Progrès du Saguenay, 5 février 1891, jeudi 5 février 1891
CHICOUTIMI, JEUDÏ 5 FEVRIER 1891.'•‘«•Civ, 18 *°at9o PRIX DE L’ÀliüNN EMENT Un au.$1.00 Six mois.50 09" Pas d’abonuomonts pour moins de?six mois.Abounumont payable d’avanco.Numéro spécimen envoyé gratuitement sur demande.DU Sag pekai.TARIF DES ANNONCES Première insortiou par ligne.IOcL lurertioiiH subscq minted.5tU Pour les aimence.s à long t eirac conditions apéciulcs et faciles.Avi« ùü naissances, mariages, ou de décès.OUcts JD.G U A Y, lléiiactetti1 et Editeur-propriétaire.J OU RNAi Vol.N» 25.FËUILIiETON ÎS ü.£«>.LE COLLIER MAUDIT TROISIEME t ARTIE tivo, patiente, aimante, Sua-vita consacrait, tous ses instants à l'éducation do Daniel, ter en t'entendant ; or, je veux, je veux être artiste.La cantatrice signa, mais pour un mois.Le paysan a-| et ces deux êtres, nr.raculeu-vait été bien inspiré; sa dé- j sèment réunis, se coition-termination dénouait une si- liaient, jour par jour, dans un tuation créée par les cireons- j Ilot d'harmonie.Dans leur tances et qui s’était imposée, j leur égoïsme a deux, ils en A l’usage, si la juxtaposition i étaient arrivés à considérer avait continué, des froisse- comme un rêve toute la pério-înents so seraient certainement ; de de leur séparation.Si bien produits.Il était doue prudent | que rengagement de la eunU-de les prévoir et rie les préve-i trice terminé, ils partirent I nir.précipitamment et se rendi- { Daniel et la cantatrice rca-j rent tout d'une traite en Proliant à Naples les familles d ¦?venco ; ils avaient soif île Villeneuve et Grisonne parti-1 l'eau pluviale retenue par le ; rent après nue halle de quel* i barrage du canal Zola et roques jours et commencèrent lluant jusqu’au chateau d'A; uii charmant vovageà travers urynès ; ils voulaient se re-1 Italie, délicieux tête à tête, J tremper dans l’atmosphère de qui mi.les deux fiancés en leurs premières amours, pleine possession de leur esprit La cantatrice était seule au et de îeui cœur.La eau ta- monde.Son père et sa mère trice n'avait pas à regretter \ étaient morts ; (plant à «os non plus sa rentrée4 au i béa-j frères, ils avaient disparu ; tre.On faisait des folies pour l ia dernière guerre avaient l'entendre.Lieu décidée à I pris le cadets, et nul ne savait ne pas renouveler son eng ige- ! ce qu’ils étaient devenus.El-ment d'un mois, elle du t eh.m- j le s’en était peu préoccupée, ter tpiatre fois par semaine et au surplus, u'ayaut jamais eu la gracieuse enfant, l’heureu- jt-hang t* presque tous les soirs j a se louer de leurs procédés à se fiancée se reportait par la de tôle.a son égard.Quant à Daniel, pensée et par rémotion, a cet-| On ne parlait à Naples de j bienfaiteur indirect de sa fate soirée de l’Opéra de* Paris.vï î l nuire chose (pie du fa-j mille, il avait ou il croyait a- lieux ermitage.Malgré les voir quoique droit à faire pré- Albert étaient prés mts à l'entretien.Le père Grimaud, qui était un malin, sourit h tous ces emphatiques compliments et n’eut garde de dissuader le portefaix.—Tu peux rentrer tranquillement à Marseille, dit-il, sans t'inquiéter d’une voiture.•J’irai attendre mon Daniel iV la gare.Le portefaix s’attarda quelque peu à Aix pour recevoir ses amis ; en passant à Rognac gare de bifurcation, ii vit l)u- Là Madone XIII On a dit avec raison (pie les comédiens ont besoin d’avoir dans la salle un spectateur auquel ils veulent plaire, auquel ils dédient l’etlort de leur talent et consacrent leurs élans de passion.Pour Mme Daniel ce spectateur était André.Cachée au fond d’une baignoire avec son père, ui mère.M.Crisenne et Albert, filencc.Daniel avait voulu reprendre sa place duns la maison de son père.Avant de se coucher, cependant, il no put résister à la tentation de s’isoler sur les bords de l’étau u factice.11 avait donné ren-dez-veus fi la cantatrice dans la grotte témoin de leurs premières amours.Semblables à des amoureux qui se soustraient îi la surveillance de tuteurs inflexible.-, ils s’échappèrent l’un et l'autre et passé iilel et la cantatrice et leur rent de longues heures à 6-rendit compte de sa mission, changer dns souvenirs et des Tout allait au gré des désirs de la jeune femme et de Daniel ; ils montèrent dans un wagon de première classe, et seul*, *i l’abri des indiscrets, il aspirèrent avec bonheur l’air tiède de leur pays mi* tul.qui comptait dans son existence et qu’il avait marquée d’un caillou bhmo sur sa route de jeune lit le Elle se voyait dans le salon de la grande Comme il l’avait promis, le père Grimaud était à la gan non-seule lient L y était vêtu de ses beaux habits du dimanche, mais encore sa femme et Louis et Bjrtlm avec ra von milite de santé, bien serments.La lime qui brillait à l'horizon, reflétant dans l’eau limpide sou œil phosplio-lescent, semblait- s’associer à leurs espérances et leur promettre le bonheur.Comment n’auraient-ils pas eu confiance V Le temps des épreuves n’était-il pas entièrement fi* * ' ni ?Si loin du monde que soit le chateau d’Agnès, la nouvelle de l’arrivée de Daniel devenu un monsieur et Pierret- part.Il était encore trop tôt pour se reposer ; la curiosité indiscrète des habitants le leur signifiait positivement ; il ne fallait pas attendre le ricanement brutal qui n'aurait pas manqué de se produire.# Les paysans en général, ceux de la Provence en particulier, ont de bien grandes qualités : laborieux, tenaces économes, ils font honneur, parle travail, au sol qui les fait vivre et, a\ ec eux, le pays tout entier ; ils sont les pères nourriciers de la patrie ; en revanche, malheur à qui les abandonne.Sitôt qu’il revient ils s’en emparent ; c’est leur chose ; sous peine d’être conspue, il faut condescendre à toutes leurs fantaisies, trinquer avec eux, se gorger de victuailles à leur table et leur leur tenir tête en tout.Daniel et la cantatrice n’était pas de force à soutenir ce rôle ; quelles que fussent la bienveillance et la gloriole dont ils fussent l’objet et l’objectif, ils préférèrent fausser te, transformée en grande (laque déjà sur son front halé, me, s’était répandue dans le j compagnie à leurs trop en-(iuelciues taches révélassent| pays.Dès le second jour il thousiasto c fut facile de s’ap 'rcMvoir aux allées et venues des paysans une future maternité.Tout ce monde était content, joyeux, heureux.Le vova- ivis des hommes sages et qui valoir sa volonté.Dut-il lut-coiinaissaieni bien les nuxuirs ter, d’ailleurs, ce voyage, ce ! geur fut accueilli par des bai-«Iu brigandage napolitain, une détour pour se rendre îi Paris, (sers retentissants, sa femme -oeiété d’Anglais voulut ten- était utile pour réunir les piè-u-r une expédition et aller vi- ces nécessaires au mariage ci- compatriotes.M.Crisenac les accompagnait.Avant de partir pour T Italie tait, sans malveillance certainement, mais avec une curio-par des embrassades A l’é- j sité désobligantc.La grotte des alentours qu’on les guet-j il avait recommandé à son vie let de chambre de lui envoyer tout ce qui arriverait fi son nom, et cela i\ des adresses ge de sa famille, l’heure eu .elle donnait son u * à Al- -iter la chapelle romanesque, vil auquel us comptaient bien bei eng cet sion frappaient" aoîi oreïîîe*t»t lér- tr«ilo.En i'iii.suit coimAtn: les lettres qu’il avait reçues il se trouvait au milieu des raient son imagination.Al- le taux de la ram; m qu'il exi-d'Albert il calculait que les j brigands, .1 ne se doutait pas bert ne la surprit nullement, ! geuit d-s Anglais : bundles de Villoncuve-bilve-; que dans un élan de reconnais- lorsque, à un passage pathéti- • VIVU •>« «JI ^ W./ .DIM.UbdWIMIglUlUVi litv pl VW | OCfll IIVK, v v vv ««» »» ¦¦ - • —- curt, se tenaient le général, ‘ même où ils aimaient à se ré-J déterminées et de huit jours M.Crisenac et Albert, qui fugier, n’etait pas respectéé.les avaient stifles anfractuosités les ayant vus petit recoin, ils n’osè- renouvelées.Dans le paquet expédié au chateau d’Agynès, M.Crisenac trouva une assignation à comparaître devant le tribunal correctionnelle de troubler leur quiétu- la Seine, ‘‘pour dire et déposer de contemplative ; mais le matin, au lever du soleil, quand ils vinrent saluer le réveil du |.„un,iIt ' „n ivwM.Hrn n'itliéîûl —Mvlonl, avait-il dit, la pontet Crisenac devaient se ! sauce, la cantatrice se peu- la nature, le soir quand ils one do Verdi il lui tondit la 1 trêve nété dénoncée et deuon- truuver u Aix u peu prou a 1 e-1 enunt u 1 oreille île lierllio, crurent pouvoir respirer la bague de.- fiiincailles, désirant céo régulièrement ; la diva de poque où il y arriverait lui-, lui disait : j brise embaumée de l'apro a la recevoi r nue seconde fois, Sun-Cui lo aurait pu vous le : même.Or, c’est toujours une | —Si jamais j’ai le bonheur peur du thym, ils trouvèr “vérité dans la cause concernant le tieur Clément.” M.Crisenac avait prévu cotte éventualité.En premier lieu il l’avait redoutée ; mais sen- ; ab.œnt de Paris depuis deux trouvèrent mais de la main de la liancéo I dire.garantie auprès des grands pu- j d’être comme loi, j’irai faire , la place prise, el il leur fallut mi, /mAin'i.r ,.u .mn.- l’etrello avait tenu parole, rents, (pie l’attestation des i baptiser mon oufaut au moinoisubir les félicitations et les »iwmpuS.»V ir.IT.lr.«1» «.Hier ter.to, «t k-ur | Je I» mo„t,lgne.' restèrent en contemplation, L’allaire du collier terminée, protecteurs et surtout leur ! ue la montagne.embrassades, répondre A des 1 ’ Y j I S j s veux l,.s il redevenait le roi de la mon- amitié.Daniel savait pa.-ex-! On remonta incontinent questions Baiigronuos et sup-niainB dans les mains, le cœur; tagne.pér.cnce que, eu Provence, | vers le nul d’aigle du clnl- j porter des familiarités par trop battant à l’unisson, dans une i (‘ ,oz US I,al’siins ,11îc,nL'» slI/rtü,It tettU, d ,L‘l B.0"6'f ° 8:1,18 tll9on- extase qui est une émanation cli« les paysan.1 autorité pa-j et Andrée firent à Daniel otla Daniel et ln cantfttrico, mal- par main.Pour quitter Naples.Daniel et la cantatrice furent obligés extase qui céleste t que le langage lui-: .main est impuissant à tnului-i Pendant le inois qne^ D imel re.Lorsque les chants cessé-; cantatrice pas^eient u rem, lorsque l'orchestre «o • Xnples, fotun, ;ulnlos, a légal tut, André** retira sa nmin dt personnages importants, la main d’Albert; elle y lais- le jeune paysan se pénétrait sa la bague et avec une ado- de jour en jour davantage de de se soustraire aux obsessions râble candeur : l’idée qu’il devait être et qu'il et du directeur de Sun-Larlo 1 __t;ànLz dit-elle.Cette ! «tu ait un art iste.Il avait pris ; et des autorités et du public.bague est i\ vmm et’ biJu à ! tout à lait au sérieux la béné-; Tout, (iùiiie traUe, ils traver- diction nuptiale de l’ermite et1 aèrent I Italie jusqu a Genes : Et, comme trois mois aupa- c’est en toute conscience qui.la ds s embarquèrent pour vavant, à Paris, le complément «’>‘.ai.iden.itie avec ses dro.is , Marsedle.Quelle que tut a de sa pensée se perdit dans lin L*t ses devoirs.Mme Daniel ; répulsion de Daniel pour la ubaiidoiinemeiit de quelques , était en tou».Mme Daniel.El- mer.elemente a son endroit secondes.Sa tête mignonne ; le u‘«i • aussi le précepteur de .1 ne voulut pas perdre un et souriante reposa sur l’épau- , .temps précieux, et .1 monta le de sa mère.Si la eantatri- P.r amour-propre, .1 .avait ;di minuent sur le ba-eau ce avait pu suivre ce drame ! P»- voulu prendre de maître qui a lau de nouveau lui arra-inti.ne, elle se serait attribué ù Naples ; uia-s il passait ses j eimr les e.n radies mais g.ace le mérite de ces ave .X muets, matinées a sollier à etml.or le ; auquel il gagnait _2 jours.De mais décisifs: la vérité, ce- mécanisme du piano, a se pe- Marseille il écrivit a son père pendant, est que son talent i l'étrer des combinaisons m .- : et co.itm sa lettre a un etmara-n’y était pour rien.Quel ai- ; Scales et des modulations de ; de, purteta.x sur le port.> tiste, eût-il l’inspiration «ou-; lu voix humaine.La nature -La traversée m a tue, ut veraino, eût-il le génie, sup- l"i uv.il donne une voix de dtt-.l.Il me faut vingt-quatre pléera jamais le chaut du sou- ténor bien timbrée et qui se-, heures pour me remettre.lu venir ! Andrée venait d’en- rut assouplie par 1 etude ;.l expli.p.eras la chose au père tendre le Trouvère h Ravis et avait l’instiuct.artistique, et Qr.maud et tu lui diras bien non le Trocutore à Naples.Au point de vue de l’art pur, ce fut dommage, car ,ie grandes chances pour réus- tcn.elle est souveraine ; c est ! can tatrice le plus cordial ne-j .luur désir de faire un Ion une vieille et respectable ira- cacti | haltü au (.briteau d’Agy d.torn laissée par le droit ro- —Ne vous semble-t-il pas, .décidèrent qu’il fallut 1,1111 n- dit Andrée, que nous sommes niIIS tm Mme Daniel eut un îc.omise et légitime succès.Si b.• i »iue si r.Si, au début, la cantatrice séance tenante, le diivc • ur d :lVidt redouté les coiiséquen-de iSan-Carlo lui oilVw ou en- c,.s d’une vio commune et dégagement magniiiqoc.Elle ,u.ambition lyrique parallèle, hésita; Daniel, cou ailé, fut , ,.|i,.«était bien vite dévouée d’avis d’aeccepter.! à n ie education qu’elle recon- Ll nous taut quitter nos naissait salutaiie.La nnisi-amis, dit-il: joie comprends, que est une passion aussi et je le sens; je préfère que la qui absorbe et qui chasse les 1 souvenirs en taisant miroiter tontes les faculté.» do son in- que je suis avec uni femme ; lelii"' nice sa portant mainte- il ne la connaît pas eue >re.mini vers la musique, il avait Tu reprendras une voiture chez Guibert, t\ moins qu’il n'aiment mieux venir me chercher.Le portefaix avait vu la jeune femme, et, l'imagination aidant, il la prit tout au moins pour une princesse.C’ont dire qu’il lit au père Grimaud un récit enthousiaste ut une description fantasti- que de sa beauté, de hü toilet- séparation vïemiodo noua.souvenirs on in.sau.u,.o.o,- te.Le général de Villenou-Au surplus, j'apprentl» it Chan.les prismes de l’uveiur.AtÉeii-1 ve-Silvepuut, M.Crisenac et dit Andrée, que nous sommes encore à la chapelle do la montagne de Naples ?—Cela eût vrai, mademoiselle, répondit Mme Daniel ; avec cette difference qu’ici la plus charmante des chatelaines reçoit des visiteurs et qu’il n’y a pas à craindre de farouches brigands.—Oh ! Criàtelaine ! Pas encore.Mais soit ; dans ce cas je vous souhaite de grand cœur la bienvenue.Le chateau fut visité dans tous ses recoins ; la statue du premier des Crisenac fut une fois encore découverte ; la salle des portraits reçut ensemble les maitros et les serviteurs.L’histoire sanglante des origines ne tut pas rééditée en entier en présence de la famille Grimaud, parcequ’il n'est, jamais bon délivrer son secret ; mais, dans cette période de satisfaction sans mélange, rien d ; ce qui est purement matériel ne fut laissé dans l'ombre, et les Grimaud purent se croire avec quelque raison les pairs de leurs anciens seigneurs.' La nuit venue, après le repas pris en commun dans l'immense cuisine de la ferme ornée de tous le* ustensiles fabriqués autrefois par Daniel, les chambres furent distribuées, et la maison seigneuriale, qui défiait l’orage depuis quatre siècles, roatra daus lç nés, décidèrent qu’il fallait partir au plus vite.Le jeune paysan se (itdonner par son père les papiers qui lui serviraient plus tard au mariage ; il lit relever les actes qu’aurai t à produire la cantatrice.L’un et l’autre, le paysan et la bergère d’autrefois, avaient le cœur gros en quittant le berceau de la famille qu’ils laissaient pour longtemps ; leur vie était indissolublement unie, et ils allaient mois, il avait quelque peu la nostalgie du boulevard et ce ne fut pa sans plaisir qu’il trouva dans cette assignation, un prétexte.Tl est spécialement défendu de passer sur les lots Nos 15 et 10 du second rang du canton Bagot, et d’y enlever du bois.Peler McLean, Gérant du Club Ha ! lia ! Bay.St-Alpli., 21 nov.1889, lau—21 nov S9.A vendre Un emplacement situé en arrière do la ruo du Couvent avec maison en boi« à 2 otages, et solage en pierre.chercher la gloire pour avoir j Conditions faciles.le droit do retourner sur leur S’adresser h vieux jours au point Je dé- M.-O.BOSSÉ.Compagnie (l’Assurance sur la Vie Capitaux.$105,000,000.00 Actif en Canada.2,011,235.93 Revenu total.® Rayé aux porteurs do polico st à lours ayants droits.1"L 344,0oi.87 Nouvelles Assurances souscrites.151,119,086.00 Aisurancos en viguour.;.Payé aux porteurs de police et K leurs ayante-droile.ll,lil#181.6e P.-A.GUAY, J.-E.SAVARD, Agent Général Agent. LE PROGRÈS fiü SA.GÜENAÏ Le Progrès du Saguenay CHICOUTIMI 5 FEVBIBB1880 lit ELECTION» OENERALE» Dissolution des Chambres.He» rumours politique qui ont circulé dans 1a prcaso depuis une douzaine do jours étaient fondée?.Le parlement vient d'être dissous et loi élections générales vont r.voir lieu incessamment.La nomination des candidats est fixée au 'JG février courant et la votation nu 5 mars.Chicoutimi & .Saguenay.Nous croyons que Télootiou pour les comtés de Chicoutimi et Saguenay aura liou le même jour* Cotte élection su présente dans des circonstances toutes spéciales pour notre comté.11 no pout être et il n’est pas question de M.Couture, notre ancien député, comme candidat.Lo faux pas fait par lo comté eu élisant on 1887, un lioiumo qui ne nous a été d’aucune utilité à Ottawa, eet regretté par tous et lo désir universel dans lo comté est do îéparer cette faute (pii noua m été grandement préjudiciable i plus d'un point do vue.Il lie peut pas être question davantage des candidats défaits pu* M.Couture en 1887.L'un est aujourd’hui retiré do la vio publique et l’autre comprend comme nous, nous n'eu doutons pas, que *a candidatuio n’aurait pas raison d'être dans les circonstance*.yui AERA Candidat I Dopui* une couplo d’années, nos hommes les plus en vue tant des comtés do «Saguenay et du Lac St-Jeau que du comté de Chiooutimi, en lace des besoins piessauti du tî 2AC.tFENAY DERNIERES NOUVELLES Le» dernières nouvelles quo nous recevons quoique» minute» avant île inetti'o sous pressa nous confirmons dans l’espoir quo Sir A.-P Caron acceptent la candiJ:\tuvo dans le comté.MAIRIE Lundi matin, M.Louts Guay, cultivateur, a été réélu uuanimenuuit mailo de la paro'ss • do C’Iiioouti-mi.RECEPTION Une dépêche quo noue recevons de j Mardi soir, brillante réception à U .source officielle nous nuturirfo à nier absolument tous les bruit* qui ont .~4 ! KST par lo juésonl «lonuô que le fonds do commerce, ainsi que la ta-labié e: univor^aÜvA d»M «mwinoes sp* pu ri en »nt **î lu©* à Ibospere .afon-taino, de l’omlroit appelé "Lac Bori-qliettc," district «lo Uhicouiiur», com luoreaut failli, ont été letrocé b's, ro-traiiaportoî il ;»b.iu lounv-s pu *Li iii-Biptisle Iv.igotl© Le;qilier, du Québec, eut itcnr par acte d • vente et retrocession exécuté à Qnohno !«• nonviô-ino jour de j m vier courant (IMG), devant Mire Ivijn ud-J.A .y* rs, no* taire, ui dit rrospero L vfoniaino, pré* DUPÜES 1 I fleurs, grains et provisions ‘'Maisnii Hanche.” (lotto uiugniliquo cbBpaciauso résulonco élait «lécoréo couru récommout au sujet des difficul-1 im c gofit • t une société nombre usa s’y tes outre Sir Hector et Sir Adolpho.j pressait pour jouir do l’hospitalité M La meilleure harmonie rè^no entre cordiale de rcm iiibit.niK M.ot Mme le» inoinbrcd du cabinet ot Sir Hector |!F.*X.Gosselin.a déclaié hier qu’il désire ardoin • ont Un dim-r splendide fut *oivi sur ([lie Sir Adolphe soitélu par acclama* les ouzo hcuivs I/i tahlo, couverte de tiou dans Chicoutimi ot.Saguenay.j Hoirs, chargée do m* tsoi Go vins choi- (Phi8 tard.) bir, ontouréo do joli s lemu.es, pré-1 sent et uccopt art au dit acte pont ,%I\ Les ministres Iodé'aux so présente sentait un uiugutlique coup d’««il, ot Lafoi'tuiuo Sc Civ.*’ roui dans les comtés suivants ; faisait l’adiuiiation dos messieurs, so l.o dit ne to étant d« posé an bureau Sir John h Kingston, 11‘un* promut delà moilieuro giàco possible da luotouurairu a Chicoutimi.per dans Ontario, Sir H,ctor à Trois- j “ wlvir ltîS diimo** St-Loai», 24 uivier 1891 llivièr**, »Sir Adolphe a Chicoutimi et Mure Go**?liu assistée «le tnère, Saguenay, Sir John i hompsou dans Mme Fournier, a fait les honnoui» «io ,M l»«vto«o» ma"timCl!- {.« muiroii nrao bmueoup de grfice.M.Faucher de St Maurice so pré- Vuici la liste 1rs invités • «onto cuutro M.A.yot à Boileclmwe.M |o jn M,|„ (; tgtïi >,.,t M,U AI.L.-P.Pelletier so presenter» pro- 1 7 ° * bablement à Dorchester, et Al.Chi* A; A* Hiu.un, M.©t .dde Rossé, M.paie sera candidat conservateur à K» Cut»*, M.P.P., Mdout Mtdlo» Coté, mouraska.M oi une Jean Guav, M.M le et Mol- La lutto s'organise partout.Sir L Lucien Tremblay, M et Mdo May- CIIAMIÏ »RD JONCTION.LAC ST-.MSAX vaoxA^T si’acï'.ai * < • \ : hlotir» d,»n« toutes 1ns qualité» wt dans tous les prix, venant des moulin» da l’Ontario, Maintain, Nord* O il os t et Chicago.Aussi Lm«l, S.iin.ATTIîlTTION ! K« I par lo prisent donné qu’il «si défendu de | ecbor Ians lo lac H nard et Décharge «jus peine, d’ètro poursuivi pat le prupviélai 1 e.Des poitma peuvent èiic uldeuu* en s’adiesBaii* à JoMtpEi Tremblay, Propriétr ire.Clmniindo tSt-Uibain, pièx de la •icluric do Nap.Gauthier.24 juillet 00_1 nu.P.La» om aim; Sc Ci R.Attesté et roc OU u u devant Lit.Dumais, N.P.5 fov.01 —2 fs.doux, etc.la ri ne do blé d’inde rond, cltninlssiti nos prix, (pii sont les mê* Moule© et Son, Moulé© et (iraino do j me* qu’à Québec, sinon moins élevé», Coiou, matioru propro à augmenter la (donnant, par là média, chance aux production «lu lait ciioi le» vaches et j marchands «le siuver I© prix du fiot qui sort à engraisser lo bétail.I da Québec à Chambord.A Vernire l n emplacement pot tant les nu Ko.» iiltifon» i’iitti'iilioii flr.iij.r-l l74®' l7’r’ ,l" lUu« ln rue du Couvent et occupé par kl.Thadéo 1 losbicUM.Potir conditions s’adrouer à M.-O.B088X, 4 sept.00.t*r II A KST SOU.HéJTRlBLtsa AVIS u^l par le présent donné qil'eu vertu d’un acte do vente passé John est «ûf .1.remporter Outario, rAndf ,\J.,.t Md® Buivii., M-llo Cns ml 1„ paroisse .lo St-Louis do Meta-la Colombie, lo Manitoba, les l«rn- .; •« m mi .m „ T • I , , , T , .toiles du Nord-Ouost et les provinces M> Lt M'1K‘ le8S"'r- M* j l.otel.omu., en loi eomto du I.io ht- mari times avec do fortes majorité».Aida .1.-1'.Sivard, AL et Aida D.«Joau, lo l" janvier lbi»l, devant Dans lu province do Québec, les Hudou, M.et M 1« A.Blair, Mellcs j Mtro l Dumais, X.IV, la totalité conservateurs seront loin» dans les Alexander, Al* lie honest, M.Md© • t ¦ univer- i ité des ciodiicoi ilues à districts de Montréal, «L Trois-Uiviè-! Aiello *Stuiton, M.ol M«lo Holley, M.¦ Francois Houchatd, do St-Fôlioieu, les et des cantons do 1 hst.La lutto ! et AIdo K I.Lo mieux, M ot Mme IL j m.ivchand failli, consistant on compara dos plu» clmudea dans lo disinet Le||)iellx> M> ot Mme P.-A.Guay, AI- DUPUIS, DEMERS .1 uin t)0.¦*¦.t 7*1 ,r*.y*.-> masa .j — K L «le Québec.LE8DETTES tes ou autrement, (celles dues par «*t Aide J.-D.Guay, M.ot Mdo Louis billeL, obligatoiua et jugemout* ex* Guay, M.ot Mdo Will.Tremblay, M.^ooplés) u clé cédée, vouduo et trans- ! ot Mme Mutin, M.ot Mme (*oloz/.a, Un sac vide, dit L proverbe, nelM.it Mme Victor Guay, Mdo Hoily, FARINIvS-l'AlUNB F.KIROUAC & FILS toi A DES RUES 8T-PIEKKK ET v*T-A\iMlB, UASSE-VILUB.Farinas dans tnutvs I«h c*> **‘^ü iuooiu, AI.diner par L.Alain, nouvelle, chaque mensonge d’un men- : Blais, M.J.-1L J'otit, AL M.-O.Bos-I 5 fov, «jr 2 f«.songe nouveau.»u, Al.ThMlossé, AL lLnry-A.Tiem Les embarras poignants random ' incapable au travail et exposent k du * _______ nombreuses humiliation*.Les dettes RECTIFICATION fout d'un homme un véritable esclave, i A D dernière «emeo du conseil, La pradenc® exige que le pio.l sur ; nou# aV0UH CüIlstaté par la loeturo du H lequel nous muttons nos dépens»» j ’.’ 7 , 7'i soit plutôt d’un dogrô au-dossoua de \"™"* v«r'"*1 ,1,! 1 * so,l,,co p-ocO.l-uto noo moyens.Ou no peut arriver à que la résolution proposmt M.Di cola qu’eu s’astreignait à un régie* { vid Tessier comiuu m.iiro n’av.iit pas iMont de vio sagement étudié.Uté proposée unis accoudée pir AI.P.- Le 1 wnni*r.i)a, Plé de lu Jiussie Blc fyfc blanc et rouge, Orge, Avoine, Seigle Graine deux il canadienne et americai ne, Graine de trejle rouge, blanct et al s ihe -AUSSI- Fleur en quarts et en poches d© wal# qualité».Lard canadien et américain ©n quart» et r | on demi-quarts.Saindoux en sceaux et en chaudière* Jambons, Barley, Gruau, Huile do Morue ©* Louj^-Mariu, Hol-fin, etc., A vendre par Tremblay, et de M.Harmel Tremblay, de Laitiriere.dirions faciles.12 jnu.91« .TAXGI1A1, Ruts Arthur, Bell et Luadenhall, Basse Vil le près d© la banque de Montreal, QUEBEU Demandox los prix *Hü Québec, 18 août 1888.1 an_G.4 fs DE TO UTES SORTES Le souMÎgnÉ vient de prendre des arrangements avec un grand manufacturier de tabac et pourra l’avenir fournir aux marchands de Chicoutimi et des campagcs environnai! tes, en bas du prix da Québec, toutes sortes de tabacs tols que TA II 1C en feuille, en lorqtieifrs, en rouleaux, en paquet*, A chiquer, etc., etc.Ces divers tabacs sont de très bonnes qualités et sont vendus £ln Gros Seulement Le soussigné vient d entrer dans le nouveau et spacieux magasin qu’il a fait construire durant la dernière saison.Il est maintenant en étatde satisfaire fl toutes les demandes.Toujours en mains, FARINES DE TOUTES SORTES directement importées des moulins du Manitoba et q peuvent être vendues à meilleur marché qu’à Québec.Agent pour la célèbre moissonneuse ‘'DAISY”, à un seul cheval.La “DAISY” est la moissonneuse qui donne le nlus de satisfaction dans le «omlé.P AU CHOIX DES CULTIVATEURS Cinq flartes ditlérentesdc cliarruo.en acier de.meilleures manufactures.• optsiûbro 90.-~.lt JOS.GAGNON, Marchand.Lo ©t nprèn LUNI)/, le C OCTOBRE 1880, le» tinin» pnrtiroiit «U I» Mtutlon du Faclfiqu©, Quéfioc, ot airlraroat coniiii» nuit, excepté Ion diînanrben : DÉPART DE QUÉBEC 7.X0 A.M.—ExproHN direct pour !• Inc St-J«nn tous le» jours, arrivAnt h In Jonction Cbnmborrl à 5.45 I*.M.et h Robervsl à 0 30 P.M.3.15 P.M.—Train tnixU pour B t-Raymond toun Imm jour», y arrivant à fl.10 I».M.) ARRIVER A QUÉBEC 8.00 A.M.—Train mixte part «In St-Rfty- mond tfiiis Iss jour», à 0.20 A.M anlrant à Québec k 8.00 A.M.7.00 P.M.— Exprès» direct part de Rober- yal à 8.00 A.M.tous les jours (et ds la JonctioD Chambord à 8.40 A.M.f) pour Québec, y arrivant à 7.00 P.M.Le fret pour tous le» points des districts du lac Ht-Jcan ©t Haguenay, à l’est du la Jonction Chambord, eut enrégintré pour la Jonction Chnmburd, et pour Roberval et les endroits k l’ouost enré^«stri pour Ro-berval.35 minutes pour prendre 1# lunoh au lac Hdouerd.L© fret ne sera pas reçu k Québeo an ré» 5.h.P.M.* Billets de retour de première classe aux taux d'in simple billet, de Québec k toutes les stations, émis les samedis, tone pour revenir jusqu’au mardi suivant.Excellentes terres A vendre par le gouvernement, dans 1a vallée du lac 8t Jean à des prix nominaux.Le chemin d© fer transportera les nouveaux colons, et leurs famille», «t une quantité limitée d« leurs effets de ménage GUAT1H.Avantages spéciaux A ceux nui établissent des rnmtiin» ou autres Industries.Pour information au sujet dei prix pour les passagers et des taux pour le fret s'adresser A ALEXANDRE IIÀRDY, agent général pour les passagers et le fret, Québec.J.O.SCOTT* Secrétai rt è OénuU Qiébtc, 4 oftotoe lf90. LE PROCHES DU SAGUENAY Vengeance Divide Le Minnesota tout entier vient d’être mis en émoi par un événement qui prouve que si Dieu est patient, il est aussi juste, et que s’il sait attendre il sait aussi, en temps, laisser tomber sa main toute-puissante et frapper.Il y a deux ans environ, un colporteur qui vendait des images coloriées du Christ crucifié, se présenta chez les époux Miller, demeurant il Howrd Lake, à quelques lieues de Minneapolis, et essaya de leur vendre une de ces images.Mme Miller refusa d’abord et sur les instances du marchand dit, dans un mouvement de colère : Quelle préférerait avoir le dial>le dans nu maison , que le portrait de Jésus-Christ I! y a cinq semaines, cette malheureuse donna le jour il une créature sans nom, dont la description fait frémir.L’onfunt ou plutôt l’être sor Ce malheureux montra un repentir profond et s’efforça de mériter le pardon du divin crucifié.Que les libres penseurs, heureusement fort rares on Canada, qui contesteront la vérité de ce fait,Jail lent i\ Pin.grosse commune voisine de la ville de Perpignan (Franco!, qu’ilsinterrogont les habitants et surtout l’amputé, nommé Marc, et ils seront édifiés.Nous nous sommes doue assurés que tôt ou tard, les briseurs de croix seront réduits à crâer comme leur ancêtre, Jules l’Apostat : “Tu as vaincu Galiléon.” Choses et autres ti de l’enfer, est né avec le corps, la figure et les mains couverts de poils de deux pouces de long et semblables à ceux du bouc.Los traits do la face sont absolument identiques à ceux sous lesquels on a l’habitude de réprésenter l’esprit du mal, les deux yeux brillants comme des esc.u'boucles, sous d'épais sourcils noirs.Deux cornes pointues émer- L'inauguration tlo la nou-)rhf,H ' N' y velle chapelle du Séminaire ’ de Québec qui a eu lieu jeudi matin, Tôle de St-Fram;ui» de SaleH, patron de rinntitution, a donné lieu à une imposante cérémonie.La bénédiction a été présidée par Son Eminence le cardinal Taschereau.Lo* journeaux de Québec tout de grands éloges de la nouvelle chapelle qui no sera do la culture des fleurs ou des fruits.M.James Vick offre en vente cette année 1# plus bel et le plus complet assortiment de grains de stinence et de Heurs qui se soit vu en Amérique.I/on sait que Vick a sa réputation établie depuis longtemps, mais cotte année, il vaut dix fois mieux que par le passé.Ceux qui veulent se procurer le Guide des Flo-ristes n’ont qu’à envoyer 10c à James Vick, “seedsman,” Rochester, N.-Y#, alors il sera facile pour un chacun de voir les prix et la qualité des Heurs dont il peut avoir besoin et qu’il peut se procurer à meilleur marché que partout ailleurs, chez James Vick, Ro- GRAINS DU SEMENCE Nous recevrons par lo premier voyage du bateau un assortiment considerable on Grains do Sornenco et en Farines.BLÉ DU MANITOU A 1 BLÉ DE RUSSIE ! »iua; : A VOI -V i: ! 1*0IS ! I.EXTKI.V.KM! GRAINES LE TREFLE ROUGE, BLANC, Etc., Etc- Craints de toutes sortes /“'WR TESSIEU & PETIT.pas complétée avant quelques mois.appelé pour terminer une af faire de succession qui coin gent de la partie supérieure prend une fortune colossale.M.Haillargé le 80ii
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