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Titre :
Le journal de la rue
Le Journal de la rue regroupe des textes d'information et des témoignages touchant des sujets souvent occultés par la société tels la toxicomanie, la prostitution, la violence et la criminalité, tout en proposant des ressources utiles.
Éditeur :
  • Montréal, Qç :[Le journal de la rue],1993-2003
Contenu spécifique :
Juin - Juillet
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
Notice détaillée :
Lien :

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Références

Le journal de la rue, 2003, Collections de BAnQ.

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i Oh T ;iIf ; ! Hi La violence vue par les jeunes Journal de la Rue .>>Vol 11, No 4, juin/juillet 03 Se sensibiliser pour mieux vivre.yells et l'aide juriçjjAe CULTll 1HÉM, Vidéotron et Scab Académie HTM uzion VICTIME OU TÉMOIN?3g#ft* t\t www.cafegraffiti.net 77831301041104 iÜÜ Vraiment tout sur le show-business Voyez les meilleures bandes-annonces de films, consultez un moteur de recherche puissant sur le cinéma et la musique, et apprenez avant tout le monde les derniers potins croustillants du monde artistique.Sympatic©-ca MUSIQUE * CINÉMA • MULTIMEDIA • HUMOUR • CONCOURS Bell Sympatico.ca est une marque de commerce enregistrée de Bell Canada et utilisée sous licence Coup de coeur Les Hell’s Angels et l aj(je juridique Contre les Hell's Angels qui font de l'argent comme de l'eau d'une façon malhonnête (c'est connu de tous).Contre le gouvernement parce qu'il se sert de mes impôts et de mes taxes pour créer des injustices.Vivons-nous dans un monde où plus tu es malhonnête, plus c'est facile ?La Belle au Bois Dormant Le procès des Hell’s Angels Lorsque j’ai pris connaissance de la gigantesque couverture médiatique couvrant le procès des Hell’s Angels, j’ai hoché la tête, fait quelques commentaires.J’en étais même un peu tannée, de tout ce tapage médiatique.Au début, cette affaire ne m’a pas tellement touchée; un fait divers dans un monde où la course contre la montre est de mise et que chacun ne veut regarder dans la cour de l’autre que lorsque cela fait son affaire.Être une maman Il y a des milliers de femmes qui, comme moi, veulent se battre pour donner une qualité de vie à leurs enfants et à elles-mêmes, sans avoir à demander la charité.Elles relèvent leurs manches et font une ou deux jobs (déclarées pour que nos taxes puissent convertir une prison de femme pour recevoir certain petit pauvre Hell’s).Tout ça, en plus d’être une maman présente, ou du moins le plus souvent possible, de tout tenter pour que ma petite famille soit bien, malgré les événements que la vie nous réserve.Je suis une femme très Naes douce et très responsable mais je ne peux m’empêcher d’être en (bip) devant mon impuissance face à certaines lois complètement illogiques et injustes.Par respect pour vous, je vais m’exempter de sacrer.Seulement pour vous.Pas pour ceux qui gouvernent notre cher pays et qui sont supposés aider la population qu’ils représentent.La journée où ton petit et toi avez besoin d’aide Je croyais à tort que le gouvernement était là pour nous aider.Je suis allé au bureau d’aide juridique avec mon numéro d’assurance social, ce petit numéro dont le gouvernement a besoin pour me reconnaître.J’avais besoin d’un avocat.Je ne gagne pas assez et j’en avais besoin pour faire comprendre au père de mes enfants que je ne peux prendre seule la responsabilité financière de nos enfants.Je ne vous écris pas pour régler mes comptes dans le journal; ce n’est pas de but de ma chronique.Si vous pensez cela, tournez la page, cette chronique n’est pas pour vous.On se reverra pour le prochain article.Les petite pauvres de Laide juridique Je me présente avec tous les documents et explique mon cas.Je suis refusée.Je gagne un peu plus que le gouvernement ne le permet.Ici, on parle de quelques centaines de dollars de plus que le seuil de pauvreté.Le seul papier dont il ne tienne pas compte, c’est ton budget! Même si le total de ton budget est dans le rouge, aucune importance, la loi c’est la loi et les normes sont les normes.Deux poids, deux mesures Alors que penser lorsque le gouvernement accepte d’augmenter le salaire des avocats de l’aide juridique de 500$ à 1500$ pour compenser l’augmentation de travail pour préparer la défense de ces messieurs des groupes de motards?Et que dire de ces motards qui eux ont le droit à l’aide juridique?Ces mêmes motards qui s’enrichissent à partir de méfaits graves et qui profitent en plus de notre généreux système?Mon gouvernement, à partir de mes taxes, offre à ces criminels une aide juridique de luxe sur un plateau d’argent et ce, en plus d’une enquête qui nous a coûté des millions à nous tous.Oui, je suis vraiment en maudit pour ne par dire en (bip, bip, bip) devant mon impuissance face à ces lois complètement illogiques et injustes.Le comble de cette histoire, je l’ai vécu en regardant (à la une d’un journal populaire) la description des automobiles de luxe (de très grand luxe) que ce beau monde possédait.Est-ce que l’aide juridique est là seulement lorsque tu as tout perdu, parfois même ta fierté, ou encore lorsque tu t’arranges pour mettre tes biens gagnés illégalement à un autre nom (comme celui du beau-frère, de la belle-sœur, une amie, un chum.)?Aujourd’hui j’ai de la compassion pour ces personnes qui ont été et sont dans la même position que moi.J’espère qu’elles feront comme moi: ne jamais perdre espoir, avoir confiance en soi, ne jamais laisser tomber, pour le bien de ma petite famille qui grandit.Journal de la Rue/Vol.11 -4/Juin-Juillet/2003 |3 Ill Volume 11 numéro 4 Juin-Juillet 2003 60 000 exemplaires /186 000 lecteurs Publication bimestrielle Le Journal de la Rue et le Café-Graffiti 4265 Ste-Catherine Est Montréal HIV 1X5 Tél.:(514) 256-9000 Fax:(514) 256-9444 Rédaction (256-4467) Raymond Viger, Martin Ouellet Coordination Danielle Simard Abonnement 1256-9000) Lyne Déry, Steve Bouchard Conception graphique Jean-Loïc Rodriguez Relations publiques Ï259-49261 Lassaad Gharbi Correction Martin Ouellet, Jean-Claude Leclerc, Publicité 14501 227-8414 Mélanie Crouzatier, Jean Thibault Café-Graffiti (259-69001 Photographie page couverture Nikola Nabajoth Collaborateurs: La belle au bois dormant Mathieu Thériault Zélanie Sylwia Skibinska Jacques Lee Alain Martel Guillaume Quéruel Marcel Bonneville Claire Lévesque Naes Astro Patrick Guirand Mission: Favoriser, supporter et développer des projets novateurs permettant au milieu de retrouver son pouvoir d’action et son autonomie.Aider et favoriser le développement et l’autonomie des jeunes souvent marginalisés en leur offrant des activités créatrices et formatrices.Défendre et promouvoir les intérêts des jeunes en sensibilisant, informant et éduquant la population sur les besoins de nos jeunes et sur la façon d’être un adulte responsable et significatif.Promouvoir le développement d’une société plus humaine, sensibiliser aux différents phénomènes sociaux et faciliter les relations entre les différents acteurs et partenaires.Nous sommes membres: Association québécoise en suicidologie Association des intervenants en toxicomanie du Québec Fédération professionnelle des journalistes du Québec Bureau de vérification de la distribution Association des médias écrits communautaires du Québec Société pour la promotion de la relève musicale de l’espace francophone Fonds Jeunesse Québec Le Journal de la Rue a un fonds de réserve pour l’argent provenant des abonnements.Au fur et à mesure que les journaux vous sent livrés, l’organisme récupère les fiais dans ce fonds.Une façon de protéger votre investissement dans la cause des jeunes et de vous garantir la livraison de votre Journal de la Rue.La reproduction totale ou partielle pour un usage non pécuniaire des articles est autorisée, à la condition d’en mentionner la source.Les textes et les dessins apparaissant dans le Journal de la Rue sont publiés sous la responsabilité exclusive de leurs auteurs.Nous aimerions recevoir vos commentaires.Ne vous gênez pas pour nous envoyer vos textes et/ou dessins pour une publication éventuelle.La rédaction se réserve le droit d’abréger les lettre reçues.Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada, par l’entremise du Programme d’aide aux Publications (PAP), pour nos dépenses d’envoi postal, no.d’enregistrement - 07638 - AQS AITQ FPJQ EUH AMECQ SoPREF horoscope/sommaire SP0 Sagittaire: Vous vous questionnez sur la justice, à l'aide sociale, est-ce qu'une femme monoparentale a le même poids qu'un Hells ?Parlez-en à la Belle au Bois dormant.Page 3.Capricorne: Une petite journée tranquille qui vous fait beaucoup de bien.Notion de civisme dans notre société effrénée.Page 5 Verseau: Vous vous adonnez aux plaisirs familiaux et sentimentaux.Les lecteurs envoient leur lettre d'encouragements à la Belle au Bois dormant.Page 6.Poisson: Vous êtes touchés par la vulnérabilité de vos proches.Les lecteurs nous écrivent leur coup de cœur et leurs commentaires.Pages 24.Vierge: Ce n'est pas le temps de jouer à la vierge offensée ! Questionnement sur l'empire Péladeau et Star Académie.Pages 8 et 9.Cancer: Il y a un projet sentimental bien agréable à développer.Vous prenez du temps pour penser et réfléchir sur la qualité de votre relation père-fils.Être père d'un punk.Page 10.Balance: Vous contrôlez moins vos pensées.Cela peut vous rendre momentanément nostalgique.Un partage sur une mauvaise relation amoureuse.Page 19.Taureau: Vous cherchez des solutions ou un sens à vos interrogations.Rencontre avec des jeunes et leurs commentaires sur le taxage.Page 12 et 13.Bélier: Des détails de la routine vous fatiguent.Vous espérez régler cela rapidement pour passer à autres choses.Commentaires de Jacques Lee et Alain Martel sur la violence.Page 16-17.Gémeaux: Grande période de ressourcement personnel! Vos partenaires sont à l'écoute de vos besoins.Journée de prévention de la criminalité à l'école Chomedey de Maisonneuve avec le groupe La Réplique.Page 18.Lion : Vous prenez du recul pour penser et réfléchir sur la qualité de votre vie et votre mode de vie.Réponse de la lettre de Jonas qui a trouvé un sens à sa vie en Gaspésie.Page 20.Scorpion: Attention aux courants d'air ! Votre système respiratoire est plus fragile.Rencontre avec les Souverains Anonymes.Des prisonniers qui s'expriment à la radio et dans le Journal de la Rue.J-Kyl les a rencontrés.Pages 22 et 23.4I Journal de la Rue/Vo1.11-4/Juin-Juillet/2003 Textes de notre horoscopologue de la rue/Dessins par Naes Editorial Le Civisme, une question d’humanité Cette semaine, j'ai été témoin de quelque chose qui m'a fait réfléchir.L'événement que je vais vous raconter m'a rappelé que la violence est partout et peut revêtir une multitude de formes différentes.Martin Ouellet J'attendais sur le quai à la station Berri-UQAM quand j'ai vu de l'autre côté des rails, un couple se dépêcher pour attraper le métro qui allait partir.Malheureusement pour eux, malgré leur course, ils n'ont pas réussi à embarquer dans le wagon et ils se sont cogné le nez à une porte fermée.C'est alors qu'ils se sont mis à sacrer et à donner des coups sur la voiture de métro qui s'éloignait.Je les ai regardé faire en me demandant pourquoi une telle frustration s'était emparée d'eux.Après tout, je me suis dit, à quoi bon se défouler contre un objet inanimé?Les deux jeunes gens croyaient-ils que le conducteur du métro ferait demi-tour pour revenir les chercher?Ne comprennent-ils pas que le transport en commun ne peut pas être là quand chacun le désire et se plier aux caprices de tout le monde?La fréquence des trains est assez élevée pour ne pas faire une crise de nerfs à chaque fois qu'on manque le sien, non?En tout cas, une chose est sûre: commencer sa journée en piquant des colères pas croyables à 9h00 le matin à cause d'un métro manqué, pour moi, c'est un problème de comportement certain.Combien de personnes ces deux enragés ont-ils conta- minées avec leur agressivité incontrôlable?Est-on rendu à ce point stressé par la course contre la montre qu'on en perd toute notion de civisme?Combien de fois avez-vous subi la colère de quelqu'un dans une file d'attente ou au travail?Combien de fois avez-vous été victime de rage au volant sur la route ou vous êtes-vous fait répondre sans délicatesse au téléphone?Que dire de ces parents qui engueulent leurs enfants en public, de ces jeunes qui utilisent les bancs d'autobus comme repose-pieds alors que des personnes âgées voudraient bien s'y asseoir, etc.?Qui n'a jamais payé pour une | place au ci-n ém a sans arriver à se c o n -centrer sur le film à cause de voisins dérangeants?C'est à croire que les gens ne réalisent pas qu'ils vivent en collectivité et qu'ils doivent faire attention aux autres.La violence, bien sûr, c'est les coups, les viols, les meurtres, les agressions, les crimes contre la personne et la propriété.On l'associe d'abord à la délinquance, aux gangs de rue, aux groupes criminalisés, aux psychopathes dangereux.Mais, elle n'est pas toujours aussi spectaculaire.Le manque de respect de la personne En tant que collectivité, nous avons à nous questionner sur notre responsabilité envers les autres.humaine est une violence.Le mépris, la condescendance et l'égoïsme sont des violences.Les gens impolis, impatients, agressants polluent l'environnement et répandent de la violence autour d'eux, parfois même sans s'en apercevoir.En tant que collectivité, nous avons à nous questionner sur notre responsabilité envers les autres.Il faudrait parfois se raisonner au lieu de laisser parler la frustration et la colère à notre place.C'est tout simplement une question d'humanité.,v I Patrick Guirand Journal de la Rue/Vol.11-4/Juin-Juillet/2003 Courrier spécial Chère belle au bois dormant, Je viens de lire ta lettre il n'y a que quelques jours et j'en ai été profondément touchée.Ta peine a rejoint ma peine.Et voici pourquoi je t'écris.En 2001, un événement est venu bouleverser ma vie.Durant plusieurs années, une amie très proche vivait dans la dépression.Elle avait des idées suicidaires et est passée à l'acte le 27 septembre 2001.J'en ai ressenti tellement de peine que j'ai voulu aller la rejoindre dans la mort.Peu de temps après, j'ai contacté le CRIS (Centre Ressources Intervention Suicide).On m'y a dit que c'était normal de ressentir ce désir de mort lorsqu'un proche se suicide.Ce qui ne rend pas la peine plus facile à porter, me diras-tu.Je suis une personne qui a tendance à s'isoler quand elle souffre.Je désire qu'on m'aide, mais j'ai aussi peur de déranger.Je me dis que ma souffrance n'est peut-être pas aussi grande que celle d'autres personnes.Peut-être que je risque de prendre la place de quelqu'un d'autre si je vais chercher de l'aide.Malgré tout ça, j'ai décidé que cette fois-ci je ne traverserais pas la tempête toute seule.J'ai un mari et une fille qui avait alors 5 ans.Un jour que je mettais la table avec mon mari, ma fille s'est approchée et m'a dit, en me regardant dans les yeux: "Je vais pas mourir, moi, maman." C'est alors que j'ai pris conscience de mon corps et de la souffrance que je portais.J'avais le dos voûté.J'en marchais penchée vers le sol.Ce fut comme si je sortais d'un mauvais rêve.J'ai tendu la main vers ma fille et lui ai dit que je l'aimais moi aussi.Elle a eu l'air perplexe de cette réponse.Mais pour moi, ça a été comme une révélation.Je devais faire quelque chose pour me rendre disponible à ma fille et à mon mari.Je devais me rendre capable de leur retourner leur amour.C'est à ce moment-là que j'ai contacté le CRIS.J'ai alors rencontré un intervenant pour 5 rencontres, je crois.Ces rencontres m'ont beaucoup aidée à me déculpabiliser.L'intervenant m'a aussi prévenues contre ma tendance à "tester" mes idées suicidaires.Et il m'a pistée sur ce que je pouvais faire pour mieux prendre soin de moi.Quelques mois plus tard, j'ai eu la chance de pouvoir participer à un groupe d'entraide coordonné par deux intervenants du CRIS.Ces rencontres m'ont été d'une aide inestimable.J'y ai réussi à me libérer de ce qui m'attirait dans la mort.Je suis parvenue à dire à mon amie que j'acceptais qu'elle soit partie, mais que je n'allais pas l'y rejoindre tout de suite.J'ai décidé de rester pour prendre soin de ma fille et de mon mari.Bien sûr tout n'est pas parfait.Bien sûr, j'ai dû poursuivre mon travail de deuil, me permettre de pleurer et tabasser quelques oreillers pour laisser sortir ma colère.J'ai tenu un journal pour m'aider à dire ma peine.Le deuil est un processus qui se poursuit longtemps.Ce que j'aimerais que tu reçoives dans tout ceci, c'est d'écouter ta petite voix intérieure.Et quand elle te dit avoir besoin d'aide, eh bien, n'hésite pas.Même si tu sais que tu peux t'en sortir seule.La rencontre avec d'autres nourrit beaucoup.Je suis convaincue que quand on va chercher de l'aide on apporte aussi de l'aide à l'autre.Ce qu'on va chercher, on l'apporte aussi à quelqu'un d'autre.C'est là la magie de l'échange, de l'entraide.Amicalement, Christine Belliveau.Cacouna La belle au bois dormant, Je te salue.avec affection! Hier, je lisais ta lettre bouleversante et attachante.Tu m'as offert une belle grande page d'un touchant témoignage où brille le feu de l'espérance.Quel chantier extra que celui de se bâtir, de nous bâtir au quotidien! Quel défi! C'est un emploi à plein temps et au salaire maximum avec toujours rien dans les poches mais une richesse que tu sais si bien partager: celle de l'être.Pour ce grand moment de vives émotions et ces larmes généreuses, merci.Clin d'œil, Solange.Invemes Bonjour la Belle au Bois Dormant, En lisant ce que tu as écrit, j'ai décidé de prendre le temps de t'écrire, juste pour te dire que tu vas t'en sortir parce que même si je ne te connais pas, je pense qu'une personne qui veut rebâtir sa vie mérite notre attention.Je ne sais pas ce qui te rend si triste mais dis-toi bien que notre façon de penser fait ce que l'on est.Alors remet un sourire sur tes lèvres, de l'entrain dans ton cœur et une belle chanson dans ta tête, ce qui t'attirera plein de belles choses.Je t'embrasse et te souhaite un sourire en lisant cette lettre, ce sera déjà un commencement.PS : Sois heureuse, je te le souhaite de tout mon cœur.D'une maman gémeaux de 56 ans, qui te dit "surtout, continue d'écrire".Un gros câlin, Huguette Lavoie.St-Constant Journal de la Rue/Vol.11-4/Juin-Juillet/2003 SRAS: le pire est derrière nous Les professionnels et les spécialistes en contrôle des maladies arrivent tous à la même conclusion au sujet du SRAS: le pire est derrière nous.Pour remettre les choses en perspective, Santé Canada a cru bon de vous rappeler certains faits : • Le nombre de personnes avant recouvré la santé après avoir souffert du SRAS ne cesse d’augmenter.• Le nombre total de personnes mises en quarantaine ne cesse de diminuer.« Le Canada a mis en place toutes les mesures nécessaires, y compris un examen de dépistage sur les passagers en partance du Canada.» Dr David Heymann, Directeur exécutif du groupe Maladies transmissibles, Organisation mondiale de la Santé, Conférence de presse de clôture, réunion internationale spéciale sur le SRAS (Toronto, le jeudi 1er mai2003) < La communauté internationale reconnaît que le Canada a fait preuve d’un grand leadership.» Dre Julie Gerberding, Directrice du Centre de contrôle et de prévention des maladies à Atlanta (Global News, 18b30, le vendredi 2 mai 2003) < Nous estimons qu’il est sécuritaire de voyager à Toronto.» Dr Paul Gully de Santé Canada (Toronto Star, le jeudi 24 avril 2003) < Toronto est toujours une ville sécuritaire.Que ce soit pour les loisirs ou les affaires, les gens peuvent y voyager en toute quiétude.» Dr Colin D’Cunha, commissaire de la Santé publique et médecin hygiéniste en chef (Toronto Star.; le jeudi 24 avril 2003) Grâce aux efforts incessants et au travail acharné de tous les travailleurs de la santé, la menace du SRAS a vite été sous contrôle partout au pays.Toronto demeure donc une ville sans danger pour ses habitants comme pour les visiteurs.B Pour le gouvernement du Canada: 1 800 454-8302, ATS: 1 800 465-7735 B www.canada.gc.ca B Pour le gouvernement de l’Ontario : 1 888 668-4636, ATS : 1 800 387-5559 B www.health.gov.on.ca 1*1 Canada Canada © Ontario Canada Journal de la Rue/Vol.11-4/Juin-Juillet/2003 17 S ociété Péladeau et compagnie: Créateurs de vedettes ou fossoyeurs de la relève?Mixmania et Star Académie, après des présélections, nçus livrent de démocratie artistique.Raymond Viaer Nous avons reproché régulièrement l'étanchéité du Conseil des Arts qui ne reconnaît que les artistes reconnu par leurs pairs, c'est-à-dire par les autres artistes d'un cercle fermé et intime.Les concours Mixmania et Star Académie font fi des règles déjà établies et, à contre-courant, proclament leurs héros, leurs artistes en devenir.En ce sens, je suis heureux pour ces jeunes qui peuvent vivre une expérience hors de l’ordinaire.Sans me créer de faux espoirs, j'espère tout de même que cela amènera la grosse machine du Conseil des Arts à réviser ses critères.Laisser le public voter peut représenter une occasion en or pour que la justice s'exerce et éviter des horreurs et des injustices comme celle survenue en patinage artistique lors des Olympiques d'hiver envers le couple canadien Salé-Pelletier.Et que fera-t-on de ces vedettes instantanées lorsque la vague Mixmania 2 et Star Académie 2-1/2 va commencer et créer de nouvelles idoles?On les mettra à la poubelle pour faire place aux nouvelles stars qu'on aura créées?Le succès instantané peut aussi dire une déchéance tout aussi rapide.Comment ces jeunes stars vont réagir à ce retour vers la réalité?Vont-ils se désagréger comme la navette spatiale l'a fait à son Si Star Académie avait existé il y a 30 ans, aurions-nous connu Ginette Reno, éliminée parce que pas assez mince, ou Jean Pierre Feriand, parce que pas assez séduisant?retour dans l'atmosphère terrestre?Quand la grosse machine médiatique se retire, c'est le vide total.Je suis déchiré face à ce nouvel engouement.D'un côté, nous avons une démocratisation du vedettariat, de l'autre, nous avons la fabrication de vedettes instantanée incompatible avec la nature humaine.Reste-t-il encore une chance pour qu'un jeune, à force de travail et d'acharnement, puisse faire sa place maintenant que l'empire Péladeau change les règles du jeu?tique", alors que seuls quelques joueurs en dictent toutes les règles.Drôle de hasard; l'animatrice de Star Académie est Julie Snyder, la blonde de Pierre Karl Péladeau, propriétaire de Québécor, celui qui possède les médias qui couvrent en exclusivité l'événement.Sommes-nous en train de créer une société superficilelle ou cruelle qui s'amuse à passer d'une vedette à l'autre?Quel message envoyons-nous aux jeunes?Que la vie n'est qu'une grande loterie médiatique contrôlée par quelques gros financiers?J'ai peur et je m'inquiète.Peut-être parce que je suis un intervenant de crise.Je fais partie de ceux qui accueillent les désillusionnés de notre société, ceux que l'on rejette, ceux que l'on abandonne.La télévérité et la rapacité de certains médias ont déjà fait plusieurs victimes.Si Star Académie avait existé il y a 30 ans, aurions-nous connu Ginette Reno, éliminée parce que pas assez mince, ni Jean-Pierre Feriand, parce que pas assez séduisant?En même temps, je suis inquiet Des trains qui prennent toute la place arrivent à la gare: Mixmania et Star Académie.Que devient le jeune artiste plein de potentiel qui aurait été là six mois avant ou celui qui sera là six mois après?D'autres jeunes artistes, à force de travail, tentent de se frayer un chemin: ils font quoi?On les écrase ou on les rejette derrière les sillons de ces grosses locomotives nommées Mixmania et Star Académie?Est-ce qu'on augmente l'écart entre l'acharnement d'un jeune artiste en devenir et la célébrité instantanée de ces vedettes?Est-ce que la concentration de la presse et des moyens médiatiques met la démocratie en danger?Ne l'oublions pas, une information variée et l'éducation permettent la vraie exercice de la démocratie.Si Québécor devient le seul propriétaire d'un groupe de médias suffisamment fort pour créer ce genre de vedette, il détient le pouvoir de les créer ou de les détruire.Est-ce le rôle des médias de créer les nouvelles et de s'en approprier le contenu ou sa mission est-elle d'informer le citoyen et de lui donner les nouvelles sur ce qui se passe avec le plus d'objectivité possible?On fait voter le peuple, on devient "démocra- gl Journal de la Rue/Vol.11 -4/Juin-Juillet/2003 Naes scab Académie Quel rapport y a-t-il entre la fin du conflit chez Vidéotron et l'arrivée en ondes du méga succès de Star Académie?Mathieu Thériault du Comité Logement Bordeaux-Cartierville S ociété L'émission va tout à dans le sens de ce que véhicule notre société de spectacle: le succès instantané, la performance individuelle, la compétition, l'argent, la gloire, etc.Sans compter que TVA peut compter sur l'ensemble des composantes de l'empire Québécor pour vendre sa salade.Aucun, pensez-vous ?En fait, il y en a probablement un, et pas seulement parce que cette nouvelle trouvaille de la télé-poubelle a réussi à achever le moral déjà affaibli des syndiqués en lock-out/grève depuis plus de dix mois.Il y a évidemment tout l'argent récupéré qui vient renflouer la corporation à un moment de crise.Avec la popularité délirante qu'a connue l'émission, les employés de Vidéotron et la population en général a vraiment pris la mesure de ce que veut dire "l'empire Québécor".Le principe de l'Académie Si avez allumé la télé durant les trois derniers mois, vous êtes sûrement tombé au moins une fois sur l'émission Star Académie, qui compte près de 3 millions d'auditeurs en cotes d'écoute.Comment peut-on comprendre le succès foudroyant de ce reality-show?Quand on y regarde de plus près, on se rend compte que Star Académie est un exact reflet des valeurs dominantes de la société.Tout le principe de l'émission tourne autour du fait d'éliminer ses semblables, qui deviennent autant de concurrents, d'ennemis en puissance.Malgré une cette semaines?our sauver solidarité et une amitié de façade, chaque candidat ria qu'une idée en tête: être meilleur que l'autre, le dominer et espérer qu'il se ridiculise.On retrouve là le principe moteur de l'économie capitaliste dans laquelle nous vivons: chaque travailleur devient un loup dans l'arène sociale en compétition avec tous les autres, que ce soit pour une job, un appartement, un conjoint, etc.Dans Star Académie, l'hypocrisie est aussi omniprésente.Pendant les premières, les 14 candidats de l'Académie devaient voter pour le collègue de leur choix qu'ils allaient sauver de l'élimination.Lorsqu'on leur a demandé d'annoncer leur choix au vu et au su de tous sur le plateau, la foule sur place s'est mise à huer.C'est plutôt particulier que les gens protestent quand on demande aux candidats de se prononcer à haute voix sur la personne qu'ils flushent de l'Académie alors que les spectateurs se ment par milliers sur le téléphone pour faire la même chose.Il semblerait qu'au Québec, on préfère tirer nos ennemis quand ils tournent le dos.Bien entendu, alors que la sélection des candidats devrait se faire selon le talent et le mérite, on constate que ce sont les standards dominants de la mode et de la "beauté" qui tiennent le haut du pavé.Tout le monde a l'air pétant de santé, personne avec des lunettes ou un défaut physique apparent, tous correspondent à l'idée qu'on se fait d'un beau gars ou d'une belle fille.Comme on s'en doute, aucune des filles sur le plateau ne semble excéder 100 livres, un choix curieux quand on sait que les femmes plus corpulentes ont souvent de très belles voix.La télé tentaculaire Si Star Académie fonctionne si bien, c'est sans doute un peu parce que les gens ont tendance à vivre par procuration.Si tous les chemins mènent à Rome, toutes les "plogues" mènent à Péladeau.La maison où réside les académiciens est une ancienne maison de Péladeau père.L'animatrice, Julie Snyder, est la femme de Péladeau fils et le show est produit par sa propre compagnie.La promotion de l'émission de l'heure est un exemple parfait de ce qu'on appelle en marketing la synergie; Québécor se sert de ses revues à potins, du Journal de Montréal et de Québec, de TQS et de TVA ainsi que de ses radios et journaux régionaux pour mousser la popularité de Star Académie.Alors que tout au long du conflit qui opposait Vidéotron à ses employés syndiqués, on a attendu en vain un appel au boycott de la part de la FTQ, la compagnie, elle, ne s'est pas gênée pour faire appel à la population.En fait, il serait plus exact de dire que c'est la population qui faisait des appels à Québécor.Pendant neuf semaines, des centaines de milliers de Québécois téléphonaient chaque jour pour sauver leur candidat préféré.A 1$ l'appel, on imagine un peu le paquet que l'entreprise a ramassé.D'autant plus que pour suivre les candidats sur internet en temps réel, il fallait être abonné à internet haute vitesse, fournir par.Vidéotron! Est-ce que la moitié du Québec se serait en quelque sorte transformée en scab (briseur de grève) en soutenant aussi massivement l'émission?On ne peut pas dire en tout cas que nous avons assisté à des élans de solidarité époustouflants.Il n'est pas surprenant que les travailleurs en lutte avec la compagnie aient finalement signé une entente qu'on ne peut guère qualifier de victoire.Il semblerait en bout de ligne que Québécor n'incite pas qu'à l'élimination des participants de Star Académie: elle excelle également dans l'art d'éliminer des emplois syndiqués.Mais ça, bien sûr, ça ne fait pas très souvent la une du 7 Jours.] Journal de la Rue/Vo 1.11 -4/J uin - J ui I let/2003 [? Dossier Être père d'un punk Mon garçon s'habille de noir et se promène avec une tuque noire sur la tête.Il écoute de la musique hardcore*, c'est un fan de sports extrêmes et il manifeste contre la guerre en Irak! Raymond 1figer J'ai toujours eu un grand respect pour les différentes cultures d'appartenance des jeunes.Pourtant, si on m'avait dit qu'un jour, un de mes enfants deviendrait punk, je ne l'aurais même pas cru.Mon garçon ne ferait pas de mal à une mouche, comment pourrait-il être un punk?La violence est présente partout.L'amour de son prochain peut aussi s'y retrouver, indépendamment de la culture qui nous passionne.Oui, il y a des punks violents comme il existe des jeunes violents qui ne sont pas punks.Mais il y a aussi des punks qui veulent la paix sur terre, qui idéalisent la libre expression et qui manifestent contre la guerre et la violence.J'ai vu ces jeunes, habillés de noir, macabres, avec leurs bracelets de cuir cloutés, accoster les gens sur le trottoir Astro pour passer des pamphlets contre la guerre.Je les ai vus, à -26 degrés en février dernier, manifester avec 153 000 personnes contre la guerre et la violence lors d'un rassemblement pour la paix.Une foule composée de jeunes, de parents, de grands-parents, de rockers, de punks, de fresh**.La violence n'a pas de couleur et l'amour de son prochain n'a pas d'uniforme.Ce que j'ai trouvé le plus admirable, c'est de voir que dans leur groupe d'amis, on retrouve quatre punks et un fresh.Je lui ai demandé si la cohabitation n'était pas trop difficile à vivre.Il m'a répondu: "Ce qui est important, c'est de garder ton naturel, d'être toi-même, peu importe le style que tu as.C'est la meilleure façon de vivre ensemble et de s'aimer." Je n'ai pas été traumatisé que mon garçon soit punk.Sa transformation s'est faite graduellement sans même que je m'en rende compte.J'ai eu la chance de pouvoir rester en relation avec lui, de pouvoir lui parler.Dans les faits, ma vie n'a pas changé, la maison n'a pas sauté ou changé de place, notre quotidien est demeuré le même.Il nous arrive encore de jouer ensemble aux cartes pour le plaisir de rigoler.Nous avons même un autre projet d'écriture ensemble: un conte illustré de Punk et Pick.Comme dans tout relation avec un adolescent, il arrive parfois qu'un différend nous sépare.On prend le temps de négocier et de s'entendre sur cette différence, dans un respect mutuel, qui nous amène à trouver une solution.*hardcore: style musical agressif, comprenant la musique punk, metal, industriel, etc.**fresh: jeune appartenant à la culture hip-hop.Contrairement à ce que peuvent en penser certains parents, la culture punk ne valorise pas, à l'origine, la violence gratuite.C'est un mouvement de contestation politique, anarchiste, qui dénonce les abus de pouvoir, revendique le désarmement des pays, l'égalité entre les sexes, l'abolition des classes sociales, la fin du racisme et de l'homo-phobie ainsi que la paix entre nations.Beaucoup de punks sont d'ailleurs des végétariens convaincus et des militants actifs, associés à des mouvements comme Food not Bombs ou des groupes opposés à la brutalité policière.Si le look agressif des punks peut projeter une image intimidante, plusieurs parents seraient étonnés de discuter avec des punks et de réaliser que le combat qui leur tient le plus à cœur, c'est celui pour la justice sociale.Finalement, il est important de ne pas confondre les punks avec les skinheads, qui présentent certaines affinités vestimentaires, comme les bottes et les blousons d'armée.Certains skinheads, identifiables par leur crâne rasé, ont des idéaux néonazis, ce qui en fait l'ennemi naturel des punks anarchistes et antiracistes.Alors, quand vous voyez des jeunes avec des crêtes (mohawk) ou les cheveux multicolores, il ne s'agit pas de skins, mais bien de punks.¦]0l Journal de la Rue/Vol.11 -4/Juin-Juillet/2003 ' mlm nationale pour enfants Prestation Pour que nos enfants grandissent heureux et en santé, nous devons combler leurs nombreux besoins.Certaines choses ne coûtent rien, mais ce n’est pas toujours le cas.C’est pour cette raison que la Prestation nationale pour enfants (PNE) existe.En apportant une aide financière aux familles à faible revenu, nous aidons les parents à assurer un avenir prometteur à leurs enfants, ce qui contribue à réduire la pauvreté infantile au Canada.Pour en savoir davantage sur tous nos services pour les enfants et leur famille et pour recevoir un guide : S 1800 O-Canada (1 800 622-6232) ATS : 1 800 465-7735 S canada.gc.ca B Centres d’accès Service Canada /n iM Canada Journal de la Rue/Vol.1 1-4/Juin-Juillet/2003 Dossier 12 Taxage: en parler, c'est déjà agir! Aujourd'hui, je vois à la rencontre de classes de 4ème secondaire dans le Nord de Montréal.Garçons et filles, regroupés dans le local communautaire, participent à une séance de sensibilisation et de prévention du taxage.Zélanie, intervenante de milieu À partir d'une vidéo, par groupes de 3, ils répondent à un questionnaire tiré de ce film.Leurs questions et leurs remarques animent la discussion.Très vite le débat est lancé et les remarques fusent de toutes parts.Zélanie: Je ne vous ferai pas l'insulte de vous demander si vous savez ce qu'est le taxage mais j'aimerais que vous m'en donniez une définition.Si on se met d'accord sur le mot et sur ce qu'il représente, la discussion sera plus claire.Les jeunes: Le taxage c'est prendre quelque chose de force contre la volonté de la personne.C'est l'action de prendre les biens d'une personne en l'intimidant.C'est une personne ou un groupe de jeunes qui force quelqu'un à lui donner de l'argent ou des biens.Z: C'est ça; taxer c'est considéré dans le Code criminel comme un crime contre la personne, un vol qualifié accompagné d'intimidation, de me- naces, de coups, de violence.On est tous d'accord sur l'importance et la gravité d'un geste de taxage par rapport à la Loi mais pourquoi et pour qui c'est grave?Les jeunes: Parce que c'est une forme de violence et que ça blesse tous ceux qui en ont souffert.Ça entraîne bien des problèmes pour la victime; en plus, c'est désobéir à la Loi, mais c'est grave aussi pour la personne qui a taxé.L'agresseur, s'il taxe c'est qu'il a des problèmes et la victime elle , elle perd ses biens et vit une grande peur par la suite.Oui, c'est grave pour tout le monde parce que c'est immoral! Z: Dans le taxage, il y a donc un ou des agresseurs et une victime.En vous appuyant sur vos expériences, sur ce que vous avez vu, qu'est-ce que vous pourriez dire des conséquences du taxage sur la victime?Les jeunes: Elle a peur, n'a plus le goût d'aller à l'école.Elle fait des cauchemars, elle sort plus le soir ou alors il faut qu'elle soit accompagnée.elle est démoralisée, elle pleure.Elle va toujours avoir peur et elle va devenir traumatisée.Elle perd ses biens et craint d'être agressée une autre fois; les agresseurs peuvent revenir le voir s'il a cédé une première fois! Sonia: Ça m'est arrivée quand j'étais au primaire.J'allais toute seule à l'école et ma mère me donnait 5 dollars pour que je mange au dîner.Des grands m'attendaient sur le chemin et ils me menaçaient et me prenaient mon argent Le midi, je ne pouvais pas manger.Comme je ne pouvais pas le dire à ma mère (y'avait trop de problèmes à la maison et puis ma mère aurait chialé) je disais que je l'avais perdu ou qu'on m'avait pris mon repas à la cafétéria.enfin j'étais petite, alors je m'en sortais comme je pouvais.Tous les matins, ils étaient là et j'avais peur.Mes parents m'ont changé d'école mais pas pour ça car je n'ai jamais parlé de ce taxage à ma mère ni à personne d'ailleurs! Z: D'après vous, qu'est-ce qu'elle aurait dû faire Sonia?et les autres victimes, qu'est-ce qu'elles peuvent faire?Les jeunes: Ne pas se laisser faire.elle aurait dû aller les dénoncer immédiatement.Les insulter et les flapper et pourquoi pas les taxer avant de se faire taxer!.En parler à quelqu'un et ne pas se laisser faire.Z: Il faut arrêter la spirale de la violence: dénoncer, c'est dire NON.Mais dites-moi: pourquoi c'est important de dénoncer le ou les agresseurs?Les jeunes: Pour être sûr qu'il ne recommence pas sur toi-même ou qu'il fait ça sur d'autres personnes.Pour Nombreux sont les jeunes qui prétendent que ce sont souvent les adultes qui ne savent comment réagir après avoir été informés du problème.Sonia: Ça m'est arrivée quand j'étais au primaire.J'allais toute seule à l'école et ma mère me donnait 5 dollars pour que je mange au dîner.Des grands m'attendaient sur le chemin et ils me menaçaient et me prenaient mon argent.Le midi, je ne pouvais pas manger.Comme je ne pouvais pas le dire à ma mère (y'avait trop de problèmes à la maison et puis ma mère aurait chialé) je disais que je l'avais perdu ou qu'on m'avait pris mon repas à la cafétéria.enfin j'étais petite, alors je m'en sortais comme je pouvais.Tous les matins, ils étaient là et j'avais peur.Mes parents m'ont changé d'école mais pas pour ça car je n'ai jamais parlé de ce taxage à ma mère ni à personne d'ailleurs! Journal de la Rue/Vol.1 1 -4/Juin-Juillet/2003 Naes qu'il ne recommence plus, pour que le taxage cesse.Pour qu'il arrête.pour qu'il se fasse repérer.Ça peut l'aider à régler ses problèmes psychologiques, la victime n'aura plus à vivre l'enfer et en posant ce geste nous sauvons un tas de personnes qui auraient pu être victimes à leur tour.Z: OK, parler, alerter vous trouvez que c'est important.Alors vers qui vous tournez-vous pour dénoncer?Et la victime, qu'est-ce qu'on peut faire pour elle?Les jeunes: Si c'était à l'école, j'irais voir le psychologue ou un prof en qui j'aurais confiance.Vers un adulte en qui on a confiance, une personne responsable de l'école qui pourrait nous aider.Mes amis d'abord, mes parents et sûrement le directeur.Je pense que je parlerais d'abord et avant tout à la victime et que je lui conseillerais d'aller en parler à la Police ou à des organismes du genre et je lui dirais que nous sommes OK avec elle.Louisa: Je me suis fait taxer mon blouson de cuir à la sortie du métro.C'était en pleine journée, il n'y avait personne pour m'aider et les filles, elles étaient 4, je ne pouvais rien faire! Max: Je me suis fait taxer mon argent dans le parc par des gars que je connais un peu, ils sont souvent autour de l'école et du parc.Ils m'ont poussé, insulté parce que je résistais et ils m'ont volé et menacé si je parlais.J’ai rien dit à personne mais ils n'ont pas recommencé.faites-vous?" Les scénarios des groupes de garçons sont en général plutôt pessimistes sur l'issue de l'histoire.Très souvent, c'est un retour à la case départ.Ils dénoncent et rien ne se passe! D'autres encore parlent de se faire justice eux-mêmes, de se venger de leurs agresseurs par la violence, ou même en les taxant à leur tour! C'est inquiétant, surtout quand on sait que la plupart des taxeurs actifs ont souvent été tout d'abord des victimes du taxage.Les filles, moins touchées par le taxage, sont plus optimistes et croient à la pertinence et aux effets positifs de l'intervention des adultes.mes parents et sûrement le directeur.Je pense que je parlerais d’abord et avant tout à la victime et que je lui con- Bruce: Mes chums voulaient taxer un petit parce qu'ils n'avaient plus d'argent et qu'ils voulaient rentrer en taxi.J'étais pas d'accord alors j'ai discuté avec eux et ils l'ont laissé partir.C'est facile de s'attaquer à un petit, en plus, il était tout seul, alors je leur ai dit de choisir un grand un peu pour détourner leur attention et lui il a pu partir.Police ou à des organismes du genre et je lui dirais que nous sommes OK avec elle.Ces réflexions m'amènent à me demander pourquoi nous, les adultes qui entourons ces adoles-cents, sommes si peu crédibles et si peu fiables à leurs yeux au point de les faire douter de notre volonté d'intervenir et d'agir pour combattre ce phénomène.Le taxage peut-il être toléré dans une société où les droits humains sont respectés, alors qu'il est décrit par les victimes comme une agression physique, morale et psychologique; alors qu'il est une atteinte à l'intégrité de la personne, à son estime de soi?Les jeunes nous demandent de les aider, de les soutenir.Allons-nous faire la sourde oreille ou, au contraire, répondrons-nous présents en agissant et en nous mobilisant avec les jeunes contre le taxage et sa violence?De plus en plus de programmes sont mis en place pour sensibiliser la population à l'importance de dénoncer les taxeurs.Seulement, nombreux sont les jeunes qui prétendent que ce sont souvent les adultes qui ne savent comment réagir après avoir été informés du problème.Vous, les jeunes autant que les adultes, avez-vous été touchés par le taxage?Des gens de votre entourage ont-ils été victimes d'actes semblables ou en ont-ils commis?Comment avez-vous réagi?Avez-vous des solutions à proposer, des actions préventives à conseiller?Nous attendons impatiemment vos lettres à ce sujet.L'ampleur du phénomène du taxage: Pour conclure, j'ai demandé aux élèves de me conter la fin d’une histoire commençant ainsi: "Vous êtes témoin d'une scène de taxage.Que 23 % des jeunes déclarent avoir été témoins de gestes de taxage; 6 % des jeunes révèlent avoir déjà tenté de faire ou fait du taxage; 1 se la moitié des victimes (50,2 %) relatent avoir été taxées par une personne qu'elles connaissent Les filles (57,0%) disent connaître l’auteur t portionnellement plus souvent que les garçons (46,1%).Journal de la Rue/Vol.11-4/Juin-Juillet/2003 13 MONK-E ViUül sans titre 36 X 48 300$ RUSH mars attack 24 X 24 150$ uctes via V A eüiu NAES 16 X 20 arme lade o' to get a rep 12 X 24 AHCER AHCFR 22 X 28 19 X 29 MONK-E ION THE Ml ON THE MIX 6 BON DE COMMANDE Prix Code Quantité Total Nom:_____ Adresse: Ville: C.P.:____ Tel: T-shirt (blanc seulement» 20$ page (plastifiée) Cassette mixtape 10$ Abonnement au Journal: 1 an(6 no.) 27,61 $ (tx.incluses) Q Grandeur du T-shirt: TOTAL: PORTIA DJ NAES DJ KOBAL DJ STRESS DJ MINI RODZ |«L xj* ç.rr, frfi ^rnfWBl teilf ïÉÿ ‘ S jpjigPBf^lfP m*1 FwWM Dossier Les différents visages de la violence Le dictionnaire définit ainsi la violence: un abus de force.agir sur ou faire agir quelqu'un contre sa volonté.employer la force, la contrainte ou l'intimidation/ la brutalité ou l'oppression.user de force brutale pour contrôler quelqu'un.16 laS.qMes_L.3e Priver de nourriture ou d'eau une personne ou un pays, c'est de la violence.Forcer un enfant à voler ou à se prostituer, c'est de la violence.Enrégimenter de gré ou de force des mineurs pour en faire des tueurs, c'est de la violence.Réduire l'épouse en une loque peureuse, soumise et dépendante, c'est de la violence.Terroriser et recruter de force des jeunes dans des gangs de rue, c'est de la violence.Soumettre la prostituée par la force et la drogue, c'est de la violence.Dans tous ces cas, il s'agit de violence, à différents degrés, certes, mais toujours de violence.C'est toujours le vol de la liberté et du contrôle du violenté par l'abuseur.Isoler ou marginaliser quelqu'un parce qu'il ne pense pas, ne s'habille pas ou ne se coiffe pas comme nous, qu'il ne parle pas la langue majoritaire ou ne partage pas nos croyances, c'est de la violence.Bush, Ben Laden, Moïse Thériault, Révérend Jim Jones de Jonestown, les Bo-Gars, les Hell's, certains policiers matraqueurs, les batteurs de femmes et d'enfants, tous partagent l'intention, la volonté, le geste pour contraindre leurs victimes à la soumission.Le conjoint violent veut le contrôle de sa conjointe, le gang de rue celui des aux "pimps" de recruter par la drogue ou la force les filles pour les livrer à des clients sans âme, sans cœur.La violence vit et croît dans l'ombre et le silence.Si quelqu'un te fait subir la violence sous quelque forme que ce soit, parles-en.Parles-en à un ami, un parent, un éducateur ou à un policier.Parler de la violence subie, c'est déjà lever le voile qui la cache, c'est lui donner un nom, un visage.C'est aussi comprendre le fonctionnement et le mécanisme de la violence.C'est surtout briser le mur de peur, de honte et de solitude qui entoure et cache les victimes.Si tu ne te sens pas capable d'en parler, que tu n'es pas prêt, tu pourrais partager par écrit ce que tu vis ou ce dont tu as été témoin.Si tu vois quelqu'un subir la violence, parles-en toi aussi, sinon tu deviens complice de ceux qui infligent cette violence.Si tu as peur, souviens-toi que la victime a encore plus peur que toi et surtout plus mal.Ce que beaucoup de gens ignorent également, c'est que la personne violente elle-même est animée par la peur.La violence vit de la peur qu'elle cause et du silence qui vient avec.Rompre le silence réduit la peur, ce qui affaiblit la violence et peut la vaincre.Élll La violence, comme on le voit, a plusieurs visages.La violence physique, c'est les coups de poing, de pied, frapper avec des objets; ceinture, bâton, etc.La violence psychologique, c'est les brimades, les paroles blessantes ou rabaissantes.La violence sociale, c'est l'isolement, la mise au ban des marginaux tels que les punks, les excentriques.La violence politique, c'est faire des lois ou corrompre le sens des chartes et constitutions pour étouffer et éliminer l'opposition.La violence peut être religieuse, en harcelant, en isolant et même en tuant les athées, les infidèles et les incroyants.Dans tous ces cas, il s'agit toujours de personnes seules ou en groupes qui veulent contrôler d'autres personnes ou groupes de personnes.autres jeunes, le terroriste veut contrôler ses concitoyens ne partageant pas ses vues.La violence, c'est le contrôle d'autrui, le vol de son libre arbitre et de sa dignité humaine.La violence est une manifestation du désir de contrôler l'autre de peur que ce dernier nous échappe.La violence ne peut fleurir que dans le silence.Le silence permet au dictateur de cacher, isoler, brimer et terroriser les dissidents.Ce même silence permet aux batteurs de femmes et d'enfants de leur faire vivre un enfer derrière les volets clos.Ce même silence permet Journal de la Rue/Vol.11 - 4/Juin-Juillet/2003 Dossier Exemples à ne pas suivre.* # s C'est lo mode aujourd'hui de parler de la violence chez les jeunes.Taxage.Bataille.Agression.Peut-on comprendre ce problème?Bien sûr.Voici mon hypothèse.Alain Martel J'ai tendance à comprendre la violence comme un moyen de communication.Si je comprends le message, je saurai proposer une façon plus "socialement acceptable" de communiquer.Ce n'est pas vraiment aussi simple.Il y a la violence du pouvoir, etc.Mais le plus important, c'est de comprendre que les enfants et les ados imitent les comportements qu'ils voient.Alors là, ça ne va pas bien.Les exemples actuels ne sont pas riches.Quand on voit comment la situation en Irak a été gérée, le message de non-violence n'est pas fort.Après ça, c'est compliqué de penser que les faibles ont une voix.M.Bush a coupé de 110 millions le programme de lutte contre le sida, mais il dépensera 25 milliards pour tuer des innocents.Les pays occidentaux, dont les Etats-Unis, ont mis en place une institution appelée l'ONU pour négo- Je ne suis pas violent.Il ne faut pas prendre les mêmes moyens que ceux qui nous répugnent.Soyons plus intelligents et frappons là où ça aura le plus d'effet.cier les conflits mais le président américain ne la respecte pas.Quel exemple ça donne à nos jeunes?Si ça ne va pas comme tu veux, frappe et le plus fort gagnera.Non, ce n'est pas glorieux.M.Bush a coupé de 110 millions le programme de lutte contre le sida, mais il dépensera 25 milliards pour tuer des innocents.Maintenant, c'est au peuple de continuer d'agir parce qu'on ne peut pas vraiment faire confiance à la politique.Prenons les grands moyens.Boycottons les produits américains.Utilisons le seul pour la paix faisait cela, peut-être que le message serait mieux entendu.Je ne suis pas violent.Il ne faut pas prendre les mêmes moyens que ceux qui nous répugnent.Soyons plus intelligents et frappons là où ça aura le plus d'effet.Je suis triste.Parce que ce n'est que le début de plein de violence que nous aurions pu éviter.On reproche aux terroristes leur fanatisme.Pourtant, le nom de Dieu n'aura jamais été cité aussi souvent pour justifier cette violence.Ce qui me fait le plus peur, c'est qu'aujourd'hui, c'est le pétrole irakien.Demain, l'eau du Québec?moyen que les Merci de me lire.Merci de me publier.Américains comprennent.Il y a eu un appel au boycott des produits McDonald's et Esso.Allons plus loin.Si chaque personne qui a manifesté Ce qui me fait le plus peur, c'est qu'aujourd'hui, c'est le pétrole irakien.Demain, l'eau du Québec?Vous vous souvenez de Traumaturge?À surveiller la sortie d’un nouveau CD du même producteur que “La guerre des tuqs” et du collectif de la même famille: “Atach tatuq”.En vente dans tout bon discaire ou par la poste au Journal de la Rue.Spécial: 20.00 $ taxes et transport inclus.Journal de la Rue/Vol.11 -4/Juin-Juillet/2003 117 Les pingouins pour combattre la violence!?Enseigner lo non-violence à l'école, est-ce possible?C'est le défi proposé durant la journée."Une vie sans violence, c’est une vie sans souffrance", qui a eu lieu le 25 mars dernier à l'école secondaire Chomedey De Maisonneuve.Guillaume Ouéruel La journée thématique Depuis quelques mois, une quinzaine d'étudiants de l'école travaillent à implanter leur plan d'action visant à éviter la criminalité chez les élèves et à rendre la vie scolaire plus agréable et moins violente.La journée permettait donc aux 625 étudiants présents d'entendre des témoignages, de participer à de courts ateliers, de recevoir de l'information, etc.Plusieurs organismes et personnes très pertinents ont contribués à l'événement, dont le projet L.O.V.E., le CLSC Hochelaga-Maisonneuve, le service de police du quartier, etc.L'auteur Léo Lévesque, co-scénariste du film Histoire de pen (réalisé par Michel Jetté) était aussi présent pour partager ses expériences de vie avec les étudiants.La réplique des élèves Plusieurs solutions intéressantes ont été proposées par les élèves durant la journée: prendre du recul face à une situation afin de laisser redescendre la tension, améliorer la communication, utiliser l'humour pour désamorcer les situations stressantes, impliquer les parents et favoriser une meilleure communication avec eux, apprendre à avouer ses torts, responsabiliser les personnes agressives en leur donnant des tâches valorisantes à accomplir.Les enseignants avaient aussi des solutions à proposer.L'un d'eux, au lieu de punir ses étudiants indisciplinés, leur demandait plutôt d'exécuter une danse farfelue devant le reste de la classe: la danse du pingouin.Un étudiant nous a même offert une démonstration de cette sympathique danse, au grand plaisir de ses camarades.La danse du pingouin: un bon exemple d'utilisation de l'humour pour désamorcer les situations stressantes?Évidemment, il ne faut pas prendre à la lettre chacun de ces commentaires, mais plutôt tenir compte de l'influence, du contexte et du groupe.Une quinzaine de minutes devant un kiosque dans un gymnase bondé et bruyant, ce n'est pas le contexte idéal pour trouver des pistes de solution.D n'en reste pas moins que l'exercice confirme le besoin de soutien accru dans l'environnement scolaire afin de contrer les problèmes de violence.Nous devons entendre les commentaires agressifs de certains élèves comme des appels à l'aide.L'équipe Droit de Réplique est fière d'avoir contribué au succès de cette journée organisée par les élèves, pour les élèves.Au moment d'écrire ces lignes, l'équipe travaille à compiler les pistes de solutions recueillies au cours de la journée et espère pouvoir les faire circuler dans l'école afin que les efforts déployés lors de cette journée portent fruits.Notre super-kiosque Droit de Réplique lançait un défi particulier aux participants: trouver en groupe des solutions aux problèmes de violence dans leur école.Les mises en situation proposées par les animateurs avaient pour but d'amener les étudiants à partager leurs expériences, de les conscientiser aux différentes formes de violences (verbale, psychologique, physique, etc.) et à trouver des pistes de solutions qui les rejoignent.Tout ça en moins de 15 minutes par groupe! Par contre, un triste constat s'impose.Bien que plusieurs étudiants aient proposé des pistes de solutions pertinentes, la violence semble omniprésente dans leur vie scolaire.Devant les mises en situation proposées, presque tous les groupes rencontrés ont répondu: "Je lui péterais la gueule", "Je l'enverrais chier" ou "Je lui sauterais dessus!".La violence, l'intimidation et la vengeance semblent faire partie de leur rythme de vie.Droit de Réplique La Réplique est une entreprise à vocation chez de jeunes adultes qui ont des difficultés tion de courts-métrages de sensibilisation sion sociale.Naes réussite de projets professionnels et sociaux J dans leurs tentatives d'insertion.À travers la scénarisation et la réalisa- | de leur vécu, les stagiaires sont amenés à réfléchir sur la marginalité et l’exclu- | À partir de la projection des courts-métrages de sensibilisation des ateliers d’animation sont offerts.Droit de Réplique, 6300 avenue Du Parc, bureau 603, droitdereplique@aira.qc.ca (514) 276-9556 poste 35 I I I Journal de la Rue/Vol.11 -4/Juin-Juillet/2003 8 Dossier Il me traitait de bonne à rien Championne.17 ans* et je trouvais ça normal Chère amie, Il y a quelque temps déjà, je sortais avec un gars, il était un petit peu plus vieux que moi, et je l'aimais tellement! Tout allait bien, sauf qu'après quelques mois notre relation a changé: il était très jaloux.Quand je mettais une jupe, il me disait: "Ouache! t'es laide, comme ça t'as l'air d'une pute.".Et puis je n'avais plus le droit d'avoir d'amies, alors j'ai laissé tomber mes amies.Le deuxième stade de notre relation a été la violence, physique mais surtout psychologique.Oui, il m'a déjà frappée ou rentrée dans le mur, mais ce qui me faisait le plus mal, ce qui était le plus dur, c'est quand il me traitait de toutes sortes de noms blessants: il me rabaissait sans cesse.À force de se faire dire qu'on est bonne rien, eh bien! à un moment donné on commence à y croire.Je me sentais vraiment seule, je me demandais ce que je faisais sur la terre.De la violence psychologique, ça ne laisse pas de trace, mais c'est de la violence et ça fait mal.Cette violence, physique ou psychologique a duré pendant un an et demi.Ça fait mal de se faire rabaisser tout le temps et de se faire dire de se taire à tout moment.À un moment donné, c'était rendu normal pour moi.Ma mère avait de la peine de me voir à chaque jour avec la mine basse, de voir que sa fille n'avait plus d'estime pour elle-même.Elle était tannée de voir sa fille se faire ridiculiser, et que mon chum agisse vraiment mal avec moi.Elle a essayé de me convaincre de le laisser, sauf que je ne voulais rien entendre: je l'aimais, et tout était rendu normal pour moi.Je pensais qu'il m'aimait à sa façon, mais ce n'est pas de l'amour, cela.À la fin, il commençait à devenir de plus en plus violent envers moi.Un jour je me suis réveillée et je suis Astro allée consulter un travailleur social.Il m'a beaucoup aidée, et il m'a ouvert les yeux.Il y a eu trois personnes dans ma vie qui m'ont aidée à surmonter cet événement: ma mère, ma seule amie que j'avais et mon travailleur social.En écoutant leurs conseils, en réfléchissant comme il le faut et en prenant mon courage à deux mains, je l'ai laissé.Je peux te dire que j'avais peur de sa réaction, et avec raison.Mais grâce à mon courage à et l'appui de mon entourage, je ne suis pas retournée avec lui et j'ai su surmonter cette épreuve.Après, pour ne plus y penser et tourner la page, je me suis fait d'autres amies et j'ai changé complètement mon style de vie, que j'ai adapté à mon image et non à celle de mon ancien chum.J'ai eu un grand courage et en plus je sortais, je faisais du sport pour ne plus y penser.Quand j'ai commencé à me tenir avec mes amies, elles n'étaient pas au courant de la relation que j'avais eue avec mon ancien chum.Mes amies me lançaient des jokes, elles me disaient des fois: "Maudit que t'es conne." Et moi je prenais ça très mal, ça me fâchait puisque je pensais que j'en étais sortie, de cette situation, mais ça avait l'air que non! À chaque fois qu'elles me lançaient une joke, j'avais vraiment l'air triste et je boudais dans mon coin.Après plusieurs fois, mes amies se sont écœurées de me voir ainsi, alors elles m'ont demandé pourquoi j'étais comme cela.Je leur ai tout expliqué, elles ont arrêté de me lancer des jokes plates.* Extrait du livre "La beauté du monde, des jeunes témoignent de leur espoir", recueil réalisé sous la direction d'André Lafrance, travailleur social au CLSC St-Hubert, 2001.Journal de la Rue/Vol.11 -4/Juin-Juillet/2003 ?p de coeur Les jeunes, source d'espoir Marcel Bonneville Est-ce le même Jonas que je connais?Juste de savoir que c'est toi, je suis profondément ému.la joie remplit mon cœur de te voir te réaliser et trouver ta voie.Je t'imagine en train de couper ton bois pour l'hiver, de travailler sur des bagnoles, de la graisse jusqu'aux coudes.Je te reconnais, Jonas, dans ton intensité, ta joie de vivre.Ça me rappelle les expériences que nous avons vécues ensemble, toi et moi.C'est en 2001, au Café-Graffiti, que je t'ai connu.J'étais intervenant durant un projet Jeunesse Canada au Travail.Jonas, bien que pas officiellement dans le projet, tu te joignais au groupe, ou partageais simplement tes expériences avec moi.Te souviens-tu, Jonas, la fois où je t'ai invité à venir partager tes expériences avec des jeunes de l'école primaire; sur l'itinérance, les squatts et la vie dans la rue?Je te vois encore la "bette" quand nous sommes sortis, le scintillement dans tes yeux.Comme tu étais crinqué, boosté! Tu voulais qu'on parte en tournée dans les écoles pour répéter à nouveau cette expérience.Tu m'as exprimé ton désir d'aider, de partager avec les jeunes, leur donner confiance; alors je n'étais pas surpris de lire ton article dans le précédent numéro du Journal de la Rue.Puis il y a eu aussi le projet "Donjons & Dragons".un projet d'intervention à partir du jeu en question.Te souviens-tu ?Il y avait Rej, Jean-Luc et Richard avec qui nous y avions travaillé.Quel trip, quel plaisir j'ai eu là-dedans avec vous! C'était super cool comme développement de projet ! Dans ton histoire, Jonas, je te retrouve, je me dis: voilà une Ame Chercheuse qui a trouvé sa voie.où ton histoire te mènera-t-elle?J'ai très hâte de pouvoir suivre ton histoire dans les pages du journal.Tu m'inspires, tu me donnes le goût de me replonger dans mon "rôle" d'accompagnateur, étant moi-même une âme chercheuse invétérée.Il y a tellement de sentiers à suivre dans cette merveilleuse aventure qu'est la vie.Tantôt la peur.la confrontation aux monstres.les sombres et grotesques Grizzly qui veulent nous arracher la tête pour se payer un bon repas cinq étoiles! Tantôt le silence, le calme, la paix, dont tu nous parles.à simplement écouter le ruisseau qui coule à travers la montagne.Prendre le temps, comme tu nous dis si bien quand tu parles de réapprendre à respirer.Moi, Jonas, après une courte absence, je reviens au bercail.Là où la semence de la Créativité, là où l'éveil de l'Artiste en moi m'a été délicatement révélé.Je parle de vous, les jeunes du Café-Graffiti, là où j'ai eu la grâce et le privilège de travailler.C'est avec vous, de cœur à cœur, d'âme à âme, dans les moments les plus difficiles comme les moments plus fripants que la semence a commencé à prendre racine.J'ai un profond attachement pour vous, les jeunes.C'est ça, pour moi ma définition des jeunes "marginaux de la me", des "délinquants", "itinérants", "sans-abris".Choisissez le qualificatif que vous voulez, pour moi ils sont des "Âmes Chercheuses".Et qui, souvent, TROUVENT, comme tu nous en témoignes dans ton article.Merci, Jonas, pour l'Espoir que tu as su insuffler en moi par ta propre expérience, ta propre expertise à suivre ton appel du cœur.À bientôt j'espère ! S*®" T Î* S' 2?^; j -W, .-f .* > "V'- (Note de l'éditeur: Ce texte est une réponse à une lettre de Jonas, parue dans le numéro février-mars 2003 du Journal de la Rue.Jonas est un jeune marginal, qui vivait sans domicile fixe à Montréal et qui a quitté pour s'installer en Gaspésie, où il mène une nouvelle vie.) Journal de la Rue/Vol.11 -4/Juin-Juillet/2003 blement et Soul 1095$ D.™ ILL Legal CD Hip Hop Producteur Chilly D, directeur artistique DJ Mini Rodz Pour les puristes du Hip Hop underground, 29 artistes de la scène locale se sont réunis pour vous offrir une collaboration complète.DJ Mana, Manspino.01 Etranjj, Shades of Culture, SP, Traumaturges, Muzion et bien d’autres.Voyez le vidéo clip à Musique Plus Distribué au Canada chez tous les bons disquaires par Outside Musique.Téi.(450) 446-0299 t me Knowledgist Une musique jeune tout en étant universelle, des messages qui ont quelque chose à dire sur la vie et l'espoir à se donner.Le rappeur B.U.The Knowledgist est accompagné par les rappeurs OL1KU (France), HD (New York), L'Queb (Québec) et DJ Crowd, ez les deux vidéoclips à Plus.¦jS?.* s ¦ IM Tél.(514) 333-6611 Par la poste au Journal de la Rue 4277 Ste.-Catherine Est Mtl., Qc., H1V 1X7 (514) 256-9000 anonymes ^gr souverains La chanteuse J-Kyll découvre un aujre monde Parmi les artistes qui ont participé à l'émission de radio Souverains Anonymes, il y a la jeune et dynamique formation Hip-Hop Muzion, groupe incontournable de la scène locale qui rappe autant en français, en anglais qu'en créole.Pour discuter de cette expérience, le Journal de la Rue a rencontré J-Kyll, chanteuse dans le groupe.Sylwia Skibinska Il y a deux ans et demi que Mohamed Lofti, l'animateur de l'émission, a lancé l'invitation à Muzion.La réponse ne s'est pas faite attendre: "Ça a été oui tout de suite", dit J-Kyll.Pour cette jeune femme déterminée, il est primordial de soutenir différentes causes: "Ce qu'on a à dire doit être entendu partout, même en prison." Les gars qui sont à l'intérieur des murs à Bordeaux proviennent d'un milieu qu'elle connaît bien, puisque le milieu de la criminalité lui est familier.Elle sait par quel chemin ils sont passés pour se rendre là où ils sont.C'était très important pour Muzion de leur livrer un message d'espoir, de courage ou tout simplement de partager un instant de plaisir."J'aurais pu finir de la même façon qu'eux, mais en vieillissant, j'ai acquis de la maturité et j'ai décidé de me concentrer sur les choses positives, sur la musique", m'explique J-Kyll.Durant la prestation de Muzion à Souverains Anonymes, elle a ressenti qu'un courant très fort passait entre les prisonniers et les membres du groupe." Ils écoutaient vraiment les paroles de nos chansons" et, le regard pétillant, elle ajoute: "J'ai vu dans leurs yeux ce que je n'ai pas vu depuis longtemps à l'extérieur: une sincérité profonde et en même temps, une lourdeur." Regard fixé sur la fenêtre, elle se remémore la journée passée à Bordeaux.J-Kyll m'explique ensuite que les poèmes des prisonniers l'ont énormément touchée, car elle connaît leur réalité."Leurs écrits étaient profonds et authentiques.Pour eux, c'est un besoin de s'exprimer et d'évacuer leurs émotions." Elle me parle ensuite de l'atmosphère étonnante qui règne à Bordeaux: "On dirait que c'est un monde dans un monde.C'est pas comme dans les films! Les prisonniers ont développé une autre façon de vivre.en dedans." Elle poursuit: "Ce qui a été difficile, ça a été notre départ.Les prisonniers nous ont reconduits à la sortie, mais rendus là, eux ne pouvaient pas traverser la porte.Nous, on est parti vers la liberté et eux sont restés." Les Souverains Anonymes Souverains Anonymes est une émission de radio enregistrée à la prison de Bordeaux qui donne la parole à des détenus qui y purgent une peine.L'émission est retransmise non seulement entre les murs de l'établissement carcéral, mais également sur les ondes de CIBL, CKRL et Radio Centre-Ville.Souverains Anonymes, c'est donc une fenêtre où communiquent le monde carcéral et le monde extérieur.C'est également une façon pour les détenus de s'évader par la poésie, la musique, le pouvoir libérateur de la parole.En plus, ils ont l'occasion de recevoir la visite d'invités spéciaux chaque semaine.Ainsi réunis, prisonniers et visiteurs philosophent, créent, rêvent, devenant ainsi des Souverains, le temps d'une émission.À ce jour, plus de 7 000 détenus de Bordeaux ont pris la parole au micro et plus de 350 invités ont vécu cette expérience unique.L'émission de radio Souverains Anonymes, diffusée à CIBL (101,5 FM) les jeudis à 18h, à CKRL (89,1 FM) les vendredis à 9h, ainsi qu'à Radio Centre-Ville (CINQ FM 102,3) les mardis à 15h.www.souverains.qc.ca Journal de la Rue/Vol.11 -4/Juin-Juillet/2003 Mes chers parents MLF Du dedans de mes murs en lointains horizons, Je m'assieds et pense à en perdre la raison.De votre amour, jadis, j'ai parfois abusé Et de votre confiance aussi, ma foi dépassée.Au fil des ans, je vous ai fait connaître Plus de mille tourments et des larmes peut-être.Ces pleurs que jamais je n'ai imaginés, Aujourd'hui me hantent et rongent mes pensées.Je voudrais vous le dire, vous le crier, Tout simplement sourire et puis vous aimer.Des ardeurs de la vie j'avais voulu goûter, Inconscient volontaire de refus provoqué.J'allais de mal en pis, j'y allais à grands pas.S'il n'eut été de vous, je n'en revenais pas.Et pourtant je croyais, prétentieuse innocence, Que je savais la vie, ses joies, ses déchéances; Je me suis mis dedans à gobe que-veux-tu Sida Jean-Pierre Lizotte (1997-06-13) Et suis noyé à n'en revenir plus.Vos pensées, vos sermons, aujourd'hui me reviennent.Comme autant de lumières, de joies quotidiennes.Ils ravivent mon âme à bras ouverts grands.Voici le renouveau de votre fils-enfant.Merci d'amour à vous, du plus profond d'ici, D'amour à vous donner, car enfin j'ai compris.Je ne veux pas mourir du sida; Je dois faire attention aux faux pas! Je suis séropositif depuis un an; Je l'ai su "en-dedans"! C'est une nouvelle qui m'a fait très mal; Je me voyais comme un animal! Je passais mon temps à pleurer, J'étais littéralement découragé! On m'a mis sur les médicaments Et on m'a adopté comme un enfant! J'ai vu que les gens s'occupaient de moi; Petit à petit est disparue ma croix! Je n'ai jamais autant eu envie de vivre; Je n'ai plus envie de survivre! J'apprends à avoir soin de moi; Avant, je me foutais de mon choix! Je dois prendre mes médicaments et bien me nourrir, J'ai découvert que c'était important de dormir! J'irai demeurer "chez ma cousine Evelyne"; Un toit est préférable à la cocaïne! Je ne veux pas mourir du sida; Je dois faire attention aux faux pas! Je suis séropositif depuis un an; Je l'ai su "en-dedans"! I ~w~ • J l| ** Louise Harel Députée de Hochelaga-Maisonneuve Québec 4* I 4* 4 I 4 Le cercle de la vie On vous fait consommer Pour mieux vous contrôler Et quand vous avez tout dépensé Vous continuez à travailler Pour mieux consommer Et continuer à vous faire contrôler Par cette société qui veut vous assimiler.Dirigée par quelques privilégiés Vous êtes aveugles ou vous dormez Il n'en tient qu'à vous de changer cette vérité.Si à dormir vous continuez Les privilégiés auront déjà gagné La société vous aura assimilés Et dans la noirceur, vous allez rester Car vous ne pourrez plus vous exprimer.Alexandre Brunet.17 ans Ce qui est important dans la vie, c'est d'avoir des repères et des valeurs.C'est d'ailleurs cela qui fait de nous ce que nous sommes, car si nous menons notre vie en fonction de ce que l'on croit et que l'on respecte, il y a peu de chances que nous allions à l'encontre de nos valeurs.J.C.M.15 ans.Victoriaville.Je suis très satisfaite du Journal de la Rue.Si je peux venir en aide ou simplement rendre service, je suis ouverte à cela.Car moi-même, j'ai un enfant à problèmes mais ça s'améliore depuis deux ans.Merci de votre collaboration, Diane.Dunham.Solitude immorale Dans l'étemelle solitude Où l'on est immergé, Peu de gens remarquent la magnitude Des dommages qu'elle peut engendrer.C'est une force de l'âme De pouvoir se perdre derrière une façade.Personne ne doit prendre le blâme, La société entière joue cette mascarade.L'individualisme a pris une grande place, Ce qui amène une question amère, La réponse me laisse de glace: Pourquoi sommes-nous sur terre ?Trop de gens sont seuls, Ce qui les pousse à l'acte immoral, Mais au fond, ce qu'ils veulent, C'est de prouver au monde entier qu'ils ne sont pas banals.Tous et chacun ont besoin de l'autre pour réussir Alors, prenons-nous tous par la main Ça nous fera grandir.Hâtez-vous, car de plus en plus rares seront nos lendemains.Maryo Boisvert.Montréal Plusieurs fois, j'aurais pu être tentée par la drogue, la cigarette, l'alcool, la pornographie.Mais grâce à mes croyances, j'ai pu comprendre que l'on trouve plus de bonheur ailleurs que dans ces dépendances.Plusieurs de mes amis ont un peu ces problèmes et moi, je leur avoue mon désaccord avec tout ça.Et je me dis que peut-être un jour ils comprendront.M.-L.L.15 ans.Victoriaville.À tous ceux qui souffrent, dites-vous que si le soleil brille, il fait de l'ombre et s'il y a de l'ombre, il faut bien qu'il y ait un soleil.Jacques.Montréal Bonjour, J'ai lu Le Journal de la Rue avec empressement.Je tiens à vous féliciter pour vos excellents messages publiés.Ces textes m'apportent un baume sur le cœur car de lire que des jeunes qui éprouvent de grandes difficultés s'en sortent, trouvent des solutions, des chemins pour apaiser leurs souffrances et que souvent, ils en ressortent grandis me fait dire "chapeau"! Bravo! Félicitations! Je suis bien contente de constater que notre société n'est pas si mal en point, qu'il y a beaucoup d'espoir en notre future génération.Encore bravo à toutes ces personnes qui partagent leur vécu et à toutes celles qui les aident, les encouragent à persévérer, à cheminer et à s'en sortir.Hélène Lalumière.Boisbriand.Félicitations à toute l'équipe du Journal de la Rue! Depuis deux ans, je suis abonnée à votre journal.Il s'améliore de plus en plus.J'ai aussi acheté deux t-shirts.Ne lâchez pas! PS: Faites produire des articles sur "Comment ces jeunes ont vécu leur secondaire et comment améliorer le système scolaire?".Monique Riendeau.Longueuil.Journal de la Rue/Vol.11 -4/Juin-Juillet/2003 RESSOURCES Général Centre de crise de Montréal Entraide logement Aide juridique Hochelaga (514) 864-7313 Tracom (centre-ouest) (514) 483-3033 Hochelaga-Maisonneuve (514) 528-1634 DPJ 1-800-665-1414 Iris (nord) (514) 388-9233 Aide aux parents et amis de Centre de référence du Grand L’Entremise (est, centre-est) (514) 351-9592 consommateurs de drogues Montréal (514) 527-1375 L’Autre-maison (sud-ouest) (514) 768-7225 Nar-anon Urgence-Santé 911 Centre de crise Québec (418) 688-4240 Montréal (514) 725-9284 Info-Santé (514)253-2181 L’Ouest de l’île (514) 684-6160 Quebec (418) 524-6229 Clinique des jeunes L’Accès (Longueuil) (450) 468-8080 Saguenay (514) 542-1758 au CLSC de ton quartier Archipel d’Entraide (418)649-9145 Décrochage scolaire Centre antipoison 1-800-463-5060 Centre de prévention du Education coup de fil (514) 525-2573 suicide inc.(urgence) (418) 683-4588 Revdec (514) 259-0634 MTS et sida Carrefour Jeunesse (514) 253-3828 C.O.C.Q.Sida (514) 844-2477 Association québécoise Info-sida 521-7432 Violence pour les troubles ou 281-6629 CALACS d’apprentissage Miel (418)649-1720 Montréal (514) 934-4504 (section de Québec) (418) 626-5146 Chaudières-Appalaches (418) 227-6866 Drogue et désintoxication CAVAC Hébergement de dépannage et d’urgence Centre Jean-Lapointe Mtl (514)381-1218 Montréal (514) 277-9860 Bunker (514) 524-0029 Québec (418) 523-1218 Québec (418)648-2190 Le refuge des jeunes (514) 849-4221 Pavillon du Nouveau point de vue (450) 887-2392 Groupe d’aide et d’info.sur le Chaînon (514)845-0151 Urgence 24 hres (514) 288-1515 harcèlement sexuel au travail (514) 526-0789 En marge (514) 849-7117 Portage (450) 224-2944 SOS violence conjugale (514)363-9010 Passages (514) 875-8119 Centre Dollard-Cormier Jeunesse (514) 982-4531 ou 1-800-363-9010 Regroupement des Le Pharillon (514) 254-8560 Centre national d’info.sur la maisons d’hébergement Drogue aide et référence 1-800-265-2626 violence dans la famille 1-800-267-1291 jeunesse du Québec (514) 523-8559 Centre Dollard-Cormier Adulte (514)385-0046 Trêve pour elles (514) 251-0323 Foyer des jeunes travailleurs (514) 522-3198 Un Foyer pour toi (450) 964-7077 Centre pour les victimes Auberge communautaire L’Anonyme (514) 236-6700 d’agression sexuelle (24h) (514) 934-4505 du sud-ouest (514) 768-4774 Cactus (514) 847-0067 Armée du salut (514)934-5615 Mutant (514) 276-6299 Dopamine et préfix (514) 251-8872 Oxygène (514) 523-9283 AITQ (Association des Lignes d’aide et d’écoute L’Avenue (514) 254-2244 intervenants en toxicomanie Tel-jeunes (514) 288-2266 L’Escalier (514)252-9886 du Québec) (450) 646-3271 ou 1-800-263-2266 Maison St-Dominique (514) 270-7793 Escale Notre-Dame (514)251-0805 Tel-aide et ami à l’écoute (514) 935-1101 Auberge de Montréal (514) 843-3317 FOBAST (418) 682-5515 Jeunesse-j’écoute 1-800-668-6868 Le Tournant (514) 523-2157 Alanon & Alateen (418) 990-2666 Suicide action Montréal (514) 723-4000 La Casa (Longueuil) (450) 442-4777 Alcooliques Anonymes Québec (418) 529-0015 Centre d’écoute téléphonique Maison Dauphine (418) 694-9616 Montréal (514) 376-9230 et de prévention du suicide Armée du Salut pour homme (418)692-3956 Laval (450) 629-6635 «accueil-Amitié» (418) 228-0001 Mission Old Brewery (514) 866-6591 Rive-Sud (450) 670-9480 (Il existe 35 centres de prévention Mission Bon Accueil (514) 523-5288 Dianova (514) 528-5594 du suicide au Québec.Le 411 peut vous référer le numéro de La maison du Père (514) 845-0168 Famille téléphone du centre le plus près Alimentation Familles monoparentales (514) 729-6666 de chez vous.) Le Chic Resto-Pop (514)521-4089 Maisons de jeunes (514) 725-2686 Cocaïnomanes anonymes (514) 527-9999 Jeunesse au Soleil (514) 842-6822 Grossesse secours (514) 274-3691 Déprimés anonymes (514) 278-2130 Café Rencontre (418) 640-0915 Chantiers jeunesses (514) 252-3015 Gamblers anonymes (514) 484-6666 Café de l’Espoir (418) 648-1079 Réseau Hommes Québec (514) 276-4545 Narcotiques anonymes (514) 249-0555 Patro Roc-Amadour (418) 529-4996 ou (418)649-0715 Pignon Bleu (418) 648-0598 ou 1-800-463-0162 YMCA de Québec (418) 522-3033 Outremangeurs anonymes (514) 490-1939 Armée du Salut (Centre communautaire et familial) Espoir et vie La Marie Debout (Centre d’éducation des femmes) Armée du salut (418) 524-6758 ou (418) 648-1079 (418) 576-5092 (514) 597-2311 (514) 288-7431 Parents anonymes Nicotine anonymes Alanon et Alateen Ligne Océan (santé mentale) Sexoliques Anonymes (514) 288-5555 ou 1-888-603-9100 (514)849-0131 (514) 866-9803 (418) 522-3283 (514) 522-3283 Il y a un centre d’éducation des adultes près de chez vous.1-800-361-9142.Lire, écrire et compter c’est un minimum.Abonnez-vous! au Journal de la Rue Nom: ____Prénom: __ Adresse: Ville: C.P: Téléphone: Toute contribution supplémentaire pour soutenir notre travail est la bienvenue.1 numéro - 4,95$ + tx.1 an / 6 numéros - 24,00$ + tx.2 ans / 12 numéros - 43,20$ + tx.3 ans / 18 numéros - 58,50$ + tx.International -39$ Can.1 an Chèque ou mandat à l’ordre du Journal de la Rue, 4265, Ste-Catherine Est Mtl, Qc, HIV 1X5, (514) 256-9000. Claire Lévesque La violence, état Gilles Van Grasdorff et Roland Séroussi France-Empire lieux Si vous désirez comprendre le phénomène de la violence, savoir comment se manifeste le désarroi chez les jeunes, comprendre le phénomène de sectes et pourquoi elles suscitent de l'inquiétude.Si vous voulez aussi découvrir des antidotes tels l'intégration, le dialogue et l'écoute, vous devez lire ce livre! À ne pas manquer dans le prochain numéro: L'intimidation Changer le cours de la vie de votre enfant William Voors Editions Sciences et Culture Ce livre peut être une source d'informations significative pour les parent, les éducateurs et les intervenants.L'intimidation est un problème qui peut mener l'enfant à des comportements nuisibles pour lui et dangereux pour les autres.L'intimidation peut détruire un enfant.Il faut y voir! «bJiying» Le pouvoir de négocier S'affronter sans violence: l'espace gagnant-gagnant en négociation François Délivré InterEditions L'auteur y expose un mode de négociation pragmatique, dédramatisé et efficace qui mène à des rapports durables et qui profite aux deux parties.On y traite de l'aspect psychologique, de l'aspect organisationnel et de l'aspect pratique.Ce livre peut vous être utile sur le plan personnel autant que professionnel.Violence chez les jeunes Collectif de l'Association scientifique pour la modification du comportement Éditions Sciences et Culture Comment enrayer la violence si on n'en connaît pas les origines?Ce livre nous permet d'identifier les foyers d'origine de la violence et nous indique les moyens de contrôler ce fléau.A partir d'une meilleure compréhension du problème, on peut en arriver à le résorber et à favoriser un développement plus harmonieux des jeunes.Un excellent document pour les intervenants! LE SITE WEB BU CAFE-GRAFFITI FAIT PEAU MEUVE! Internautes, à vos claviers! Prochaine destination: www.cafegraffiti.net Si vous avez un problème de jeu MISE SUR TOI 1 866 SOS-JEUX 1 866 767-5389 MC 26\ Journal de la Rue/Vo 1.11 -4/J u in - J u i I let/2003 ">
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