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Titre :
Le journal de la rue
Le Journal de la rue regroupe des textes d'information et des témoignages touchant des sujets souvent occultés par la société tels la toxicomanie, la prostitution, la violence et la criminalité, tout en proposant des ressources utiles.
Éditeur :
  • Montréal, Qç :[Le journal de la rue],1993-2003
Contenu spécifique :
Octobre - Novembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
Notice détaillée :
Lien :

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Références

Le journal de la rue, 2003, Collections de BAnQ.

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ouveau regard sur la pauvreté Journal de la Rue Vol 12, No.2, octobre / novembre 03 Les dessous#! Festival Juste Pour Rire SOCIETE La pub: outil de prévention?COMMUNAUTAIRE Prendre ses finances en main www.cafegraffiti.net 77831301041102 Il l'a écrit à 15 ans! «Patrick et Raymond en Chine».4.95$ {près Ut pluie.Le beau Maman ! J’ai trouvé le conte illustré de Patrick Viger.Moi, je viens de terminer «Après la pluie.Le beau temps», un recueil de textes à méditer écrit par son père, Raymond Viger.Ça m’a aidé à exprimer mes émotions et à passer au travers d'une période de crise.9.95$ Moi, j'ai lu «L'Amour en 3 Dimensions».Un roman humoristique qui parle de la relation à soi, à autrui et à son environnement.Une façon de dédramatiser les événements qui nous bousculent.19.95$ On peut trouver ces livres des Éditions TNT en librairie, en ligne au www.cafegraffiti.net ou les commander par la poste auprès du Journal de la Rue.(ajouter 2$ pour les frais de livraison). Hfl! Les publicités sociales qui nous font mai Editorial Raymond Viger La dernière publicité re^ue au Journal de la Rue a créé un grand débat et tout un émoi.Pouvions-nous prendre le risque de l’accepter?Une page pleine en couleur.Wow! C’est plaisant pour aider à payer une partie de la facture d’imprimerie qui commence à être salée.À première vue, l’annonceur a une mission qui se rapproche de la nôtre; Éduc-alcool.La publicité arrive sur mon bureau.Elle soulève un problème de conscience.J’imagine mes amis, membres de différentes fraternités telles que les Alcooliques Anonymes qui arriveraient face à face avec cette publicité dans le Journal de la Rue.La question est lancée.Je ne peux prendre seul la décision de l’accepter et je profite d’une réunion du comité de lecture pour la présenter.Certains se questionnent sur la pertinence de dire à des jeunes que l’alcool n’est pas un problème si elle est prise avec modération.Il faudrait parler des signes de dépendance, de perte de contrôle.D’autres considèrent aussi que la présentation visuelle de l’annonce donne soif par l’attrait de toutes les sortes de verres présentés.Même le fond de la publicité est associé à un verre de bière format géant! porté à d’autres publicités sociales.Loto-Québec termine ses annonces de loteries en disant qu’il faut avoir 18 ans pour acheter des billets de loteries.Le fruit défendu ne devient-il pas un incitatif à faire comme les grands?Ce genre d’avis a-t-il un impact réel pour ne pas inciter les jeunes à acheter des loteries?\\ Nous sommes obligés de nous questionner sttr lu vocation d’Éduc-Alcool}/ Réaction du rédacteur en voyant la publicité d’Éduc-Alcool.\\la modération n 'existe pas pour ceux qui ont des problèmes d'alcool.}} Nous sommes obligés de nous questionner sur la vocation d’Éduc-Alcool.Étant financé par les producteurs d’alcool, quel est le mandat précis de cette institution : éviter les abus d’alcool ou de favoriser sa consommation?Est-ce que ce genre de publicité tente de nous donner bonne conscience et d’éviter de regarder la réalité d’un problème social?Ce questionnement s’est ensuite trans- Avons-nous trouvé le meilleur moyen de promouvoir une société plus humaine et plus sensibilisé aux causes sociales?Jusqu’où les annonceurs ont un devoir d’agir en bon père de famille?Les petits caractères sous les publicités de fabriquants automobiles mentionnent : « Ce que vous voyez est réservé à des pilotes professionnels sur des pistes d’essai.» Encourageons-nous les excès de vitesse, la conduite dangereuse et la rage au volant?On tente de nous vendre un véhicule en nous montrant les performances qu’elle peut atteindre mais qui serait illégal et dangereux de tenter! Si chaque annonceur prenait sa responsabilité au sérieux, si chaque annonceur agissait en bon père de famille, nous pourrions, tous ensemble, promouvoir une société où il ferait bon de vivre ensemble.Les organismes communautaires n’ont ni le budget, ni la capacité de concurrencer la violence ou l’attrait de certaines annonces publicitaires.Il existe des fonds d’investissements verts pour protéger l’environnement, des fonds d’investissements éthiques pour favoriser des entreprises plus respectueuses.Est-ce que ces fonds analysent l’impact social des publicités véhiculées par ces entreprises?Pour tenter de solutionner le problème, nous avons demandé à Éduc-Alcool de nous proposer une autre publicité.Une qui respecterait mieux la sensibilité de nos lecteurs et susceptible d’être présenté au grand public.Ils ont refusé.Depuis sept ans, ils présentent cette publicité dans plusieurs médias.C’est la publicité qui représente la mission d’Éduc-Alcool.Nous avons vérifié auprès d’un média communautaire qui travaille avec des gens qui ont des difficultés avec l’alcool.Ils n’ont reçu aucune plainte et n’ont pas hésité à publier cette annonce.Pouvons-nous risquer d’accepter de présenter cette publicité?Même si des agences de communication nous disent rechercher le bien-être de notre société, cette publicité le fait-elle vraiment?Nous avons décidé de faire paraître cette annonce d’Éduc-alcool.Nous voulons connaître vos commentaires.N’hésitez pas à nous écrire et à utiliser le forum sur notre site internet au www.cafegraffiti.net.Certains l’ont déjà dit: la modération n’existe pas pour ceux qui ont des problèmes d’alcool.Visiter le: www.cafegraffiti.net Octobre/Novembre 2003 i Vol.12.2 < Journal de la rue | Sommaire Volume 12 numéro 2 oct-nov.2003 68 000 exemplaires / 210 800 lecteurs Publication bimestrielle Le Journal de la Rue et le Café-Graffiti 4265 Ste-Catherine Est, Montréal HIV 1X5 Tél.: (514) 256-9000 Fax: (514) 256-9444 E.: journal@journaldelarue.ca Rédaction (514) 256-4467_____ Publicité (450) 227-8414 Raymond Viger Coordination (514) 259-1763 Danielle Simard Abonnement (514) 256-9000______ Lyne Déry, Steve Bouchard Graphisme / Infographie________ Duy Tran, adjoint à la rédaction Jean-Loïc Rodriguez Relations publiques (514) 259-4926 Vincent Guimond Café-Graffiti (259-6900)_______ Francis Rodrigue, Julien Cloutier Catherine Levasseur, Jean Thibault Photographie page couverture Mascotte Victor sur fond de Duy Tran Collaborateurs Sylvie Dumont Marie-Hélène Proulx Sylvie David Poirier Mathieu Chagnon Alain Martel Louise Gagné Nicole Sophie Viau Claire Lévesque Martin Ouellet Jean-Claude Leclerc Noémie Stauffer Wendy Isson Pascal Mission: Favoriser, supporter et développer des projets novateurs permettant au milieu de retrouver son pouvoir d’action et son autonomie.Aider et favoriser le développement et l’autonomie des jeunes souvent marginalisés en leur offrant des activités créatrices et formatrices.Défendre et promouvoir les intérêts des jeunes en sensibilisant, informant et éduquant la population sur les besoins de nos jeunes et sur la façon d’être un adulte responsable et significatif.Promouvoir le développement d’une société plus humaine, sensibiliser aux différents phénomènes sociaux et faciliter les relations entre les différents acteurs et partenaires.Nous SOMMES membres: AQS AITQ FPJQ BTElrl AMECQ SoPREF Association québécoise en suicidologie Association des intervenants en toxicomanie du Québec Fédération professionnelle des journalistes du Québec Bureau de vérification de la distribution Association des médias écrits communautaires du Québec Société pour la promotion de la relève musicale de l’espace francophone Fonds Jeunesse Québec Le Journal de la Rue a un fonds de réserve pour l’argent provenant des abonnements.Au fur et à mesure que les journaux vous sont livrés, l’organisme récupère les frais dans ce fonds.Une façon de protéger votre investissement dans la cause des jeunes et de vous garantir la livraison de votre Journal de la Rue.La reproduction totale ou partielle pour un usage non pécuniaire des articles est autorisée, à la condition d’en mentionner la source.Les textes et les dessins apparaissant dans le Journal de la Rue sont publiés sous la responsabilité exclusive de leurs auteurs.Nous aimerions recevoir vos commentaires.Ne vous gênez pas pour nous envoyer vos textes et/ou dessins pour une publication éventuelle.La rédaction se réserve le droit d’abréger les lettres reçues.Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada, par l’entremise du Programme d’aide aux Publications (PAP), pour nos dépenses d’envoi postal, no.d’enregistrement - 07638 - !** rW Loto-Québec et Éduc-Alcool ont-ils des publicités pour prévenir le gambling et l’alcoolisme ou tentent-ils de nous faire consommer plus?Page 3 Grande controverse au Festival Juste pour Rire.Le Hip Hop aura-t-il encore sa place en 2004?Entrevue exclusive avec Constance Rozon.Page 5 L’avenir du Hip Hop aux Francofolies de Montréal.Laurent Saulnier témoigne de ses expériences avec la culture underground.Page 9 La culture Hip Hop présente sa réalité.Critique de films et d’événements avec DJ Mini Rodz et MGM.Page 11 Certains ferment les yeux pour ne pas la voir.La pauvreté des enfants d’Amérique du Sud, une réalité bouleversante.Page 12 Une nouvelle économie, une nouvelle autonomie.Les entrepreneurs communautaires créent leur propre revenu.Page 16 Louise Harel rencontre les Souverains Anonymes à la prison de Bordeaux.Quand la prison devient un lieu de changement.Page 18 Rencontre avec un éditeur pour les jeunes auteurs.Les Éditions Joey Cornu, une nouvelle vision de l’écriture et de l’expression des jeunes.Page 20 Les lecteurs et les organismes nous écrivent, s’expriment, nous invitent à participer à leur congrès et colloques, à participer comme bénévoles et à utiliser leurs ressources.Page 22 Une lectrice nous dévoile un nouveau regard sur le taxage.Auprès de qui devons-nous intervenir le taxeur ou le taxé?Page 23 Chronique d’un travailleur de rue.Alain Martel nous entretient sur la solidarité et le besoin urgent d’avoir des leaders communautaires.Page 24 Est-ce le temps de vous réabonner, d’abonner un ami ou un proche?Acheter un CD, un livre, un T-shirt est un moyen de soutenir notre travail auprès des jeunes.Merci! i Journal de la Rue > Vol.12.2| Octobre/Novembre 2003 Visiter le: www.cafegraffiti.net icusee par i» ## ¦ j.Œs8S§s du Festival Juste pour Rire Culture Hop, Constance Rozon s’explique.Raymond Viger Contexte de cette enquête.Le danseur Johnny Skvwalker est approché par Constance Ro/on lors du lancement du CD III Legal à l'automne 2001 au Cabaret Juste pour Rire.Après avoir dansé pour le Festival Juste pour Rire en 2002, Johnny Sk\ waker se plaint des agissements de Constance Rozon.Ensuite un deuxième.Je commence à recevoir des numéros de téléphone d’artistes qui peuvent confirmer les plaintes.L'histoire d'horreur commence à prendre forme.Après avoir passé une cinquantaine d'entrevues, j'ai arrêté de les compter.J’ai continué pour m’assurer de trouver des artistes qui ont été satisfaits de leur passage au Festival Juste pour Rire.J'ai atteint la soixantaine d'entrevues.La majorité n’a pas voulu être identifiée.Ils ont peur des représailles, d'être boycottés.Parmi les quelques artistes satisfaits, on pouvait parfois sentir que les mâchoires étaient crispées, que les réponses étaient «politiquement correctes ».Johnny s'infonne: « Quand est-ce que tu publies ton article?» Il a hâte que j’accouche! Les plaintes sont multiples.Certaines peuvent se vérifier, d'autres non.Certaines demeurent personnelles, d'autres ont un fondement professionnel.Les rumeurs Je regarde les tonnes de papier que j'étends devant mon bureau.Par quel bout commencer, quel angle choisir?Le Journal de la Rue est un magazine d’information et de sensibilisation sérieux.Nous ne sommes pas un journal à potins ou une machine à rumeurs.En publiant l’article, l’objectif visé est de toucher les différents acteurs, les sensibiliser aux besoins de l'autre et éviter de creuser le fossé.Je dois tenter de créer un pont pour que les gens puissent apprendre à se connaître et, éventuellement, travailler ensemble.Au Journal de la Rue, on ne se contente pas de simplement écrire un article, il faut aussi que cela apporte un changement positif dans notre société.Une responsabilité parfois étouffante, parfois suicidaire qui m’a amené à créer un comité de lecture et un comité de rédaction.Pas question de rester seul devant une si grande responsabilité.Je fais une première maquette d'un article que je pourrais écrire à partir des seuls commentaires des artistes rencontrés.Je distribue cette ébauche à quelques personnes de confiance pour m’orienter, pour nourrir ma réflexion.L'orientation du texte se précise.Plusieurs entrevues réalisées ne seront pas publiées dont deux avec l'Union des Artistes.Je dois me limiter, je n’écris pas un livre, mais un article.COLUMBO Pour comparer les méthodes de travail avec une autre institution similaire, j’obtiens une entrevue téléphonique avec Laurent Saulnier.Avec tous les éléments en main, je termine avec Constance Rozon.Armé de questions générales, mais bien préparées, j’ai mené l’entrevue un peu comme Colombo aurait mené son enquête.La seule entrevue que j'aurais aimé pouvoir rajouter est celle de son frère Gilbert.Malheureusement, j’attends encore son retour d’appel.J'ai cru comprendre qu’il était en vacance à la suite du Festival.Le dead line pour publier ne m’a pas permis d’attendre encore plus.Visiter le: www cafegraffiti net ‘Noi ;/;r .2003 .Vol.12.2 < Journal de la rue | B-boy Crookyd, Illmatic Style L’article terminé, je choisis quatre artistes représentatifs et crédibles du milieu Hip Hop.Je leur fais lire mon texte.Je prends leurs commentaires en note et je les rajoute à la fin de l’article.Ils décident finalement de les enlever.Ils préfèrent créer leur propre chronique sur les difficultés de la com-mercialisation de la culture Hip Hop.L’article n’est pas encore publié et déjà, il y a des retombées positives pour les jeunes.J’ai eu, pendant un an, une bombe sur ma planche de travail.J’espère avoir eu la capacité de bien diriger son intensité.Dans quelques mois, je vais fêter mes 30 ans d’écriture communautaire à travers différents médias.Je ne pensais pas vivre tant d’intensité en approchant de cette étape.J’ai écrit plus de 8 articles différents avant de vous présenter celui-ci.Compte tenu de tout ce que nous avons vécu et de tout ce que nous aurons à vivre avec cet article, je me suis permis ce préambule.Rozon pour lui mentionner: «Nous sommes prêts à travailler pour toi, nous aimons et respectons ton Festival.Mais il n ’est plus question que nous travaillions avec Constance Rozon.» Pourtant, d’autres artistes du Hip Hop ont apprécié leur expérience au Festival Juste pour Rire et nous disent ne pas avoir eu de problèmes avec Madame Rozon.Nous avons rencontré Constance Rozon, responsable de l’introduc- revient sur la table à « Sur les 12 artistes prévus, tion de la culture Hip maintes reprises |/f# S6Ul S BSt ptésetlîé! » Hop sur les scènes La relève Dans le contexte des festivals, il est vrai que les grosses machines commerciales donnent des cachets intéressants à des artistes de renom, ceux qui peuvent attirer la foule.Mais qu’en est-il au juste de la relève?Suite à de nombreuses plaintes des artistes Hip Hop de la scène de Montréal, le nom d’une organisation depuis plus d’un an : Le Festival juste pour Rire.Un nom dans cette organisation est clairement identifié : Constance Rozon, la soeur de Gilbert Rozon, la personne en charge de dépister et d’engager les artistes du Hip Hop, autant de la scène locale de Montréal que les artistes internationaux.Certains artistes ont tout de même accepté de travailler pour Constance Rozon dans des conditions contraires à leur principe et à leurs valeurs.Ils l’ont fait en nous disant avoir peur des représailles de Constance Rozon.« Va-t-elle nous faire barrer partout si on ne lui obéit pas?», se questionne un artiste qui a préféré taire son identité.Les plaintes Mais qu’a-t-elle fait de si grave cette Constance Rozon?Plusieurs ont rapporté que Constance s’énerve à rien, crie facilement après le monde, manque de respect, qu’elle ne veut rien entendre.«Je trouve ça dommage.C’est une bonne personne.Elle sait ce qu ’elle fait.Mais je l’ai vu sauter sa coche devant moi.Il y a quand même des façons de faire », de dire Eugénio, producteur du DMC, une compétition des meilleurs DJ qui s’est associé au Festival Juste pour Rire cette année.Karl Didier, producteur du Festival Hip Hop 4Ever, aurait même rencontré Gilbert du Festival Juste pour Rire elle a répondu à nos questions.I Journal de la Rue > Vol.12.2 ! Octobre/Novembre 2003 L’avenir du Hip Hop au Festival Juste pour Rire Je ne suis pas une personne du milieu Hip Hop.J’ai commencé à faire du repérage de spectacle, notamment pour le théâtre.Par hasard, à New York, j’ai eu la chance de voir un spectacle underground de breakdance.J’ai été charmée.Pendant des années j’ai voulu introduire le breakdance.En 2002, le Festival a fait un test et en 2003 on a introduit le Hip Hop à la scène.On tripe et on est content quand on amène un nouveau spectacle, même s’il n’est pas dans la lignée des spectacles d’humour.Gilbert Rozon aime les nouvelles choses.Si on peut aider une culture, quelque chose de nouveau, on va le faire.Ce n’est même pas une question d’argent.Visiter le: www.cafegraffiti.net Plusieurs ont rapporté que Constance s’énerve à rien, crie facilement après le monde, manque de respect, qu’elle ne veut rien entendre. Quand on produit les choses que l’on aime, cela fait le succès de l’événement.Je ne sais pas encore si le Festival Juste pour Rire va décider de conserver le Hip Hop pour 2004.C’est peut-être réservé à une élite.Doit-on investir autant de temps sur une culture qui ne semble pas avoir assez de public?Pourquoi le public n’a pas Grande primeur Nous venons d’apprendre qu’officiellement le Hip Hop aura sa place au Festival Juste pour Rire en 2004.Les préliminaires américaines et canadiennes de la compétition internationale de Break Dance « Battle of the Year» seront organisés par le Festival Juste pour Rire.Les gagnants pourront aller à la grande finale en Europe.Astiquez vos souliers de danse et entraînez-vous pour cette grande compétition internationale de Break Dance.Scènes tirées du vidéo « CallOut» de Johnny Skywalker été présent tout le long des onze jours de programmation pour soutenir les 150 artistes Hip Hop que l’on a présentés?Les difficultés Il n’est pas évident de savoir d’où vient le problème.Est-ce moi?Je ne sais pas.Certains artistes sont très sympathiques et fonctionnent bien.Pour d’autres, il m’est arrivé d’avoir à laisser jusqu’à 20 messages avant d’avoir un retour d’appel! Où est la nécessité d’avoir à courir après les artistes du Hip Hop pour leur offrir nos scènes?Je n’ai pas à être une mère pour tout le monde.On a eu d’autres incidents tels que des rappeurs qui ne se présentent pas pour les sound check, d’autres qui arrivent en retard pour des entrevues avec les médias malgré une confirmation faite la veille.Quoique dans leur contrat il soit clairement spécifié que personne d’autre que les artistes ne doit être présent dans le back stage, tous leurs amis s’y sont retrouvés (coulisses réservées aux artistes qui se préparent à entrer ou qui viennent de sortir de scène).Il y a eu beaucoup de vol, même que la police a dû intervenir.Nous avons demandé de voir une pratique pour évaluer leur potentiel avant de confirmer leur présence au Festival.Pour certains groupes, il a fallu attendre de décembre jusqu’à mai! C’est frustrant; moi, ça me vide.Dans le cas d’un certain groupe, nous avions rendez-vous un samedi pour assister à leur pratique.J’ai déplacé quatre personnes du Festival.Sur les 12 artistes prévus, un seul s’est présenté! Ils ont demandé de remettre le tout au dimanche.Le Festival n’est pas habitué de travailler comme cela et a décidé d’annuler la prestation de ce groupe.Constance la méchante Quand je tente de leur ramener cette réalité, je passe pour la mauvaise femme, celle qui fait la morale.Et pendant tout le Festival, les techniciens me mettaient de la pression pour s’assurer que tout baignerait dans l’huile.J’ai vécu un vrai cauchemar.Ça prend beaucoup d’énergie.Le Hip Hop international Avec les Européens et les Américains, c’est très différent.Ils ne sont pas en retard aux rendez-vous, au contraire, ils sont d’avance, ils me fournissent rapidement leur matériel, ils sont polis, ne prennent jamais d’alcool pendant les prestations.Mais on ne peut se comparer avec les Américains.Le bassin de population n’est pas comparable.Là-bas, tout est gros.Une pièce de théâtre qui pourrait tenir l’affiche deux semaines à Montréal, tiendrait l’affiche deux ans à New York.Ici le Hip Hop est une culture underground, à New York, c’est main stream, un comptable va écouter du Rap.Mon appartement à New York est près des ghettos.Pourtant les gens là-bas ne manquent pas de discipline.Aux États-Unis, les loyers sont tellement chers et il n’y a pas d’assurance comme ici.Peut-être que cela t’oblige à être plus discipliné.Les artistes étrangers pratiquent beaucoup plus.J’en ai vu se pratiquer à tous les jours, sept jours sur sept, sans même savoir si nous les prenions officiellement.Peut-être parce que les possibilités y sont plus grandes, que cela donne plus d’espoir.En France il y a des festivals partout, les artistes sont mieux payés.Ils prennent cela très au sérieux.Les solutions Les artistes de Montréal ne veulent pas avoir un autre travail pour se garder disponible pour un spectacle par mois.Pourtant, avoir un travail te permet d’acquérir une discipline, de te donner une structure, d’établir une relation avec l’autorité, de t’aider dans tes finances.Le travail c’est un enseignement pour travailler avec le monde, pour avoir un équilibre dans ta vie.S’il le faut, prend une journée * Hip-Hop main stream: Hip-Hop commercial Visiter le: www.cafegraffiti.net Octobre/Novembre 2003 j Vol.12.2 < Journal de la rue | « Ça fait mal, parce qu’elle a raison sur presque toute la ligne** de congé à ton travail si tu as un spectacle à donner.Quand tu auras à prendre trop de congés, tu pourras laisser ton travail, ton cheminement artistique te permettra de vraiment vivre de ton art.C’est peut-être à nous les dirigeants de festivals, à faire des échanges pour les supporter, appeler d’autres festivals pour les faire connaître, que le gouvernement leur donne des bourses pour les soutenir.Commencer à créer une raison d’être, à leur donner de l’espoir.Il va falloir que quelqu’un les aide à s’organiser.Je ne parle pas de gérants d’artistes.Je préfère parler directement avec les artistes.J’ai déjà négocié avec un gérant dont son artiste avait manqué un rendez-vous.Il m’a dit: «Faut vous habituer, c ’est ça le Hip Hop.» Non, je ne m’habituerai pas.Tout le monde a des échéanciers à respecter.Est-ce que je vais pouvoir faire une différence?Est-ce que les scènes vont se remplir?Il y a eu des spectacles comme Kardinal Offishall, un gros nom de Toronto.Il n’y a eu que 300 à 400 personnes.Est-ce que le Hip Hop est un spectacle pour une élite?Est-ce accessible pour un public plus large?Il n’y a rien ici qui centralise l’information et qui peut l’apporter au public.On doit pouvoir faire une différence, les aider, parce que ce sont des artistes de chez nous.Opinion des représentants de LA CULTURE HlP HOP J’ai fait relire cette entrevue à des membres très impliqués et reconnus dans la culture Hip Hop: le producteur d’événement, DJMiniRodz, le producteur de beat Chilly D, le rapper MGM et à DJ Naes.Après avoir eu ce commentaire: « Ça fait mal, parce qu ’elle a raison sur presque toute la ligne », ils décident de mettre sur pied un comité de réflexion sur l’avenir du Hip Hop au Québec.Ils vont nous présenter une nouvelle chronique qui résumera leur position.À ne pas manquer dans les prochains numéros.En ce qui concerne Johnny Skywaker, le danseur qui a initié toute cette enquête, il nous mentionne: «C’est vrai que les rappeurs se permettent d’arriver en retard, mais ce n ’estpas le cas de tous les artistes du Hip Hop.Ce sont surtout les danseurs qui ont eu le plus de difficultés avec Constance Rozon.Il y a eu 150 groupes Hip Hop sur une quinzaine de jours.Je pense que c ’était beaucoup trop! ».Si le jeu n'est plus un divertissement.MISE SUR TOI 1 866 SOS-JEUX 1 866 767-5389 I Journal de la Rue > Vol.12.2 Octobre/Novembre 2003 Visiter le: www.cafegraffiti.net w* #'J>* f -'i - Î La place du Hip Hop aux Francofolies.A.I*_ ^ Culture Entrevue avec Laurent Saulnier Laurent Saulnier est le vice-président à la programmation pour les Francofolies.Le Journal de la Rue l’a rencontré pour mieux faire connaître son point de vue et mettre en perspective la difficulté des jeunes artistes de se faire accepter par cette institution.Vision du Hip Hop Personnellement, je dois l’avouer, je suis un fan du Hip Hop.Je ne suis pas un fan du gangster rap*.Je suis plus subtil.Les artistes du Hip Hop sont intelligents, extrêmement bright avec toutes les qualités et les défauts que cela implique.La qualité d’une intelligence vive, rapide d’esprit, avec le défaut d’être rusés, sournois.Difficultés de la culture Cependant, je suis un peu triste que la culture Hip Hop tourne en rond depuis un à deux ans.Pas juste à Montréal, mais aussi aux États-Unis et en France.J’ai hâte que quelque chose de nouveau brasse la cage, que le Hip Hop retrouve ses lettres de noblesse.Il faut de la nouveauté, quelque chose pour nous essouffler.La dernière grande claque a été Sain Supa Crew.Depuis ce temps, il n’y a pas eu de groupes Hip Hop qui m’ont impressionné.Les solutions Je n’ai pas idée de ce que pourrait être ce changement à venir, sinon je serais millionnaire! Mais je reproche aux gens du milieu Hip Hop québécois de communiquer en circuit fermé.Et ce problème s’accentue.Malgré l’effort d’ouverture il y a 5 ou 6 ans, cela demeure un milieu où il est difficile d’y pénétrer.À cette époque, les gens du milieu semblaient croire que leur musique pouvait rejoindre tout le monde.Cela a possiblement créé une désillusion totale.Nous sommes tous très contents quand un album Hip Hop se vend à 20 000 copies.Le milieu espérait en vendre 50 ou 100 000! Est-ce que cette désillusion a créé un refoulement?Au lieu d’être plus ouvert, le milieu se retrouve plus refermé sur lui-même.Des groupes tels que Muzion, malgré qu’ils aient signé avec une grosse boîte comme Vik recording BMG Canada, n’ont pas été soutenus suffisamment par leur maison de disques.Je n’ai pas entendu parler d’un deuxième single pour l’album.Perception des artistes Ce n’est pas toujours facile de négocier avec le milieu Hip Hop.Tout découle du nombrilisme du milieu: les artistes se parlent entre eux.Je n’ai pas 22 ans, j’en ai 40.En 1982, j’écoutais Grand Master Flash.Je n’ai pas le même langage que le milieu Hip Hop d’aujourd’hui.Relation de Saulnier avec l’underground Je n’ai pas de difficulté à entrer dans un show Hip Hop.Je ne tiens pas à être ami des gens du milieu Hip Hop ou de n’importe quel autre milieu.Mon travail c’est de faire travailler tout ce monde.On me considère main stream, comme l’ennemi à abattre.Pourtant, je ne vois rien dans le Hip Hop qui pourrait remplir le Spectrum présentement.Pas un seul groupe Hip Hop, même provenant de la France.Certains me parlent d’un sombre rappeur marseillais.Les gens sont déconnectés de la valeur de certains artistes.Souvent les CD de ces artistes ne sont même pas distribués! Il y a un manque de réalisme.1 Gangster Rap : Style de musique rap associé avec la gang de rue urbaine et caractérisé par la violence et le langage cru.Octobre/Novembre 2003, Vol.12.2 < Journal fi I Visiter le: www.cafegraffiti.net ’ ' Le message que je pourrais lancer au milieu Hip Hop c’est de faire le « basic» que beaucoup d’artistes ne font même pas.Photo : Jean-François Leblanc Relation des Francofolies AVEC LE MILIEU HlP HOP Aux Francofolies, on conserve des scènes extérieures gratuites parce que c’est important de leur donner une vitrine.On devrait continuer à les soutenir de cette façon.Nous traitons tous les artistes, locaux ou internationaux sur un pied d’égalité.11 n’y a aucun privilège spécial pour les artistes internationaux.11 n’y a aucune discrimination de sexe, de couleur ou de culture musicale.Chez nous, il y a toujours des contrats écrits, des ententes claires.Tout le monde a le droit à son contrat qui respecte les engagements envers l’Union des Artistes.Les solutions Le message que je pourrais lancer au milieu Hip Hop c’est de faire le «basic» que beaucoup d’artistes ne font même pas.Pourquoi suis-je obligé d’appeler les gérants d’artistes?Ça serait le fun qu’ils m’envoient leur CD et leur matériel.C’est la base.Faites au moins le minimum.On écoute tout ce que l’on reçoit.Je ne demande rien de mieux.Je crois que le Hip Hop doit trouver la façon d’être une musique de masse, populaire.Les artistes refusent cette ouverture qui leur serait pourtant profitable, pas juste financièrement, mais aussi émo-tivement.Le Café-Graffiti a travaillé pendant trois années à gérer une scène underground aux Francofolies.Le Café-Graffiti est un organisme communautaire travaillant à offrir des outils et des moyens d’expression pour les jeunes marginalisés, notamment de la culture Hip Hop.Raymond Viger, directeur de l’organisme, et Francis Rodrigue, directeur artistique, ont laissé des messages pendant 1 an et demi pour pouvoir présenter de nouveaux concepts et donner un nouveau sens à cette scène Hip Hop.Hélas, aucun retour d’appel de Monsieur Saulnier.Avec cet article, nous venons d’apprendre, plusieurs années plus tard, qu’il avait décidé d’arrêter de présenter du Hip Hop à ce festival.Dommage qu’il espère du nouveau sans prendre le temps de regarder les concepts que les artistes voulaient lui proposer.Nous remarquons que lorsque nous lui laissons un message en tant que journaliste, M.Saulnier nous rappelle très rapidement.De plus, il ne faut pas penser que M.Saulnier ne reçoit aucun matériel provenant du Hip Hop.Plusieurs groupes tels que Traumaturges font régulièrement parvenir leur matériel à M.Saulnier.En retour, aucun commentaire de M.Saulnier ne leur est parvenu.Appel à tous Si vous aimez assister à des festivals ou que vous avez participé en tant qu’artiste, vos commentaires seront les bienvenus.À NE PAS MANQUER DANS LE PROCHAIN NUMÉRO «LA FAMILLE DE L'AN 2000.» Envoyez-nous vos commentaires.Rendez-vous surwww.cafegraffiti.net I Journal de la Rue > Vol.12.2 i Octobre/Novembre 2003 Visiter ie: www.cafegraffiti.net Critique de film réalisateur Yanick Letourneau «Chronique Urbaine» URBAlHC JÜfc J Documentaire mettant en vedette l’artiste Hip-Hop SP (Sans Pression) et l’étiquette indépendante Les Disques Mont-Real.Yanick Létoumeau, un jeune réalisateur, a fondé sa propre compagnie de production, Périphéria, pour faire ce film.Filmé au quotidien durant près de deux ans, SP nous livre un véritable témoignage sur la réalité d’un artiste Hip-Hop au Québec.Ses bonheurs ainsi que ses malheurs y sont traités sous un aspect humain et réaliste.On y aperçoit, entre autre, la naissance de son enfant, qui lui donne une force incontestable pour persister dans le domaine ainsi que le travail acharné que Mont-Real a fourni pour mettre son dernier album sur le marché.Il est également possible de voir Dj Manspino, 01 Étranjj et Yvon Krevé.Malheureusement, ce dernier se croyant par moments dans un film de fiction plutôt que dans un documentaire, donne l’impression qu’il aurait mieux fallu garder la caméra sur le principal intéressé, c’est-à-dire SP.Chronique Urbaine reste un très bon documentaire, démontrant bien la réalité québécoise.Un autre outil essentiel à l’avancement du Hip-Hop.Surveillez la sortie de leur magazine au www.chroniqueurbaine.com Critique de film par MGM «5 Sides of a Coin» de Paul Kell Un autre documentaire exposant au grand public la beauté et la complexité de la culture Hip-Hop à travers le monde.Réalisation canado-américaine de Paul Kell, présenté en grande première au Festival des films du Monde de Montréal.Réussi avec habileté et beaucoup d’esthétisme, l’histoire du Hip Hop raconté depuis la bouche des artisans d’hier et d’aujourd’hui.On y voit défiler tour à tour les principaux acteurs du Hip-Hop moderne avec des participations de DJ Qbert, Roc Raida, Dj Vadim, Dj A-trak, Supernatural, Jeru da Damaja, Rahzel ainsi que des pionniers dignes d’un temple de la renommée en JoJo, Jazzy Jay, Afrika Bambaataa, Phase Too, Gil Scott-Heron et une rare apparition à la caméra du père du Hip-Hop Kool Here.Scratch Le montage dynamique et l’infographie à saveur de graffiti permettent au film de passer d’un élément à l’autre avec aisance sans toute fois y perdre le spectateur non-initié.Mise à part quelques anecdotes de vieux routiers et l’ajout du beatbox à titre de 5e élément, le film donne l’illusion au connaisseur de déjà tout connaître du Hip-Hop.De plus, le chapitre sur la danse est affreusement incomplet, ne s’attardant que sur les influences «Eastcoast» et tenant à l’écart le popping, le locking et les autres styles de la côte ouest.À quand un entretien avec Boogaloo Sam et les Electric Boogaloos sur film?Dans l’ensemble, «5 Sides of a Coin» est un excellent documentaire.Les segments sur les scènes internationales, dont celle sur Paris et le Japon, prouve que le Hip-Hop est bien en vie tout autour du globe et qu’il grandi en force et avec maturité.Les participants sont articulés et vont au-delà des clichés et stéréotypes populaires.Une merveilleuse référence éducationnelle qui mériterait d’être vu par les artistes locaux, les médias et pour finir le grand public.Une belle pièce à votre vidéothèque Hip-Hop.Culture Dj Mini Rodz Les événements à ne pas manquer DJ Mini Rodz Call Out ___________ ________ Un des éléments les plus spectaculaires de la culture Hip-Hop est sans aucun doute le breakdance.Cet élément a maintenant son point de rencontre tous les premiers dimanches du mois au Off The Hook (1021 A, Ste-Catherine O.) à Montréal.Skywalker, membre du très respectable Tactical Crew, est l’instigateur de ce rendez-vous mensuel.Avec .:ÿr; ¦ le soutien du programme «Jeunes Volontaires» et parrainé par le Café-Graffiti, Skywalker a réussi à réunir la communauté breakdance de Montréal.C’est un lieu de rassemblement pour pratiquer et compétionner (battle) amicalement.Le public y est également invité.Une belle façon d'encourager la scène locale.Admission, 5$ à l’entrée.War is War_________ 3 Times Dope Production préparent le War is War 4e édition qui se tiendra à la SAT (1195 St-Laurent) le 26 octobre 2003.War is War est la plus grosse compétition de Breakdance au Québec.Cet événement rassemble des danseurs de partout en Amérique du Nord (New-York City, Washington D.C.).Il y a aussi des performances de DJs, MC s et même une exposition de photos sur l’art du Breakdancing.NB: Les champions remportent 1000$ en argent.De quoi donner le goût de commencer à danser.Pour en savoir plus sur les événements à venir, n'oubliez pas de visiter le site www.cafegraffiti.net.Parole de DJ Mini Rodz, je m’engage à me lever le matin pour garder le site à date! Visiter le: www.cafegraffiti.net Octobré/Novembre 2003 J Vol.12.2 < Journal de la rue | DOSSIER Les enfants de la rue en Amérique Centrale.oubliés Dossier Mathieu Chagnon, Waterloo :/> 'Z •' ^ Les mots «Mexique, Guatemala, Costa Rica, Honduras » projettent dans nos imaginaires, des destinations exotiques et des voyages.D’autres, ingénieurs ou administrateurs pensent aux nouveaux marchés, à de belles opportunités pour le commerce.D’autres encore, historiens, politologues ou économistes évoquent une zone d’influence américaine, éventuellement membre de l’ALENA.Peu d’entre nous, en entendant prononcer les noms de ces États, penseront aux enfants de la rue, ni même les dirigeants de ces pays.Les enfants de la rue représentent un fardeau pour l’Amérique Centrale.Il est plus facile de les ignorer! D’où proviennent les enfants de la rue?Les problèmes humains sont énormes en Amérique centrale.La pauvreté fait des ravages.Dans cette région, les enfants qui n’ont pas de famille se comptent par milliers.Ils affluent de la campagne après que leurs parents, incapables de pourvoir aux besoins de leur famille devenue trop nombreuse, ne puissent plus les nourrir.Devenus de plus en plus nombreux, la plupart d’entre eux sont trop jeunes pour se débrouiller dans la société.Ils quêtent, volent ou vendent leur corps pour un repas chaud, une douche ou un lit propre.Vivant non pas au seuil de la pauvreté, mais bien au seuil de la mort, ils sont faciles à entraîner vers la violence.Ils sont les victimes privilégiées des touristes sexuels, des trafiquants d’organes, des policiers et des agents de sécurité ayant la gâchette facile.Les conditions de vie qui les attendent dans les \ illes sont misérables et, au dire de Bruce Harris, directeur exécutif de Casa-Alianza.une organisation indépendante, sans but lucratif, vouée à la réhabilitation et à la défense des enfants de la rue: « L es enfants de la rue sont les plus pauvres des pauvres sans même que ce soit Journal de la Rue > Vol.12.2 OramiMovium 2003 de leur faute ».Un espoir_______________________________ C’est dans ce contexte qu’œuvre Casa-Alianza.Fondée en 1981 au Guatemala, puis étendue par la suite au Honduras, au Mexique et au Nicaragua, Casa-Alianza prend en charge 9 000 enfants par année.La plupart d’entre eux sont devenus orphelins par la guerre civile, sont abusés ou rejetés par leurs familles vivant la pauvreté.Ils sont tous traumatisés par la société dans laquelle ils vivent.De même que «Covenant House», la fondation mère située aux Etats-Unis, Casa-Alianza procure des repas, des abris, des soins médicaux, une éducation de base et des formations techniques à ses protégés.Grâce à ses programmes, Casa-Alianza réussit à réinsérer environ 60% des enfants dans la société latino-américaine qui pourront avoir un travail de base et un revenu suffisant.C’est le plus grand organisme humanitaire autofinancé en Amérique centrale.ii les enfants de la rue sont considérés comme un fardeau pour la société.)) L’organisme réalise sa mission de protection et de développement par le biais de plusieurs dispensaires, dortoirs, écoles, hôpitaux de fortune.Les travailleurs y sont bénévoles et proviennent de partout à travers le monde, ils sont de tous niveaux de scolarité et de tous âges.Si les besoins en main-d’œuvre, matériel et financement sont grands, la nécessité d’une prise de conscience de la part des citoyens du monde l’est d’autant plus.Les problèmes rencontrés__________ Casa-Alianza est aux prises avec des problèmes beaucoup plus graves que le manque matériel pour les enfants.Plusieurs réseaux criminels abusent des Visiter le: www.cafegraffiti.net ¦ k 993 W. Wiis^ ppr Ç - ^g|gg|| *sssz, enfants de la me.Les pédophiles et les mafias organisent la prostitution, sans compter les trafiquants d’organes.Les enquêtes menées par l’organisme révèlent des violations incroyables des droits humains.On croirait plus à une fiction policière qu’à la réalité.Casa-Alianza poursuit les policiers, les gardes de sécurité et les touristes sexuels auteurs de violence contre les enfants.Au Honduras et au Guatemala, plus de mille assassinats de jeunes de moins de 21 ans ont été répertoriés par l’organisme dans les 45 derniers mois.En février dernier, plus de 18 enfants de la rue sont morts au Honduras.Les enfants sont anonymes, les morts ne sont pas rapportés aux autorités.Les gens là-bas sont dépassés par le problème.Il n’y a même pas de guerre en Amérique Centrale actuellement.Rien aux bulletins de nouvelles! En fait, elles sont étouffées pour ne pas nuire aux relations économiques de ces pays.Ces pays sont nos partenaires économiques.Casa-Alianza est aussi impliquée dans une lutte à finir contre l’inaction des gouvernements du Guatemala et du Honduras.Plusieurs poursuites judiciaires ont été intentées contre ceux-ci.Pendant les procès, Bmce Harris a reçu des menaces de mort.On l’a sommé de démissionner, Visiter le: www.cafegraffiti.net on a tiré sur sa maison au fusil-mitrailleur et on a tenté de lui faire perdre le contrôle de sa voiture.En Amérique centrale, la cause des enfants de la rue est oubliée.Dans tout ce que je peux lire à ce sujet, les enfants de la rue sont considérés comme un fardeau pour la société.Je suis très délicat dans mes propos parce que les textes sur lesquels je m’appuie font état de cas d’enfants traités comme des déchets humains.Si l’information contenue dans ce texte vous semble irréelle, je vous invite à consulter ses sources sur le site : www.casa-alianza.org et à nous en faire vos commentaires.CASA ALIANZA Organisme fondé en 1981 au Guatemala et installé au Honduras et au Mexique depuis 1986 et au Nicaragua en 1998; il avait été créé par un organisme newyorkais, Covenant House, également implanté à Vancouver et à Toronto.Leur travail auprès des jeunes de la rue les amène a défendre les droits de ceux-ci jusque devant les tribunaux dans leurs pays respectifs et devant les instances internationales.Bruce Harris, le directeur de Casa Alianza.est venu à Montréal en 1999, pour recevoir un Prix remis par le Bureau international des droits des enfants.En 2000, la Fondation Hilton lui a remis le plus important prix pour la défense des droits humains (le «Nobel» humanitaire).Lors du Sommet des peuples à Québec en avril 2001, l’organisme était représenté par Rocio Rodriguez Garcia pour participer au Forum qui dénonçait les conséquences de la mondialisation sur les conditions de vie des enfants.Notes préparées pour le Journal de la rue par Louise Gagné, 2003-09-08 * Photos Association «point d'appui» http ://keny asafari.free.fr/pa/ Octobre/Novembre 2003 ! Vol.12.2 < Journal de la rue .- 4 ¦ • n THE Ml - fÇ ’ mS$m .% % DJ NAES DJ KOBAL ¦R'™g?DJ MINI RODZ ; Sage & Cemz D-2 sans titre 30" X 60" 200$ Soer sans titre 16"X 20" 100$ Noes The thin white line 23" X 12“ 100$ n*.ON THE MIX 6 «ill m Ml DJ MAINJZO G-l Insomniak 26“X 18" 150$ Mohk-c Montreal 63"X 26” 150$ oes Naesr One 17“X 14“ 100$ Le Café Graffiti c'est aussi.Il;: r'Vi'% MULTIMêDIfl Présentations flash * Montage vidéo UJ€8 Conception de site web html ou flash GRRPHISM6 Conception de logos ’Symboles corporatifs PRINT ’Mise en page ’Posters ’Flyers ’Autocollants .• MURR16S L€TTRRG€ COMM€RCIfll (VINVL€) TSHIRTS BRNNI€R€S PHOTOCOPI€S COULEURS PRODUCTION D'€V€N€M€NTS (Visa, Master Card, ou envoyez un cheque) Prix Code Quantité Total BON DE COMMANDE Nom: Zeck sans titre 40“X 30" 300$ flncer Alive on tracks 30"X 24" 180$ Kaseko Oeuil 64"X 28" 250$ Adresse: Ville CP.Tel T-shirt (blanc seulement) 20$ page (plastifiée) Cassette mixtape 10$ ?Visa ?Mastercard + taxes Abonnement au Journal: 1 an(6 no.) 27,61 $ (tx.incluses) ?Grandeur du T-shirt TOTAL RREFOU Dossier ftÿ: tjj ^ *1 \à Journal de la FÉê ?Vol.tS.2 w .Tiers-Monde L’économie sociale, une nouvelle vision du communautaire.Le financement des organismes communautaires demeure ardu et complexe.Nous avons eu notre lot de téléthons.Cette stratégie en a aidé quelques-uns.Mais le Québec est une terre fertile en organismes d’aide et de soutien à différentes causes.Comment réussir à les financer lorsque le gouvernement cherche à se désengager financièrement?Un nouveau virage a vu le jour ces dernières années: l’économie sociale.En quelques mots, cette nouvelle philosophie est de lier des organismes communautaires à une activité commerciale générant des profits qui pourront être investis dans la cause sociale.Pour faire connaître les nouvelles initiatives en ce domaine, le Journal de la Rue part en tournée.Nous vous présenterons d’un numéro à l’autre certains succès qui méritent d’être connus.Aider au financement d’un organisme communautaire en vous logeant dans un hôtel lors de vos prochaines vacances.L’Autre Jardin est le premier hôtel d’économie sociale au Québec.Il est la propriété de Carrefour Tiers-Monde, un organisme communautaire oeuvrant en éducation du public au développement international.L’organisme a comme mission de faire grandir la solidarité internationale.Il défend la nécessité d’un développement digne, équitable et durable.Grâce aux profits générés par l’Autre Jardin, Carrefour Tiers-Monde peut poursuivre son travail de sensibilisation.« 20% des plus riches se partagent 86% des richesses.» est une façon de rendre autonome les organismes communautaires.L’Autre Jardin, c’est un jardin à Québec, une auberge résolument urbaine et contemporaine.Situé au cœur du quartier St-Roch, le centre-ville de Québec, l’Autre I Jardin fait également i référence au Jardin St-Roch : situé à proximité de l’auberge et qui a été l’élément moteur de la revitalisation de ce quartier de la ville de Québec.Économie sociale et le commerce ÉQUITABLE.__________________________ Vous avez sûrement entendu parler du café équitable.Un café qui est vendu pour soutenir les paysans du Sud.Le café est acheté directement aux petits producteurs regroupés collectivement afin d’éliminer les intermédiaires.Les coopératives favorisent la participation démocratique et l’organisation communautaire au sein du regroupement.Une aide est offerte pour favoriser l’accès au crédit afin d’éliminer le chantage et la manipulation de créanciers peu scrupuleux.Les propriétaires de l’hôtel «Au Jardin d’Antoine» à Montréal, M.Antoine Giardina et Mme Francine Gaudreault, ont, par leur expertise et leurs conseils judicieux, contribué à la naissance de L’Autre Jardin à Québec.Un bel exemple que l’entreprise privée peut être un moteur important pour le communautaire.Pourquoi se limiter à un don ou une commandite ponctuelle?L’économie sociale 2003 « 20% des plus pauvres se partagent 1% des richesses.Ce principe de commerce équitable se retrouve à la boutique Équimonde et pas juste pour du café.Plus de 150 produits d’artisanats, en provenance de quelque trente pays tels que le Mozambique, le Rwanda, le Burundi, Haïti, le Pérou, le Chili.Cette boutique est aussi propriété de Carrefour Tiers-Monde.Une façon originale de sensibiliser le public à la réalité internationale tout en faisant découvrir la richesse et le talent des gens qui y habitent.Visiter le: www.cafegraffiti.net ipB» -1 g r " Mi l La recherche de la fortune n’est pas la motivation des entrepreneurs en commerce équitable.Certes, il faut développer le marché et rentabiliser l'entreprise mais, dans l’équité et la justice sociale avant tout.La boutique Equimonde est un lieu d’implication sociale où des bénévoles contribuent au développement du commerce équitable.Lorsque l’on rêve seul, ce n’est qu’un rêve.Lorsque nous rêvons ensemble, c’est le commencement de la réalité.Extrait d’un chant populaire brésilien.Si vous êtes persuadés que vous êtes trop petits pour influencer la situation, pensez à la possibilité de dormir avec un maringouin dans votre lit.Anita Roddick.À toutes et tous nous disons que, ce qui compte, c’est qu’ensemble nous puissions créer une véritable solidarité entre les peuples, une tendresse qui nous aiderait à combler le gouffre qui sépare le Nord du Sud.Miguel Almeida, Pérou Dans 44 pays du Sud, le commerce équitable fait vivre 550 coopératives regroupunt 500 000 travailleurs qui font vivre 5 millions de personnes! « Quiconque travaille a droit à une rémunération équitable et satisfaisante lui assurant ainsi qu ’a sa famille une existence conforme à la dignité humaine » stipule la Déclaration universelles des droits de l’homme (1948).L’autre Jardin et Boutique Equimonde 365 Blvd Charest Est, Québec (418) 523-1790, 1-877-747-0447, courriel : info(q autrejardin.com Page web: ww w.autrejardin.com Dis-moi quoi faire Par Noémi Stauffer, 15 ans, Sillery J’aimerais comprendre ce qui te fait souffrir J’aimerais que tu puisses me le dire Mais tu n'as jamais pu rompre le silence Et m’expliquer toutes tes souffrances Tu vis dans le chagrin Tu vis dans le noir Tu vis dans le désespoir Et tu voudrais m’empêcher de le voir Tu crois que je n’y comprendrais rien J’aimerais tellement que tu ailles bien Dis-moi quoi faire Je sens bien que tu vis un enfer Quand tu me serres dans tes bras Et que tu sanglotes contre moi Dis-moi quoi faire Regarde-moi Cesse donc de te taire Et explique-moi J’aimerais que tu oublies tes soucis J’aimerais te revoir heureux Dis-le-moi, même par écrit, Je voudrais tant que tu ailles mieux Dis-moi quoi faire Pour effacer tes cauchemars Dis-moi quoi faire Pour remettre un peu de lumière Dans ton univers si noir Viens et crie Viens et pleure Ouvre-moi ton cœur Que l'on discute comme des amis.Tu veux travailler ?Le GIT peut t'aider ! GIT> Pour t'inscrire: (514) 526-1651 Services gratuits > Ateliers de groupe > Stages en entreprise > Suivis individualisés > Activités post-formation > Support dans la recherche d'emploi Tu es > Agé(e) de 16 ans et plus > Motivé(e) à intégrer ou réintégrer le marché du travail > Démuni(e) face à l'emploi Les services du GiT sont offerts grâce à la conti ibution financière d'Emploi-Québec Québec illl Emploi- Qutffcec Groupe Information Travail > 2260, av.Papineau > Montréal (Québec) H2K 4J6 > gjt@infotravail.net hbrVN IBRE Visiter le: www.cafegraffiti.net Vol.12.2 < Journal de la rue iijr y 1 Cl aron vines sou yer ai ns, Entrevue avec madame Louise Harel, députée de Hochelaga-Maisonneuve Madame Louise Harel, députée de Hochelaga-Maisonneuve, a été une des invités des Souverains Anonymes.Le Journal de la Rue l’a rencontrée pour recueillir quelques-uns de ses commentaires.Louise Harel: C’est paradoxal de constater que dans les pays où les combats pour la démocratie et la liberté, contre l’injustice et la dictature, se font dangereusement, bien des gens sont prêts à l’engagement au risque de leur vie, celle de leur famille ou de la perte de leurs biens.Alors que c’est le contraire dans nos sociétés où le courage exige peu mais où il est très difficile de trouver des gens qui acceptent d’exprimer leurs opinions ou d’afficher leurs convictions.Journal de la Rue: Quelles sont les principales difficultés rencontrées par les prisonniers?LH: Plusieurs des prisonniers rencontrés ont beaucoup de difficulté avec l’écriture et la lecture.Est-ce qu’on peut parler d’échec de société?Pour la majorité de ces gens, dans leur enfance, il n’y avait personne qui se levait le matin pour les soutenir.Personne pour les encadrer.Ce sentiment engendre un sentiment d’exclusion à la petite enfance.Ce n’est pas vrai qu’on peut laisser le sort des enfants à l’initiative de parents qui n’ont pas reçu le soutien de leur propre milieu familial pour s’épanouir.Il faut que la société se demande ce qu’elle peut faire de plus et de mieux pour que tous les enfants puissent s’épanouir et se réaliser.JDLR: Quel message peut-on laisser aux prisonniers?LH: Il faut s’inspirer de modèle d’individus hors du commun.Prenez l’exemple de Nelson Mandela en Afrique du Sud.Il a été emprisonné pendant 27 ans.Dans sa prison on a délibérément intégré des prisonniers de droit commun avec des prisonniers politiques.Une ségrégation régnait entre les prisonniers Noirs, Blancs et Mulâtres, autant pour les vêtements que pour la nourriture.Par exemple, seulement les prisonniers blancs pouvaient avoir du pain.C’était une combinaison qui aurait pu être explosive.Mais tout cela est devenu une belle expérience de solidarité humaine.La vie de Nelson Mandela nous montre bien qu’il est possible de grandir même à l’intérieur d’une prison.La prison doit être une occasion de faire ce qu’on n’a pas la chance de faire dans la vie, même de lui donner un sens.Un diplôme c’est important, mais un sens à sa vie l’est encore plus.Quand la vie est absurde, ça ne dérange pas de la gaspiller.En lui donnant un sens, le reste vient par surcroît.Nelson Mandela Âgé maintenant de 85 ans, Nelson Mandela aura été le prisonnier le plus célèbre au monde, avec ses vingt-sept (27) années passées en prison! Il a accepté d’être libéré en 1990, après s’être assuré que ses amis condamnés comme lui à la détention à perpétuité en raison de leur lutte pour l’abolition de l’apartheid, soient eux aussi libérés.Il a d’ailleurs maintenu des relations avec ses gardiens de prison et ceux-ci ont témoigné du comportement exemplaire de ce prisonnier.Nelson Mandela était déjà avocat mais a poursuivi des études en prison.Il suggérait aux autres détenus d’utiliser leur temps à des activités constructives.Il a conservé ces convictions pour travailler à la libération de son peuple et son influence s’est maintenue tout au long de ces années, même si les autorités pénitentiaires ont cherché à l’isoler et à détruire son leadership.I Journal de la Rue > Vol.12.21 Octobre/Novembre 2003 Visiter le: www.cafegraftiti.net Mathématique du Chaos_______________________________________ Bernard Rouleau, octobre 2000 En additionnant les 6 packs, 12 et 24 Sans compter les 10, 26 et 40 onces Toutes ces quantités consommées pour me soustraire à la réalité M’ont fait tomber à 4 pattes, cherchant le problème, sans réponse En multipliant les/, fi et tous ces grammes Pour parvenir aux livres, kilos et plus encore Me voilà devenu intoxiqué tout pocké ben fucké Ma vie est un drame, plein de remords En divisant les 6 mois et +, les 2 moins 1, 7 ans ferme Ça donne des jours, minutes et secondes sans liberté Ma peine est plus que provinciale ou fédérale La justice m’enferme car j’ai commis l’insensé Oh! Mathématique du chaos tous ces nombres et cette pénombre Bienvenue dans la démesure quantifiée Chiffres du mal, existence sacrifiée On bascule dans la souffrance Résultat: calcul de sentence Quel côté des barreaux______________________________________ Lyne Boyer (tiré de l’album «Libre à Vous», des Souverains Anonymes) Le coeur massacré par les barbelés qui ont été semés au long de nos destinées En prison, on prend conscience de beaucoup de souffrances Mais malgré toutes mes illusions je me pose souvent cette question: Quel côté des barreaux nous a marqué la peau?La justice nous a mises toutes nues parce que chez nous, c’était la rue Jugées dangereuses parce qu’on était malheureuses On subit, on survit à notre chienne de vie.L’Odyssée de mon cœur_______________________________________ Luc Markov, ex-détenu de Bordeaux J’ai abusé de mon temps.C’est sûrement le diable qui me l’a prêté.Du temps prêté sur gage en échange de mon âme.Le Démon ne s’est pas contenté que d’un seul morceau, il voulait tout avoir.J’ai retrouvé mon âme dans les mains de Satan.J’étais occupé à m’accrocher aux ailes de cet ange déchu par l’orgueil, le mensonge et la haine.Pourtant, tout comme lui, j’aurais aimé pouvoir voler.Au-delà des visages, au-delà des images, au-delà des douleurs, mon coeur voyage.Seul sur mon bateau, je n’avais plus envie de ramer, Je voulais partir à la dérive, frapper les récifs de l’éternité.Ma vie a coulé dans les entrailles de la terre, mes rêves se sont noyés dans les feux de l’enfer.La danse du feu me berçait comme une vague, je me suis laissé flotter.Au-delà du rivage, au-delà du mirage, au-delà des pleurs, mon coeur naufrage.J’ai échoué sur la plage de «Bordeaux Beach ».Je m’y baigne dans l’oubli et l’illusion qu’un jour ni mur ni barbelés.Il y a des jours où j’oublie que je sais que nager, que j’oublie ma propre identité.Ce qu’il faut endurer pour trouver la vérité, trouver la liberté.En cause de désespoir, je m’agrippe à la bouée de lumière qui flotte sur mon destin qui semble me tendre sa corde pour m’aider à m’évader.Au-delà de la rage, au-delà de sa cage, au-delà des peurs, mon coeur sauvage.Visiter le: www.cafegraffiti.net Octobre/Novembre 2003 Vol.12.2 < Journal de la rue | Des jeunes publient! T Dossier Claudine Bugnon, directrice de Joey Cornu Editeur JCPTEY «ÜPKMI.ÉDITEUR «La jeunesse n *est pas seulement un marché, c9est une aussi une ressource» Joey Cornu est une image qui reflete une promesse de sortir du moule.C est aussi une promesse au lecteur de trouver dans les ouvrages une littérature différente tout en étant accessible, celle qui ne prêche pas, mais qui raconte.Cette image est arrivée par surprise, un matin au réveil.Nous ne sommes pas dans les normes de la littérature jeunesse, celle écrite par des adultes pour des jeunes.Nous conservons un petit côté dissident, polisson.Le jeune écrivain est respecté dans sa démarche et ses besoins.Pour avoir œuvré des lustres en publicité, je comprends que les spécialistes du marketing reconnaissent le potentiel de consommation des jeunes, et le secteur de l’édition n’échappe pas à cette tendance si l’on en juge par la vitalité du secteur de la littérature jeunesse.Mais les adoles- cents et les jeunes adultes sont également des auteurs en puissance, des intervenants qui pourraient bien dynamiser à leur façon la présence du livre auprès d’un public fuyant, constamment volatile.Mais de quelle manière?Du simple fait d’être capable d’éveiller entre eux des résonances communes et signifiantes, de partager des espoirs et des préoccupations dont la gravité est devenue étrangère à la plupart des adultes qui accusent le poids des années.Ils se parlent, s’écoutent et se comprennent, ils ont quelque chose à dire.C’est pour célébrer les vues des 14 à 24 ans que Joey Cornu Éditeur a vu le jour en 2002.Les jeunes manquent peut-être de la maturité linguistique et littéraire que possèdent les auteurs rompus à l’exercice de la rétrospective et de la révision, mais ils ne sont certes pas dénués de passion et d’imaginaire.Joey Cornu s’est donc donné pour mission de les accompagner dans ce perfectionnement, les voyant prêts à apprendre et à s’autonomiser.Loin d’être facile, l’encadrement personnalisé coûte temps et énergie, deux ressources que les considérations de rentabilité des éditeurs québécois interdisent de dilapider, au grand dam des jeunes auteurs.Site web: www.joeycornuediteur.com 91,3 fm .3 fm SI ¦itimi Il fait trop cb pour dorm Qui hib im aventure animale Une Quebec au Serge Gagmer auOuéMfe WH?250 pages rehaussées d un roman-clip de 6 pages du genre BD, en noir et blanc Jean-Franqois Bernard ,oy*8&.Roman vérité contenant également des pensées poétiques et des dessins satiriques Antoine Joie www.radiovm.com PDURMtlgetlS, A IA m/ 505, av du Mont-Castin, Montrés»! OC H3L 1W7 Têl.: (514] 382-3913 Sans frais: 1 877 B68-6601 Courriel: cira@radiovm.com Radio I Journal de la Rue > Vol.12.21 Octobre/Novembre 2003 Visiter le: www.cafegraffiti.net S'il y a une chose dont on peut abuser, c'est la modération.La modération, c’est notre raison d’être! Éduc'alcool est un organisme né du regroupement de l’industrie québécoise des boissons alcooliques et de sa volonté de remplir ses responsabilités sociales.À travers ses divers programmes de formation, d'éducation et de communication, Éduc'alcool veut sensibiliser jeunes et moins jeunes aux plaisirs d’une consommation raisonnable.Nous vous disons donc «Santé! ».En toute modération.La modération a bien meilleur goût.fl 888 ALCOOL 1 www.educalcool.qc.ca Colloque sur la marginalité Droit de Réplique Wendy Isson, animatrice communautaire Que deviendront tous ces jeunes qui ont un profil un peu différent de la masse?Comment ne pas craquer sous la pression sociale qui dit: «Vas-y mon jeune, étudie, endette-toi au max, travaille et rembourse tes dettes, et surtout, ne te pose pas de questions »?Comment ces jeunes peuvent-ils se réaliser et s’épanouir tout en réalisant un projet de vie en accord avec leurs valeurs?La Réplique se penche sur cette question depuis quatre ans maintenant.Elle organise un colloque le 18 octobre à l’université du Québec à Montréal.Les thèmes abordés seront l’insertion, l’entraide, la formation autrement et le rôle du père.Les jeunes sont au cœur de ce colloque.Les intervenants, le monde de l’insertion, le monde de l’éducation, des affaires et de la politique seront présents.Le colloque sera un endroit de réflexion et de prise de décisions qui, je l’espère, aura un impact concret dans la vie des jeunes.Alors, pour poursuivre la réflexion que propose le Journal de la Rue ce mois-ci sur la pauvreté et l’exclusion, venez participer à l’événement ou encore faites nous parvenir vos commentaires pour que l’on en parle! Bénévole et médiation Besoin de bénévoles Le Centre d’Écoute Le Foyer, un organisme sans but lucratif oeuvrant en écoute active, recherche plusieurs bénévoles, disponibles de jour ou de soir, pour faire de l’écoute téléphonique.Une formation est dispensée gratuitement.Nous contacter au (514) 493-1335 Coop Santé Globale______________ Coopérative multidisciplinaire pour femmes, sans but lucratif et accréditée par le ministère de la justice pour offrir le service de médiation familiale gratuite pour les couples avec enfants.La médiation familiale à pour objectif de gérer les conflits et d’arriver à une entente entre les parties.La médiation permet une assistance à la réorganisation familiale par le partage des responsabilités parentales, des biens, du temps de garde des enfants, des responsabilités financières èt du soutien entre les parties.www.coopsanteglobale.ca Les membres AA, qui sommes-nous?Nous, membres des A.A., sommes des hommes et des femmes DE TOUS ÂGES, qui ont découvert et admis que nous ne pouvions pas contrôler notre façon de boire.Nous avons appris que nous devions nous dispenser d’alcool, si nous voulions éviter de ruiner notre vie et P celle de nos proches.Si vous désirez nous connaître davantage, il y a des réunions ouvertes au public tous les jours et à toute heure de la journée.Bienvenue à tous.Pour nous rejoindre, consultez le bottin téléphonique de votre ville, pages blanches, section affaires, sous la rubrique «Alcooliques Anonymes».Informez-vous! L’information, le traitement, l’entraide : c’est gratuit.et nous sommes tous passés par là.J.-P.F., responsable Information Publique AA Région 87, Montréal 42e Congrès régional des Alcooliques Anonymes.Intéressés par les problèmes reliés à l’alcoolisme?Il n’est pas nécessaire d’être alcoolique pour s’informer.Venez rencontrer les Alcooliques Anonymes les 10 et 11 octobre à des scéances d’information lors du 42e Congrès régional.Une pièce de théâtre et de la danse seront aussi à l’affiche.Pour informations: (514) 374-3688 I Journal de la Rue > Vol.12.2 ! Octobre/Novembre 2003 Visiter le: www.cafegraffiti.net Le Taxage: Cessez d’analyser, agissez Société Donne-moi ta chaîne .sinon, j'te tue!!! y NON!!!! C'est mon père qui va v*.me tuer!!! Sylvie David Poirier, Saint-Hubert de l’homme et du citoyen.Savez-vous que tout être violenté peut être protégé?Que toutes les formes de violence, de la plus petite à la plus grande, et même le mépris, sont condamnables.Peu importe notre âge, notre apparence physique ou notre capacité de nous défendre, nous avons tous des droits.Le taxage est un crime et nous concerne tous.J’entends à la radio un reportage sur le taxage et la violence dans nos écoles.Je monte le volume.J’écoute.Je suis déçue.Encore une fois, on s’acharne sur le problème sans trouver de solutions.Oui, c’est un problème complexe, un terrible désespoir pour nos jeunes, un fléau de la société.J’en conviens et m’exaspère, je m’insurge contre cette situation déplorable.Mais ce qui m’offusque davantage, c’est le jugement de ceux qui étudient le problème.La majorité est d’accord pour dire qu’il faut éduquer le «pauvre enfant» ou «l’adolescent fragile» qui est taxé ou violenté: lui apprendre à se défendre, à ne pas être timide et sensible, à s’endurcir, à ne pas avoir peur, à foncer, à répliquer, à prendre conscience de sa fragilité, de ses faiblesses, l’obliger à des consultations chez un psychologue pour changer sa nature vulnérable, et j’en passe.«Parce que dans notre société, vous savez, ilfaut être fort et s’affirmer comme les autres.» Parce que les autres savent se défendre?Qu’est-ce que cela?Qu’est-ce que j’entends?Et une personne d’ajouter: «La plupart du temps, il s’agit de garçons qui ont de jolis minois.C’est si triste de les voir, surtout ceux qui sont gais.Comment peuvent-ils se défendre?» Je suis consternée! Un jeune a le droit d’être fragile, d’avoir un joli minois, de verser une larme, d’aimer la tranquillité, de se tenir avec des amis qui lui ressemblent, d’être gai, intelligent, premier de classe, sensible, doux, timide.Le jeune n’est pas un cas désespéré, un faible, un vaincu, parce qu’il possède ces qualités remarquables.Bien au contraire.On nomme « humain » celui qui les possède.Ce sont des attributs auxquels nos jeunes ont droit.Et ce n’est pas une raison pour qu’ils soient violentés! Comme si leur belle nature, inévitablement, attirait la violence sur eux.Pourquoi vouloir toujours endurcir?Pourquoi vouloir faire d’un bel être un futur chef, meneur, qui cachera ses émotions et finira par en faire endurer aux autres lorsqu’il aura atteint l’âge adulte?Ne l’obligez pas à changer sa personnalité et à revêtir la nature d’un autre, des autres.Le reportage est terminé et, à ma grande surprise, personne n’a parlé du «cas» des taxeurs.Qu’est-ce qu’ils ont tous à s’acharner sur les taxés et à élaborer de grandes théories sur leur comportement?Le problème, ce sont les taxeurs, non les taxés.Les taxeurs aussi ont besoin de rencontrer des psychologues.Et ce n’est pas sur les taxés qu’il faut faire une étude approfondie du caractère et des émotions, mais sur les taxeurs.Il y a aussi la Loi.Oui, la Loi! Nombreux sont ceux qui ne connaissent pas la Loi.Elle n’est pas seulement à la disposition des adultes.Savez-vous que la Loi est synonyme de droits?Qu’elle veut dire aussi : liberté, égalité, tranquillité, sûreté, bien, propriété?Et davantage.Elle protège du mal, elle punit le mal.Que sa finalité est le bonheur?Eh oui! Et la justice, vous connaissez: les Droits Le taxage et la violence sont des crimes.Ceux et celles qui les commettent, des criminels.Ne nous attendrissons pas sur les jeunes délinquants, ce n’est pas leur venir en aide.Nous avons le devoir de leur enseigner les valeurs et la morale qui feront d’eux des êtres bons, vertueux.Leur procurer les soins nécessaires.Il suffit d’un pas.Oui, mais c’est difficile pour le jeune, direz-vous, car il a peur.Le jeune a peur de dénoncer ses tourmenteurs?Notre rôle est de lui garantir protection, de lui obtenir le chemin d’accès, l’information nécessaire, le guider, le conduire à l’autorité qui saura faire respecter ses droits, lui montrer comment utiliser la Loi, comment ne pas avoir peur de l’utiliser.De plus, sachez que le courage naît de la peur.L’homme et la femme se forment par les épreuves.L’être libre et heureux se révèle par l’amour, l’amitié, la justice.C’est grandir sainement, sagement, en toute quiétude.Ne dites pas au jeune seulement qu’il devra consulter un psychologue.Dites-lui aussi qu’il a la Loi de son côté, la justice, la sûreté, l’amour de ses proches, l’amitié, la compréhension, et que la violence se doit d’être punie, qu’il y a un espoir véritable.C’est un droit de vivre bien, de vivre heureux, d’être protégé et d’être respecté.« C’est ton droit.Utilise-le.».Et c’est correct d’être doux, sensible, fragile, plein d’émotions, intelligent, grassouillet ou petit, honnête et charitable, gai, premier de classe.C’est très bien.Et c’est honorable d’être non-violent.Cela a permis à des êtres bons, attentifs aux douleurs d’autrui, sensibles et timides, d’obtenir un jour le Prix Nobel de la paix.23 Visiter le: www.cafegraffiti.net Octobre/Novembre 2003: Vol.12.2 < Journal de la rue 1 INQU'ÉTUDE d’un travailleur de rue Alain Martel Il est quatre heures du matin.Je ne dors pas.Évidemment, sinon, je n'écrirais pas.J'ai donc décidé de partager avec vous mes inquiétudes.Comme si vous en aviez besoin.Un nouveau gouvernement et paf.plus rien semble bon.Tout est remis en question.Allô l'incertitude, générale.Priorité à la santé et l’éducation.On peut pas être contre la vertu.Mais qa m’inquiète.Ma question?Au détriment de qui et de quoi?On lésait.Rien n’est gratuit.Alors faut attendre de voir comment aa se passera.Faut faire confiance.J’ai de la misère à faire confiance.Hep.suis comme aa.n Ce qui m'inquiète encore plus, c'est le - yais pas aux manifestations et les bla nia désintéressement, la morosité générale, du genre.Pourtant, certains groupes auront En France, tout le monde a arrêté de tra- réussi, vailler.Tout le monde dans la rue.On arrête tout tant que le gouvernement ne s'a- Pourquoi ne peut-on pas rassembler la mende pas.Au .moitié de ces Québec, rien.À chaque fois que j’entends le fameux gens-là dans des Tant qu'on n'est Slogan « So, SO, SO pas touché per- sonne « So, SO, SO, sonnellement.Les garderies à 5S, c’est important.Pourtant, les gens sans enfant ne bougeront pas.ils n'ont pas d'enfant.On compressera les budgets des ministères.Ça vous sonne pas des cloches ça?J’ai bien peur pour la reconnaissance des organismes communautaires autonomes.Pas pour ma job.Un peu quand même, mais surtout pour les gens qui sont rejoints par ces groupes.A qui on rend service.A qui personne d’autre ne veut rendre ces services.Je suis dans le milieu communautaire depuis maintenant 15 ans.J'ai deux constats importants, du moins, je le pense.1-11 nous manque des leaders.Des Michel Chartrand qui osent dire les choses comme ils le pensent.Plein de charisme et de bon sens.Qui savent générer de l’enthousiasme et de l’énergie.Des rassembleurs autour de la cause.Des fous qui acceptent de payer le prix pour l’ensemble de la population.- Il nous manque la SOLIDARITÉ.Épouvantable, non?À chaque fois Ammé que j'entends le fameux slogan « So, so, so, solidarité» ça me sonne «So, so, so, so what?» dans ma tête.Je me suis toujours dit que c'était parce que je ne cro- , solidarité» ça me causes comme le SO what?» logement social, les garderies à 5$, la reconnaissance des organismes communautaires autonomes?Parce que c'est chez nous?Notre population n’est pas assez importante?Sais pas.J’ai hâte qu'on me parle des enfants, des personnes itinérantes et de qui encore.et de comment on travaillera pour améliorer leur qualité de vie.Je rêve sans doute.je partage mon insomnie avec vous.Merci de me lire.Merci de me publier.Bonne nuit et beaux rêves.Cet article nous vise tous.N’oubliez pas de nous faire part de vos commentaires.Navrante réalité du communautaire.Commentaires du comité de lecture.Un organisme communautaire est un peu comme un artiste: un statut précaire qui passe la majorité de son temps à chercher de l’argent pour sa survie.Les organismes communautaires se retrouvent en compétition pour quelques miettes compressées.Il manque de leader communautaire dans notre société.Quand nous en avons qui pourraient être bons, ils sont récupérés par le milieu politique.Le soleil __________ Pascal, Trois-Rivières J'attends que dorme le soleil Pour me montrer, pour exister.J'arpente les rues, je crie ma vie Sur les murs gris qui m'incarcèrent.Je déambule, me cherche un «je» Qui m'interpelle, je n'ai pas de toit.La rage au cœur, les veines au sang, Je fonce à coup de poing pour m'exprimer.J'ai des amis et pleins de fantômes Qui me guettent pour mieux m'ensorceler.Pas de compte à rendre et pourtant, Jamais été si endetté, Car mes richesses n’valent pas un rond Dans cette belle société.J’attends que dorme le soleil Pour me montrer, pour mieux crier.De lignes en aiguille, D'un mur à l'autre, Je découds mon intégrité.J'attends que dorme le soleil.Si seulement, if pouvait se montrer.I Journal de la Rue t> Vol.12.2 Octjbre/Nqvembrf 2003 Visiter le: www.cafegraffiti.net Général Aide juridique Hochelaga DPJ Info-Santé Centre antipoison MTS et sida (514) 864-7313 1-800-665-1414 (514) 253-2181 1-800-463-5060 C.O.C.Q.Sida (514) 844-2477 Info-sida (514) 521-7432 ou (514) 281-6629 Miels (418)649-1720 Drogue et désintoxication Toxic-Action (Dolbeau-Mistassini) (418) 276-2090 Centre Jean-Lapointe Mtl (514) 381-1218 Québec (418) 523-1218 Pavillon du Nouveau point de vue (450) 887-2392 Urgence 24 hres (514) 288-1515 Portage (450) 224-2944 Centre Dollard-Cormier Jeunesse (514) 982-4531 Le Pharillon (514) 254-8560 Drogue aide et référence 1-800-265-2626 Centre Dollard-Cormier Adulte (514) 385-0046 Un Foyer pour toi (450) 964-7077 L’Anonyme (514) 236-6700 Cactus (514) 847-0067 Dopamine et préfix AITQ (Association des intervenants en toxicomanie (514) 251-8872 du Québec) (450) 646-3271 Escale Notre-Dame (514) 251-0805 FOBAST (418) 682-5515 Alanon & Alateen (418) 990-2666 Alcooliques Anonymes Québec (418) 529-0015 Montréal (514) 376-9230 Laval (450) 629-6635 Rive-Sud (450) 670-9480 Dianova (514) 528-5594 Famille Grands frères/grandes soeurs (Rob.)(418) 275-0483 Familles monoparentales Regroupement des (514) 729-6666 Maisons de jeunes (514) 725-2686 Grossesse secours (514) 274-3691 Chantiers jeunesses (514) 252-3015 Réseau Hommes Québec (514) 276-4545 Patro Roc-Amadour (418) 529-4996 Pignon Bleu (418) 648-0598 YMCA de Québec (418) 522-3033 Armée du Salut (418) 524-6758 (418) 648-1079 Espoir et vie (418) 576-5092 La Marie Debout (Centre d’éducation des femmes) (514) 597-2311 Armée du salut (514) 288-7431 Centre de crise de Montréal Tracom (centre-ouest) Iris (nord) L’Entremise (est, centre-est) L’Autre-maison (sud-ouest) Centre de crise Québec L’Ouest de l’île L'Accès (Longueuil) Archipel d’Entraide Centre de prévention du suicide inc.(urgence) Violence (514) 483-3033 (514) 388-9233 (514) 351-9592 (514) 768-7225 (418) 688-4240 (514) 684-6160 (450) 468-8080 (418) 649-9145 (418) 683-4588 CALACS Montréal (514) 934-4504 Chaudières-Appalaches (418) 227-6866 CAVAC Montréal (514) 277-9860 Québec (418)648-2190 Groupe d’aide et d’info.sur le harcèlement sexuel au travail (514) 526-0789 SOS violence conjugale (514) 363-9010 ou 1-800-363-9010 Centre national d’info.sur la violence dans la famille 1-800-267-1291 Trêve pour elles (514) 251-0323 Centre pour les victimes d’agression sexuelle (24h) (514) 934-4505 Armée du salut (514) 934-5615 Lignes d’aide et d’écoute Gai Écoute 1-888-505-1010 Tel-jeunes (514) 288-2266 ou 1-800-263-2266 Tel-aide et ami à l’écoute (514) 935-1101 Jeunesse-j’écoute 1-800-668-6868 Suicide action Montréal (514) 723-4000 Prévention du suicide « accueil-Amitié » (418) 228-0001 (Il existe 35 centres de prévention du suicide au Québec.Le 411 peut vous référer le numéro de téléphone du centre le plus près) Secours-Amitié Estrie (819) 564-2323 Cocaïnomanes anonymes (514) 527-9999 Déprimés anonymes (514) 278-2130 Gamblers anonymes (514) 484-6666 Narcotiques anonymes (514) 249-0555 ou (418) 649-0715 ou 1-800-463-0162 Outremangeurs anonymes (514) 490-1939 Parents anonymes (514) 288-5555 ou 1-888-603-9100 Nicotines anonymes (514)849-0131 Alanon et Alateen (514) 866-9803 Ligne Océan (santé mentale) (418) 522-3283 Sexoliques Anonymes (514) 254-8181 Prisme-Québec (soutien Masculin) (418) 649-1232 Entraide logement Hochelaga-Maisonneuve (514) 528-1634 Aide aux parents et amis de consommateurs de drogues Nar-anon Montréal (514) 725-9284 Quebec (418) 524-6229 Saguenay (514)542-1758 Décrochage scolaire Éducation coup de fil (514) 525-2573 Revdec (514) 259-0634 Carrefour Jeunesse (514) 253-3828 Association québécoise pour les troubles d’apprentissage (section de Québec) (418) 626-5146 Hébergement de dépannage et d’ur- gence Auberge de l’amitié pour femmes (418) 275-4574 Bunker (514) 524-0029 Le refuge des jeunes (514) 849-4221 Chaînon (514) 845-0151 En marge (514)849-7117 Passages (514) 875-8119 Regroupement des maisons d’hébergement jeunesse du Québec (514) 523-8559 Foyer des jeunes travailleurs (514) 522-3198 Auberge communautaire du sud-ouest (514) 768-4774 Mutant (514) 276-6299 Oxygène (514) 523-9283 L’Avenue (514) 254-2244 L’Escalier (514) 252-9886 Maison St-Dominique (514) 270-7793 Auberge de Montréal (514)843-3317 Le Tournant (514) 523-2157 La Casa (Longueuil) (450) 442-4777 Maison Dauphine (418) 694-9616 Armée du Salut pour homme (418) 692-3956 Mission Old Brewery (514) 866-6591 Mission Bon Accueil (514) 523-5288 La maison du Père (514) 845-0168 La maison du Père (819) 563-1387 Alimentation Le Chic Resto-Pop (514) 521-4089 Jeunesse au Soleil (514) 842-6822 Café Rencontre (418) 640-0915 Café de l’Espoir (418) 648-1079 Prénom Adresse Ville-Province -VOUS! AU JOURNAL DE LA RUE 1 an : 6 numéros pour 27.61 $ ( ) 2 ans: 6 numéros pour 49.69$ ( ) 3 ans : 18 numéros pour 67.30$ ( ) (taxes incluses) Code postal_________________________Tél.:( ) International- 39.00$ Cad.1 an Chèque ou mandat à l'ordre du Journal de la Rue, 4265, rue Ste-Catherine Est Montréal, Qc, H1V 1X5 tél.: (514) 256-9000 Date d'expiration Signature-____________________________________ Date Toute contribution supplémentaire pour soutenir notre travail est la bienvenue.Visiter le: www.cafegraffiti.net Octobre/Novembre 2003 Vol.12.2 < Journal de la rue 1 / ~3 u IV R ES 4( .- .jr Claire Lévesque Chacun de nous a-t-il un rapport clair avec l’argent?Puis-je l'utiliser de la manière la plus adéquate?L’argent fait-il de moi un esclave tantôt dépressif, tantôt exalté?Fst-ce que j'arrive à vivre sereinement et dans une certaine abondance?Suis-je capable de doser sagement les dépenses afin d'éviter de me retrouver au plus haut de ma marge de crédit?Mon rapport à l'argent est-il si conflictuel que mon budget est constamment dans les montagnes russes?Vous trouverez les réponses à ces questions et des explications à toutes ces situations et vous aurez les éléments nécessaires pour vous permettre de comprendre votre attitude par rapport à l’argent.Des exemples de cas vécus viennent vous faciliter la lecture.Des outils concrets vous sont aussi fournis pour changer ou améliorer votre rapport avec l’argent.Tentant, n’est-ce pas?VI \Î1 RI l)K 1?VRCENT Annick Menai ni Le Souille d Or, / 90 pages I Découvrir les vraies .RICHESSES Pierre Pradervand Éditions Jouvence L’argent est-il tout dans la vie?Est-ce lui qui détermine le degré d’importance de la personne que nous sommes?Si l’argent est le centre de votre vie et qu’il donne la direction à tous vos gestes, si l’argent est le moteur qui vous fait agir et représente votre principal objectif, il serait bon pour vous de lire DÉCOUVRIR LES VRAIES RICHESSES.Ce livre vous fournit des pistes pour vivre plus simplement et il peut vous aider à revoir vos habitudes de consommation.Vous y apprendrez que les signes extérieurs de richesse et de prestige sont surpassés par notre capacité à vibrer à Tunis-son avec les autres.Cet ouvrage offre un regard sur les multiples aspects de la vie: côté social, écologique, économique ainsi que sur l’aspect spirituel.Sortez du stress de l'obsession du gain et vivez dans l’harmonie! Maria Nemeth vous donne les 12 principes d’une gestion harmonieuse de l’argent.Elle vous donne aussi des moyens et des pistes pour vous aider à libérer l’énergie de celui-ci.Elle vous apprend à vous libérer de l’emprise de l’argent afin que vous puissiez aller vers l’abondance.Si vous désirez être le héros de VOTRE voyage, si vous souhaitez avoir un rapport plus adéquat avec l’argent, si vous aspirez à l’abondance et à la sérénité, ce livre est pour vous! Il vous apprendra qu’un comportement compulsif gaspille l’énergie de l’argent.Il vous apprendra également ce qu’est le cycle de la privation et il vous confirmera que le manque est l’un de vos instructeurs majeurs.L’argent peut être votre ami ou.votre ennemi, découvrez comment! libérer l'énergie nffînl Libérez l’énergie de l’argent Maria Nemeth Éditions Jouvence, 320 pages.Les naufragés f Patrick Declerck Plon, 460 pages.Voici le fruit de quinze années de travail et de recherches sur l’itinérance.R Declerck s’est intéressé à la misère humaine, à ces hommes et à ces femmes qui vivent en marge de la société.Une société qui semble délaisser des êtres qui, pour toutes sortes de raisons, se sont retrouvés dans une profonde misère.La misère physique, morale et financière.Ce sont des êtres vulnérables, fragiles.Des êtres qui, dans de nombreux cas, souffrent de maladies physiques et/ou mentales.Des êtres laissés à eux-mêmes.Des «désinstitutionnalisés» ou des victimes du sort.Des êtres qui ont renoncé à rester dans la bataille de la vie, trop maltraités par elle.Ce livre contient des photographies fort explicites quant au cauchemar perpétuel vécu par les clochards.Un document qui ne peut vous laisser indifférent.ÿ I Journal de la Rue > Vol.12.2 ! Octobre/Novembre 2003 Visiter ie: www.cafegraffiti.net Syn- M \S Vraiment tout sur le show-business Voyez les meilleures bandes-annonces de films, consultez un moteur de recherche puissant sur le cinéma et la musique, et apprenez avant tout le monde les derniers potins croustillants du monde artistique.Sympatic® c MUSIQUE • CINÉMA • MULTIMÉDIA • HUMOUR • CONCOURS Bell i Sympatico.ca est une marque de commerce enregistrée de Bell Canada et utilisée sous licence. 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