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Titre :
Tableau de bord de l'agglomération urbaine de Montréal = Trend chart Greater Metropolitan region /
Éditeur :
  • Montréal :Chambre de commerce du Montréal métropolitain,2002-2009
Contenu spécifique :
Français
Genre spécifique :
  • Publications en série
Fréquence :
deux fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Tableau de bord, région métropolitaine de Montréal
  • Successeur :
  • Tableau de bord du Grand Montréal, perspective ...
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Tableau de bord de l'agglomération urbaine de Montréal = Trend chart Greater Metropolitan region /, 2004-06, Collections de BAnQ.

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[" une publication de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain volume 6 > no 4 > juin 2004 t ableau de Bord l'agglomération urbaine de Montréal Le succès de la région d'Ottawa : s'en inspirer et s'y associer ! Partenaire exclusif Développement\tCanada Economie B ¦ ¦ économique Canada Development Canada Chambre de commerce du Montréal métropolitain Board of Trade of Metropolitan Montreal Table des matières > Éditorial Le succès de la région d'Ottawa : s'en inspirer et s'y associer ! > > 3 > > Survol et tendances États-Unis > > 4 Canada > > 4 Québec > > 5 Économie du Grand Montréal Bulletin de santé : Montréal, loin de nos perceptions > > 10 y Économiste invité Marée haute > > 14 > Notre conjoncture économique Marché du travail > > 6 Marché de l'habitation > > 6 Marché financier > > 7 Commerce extérieur > > 9 Clin d'oeil sur Montréal Le port de Montréal : plus que jamais un puissant moteur économique > > 13 > Chronique DEC La délocalisation : menace ou occasion ?> > 16 Le présent document porte sur des données d'avant le 27 avril 2004.N.B.: Pour un supplément d'information statistique, consultez le bulletin électronique mensuel de la Chambre, à la section Tableau de Bord extra de La Cité.Pour y accéder: www.ccmm.gc.ca/tdb-extra Tableau de Bord est une publication trimestrielle de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain réalisée en partenariat avec Développement économique Canada.Directrice de la publication Isabelle Hudon Rédactrice Annie Vallières, économiste Révision et coordination Madeleine Murdock Collaboration Caroline Ménard, DEC Stephen S.Poloz, EDC Dominic J.Taddeo, Port de Montréal Conception graphique Talengo design inc.Impression Reprotech Également disponible sur le site Web de la Chambre : www.ccmm.qc.ca Société canadienne des postes -Envoi de publications canadiennes - I Convention no 40063203 | Pour nous joindre : 380, rue St-Antoine Ouest Bureau 6000, Montréal OC H2Y 3X7 Tél.: (514) 871-4000 Téléc.: (514) 871-1255 Editorial Le succès de la région d'Ottawa : s'en inspirer et s'y associer ! L'une des observations contenues dans notre récent Bulletin de santé de Montréal qui a retenu le plus l'attention au moment de sa diffusion a été, hors de tout doute, l'excellente position obtenue par la région d'Ottawa - incluant Gatineau - au classement final de l'INDICE MACADAM.En effet, parmi les douze villes-région nord-américaines étudiées et comparées par la Chambre dans le cadre du Bulletin de santé, Ottawa se classe au deuxième rang de ce nouvel indice exploratoire de développement métropolitain.(Pour un résumé du contenu, des observations et de la méthodologie de cette étude, voir les pages 10,11 et 12 de ce Tableau de bord, ou encore le site Web de la Chambre www.ccmm.qc.ca pour la version intégrale).Tout en reconnaissant les limites d'un tel exercice, l'intérêt de l'INDICE MACADAM est qu'il combine une évaluation de plusieurs facteurs contribuant à l'attrait et à la compétitivité d'une agglomération urbaine : du revenu per capita ajusté au coût de la vie au taux d'homicides; du pourcentage de la population détenant un diplôme universitaire au nombre d'emplois dans les secteurs de la culture et des arts.L'idée est ainsi de reconnaître la complexité et la diversité des éléments qui permettent à certaines villes et régions de se démarquer - et d\u2019identifier les éléments pour lesquels Montréal aurait intérêt à déployer davantage d\u2019efforts.Il va sans dire qu'en se classant 9e sur 12, Montréal a encore beaucoup à faire.Cela dit, la deuxième place obtenue par la région d'Ottawa constitue, à.certains égards, une bonne nouvelle pour Montréal et l'ensemble des villes canadiennes.En effet, le Bulletin de santé démontre qu'en tenant compte des éléments tels que le coût ou la qualité de vie, être une ville canadienne ne signifie pas forcément arriver en queue de peloton en Amérique du Nord.Comme en fait foi l'exemple d\u2019Ottawa, une ville peut à la fois être canadienne et concurrentielle sur la scène continentale.Ainsi, si on peut si bien réussir à moins de 200 km en amont sur la rivière des Outaouais, absolument rien ne disqualifie d'office Montréal dans la course à l'attraction et à la fidélisation du talent et des investissements.Cela dit, la question du «comment faire mieux» demeure entière.Le panel d'experts, invité par la Chambre à commenter les constats sur l'état de santé de Montréal et les conclusions qui en ressortent, a identifié des pistes d'action très intéressantes que nous vous invitons à découvrir en page 10.En plus de pistes identifiées, il en est une que nous croyons particulièrement importante à explorer : celle d\u2019une plus grande collaboration entre les villes canadiennes et, pourquoi pas, le développement d'un axe privilégié avec notre voisine, Ottawa.Tout en étant en concurrence entre elles, les villes modernes peuvent également entretenir de fructueuses relations de collaboration et de partenariat.Cela est particulièrement vrai dans le contexte canadien, ne serait-ce que pour l'obtention de pouvoirs et de ressources financières correspondant aux responsabilités accrues des villes : c\u2019est d'abord en travaillant de concert que les villes sont le plus susceptibles de faire bouger -rapidement et efficacement - les niveaux de gouvernement supérieurs.En plus de partager de nombreux intérêts politiques, les villes canadiennes possèdent souvent de surprenantes complémentarités qui mériteraient d'être davantage exploitées.Le tourisme en est une : une fois arrivés en sol canadien, les touristes provenant d'outre-mer limitent rarement leur séjour à une seule ville.Or, l'une des révélations du Bulletin de santé est justement le nombre de complémentarités, dans plusieurs secteurs, entre Ottawa et Montréal.Le temps est venu de les mettre à profit.À l'échelle nord-américaine - et à plus forte raison mondiale - Montréal et Ottawa peuvent être considérées comme étant à proximité l'une de l'autre, de sorte que leurs caractéristiques et leurs atouts respectifs peuvent également être perçues comme faisant partie d\u2019une seule et même grande région économique.Cela nous donne une véritable puissance du savoir : sept universités, quelque 300 centres de recherche, pas loin de 200 000 étudiants ! Voilà un argument de taille pour vanter les mérites de la région de «Montawa».Au même titre où elles partagent un grand nombre d'activités dans le domaine de la recherche et du savoir, les régions d'Ottawa et de Montréal offrent toutes deux d'excellentes performances pour ce qui est des indicateurs relatifs à la qualité de vie (qualité de l'air, taux d\u2019homicides, activités culturelles).Cela dit, en vertu de leur taille, elles offrent des expériences de vie qui, elles, sont bien différentes ; Montréal offre une vie urbaine particulièrement animée, à l'avant-garde en matière de culture et de divertissement; de son côté, Ottawa se distingue par son milieu de vie paisible, l'abondance et la proximité des espaces verts et un nombre impressionnant de grandes institutions culturelles.Autrement dit, ensemble, Montréal et Ottawa peuvent, à l'intérieur d'un corridor de 200 km, offrir une très grande qualité de vie, et cela, pour tous les goûts ! Ce ne sont là que des pistes, mais toutes nous mènent vers une seule conclusion : le potentiel de collaboration entre les villes canadiennes est immense.et inexploité.Dans ce contexte, il est tout indiqué de voir comment nous pourrions apprendre de la région d\u2019Ottawa et travailler avec elle.¦ Le président et chef de la direction, Benoit Labonté 3 < < / Survol et tendances Etats-Unis Finalement des gains d'emplois Après de longs mois d'attente, la publication des chiffres sur l\u2019emploi en mars a finalement été positive, avec la création de 308 000 nouveaux emplois, soit le meilleur gain mensuel depuis avril 2000.Le résultat de mars a été bien au-delà des attentes, grâce au secteur de la production de services - par opposition à celui de la production de biens - qui a à son crédit 230 000 nouveaux emplois.Pour sa part, le taux de chômage a augmenté de 0,1 point, à 5,7 %, compte tenu des meilleures perspectives qui ont incité les chômeurs découragés à réintégrer la population active.L'augmentation du nombre d'emplois s'étend maintenant à plus de 517 000 pour le premier trimestre de 2004.Un des points forts de la croissance économique - qui était de 3,1 % en 2003, la plus forte croissance depuis 2000 (avant l'éclatement de la bulle des TIC et les attentats du 11 septembre 2001) - a été le secteur de l'habitation.Les mises en chantier ont atteint 1,85 million d'unités pour 2003.Malgré les reculs subis en janvier et février, les chiffres du mois de mars confirment un potentiel toujours fort pour ce secteur, avec des mises en chantier légèrement au-delà des 2 millions d'unités (moyenne annualisée), soit une hausse de 6,4 % par rapport au mois précédent et la plus forte hausse de la dernière année.Avec les gains d'emplois enregistrés en mars et le faible niveau d'inflation -évalué à 1,8 % pour ce même mois (par rapport à la même période de 2003) -, les analystes laissent entendre que le taux directeur (Fed funds rate) ne pourra pas demeurer à 1 % indéfiniment.La Réserve fédérale sera tentée, dans les prochains mois et au fur et à mesure que les gains d'emplois importants deviendront chose courante, de resserrer sa politique monétaire.Ce mouvement pourra aussi avoir l'incidence de restreindre la consommation et l\u2019activité du secteur de l'habitation.La reprise économique américaine - qui arbore maintenant des gains d'emplois - sera possiblement positive pour le Canada, à mesure gue la demande des États-Unis pour les produits canadiens s\u2019intensifiera.De son côté, la reprise mondiale et, plus spécifiquement, la reprise asiatique continueront à soutenir les prix des matières premières dont le Canada est un grand producteur et un grand exportateur.De toute évidence, les reprises américaine et mondiale auront des effets bénéfiques sur nos exportations.Dans ce mouvement d'amélioration, nous pouvons en plus prévoir que les entreprises américaines qui continuent d'augmenter leur productivité (hausse de 4,2 % en 2003) continueront de renouer avec une meilleure profitabilité.¦ > > 4 1.Un contrat de couverture de change permet de fixer aujourd'hui un cours d'achat ou de vente de devises pour une échéance future.Il est important de noter que ces contrats sont fermes et que l'exportateur ou l'importateur ne peuvent bénéficier d'une évolution favorable ultérieure de la devise.Il est donc possible de prévoir les mouvements de trésorerie avec plus de précision, ce qui facilite la gestion budgétaire.Canada Un début d'année régi par le climat L\u2019année 2004 a débuté au Canada avec une vague de froid arctique qui a littéralement fait fléchir le PIB de 0,1 % en janvier.Ces conditions climatiques plus qu\u2019hivernales ont affecté négativement l'activité, entre autres, dans les industries du commerce de gros (-3,4 %), de l'extraction minière, du pétrole et du gaz (-1,1 %), de la fabrication (-0,7 %) et de la construction (-0,4 %).Par ailleurs, la production manufacturière a continué d'être freinée par la faiblesse des ventes d'automobiles neuves en Amérique du Nord.Malgré ce repli dans la construction résidentielle en janvier, les mises en chantier ont depuis largement comblé ce retard pour atteindre 247 000 unités en mars.Pour ce mois, les mises en chantier en milieu urbain ont crû dans pratiquement toutes les régions du pays, hormis dans les provinces des Prairies (-2,4 %).Les régions urbaines de l\u2019Ontario (+22,7 %) et du Québec (+16,6 %) sont celles qui ont connu les plus fortes hausses.Le secteur de l\u2019habitation (construction résidentielle, dépenses de rénovation, marché de la revente) continue d\u2019être une locomotive pour l'économie canadienne cette année.Au moment où les taux d'intérêt et les taux hypothécaires sont historiquement très bas, la consommation courante et les dépenses immobilières sont avantagées en regard de l\u2019épargne et de l'investissement.D'ailleurs, le taux d'épargne s\u2019est établi à un creux de 2 % pour l'année 2003.Pour que la construction résidentielle continue, les perspectives d'emplois à long terme doivent demeurer bonnes.À cet égard, les choses semblent s'être envenimées à court terme.Après avoir connu des gains de 278 200 emplois en 2003, le marché du travail canadien présente un repli de 19 600 emplois pour le premier trimestre de 2004, principalement dans les secteurs de production de biens.Parmi les provinces, l\u2019Ontario a perdu en mars 24 500 emplois, principalement dans le secteur des services relatifs aux bâtiments et des autres services de soutien, pendant qu'ailleurs au pays, l'emploi a peu bougé.Pour sa part, le taux de chômage s'est établi à 7,5 % en mars, un niveau autour duquel il se maintient depuis novembre dernier.Les signes de stagnation de l\u2019emploi sont peut-être liés au fait que notre devise canadienne a augmenté de 17 % en près de 16 mois.Pour se protéger des effets néfastes de l'appréciation du huard sur leurs opérations, il n'est pas rare que des entreprises exportatrices souscrivent à des «contrats de couverture de change»1.Or, la plupart des contrats signés au début de la vague d'appréciation viennent maintenant à échéance.À ce point, les entreprises ne pouvant plus contourner les effets de l'appréciation du dollar, font face à la nécessité d'améliorer leur productivité, soit de faire plus avec moins.Pour certaines, cela signifie diminuer leur masse salariale.En lien avec la recherche de productivité, les données du commerce international de marchandises du Canada en février relevaient une nette progression des investissements des entreprises.Les Survol et tendances importations de machineries et d'équipements se sont d\u2019ailleurs accrues de 9,3 %, soit la meilleure croissance depuis la dernière décennie.Les prochaines publications portant sur la productivité du travail au Canada du 1er trimestre devraient présenter de meilleurs résultats qu'en 2003, où la productivité a crû d'à peine 0,1 % (la plus faible croissance depuis 1996).Bien que des effets néfastes aient été appréhendés par les entreprises exportatrices à la suite de l'appréciation de notre devise en 2003, il semble que les effets globaux sur notre économie ont été moins marquants que cela n'était appréhendé au départ.Selon une étude de Statistique Canada, les effets auraient même été globalement bénéfiques.Quant aux effets de l'appréciation de notre dollar sur le rendement économique au Canada, il semble que les termes de l'échange du Canada2 ont accru notre pouvoir d'achat sur les marchés internationaux de 10,6 % en 2003.Ces résultats sont nettement plus encourageants que le bilan du commerce international de marchandises du Canada pour 2003 qui affichait une diminution des exportations de 3,1 %, une troisième en autant d'années, et un recul des importations de 4,2 %.Pendant cette période, seul le groupe des produits énergétiques (gaz naturel, électricité, pétrole brut, charbon, etc.) a présenté un bilan positif, autant du côté des exportations que des importations.L'industrie touristique a probablement été le secteur le plus négativement touché par la hausse du dollar en 2003, aux dires de Statistique Canada.Sensible à l\u2019appréciation de notre monnaie et déjà affectée par les événements du 11 septembre 2001, l\u2019industrie a connu une période difficile qui s'est continuée avec le resserrement des mesures de sécurité et la baisse des voyages internationaux.Pour une troisième année consécutive, les dépenses touristiques au pays ont connu une baisse de 2,7 % en 2003, par rapport à 2002.Le 2e trimestre a été particulièrement difficile avec un repli de 4,7 %.Pour l\u2019ensemble de l'année, cela représente une perte de 1,3 milliard $ pour l'industrie.¦ Québec Bilan de 2003 L\u2019emploi dans le secteur manufacturier continue de connaître des lacunes en 2004, après avoir essuyé un repli de 16 700 emplois en 2003.De ce nombre, 15 800 postes ont été perdus dans l'agglomération urbaine de Montréal l'an dernier et ce secteur continue de connaître des difficultés en termes d'emplois créés.Ce phénomène n'est pas indépendant du fait que la devise canadienne se soit appréciée de 17 % depuis janvier 2003.Tout comme l'ont fait les entreprises manufacturières américaines l'an dernier à la suite d'une période difficile, nos entreprises québécoises doivent hausser leur productivité, ce qui suppose que, pour les prochains mois, on tentera d'abord de faire plus 2.Les termes d\u2019échange sont définis comme le ratio des prix à l'exportation aux prix à l\u2019importation.avec moins, ce qui suppose une faible création d\u2019emplois.Mais, au fur et à mesure que ces firmes auront réformé leur processus de production et profiteront du dollar plus fort pour acquérir de la machinerie et de l'équipement - le plus souvent importés des États-Unis -, leur productivité pourra s'améliorer.D\u2019ailleurs, le Conference Board du Canada mentionnait dans sa note de conjoncture métropolitaine du printemps 2004 que la reprise américaine sera bénéfique pour la production manufacturière en donnant une impulsion à la croissance de l'emploi et aux dépenses des consommateurs.Selon cet organisme, l'économie de Montréal, qui devrait connaître une croissance économique annuelle en 2004 de 2,8 %, pourrait néanmoins connaître une hausse de 29 000 emplois, principalement dans le secteur de l'aérospatiale.Quant au PIB du Québec, il a augmenté de 1,6 % en 2003, après avoir connu une hausse de 4,0 % l\u2019année précédente.Les piètres résultats des deux premiers trimestres (+0,1 % et +0,0 %) ne sont pas étrangers au bilan commercial provincial.L'appréciation du huard a causé un préjudice au commerce international de marchandises du Québec en 2003, entraînant une baisse de la valeur totale des exportations de 6,1 %, à 64,2 milliards $, pendant gue les importations n'ont pratiquement pas fluctué par rapport à 2002, en hausse de 0,3 %, à 63,6 milliards $.Au chapitre des exportations, notons la performance des ventes d'avions qui ont crû de plus de 10 %, comparativement aux résultats de 2002, un nouveau sommet selon l'Institut de la statistique du Québec.En dépit du ralentissement du marché du travail en 2003 (+1,6 % par rapport aux gains de 3,4 % en 2002) et de la croissance du revenu personnel par habitant plus faible qu\u2019en 2002 (+1,9 %, à 27 592 $, après avoir connu +3,1 % en 2002), les dépenses de consommation ont été le deuxième moteur de croissance en importance pour le PIB, en hausse de 3,5 %, après l\u2019investissement en capital fixe (+5,7 %) des entreprises et des administrations publiques.Grâce au maintien des taux d\u2019intérêt et des taux hypothécaires à un très bas niveau, le marché de l'habitation a connu une excellente année avec des mises en chantier légèrement au-dessus des 50 000 unités en 2003, un niveau qui n\u2019avait pas été atteint depuis 1988.Cette activité considérable a eu des retombées positives sur les ventes au détail (+4,4 %) et particulièrement les ventes dans les magasins de meubles (+6,0 %) l'an passé.À l'opposé, le faible loyer de l'argent a eu comme effet néfaste de faire diminuer le taux d'épargne, qui était de 5,5 % en 2002, à 3,8 % en 2003, une première baisse depuis 1999.En somme, le secteur de l\u2019habitation devrait continuer sur sa lancée cette année, ce qui profitera au marché du travail, aux dépenses de consommation et à l'investissement des entreprises en capital fixe.¦ Notre conjoncture économique Marché du travail Début d'année difficile Malgré un bilan à peine positif l'an dernier, l'agglomération urbaine de Montréal entame 2004 difficilement avec un recul de 22 600 postes, au cours du 1er trimestre.Parmi les domaines les plus affectés, le secteur manufacturier accuse un nouveau recul de 2 500 postes depuis janvier.Les annonces d'impartition (vers d'autres pays) de certaines entreprises du secteur manufacturier montréalais, les mises à pied annoncées par CAE et Celestica - pour n\u2019en citer gue deux -, ainsi gue l'effet de l\u2019appréciation du huard -, gui s'accentuera au fur et à mesure gue les opérations de couverture de change prendront fin en 2004 - auront des effets négatifs persistants sur ce secteur.Devant faire face à des entreprises manufacturières américaines plus productives, le bilan d'emplois des prochains mois pourra difficilement reprendre sa croissance, tant gue nos entreprises n'auront pas d\u2019abord consolidé leur productivité.Quant au taux de chômage à Montréal, il a fléchi sous la barre des 9 % au cours du premier mois de 2004, pour atteindre 8,6 % en mars.Il semble gue cette baisse soit principalement attribuable à un grand nombre de chômeurs qui se sont découragés et ont quitté la population active.Selon la compilation de données de l'Institut de la statistique du Québec, il semble que l'agglomération urbaine de Toronto ait de son côté gagné 9 900 emplois depuis le début de 2004, pendant que Vancouver et Montréal en ont perdu respectivement 4 100 et 22 600.-10 En milliers 40 -20 .-.- H Montréal ¦ Ottawa ¦Toronto ¦ Winnipeg Calgary ?Vancouver Création nette d'emplois 2003 - Villes du Canada Source : Conference Board du Canada L'emploi au Québec en 2004 stagne pour un troisième mois consécutif avec des gains totaux de seulement 4 200 postes depuis janvier.En mars, l\u2019activité des secteurs des services professionnel, scientifique et technique (+10 600) et > 6 du secteur de la fabrication (+8 700) ont compensé les pertes du secteur de l'enseignement (-7 800), pour se solder par un gain de 4 500 nouveaux postes, tous secteurs confondus, pour ce mois.En dépit des gains enregistrés au cours du mois de mars, le secteur manufacturier québécois continue de connaître une période difficile avec des pertes de 17 000 depuis novembre dernier.Au fur et à mesure que l'appréciation de notre devise canadienne continuera, elle aura des effets tendanciels au Québec et en Ontario, deux économies qui comptent énormément sur l'exportation et sur l'activité de leur secteur manufacturier.Tout comme pour la région de Montréal, le taux de chômage québécois est aussi en baisse depuis le début de l'année et est parvenu au taux de 8,6 % en mars, à la suite de la baisse de la population active.Au Canada, les statistiques d'emploi ne sont guère mieux : on a observé une perte de 19 600 emplois au premier trimestre de 2004.Les mois de février et de mars se sont soldés avec des replis de 21 200 et de 13 300 postes.Bien que les emplois à temps plein aient connu une croissance cette année, ce gain a été contrebalancé par une perte de 80 500 emplois à temps partiel.Ceci rompt avec ce que nous avions présenté dans notre dernière édition de Tableau de bord, alors que la création d'emplois tant à temps plein qu'à temps partiel était positive au dernier trimestre de 2003, d'autant plus que la création d'emplois à temps plein représentait 90 % des emplois créés en 2003.En mars, les secteurs des services relatifs aux bâtiments et des autres services de soutien (-19 700), de l\u2019enseignement (-19100), ainsi que ceux des services d\u2019information, de culture et de loisirs (-13 600) ont présenté les plus importants reculs.Du côté des gains, on compte le secteur des finances, de l\u2019assurance et de l'immobilier (+14 600) et le secteur de la fabrication (+7 100) (ce qui est contraire au mouvement de ce secteur au Québec).En dépit du fait que l\u2019emploi dans le secteur de la fabrication n\u2019a pas connu de fluctuations importantes au cours des derniers mois, Statistique Canada rappelait que ce secteur est en déficit de 76 000 emplois depuis novembre 2002, période de début du cycle baissier.¦ Marché de l'habitation D'excellents pronostics pour 2004 Des taux hypothécaires historiquement bas, une confiance élevée des consommateurs dans l'économie et le rétrécissement des occasions d'achat sur le marché de la revente (en raison de la pénurie d'inscriptions par rapport à la demande), font que la construction résidentielle est propulsée vers de nouveaux sommets cette année.Les mises en chantier pour l'agglomération urbaine de Montréal en mars 2004 ont presque doublé, à 2 692 unités, par rapport au même mois de l'an dernier.Ces résultats annoncent un printemps florissant pour le secteur de la construction résidentielle.La Société canadienne d\u2019hypothèques et de logement (SCHL) mentionnait dans son corn- Notre conjoncture économique muniqué qu'il s'aqissait de la meilleure performance mensuelle depuis février 1989.Ce gain mensuel porte les mises en chantier cumulatives pour les trois premiers mois de 2004 à 5 492 logements, l'équivalent d\u2019une hausse de 33 % par rapport à la même période l'an dernier.Contrairement aux tendances mensuelles de 2003 - où la construction résidentielle connaissait ses meilleurs gains sur la couronne sud et la couronne nord de Montréal -, ce sont les mises en chantier sur l'île de Montréal qui volent la vedette en mars 2004.Pendant cette période, les mises en chantier ont été huit fois plus nombreuses (1 175 unités contre 152), par rapport au même mois de l'an dernier.Ce sont les logements collectifs qui ont donné le ton à la construction sur l'île avec 568 mises en chantier, tout en accaparant plus de 85 % des nouveaux ajouts sur le grand marché locatif montréalais.L'arrondissement Ville-Marie a vu s'ajouter 338 nouvelles unités à louer en chantier sur son territoire.La construction de copropriétés a également connu une très bonne performance avec 572 nouvelles mises en chantier (contre 95 unités en mars 2003), surtout concentrées à l\u2019île-des-Sœurs et au centre-ville.La rareté des logements locatifs actuellement disponibles sur le marché résidentiel conjuguée à la popularité des condominiums auprès des baby-boomers et des ménages qui accèdent à une première propriété expliquent cette hausse à Montréal.En 50 2003.1\t2003.2\t2003.3\t2003.4 milliers 45 ¦ Montréal ¦ Ottawa ¦Toronto ¦Winnipeg Calgary DVancouver Mise en chantier-Villes du Canada Source : Conference Board du Canada Du côté des mises en chantier au Québec, l'activité continue de battre son plein avec 64 600 unités DDA (données désaisonnalisées annualisées) en mars 2004, une hausse par rapport aux 56 700 unités de février.Ce sommet demeure le meilleur résultat mensuel depuis juin 1990 au Québec, où l'on avait vu s'ériger 67 700 nouvelles unités.Mise à part Montréal, d\u2019autres régions métropolitaines au Québec ont aussi connu une hausse des mises en chantier en mars.À cet égard, notons que la région de Sherbrooke renoue avec la croissance (+120 %), et que la région de Gatineau, après avoir connu un mois de février tout simplement hors du commun (mises en chantier passant de 34 à 434), connaît une croissance plus modérée (+12 %).Après un cumul de moins de 200 000 unités DDA en janvier dernier, les mises en chantier au Canada ont été plus nombreuses en février et en mars, avec des résultats mensuels de 216 200 et 247 000 nouvelles unités.Selon les chiffres de la SCHL, le sommet atteint en mars 2004 s'affiche comme le meilleur résultat mensuel depuis août 1987.Pour une première fois depuis le début de 2004, les mises en chantier d'unités de logements collectifs ont été plus nombreuses que celles du segment de maisons unifamiliales.Tous secteurs confondus, les gains du premier trimestre de 2004 s'annoncent positifs pour le reste de l\u2019année et, si la tendance se poursuit, le secteur de la construction résidentielle pourra égaler, voire battre, les résultats de l'an dernier.¦ Marché financier Taux d'inflation Le niveau d'inflation (calculé par l'indice des prix à la consommation global -IPC) au pays ne semble plus être une préoccupation pour la banque centrale, comme il l\u2019a été au cours des années 2002 et 2003, alors qu'il a évolué au-dessus de 3 % pendant sept mois d'affilée (d'octobre 2002 à avril 2003).Tant riPC que l'«indice de référence» (une mesure de l'inflation de la Banque du Canada) - qui exclut les huit composantes les plus volatiles - ont présenté des hausses de 0,3 % en mars 2004, par rapport à février.Néanmoins, même si le niveau d\u2019inflation demeure bien en deçà du taux cible, cette dernière augmentation représente la plus forte variation mensuelle depuis la dernière année.Il semble qu'une grande proportion de la majoration des prix subie en mars, sur % 5,0 -___________________________________________________ 5,0 % Indice de référence Inflation - taux de variation de UPC sur 12 mois Source : Banque du Canada 7 Notre conjoncture économique le mois précédent, est attribuable à un mouvement saisonnier normal pour cette période de l'année.En outre, la hausse des prix de l\u2019essence (+2,7 %), des voyages organisés (+5,5 %), des vêtements pour dames (+2,0 %) et des véhicules automobiles (+0,3 %) expligue également cette augmentation en mars.L'IPC calculé sur 12 mois, tel qu'il a été enregistré en mars, a augmenté de 0,7 %, soit la plus faible augmentation sur 12 mois depuis décembre 2001, toujours selon l'organisme fédéral.Dans ce cas, ce sont les prix de l'énergie (-4,1 %) qui expliquent en grande partie l'évolution plus faible de l'inflation en mars 2004, par rapport au même mois de 2003.À l'opposé, les facteurs ayant contribué à la hausse de l'inflation sont le prix des cigarettes (+7,8 %), les frais de scolarité (+8,1 %) et les primes d'assurance (+10,8 %).Dans ce contexte, l'inflation risque d\u2019évoluer confortablement dans les prochains mois, sous la valeur cible de 2 % fixée par la Banque du Canada.Taux d'intérêt En réponse à la publication de plusieurs indicateurs du dernier trimestre de 2003 et du premier mois de 2004 (PIB, consommation, emploi, inflation, exportations), qui présentent certains des signes de faiblesse - et ce, en dépit des signes de renforcement de l'activité économique ailleurs dans le monde et particulièrement aux États-Unis -, le gouverneur de la Banque du Canada a décidé de diminuer le taux directeur de 25 points, à 2 %, le 13 avril dernier, son plus bas niveau des dernières décennies.Cette cinquième baisse du loyer de l\u2019argent, depuis juillet 2003, vise à stimuler la demande intérieure afin de faire contrepoids aux pertes subies par les replis des exportations au cours de la dernière année.L'appréciation du huard de 22 % l'an dernier est encore une épine au pied de plusieurs entreprises exportatrices canadiennes.Ces entreprises ont besoin de s'adapter à cette nouvelle réalité et, pour ce faire, la politique monétaire de la Banque du Canada se fait plus accommodante.Selon plusieurs analystes, dans le contexte actuel, la Banque du Canada a probablement baissé pour une dernière fois son taux directeur.À moins que les signes économiques ne se détériorent, l'autorité monétaire canadienne devrait adopter une attitude neutre dans la mesure où elle juge que «les risques qui pèsent sur les perspectives semblent équilibrés».Taux de change Le dollar canadien s'est beaucoup apprécié l\u2019an dernier, face à la devise américaine, mais depuis le début de la présente année, notre dollar semble avoir pris un temps d'arrêt dans son mouvement haussier.Il affichait une valeur de 74,28 cents US à la mi-avril.En fait, le rétrécissement de l'écart entre les taux directeurs canadien et américain au cours des derniers mois a eu comme répercussion de réduire l\u2019attrait de notre devise aux yeux des investisseurs étrangers, au bénéfice du dollar américain.Bien que les perspectives soient encourageantes à court terme pour le dollar américain (l'IPC américain a connu une hausse plus élevée que prévu de 0,5 % en mars - tendance inflationniste - et 308 000 emplois ont été créés en mars), les inquiétudes quant au déficit du compte courant et au déficit budgétaire demeurent très présentes, selon les analystes.Ces craintes pourraient affecter à la baisse le dollar américain et aider le dollar canadien à continuer son mouvement d\u2019appréciation.Les tendances fondamentales du dollar canadien demeurent donc positives et les experts croient qu'il continuera d'augmenter en valeur au courant de l'année.À cet égard, les analyses récentes de Statistique Canada démontrent que cette appréciation a eu un effet positif sur notre pouvoir d'achat.Calculé à partir du Command GDP - mesure sommaire de l'impact des termes de l'échange sur le pouvoir d'achat d'une économie -, notre pouvoir d\u2019achat s'est accru de 10,6 % en 2003 au Canada.Toutefois, les différentes industries canadiennes et québécoises n\u2019ont pas subi le même impact l'an dernier, certaines étant plus sensibles aux variations du taux de change.Orientées vers les exportations, les industries de l'automobile, des produits chimiques et des machines ont le plus écopé de cette appréciation du huard.L'industrie touristique a probablement été le secteur le plus négativement touché par la hausse du dollar, aux dires de Statistique Canada en 2003.Sensible à l'appréciation de notre monnaie et déjà affectée par les événements du 11 septembre 2001, l'industrie a connu une période difficile qui s'est poursuivie avec le resserrement des mesures de sécurité et la baisse des voyages internationaux (causée par la guerre en Irak, l\u2019éclosion du SRAS, la panne d'électricité en Ontario, les incendies en Colombie-Britannique et l'appréciation du dollar).Marchés boursiers L\u2019écart entre les taux directeurs canadien et américain s'est rétréci à un point depuis que la Banque du Canada a ramené son taux directeur à 2 %, à la mi-avril - le taux de la Réserve fédérale américaine étant à 1 % depuis le printemps de 2003 -, ce qui rend les investissements libellés en dollars canadiens moins attrayants qu'auparavant.D\u2019ailleurs, les investisseurs étrangers ont diminué, en février, leurs avoirs de titres canadiens de 7,6 milliards $, ce qui est la plus importante baisse à survenir en deux ans et demi3.Les trois quarts de ce désinvestissement étaient liés à la vente de titres d'emprunt, soit la vente d\u2019obligations et d'instruments du marché monétaire.À l'aube de la reprise américaine et de la reprise mondiale, les entreprises américaines améliorent leur productivité et renouent avec une meilleure profitabilité.Bien que la >> 8 3.En février, l\u2019écart des taux d\u2019intérêt à court terme entre le Canada et les États-Unis était de 1,20 %. Notre conjoncture économique profitabilité des compagnies américaines ait été plus élevée que celle des compagnies canadiennes au premier trimestre de 2004, l'indice du TSX a mieux performé que l'indice du S&P 500.En effet, l'indice canadien a surpassé celui du S&P 500 (américain) de 3,1 points de base.Cette meilleure performance s'explique par une pondération plus grande du TSX dans les secteurs des matériaux et de l'énergie, deux secteurs qui ont monté en flèche (à la fois en raison d'une demande accrue pour ces matières premières et d'une hausse de leur valeur marchande), grâce à la reprise asiatique et la reprise mondiale.¦ Commerce extérieur Les exportations en hausse Le dernier trimestre de 20034 a enregistré un léger recul de 0,43 % des exportations internationales de marchandises du Québec, un quatrième recul consécutif.Aucun des produits d\u2019exportation n'a présenté de baisse substantielle.En regard des plus importants groupes d\u2019exportation québécois, les avions ont affiché une hausse de 2 %, pendant que les ventes d\u2019aluminium reculaient de 1,5 %.D'autres fléchissements ont été enregistrés dans les ventes d'électricité, de bois d'œuvre, des vêtements et de la pâte de bois au quatrième trimestre de 2003.Au compte des importations, ces dernières ont gagné 5 % en valeur par rapport au trimestre précédent, pour atteindre 15,9 milliards $.Les achats d'automobiles, de camions, d'avions et de matériel électronique (ordinateurs, pièces électroniques et matériel de télécommunication) ont brillé dans ce mouvement à la hausse.L\u2019année 2004 a débuté avec une hausse en janvier des exportations du Québec de l'ordre de 4,2 %, à 5,2 milliards $ (dollars courants).Les produits vedettes ont été les avions et les moteurs d\u2019avions, l'électricité, les viandes fraîches, ainsi que le cuivre et ses alliages.Treize des 25 principaux groupes d'exportation ont crû en janvier 2004, comparativement à décembre 2003.Le chapitre des exportations en direction des États-Unis s'améliore lui aussi, en hausse de 3,9 %, après deux reculs mensuels consécutifs.Les ventes d'avions et d\u2019électricité ont participé à améliorer le bilan des exportations vers nos voisins du sud.Les ventes d\u2019avions sont également à la source des gains d'exportation vers l\u2019Europe en janvier, après trois reculs consécutifs.Cette bonne performance du groupe des ventes d'avions a compensé les reculs subis en matière d\u2019exportation des groupes tels que l\u2019équipement et le matériel de télécommunication, le papier journal et l'aluminium.Quant aux importations, elles ont régressé de 19,5 % en janvier de cette année, par rapport au mois précédent, pour afficher 4,3 milliards $ (dollars courants).Les groupes de 4.\tPour en connaître davantage sur le bilan commercial du Québec en 2003, voir le « Survol Québec » en page 5.5.\tPour en connaître davantage sur le bilan commercial du Canada en 2003, voir le « Survol Canada » en page 4.produits ayant subi les plus fortes baisses ont été ceux du pétrole brut, des automobiles, des médicaments et des ordinateurs.Faisant faible contrepoids à ce mouvement, nous retrouvons les importations de produits chimiques, de vêtements et de chaussures.Des 25 groupes d'importation, 11 présentaient un recul en janvier.Celles provenant des États-Unis ont également diminué de près de 14 %, pendant que les importations d'Europe progressaient d\u2019environ 20 % en janvier, comparativement à décembre.Après avoir connu un repli en janvier, le commerce international de marchandises du Canada s'est nettement amélioré en ce deuxième mois de 20045.Les exportations ont rebondi de 7,0 % en février, à 34,1 milliards $, après avoir diminué de 4,7 % le mois précédent, mois que Statistique Canada qualifiait comme étant «le plus faible depuis cinq ans».Les secteurs les plus dynamiques ont été les exportations de produits de l\u2019automobile (+11,7 %) - surtout des camions - et des produits forestiers (+8,1 %).Les importations ont gagné 6,1 % en février, à 28,4 milliards $, après avoir essuyé une diminution de 5 % en janvier.Signe que plusieurs entreprises révisent leur processus de production afin d'améliorer leur productivité, l'importation de machineries et d\u2019équipements a connu une hausse importante de 9,3 %.Cette hausse représente la meilleure performance depuis août 1993, selon l'organisme canadien.En février, tous les groupes de produits exportés et de produits importés ont présenté des gains par rapport au mois précédent.En février, la balance commerciale ne pouvait pas mieux se porter avec un gain de 619 millions $, pour un total de 5,7 milliards $.Le commerce avec les États-Unis, qui comptait pour 81 % des exportations canadiennes en février, a crû de 7,0 % et l'excédent commercial avec nos voisins du sud a atteint près de 8 milliards $.Le commerce avec les principales zones commerciales a connu une expansion, mis à part pour la zone composée des «autres pays de l'OCDE».¦ Exportations\tM Importations Commerce extérieur de marchandises au Canada - Données trimestrielles Source : Statistique Canada 9 Économie du Grand Montréal \u2022\tDes infrastructures adéquates : plus de 57 % des répondants classent ce facteur entre le deuxième et le quatrième plus important.À l'opposé, un seul facteur est considéré, de manière unanime, comme peu important : \u2022\tLa présence d'un important bassin d'artistes et de créateurs : plus de 63 % des répondants classent ce facteur parmi les trois moins importants.Ce résultat doit cependant être interprété avec précaution : il se pourrait que la question ait été mal comprise, à savoir que les artistes et créateurs sont des facteurs de développement de l'entreprise.Une tournure différente, qui aurait insisté sur la vie culturelle de Montréal - et sur l\u2019importance de celle-ci sur la fidélisation d'une main-d'œuvre qualifiée - aurait pu conduire à d'autres résultats.Cependant, la question posée était claire et, donc, le classement sans ambiguïté.Bulletin de santé : Montréal, loin de nos perceptions La réalisation du Bulletin de santé de Montréal, une initiative de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, donne suite à l\u2019engagement pris par son président et chef de la direction, Benoit Labonté, à l'occasion du Symposium Montréal 2017, une Cité du monde de 375 ans, tenu les 30 avril et 1er mai 2002.Au terme de ce forum, la Chambre s'était engagée à «faire valoir les intérêts de la communauté des affaires métropolitaine, notamment par le recours à des indicateurs de performance qui seront revus annuellement, sur une base comparative avec d\u2019autres régions métropolitaines.» Le Bulletin de santé de Montréal6 est avant tout un outil de développement fondé à la fois sur les plus récents indicateurs statistiques dont l\u2019agrégation présente un portrait de la compétitivité de 12 métropoles nord-américaines et les perceptions de la communauté montréalaise à l'égard du positionnement de Montréal par rapport à ces agglomérations.Les métropoles ont été choisies en fonction de critères démographiques, économiques et géographiques (voir liste page 11).La démarche s'est faite en trois temps.Étape 1 : Sondage auprès de la communauté montréalaise Dans un premier temps, la Chambre a mandaté la firme Impact Recherche pour mener un sondage d'opinion auprès d'un échantillon représentatif de la communauté montréalaise.Ce sondage avait pour objet de positionner l\u2019agglomération urbaine de Montréal (Région métropolitaine de recensement) par rapport à d'autres métropoles nord-américaines selon un certain nombre de critères, en obtenant la perception des répondants, pour ensuite la comparer à des données objectives.Résultats du sondage : perception de Montréal Comme première constatation, ce sondage indique que Montréal, en général, est très bien perçue : sur cinq des dix indicateurs (sécurité, qualité de la ville, présence d'emplois de haute technologie, coûts et relations public-privé), les personnes sondées la classent première.Dans un classement de dix facteurs de développement, les personnes sondées par Impact Recherche, ont jugé, de manière unanime, trois facteurs comme très importants : \u2022\tUne population scolarisée : plus de 52 % des répondants classent ce facteur parmi les trois plus importants; \u2022\tUn environnement avantageux sur le plan des coûts : ici aussi, plus de 53 % des répondants classent ce facteur parmi les trois plus importants; Certains facteurs ont été classés moyennement importants (un environnement sain et peu pollué et des relations positives entre milieu d\u2019affaires et secteur public), alors que d\u2019autres n'ont pas fait l'unanimité (un environnement sécuritaire, un qualité de ville adéquate - verdure, centre-ville.-, ainsi qu'une nouvelle économie dominante et un environnement propice aux affaires internationales).Dans le contexte où le but premier d'une entreprise est de générer un profit, il n\u2019est pas surprenant de constater que ce sont les facteurs portant directement sur le coût de fonctionnement qui, du point de vue des dirigeants d'entreprises, ressortent en importance.Parallèlement à la tenue de cette enquête d\u2019opinion, la Chambre, par l'entremise de l'Institut national de recherche scientifique, Urbanisation, Culture et Société (INRS-UCS)6 7, a procédé à une analyse comparative des principaux indicateurs de performance de Montréal et des 11 autres métropoles nord-américaines.Ces statistiques ont été compilées avec deux objectifs en tête : la comparabilité et la complémentarité.Les indices utilisés pour réaliser cette analyse comparative étaient les suivants : 1.\tRevenu per capita 2.\tSalaires dans trois professions de haute technologie 3.\tTaux d'homicides 4.\tIndice d'inégalité sociale 5.\tIndice de la qualité de l'air 6.\tPourcentage de l\u2019emploi dans des activités culturelles et artistiques 7.\tPourcentage des emplois manufacturiers de haute technologie 8.\tPourcentage des emplois de services en haute technologie 9.\tBrevets émis per capita 10.\tPopulation de 65 ans et plus Étape 2 : Étude statistique 6.\tPour l'étude complète ainsi que la méthodologie utilisée, consulter le site : http://www.ccmm.qc.ca/documents/bulletinDeSante/BulletinSante_Fr.pdf 7.\tLes professeurs de l'INRS ayant participé à l'étude sont MM.Mario Polèse et Richard Shearmur.>10 Economie du Grand Montréal 11.\tPourcentage de diplômés 12.\tFréquentation internationale de l'aéroport \t 1.Vancouver\t 2.\tOttawa 3.\tMontréal 4.\tSeattle 5.\tCalgary 6.\tToronto 7.\tNew York 8.\tAtlanta 9.\tBoston 10.\tMiami 11.\tPhiladelphie 12.\tChicago \t 1.\tBoston 2.\tOttawa 3.\tSeattle 4.\tAtlanta 5.\tToronto 6.\tChicago 7.\tCalgary 8.\tPhiladelphie 9.\tNew York 10.\tMontréal 11.\tVancouver 12.\tMiami \t 1.\tSeattle 2.\tBoston 3.\tOttawa 4.\tAtlanta 5.\tPhiladelphie 6.\tChicago 7.\tCalgary 8.\tToronto 9.\tMontréal 10.\tVancouver 11.\tNew York 12.\tMiami tirer parti d\u2019une économie fondée sur le savoir.Pour chacun de ces trois indices composites, un classement moyen a été calculé.À ce stade, Montréal prend la 9e place dans le classement final.Étape 3 : Panel d'experts La synthèse des résultats de l'enquête combinés aux indicateurs statistiques a été soumise à un groupe d'experts montréalais avec le mandat d'identifier les secteurs d'intervention prioritaires de la Chambre et de ses partenaires au cours de la prochaine année.Les membres de ce groupe proviennent de tous les horizons de l'activité économique, sociale et culturelle de l'agglomération montréalaise et se sont distingués, au cours des dernières années, par leur engagement à oeuvrer au développement et au rayonnement de la métropole11.\t 1.\tSeattle 2.\tOttawa 3.\tBoston 4.\tAtlanta 5.\tCalgary 6.\tToronto 7.\tVancouver 8.\tPhiladelphie 9.\tMontréal 10.\tChicago 11.\tNew York 12.\tMiami Synthèse des échanges des panélistes La Chambre, conjointement avec des chercheurs de INRS-UCS, a ainsi été en mesure de produire un indice exploratoire de développement métropolitain, l'INDICE MACADAM.Ce nouvel indice constitue un outil de réflexion et de discussion sur le positionnement de Montréal face à certaines des métropoles nord-américaines avec lesquelles elle est en concurrence.En général, la perception des gens sondés correspond modérément à nos mesures statistiques.Nous voulons dire que de façon générale, il y a une corrélation faible, mais positive, entre le classement des agglomérations selon la perception des dirigeants et leur classement selon une mesure plus objective.Afin d'en arriver à ces résultats, trois indices composites ont été créés.Ils constituent, er\\ quelque sorte, des enjeux stratégiques de développement d\u2019une ville ou d'une métropole.L'indice Richesse collective / pouvoir d'attraction économique8 identifie les moyens que possède une collectivité pour répondre à ses besoins et rencontrer ses objectifs de développement.L\u2019indice Qualité de vie / cohésion sociale9, pour sa part, évoque la capacité d'une collectivité à se doter d'un milieu de vie agréable et juste pour l'ensemble de ses citoyens.Finalement, l'indice Nouvelle économie / potentiel de crois-sance]0 évalue le potentiel que possède une collectivité à croître économiquement et à Cependant, Montréal est presque systématiquement surclassée par les dirigeants montréalais.Cela est une des forces de Montréal, dans la mesure où cette donnée indique que les gens d'affaires croient en leur ville.À l'inverse, ce peut aussi être une faiblesse si cette perception positive empêche la prise de conscience de certaines déficiences marquées - tels que le bas niveau d'éducation (voir graphique page 12) et le bas niveau de vie.Outre la méconnaissance de certaines villes américaines, en particulier celles qui sont plus éloignées de Montréal, la Chambre évoque comme explication possible de cet écart, l'attachement des gens à leur ville.8.\tLes indicateurs de cet indice composite sont : le revenu per capita, ajusté au coût de la vie; le salaire des chimistes, ajusté au coût de la vie; le salaire des informaticiens, ajusté au coût de la vie; et le salaire des ingénieurs électriciens, ajusté au coût de la vie.9.\tLes indicateurs de cet indice composite sont : la qualité de l'air; le taux d'homicides; l'inégalité sociale; et les emplois dans les activités culturelles et artistiques.10.\tLes indicateurs de cet indice composite sont : les emplois services high tech; les emplois manufacturiers high tech; les brevets per capita; le pourcentage de doctorats; et la population de moins de 65 ans.11.\tIl s agit de .M.Simon Brault, président, Culture Montréal, M.Benoit Labonté, président et chef de la direction, Chambre de commerce du Montréal métropolitain; M.Robert Lacroix, recteur, Université de Montréal; Mme Phyllis Lambert, présidente, Centre canadien d architecture, M.Henri Massé, président, Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec; Mme Nancy Neamtan, présidente et directrice générale, Chantier de l'économie sociale; M.Philip O'Brien, administrateur de sociétés et fondateur de Devencore.11 >12 12.Selon KPMG, le Canada est le pays du G7 où les coûts d\u2019opération (notamment les salaires), sont les plus bas.Au sein du Canada, parmi les cinq grandes agglomérations étudiées ici, Montréal est la moins chère. Clin d'oeil sur Montréal Le port de Montréal : plus que jamais un puissant moteur économique Par Dominic J.Taddeo, président-directeur général, Administration portuaire de Montréal Peu de gens connaissent vraiment le mandat et la mission de l'Administration portuaire de Montréal : le pre-m'er consiste essentiellement à faciliter le commerce I p, w ; rMÊÈ intérieur et international et à contribuer ainsi à la réalisation des objectifs socio-économiques des collectivités locale, régionale et nationale.Quant à la mission, elle consiste à fournir, dans le respect de l'environnement, des installations et des services propres à satisfaire les besoins de la clientèle, ainsi qu'à accroître et à faire valoir les avantages du port de Montréal.Nous sommes très conscients de l\u2019importance des activités sur les quais pour l'économie montréalaise, et c'est pourquoi nous sommes si motivés à assurer la pérennité du port de Montréal et à tout mettre en œuvre pour le rendre toujours plus concurrentiel.Nous sommes fiers de fournir une infrastructure hors pair à nos clients.Au cours des 25 dernières années, nous avons investi 384 millions $ dans l'amélioration et l'agrandissement de nos installations, ainsi que dans les nouvelles technologies.L'activité portuaire à Montréal engendre chaque année des revenus d'affaires de près de deux milliards de dollars, et elle crée plus de 17 600 emplois directs et indirects.Mais plus important encore, le port de Montréal contribue à la compétitivité de nos exportateurs, et il facilite l'approvisionnement de nos industries et de nos commerces en matières premières et produits de toutes sortes.Nos industries et nos commerces ont l'avantage de pouvoir compter sur un port d'envergure internationale, relié à une centaine de pays à travers le monde par des services de transport «porte-à-porte» à fréquence élevée, fournis par des transporteurs maritimes de grande renommée.Autre avantage, le port de Montréal manutentionne, en toutes saisons, (oui, même en hiver !) tous les types de fret : quelque 20 millions de tonnes de marchandises diverses conteneurisées et non conteneurisées, de vracs solides et liquides par année.Tout en demeurant très polyvalent, le port de Montréal est devenu au fil des ans le leader des ports à conteneurs nord-américains qui desservent le marché de l'Atlantique Nord.C'est grâce aux succès du port dans ce secteur que Montréal a conservé son statut de grand centre international de transbordement de marchandises.En 2003, le trafic de conteneurs a atteint un sommet sans précédent : 9,8 millions de tonnes ou 1 108 837 conteneurs de 20 pieds ou l'équivalent.Quant à l'année 2004, elle s'annonce encore meilleure.Un autre trafic record de conteneurs est prévu : il devrait s'élever à près de 10,2 millions de tonnes franchissant ainsi pour la première fois la barre des 10 millions de tonnes.Grâce à la poussée des conteneurs et à des gains dans les autres secteurs d'activité, le trafic global des marchandises manutentionnées au port en 2004 devrait s'élever à 21,6 millions de tonnes, comparativement à 20,8 l\u2019année dernière.Trafic de conteneurs à Montréal - en millions de tonnes métriques Source : Port de Montréal De nos jours, le commerce international représente une activité économique de six billions de dollars américains, soit près du quart de l\u2019économie mondiale annuelle.Et 60 % de ce commerce planétaire - soit 3,5 billions de dollars américains en marchandises - passe par les ports.Géographiquement, le port de Montréal dispose d'un avantage stratégique de premier plan puisqu'il est au carrefour de deux grandes économies, celle de l'Amérique du Nord et celle de l'Union européenne.Le port de Montréal appartient vraiment à la nouvelle économie et il a un bel avenir devant lui.En concluant, j'aimerais rappeler que l'Administration portuaire de Montréal est une agence fédérale autonome dont le conseil d'administration est formé de gens d'affaires de Montréal.Nous ne recevons aucun subside ni financement public.Nous venons de déclarer un bénéfice net pour une 24e année consécutive, et nos profits sont réinvestis dans le port.Nous ne sommes donc pas un poids pour les contribuables.Au contraire ! ¦ 13 >16 13.Voir Making Offshore Decisions: A.T.Kearney's 2004 Offshore Location Attractiveness Index.Disponible au www.atkearney.com/shared_res/pdf/Making_Offshore_S.pdf "]
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