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Titre :
Le journal de la rue
Le Journal de la rue regroupe des textes d'information et des témoignages touchant des sujets souvent occultés par la société tels la toxicomanie, la prostitution, la violence et la criminalité, tout en proposant des ressources utiles.
Éditeur :
  • Montréal, Qç :[Le journal de la rue],1993-2003
Contenu spécifique :
Février - Mars
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
Notice détaillée :
Lien :

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Fichiers (6)

Références

Le journal de la rue, 2003, Collections de BAnQ.

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PER J -4SI BNQ Journal de la Rue Se sensibiliser pour mieux vivre.>>Vol 11, No2.Fev.-Mars 03 wÊm mm " ! ¦ m i reakdance à fétat pur mm wm " \ : ^ wsof.y.-.\ /7 T "VT' IS [ , KHÉÉMMi II / POINT DE UUE Ben Laden, Saddam Hussein, boucs émissaires des U.S.H?/ SANTE La dépendance affectïue.SOCIÉTÉ Isolement des francophones hors Québec.JOpmrv éocJ^ ?|lf§j 111 * WrîsttJ mill ** m Mîm m %.:HI www.cafegraffiti.net 89,3 FM À l’occasion de son 10e anniversaire, je tiens à souligner l’efficacité et le dynamisme du Journal de la Rue à titre d’organisme d’intervention auprès des jeunes exclus.Le Journal de la Rue a su appuyer les efforts de centaines de jeunes dans leurs démarches vers l’autonomie, la confiance et la responsabilité, faisant de cette initiative une réussite exemplaire.J’adresse mes félicitations à la direction et à tous les membres de l’équipe du Journal de la Rue pour le travail accompli depuis dix ans et leur souhaite un avenir à la mesure de leurs ambitions.Louise Hare! Présidente de l’Assemblée nationale Députée de Hochelaga-Maisonneuve Québec rara Mill Témoin de notre temps, depuis dix ans.Depuis dix ans, le Journal de la Rue défend avec énergie les intérêts des jeunes en sensibilisant et en informant la population sur leurs besoins, leur réalité et leurs espoirs.En ouvrant ses pages et ses colonnes au développement d’une société plus humaine, le Journal de la Rue favorise et encourage l’autonomie des jeunes, souvent marginalisés, pour qu’ils deviennent des adultes responsables.La jeunesse doit pouvoir participer pleinement à la vie de notre communauté.Pour y arriver, elle doit avoir les moyens de s’exprimer.Le Journal de la Rue est un véhicule à la portée des jeunes, qui leur tend la main afin qu’ils puissent prendre le relais et saisir les occasions de se réaliser.André Boisclair Ministre d’État aux Affaires municipales et à la Métropole, à l’Environnement et à l’Eau et leader du gouvernement dans le prochain numéro: Dossier spécial: les graffitis qui voyagent: trains et métros.Tu veux travailler ?Le GIT peut t'aider ! GIT* Pour t'inscrire: (514) 526-1651 Services gratuits > Ateliers de groupe > Stages en entreprise ^ > Suivis individualisés > Activités post-formation > Support dans la recherche d'emploi Tu es > Agé(e) de 16 ans et plus > Motivé(e) à intégrer ou réintégrer le marché du travail > Démuni(e) face à l'emploi Les services du GIT sont offerts grâce à la contribution financière d'Emploi-Québec Québec S» Emploi-Québec J Journal de la Rue Vol.11, no.2, Fév.- Mars 03 2 Volume 11 numéro 2 Février-Mars 2003 50 000 exemplaires / 155 000 lecteurs Publication bimestrielle Le Journal de la Rue et le Café-Graffiti 4265 Ste-Catherine Est Montréal H1V 1X5 Tél.:(514) 256-9000 Fax:(514) 256-9444 Rédaction (256-4477) Raymond Viger, Martin Ouellet Coordination Danielle Simard Service aux abonnés (256-9000) Lyne Déry, Steve Bouchard Conception graphique Jean-Loïc Rodriguez Relations publiques (259-4926) Sylwia Skibinska, Lassad Gharbi Correction Martin Ouellet, Jean-Claude Leclerc, Claudia Gallant-Ouellet Café-Graffiti (259-6900) Dj Big Rodz, DJ Naes Collaboration DJ Harvey, Julien Cloutier, La Belle au Bois Dormant, Alain Martel, Claire Lévesque, Louise Gagné, Nicole-Sophie Viau, Julie Drouin, Mgr Blanchard, Martin Jalbert, Mathieu Thériault, Marcel Bonneville, Maxime Royer, Mathieu Letelier.Pour vous abonner, consultez la page 23 Mission: Favoriser, supporter et développer des projets novateurs permettant au milieu de retrouver son pouvoir d’action et son autonomie.Aider et favoriser le développement et l’autonomie des jeunes souvent marginalisés en leur offrant des activités créatrices et formatrices.Défendre et promouvoir les intérêts des jeunes en sensibilisant, informant et éduquant la population sur les besoins de nos jeunes et sur la façon d’être un adulte responsable et significatif.Promouvoir le développement d’une société plus humaine, sensibiliser aux différents phénomènes sociaux et faciliter les relations entre les différents acteurs et partenaires.Nous sommes membres: AQS AITQ AMECQ SoPREF Association québécoise en suicidologie Association des intervenants en toxicomanie du Québec Fédération professionnelle des journalistes du Québec Bureau de vérification de la distribution Association des médias écrits communautaires du Québec Soçiété pour la promotion de la relève musicale de l’espace francophone Le Journal de la Rue a un fonds de réserve pour l’argent provenant des abonnements.Au fur et à mesure que les journaux vous sont livrés, l’organisme récupère les frais dans ce fonds.Une façon de profeger votre investissement dans la cause des jeunes et de vous garantir la livraison de votre Journal de la Rue.La reproduction totale ou partielle pour un usage non pécuniaire des articles est autorisée, à la condition d’en mentionner la source.Les textes et les dessins apparaissant dans le Journal de la Rue sont publiés sous la responsabilité exclusive de leurs auteurs.Nous aimerions recevoir vos commentaires.Ne vous gênez pas pour nous envoyer vos textes et/ou dessins pour une publication éventuelle.La rédaction se réserve le droit d’abréger les lettre reçues.Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada, par l’entremise du Programme d’aide aux Publications (PAP), pour nos dépenses d’envoi postal, no.d’enregistrement - 07638 - horoscope/sommaire Sagittaire: Vous avez besoin d’être reconnu pour votre bon travail.Ne manquez pas les encouragements des ministres André Boisclair et Louise Harel, en page 2.Capricorne: Vous vous questionnez sur votre spiritualité et les Journées Mondiales de la Jeunesse.Réponse de Monseigneur Blanchard en page 4.Verseau: Vous n’avez pas toujours à être d’accord.Prenez votre place et faites comme ce lecteur qui nous parle de ses différends, en page 5.Poisson: Vous avez besoin de faire un peu d’exercice physique.Rencontre avec Cari Godin, le p’tit gars de Limoilou, champion de breakdance, en pages 6 à 8.Vierge: Ne jouez pas à la vierge offensée, ce ne sont que des potins de DJ Harvey en page 10.Sa dernière chronique.Il sera remplacé par DJ Rodz dans le prochain numéro.Cancer: Dossier sur les régions, pages 12 à 14.Les régions, on y retourne de plus en plus.Un endroit de ressourcement pour les gens essouflés.Balance: Conflit avec nos voisins des U.S.A., ne sortez pas vos bombes, faites-vous une opinion avec Alain Martel en page 15.Taureau: Prix nobel de la paix à ceux qui font la guerre, confusion des genres.Pages 16 et 17.Une nouvelle chronique de Mathieu Thériault du Comité Logement.Bélier: L’isolement des francophones hors Québec, dure réalité des jeunes de Windsor.En pages 18 et 19.Gémeaux: Le coup de coeur de la Belle au Bois Dormant, en pages 20.La mort d’un rêve.Lion: Texte émotif pour les sensibles, la dépendance affective en page 21.Symptômes, conséquences et moyens pour s’en sortir.Scorpion: Si vous êtes du style dépensier compulsif, il faut lire ce commentaire sur les cartes de crédit.En page 22.Textes de notre horoscopologue de la rue Dessins par Naes Ce périodique est fièrement imprimé chez Hebdo-Litho 3 de la paix LA JOURNÉE MONDIALE DE LA JEUNESSE VÉCUE À TRAVERS LE MONDE.P?r Monseigneur BJmGhard En juillet dernier, j'ai participé à la Journée Mondiale de la Jeunesse (JMJ).C'était ma deuxième expérience du genre, ayant vécu celle de Rome en 2000.Les journées du 18 au 28 étaient évidemment les plus spectaculaires, les plus médiatisées mais, en réalité, elles étaient l'aboutissement d'une longue préparation en même temps qu'une étape qui, pour un grand nombre, se poursuit de diverses façons.En effet, de très nombreuses rencontres et activités ont précédé la tenue de ces journées; je ne mentionnerai, à titre d'exemple, que le passage de la croix de la J.M.J.dans le diocèse de Montréal : plus de 400 personnes ont été impliquées dans ce projet qui a attiré pas moins de 20 000 personnes dans les divers endroits où elle est passée (centres de détention, hôpitaux, écoles, etc.).Actuellement, de très nombreux groupes, aux quatre coins du diocèse, continuent de se rencontrer pour poursuivre leur réflexion.et leur engagement car, comme le disait le pape lui-même à son arrivée à Toronto le 23 juillet : «Trop de vies sont vécues sans joie, sans espoir et c'est l'une des principales raisons de la J.M.J.: les jeunes se réunissent pour s'engager dans la vigueur de leur foi en Jésus - Christ envers la grande cause de la paix et de la solidarité humaine.» En tenant compte uniquement des rassemblements internationaux (sept avant celui de Toronto), les J.M.J.ont permis à près de 11 millions de jeunes de se réunir autour du pape au nom de leur foi et de chercher à découvrir comment elle peut influencer leur vie de tous les jours.Dans le précédent Journal de la Rue, un jeune disait ne pas comprendre ce phénomène.Pour ma part, je trouve un élément de réponse dans un autre texte paru du même journal, celui de B.U.the knowledgist, qui écrivait: «Souvent, plus ou moins consciemment, les jeunes ressentent un vide spirituel qu'ils essaient de combler par toutes sortes de sensations fortes, mais laisse-moi te dire que rien ne peut égaler ce que tu éprouves en priant et en observant les signes qui te guident vers le vrai sens de ta vie?.» Le Pape Jean-Paul II ne serait-il pas, malgré sa faiblesse ou peut-être même à cause de sa faiblesse, un de ces signes qui nous guident vers le vrai sens de la vie.Nous sommes tous en quête de sens et dans cette recherche, nous avons plus besoin de témoins que de maîtres.Tous ne sont pas d'accord avec toutes les positions de Jean-Paul II, mais ils s'entendent pour dire qu'il témoigne de Celui qui l'habite.Les jeunes de partout sentent qu'il y a là quelqu'un qui les aime et leur fait confiance.Parce qu'il croit en eux, le pape demande aux jeunes d'être "artisans de la paix, affamés de justice", autrement dit, de devenir de plus en plus "sel de la terre et lumière du monde".La J.M.J 2002 nous a permis de voir un homme, le pape, physiquement diminué par rapport à ce qu'il était (skieur, excursionniste, nageur, etc.) mais qui garde toute sa détermination (à son arrivée, il a décidé de descendre de l'avion par l'escalier) et son attention aux personnes (allusions aux conditions atmosphériques durant la messe du dimanche matin, etc.).C'est donc lui qui décide qu'il veut rester.La J.M.J.nous a également permis, > > N o u s sommes tous en quête de sens et dans cette recherche, nous avons plus besoin de témoins que de maîtres.LA JMJ DANS LE DERNIER NUMÉRO DU JOURNAL DE LA RUE Dans le dernier numéro du Journal de la Rue, nous vous présentions un dossier spécial sur la visite du pape Jean-Paul II à Toronto dans le cadre de la Journée Mondiale de la Jeunesse.Trois textes présentaient divers points de vue sur le sujet, que nous aimerions résumer ici, car la lettre de Monseigneur Blanchard, dans le présent numéro, constitue en partie une réponse à ces trois témoignages.Le 1er texte était une entrevue avec le rappeur B.U.the knowledgist, un artiste qui se décrit comme engagé spirituellement, et qui se réjouissait de voir les jeunes participer si nombreux à cette pacifique manifestation de paix.Le second texte, de la Belle au Bois Dormant, questionnait l’état de santé de Jean-Paul II et posait la question à savoir si le temps était venu pour le pape de prendre une retraite bien méritée.Malgré sa foi et tout l’amour qu’elle porte au pape, la Belle au Bois Dormant trouvait très pénible de voir souffrir ce vieil homme malade, à qui on impose des déplacements épuisants.Finalement, un jeune athée anonyme écrivait que la position autoritaire de l’Église catholique par rapport à certains enjeux de société (contraception, avortement, homosexualité, etc.) est dépassée à notre époque.El s’inquiétait un peu de voir autant de jeunes participer à cet événement et se demandait ce qui pouvait bien attirer les pèlerins dans le discours du pape.au moins à la télévision, de prendre connaissance de la totalité du discours du pape à l'occasion de tel ou tel événement et non pas seulement d'un court résumé comme on en retrouve bien souvent dans les journaux.En regardant de près l'ensemble des textes de Jean-Paul II, on constate qu'il s'est prononcé beaucoup plus souvent "pour" quelque chose que "contre".Evidemment, on peut toujours dire (et c'est arrivé) que s'il se prononce en faveur de la "protection de la vie, de la conception jusqu'à la mort", il se prononce contre l'avortement, mais c'est, il me semble, donner une interprétation négative à une affirmation qui se voulait positive.Enfin, la J.M.J.nous a montré la diversité de l'Église.Bien sûr, il y avait le pape et quelques centaines d'évêques, mais il y avait aussi environ 200 000 jeunes de 150 pays répartis sur les cinq continents; c'est aussi eux l'Église.L'Église, c'est tous ceux qui en sont membres qui la compose: elle est donc diverse par la langue, la culture, l'âge de ses membres, la mentalité, etc.Le défi, comme nous y invite Jésus, c'est que "tous soient un".L'invitation que nous lance l'apôtre Paul, c'est de "ne former qu'un corps, bien qu'ayant plusieurs membres".La J.M.J.n'aura pas réglé tous les problèmes de l'Église et du monde.Souhaitons, tout au moins, qu'elle ait permis de croire en un monde meilleur.au point de nous donner le goût et le courage de nous engager, dès maintenant, à le bâtir.En réaction aux articles sur Les Journées Mondiales de la Jeunesse (JdlR octobre-novembre 2002): Se pourrait-il simplement que le Pape tente désespérément de freiner la chute de l’Église Catholique?Croyez-vous par exemple que le Pape soit indifférent au fait que plus de 20 % de la population du Brésil (auparavant 100 % catholique) est présentement convertie aux églises évangéliques?Sinon, pourquoi le « vote protestant » était-il une préoccupation des journalistes lors des dernières élections le mois dernier?D’ici dix à vingt ans, on croit que cette proportion atteindra 50 %, dans un pays où la majorité de la population sont des jeunes.C’est représentatif de ce qui affecte aussi tous les pays de l’ex-URSS et plusieurs pays en voie de développement.-Martin Jalbert Max pis Mat (extrait de poème) Trop de temps passé entre ces murs Sans air pur, C’est dur à croire Qu’après 8 heures du soir On est déjà dans le noir Pendant que les autres dehors Commencent à faire la foire À cause d’une bêtise si vite arrivée Que ma vie a soudainement changée Tout ce qu’il me reste c’est le basket Pis mes textes Ceux-ci m’permettent de dire à mon père, À ma mère, à mes frères, une promesse : Quand j’vais sortir j’vais connaître plus la sagesse C’est quand ça fait longtemps que t’as pas vu tes proches Que tu te rends compte que la vie c’est pas juste L’alcool pis les drogues La famille, c’est important Même si on y pense pas souvent Maintenant, ce que je veux dire C’est «je t’aime p’pa, je t’aime m’man».Maxime Royer (17 ans) et Mathieu Letelier (17 ans), Beauport.Point de vue: ejections «Réflexions» est un album concept au discours politique et spirituel, réunissant quatre MC’s montréalais de haut calibre: B.U.the knowledgist, HD (Haitian Diplomat), OL1KU et l’Queb.Réalisé par Alexandre Chagnon, «Réflexions» est un disque bilingue qui aborde des sujets aussi variés que la guerre, l’écologie, les relations amoureuses, la foi, l’espoir et de nombreuses thématiques de société.Le CD «Réflexions» est un voyage musical incontournable, à la fois profond et accessible.En vente chez tous les bons dis quaires et également par corn mande postale au Journal de la Rue, au montant de 20$, taxes et frais d’envoi inclus.Ne manquez pas les nouveaux vidéoclips de B.U.the knowledgist, «Make it happen» et «Persévérant», en rotation à Musique Plus.B.U.the knowledgist > • Louise Harel ______ nationale )eputee de Rochelaga-Maisonneuve Québec L Journal de la Rue Vol.11, no.2, Fév Mars 03 5 De Limoilou à Montréal, en passant par la Californie : R< «MASTER du break dance a •.l’état pur.Rebelle de la danse, Carl Godin, seul breakdancer Hip-Hop membre de l’Union des Artistes.Par Martin Ouellet Trackmaster, alias Carl Godin, est un jeune champion de breakdance au parcours assez inusité.Né à Limoilou, il y est demeuré jusqu'à l’âge de sept ans.Il a vécu la fin de son enfance à Beauport, puis a passé cinq ans en Californie, à Oakland, Alameda County.C'est là qu'il est devenu bilingue et a découvert la culture hip-hop en écoutant l'animateur Fab Five Freddy à Yo-MTV.En 1991, avec sa mère, il a déménagé à Saint-Hilaire, et présentement, il vit en appartement à Montréal! Du chemin, il en a fait durant ces années, et pas seulement en kilomètres.Trackmaster a remporté de nombreux concours de breakdance, il a souvent passé à la télévision (à l’émission de Julie Snyder, entre autres), dans des pubs (Bell mobilité), des téléséries (2 frères) et des vidéo-clips.Présentement, son occupation principale est d'enseigner sa passion à de jeunes b-boys *et b-girls* en herbe dans les écoles primaires et secondaires et dans les studios de danse.Il compte pas moins de 60 élèves réguliers.Ce n'est pas tout: Cari est aussi le seul représentant de la culture hip-hop, à titre de danseur, à faire partie de l'Union des Artistes (UDA).Son secret: se surpasser, garder une attitude positive, ne refuser aucun défi et surtout, persévérer.Le Journal de la Rue a voulu en découvrir un peu plus en s'entretenant avec lui : Martin Ouellet : Comment as-tu été initié au breakdance?Trackmaster: J'ai découvert la culture hip-hop en Californie, quand j'y ai vécu (de 1987 à 1991), par la mode vestimentaire et la musique.Sauf que dans ces années-là, le breakdance était «out of style», (démodé), aux U.S.A.En fait, les b-boys allaient presque tous danser en Europe.C'est plutôt à Montréal, en 1996, dans un party rave que j'ai découvert le breakdance de mes propres yeux.J'ai vu performer Tactical Crew et j'ai eu un choc incroyable! Je redécouvrais le old school* à travers une nouvelle génération de 'danseurs et j'ai immédiatement su que je voulais m'entraîner pour devenir membre de cette équipe.Je suis passé par plusieurs groupes (Rockwell Crew à Beloeil, QC Rock Crew à Québec, etc.) et j'ai fini par atteindre mon objectif: percer dans Tactical Crew.gffigj j.4, 888 3888888888% SCIENCE VIDÉO DE LA COMPÉTION REGROUPANT LES MEILLEURS "BREAKERS” DE MONTRÉAL En vente au Journal de la Rue! 25 $ 6 Entrevue MO: Qu'est-ce que le breakdance a changé à ta vie?T: Le breakdance m'a fait évoluer, m'a permis de créer des liens solides avec d'autres personnes, de développer ma créativité et m'a empêché de sombrer dans la délinquance, comme d'autres jeunes qui n'ont pas de passion pour s'accrocher.mière compétition de ma vie, je n'avais même pas encore un an d'expérience comme danseur, j'étais un inconnu total! J'ai battu Shockwave, un membre de Tactical Crew qui était pas mal meilleur que moi.Je crois que j'ai gagné parce que j'ai eu le «guts» de confronter quelqu'un que personne n'osait affronter, alors que je n'étais qu'un débutant.En tout cas, ça été un énorme «boost» de motivation et la reconnaissance a suivi.Par après, j'ai remporté plusieurs premières places, mais celle-là restera toujours unique pour moi.J'ai toujours aimé le «beat »(rythme).Si je n'avais pas pratiqué le breakdance, j'aurais sûrement fait une autre sorte de danse.Mais la danse, ce n'est pas que physique, pour moi, c'est une discipline et une philosophie, un peu comme les arts martiaux.Sans t'enfler la tête, en restant fidèle à soi-même, tu apprends à ne pas avoir froid aux yeux, à ne pas te laisser intimider, à croire en ton potentiel.Quand tu sais ce que ça demande pour s'entraîner, tu encourages les efforts des autres.Même pendant une compétition, tu n'oses plus rire des maladresses des autres.Le respect attire le respect.MO: As-tu vécu beaucoup d'intensité dans ta carrière de b-boy?T: Ce qui a lancé ma carrière, ça été mon premier prix comme b-boy solo, en juin 1997, au K.O.X., à Montréal.C'était la toute pre- » Cari est aussi le seul représentant de la culture hip-hop, à titre de danseur; à faire partie de IVnion des Artistes (UDA).Les retombées ont été positives suite à cette compétition : contrats de pubs, figuration, apparitions à la télé, etc.Quand je suis passé à l’émission de Julie Snyder, c'était le soir de la fête de Céline Dion et il y avait plus de 400 000 spectateurs! J'ai profité de cette entrevue très médiatisée pour parler de la culture hip-hop devant un large public.Mon entrée dans l'Union des Artistes a marqué un autre tournant dans ma carrière.MO: Ce n'est pas contradictoire d'être un danseur «underground» et d'être membre de l'UDA?T: Contrairement à ce que le monde hip-hop pense en général, l'UDA est là pour protéger les artistes et non pour les exploiter.C'est sûr qu'il y a des frais à payer et des cotisations pour devenir membre, mais les cachets que tu reçois sont bien plus élevés, alors ça compense.Je vais te donner un exemple: Le groupe 83 de Québec dénonce.Il n’est pas facile de faire reconnaître une nouvelle culture, un nouveau genre de musique, surtout quand on est jeune et qu’on apporte une différence.Est-ce que l’industrie de la musique est ouverte à appuyer ces jeunes qui s’expriment autrement?«Nous sommes la relève», affirme Frédéric, membre du groupe 83.Pourtant, selon Frédéric, l’industrie de la musique est un jeu de pouvoirs et d’intérêts.Il est extrêmement difficile de se tailler une place, et même si tu prends ta place, elle n’est pas nécessairement reconnue par la brochette des grands! Le changement, le support et la reconnaissance de la part de l’industrie sont nécessaires, les gens doivent connaître le hip-hop pour pouvoir le juger.L’exemple du dernier Gala de l’ADISQ démontre clairement que l’industrie dénie l’intégration du hip-hop dans la Culture.Faire partie de l’Union des Artistes?Frédéric ne voit pas d’intérêt pour le moment, il aimerait savoir ce que l’UDA pourrait lui apporter.Espérons que le show-business sera plus ouvert, que les jeunes ne chantant pas nécessairement du pop ou du rock seront autant respectés.l'autre jour, un bar m'a contacté pour une performance.Ils m'offraient 50 $.Je leur ai dit que j'é- » Les jeunes délinquants font de très bons élèves, contrairement à ce qu'on pense.tais membre stagiaire de l'UDA et ils ont vérifié mon numéro à l'Union.Ils m'ont rappelé et ont yf révisé mon cachet à 450 $îA^ Journal de la Rue Vol 1 1 2 , F é v .Mars 03 Entrevue Souvent, les artistes prennent des ententes verbales avec les promoteurs et les producteurs, mais quand tu es membre de l'UDA, l'Union négocie les contrats pour toi et tu en sors toujours gagnant, car au moins il y a un plancher minimum assuré.En plus, grâce à l'Union, tu décroches davantage de contrats et ils te donnent des conseils pour ton porte-folio.Alors, quand j'entends des jeunes me dire: "Hey, man, t'es pas true (authentique) parce que t'es dans l'UDA!", ça me fait rire un peu.J'en connais même qui jettent les formulaires aux poubelles! Moi, je considère que ça te donne de la crédibilité et du sérieux comme artiste.MO: Est-ce qu'un marginal comme toi peut faire un bon pédagogue, un bon prof?T: Le plus important: je travaille dans le plaisir et je considère que c'est un privilège d'être payé à faire ce que tu aimes.Les jeunes reçoivent cette «drive» de bonheur et ils s'amusent en apprenant.Je respecte le rythme personnel de chaque élève, je ne crée aucune compétition entre eux.Je suis un prof, pas un arbitre.Chaque personne est différente, a son caractère, ses faiblesses, c'est ce que je veux leur faire comprendre.Je leur répète souvent que ça sert à rien de copier mon style, ils doivent inventer le leur, rajouter leur couleur personnelle.Finalement, je dirais que c'est valorisant d'aider quelqu'un à se dépasser, à se valoriser lui-même, en préparant un show, par exemple.Les jeunes délinquants font de très bons élèves, contrairement à ce qu'on pense.Ce sont souvent les plus rebelles qui sont créatifs.En plus, quand ils sont avec moi, je sais qu'ils sont occupés, qu’ils se disciplinent, ce qui leur évite d'être ailleurs et peut-être dans le trouble.MO: Quelles valeurs t'ont guidé dans ta carrière?T: Ne jamais abandonner, même quand c'est difficile et avoir une attitude positive, de la détermination et de la motivation.Respectez les autres et vous serez respectés."What goes around comes around", comme on dit en anglais.Autrement dit, si t'émets des bonnes vibrations, tu vas en recevoir en retour.MO: Maintenant que tu es reconnu champion, comment vis-tu ta relation avec les autres b-boys?T: En compétition, plusieurs refusent de se mesurer à moi.Si les breakeurs se méfient de moi, c'est vraiment pas bon, ça va me rendre anxieux de danser contre eux.J'aimerais que les b-boys et les b-girls me challengent davantage pour que je garde la touche compétitive.Ils devraient voir ça comme un défi d'affronter un vétéran.Moi, c'est comme ça que j'ai appris: en défiant des danseurs plus expérimentés que moi.De toute façon, on va s'amuser comme des fous car j'ai autant à apprendre d'eux qu'eux à apprendre de moi! MO: Te reste-t-il des rêves, des objectifs à atteindre?T: Pour le moment, je ne suis pas membre à part entière de l'UDA, LA RADIO EST-ELLE PRÊTE POUR LA MUSIQUE ÉMERGEANTE?Jean-Claude Béliveau chante avec son cœur et son âme.À travers le rythm & blues, il exprime sa passion pour la musique.Dans ses bagages, il possède 36 ans d'expérience dans le métier, six vidéoclips, trois disques, un groupe 1 (Motion), qui a connu un succès prodigieux dans les années 90 et de nom-breux spectacles.Aujourd'hui, son dernier disque, North of Soul, joue seulement à la radio toron-toise."Vois-tu, la musique émergeante n'a pas de place au Québec, par contre, je crois que lorsque c'est authentique et solide, il y a des mini-chances que ça se passe", affirme Jean-Claude Béliveau.Puis, avec le même souffle, il ajoute : "Il y a aussi tout le phénomène des clans!".Au Québec, il existe un monopole dans l'industrie musicale, entre autres celui de Guy Cloutier ou de René Angélil.Les I chances seront plus favorables si tu es | supporté par un de ces clans, sinon tu te retrouves en fin de liste.& | Justement, le genre de musique comme le hip-hop ou le rythm & blues se retrouvent à la fin de la liste dans les stations de radio.Ceux-ci n'ont pas de courage ou de moyens pour se distinguer des autres stations en diffusant la musique émergeante.Ainsi, ils tombent dans la | vague américaine.Jean-Claude Béliveau croit que cette réalité est difficile à assumer, mais c'est une situation compréhensible, car les émissions sont victimes de cotes d'écoute."C'est plus facile de suivre la mode que de s'y opposer", |mentionne Jean-Claude.Ce dernier a une longue expérience dans le domaine, il sait comment et de quelle façon la machine fonctionne.Un jeune qui commence dans le métier doit se rendre à l'évidence : il faut travailler très : fort dans ce milieu qui ressemble à une jungle où le plus fort domine le plus faible.Sans pour autant perdre la notion de la vie et savoir équilibrer son monde.Journal de la Rue Vol.11, no.2, Fév.- Mars 03 8 Entrevue j je suis stagiaire, en probation en quelque sorte.Pour devenir membre actif, il faut accumuler trente crédits.Je suis rendu à neuf.Donc, un de mes objectifs est d'obtenir les crédits qui me manquent en faisant des contrats.Évidemment, je veux continuer la pratique, la compétition et les cours de breakdance.D'ailleurs, après les Fêtes, je commence à offrir des cours de break au Café-Graffiti, pour les 8 ans et plus.J'invite les jeunes à venir se pratiquer, apprendre ou perfectionner leurs talents avec moi.Je vais enseigner plusieurs styles, dont le boogie, le wave, le ticking, le locking, le popping, les powermoves, le up rock, down rock, etc.Avis aux intéressés.Plus), Mtl Breakers (Walken Chariot), la Structure (DJ Nerve, Simon, Louis), BU the Knowledgist, Virus, Traumaturges (Jouai style), tout le south shore (DJ Shortcut), le Café-Graffiti et tous mes étudiants.Peace, yo! LEXIQUE: b-boy : homme qui pratique le breakdance.b-girl ; femme qui pratique le breakdance.Old School : Style original, traditionnel, issu des années 80.MO: Comment un rebelle de la danse peut-il recevoir de l'aide dans son cheminement?T: Ma mère m'a toujours encouragé, elle m'a incité à développer mon talent depuis de nombreuses années.Mon père, même s'il m'a toujours conseillé la prudence, respecte aussi mon choix et ne regrette pas de m'avoir fait confiance depuis que c'est devenu sérieux.Tupac, Eminem et Biggie ont été des modèles pour moi.Je ne voudrais surtout pas oublier de remercier les gens de la scène hip-hop locale comme Les Architeks (DJ Ray Ray, Cast, Stratège, 2saï), Tactical Crew, Red Mask, QC Roc Crew (Studio Party Time), Rockwell Crew, Vice-Verset, Shades of Culture, Catburglaz, Shaheed aka Versatile (Musique Vous avez besoin d'artistes Hip-Hop (Breakdance, MC, DJ, Graffiteur) pour vos événements (bar, salle, maison de jeunes, congrès.), n'hésitez pas à nous contacter au: (514) 259-6900.Demandez DJ Big Rodz, il se fera un plaisir de répondre à vos besoins.Hin Him Cours de breakdance par TrackMaster - 25$ Pour information et inscription (514) 259-6900 > ?.* < ¦ » .* Journal de la Rue Vol.11, no.2, Fév.Mars 03 9 Potins Les recrues du Café-Graffiti par DJ Harvey Parlons sexe avant de vous les présenter.Du sexe?! Oui! Vous avez bien lu, du sexe dans le Journal de la Rue! Faut bien être à la mode après tout.Raymond Viger va bientôt publier son 6e livre au printemps prochain et il y traitera de sexe.De sexualité, plutôt.Viger signe des livres de cheminement et de croissance personnelle.Mais toute l'équipe du Café-Graffiti panique à voir ce livre publié.C'est que certains artistes du hip-hop tels que DJ Big Rodz, Nabi, B.U., Johnny Skywalker et TrackMaster font partie du livre! Oui, encore une fois, vous avez bien vu, vous n'avez pas besoin de lunettes, de jeunes et talentueux artistes du hip-hop se retrouvent dans un livre sur la sexualité! Je ne peux pas en dire davantage pour l'instant, mais continuez de me lire et vous aurez le privilège d'être les premiers informés de ce scoop, qui va en faire saliver plus d'un au printemps.La culture hip-hop s'organise Yeah, man! DJ Big Rodz se lance en pleine production! Un concept, une cause et plein d'artistes de la scène hip-hop locale.Une fois par mois, au Quai des Brumes, un spectacle de DJ et le lancement d'un mix tape différent à chaque mois.Chaque soirée a son DJ vedette, une façon originale de les faire connaître.Le VOLUME 1 a été lancé le dimanche 8 décembre 2002 avec D-Shade, Grand Theft, Son 2pt, Trackmasta, Monk-E, DJ Naes et Mini-Rodz.Le volume 2 s’est déroulé le 4 janvier 2003 avec DJ Kobal.Le volume 3 sera lancer le 1er février 2003 avec DJ Big Rodz et DJ Stress.Pour les volumes à venir, veuillez ^ consulter le site internet www.•.V cafegraffiti.net f.« La soirée organisée par DJ Big Rodz sert au financement du Café-Graffiti pour continuer son travail auprès des jeunes.ciel, prenez des photos et faites-nous les parvenir.Même dans l'underground, il nous est permis de rêver à ce qui se passe à la surface.Sepia Graphfix, de l'underground à une tour à bureaux Après avoir évolué par un stage Jeunesse Canada au Travail, au Café-Graffiti, suivi d'un programme Jeunes Volontaires, ils ont utilisé les services de couveuse d'entreprises au Café-Graffiti (une cave sans fenêtre, ni aération, une réplique de certaines prisons).Francis Miller et Fabien D'Ostie passent maintenant de l'underground aux ligues majeures avec un étage dans une tour à bureaux du centre-ville de Montréal! Nous sommes fiers et heureux de vous avoir vus grandir.Avec vos nouvelles fenêtres, si vous voyez des oiseaux ou un peu de Olivier, notre belette nationale, aussitôt arrivé, aussitôt parti DJ Stress, qui s'occupait des envois du Journal de la Rue, nous a quitté pour pouvoir pratiquer son art à temps plein.Bravo pour lui! Dans le dernier envoi, il a été remplacé par Olivier, surnommé la belette.Olivier a profité d'un stage chez nous pour refaire le plein d'énergie, son CV et se trouver un autre emploi.À regret, il nous quitte lui aussi pour faire l'entretien des tours à bureaux du centre-ville.Il pourra nous dire si les gars de Sépia Graphfix se ramassent! Saveur internationale au Journal de la Rue Après avoir organisé des animations pour le Brésil, Fermont dans le Grand Nord et Windsor dans le fin fond de l'Ontario, le Café-Graffiti prépare des occasions d'échange avec le Mexique, la Belgique et la France.Pour montrer que le Journal de la Rue a aussi une intervention internationale, les jeunes stagiaires qui viennent de commencer leur premier emploi au Journal de la Rue nous arrivent d'un peu partout à travers le monde.En comptabilité, Laila Mehdi, du Maroc, adjointe à la rédaction, Sylwia Skibinska, de la Pologne et le nouvel agent de développement, Lassaad Gharbi, de Tunisie! Bienvenue à tout ce beau monde et bonne chance dans ce premier emploi.Nous sommes convaincus que vous vous souviendrez longtemps de votre passage au Journal de la Rue.Journal de la Rue Vol 1 1 F é v Mars 03 Ce numéro sans frais est payant : Boni de !a première année pour les nouveaux fonds REER REER OBLIGATIONS À TAUX PROGRESSIF Capital garanti à 100 %.Taux avantageux garantis pour 10 ans.Remboursables sans pénalité, chaque année, à leur date anniversaire.Achat à partir de 100 $.Téléphonez-nous du lundi au vendredi, de 8 h à 20 h, et les samedis du 11 janvier au Y mars, de 10 h à 16 h.Visitez le www.placementsqc.gouv.qc.ca Épargne Placements Québec ES ES ES EJ Journal de la Rue Vol.1 1 , n o .2 , F é v .- Mars 03 11 DOSSIER: Nouveau souffle pour les régions.Exil en GaspesK Un jeune marginal retrouve un sens à sa vie.|K- -V r A tu > f h * \\r ¦ Xr En région, les jeunes sont vivants et moins nerveux.Il y a moins de vols, les gens n'ont pas peur de mettre un écran géant dans une maison de jeunes.À côté d'eux, j'avais l'impression d'être bon à rien.Ils ont l'habitude de travailler fort.Certains ont même commencé à l'âge de huit ans! Par contre, quand ces jeunes arrivent dans la ville, ils font confiance trop vite et se font "fourrer ben raide".D'un côté comme de l'autre, il ne faut pas regarder juste l'enveloppe dans laquelle on habite, il faut regarder l'intérieur de la personne, apprendre à la connaître.Je m'appelle Jonas.C'est curieux, pendant que tout le monde parle de quitter les régions pour venir «triper» à Montréal, moi j'ai fait le contraire.J'ai quitté l'anonymat, la pression et la violence de la grande ville pour m'établir à St-Maurice de Léchourie, près de Gaspé.Dans cette magnifique région où, le matin, j'ai le choix entre la montagne et la mer, je suis venu sauver mon esprit, me sauver, rattraper le temps perdu, réapprendre à vivre, devenir quelqu'un.J'ai des objectifs à atteindre.En arrivant dans la municipalité, j'ai senti un poids de moins sur mes épaules.J'y ai trouvé une vie communautaire, une entraide et une liberté.Tout le monde se connaît! Ils sont gentils, polis et serviables.C’est une nouvelle vie qui commence pour moi.C'est vraiment spécial.J'ai vu des vieilles photos des parents et des grands-parents.Des gens m'ont conté des histoires autour d'un bon feu de camp.Les gens sont contents, t'encouragent et ils veulent t'aider.Ils sont même venus me chercher pour m'offrir de retourner à l'école! Je vais finir mon secondaire professionnel en entretien d'automobiles.Les gens t'offrent pleins d'occasions.On m'a offert un travail sur un bateau de pêche, mais je ne suis pas encore capable.Ça demande beaucoup d'énergie, juste pour rester debout dans un bateau qui n'arrête pas de bouger sur la mer.C'est Jean-Claude qui m'a accueilli.Il m'encourage.C'est plaisant, il rit tout le temps.Il n'y a jamais une journée noire avec lui.Il s'est créé un vrai lien d'amitié entre Jean-Claude et moi.Je réapprends à travailler manuellement.J'ai compris l'importance d'une maison et de tout le travail que cela comporte.Où je suis, l'eau n'est pas potable.Il faut aller dans la montagne pour chercher son eau.C'est plaisant, le travail est constant.» Les personnes âgées sont respectées et font partie de la communauté.Tout le monde se respecte et prend le temps de se parler.Au lieu de réagir à un conflit, on s'assoit, on en discute et on trouve une solution.En plus, les jeunes se tiennent avec les plus vieux et vice versa.Les personnes âgées sont respectées et font partie de la communauté.Il faut chauffer la maison, ça prend du bois.J'ai presque huit cordes de bois préparées pour l'hiver qui vient.Huit belles cordes bien alignées, toutes placées droites et coupées de mes propres mains! C'est la fierté qui rentre.Ça te met en valeur.C'est ça qui me manquait.L'été, tu prépares ton hiver.J'ai même coupé du bois pour aider la Journal de la Rue Vol 1 1 F é v Mars 03 12 \ vV" * Dossier voisine.Une maison, c'est pas à négliger, il y a toujours quelque chose à faire.» La nature est un vrai remède à tous les bobos.A Montréal, on a peur de ses voisins.Ici, je suis en train de connaître mes 10e voisins de chaque côté! À Montréal, j'avais aussi un problème de consommation d'alcool, de pot et autres.Aujourd'hui, une bière et un joint par semaine me suffisent.Et j'en refuse! Je suis heureux de même! Je retourne de temps en temps à Montréal pour saluer mes anciens amis.C'est maintenant difficile de passer deux jours à Montréal.Une semaine en Gaspésie, c'est l'équivalent de trois mois de vacances.Ça fait presque cinq mois que j'y suis et je voudrais y rester toute ma vie.En cinq mois, j'ai travaillé plus que dans les trois années que j'ai passées sur l'aide sociale.Je suis en train de refaire ma vie.J'étais dans la rue, maintenant je travaille, je peux me faire de l'argent et je retourne à l'école.Ça peut paraître stupide, mais je ramasse des branches de sapin.Ça me paye 20 cents la livre.J'en ramasse 600 livres dans une journée, ça me donne 120 $.Quand tu as faim, tu peux aller dans le bois pour ramener du gibier.Je fais des petits travaux de carrosserie avec Jean-Claude.Quand tu es mal pris, tu fais des échanges avec les voisins: deux cordes de bois contre deux grosses fesses de chevreuil, ou tu répares une auto pour 75 livres de crevettes.C'est une façon de s'entraider.Je n'échangerais jamais ce que je vis là.C'est tough mais ça fait du bien.C'est un exercice mental premièrement, et physique ensuite.C'est une question d'attitude devant le travail à faire.Un travail qui est ta survie en même temps.J'avais jamais travaillé avec mes deux mains avant.Jean-Claude m'a enseigné.J'avais tendance à me garrocher sur le travail.Quand tu arrives devant un travail à faire, tu t'asseois et tu regardes ce qu'il y a à faire.Tu analyses comment faire.Regarder avant d'agir.Penser avant de parler.n'est jamais ça ne Jean-Claude stressé.Si marche pas d'une* façon, ça va marcher autrement.Il est très intelligent et habile.Je le remercierai jamais assez pour son aide et son soutien.Je refais toute mon éducation.Je prends le temps de m'asseoir sur une roche.J'écoute l'eau qui frappe la roche.La nature est un vrai remède à tous les bobos.Quand je suis arrivé, l'air était dur à respirer, trop pur, il a < *i~r Journal de la Rue Vol 1 1 2 , F é v Mars 03 Dossier fallu que je réapprenne à respirer! C'est spécial et c'est le fun.En région, tout le monde parle d'attirer les touristes.Pourtant, ils viennent quelque temps en vacances et s'en retournent après.Moi, je dis qu'il faut trouver des solutions pour inciter les jeunes à aller vivre en région.C'est plein de jeunes qui se perdent dans les grands centres urbains.Ta vie va plus loin que ça.Moi, c'est en région que j'ai découvert ma destinée.Pour m'aider, je prends le temps d'aider les autres.J'ai hâte de voir le temps des Fêtes en Gaspésie.Les gens sont de bons vivants.C'est LA place ! J'en aurai encore long à vous raconter.Martin, le rédacteur en chef, m'a promis que je pourrais faire un autre article dans le prochain numéro du Journal.J'ai hâte de continuer mon histoire.Cher Jonas, Je suis bien contente de voir que tu as trouvé ta place en région, ainsi qu'un milieu accueillant qui te permettra d'apprécier la vie à sa juste valeur.Savais-tu que dans chacune des régions administratives du Québec, il y a des gens qui travaillent à faire en sorte que des jeunes comme toi reviennent s'installer en région et y trouvent un milieu de vie stimulant qui répondra à leurs aspirations de même, en fait, qu'aux aspirations de tous les citoyens.Ces hommes et ces femmes qui préparent le terrain oeuvrent notamment au sein des Conseils Régionaux de Développement.Ils se préoccupent de l'accès aux services de qualité tant en éducation, en santé qu'en transport.Ils se soucient de l'emploi, de la valorisation de la famille, de la lutte à la pauvreté et du décrochage scolaire.Ils ont d'ailleurs fait une place toute particulière pour les jeunes au sein de leurs organisations via les Forums Jeunesse.Si cela t'intéresse de t'engager au développement de ton milieu, contacte le CRD de ta région.Ils te donneront plus d'information sur les Forums Jeunesse.as Bonne chance et j’espère que tu « passé de joyeuses fêtes en Gaspésie.Christine Émond Lapointe Présidente de l'Association des Régions du Québec www.regions, qc.ca i m > Faites-vous dessiner un , GRAFFITI PERSONNALISE! par Astro et Naes, deux graffiteurs professionnels.Envoyez le nom à faire graffiter, accompagné de 7 $ (incluant les frais d’envoi) au Journal de la Rue LES RÉGIONS, RESSOURCEMENT POUR UN QUÉBEC ESSOUFFLÉ! Par Raymond Viaer Il m'arrive parfois de m'arrêter quelques instants et de me demander ce que je voudrais faire si je prenais ma retraite.En ce qui me concerne, le travail est une passion qui garde en forme.Puis j'ai déjà travaillé cinq ans avec les Inuits du Grand Nord, je me suis déjà imaginé finir mes jours comme professeur de philosophie dans une communauté Inuit du Grand Nord Québécois.Ou encore m'établir au Saguenay puisque ma conjointe a quitté sa région pour me rejoindre dans Hochelaga-Maisonneuve.J'ai cependant passé mon enfance dans la région de Mont-Laurier, juste avant l'Abbitibi.Montréal est un lieu de travail stressant et essoufflant.Je n'ai pas l'intention d'arrêter de travailler.Mais j'envisage un jour de diminuer le stress et la pression.Je vais continuer à m'investir et à m'impliquer auprès des jeunes, mais différemment.J'entends vibrer en moi l'appel des régions, jouant une douce mélodie sur plusieurs cordes sensibles.LES RÉGIONS ET LES RETRAITÉS D'EXPÉRIENCE Un autre exemple intéressant est celui de Monsieur Paul Leguerrier, un directeur de CLSC, un homme passionné qui s'est impliqué autant à Hull, Trois-Rivières que dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve à Montréal et qui, en plus de ses mandats pour la Croix-Rouge Internationale, songe à prendre une troisième et dernière retraite.Une rumeur provenant d'un de nos collaborateurs bien placés rapporte qu'il considère sérieusement de s'établir en Gaspésie.On peut facilement deviner que, même à la retraite, un homme d'expérience et de grande sagesse comme Monsieur Paul Leguerrier fera profiter la région de son implication et de ses excellents conseils.Journal de la Rue Vol.11, no.2, Fév Mars 03 14 Point de vue BEN LADEN, SADDAM HUSSEIN, BOUCS ÉMISSAIRES Qui est le prochain ennemi à abattre?U.S.A?Par Alain Martel.Carrefour Jeunesse Lonaueuil Quiconque regarde un tant soit peu les nouvelles, de ce temps-là, en a entendu parler.Saddam est "L'ENNEMI".Il en faut un: Ben Laden est disparu.Il faut concentrer l'attention de la population sur quelqu'un d'autre.De plus visible, plus accessible, plus facile à attraper.Sinon, l’attention reviendra sur l'économie.Sur ces merveilleuses entreprises du "Rêve américain" qui viennent de mettre des milliers de gens, d'épargnants d'une vie, dans la dèche.Les Enron, Nortel et autres.C'est plus payant politiquement de taper sur un pays que nous avons nous-mêmes armé et entraîné quand cela faisait notre affaire, parce qu'il ne veut pas se plier à "l'idéal américain", la belle démocratie capitaliste.»C’est plus payant politiquement de taper sur un pays que nous avons nous-mêmes armé et entraîné.Questionnement Oh boy! Le problème, c'est qu'il est impossible de savoir ce qui se passe vraiment.Il faut avoir une confiance aveugle en nos dirigeants.Le méritent-ils?Je trouve ça très difficile.Personne nous dit la vérité.Ça finit toujours par une forme de démagogie subtile ou non.On joue avec nos sentiments, nos peurs, nos susceptibilités et nos sensibilités.On sait comment obtenir de nous à peu près n'importe quoi.Conflit d’intérêt On voit des exemples de "gestion américaine".Ce qui me fâche, c'est que Monsieur Bush lui-même s'est arrangé pour sauver ses économies en récupérant ses investissements quelques jours à peine avant que ça ne s'écroule.Comme on peut facilement s'en douter, il ne fait pas ce qu'il demande aux autres.Pourquoi devrait-on faire différemment d'un gars respecté, le Président des U.S.A., un gars qui connaît la gimmique?S'il enlève son argent, il doit savoir?Alors, j'enlève le mien?Pendant que des personnes dites expertes, payées à coups de millions, engloutissaient les économies de personnes comme vous et moi, ils se payaient le luxe qui ne nous est même pas accessible dans nos rêves.Quand les gens se sont mis à récupérer leurs économies aussi, la Bourse a capoté.Et là, on s'est décidé à faire payer quelques boucs émissaires, quelques vice-présidents de ceci ou conseillers de cela afin que nos yeux se ferment et que notre argent se retrouve encore entre les mains dont on ne sait trop qui qui refera la même chose, etc, etc.Nos économies Voilà donc ma question.S'il est impossible de faire confiance à nos dirigeants en ce qui concerne nos économies, (ce qui nous a pris des années à ramasser afin de pouvoir jouir de la vie quand nous serons considérés comme trop vieux pour y participer); s'il leur est impossible de faire attention à nous quand ça nous concerne aussi directement, comment pouvons-nous les endosser en ce qui regarde l'Irak et tous ceux qui suivront?Je ne peux les soutenir les yeux fermés.La paix Demandons à nos députés fédéraux de porter nos voix aux Communes et de dire à notre gouvernement que nous ne voulons pas de cette guerre et de cette vendetta.Nous voulons que le Canada conserve son rôle de médiateur et sa neutralité.Il y a assez de femmes, d'enfants et d'hommes de tous âges qui meurent pour que nous puissions continuer à nous faire fourrer dans notre grande utopie du "rêve américain".Finalement, pouvons-nous leur en vouloir de ne pas jouer le grand jeu américain?LES JEUNES ONT-ILS CONFIANCE EN NOS POLITICIENS?Par Martin Ouellet Après la lecture de ce texte, qui s’interroge sur la confiance qu’on peut avoir envers les dirigeants politiques, nous avons voulu connaître le point de vue d’un jeune sur le sujet.Jérôme, 16 ans, a bien voulu répondre à quelques questions sur sa perception du pouvoir.Jérôme regarde les nouvelles télévisées et lit les journaux à l’occasion.Il trouve important de se tenir au courant de l’actualité un minimum.Il était au courant du conflit entre l’Irak et les Etats-Unis et voici ce qu’il nous en dit: «George W.Bush ne m’inspire pas confiance.Il suit les traces de son père, c’est un orgueilleux, un guerrier.Je crois qu’il convoite le pétrole du Moyen-Orient.» Quant à notre premier ministre, Jean Chrétien, il ne semble pas attirer davantage sa sympathie: «Chrétien est un suiveux.Il appuierait probablement les USA les yeux fermés dans un conflit contre l’Irak, sans demander plus de preuves.» Comment s’explique tant de cynisme chez un si jeune citoyen?«Je trouve que les politiciens ne prennent pas assez en considération les besoins de la société.Ils mettent en danger la sécurité publique pour le profit ou pour des intérêts pas toujours clairs.» Pour qui Jérôme a-t-il l’intention de voter lorsqu’il sera majeur?«Pour un parti qui ne promettrait pas l’impossible, mais qui proposerait des changements réalistes.» Qu’est-ce que les politiciens devraient faire pour gagner sa confiance?«Il faudrait aider les jeunes, investir dans l’avenir.Lutter contre la pauvreté, mettre de l’argent dans la santé et l’éducation.Rendre la société plus juste, que tout le monde ait sa place.Il faut se méfier de la droite, des extrémistes religieux, des Le Pen et compagnie, des assoiffés de pouvoir de toutes sortes.» Journal de la Rue Vol 1 1 n o F é v Mars 03 15 des U.S.A.en cette année fatidique de 1979?On vous le donne en mille, Jimmy Carter en personne.Point de vue PIED-DE-NEZ A GEORGES W, BUSH.Jimmy Carier, prix Nobel ae la paix ?Par Mathieu Thériault du Comité Logement Bordeaux-Cartierville À la fin d'octobre, plusieurs auront probablement été surpris de voir qu'on a remis à Jimmy Carter, exprésident américain (de 1977 à 1981), le prix Nobel de la paix.Officiellement, les responsables du prix Nobel ont déclaré qu'ils attribuaient le prix Nobel à Carter pour faire un pied-de-nez à Georges W.Bush et à son attitude belligérante face à l'Irak.Carter, en effet, est actuellement un partisan déclaré du multilatéralisme, c'est-à-dire de bombarder l'Irak avec l'accord préalable de l'ONU, plutôt que de faire ça tout seul dans son coin.Alors Jimmy Carter est-il un grand défenseur de la paix dans le monde?Rien n'est moins sûr.Guerre sainte islamique Contrairement à ce qu'on nous présente souvent dans les médias, le Jihad (la guerre sainte islamique) n'est pas apparu quelque part dans les années 90 sous la forme de terrorisme anti-occidental orchestré par Ben Laden.En fait, il est impossible d'avoir une idée claire du bordel actuel au Moyen-Orient sans remonter à la guerre entre l'URSS et l'Afghanistan, de 1979 à 1989.C'est effectivement en 1979 que les Russes entrent en Aghanistan pour protéger le gouvernement "pro-com-muniste" de Kaboul et que plusieurs pays, les USA en tête, voient enfin l'occasion de s'en prendre à la domination soviétique en se servant des Afghans.Bref, les stratèges américains veulent faire vivre à l'URSS une répétition de ce qu'eux mêmes ont vécu au Viet Nam: une guerre longue, coûteuse et démoralisante pour tout l'empire.Or, qui se trouvait à la présidence Livraison clandestine d’armes Sous les bons conseils de son conseiller en sécurité, Zbigniew Brezinski, fervent opposant au communisme, M.Carter signe les premières directives accordant de l'aide aux moujahidin, les combattants islamistes radicaux.Trois semaines plus tard, le 14 janvier 1980, les premières livraisons clandestines d'armes aux rebelles islamistes afghans sont officiellement autorisées par Carter.On dit officiellement, parce que Brezinski lui-même avoue qu'elles auraient plutôt commencé en juillet 1979, dans le but avoué de précipiter le déclenchement de la guerre.Américains complices Dès lors, la table était mise pour le Jihad et les années à venir: des milliers d'armes (soviétiques), en provenance d'Israël et d'Égypte, allaient se rendre en Afghanistan par le biais des services secrets pakistanais.Plus important encore, des dizaines de milliers de combattants afghans et des mercenaires de tous les pays arabes allaient être entraînés au terrorisme, au sabotage, au complot, au trafic de drogue, à la guérilla et au contre-espionnage par la CIA et les services secrets pakistanais.Au retrait des Soviétiques en 1989, tous ces combattants, dont les futurs talibans, allaient continuer les massacres généralisés, les actes de terrorisme et la répression systématique des femmes, entre autres choses.On se rappelle que Jimmy Carter a réussi à faire signer des accords de paix en 1978 entre l'Égypte et Israël.Encore là, le "grand artisan de la paix" qu'est Jimmy Carter avait bien des arrière-pensées.En effet, dès 1979, l'Égypte, Israël et les États- #, w « , ?a 4, $’+ "tx" ; 1 an / 6 numéros - 24,00$ + tx.2 ans /12 numéros - 43,20$ + tx.3 ans /18 numéros - 58,50$ + tx.International - 39$ Can.1 an Chèque ou mandat à l’ordre du Journal de la Rue, 4265, Ste-Catherine Est Mtl, Qc, H1V 1X5, (514) 256-9000.Toute contribution supplémentaire pour soutenir notre travail est la bienvenue.Journal de la Rue Vol 1 1 F é v .Mars 03 tfHK M Vraiment tout sur le 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