou réintégrer le marché du travail.Quinze ans plus tard, le GIT a plus que jamais sa raison d'être dans le milieu de l'itinérance à Montréal.Malgré le contexte économique favorable que nous avons connu ces dernières années, il n'en demeure pas moins qu'il est plus difficile que jamais pour les exclus de notre société de joindre le marché du travail.De là l'importance de mettre à leur disposition des ressources afin de leur offrir le support qu'ils ont besoin.Cette année, le GIT a décidé d'élargir ses ressources et a mis sur pied un tout nouveau projet.Le GIT poursuit sa mission en offrant aux jeunes de la rue, âgées entre 16 et 30 ans, la possibilité de travailler sur une base quotidienne à raison de trois jours par semaine.Le projet consiste à offrir des opportunités de travail rémunéré à la journée et d'impliquer les jeunes dans l'amélioration de l'environnement sur le territoire mon- 14 Journal de la Rue tréalais.Cette initiative permettra à un nombre considérable de jeunes de la rue d'être en contact avec le marché du travail et de participer positivement à une démarche d'intégration socioprofessionnelle.Pour favoriser la réussite de cette démarche, les participants auront la possibilité de rencontrer le coordonnateur, dans le cadre de rencontres individuelles, afin de leur permettre de stabiliser leur situation.Le projet Écolo-Boulot offre aux jeunes de la rue un moyen de rémunération ponctuelle, ce qui encouragera la diminution de leurs activités illégales.À moyen terme, il est réaliste d'anticiper des modifications dans le mode de vie des jeunes qui participeront au projet.Du 30 avril au 31 octobre 2002, les jeunes participeront à des activités d'embellissement et de propreté avec de nombreux partenaires soucieux d'offrir une expérience de travail aux jeunes de la rue, mais aussi, intéressés à partager leur expertise environnementale avec eux.De plus, il est déjà convenu de participer à différentes activités culturelles en partenariat avec la Cité des Arts du Volume 9, numéro 4, Juin Cirque.Les projets permettront aux jeunes d'exprimer leur créativité ainsi que leurs talents artistiques dans des activités d'aménagements urbains.Concrètement, les jeunes, qui désirent participer au projet, devront réserver leur place 24 heures avant la journée de travail et s'ils le désirent auront le loisir de revenir travailler le lendemain.Les jeunes sont attendus au GIT pour 8h30 les mardis, mercredis et jeudis de chaque semaine et ce, à partir du 30 avril.L'horaire de travail est de 9h à 12h et de 13h à 16h et le taux horaire que nous proposons est de 8 $/heure.Le coordonnateur rencontrera les participants à chaque matin afin de donner les consignes de travail pour la journée et ils se dirigeront chez les organismes partenaires afin d'effectuer le travail.Tous les travailleurs seront véhiculés sur les lieux de travail et un dîner complet leur sera servi à chaque jour.Pour nous rejoindre et réserver une journée de travail, il suffit de téléphoner au GIT: Denis Saint-Jean, coordonnateur (514) 526-1651.Juillet 2 0 0 2 Pour dédrzjmïiser les éyépeinepfs de M YÎe.Pour epprepdre a jn/ei/X se corpajfre.Pour upe Jecfure sjjrpJe ef effrayzptfre.L’Amour en 3 Dimensions Roman humoristique sur la relation à soi, à autrui et a l’environnement qui nous entoure.20$ Après la pluie.Le beau temps Recueil de textes à méditer.10$ Les livres seront autographiés par l’auteur Raymond Viger Grande vente de T-Shirt 20 $ M&mâ, s m pluie.Le beau temps Taxes et transport inclus Journal de la Rue (L , XL et noir seulement.) War is War «SS?v';.- » -, % v m *%'*¦ Grandeurs et couleurs disponibles M L XL /s War - 005 - Gris Blanc Noir Journal de la Rue Volume 9 Bon de commande Spécial T-Shirt No m :______________________: Adresse:________ Ville:_____________ C.P.:________ TéL: _______________________ Prix Codes Quantité Total T-shirt Grandeur: Couleur: [] Abonnement au Journal -1 an (6 nos) 24 $ numéro 4, Juin - Juillet 2002 15 Pour jnJei/X coppalfre Jes yajeure qui hsWfejnf ep apjpnepp Jes jeupes.Pour aider eP appuyer Jes jeupes daps upe e/pressjop saJpe ep posjpîye.ILL LEGAL l.CHILLY D / ijùli* CD de musique Hip Hop III Legal de Chilly D, un collectif de plus de 14 groupes Hip Hop du Québec.15 $ Vidéo de breakdancing de Johnny Skywalker du Montréal Tactikal crew Extreme supreme science I 25 $ Collection de 14 cartes postales montrant des oeuvres artistique du Café-Graffiti.10 $ Conte illustré Patrick et Raymond en Chine de Patrick Viger, un auteur de 15 ans.5 $ Opération graffiti, toute l’histoire de la création du Café-graffiti.Ce que les jeunes ont vécu, leurs anecdotes, ce qu’ils ont fait vivre aux intervenants.20 $ Pour une société plus humaine et plus sensibilisée.Pour une réflexion originale, jeune et dynamique.Je m’abonne au Journal de la Rue.24 $ pour un an.(6 numéros) Café-Graffiti 4265 Ste-Catherine Est Mtl, Qc, H1V 1X5 tél.: (514) 256-9000 SVP.Rajoutez les taxes et 2 $ de frais de transport et manutention Toute contribution supplémentaire pour soutenir notre intervention auprès des jeunes est la bienvenue.16 Journal de la Rue Volume 9, numéro 4, Juin - Juillet 2002 Mme Claire Lévesque nous présente ses lectures! La bascule des mal-aimés TENENBAUM, Lucien Le souffle d'or, 131 p.Le rêve de ma vie LÉONARD, Jim Le souffle d'or, 230 p.JIM LEONARD le rêve de ma vie développer la palssanee de votre créativité Lucien TENENBAUM la bascule des , mal-aimes PROCESSUS C AUTO-GLiÙnSON EN ESYaKTOrésywe Un magnifique coffret dans lequel on retrouve un livre et des cartes qui faciliteront la réalisation de cette expérience de créativité.Jim Léonard, l'auteur de ce coffret, vous propose tous les outils utiles pour que vous parveniez à trouver votre propre inspiration.Il vous aide à redécouvrir comment appliquer votre créativité à chacun des domaines de votre vie.Ce «coffre à outils» vous permettra de vous écrire et de vous découvrir par la lecture de vos écrits.Une aventure à tenter et des tas de découvertes en perspective.Qui sait?Vous découvrirez peut-être l'écrivain en vous! Ej Soif de Vivre G RO F, Christina Le souffle d’or, 283 p.Christina GROF soif de vivre Vous souhaitez voir disparaître votre sentiment de vide intérieur, de solitude et d'inadéquation et vous vous activez de manière frénétique?Christina Grof, ancienne ' alcoolique, peut vous aider à reconnaître en vous les signes de dépendance.Elle vous invite à regarder ce sujet en face, sans évitement, sans dénégation.Ce qui importe, c'est de reconnaître notre état.Grof propose une démarche en 12 étapes et une vaste réflexion.Ce livre vous aidera à retrouver votre unité essentielle en fuyant «la nuit obscure de la dépendance».Christina Grof vous raconte sa dépendance à l'alcool et sa découverte du bien-être et du bonheur de vivre sans dépendance.Sa détermination réchauffe le cœur et éveille l'espoir.V % L'auteur, Lucien Tenenbaum, nous raconte le long travail du mal-aimé pour rencontrer l'amour.Le présent livre est un outil proposé à tous ceux dont la vie n'est que douleur et peine.Il s'adresse aussi aux aidants et aux praticiens.Les nombreux témoignages rendent la lecture plus agréable et plus émouvante.Lucien Tenenbaum nous apprend à affronter le vide produit par les changements qui s'opèrent dans notre vie car ce psychiatre est attentif à revenir à la nécessité première de chaque être.Un livre riche, un chant d'amour.Qui écoute?CORN ELY, Alain Le souffle d'or, 347 p.Alain CORNELL YQui écoute ?wirctau du La méthode Césora élaborée par Alain Comely en est une d'écoute de l'autre.Ce formateur à l'écoute déplore que, de nos jours, personne n'ait d'écoute pour personne.Il affirme que nombreux sont ceux qui ne savent pas écouter.Pourtant, la jubilation d'être écouté n'est pas sans valeur.Alain Comely donne les critères d'une écoute vraie.Il décrit les bienfaits sur la personne.Il décrit la transformation qui s'opère chez les personnes qui reçoivent une écoute vraie et sincère.L'écoute est source de plénitude.Un livre qui met du baume sur nos blessures de mal-écouté.a numéro 4, Juin Journal de la Rue Volume Juillet 2002 17 J'ai l'impression de me répéter à chaque année.D'une fois l'autre, les différents projets du Café-Graffiti prennent de l'am-pleur, génèrent de l'adrénaline à 100 %.Plusieurs événements n'ont pas encore été confirmés, ce qui me rend la tâche difficile de vous les énumérer tous.DJ Harvey Soyons moderne et profitons de la nouvelle technologie.Visitez notre page Web pour connaître les dates et les prochains événements à venir: www.cafegraffiti.net, ou encore vous pouvez appeler DJ Mini Rodz au (514) 259-6900.Vous pouvez prendre avantage de cette nouvelle invention pour envoyer vos commentaires sur les différents textes publiés.Que ce soit pour envoyer une lettre à la Belle au bois dormant, une réponse au rédacteur en chef sur les différents débats sociaux ou encourager un groupe de jeunes, laissez aller votre imagination.|vr>v- Maintenant faisons place aux petites rumeurs qui alimentent le Café-Graffiti.Le directeur, Raymond Viger, ne tient plus en place.Il prépare le 10e anniversaire du Journal de la Rue.Il veut en faire une année complète de célébration qui commencera de septembre 2002 à septembre 2003! J'ai eu vent de quelques-uns uns de ces projets, mais j'ai été bâillonné.Je ne peux rien dire encore.Tout un paradoxe!!! Le Journal de la Rue est un organisme favorisant l'expression des jeunes, mais à chaque fois que j'ai un scoop intéressant je me fais museler.Je sais que je suis en avance, mais la période des déménagements s'en vients à grands pas.Vous ne pouvez vous imaginer tout ce que cela peut représenter de travail pour Claudia de faire les changements dans ses bases de données.Elle vous demande de l'aviser le plus tôt possible pour éviter qu'un envoi soit fait à la mauvaise adresse.Le «grand» Serge vient de faire son entrée sur le conseil d'administration du Journal de la Rue.Bienvenue dans cette nouvelle mission.Je ne sais pas si c'est à cause de Pâques, mais Serge se fait surnommer St-Joseph.C'est lui qui utilise la table centrale comme établi pour faire sa menuiserie.Pour ceux qui l'on déjà oublié, c'est lui qui laisse conduire son camion par son chien et qui a écrasé le pied de sa blonde Diane (sic).Je ne veux pas faire ma langue sale, mais c'est fait.Pour se faire pardonner, dans sa vie personnelle se fait surnommer Monsieur Net! «Catherine ta chambre, Antoine essuie-toi pas les mains sur le sofa.» Il est du genre à passer l'aspirateur le samedi à 8 heures le matin pendant que Diane (Miss Camping) relaxe encore * dans le lit.Êfk M C'est justement avec Serge et son camion de 16 pieds que notre ami Steve fait la livraison du Journal de la Rue au bureau de poste situé complètement dans l'ouest de la ville pour faire l'envoi de votre journal.Danielle est heureuse du support que vous lui apportez quand vous renouvelez votre abonnement ou que vous abonnez un ami.Lâchez-pas vos encouragements, merci.Danielle rêve du jour où elle devra demander à Steve et à Serge de prendre un 45 pieds pour faire l'envoi.Le Café-Graffiti a encore une fois changé ses couleurs.Nabi et quelques-uns de ses copains se sont servi de restants de peinture pour préparer les couleurs d'été.Les vitrines ont été refaites par la même occasion.Nabi a hâte de reprendre ses contrats de murales.Il a besoin de prendre l'air et de sortir un peu.En parlant de sortir, l’Office Québec-Amériques pour suite page 20 ( leap Cabnel'e] ,„,t um9lai* coupon « 2 pour 1 » • Couche Tard 'r \ c a?1tmÆ ».» mmh ÀÏM-Ê-* mm.vmwmwm Warn SM OCUICOvilOstC ^Vdfide pow \> p.110 ou 1JMpMtU4» pt 310 « H S14m§0i0 •mlo^omjeunèxom ebrationjeunesse.com Ion de Ia Jeunesse Cm» ¦ dr Hm» Cdi S 1 dP dr %*v m i n ¦ w»» Horn la jeunesse a approché le Café-Graffiti pour représenter le Québec au Brésil.José, quant à lui, s'est fait approcher pour aller à Lyon.Histoire à suivre.On vous enverra des cartes postales sous peu (celles du Café-Graffiti, évidemment).En ce qui concerne le 13th Prophet qui a déjà cinq années de présence et d'implication dans l'organisme, après avoir commencé un cheminement comme rappeur, graffiteur, peintre et maintenant infographe, voilà qu'il veut aller en mécanique automobile! Grande pénurie au Café-Graffiti.Jean, le réparateur de la machine à café, revient d'un mois de vacances en Floride auprès de sa dulcinée, Lyne.Pendant tout ce temps, la machine à café était brisé! Vous vous imaginez le Café-Graffiti pas de café.Il aurait fallu changer le nom de l'organisme.Ne vous en faites pas il est, finalement revenu de sa lune de miel et tente encore de réparer la machine à café.J'ai confiance en Jean, avant son prochain départ, il devrait pouvoir arranger le tout.Il essaye de nous vendre l'idée de rentrer sa machine à boisson gazeuse.J'espère qu'elle fonctionnera mieux que celle à café.On m'a demandé de ne pas en parler, mais Claudia tentait de laisser des messages VOCAUX à Jean pour faire réparer la machine à café sur son paget NUMÉRIQUE! Jean essaye de se défendre sur ses retards en disant que ce n'est pas toujours de sa faute.Sur son dernier retard, Claudia avait encore oublié de l'appeler.En espérant qu'elle ne mettra pas cela sur le dos du télé-avertisseur.Jean ne lui a pas tenu rancune, il lui a offert son chocolat chaud tout de même.Lors de différents événements du Café-Graffiti et de la compilation III Légal, vous verrez Catherine qui a commencé à s'impliquer avec la gang pour présenter les différents produits.Elle est encore jeune et facilement distraite par les «pouchons», mais l'expérience devrait être profitable pour elle.Pour ceux qui, comme moi, ne savent pas ce que veut dire «pouchons» la définition serait du genre «un beau mec».Catherine vous lance une invitation: il lui reste des cartes «La puce» à 5 $.Ces cartes vous donnent 5 $ d'appel dans les cabines téléphoniques tout en pouvant conserver un souvenir du Café-Graffiti.Et tout cela pour seulement 5 $.En envoyant votre chèque au Café-Graffiti, vous pouvez vous réabonnez (24 $ par année plus taxes), achetez le livre de Patrick Viger (5 $) l'un des livres de Raymond Viger, le CD III Légal (15 $) ou l'un des T-shirts officiels de l'organisme (page 15 et 16).Premier arrivé, premier servi.Ne vous en faites pas, il risque d'en avoir suffisamment pour tout le monde.Contrairement à la loterie, tout le monde en sort gagnant! Les chiens de Lyne ont eu des chiots! Pour être plus précis, douze.Compte tenu que ces chiens peuvent avoir deux portées par année, après quatre années Lyne pourra jouer aux 101 Dalmatiens.Bon été à tout le monde et merci encore pour votre aide et votre support! Hip Hop Connexion 2002.17 août 2002.À ne pas manquer.www.hiphopconnexion.ca Saviez-vous: Alcool et créativité Artiste contemporain, Robert Racine a arrêté de boire le 3 janvier 1997.Longtemps, il a reculé l’échéance de l’abstinence, croyant que celle-ci l’empêcherait de créer.C’est le contraire qui est arrivé: tout à coup, sa pensée devenait plus claire.Il n’a pas touché un verre depuis cinq ans.«L’alcool m’a fait rouler.Mais à un moment donné, tu touches le fond.Quand j’ai arrêté, trois perspectives s’offraient a moi: la prison, l’hôpital ou la tombe».Extrait d’un article d’Hélène de Billy dans l’actualité de février 2002.ERRATUM vol 9 no.1 octobre/novembre 2001 Le texte «Réponse à la lettre anonyme de Beauport» qui a été signé «A.Mercier et M.Prévost de St-Bernard» aurait du être signé «Florence» Sincèrement désolé pour cette erreur et la confusion que cela a pu apporter dans la municipalité de St-Bernard.20 Journal de la Rue Volume 9, numéro 4, Juin - Juillet 2002 MENHEE H FHIRE Véronique Beaudet Où va donc la société?Coupures et regards endettés, On se bat pour bien gagner; Même qu'on monte pour mieux tomber.On se donne pour de l'argent, Question de gagner son temps.On cherche la clé du bonheur Et l'équilibre de son cœur.Mais il faut que l'on réalise Qu'il y a des jours en état de crise.Le désordre est dans l'air, Il y a un grand ménage à faire Il y a tant de gens à l'écart: Des lits cloués aux trottoirs, Des hommes qui meurent à petit feu Dans un vent qui glace les yeux.Une voix espère diriger Notre pays bien divisé: D'un côté les poches en or, De l'autre, les jours de remords.Alors il faut que l'on réalise Les jours en état de crise.Le désordre est dans l'air, Il y a un grand ménage à faire.Le temps mine la confiance.Tellement que plus rien n'avance: Les bancs d'école au repos; La jeunesse qui vend sa peau.Il est dit d'aider les siens Par l'espoir du lendemain.Redonnons un sens à la vie.Tous ensemble et aujourd'hui TOUS ENSEMBLE ET AUJOURD'HUI.La sensualité du bonheur présent Tom Des mots qui ont une féminité: «la bonne heure».L'heure du bonheur se retrouve à la bonne heure, l'heure présente se vit et peut se sentir.Pourquoi toujours décaler cette heure et la remettre à une date inconnue ou lointaine?L'heure de notre bonheur est là, inscrite sur notre montre.Je la regarde pourtant, indifférent, cent fois dans une journée.À quoi sert d'espérer sa venue quand elle est déjà venue?Peut-être dans l'attente d'un bonheur tout feu tout flamme, précédé de fanfares et de carillons.Pourtant, à chaque heure, il y a des bonheurs qui n'attendent qu'à être vus, entendus, goûtés, sentis et touchés.Que de sensualité juste à notre portée, disponible en si peu de temps.Comment pourrais-je apprécier la sensualité de ces bonheurs si j'attends un bonheur démesuré que je ne pourrai saisir et embrasser tant il est énorme?Comment puis-je voir un petit bonheur à sa juste valeur quand j'attends le grandiose?Comment puis-je sentir sa subtilité quand j'attends l'intensité?Comment puis-je goûter son fin délice quand j'attends de m'empiffrer?Comment puis-je entendre sa douce mélodie quand j'attends la fanfare?Comment puis-je toucher ce bonheur quand j'attends qu'il me bouscule?Comment puis-je vivre mon bonheur à toutes heures quand je passe mon temps à attendre l'arrivée du grand bonheur?H.MP ne underground Urbain us«Cjue ¦ m , - gssimm itl.com [Les amis sont des anges qui nous soulèvent quand nos ailes n'arrivent plus à se rappeler comment voler.Journal de la Rue Volume 9, numéro 4, Juin Juillet 2002 21
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