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Titre :
Le journal de la rue
Le Journal de la rue regroupe des textes d'information et des témoignages touchant des sujets souvent occultés par la société tels la toxicomanie, la prostitution, la violence et la criminalité, tout en proposant des ressources utiles.
Éditeur :
  • Montréal, Qç :[Le journal de la rue],1993-2003
Contenu spécifique :
Octobre - Novembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
Notice détaillée :
Lien :

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Références

Le journal de la rue, 2002, Collections de BAnQ.

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m Journal de la rue ^ 1 O nnç; au service de la communauté 'Café Graff L_o Pape o3tril r au courant.P° OVJ I Cü » IL.Les, soi-disant, fi luttes a la pauvreté I I p.8 www.cafegraffiti.net Ville de Montréal Ville de Québec Je suis heureux d’offrir mes meilleurs vœux à toute l’équipe de rédaction du Journal de la Rue.Je félicite ses responsables pour leur détermination à poursuivre un travail éminemment important pour l’ensemble de notre collectivité, en favorisant le développement d’une société plus humaine.Je ne voudrais pas oublier les lecteurs.Ils jouent un rôle important en contribuant à la vitalité et au succès du Journal.Cela fait 10 ans déjà que le Journal de la Rue a entamé son travail d’information, d’intervention et d’accompagnement en particulier auprès des jeunes.Il remplit un vide en consacrant une bonne partie de ses pages aux jeunes trop souvent marginalisés ou isolés et en sensibilisant la population aux problématiques qui les concernent.Les jeunes doivent pouvoir pleinement participer à la vie de notre société et à la définition de son avenir, avoir des moyens de s’exprimer.Nous devons connaître leurs besoins et surtout ils doivent pouvoir occuper pleinement leur place dans notre société.Nous ne pouvons nous passer de leurs idées, de leurs rêves.Ils représentent la société de demain dans laquelle nous allons vivre.Longue vie au Journal de la Rue.Le maire, Gérald Tremblay La vie d’un journal ne tient souvent qu’à un fil.Les embûches liées à son contenu et son financement en ont découragé plus d’un, les incitant à lancer la serviette.Aussi, quand une publication compte dix ans d’existence cela devient une prouesse.Celle-ci se transforme en exploit remarquable lorsque ce même journal a aussi une mission sociale d’aide et de sensibilisation.Voilà pourquoi je ne peux que saluer et féliciter tous les artisans du Journal de la Rue qui ont contribué à ses dix ans d’existence.Bravo! Le maire de Québec, Jean-Paul L’Allier Martin Ouellet Nouveau rédacteur en chef.Il me fait extrêmement plaisir de me joindre à l’équipe du Journal de la Rue en tant que nouveau rédacteur en chef.C’est un défi stimulant que de mettre l’épaule à la roue à l’occasion du 10e anniversaire, dans une période riche en bilans alors que plusieurs changements sont dans l’air au sein de notre organisme.Bien entendu, rien ne serait possible sans les abonnés du Journal de la Rue.C’est par votre implication et votre soutien que nous pouvons continuer à aider et à appuyer les jeunes, ainsi qu’à développer cet outil d’information, de sensibilisation et de prévention unique qu’est Le Journal de la Rue.Bonne lecture et merci de votre soutien fidèle! gmiij HANGEMENT André Boisclair Bravo à tous ceux et celles qui ont œuvré sous l'enseigne Ministre d'État aux Affaires i » i _i i r» t a r\ , .municipales et à la Métropole, du Journal de la Rue au cours de ses 10 années d intervention à l'Environnement et à l'Eau et , , % , .leader du gouvernement sociale auprès des jeunes ! Québec casa m sa 2 Journal de la Rue Vol.11, no.1, Oct.- Nov.02 10 ans au service de la communauté 5 1 4-2 56-9000 Volume 11 numéro 1 Octobre-Novembre 2002 50 000 exemplaires / 155 000 lecteurs Publication bimestrielle Le Journal de la Rue et le Café-Graffiti 4265 Ste-Catherine Est Montréal H1V 1X5 Tél.:(514) 256-9000 Fax:(514) 256-9444 Rédaction Raymond Viger, Martin Ouellet Coordination Danielle Simard, Lyne Dery Service aux abonnés Claudia Gallant-Ouellet, Steve Bouchard Conception Graphique Jean-Loic Rodriguez Correction Claudia Gallant-Ouellet, Jean-Claude Leclerc Collaboration DJ Harvey, Jean-Robert Primeau, Diane Carter, Julien Cloutier, La Belle au Bois Dormant, Alain Martel, Pikajo, DJ.Big Rodz, Claude Quiviger, Lyne Déry, l’Ami de la rue, Claire Lévesque, Louise Gagné, Nicole Viau, Julie Drouin, Martin Ouellet.Pour vous abonner, consultez la page 23 Mission: Favoriser, supporter et développer des projets novateurs permettant au milieu de retrouver son pouvoir d’action et son autonomie.Aider et favoriser le développement et l’autonomie des jeunes souvent marginalisés en leur offrant des activités créatrices et formatrices.Défendre et promouvoir les intérêts des jeunes en sensibilisant, informant et éduquant la population sur les besoins de nos jeunes et sur la façon d’être un adulte responsable et significatif.Promouvoir le développement d’une société plus humaine, sensibiliser aux différents phénomènes sociaux et faciliter les relations entre les différents acteurs et partenaires.Nous sommes membres: AQS Association québécoise en suicidologie AITQ Association des intervenants en toxicomanie du Québec FPJQ Fédération professionnelle des journalistes du Québec CCAB Membre candidat, bureau de vérification de la distribu tion AMECQ Association des médias écrits communautaires du Québec SoPREF Société pour la promotion de la relève musicale de l’espace francophone Le Journal de la Rue a un fonds de réserve pour l’argent provenant des abonnements.Au fur et à mesure que les journaux vous sont livrés, l’organisme récupère les frais dans ce fonds.Une façon de protéger votre investissement dans la cause des jeunes et de vous garantir la livraison de votre Journal de la Rue.La reproduction totale ou partielle pour un usage non pécuniaire des articles est autorisée, à la condition d’en mentionner la source.Les textes et les dessins apparaissant dans le Journal de la Rue sont publiés sous la responsabilité exclusive de leurs auteurs.Nous aimerions recevoir vos commentaires.Ne vous gênez pas pour nous envoyer vos textes et/ou dessins pour une publication éventuelle.La rédaction se réserve le droit d’abréger les lettre reçues.Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada, par l’entremise du Programme d’aide aux Publications (PAP), pour nos dépenses d’envoi postal, no.d’enregistrement - 07638 - horoscope/sommaire Sagittaire: Vous avez besoin d’être reconnu pour votre bon travail.Ne manquez pas les encouragements des maires de Montréal, Québec et du Ministre Boisclair, en page 2.Capricorne: Le Pape et les Journées Mondiales de la Jeunesse font parler d’eux en pages 4 et 5.Trois textes de réflexion et un autre à venir de Monseigneur Blanchard.Verseau: Vous allez voyager en suivant le périple des jeunes du Café-Graffiti au Brésil, la suite de Tintin au Congo.Une entrevue de Martin Ouellet en pages 6 et 7.Poisson: Période financière difficile.Jean-Robert Primeau traite de la pauvreté en pages 8 et 9.Vierge: Vous avez besoin de faire un peu de sport.Alain Martel nous entretient de ses souvenirs d’enfance et de la Soirée du Hockey en page 10.Cancer: Petit voyage, on vous transfère de la campagne à la ville! Partage et vécu de Pikajo, en page 11.Balance: Encore un voyage! Le Café-Graffiti à Fermont, près de Labrador City! La suite d’Astérix chez les Romains en pages 12 et 13.Une entrevue de Martin Ouellet.Taureau: Vous êtes déprimé! Vous avez besoin de lire la page 14, sur le suicide, avec Raymond Viger.Respirez par le nez et restez avec nous.Bélier: Une autre déprime.Vous avez de la difficulté à vivre vos deuils, lisez le partage de Diane Carter en page 15.Gémeaux: Un peu d’humour, les potins de DJ Harvey en pages 18 et 19.Faites-vous plaisir en commandant votre CD «Réflexions» de B.U., en page 18.Lion: Trop stressé?C’est le temps de méditer avec l’Ami de la Rue, en page 20, ou de consulter la chronique de livres de Claire Lévesque en page 21.Scorpion: Un peu de lecture sur internet pour vous changer les idées, en page 22.Une entrevue sur le webzine 33-mtl.com Texte de notre horoscopologue de la rue Dessins par Naes Ce périodique est fièrement imprimé chez Hebdo-Litho Journal de la Rue Vol.11, no.1, Oct N o v .0 2 10 ans au service de la communauté 5 1 4-256-9000 U.THE KNOWLEDGIST A NOUS PARLE OES JOURNÉES MONDIALES DE IA JEUNESSE Par Martin Ouellet Dimanche le 28 juillet 2002, au Parc Downsview, à Toronto, le pape Jean-Paul II a présidé une messe devant 800 000 jeunes, d'environ 173 pays différents, dans le cadre de la 17e Journée Mondiale de la Jeunesse.B.U.The Knowledgist, rappeur montréalais très empreint de spiritualité, a suivi de près cette manifestation de foi et a partagé sa vision des JMJ avec nous.Que représentent pour toi les Journées Mondiales de la Jeunesse?Une formidable occasion pour les jeunes croyants de se rencontrer, d’échanger dans la paix, l’harmonie et le calme! Je le vois comme une sorte de cri du cœur civilisé et organisé, un appel au changement social et un témoignage d’espoir.De jeunes de différentes provenances, de cultures variées, y vont pour s’instruire sur les traditions de l’Église et prier tous ensemble.Il ne s’agit pas juste de s’agenouiller au bon moment ou de se signer de la croix quand il faut, comme des automates, il faut comprendre la signification des rites religieux.Finalement, je dirais que les JMJ sont la preuve qu’il est possible d’utiliser les médias, de mobiliser les jeunes et de créer un événement d’envergure pour passer un message positif, encourageant.Rien ne peut égaler ce que tu éprouves en priant et en observant les signes qui te guident vers le vrai sens de ta vie.consciemment, les jeunes ressentent un vide spirituel qu’ils essaient de combler par toutes sortes de sensations fortes, mais laisse-moi te dire que rien ne peut égaler ce que tu éprouves en priant et en observant les signes qui te guident vers le vrai sens de ta vie.Penses-tu que le pape est devenu trop vieux pour être un bon représentant de l’Église catholique?A-t-il encore quelque chose à apporter à ses fidèles?Je crois qu’il faudrait poser la question à Jean-Paul Il lui-même! Ce n’est pas par obéissance aux lois de l’Église que le pape a consacré sa vie à Dieu (et qu’il le fera jusqu’à son dernier souffle), c’est pour servir Dieu.Les gens qui étaient à Toronto ont vu ce vieil homme s’animer, s’énergiser, s’illuminer au contact des jeunes fidèles venus manifester leur foi avec lui.Douter des miracles, c’est douter de Dieu lui-même.Penses-tu que l’Église catholique devrait moderniser son discours, par exemple sur l’ordination des femmes, la contraception, l’avortement, la reconnaissance des homosexuels?L’Église doit, comme tout ce qui est, se remettre en question.Son rôle est de partager, non de contrôler.L’Église est une interprétation de la parole de Dieu.La Bible elle-même est une interprétation de l’enseignement de Jésus, écrite par des hommes, Crois-tu que la foi est encore bien vivante de nos jours, en particulier chez les jeunes?Je ne suis pas en mesure de répondre pour les jeunes à l’étranger, mais au Québec, je ne crois pas qu’on assiste à un retour de la foi.Bien sûr, la venue du pape à Toronto a provoqué un engouement, une ferveur passagère mais c’est contextuel et ça retombe vite à plat.Il devrait y avoir davantage d’événements rassembleurs pour les jeunes, afin qu’ils participent à l’évolution de leur Église.Quand je pense aux énormes effectifs promotionnels qui ont été mis en place pour les JMJ, je trouve ça dommage de constater qu’il n’y a pas de suivi dans les paroisses.Il faudrait une présence continue de la spiritualité afin de combattre toutes les propagandes néfastes qui éloignent les jeunes de leur beauté intérieure.Souvent, plus ou moins Journal de la Rue Vol.L'Église doit; comme tout ce qui est, se remettre en question.Son rôle est de psrtager, non de contrôler.remplie de paraboles, de poésie, de symboles.C’est aux fidèles de se l’approprier, d’y découvrir leur vérité.En bout de ligne, c’est Dieu lui-même qui envoie ses réponses.Si tu avais à choisir un remplaçant à Jean-Paul II, sur quels critères te baserais-tu pour faire un choix?Tout d’abord, ce devrait être quelqu’un qui a un parcours de foi exemplaire, un homme capable autant de rassembler les foules que de les confronter, qui n’aurait pas peur de ramener certaines valeurs traditionnelles aussi.Mais surtout, 11 , no.1 , Oct.- Nov.02 10 ans au service de la communauté 5 1 4-256-9000 il faudrait qu’il dissocie l’Église de la politique et qu’il ne permette plus qu’on invoque Dieu pour déclarer des guerres, qu’on utilise la religion comme bouclier en temps de conflit.Il y a un travail d’éducation à faire pour rapprocher les religions, pour briser le cercle de l’intolérance entre les nations de croyances religieuses différentes.Les religions divisent, alors qu’elles devraient unir.B.U.The Knowledgist a un nouveau disque sur le marché, intitulé "Réflexions", qui aborde plusieurs thèmes tels que la spiritualité, la politique, l'écologie et bien d'autres phénomènes de société.Plus d’informations en page 18.Le Pape est-il 311 COUrailt de ce qui se passe dans le monde ?Par un jeune athé (Ce texte nous a été remis par un lecteur qui préfère ne pas être identifié) Le pape a-t-il le temps et la santé pour lire les journaux, les différentes positions que nous présentent des organismes communautaires, humanitaires ou sociaux?Même lorsque nous sommes en pleine forme et dans la fleur de l'âge, il nous est difficile de nous tenir au courant et au fait de toutes ces informations.Comment le pape peut-il réussir à faire tout cela, malgré son âge et la maladie?Je ne veux pas le juger, mais ça me questionne énormément.Est-ce que les différentes positions que l’Église prend tiennent vraiment compte de la réalité des gens?Lorsque l’Église se prononce contre la contraception et que je regarde ce qui se passe dans les pays sous-développés; famine, surpeuplement, maladies, sida.Se soucie-t-elle des vraies affaires qui touchent ces gens?Parfois je suis obligé de me demander si l’Église ne vit pas sur une autre planète! Ce qui est important pour moi c’est d’avoir un regard objectif et d’être sensible à mon environnement, à mon prochain.Je trouve dommage que l’Église ne parle pas assez des principes et des valeurs générales de la vie, mais surtout des positions basées sur ce qui est défendu: pas de contraception, pas de mariage pour les prêtres, pas de ceci, pas de cela.La vie est plus qu’une série de négations, c’est l’affirmation de soi, de ce que nous sommes, de notre créativité.La notion de bien et de mal fait partie de notre conscience collective et individuelle.J’ai beaucoup de difficultés à accepter et à voir tous ces jeunes qui se rassemblent autour du Pape.Je ne comprends pas et j’aimerais bien qu’on m’explique.La Belle au Bois dormant 6t 16 P8P6 Je vous ai déjà écrit que ne suis pas nécessairement une fanatique des personnes âgées.Il y a, malgré tout, un minimum de respect et de compréhension que nous devrions tous appliquer.Excusez la franchise de ma chronique, elle s’adresse à l’Église catholique.Je ne veux pas blesser personne, je suis croyante au plus profond de mon cœur.Cependant, l’Église me fait honte lorsque je regarde notre pauvre Pape.Il y a plus d’un an que cela me traumatise et me désole.Je ne peux pas croire que ce monsieur, qui a donné sa vie à Dieu, ne puisse profiter d’un repos bien mérité.Je ne connais pas les lois de mon Église, mais à quel âge ce bon monsieur aura droit à sa retraite?Quelle maladie va l’arrêter?Ce n’est pas une blague.Cette année, pour pouvoir faire la messe de Pâques au Vatican, il y avait quelqu’un qui le surveillait pour éviter qu’il ne tombe de sa chaise! En plus de lui faire dire la messe, voilà qu’on le trimbale jusqu’à Toronto.C’est pas épuisant un tel voyage?J’ai trois tantes très très pratiquantes et qui font leurs chapelets à tous les jours à qui j’ai parlé de mon malaise.Elles m’ont dit qu’elles priaient pour le Pape.Il reçoit maintenant des chaises roulantes en cadeaux.Est-ce qu’il faudrait faire une pétition pour laisser ce monsieur regarder les oiseaux et écouter leurs chants tranquillement dans sa cour?Il y a quelque chose que je n’arrive pas à comprendre.Il a toujours parlé d’amour, de paix, de tolérance et de prendre soin des autres.Qui prend soin de lui présentement?Je me souviens, lorsqu’il est venu à Montréal, je suis allé le voir sur la rue Sherbrooke.Il est passé, souriant, bien droit dans sa Pape-mobile.J’en garde personnellement un excellent souvenir.Des millions de gens pleureront ce beau monsieur lorsqu’il nous quittera.Lorsque je le vois à la télévision, c’est maintenant qu’il me fait pleurer.Le pape a-t-il décidé de continuer ou est-ce les règles de l’Église qui l’obligent?J’ai peut-être mal jugé l’Église catholique.Porter des jugements sans être totalement renseigné peut porter à erreur.J’éprouve un sentiment d’impuissance face à ce monsieur.Malgré cette réflexion, je ne remettrai jamais en question l’existence de mon Dieu.Mais j’ai beaucoup de difficulté à comprendre les gens qui le représentent sur cette terre.NDLR: Ne manquez pas dans le prochain numéro du Journal de la Rue, la lettre de Monseigneur Pierre Blanchard, de l’archevêché de Montréal, qui traitera des Journées Mondiales de la Jeunesse et du Pape Jean-Paul II.Journal de la Rue Vol.11, no.1, Oct.- Nov.02 10 ans au service de la communauté 5 1 4-256-9000 5 LE CAFÉ-GRAFFITI AU “«é BfflfSIB isn Par Martin Quel let Du 3 au 11 août 2002 avait lieu la convention de graffiti de Santo Andre, au Brésil.Le Café-Graffiti a été invité à dépêcher des artistes pour prendre part à l’événement.En tout, ce sont neuf graffiteurs de Montréal et de Québec; Naes, Stare, Monk-e, Rasa, Grindjül, Cheeb, Dyske, Bjom et Some, acconvpagnés de Raphaëlle Proulx, caméraman et interprète, qui ont représenté le Café-Graffiti lors de cette fête haute en couleurs.Comment avez-vous trouvé la ville de Santo Andre?Monk-E: Santo Andre est une banlieue assez aisée, une ville pleine de côtes et de reliefs.L’aspect de la ville est assez européen, avec beaucoup de toits en tuile rouge.La sécurité est très présente partout (chiens de garde, clôtures hautes et hérissées de bouts de verres, gardiens de sécurité au coin des rues, etc.).Rasa: En général, le béton règne en roi.Il y a énormément d’affichage qui se fait directement sur le béton; publicités, affiches électorales, etc.Il y a pas mal de pollution atmosphérique aussi, beaucoup de diesel dans l’air.Combien d’artistes étaient présents à la convention?Naes: Il y avait plus de 200 artistes présents, d’origines diverses.En plus de notre «crew», de nombreux graffiteurs et muralistes du monde entier étaient présents, dont quelques Autrichiens, plusieurs Chiliens et bien sûr, une majorité de Brésiliens.En quoi a consisté votre participation à la convention?N: Nous avons réalisé deux murales à Santo Andre.De plus, Sarah à l’oeuvre nous avons assisté à des débats sur le graffiti et donné des conférences sur notre art.Nous avions un horaire hyper-chargé, parfois de 8h à 22h.À travers tout ça, nous avons fait de petites excursions organisées, entre autres au parc national, à la plage et nous avons visité une gare anglaise abandonnée à Paranapiacaba, qui signifie «endroit où on peut voir la mer», en portugais.Comment avez-vous aimé la collaboration entre les artistes de Montréal et de Québec?N: En tant que directeur artistique du Café-Graffiti, j’ai décidé de rassembler plusieurs graffiteurs et muralistes qui ne se connaissaient pas et n’avaient jamais travaillé ensemble.Pour moi, cela représente un beau défi de faire collaborer ces gens-là et de rapprocher les artistes de Montréal de ceux de Québec.M-E: Moi, j’ai passé la semaine avant le départ à faire de la murale avec les artistes de Québec, question de créer un premier contact.Une super bonne complicité s’est installée entre nous et nous sommes tous devenus amis au cours du voyage.Avez-vous remarqué une différence entre la façon de travailler des graffiteurs de là-bas et celle des Canadiens ou des Américains?N: Pour des raisons économiques, beaucoup de graffiteurs brésiliens travaillent au pinceau, au rouleau et au mini-rouleau.Les cannettes de peinture coûtent très cher, alors parfois, ils commencent à la cannette ou au «airbrush» et terminent au pinceau ou au rouleau.Avant son départ, Naes me disait qu’il était curieux de découvrir si les Brésiliens avaient un style de graffiti propre à eux .Est-ce que c’est le cas?N: Oui, nous avons découvert le pichacaoes, un style de graff unique à la ville de Sao Paulo qui consiste en des lettres hautes, Journal de la Rue Vol.11, no.1, Oct N o v .0 2 10 ans au service de la communauté 5 1 4-256-9000 très allongées, souvent peintes dans des fenêtres d’édifices.C’est une sorte de signature assez répandue dans cette ville.mm M-E: Dans l’ensemble, les graffiteurs de là-bas utilisent davantage de couleurs vives, moins sombres, qu’on a baptisé le style «arc-en-ciel»! Les «flops» (lettres balloune, très arrondies) sont très originaux, le 3-dimensions est un peu moins sophistiqué qu’ici, mais les lettrages sont assez complexes.Est-ce que le graffiti est bien perçu au Brésil?Est-ce qu’on est plus tolérants, plus ouverts ici?M-E: C’est vraiment pas comparable! De jour, tu peux travailler tranquille, les policiers sont plutôt relaxes.Mais, la nuit, c’est une tout autre histoire.ils tirent d’abord et posent des questions après.Faire du graffiti illégal là-bas, ça peut vouloir dire risquer sa peau.Nous avons entendu des histoires d’horreur: à Rio, un groupe de graffiteurs se serait fait tirer dessus par la police (sans être touchés, une chance!), d’autres policiers corrompus accepteraient des pots-de-vin pour fermer les yeux, etc.N: Cela dit, le graffiti est quand même bien vivant au Brésil.Nous avons été étonnés de découvrir des artistes qui travaillent depuis aussi longtemps que 15 ans.Nous autres, on était invités pour la convention, alors, évidemment, on n’a pas eu trop de problèmes, on était faciles à identifier et on travaillait aux endroits légaux.La convention de graffiti, avec ses débats et son caractère international, permet de croire que la culture sera de plus en plus acceptée au Brésil, mais il reste du chemin à faire.Est-ce que le public du Brésil était différent de celui que vous rencontrez habituellement au Québec?Journal de la Rue Vol.11, M-E: Ici, les gens sont plutôt indifférents envers les graffiteurs à l’oeuvre.À la convention, tout le monde était chaleureux, enthousiaste, même un peu «colleux» dans certains cas.Comme nous étions les seuls à avoir une radio, la musique les attirait et ils venaient nous poser des questions, nous demandaient de dessiner dans leurs calepins, nous regardaient travailler.R: Il nous est aussi arrivé des affaires assez particulières.Entre autres, un itinérant qui poussait un carrosse nous a demandé de «tagger» son chariot.Nous l’avons entièrement redécoré et il était très fier du résultat.Nous avons aussi adopté un enfant de la rue, Anderson, âgé de six ans, très attachant.On lui a offert notre lunch (des sandwiches au jambon et du riz, le menu de tous les jours!), on le traînait un peu partout.Je pense souvent à lui et je me demande ce qu’il fait maintenant.Je ne sais pas vraiment quelles ressources existent pour les jeunes de la rue là-bas, mais ça doit être assez difficile.Si vous aviez le choix d’une autre destination où aller en tant qu’ambassadeurs du graffiti, ce serait où?M-E: Je voudrais aller en Europe, au Maroc et en Égypte.N: En Europe aussi.R: Moi, ce serait l’Afrique du Nord.En terminant, nous tenons à remercier chaleureusement l’Office Québec-Amérique pour la Jeunesse, Nicole Viau et la Ville de Montréal, M.Genest et la Ville de Québec, ainsi que M.Jefferson, de la mairie de Sao Paulo, qui ont tous rendu possible cet échange culturel vraiment enrichissant! * Vous pouvez contempler des superbes photos des murales qui ont été réalisées à Santo Andre en allant sur le site internet suivant: www.candiscipline.cjb.net no.1 , O c t .- N o v .0 2 Pour moi, cela représente un beau défi de faire collaborer ces gens-là et de rapprocher les artistes de Montréal de ceux de Québec 10 ans au service de la communauté 5 1 4-2 56-9000 Les soi-disant luttes à la pauvreté Par Jean-Robert Primeau La pauvreté fait les man-chettes ces mois-ci: le Québec entend débattre un projet de loi antipauvreté à l’automne.Le Canada veut que la communauté internationale supporte davantage l’Afri-que, etc.Le projet de loi québécois Annoncé le mercredi 12 juin dernier, ce projet de loi est intitulé «Loi visant à lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale.» Plusieurs organisations de défense des droits ont déclaré apprécier le dépôt du projet de loi.Elles ont souligné le courage politique de ce geste.Elles ont toutefois déploré la distance entre ce projet de loi et celui réclamé depuis plusieurs années par le Collectif sur une loi pour l’élimination de la pauvreté.Un des aspects intéressants du projet, c’est que les personnes qui occupent un emploi et qui sont en situation de pauvreté seraient aussi admissibles à l’aide financière.Par contre, le maintien de la distinction entre les personnes Il y a toujours d'êtres humains de la faim sur la Ils déplorent notamment que le G7 élabore des politiques pour les Africains sans les inclure dans cette élaboration.Le grand blanc riche semble savoir ce qui est bon pour le petit noir pauvre.Le colonialisme reparaît, s’il est jamais disparu.La coalition des 40 organismes a souligné que le programme de développement proposé par le Canada au G7 est prometteur mais comporte de graves lacunes en raison de son point de vue directif.Si le G7 était vraiment sérieux dans ses efforts pour aider l’Afrique, il commencerait par effacer les dettes des pays les plus pauvres.Les pays riches se tiennent à l’écart de ceux qui ont faim Le Sommet mondial pour l’alimentation (SMA) s’ouvrait le 10 juin dernier à Rome.Le Sommet précédent de 1996 avait promis de réduire de moitié le nombre de personnes souffrant de la faim dans le monde à l’horizon de l’an 2015.Or, il y a toujours 800 millions d’êtres humains qui souffrent de la faim sur la planète.À ce rythme, l’objectif ne sera pas atteint en 2015.800 millions qui souffrent planète.aptes et celles inaptes au travail en irrite plusieurs.Mme Vivian Labrie du Collectif croit que Québec ne reconnaît pas dans sa loi le droit fondamental à «un revenu décent», à avoir les moyens de se nourrir, de se loger, de se vêtir et de se payer des médicaments.«On a encore un grand bout de chemin à faire» a-t-elle déploré.1 La pseudo générosité des pays du G7 2 La Presse du 16 juin titrait en première page: «Les grands argentiers dégagent des milliards pour les pays défavorisés.» On apprend qu’un dollar sur cinq distribué par la Banque mondiale sera un don et non un prêt.Cette mesure touche exclusivement l’Afrique.Ce n’est pourtant pas le seul continent où on retrouve des pays pauvres très endettés.Jusqu’à quel point ces dons aideront-ils l’Afrique quand on sait qu’elle consacre environ 15 milliards $ par année au remboursement des dettes contractées envers les pays du G7 et des institutions financières internationales?À Halifax, à la mi-juin, 40 organismes non gouvernementaux internationaux ont rejeté les projets d’aide du G7.3 «Nous ne pouvons pas admettre que de nos jours, avec les possibilités offertes par les télécommunications, les transports, Internet, etc., des gens soient riches et en bonne santé tandis que dans d’autres parties du monde, c’est la famine » a déclaré M.Jacques Diouf, directeur général de l’Organisation des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO).La nourriture est plus que suffisante pour les 6 milliards d’habitants de la planète.Tout le problème réside dans sa répartition.4 M.Diouf a fait une colère contre le fait que sur les 29 pays riches de l’OCDE (Organisation pour la coopération et le développement économique), 2 seulement étaient représentés par un chef d’État ou de gouvernement! Importante la pauvreté pour les pays riches?«Un homme politique a dit un jour que les États n’ont pas d’amis mais seulement des intérêts.Devant les raisons d’État, implacablement guidés par des intérêts égoïstes et des considérations de marché, les ONG (organismes non-gouvernementaux) représentent la force morale de refus, l’ultime refuge possible pour l’altruisme et la solidarité Journal de la Rue Vo 11, no.1, Oct.N o v .0 2 10 ans au service de la communauté 5 1 4-256-9000 humaine» a déclaré le coloré M.Diouf.Pendant ce temps, au sommet de la pyramide, les deux mains dans la caisse.On apprend que «depuis 20 ans, les salaires des patrons américains ont suivi une ascension vertigineuse, souvent sans lien avec leurs performances.» Même lorsqu’ils sont malhonnêtes, ils ramassent la Les États n'ont pas d’amis mais seulement des intérêts.cagnotte: «Évincé après l’annonce de son inculpation pour fraude fiscale, et soupçonné d’abus de biens sociaux, i’ex-PDG du conglomérat industriel Tyco devrait toucher des indemnités de départ de plus de 100 millions US.» 6 «Selon une enquête de Business Week, aux Etats-Unis, un chef d’entreprise gagnait en moyenne 20 fois le salaire d’un ouvrier en 1980 et 531 fois en 2000» 7 Pas surprenant qu’il n’y ait plus d’argent pour les pauvres.l’élimination de la pauvreté Le Collectif pour une loi sur l’élimination de la pauvreté regroupe 22 organisations, dont toutes les centrales syndicales québécoises ainsi que des organisations du milieu coopératif, religieux, communautaire et étudiant.La première version de son projet de loi est né d’une large consultation, suite à laquelle quelques dizaines de milliers de commentaires ont été compilés.Cette première proposition a été lancée officiellement le 9 décembre 1999 à l’occasion d’un rassemblement à la Bourse de Montréal.Par la suite, le Collectif et son réseau ont procédé à de multiples sessions parlementaires populaires avant d’en arriver à une version finale.Parallèlement à ceci, une pétition d’appui, comptant plus de 215 000 signatures, a été déposée par le Collectif à l’Assemblée nationale, le 22 novembre 2000.Depuis, ce projet n’a toujours pas été adopté tel quel, même si quelques recommandations émanant du Collectif ont trouvé écho dans le projet de loi 112: «Loi visant à lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale».Mais ce n’est pas suffisant aux yeux du Collectif qui compte bien poursuivre sa croisade.Le arand blanc riche est bon Que conclure?Que l’on regarde du côté international, canadien ou québécois, un point commun se dégage des soi-disant luttes anti-pauvreté: elles ne sont pas vraiment sérieuses.Chose certaine, elles ne visent pas à vraiment assurer un partage de la richesse.Elles visent à partager la pauvreté.C’est vraiment voir la lumière.du train au bout du tunnel.1 Denis Lessard, La Presse, 13 juin 2002, page A3 2 Le G7 est ce club sélect de pays s’étant autoproclamés les plus riches de la planète: Etats-Unis, Japon, Allemagne, France, Grande-Bretagne, Italie et Canada.Lorsqu’on parle du G8, on ajoute la Russie.3 Alison Auld, Presse canadienne, La Presse, 15 juin 2002, page A13 4 Associated Press, La Presse 10 juin, page E4 5 6 et 7 D’après AFP, La Presse, 10 juin 2002, page B6 semble savoir ce qui pour le petit noir pauvre.La petite histoire du Collectif pour une loi sur Pour information et inscription (514) 259-6900 Cours de breakdance par TrackMaster Vous avez besoin d'artiste Hip Hop (Breakdance, MC, DJ, Graffiteur) pour vos événements (bar, salle, maison de jeunes, congrès.), n'hésitez pas à nous contacter au: (514) 259-6900.Demandez D.J.BIG Rodz, il se fera un plaisir de répondre à vos besoins.Journal de la Rue Vol.11, no.1, Oct.- Nov.02 10 ans au service de la communauté 5 1 4-2 56-9000 9 La Soiree du Hockey: un moment priviliégé entre son père et son fils.Par Alain Martel Hé! Je vous entends là.Je vous entends dire: «mois qué cé que tu veux que çs me fesse à moi, la soirée du hockey?».C'est sûr que ce n'est plus pareil.Les millionaires, un peu capricieux, sont de plus en plus loin de la vraie vie.La vraie vie, c'est-y nécessairement une vie de misère?Être millionaire, ça règle-t-y vraiment tous les problèmes?Yvon Deschamps lui-même, dans sa grande sagesse, disait qu'il valait mieux être riche et en santé que pauvre et malade.Bon! On ne s'obstinera pas.Le hockey a fait partie de mes rites de passage.Je suis passé à un niveau supérieur dans la vie quand j’ai pu écouter le hockey à la télé avec mon père.Plus tard, à l’adolescence, mon père et moi nous ne nous croisions que rarement, nos horaires étant incompatibles.Ce qui animait nos conversations, c’était le Canadien.J’ai eu l’impression qu’on m’enlevait tous ces merveilleux moments, ces souvenirs avec mon père, cet épisode que j’idéalise sans doute.La nostalgie.Dessin Naes Mais ce qui a écoeuré les amateurs, les fans, tout le monde, ce sont les grèves, les demandes salariales qui ne nous sont même pas accessibles dans nos rêves les plus fous.On dirait qu’ils ne se rendent pas compte de leurs privilèges.Être payés pour JOUER! On pourrait bien parler de leurs vies et de ce que ça amène comme difficultés mais c’est pas mon sujet.De quoi je veux parler d’abord?J’y arrive.Quand j’ai su que la Soirée du Hockey était retirée de l’horaire, je me suis surpris à avoir de la peine.Je suis un amateur et un fan du Canadien.Hep! On ne peut être parfait.Quelle est la différence entre regarder le hockey à Radio-Canada ou à RDS?Aucune, à condition d’habiter une région desservie par le câble et d’être abonné (c’est-à-dire, payer).Sauf que je me rappelle quand j’étais petit.Mon père était policier et je ne le voyais que rarement.Mais LE moment de la semaine, c’était la Soirée du Hockey.Le samedi soir.On s’asseyait sur le divan, un à côté de l’autre.On s’émerveillait à chaque exploit de Jean Béliveau, puis de Guy Lafleur.On s’excitait à la vue de toutes ces feintes, ces arrêts et ces buts.Après la première période, généralement, mon père dormait.Ça me rendait fier, complice avec mon père.Il me semblait qu’il me faisait confiance.Je le regardais ronfler, l’entendais surtout.Quand le Canadien gagnait, on avait une belle semaine.Sinon, on était un peu triste.Dans ce temps-là, on n’était pas triste souvent.malheureusement, ce n’est plus comme ça aujourd’hui.Ce qui est important, c’est que les parents prennent du temps avec leurs enfants afin d'alimenter leurs rêves L’autre raison, c’est que ça enlevait toute possibilité à une catégorie de gens d’en faire autant.Comme c’est souvent le cas aujourd’hui, les gens pauvres devenaient les victimes de la grosse machine à piastres.Pour de l’argent, les dirigeants du Canadien se privaient de l’appui des gens qui ont fait leur fortune avec les années.De plus, ils empêchaient une grosse partie de la population de s’identifier encore à ces joueurs, de rêver.Et les enfants, de devenir eux aussi les idoles.Le Canadien, c’est l’histoire d’une équipe de hockey et d’une population, pour qui c’est devenu un moyen de se libérer de ce qui lui faisait mal.Le sport est tellement malade que plus ça va, plus il faut faire partie de l’élite pour s’y intéresser.C’est donc pour ces raisons que je suis heureux que la soirée du Hockey demeure à l’antenne de Radio-Canada.Maintenant, qui en fait la description, on s’en fiche, non?S’intéresser au Canadien, c’est s’intéresser à une partie de notre culture, de notre inconscient collectif québécois qui fait de nous ce que nous sommes.Il y a bien des gens qui ne seront pas d’accord.Tant pis, tant mieux.Mais peu importe que ce soit le Canadien ou les Expos, l’Impact, ou quoi encore, ce qui est important, c’est que les parents prennent du temps avec leurs enfants afin d’alimenter leurs rêves, peut-être, mais surtout de créer ce moment privilégié qui fait qu’un enfant se sent important pour son père ou sa mère.Il sera comme moi, il s’en rappellera toujours.Alors, prenez donc la chance.En passant, ce n’est pas seulement une histoire de gars, je l’ai fait avec ma nièce.Mais ça, c’est une autre histoire.Merci de me lire.Merci de me publier.Journal de la Rue Vol.11, no.1, Oct.N o v .0 2 10 ans au service de la communauté 5 1 4-256-9000 De la campagne à la ville: pot, cocaine et hépatite C.Témoignage de Pikajo Je suis née à la campagne, j'étais pour ainsi dire une petite fille modèle, je ne dérangeais pas beaucoup, je ne parlais pas fort.Quand on est la dernière d'une famille de cinq, avec un tempérament comme le mien, on devient vite invisible.Lorsqu'on est déménagés en «ville», j'avais 11 ans, j'étais très naïve et surtout très gônée.Après quelques années, beaucoup de déboires judiciaires et amoureux, j’ai réussi à me libérer de lui et j’avais arrêté de consommer de la drogue.Mais, j’ai vite recommencé à sortir seule et à me piquer.Je suis allée vivre avec mon vendeur (c’était pratique).Ça n’a duré qu’un mois et demi.Dans un bar, j’ai fait la connaissance d’un alcoolique abstinent, il m’a dit que si j’étais mal prise, je pouvais l’appeler.L’air de rien, il m’a aussi dit: «Tu vaux mieux que ça.» Sur le coup, je m’en foutais.Je me suis quand même fait de nouveaux amis.Surtout une, qui était, paraît-il, comme moi avant notre rencontre.Alors, avec ma nouvelle chum et sa sœur, un peu plus vieille, on a exploré le pot et le hasch.Naturellement, on est devenues toutes les deux des adolescentes rebelles et très curieuses envers tout ce qui était défendu.Rendue à la polyvalente, je fumais pratiquement tous les jours.Ça n’allait pas fort à l’école et j’étais presque toujours absente.La plupart du temps, ma famille ne savait pas où j’étais ni ce que je faisais.Le pot inoffensif?pas pour tout le monda Quelques jours plus tard, j’étais chez mon nouveau dealer et j’y avais passé la nuit à me piquer.Je crois bien qu’il essayait de me pousser à me prostituer pour lui.Pendant un moment d’inattention de la part de mon dealer, je ne sais pas pourquoi moi-même, j’ai appelé ce type, l’ex-alcoolo.Il est venu me chercher à 8 heures du matin sans me demander d’explication.Je suis restée avec lui et je n’ai fait qu’une rechute en 15 ans avec la coke.Malheureusement, on ne mène pas ce genre de vie sans que cela laisse des séquelles physiques.En 1996, j’ai appris que j’avais l’hépatite C.J’ai été prise en main par un excellent médecin.C’est sûr que durant mes années d’adolescence, dans le monde que je côtoyais, il m’est arrivé plusieurs mésaventures: être initiée par des motards, être violée à l’âge de 13 ans.Toutes ces choses, je les ai vécues en les confiant seulement à ma meilleure et fidèle amie.À 16 ans, je suis tombée amoureuse d’un type très sérieux, plus vieux de quelques années.Comme il travaillait, nous sommes allés vivre ensemble.Mes parents croyaient que mes problèmes étaient du passé et moi aussi.Je travaillais et je jouais aux quilles le samedi.Aux yeux de mes proches, sans vivre le bonheur parfait, j’étais entrée dans le moule.Cependant, j’étouffais dans cette situation.À 19 ans, j’ai plié bagage et c’est là que ça c’est gâté.La morale de cette histoire: le pot inoffensif?pas pour tout le monde.Je crois pour ma part qu’il l’est de moins en moins.L'amitié commence dans le plaisir et continue aussi dans la joie et non dans la souffrance Je vous lègue mes écrits car c’est tout ce que j’ai.Mais attention! je rebondis et je crois que je suis prête à demander de l’aide avant d’avoir 40 ans.Entre-temps, je me suis remplie de livres de psychologie et ça me redonne confiance.J’ai aussi découvert que j’avais des talents cachés.Et surtout, je lis Le Journal de La Rue et ça me fait du bien.Merci! Dans un bar clandestin, j’ai connu un homme dans la trentaine, toxicomane, alcoolique et très violent.Avec lui, j’ai appris à me shooter à la cocaïne.La première fois, je ne vous cacherai pas que j’ai adoré ça.Mais, après?Naturellement, travailler au salaire minimum et se shooter, ça ne fonctionne pas longtemps sans avoir de dettes.Mes auteurs: Dan Millman, Lise Bourbeau, Anthony Robbins et plusieurs autres.Une petite pensée: L’amitié commence dans le plaisir et continue aussi dans la joie et non dans la souffrance.Journal de la Rue Vol.11, no.1, Oct N o v .0 2 10 ans au service de la communauté 5 1 4-256-9000 nouveaux défis, immédiatement! Le Café-Graffiti à l’assaut de Fermât Par Martin Quel let À noter La Maison des jeunes de Fermont est abonnée au Journal de la Rue depuis 1992.Ses membres sont venus visiter le Café-Graffiti en 2000 et notre directeur, Raymond Viger, a croisé à plusieurs reprises Nady Sirois, travailleurs de rue pour la maison de jeunes, dans différents colloques à travers le Québec sur la prévention du suicide, de la toxicomanie, etc.Fermont est un village au nord de Sept-îles, près du Labrador.C’est une ville minière, protégée des vents violents et des tempêtes de neige par un immense mur de plus d’un kilomètre de long.Tous les commerces, l’école, la bibliothèque, l’hôtel, la piscine et l’aréna se retrouvent à l’intérieur de ce fameux mur.Du 24 au 26 mai 2002 avait lieu le Festi-Mur de Fermont.À cette occasion, trois délégués du Café-Graffiti, DJ Big Rodz, Naes (DJ et graffiteur) et Back175 (graffiteur), ont été invités par la maison de jeunes de l’endroit pour animer cette ville nordique.Nous les avons rencontrés à leur retour afin qu’ils nous parlent de leur expérience d’ambassadeurs de la culture hip-hop.nous avons accepté Martin Ouellet: Comment avez-vous réagi lorsque vous avez appris que vous étiez invités à Fermont?Aviez-vous déjà entendu parler de cet endroit-là?DJ Big Rodz: Évidemment, on était super enthousiastes! Raymond (le directeur du Café-Graffiti) nous avait déjà parlé du mur de Fermont et ça nous avait pas mal intrigués.Le Café est depuis longtemps en contact avec la maison de jeunes là-bas.Ils ont été parmi les premiers abonnés du Journal de la Rue et ils étaient déjà venus à Montréal, visiter le Café, il y quelques années.Suzanne, la coordonatrice, a donc pensé aux artistes du Café-Graffiti pour animer la Fête du Mur.Et comme nous sommes toujours prêts à relever de Cétait un super beau défi pour nous autres de venir les cfivertir et leur faire partager notre culture.Peronnage de Back 175 Comment s’est passé le voyage en avion?BR: Je n’avais jamais pris l’avion de ma vie et j’avais très hâte de voler! Le vol durait cinq heures, avec une escale à Québec et une autre à Sept-îles.Ensuite, nous avons atterris à Labrador City et de là, une voiture nous attendait pour nous amener à Fermont.Pour un baptême de l’air, c’en était tout un: trois décollages et trois atterrissages! En plus, au décollage, Naes a renversé son café sur moi.Résultat: le vol a été retardé de près d’une heure pour nettoyer les bancs.Disons qu’à mon arrivée, j’empestais pas mal le café! En parlant de Naes et de café, j’ai une autre anecdote pour toi! Imagine-toi donc que durant notre séjour, Naes a acheté du café à l’épicerie.Jusque-là, ça va.Sauf que, distrait comme d’habitude, il avait oublié de moudre les grains! Le lendemain matin, aux petites heures, il a eu beau rouspéter, nous l’avons obligé à retourner avec son petit sac de grains à l’épicerie faire ce qu’il avait oublié de faire la veille! Naes: Pour en revenir au voyage en avion, tout s’est bien passé, sauf que nous avons eu des sueurs froides en constatant que les cannettes de peinture pour les murales n’étaient pas arrivées à destination.Elles étaient restées à Sept-îles.Heureusement, après plusieurs coups de fil, nous les avons récupérées à temps et tout est rentré dans l’ordre.Vous deviez contraster pas mal avec les gens de la place à votre arrivée à Fermont?BR: Disons qu’on ne passait pas inaperçus! On portait tous une combinaison hip-hop identique, avec le logo d’un commanditaire, et la tuque de Naes intriguait pas mal les curieux.La mode vestimentaire hip-hop n’existe pas à Fermont, alors, on attirait forcément les regards.Tout le monde savait, juste en nous voyant, qu’on était les animateurs de Montréal.Dans les différents endroits où nous sommes passés, les gars Journal de la Rue Vol.11, no.1, Oct N o v .0 2 10 ans au service de la communauté 5 1 4-256-9000 surveillaient leur blonde de près.Ceci dit, les réactions étaient très positives, les jeunes étaient contents de recevoir de la visite et de découvrir la culture hip-hop, à laquelle ils n’ont pas accès habituellement autrement que par la télévision.En quoi consistait votre contrat d’animation?N: Nous avons animé une première soirée le vendredi, à la maison de jeunes.Durant l’après-midi, Rodz a complètement redécoré le local, qu’il trouvait un peu terne, déprimant.Il a installé une boule disco, a réaménagé l’espace pour donner une ambiance de «party».Devant une quarantaine de jeunes de 18 ans et moins, qui n’avaient, pour la plupart, jamais vu de DJ’s à l’œuvre, DJ Big Rodz et moi, on a «spinné» et j’ai réalisé une murale de 12 pieds de long avec Back175.Tout le monde était hyper enthousiaste et tripait.Même les rockers dansaient! Le lendemain, nous avions le mandat d’animer un autre «party», à l’aréna, cette fois.Il y avait plus de monde présent et également davantage d’ambiance, car la soirée était aussi ouverte aux adultes.Des gens se sont même déplacés de Labrador City pour y assister.Nous avons donné un cours de DJ à deux jeunes filles de la place et nous avons permis à un jeune MC de 12 ans, Yoan Castillou originaire de Montréal, mais résidant à Fermont, de devenir une star d’un soir en lui cédant le micro! Disons que ses camarades étaient pas mal impressionnés, surtout qu’ils ne le prenaient pas très au sérieux avant.Dommage quand même, que ça prenne la reconnaissance d’artistes de l’extérieur pour faire respecter le talent local.À l’aréna, j’ai également fait une murale avec Back175 sur des panneaux géants.Notre œuvre représentait le nom de la ville de Fermont, avec dans le O stylisé un mineur en train d’opérer un marteau-piqueur.Les mineurs nous ont regardé «graffer» avec beaucoup d’intérêt.Nous avons même entendu dire, entre-temps, que les panneaux avaient été exposés au centre d’achat de Fermont! Est-ce que c’est différent de faire bouger les jeunes d’une ville comme Fermont?BR: Premièrement, les gens sont beaucoup plus attentifs, ils participent davantage que dans les grandes villes, où le monde est un peu blasé.Là-bas, ils ne connaissent pas beaucoup le hip-hop, il n’y a jamais de spectacles et les jeunes s’ennuient car il y a peu d’activités pour eux.C’était donc un super beau défi pour nous autres de venir les divertir et leur faire partager notre culture.Ensuite, au niveau du choix musical, nous n’avons Big Rodz, Yoan et ses amis % "W pas mixé avec les mêmes vinyles que d’habitude.Il fallait nous adapter à notre public, c’est pourquoi nous avons opté pour des «hits», des valeurs sûres, des morceaux qui ont tourné à Musique Plus, par exemple, et moins de nouveautés.Vous êtes vous demandés comment ça serait d’être jeune et d’habiter un endroit comme Fermont?BR: J’imagine que j’aurais fait comme les autres jeunes de la place, je serais parti à dix-sept ans, pour poursuivre mes études ailleurs! Ou, qui sait, peut-être que je serais devenu travailleur de rue ou pourquoi pas propriétaire d’une des deux tavernes de la place!!! Sans blague, il y a peu d’options possibles au niveau de l’emploi à Fermont.Tous les hommes travaillent à la mine, les femmes travaillent dans les commerces, les restaurants, les services, les bars, les services publics.Pensez-vous que ça peut aider à la croissance du hip-hop d’aller animer en région?BR: Tout à fait.Ça aide à promouvoir la culture.Les gens sont heureux qu’on se déplace pour aller les rencontrer chez eux et leur présenter notre art.Ça suscite la curiosité et c’est sûr qu’il va y avoir des retombées.Déjà, des jeunes de la place nous ont demandé une liste de CD’s qu’ils vont commander à leur disquaire.Malheureusement, il est difficile pour eux de se tenir au courant des parutions récentes, car il n’y a pas de scène locale et même la radio accuse un certain retard.Les jeunes ont presque tous internet, on imagine qu’ils «downloadent» (téléchargent) pas mal de MP3, mais nous sommes contre ça.Sauf que présentement, ils n’ont pas tellement le choix.N et BR: En finissant, on voudrait offrir un «Big up» à Nady Sirois, Kathy Laplante et Suzanne Synott, les responsables de la Maison de jeunes de Fermont! Gros merci également à tous les jeunes et ,aux parents qui sont venus fêter avec nous! À la prochaine! Dommage quand même que ça prenne la recoraiaiseance d’artistes de l’extérieur pour faire respecter le talent ucsl» Journal de la Rue Vol.11, no.1, Oct.- Nov.02 10 ans au service de la communauté 5 1 4-256-9000 13 Puis-je accepter le chojx.d’un 81111 qui vient de se SUICidCf?Par Raymond Viger suicidées.Plusieurs personnes de mon entourage se sont suicidées.Certaines étaient très près de moi.Je leur parlais, je savais qu'elles souffraient à un haut niveau.J'ai tenté de les consoler, de les aider.Mais rien n'y faisait.Elles se sont J'ai commencé par étouffer la culpabilité qui me rongeait en essayant de me convaincre que j'acceptais le choix qu'elles avaient fait.Il est plus facile de dire que c'était leur choix que d'oser imaginer que j'avais peut-être ma part de responsabilité.Si j'avais pris plus de temps avec lui, peut-être qu'il ne se serait pas suicidé.Si j'avais pris plus de temps pour l'écouter, peut-être serait-il encore là à me parler.Un paquet de "si" me hantent et me dérangent.Oui, ça dérange quand quelqu'un se suicide autour de soi.Non je n'accepte pas jeune tais même pas rendu compte de ce qui s'était passé.Quand tu dis que tu fais une tentative de suicide et que tu ne t'en souviens même pas! Faut-y que tu sois assez "gelé" par ta souffrance rien qu'un peu!!! Parce qu'une overdose de souffrance, c'est la pire des drogues qui existe.Tu ne vois plus rien, tu n'as plus conscience de ce qui se passe, ni en toi, ni autour de toi.Le suicide d'un ami, ça dérange, ça choque et c'est bouleversant.Non je n'accepte pas le choix de se suicider.Je ne l'accepterai jamais.On ne choisit pas de mourir.On se suicide quand on ne voit plus les choix qui s'offrent à soi.Pour moi, tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir et je ne peux pas dire que je serai mieux quand je serai l'autre bord.Je n'y ai jamais été et personne ne peut me garantir que c'est vrai que c'est plus beau l'autre côté.Il y a trop de suicides au Québec.Il y a trop de suicides parmi les jeunes.Je ne peux l'accepter et je ne l'accepterai jamais.Non je n'accepte pas qu'un jeune se suicide.Je suis envahi par une série de "peut-être" et de "si" qui deviennent menaçants pour ma survie psychologique personnelle.Oui, je parle de survie.Parce que la vraie question, ce n'est pas qu'est-ce que j'aurais pu faire pour éviter le suicide de cet ami, mais plutôt qu'est-ce que moi je peux faire pour survivre à son départ prématuré?J'ai essayé de me convaincre que nous avons le choix de décider du sort de notre vie.Je n'ai parlé à personne de cette culpabilité qui me rongeait.Je suis devenu une sorte de "zombie", incapable de toucher aux émotions qui remontaient en moi.Laisser remonter une émotion voulait dire aussi laisser remonter cette culpabilité, cette souffrance.J'ai eu mon lot de difficultés.J'ai fini par faire une tentative de suicide.Ce n'était pas un choix.Je n'avais aucune conscience de ce qui se passait.J'ai fait une overdose de souffrance.Ça faisait trop mal pour que je comprenne ce qui se passait en moi.Parce qu'une overdose de souffrance, c'est la pire des drogues qui exista Plus tard, en thérapie, j'ai réalisé que ce n'était pas une, mais deux tentatives de suicide que j'avais faites.J'ai été arrêté dans ma première et je ne m'é- Je n'ai qu'un seul souhait à formuler, un seul message à livrer.Si un de tes amis vient de se suicider, j'espère que tu ne me diras pas que tu acceptes son choix comme moi j'ai essayé de le faire.J'espère, au plus profond de mon coeur, que tu vas prendre le temps d'en parler autour de toi, de contacter une ressource qui peut t'aider et te soutenir dans cette période très difficile.Le suicide d'un proche ça dérange et c'est ensemble qu'on peut s'aider à passer à travers.Je veux te laisser un petit cadeau.Peu importe l'épreuve que tu traverses, dis-toi qu'il y a toujours quelqu'un, quelque part qui est prêt à t'aimer, à t'écouter et à faire un bout de chemin avec toi.Ne laisse pas tout tomber avant de l'avoir rencontré.RESSOURCES DISPONIBLES : -JEUNESSE J'ÉCOUTE 1-800-668-6868 -SUICIDE ACTION MONTRÉAL (514) 723-4000 -ACCUEIL-AMITIÉ QUÉBEC (418) 228-0001 -IL EXITE 35 CENTRES DE PRÉVENTION DU SUICIDE AU QUÉBEC.LE 411 PEUT VOUS RÉFÉRER AU NUMÉRO DE TÉLÉPHONE DU CENTRE LE PLUS PRÈS DE CHEZ VOUS.-LES CLSC SONT EN CONTACTS AVEC UN CENTRE DE CRISE. Suis-je morte en même temps que ma soeur?Par Diane Carter Depuis, il est vrai que j’ai consulté pour être aidée.Mais, j’ai menti à mon thérapeute, en parler faisait trop mal.J’ai fait semblant que tout allait mieux.J’ai voulu me protéger pour ne pas souffrir.Il y a quelques mois, ma sœur est décédée.J’ai passé plusieurs mois près d'elle à l'accompagner sur le chemin de la mort.Même si je savais qu’elle allait mourir, quelque chose en moi ne voulait pas, j'étais comme dans un état second.J’étais incapable de pleurer ou de lui parler de cette mort qui arrivait à grand pas; on savait toutes les deux, juste à se regarder, que nous devions nous séparer.J’étais là pour elle, pour lui dire et l’entendre dire «je t’aime ma sœur, ma seule et ma vraie amie».Aujourd’hui, je comprends que c’est important de faire son deuil car si la tête s’efforce d’oublier, le corps, lui, s’en souvient.Je suis au prise avec de l’angoisse constante, mon corps tremble de peur, mon âme se noie, j’ai de la difficulté à voir le soleil briller.Les gens autour de moi qui m’aiment, je les fuis, par peur qu’eux aussi partent, alors, je me coupe de tout cet amour.Je sais que j’ai encore du chemin à faire, mais ça m’a fait du bien d’en parler.Si la tête s’efforce d'oublier, le corps, lui, s'en souvient Vendredi 7 septembre 2001, ses yeux s’ouvrent, ils brillent, une lumière éclate dans son regard et soudain plus rien, elle ne respire plus.Prise de panique, je fais sortir tous les membres de ma famille pour rester seule avec elle, je ne sais pas quoi faire.J’essaye, pour un court moment, de la réanimer.Plus rien.Je me suis mise à pleurer.RESSOURCES -DEUIL-SECOURS : (514) 389-1784 -RENSEIGNEZ-VOUS AUPRÈS DU CLSC DE VOTRE QUARTIER, ILS PEUVENT VOUS OFFRIR SUPPORT ET RÉFÉRENCE.¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦ AIDE AUX PARENTS POUR LEURS REVENUS DE TRAVAIL (APPORT) LE PROGRAMME APPORT PEUT VOUS OFFRIR : POUR PLUS ^INFORMATION une aide financière mensuelle une aidé pour frais de garde de 3 $ par jour (garderie à 5 $) des versements anticipés du crédit d’impôt pour frai s de garde Communiquez avec le Bureau APPORT de la Ville dé Montréal Téléphone : 872^8888 Internet : www.mess.gouv.qc.ca SI LE TOTAL DE VOS REVENUS BRUTS ANNUELS EST INFÉRIEUR À ; 21 820 $ pour une famille bïpa rental e ou 15 330 $ pour une famille monoparentale Emploi et Solidarité sociale v|U0D0C en ch Connaissez-vous les bateaux pavés?rues, idée qui a depuis été reprise à travers le Canada, et sûrement ailleurs dans le monde.Par Claude Quiviger Vous ne savez probablement pas ce qu'est un bateau pavé, mais pourtant, vous en voyez tous les jours.pour être plus précis, vous marchez même dessus! Ce qu’on appelle bateaux pavés, ce sont en fait les descentes de trottoirs pour personnes handicapées, les dénivellations aux intersections des rues.Ces fameux bateaux pavés auraient été inventées à Montréal, en 1978.Auparavant, les dénivellations étaient installées au milieu du trottoir, entre deux coins de rue.Après plusieurs plaintes comme quoi les automobilistes se stationnaient devant, ce qui les rendait inaccessibles aux principaux concernés, un Montréalais aurait finalement pensé de les mettre au coin des Initialement, les descentes finissaient au niveau de la rue.Encore une fois, il y avait une difficulté majeure.Les personnes non-voyantes devant se déplacer avec une canne doivent être capables de percevoir une dénivellation pour éviter de se retrouver par inadvertance en plein milieu de la rue.C’est ce qui explique que les descentes se situent à 13 millimètres plus haut que le niveau de la rue, permettant une descente acceptable pour les chaises roulantes (et pour les parents avec des carrosses pour bébés) tout en indiquant à un aveugle qu’il quitte le trottoir.Une autre belle réalisation québécoise.Bravo! UN RAPPEL IMPORTANT 'employeur est tenu de verser le salaire de ses employés à intervalles réguliers ne dépassant pas 16 jours et doit remettre un bulletin de paie qui permet de vérifier le calcul du slaire.LES TAUX DU SALAIRE MINIMUM Environ 230 000 personnes au Québec bénéficieront d'une augmentation du salaire minimum à compter du 1er octobre de cette année et d'une augmentation additionnelle le 1er février prochain.À compter du 1er octobre 2002 À compter du 1er f vrier 2003 r ., Taux g n ral 7,20 $ 1 heure 7,30 $ l'heure Salari s au pourb oire 6,45 $ l'heure 6,55 $ l'heure Domestiques r sidant 288 $ par semaine chez leur employeur 292 $ par semaine y DES QUESTIONS?Communiquez sans frais avec la Commission des normes du travail.De Montréal : (514) 873-7061 D'ailleurs au Québec 1 800 265-1414 www.cntgouv.qc.ca Commission des normes du travail é i El O Québec ra si 16 10 ans au service de la communauté 5 1 4-2 56-9000 Trucs pour diffuser des oeuvres musicales à la radio Par Martin Quel let Il existe de nombreux trucs, plus ou moins connus des srtistes indépendants, qui peuvent faciliter le passage à la radio de leurs œuvres musicales.Entre autres, beaucoup de gens ignorent que les chansons et pièces musicales sont classées par les radios en fonction de leur durée.Ainsi, si un animateur ou un dj a besoin d’une chanson de 3 minutes, il consultera la pile des enregistrements correspondant à ce format, c’est-à-dire celles qui durent entre 2minutes 01 secondes et 3 minutes.Lorsque la personne qui choisit la musique en ondes n’a que 3 minutes à remplir, c’est la durée maximale dont il dispose pour une oeuvre, il ne peut donc pas dépasser car le temps à la radio doit être calculé de façon extrêmement précise.Il peut aller en-dessous du temps alloué, mais jamais au-dessus.Il faut savoir que la radio a tendance à privilégier les œuvres courtes, qui sont plus faciles à «insérer» dans une émission.À ce sujet, il est intéressant de noter que le format le plus susceptible de tourner fréquemment à la radio est aussi le moins populaire, celui où on retrouve la moins grande variété: il s’agit des chansons de moins de 3 minutes.Avis aux intéressés.Également, les chansons comportant un refrain sont la plupart du temps avantagées par rapport à celles qui n’en ont pas.Alors que certains artistes peuvent voir dans ces pratiques un compromis sur leur liberté de création, voire une pratique commerciale qu’ils réprouvent, d’autres, qui en sont conscients, peuvent choisir d’utiliser ces connaissances afin de s’assurer de mettre toutes les chances de leur côté.À vous de choisir.Vous êtes intervenant ou aidant naturel?Le Journal de la Rue a toujours autorisé les photocopies de ses textes pouvant vous aider à animer des réflexions et des débats à l’intérieur de vos groupes de travail.Le Journal de la Rue offre aux intervenants, enseignants ou aidants naturels une aide et un support additionnels: des exemplaires du Journal de la Rue pour aussi peu que 1 $ par exemplaire! EN CADEAU vous recevrez gratuitement par la même occasion un guide d’intervention auprès de personnes suicidaires Commande minimale de 20 exemplaires envoyés à la même adresse.CHAMBRE DES COMMUNES &léa/ Ateliers de groupe > Stages en entreprise > Suivis individualisés > Activités post-formation > Support dans la recherche d'emploi Tu es Agé(e) de 16 ans et plus Motivé(e) à intégrer ou réintégrer le marché du travail Démuni(e) face à l'emploi Les services du GIT sont offerts grâce à la contribution financière d'Emploi-Québec QuébecSS Groupe Information Travail > 2260, av.Papineau > Montréal (Québec) H2K 4J6 > git@videotron.net Journal de la Rue Vo 11, no.1, Oct.N o v .0 2 10 ans au servi É !¦ rnmmmm q Les potins de DJ.Harvey Si l’été a été mouvementé, l’automne ne sera pas de tout repos non plus! B.U.The Knowledgist, un rappeur bilingue que nous avons vu sur différentes scènes du Café-Graffiti (Francofolies, Place Hydro-Québec, Parc Morgan.) lance enfin son premier CD: RÉFLEXIONS.Accompagné par HD (New-York), OL1KU (France) et L’Queb, B.U.aborde des sujets de RÉFLEXIONS sur des thèmes qui nous touchent de près (rupture amoureuse, trahison, amitié, spiritualité, persévérance.).Avec deux vidéoclips à Musique |_______________ Plus, il arrive mflexiûns .premier sur mon palmarès.rions Rem ections «Réflexions» est un album concept au discours politique et spirituel, réu nissant quatre MC’s montréalais de haut calibre: B.U.the knowledgist, HD (Haitian Diplomat), OL1KU et l’Queb.Réalisé par Alexandre Chagnon, «Réflexions» est un disque bilingue qui aborde des sujets aussi variés que la guerre, l’écologie, les relations amoureuses, la foi, l’espoir et de nombreuses thématiques de société.Le CD «Réflexions» est un voyage musical incontournable, à la fois profond et accessible.En vente chez tous les bons disquaires et également par commande postale au Journal de la Rue.Ne manquez pas les nouveaux vidéoclips de B.U.the knowledgist, «Make it happen» et «Persévérant», en rotation à Musique Plus.ié knowledgist Ce CD est accessible à tous, autant au niveau des paroles que de la musique.Il saura plaire et séduire un public de 12 à 92 ans! Vous pouvez vous procurer le CD chez tous les bons disquaires ou par la poste auprès du Journal de la Rue (une autre bonne façon de soutenir notre organisme, voir encadré).* J’ai fait une curieuse observation dernièrement.Je suis au volant de mon auto et je fais un arrêt au coin de la rue.Un piéton veut traverser.Je lui fais signe de passer, avec un beau sourire, pour être poli.Le piéton me fait signe qu’il refuse mon offre et insiste pour que je passe le premier.Ça m’est arrivé 3 fois dans la même semaine! À croire que les piétons ne font plus confiance aux conducteurs automobiles et qu’ils nous classent tous dans la catégorie «ENRAGÉS DU VOLANT».* J’ai encore un scoop à vous offrir.Les villes de Montréal et de Québec s’unissent et vont travailler ensemble pour la prochaine décennie.Le Café-Graffiti avait déjà fait un bout de chemin en organisant des rencontres, permettant à plusieurs jeunes de prendre leur place, en animant différents éve- A Québec, l’art s’exprime (aussi) dans la me.Piliers de l’autoroute Dufferin-Montmorency: fresques produites par de jeunes artistes.www.ville.quebec.qc.ca USti, VILLE DE r I quebec Journal de la Rue Vol 11, no.1, Oct.- N o v .0 2 | 10 ans au service de la communauté 514-256-9000 ments un peu partout à travers le Québec et en organisant différents voyages, comme au Brésil en faisant participer des jeunes autant de Montréal que de Québec.Mais là, il va se passer des choses extraordinaires pour le Québec! Une nouvelle association est née entre Jacques Graveline, d’AudioPact, représentant très bien le Hip-Hop de Québec, avec le 83, et Raymond Viger, du Café-Graffiti, avec B.U.The Knowledgist, III’ Légal (S.R, la Dynastie des Morniers de la famille de Muzion.) Ces deux messieurs (originaux et marginaux, qui parlent vite et avec beaucoup de passion,) ne cessent de se rencontrer et de comploter toutes sortes de projets pour la scène Hip-Hop (spectacles au Spectrum, Métropolis, Centre Molson, tournées provinciales et internationales.).J’ai même entendu à travers la porte que Viger a montré à Graveline comment avoir ses Airmiles et ses Aéroplan pour qu’ils partent plus vite au MIDEM en Europe pour la rencontre internationale des producteurs de musique! Une association qui va faire parler d’elle.Quand vous entendrez parler de tout cela dans les autres médias, n’oubliez pas que c’est DJ Harvey du Journal de la Rue qui vous en a parlé le premier.Une autre bonne raison de vous abonner (coupon d’abonnement en page 23).Continuez à nous soutenir et à vous tenir au courant.Merci et félicitations pour les 10 ans du Journal de la Rue.Pour plus d’informations, consultez notre page web: www.cafegraffiti.net l ilîiji fi HUB ylB fl Ville de Montréal La Ville de monfréal es! fière de souligner le 10e anniversaire du L'Amour en 3 Dimensions Après le Petit Prince de St-Exupéry et le Messie récalcitrant de Richard Bach, voici maintenant L'Amour en 3 Dimensions de Raymond Viger.Les trois auteurs ont pigé leur créativité à partir d'une carrière comme aviateur.Leurs histoires sont une source d'inspiration pour découvrir, d'une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement.Prix: 20.00$ ¦< /l près la pli 'me.Le beau tempi Après la pluie.Le beau temps Un recueil de textes à méditer.On l'ouvre au hasard d'une lecture.Je voudrais vous offrir ces textes, en espérant que vous ne les lirez pas.Prenez le temps de vous les laisser conter, par cette voix intérieure que trop souvent on enterre, dans le tumulte de nos activités quotidiennes.Prix: 10.00$ Disponible au Journal de la Rue 4277 Ste-Catherine Est, Montréal, H1V 1X7 Journal de la Rue Vol.11, no.1, Oct.- Nov.02 10 ans au service de la communauté 5 1 4-256-9000 19 L’Ami de la PUB Salut à vous! Suite à une première parution, M.Raymond Viger, que je remercie, m'a envoyé une lettre de «Ange», que je remercie beaucoup elle aussi.Elle me demande de vous parler de méditation et, justement, je voulais parler de silence.Elle nous dit d’écouter le silence et de laisser passer les images sans les juger, écouter sa respiration - le souffle de vie - et imaginer une lumière blanche.mais chaque fois qu’on le peut.C’est très important.On arrête tout le reste et on se relaxe dans un endroit tranquille où on ne sera pas dérangé.Là, on se demande: de quoi ai-je vraiment besoin pour être heureux?Qu’est-ce que je veux faire de ma vie?Qu’est-ce qui compte le plus pour moi?Comment serait le monde s’il était parfait?Des questions comme ça, pour trouver nos valeurs les plus importantes, notre idéal.On attend la réponse de l’âme: un idéal, un but, une raison de vivre! (Faire un chef-d’œuvre de notre vie, même si nous devons passer par plusieurs brouillons.) Je continue donc ma première lettre, qui parle de lumière et d’ombre, de bonheur et de souffrances.Car, c’est cela la vie: une grande école! Comment éliminer ce qui nous empêche d’être heureux?Eh bien, avant toute chose, il faut se connaître soi-même.Et comment?En se libérant des influences extérieures qui nous empêchent de nous retrouver face à face avec notre être intérieur, notre âme.C’est elle, l’âme, qui nous guide dans la vérité: c’est le ciel qui nous parle -l’Esprit parle à l’âme- dans le silence.Comment entendre cette «petite voix» dans ce monde qui constamment attire notre attention à «l’extérieur» de nous: radio, télévision, publicités, bruits, conversations futiles, sorties, vendeurs, société de consommation, matérialisme.Tout le monde veut que l’on devienne son client ou qu’on achète son produit, qu’on pense comme lui.(Même moi!!!) Comment avancer si on ne sait pas ce que l’on veut ni où l’on va?On flotte au gré de la vague comme un radeau, sans point de repère, dans l’océan de la vie, bal-loté par n’importe quelle influence extérieure, n’importe où! On peut passer toute une vie comme ça! N’est-il pas mieux de prendre le gouvernail et le bon cap, d’être celui qui déclenche les événements de sa vie plutôt que celui qui est «mené», qui les subit?Et souvent sans s’en rendre compte?Je ne parle pas de rejet, de révolte contre le monde extérieur, la société, les autres, ce n’est pas cela.Je parle de choisir.Il faut que vous sachiez que le monde extérieur est le reflet de notre monde intérieur.Si vous êtes déçus, il ne faut pas chercher la cause à l’extérieur, il faut savoir se regarder soi-même de l’intérieur.C’est pourquoi je vous dis que la clef, c’est de pouvoir se connaître soi-même.Car tout ce qui nous arrive aujourd’hui n’est que le résultat de nos pensées et sentiments «d’hier».Alors, essayez! Faites silence et écoutez votre âme, elle est votre guide le plus sûr! Faire un chef-d'œuvre de notre vie, môme si nous devons passer par plusieurs brouillons Mais voilà: pour savoir et prendre ce dont vraiment on a besoin dans tout cela, ce qui est bon pour nous, il faut d’abord savoir ce que l’on veut.Et ça, on arrive à le savoir quand on écoute notre «petite voix», notre intuition.Il faut chaque jour s’accorder des moments de solitude, cinq minutes, une heure, Être celui qui déclenche les événements de sa vie plutôt que celui qui est «mené», qui les subit?Agir pour l’avenir, c'est s'assurer d'un développement énergétique respectueux de nos valeurs collectives et environnementales.Rita Dionne-Marsolcds Ministre déléguée è l'Énergie On prépare l'avenir Québec rara Journal de la Rue Vol.11, no.1, Oct.- Nov.02 20 10 ans au service de la communauté 5 1 4-256-9000 Critiques de livres Par Claire Lévesque Le cœur en peix Apprendre à pardonner Marieh Burton Nelson Le Jour, Éditeur Vous avez été victime d’abus?De mauvais traitements?D’agression?De négligence ou d’un malentendu?Et vous éprouvez une rancune qui vous dévore, qui vous gâche votre existence, qui vous prive de jouir de votre vie.Il est peut-être temps pour vous de changer cette colère en pardon! L’auteure nous décrit les conséquences néfastes de la rancune et de la colère.Elle nous explique les effets négatifs sur notre santé, sur nos rapports avec les autres et sur notre qualité de vie.Elle nous présente les clés du pardon, la prise de conscience, la verbalisation et la reconnaissance des faits.Il y est aussi question de compassion, d’humilité et de pardon à soi-même.Un livre qui contient de l’espoir! L'agressivité créatrice Dr.George R.Bach Dr.Herb Goldberg Le Jour, Éditeur Vous en avez assez de toujours être gentil(le) et d’en payer le ’ ># r agressivité créatrice prix?Le refus de manifester votre agressivité entraîne des conséquences sur votre santé physique et mentale et vous force à afficher une façade de fausse gentillesse.Par l’agressivité créatrice, vous vous affirmez, entraînant ainsi des discussions productives plutôt que de subir des silences destructeurs.Ce livre vous fera découvrir comment vous sensibiliser à votre propre agressivité de même qu’à celle des autres.Vous y apprendrez comment évacuer la rancune accumulée afin d’orienter votre agressivité dans un sens plus constructif.Ces gens qui remettent tout à demsin Rite Emmett Les Éditions de l'Homme Avez-vous l’habitude de remettre à demain tout ce que vous devez faire aujourd’hui?Cette habitude fait-elle fuir ceux que vous aimez?Rend-elle votre vie bien plus compliquée que vous le désirez?Alors il est temps de remédier à cette mauvaise habitude en identifiant les causes de votre procrastination.Vous devrez donc planifier et organiser de façon efficace votre emploi du temps et apprendre à vous acquitter facilement des tâches désagréables.Ce sont là quelques-uns des trucs que vous donne l’auteure.Elle vous propose aussi des moyens pour aider ceux de votre entourage qui souffrent de ce problème.Une aide qui peut vous apporter du bien! wr* imv : Ces gens qui remettent tout à demain CwKwj-a*- $xn«r vtàwx* te procrastination rnsem BOUTIQUE CAFÉ GRAFFITI Achetez vos cadeaux de Noël en direct Tenez vous au courant des prochains évènements à travers le Québec WWW.CAFEGRAFFITI.NET Ou appelez nous au 256-6900 Fax: 256-9444 Adresse: 4265 Ste-Catherine Est, Mtl, Qc, H1V 1X5 Journal de la Rue Vol.11, no.1, Oct.- Nov.02 10 ans au service de la communauté 5 1 4-2 56-9000 21 Jeunes passionnés de L’UNDERGROUND: 33-MTLCOM Par Martin Que II et 33-mtl.com est un webzine consacré à la culture urbaine dans toutes ses expressions.Le site est l'initiative de trois jeunes Montréalais dans la vingtaine, amis de longue date, qui ont une passion commune: la scène underground québécoise.33-mtl.com est consacré à la musique (hip-hop, techno et punk), aux sports kasscou (skateboard, snowboard, breakdance, longboard) et au graffiti.Des critiques de spectacles, un calendrier des événements à venir, des superbes photos de murales et de graffitis, de nombreux concours avec de la marchandise à gagner, se retrouvent également à un clic de votre souris.En plus, 33-mtl.com a, depuis peu, sa propre émission de radio online: Dirty Moves, avec DJ Spasmodik aux commandes.Leur mission: avoir de l’information de qualité, avant tout le monde, sur tout ce qui grouille dans la culture urbaine.Pour les fans, par des fans.L’équipe de 33-mtl.com est composée de Julien Roussin Côté, de Louis-Philippe Bergeron et de Pierre Versaille.Bien entendu, ils comptent plusieurs collaborateurs réguliers dans leurs rangs, dont trois journalistes pour les sections musicales, un pour les sports kasscou, une photographe, un graphiste ainsi qu’un directeur artistique.Nous les avons rencontrés afin qu’ils partagent leur expérience avec nous.Depuis quand existe le site 33-mtl.com?Dans sa forme actuelle, depuis septembre 2001.D’ailleurs, un party 1er anniversaire intitulé Hesh vs Fresh avait lieu aux Foufounes Électriques, le 28 août dernier, avec compétition de skateboard sur mini-rampe, prestations de dj’s et du groupe «punkcore» Haang-Upps.Où avez-vous trouvé le financement pour démarrer votre projet?Beaucoup d’économies personnelles et de fonds de tiroirs sont passés dans notre site! Nous avons aussi reçu des subventions, entre autres, de la Fondation du Maire de Montréal.Au départ, le site avait peu de commanditaires, mais maintenant, ils sont de plus en plus nombreux.Il 33- .Il 1 H WEBZINE URBAIN UNDERGROUND QUEBECOIS U f tive, où les gens peuvent échanger, participer, réagir.Également, le site internet permet de mettre l’information à jour plus régulièrement, en plus de donner accès aux usagers à une banque de textes en archives.Le support internet est également plus économique que l’impression d’une revue ou d’un journal et ça ne pollue pas l’environnement! Combien de gens visitent votre site à chaque mois?Présentement, 15 000 personnes visitent le site chaque mois.C’est une croissance fulgurante, car à ses débuts, il y a un an, 33-mtl.com n’enregistrait que 2 000 visiteurs par mois! Quels sont vos objectifs pour les prochaines années?L’objectif à court-terme de 33-mtl.com est d’avoir un bureau, où toute l’équipe pourrait travailler ensemble.Présentement, tout le monde opère de chez soi, mais nous sommes persuadés que la productivité augmenterait et que l’espace de travail serait mieux structuré si nous avions un local pour nous héberger.Avec tout le monde au bureau le matin, une synergie se créerait et plus rien ne pourrait nous arrêter! À long terme, nous visons à attirer de plus en plus de monde et atteindre 30 000 visiteurs par mois.Éventuellement, nous aimerions offrir une version bilingue de notre site afin de rejoindre le marché anglophone, même si notre premier public visé demeure la communauté francophone.Nous travaillons également à faire connaître le slang (langage de rue) qu’on retrouve dans le hip-hop franco de Montréal et d’ailleurs.Quels conseils donneriez-vous à d’autres jeunes entrepreneurs?Rester réaliste dans ses objectifs, respecter son budget, persévérer (le projet a mijoté pendant plus de trois ans avant de voir le jour), ne pas se décourager au premier obstacle, avoir une vision à long-terme, chercher constamment des moyens d’innover et de s’améliorer, être original, apprendre de ses erreurs mais surtout, être passionné par son travail! Pourquoi avoir opté pour le webzine plutôt que pour la revue imprimée ou le fanzine?Tout d’abord, pour créer une communauté interac- *Adresse: www.33-mtl.com Journal de la Rue Vol 11, no.1 , O c t N o v .0 2 10 ans au service de la communauté 5 1 4-256-9000 3366 Ressources Général Aide juridique Hochelaga DPJ Centre de référence du Grand Montréal Urgence-Santé Info-Santé Clinique des jeunes au CLSC de ton quartier Centre antipoison MTS et sida C.O.C.Q.Sida Info-sida ! Miel Drogue et désintoxication Centre Jean-Lapointe Mtl Québec Pavillon du Nouveau point de vue Urgence 24 hres Portage Centre Dollard-Cormier Jeunesse Le Pharillon Drogue aide et référence Centre Dollard-Cormier Adulte Un Foyer pour toi L’Anonyme Cactus Dopamine et préfix AITQ (Association des intervenants en toxicomanie du Québec) Escale Notre-Dame FOBAST Alanon & Alateen Alcooliques Anonymes Centre de crise de Montréal r Entraide logement «11.(514) 864-7313 Tracom (centre-ouest) (514) 483-3033 Hochelaga-Maisonneuve (514) 528-1634 1-800-665-1414 Iris (nord) (514) 388-9233 Aide aux parents et amis de consomma- L’Entremise (est, centre-est) (514) 351-9592 teurs de drogues (514) 527-1375 L’Autre-maison (sud-ouest) (514) 768-7225 Nar-anon 911 Centre de crise Québec (418) 688-4240 -Montréal (514) 725-9284 (514) 253-2181 L’Ouest de l'île (514) 684-6160 -Quebec (418) 524-6229 L’Accès (Longueuil) (450) 468-8080 -Saguenay (418) 542-1758 Archipel d’Entraide (418) 649-9145 Décrochage scolaire 1-800-463-5060 Centre de prévention du Éducation coup de fil (514) 525-2573 suicide inc.(urgence) (418) 683-4588 Revdec (514) 259-0634 Carrefour Jeunesse (514) 253-3828 (514) 844-2477 Violence Association québécoise -7432 ou 281-6629 CALACS pour les troubles d’apprentissage (418) 649-1720 Montréal (514) 934-4504 (section de Québec) (418) 626-5146 > Chaudières-Appalaches (418) 227-6866 J CAVAC Hébergement de dépannage et d’ur- jÉk (514) 381-1218 Montréal (514) 277-9860 gence nFMi« (418) 523-1218 Québec (418) 648-2190 Bunker (514) 524-0029 (450) (514) (450) (514) (514) 1-800- (514) (450) (514) (514) (514) Dianova H (450) (514) (418) (418) Québec(418) Montréal(514) Laval(450) Rive-Sud (450) (514) Famille Familles monoparentales (514) Maisons de jeunes- (514) Grossesse secours (514) Chantiers jeunesses (514) Réseau Hommes Québec (514) Patro Roc-Amadour (418) Pignon Bleu (418) YMCA de Québec (418) (Centre communautaire et familial) Armée du Salut (418) (Armée du Salut) (418) Espoir et vie (418)- 887-2392 288-1515 224-2944 982-4531 527-2626 265-2626 385-0046 964-7077 236-6700 847-0067 251-8872 646-3271 251-0805 682-5515 990-2666 529-0015 376-9230 629-6635 670-9480 528-5594 729-6666 725-2686 274-3691 252-3015 276-4545 529-4996 648-0598 522-3033 524-6758 648-1079 776-5092 Groupe d’aide et d’info.sur le harcèlement sexuel au travail SOS violence conjugale Centre national d’info.sur la violence dans la famille Trêve pour elles mt Lignes d’aide et d’écoute P* Tel-jeunes (514) (514) 1-800- 1-800- (514) 526-0789 363-9010 363-9010 267-1291 251-0323 Le refuge des jeunes (514) 849-4221 Chaînon (514)845-0151 En marge (514)849-7117 Passages (514)875-8119 Regroupement des maisons d’héberge- (514) 1-800- (514) 1-800- (514) 288-2266 263-2266 935-1101 668-6868 723-4000 Tel-aide et ami à l’écoute Jeunesse-j’écoute Suicide action Montréal Centre d'écoute téléphonique et de prévention du suicide «accueil-Amitié» (418)228-0001 (Il existe 35 centres de prévention du suicide au Québec.Le 411 peut vous référer le numéro de téléphone du centre le plus près de chez vous.) Cocaïnomanes anonymes Déprimés anonymes Gamblers anonymes Narcotiques anonymes Outremangeurs anonymes Parents anonymes Nicotine anonyme Alanon et Alateen La Marie Debout (Centre d’éducation des femmes) (514) (514) (514) (514) (418) 1-800- (514) (514) 1-888- (514) (514) 527-9999 278-2130 484-6666 249-0555 649-0715 463-0162 490-1939 288-5555 603-9100 849-0131 866-9803 ment jeunesse du Québec Foyer des jeunes travailleurs Auberge communautaire du sud-ouest Mutant Oxygène L’Avenue L’Escalier Maison St-Dominique Auberge de Montréal Le Tournant La Casa (Longueuil) Maison Dauphine Armée du Salut pour hommes Abri de la Rive-Sud Alimentation i I Le Chic Resto- 11 Pop Jeunesse au Soleil Café Rencontre Café de l’Espoir (514) 523-8559 (514) 522-3198 (514) 768-4774 (514) 276-6299 (514) 523-9283 (514) 254-2244 (514) 252-9886 (514) 270-7793 (514) 843-3317 (514) 523-2157 (450) 442-4777 (418) 694-9616 (418) 692-3956 (450) 646-7809 (514) 521-4089 (514) 842-6822 (418) 640-0915 (418) 648-1079 (514) 597-2311 Il y a un centre d’éducation des adultes près de chez vous.1-800-361-9142.Lire, écrire et compter c’est un minimum.fl Ha aa an ¦ f numéro - "4,"00$ + tx.’ AD0HI 6Z-V0US 1 an / 6 numéros - 24,00$ + tx.au Journal de la Rue 2 ans /12 numéros - 43,20$ + tx.3 ans / 18 numéros - 58,50$ + tx.Nom: Prénom: Adresse: Chèque ou mandat à l’ordre du Journal de la Rue, 4265, Ste-Catherine Ville: C.P: Est Mtl, Qc, H1V 1X5, (514) 256-9000.Téléphone: Toute contribution supplémentaire pour soutenir notre travail est la bienvenue.10 ans au service de la communauté 5 1 4-256-9000 23 Mr*i/’ Mp kwliWa -— - I » » i.,.i$* M .u Vraiment tout sur le show-business Voyez les meilleures bandes-annonces de films, consultez un moteur de recherche puissant sur le cinéma et la musique, et apprenez avant tout le monde les derniers potins croustillants du monde artistique.MUSIQUE • CINÉMA * MULTIMÉDIA ?HUMOUR • CONCOURS Bell
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