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Titre :
Progrès du Saguenay
Principale tribune d'information francophone des comtés de Chicoutimi et de Saguenay, Le Progrès du Saguenay est le témoin des grands changements sociaux, économiques et politiques qu'apporte l'ère industrielle au tournant du XXe siècle. [...]

Le Progrès du Saguenay est fondé par l'éditeur Alphonse Guay en 1887 pour faire suite à son prédécesseur, le journal conservateur catholique Le Réveil du Saguenay (1886-1887). Son titre évocateur s'inspire de l'idée de progrès et d'avancement qu'insuffle l'arrivée du chemin de fer reliant le Saguenay à Québec.

Le lancement de cette nouvelle publication coïncide avec l'arrivée d'une nouvelle génération d'hommes d'affaires francophones désireux de s'imposer dans le monde des affaires saguenéen dominé par l'entreprenariat anglophone. Le premier numéro appelle à l'union de la communauté francophone pour qu'elle fasse valoir ses intérêts à l'aube de cette ère de progrès.

Bien que l'hebdomadaire se dise non partisan, il affirme son soutien au Parti conservateur. La rédaction est assurée par Louis de Gonzague et par le frère de l'éditeur, le journaliste, homme d'affaires et futur maire de Chicoutimi Joseph-Dominique Guay. À partir de la fin de 1888, ce dernier en devient l'unique propriétaire et il en assumera seul la rédaction jusqu'en 1905.

Le contenu hétéroclite du journal se compose de nombreuses annonces, d'un feuilleton, de nouvelles d'Europe, d'actualités locales et régionales, de faits divers et d'un texte hebdomadaire de l'épiscopat. La publication se préoccupe de colonisation, du prolongement du chemin de fer du Lac-Saint-Jean, d'exploitation forestière, d'industrialisation et de politique. Elle propose également des articles bien fouillés en matière d'innovations et de progrès agricole.

Le journal accorde une place centrale à la politique municipale. Joseph-Dominique Guay, maire de Chicoutimi de 1895 à 1902 et de 1922 à 1923, l'utilise allègrement pour faire la promotion de ses affaires, pour diffuser sa vision de l'avenir et pour débattre des idées et des causes qui lui sont chères.

Les débats tournent régulièrement à la polémique. Ainsi, de 1907 à 1912, Le Progrès et son rival Le Travailleur s'affrontent sans cesse au sujet de la politique municipale. La rédaction, qui adopte régulièrement des positions divergentes à celle des autorités religieuses, est réprimandée à maintes reprises par l'évêché, qui laisse planer la menace de sanctions provenant des plus hautes autorités ecclésiastiques.

De 1912 jusqu'au début des années 1960, l'hebdomadaire devient l'organe officieux de l'évêché de Chicoutimi, dirigé par Mgr Eugène Lapointe. La ligne éditoriale change et le journal se préoccupe davantage de bonne morale et de problèmes sociaux tels la tempérance et les droits des travailleurs.

Devenu quotidien en 1953, Le Progrès doit composer avec la concurrence du Soleil de Québec qui publie une section réservée aux nouvelles du Saguenay. Sa publication est interrompue à la fin de juillet 1961; il réapparaît en septembre de la même année sous forme d'hebdomadaire.

Avec la laïcisation progressive de la région, Le Progrès du Saguenay se réinvente. Acheté par un groupe de gens d'affaires en octobre 1964, le journal adopte le format tabloïd pour devenir un hebdomadaire du dimanche sous le nom le Progrès-dimanche.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l`Université Laval, 1973, vol. 3, p. 174-175.

BOUCHARD, Gérard, « Élites, entrepreneurship et conflits de pouvoir au Saguenay (1890-1920) », Histoire sociale, vol. 30, no 60,1997, p. 267-299.

FRENETTE, Pierre, « Région 9 - Côte-Nord, Charlevoix », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 7, p. 60-62.

GAGNON,Gaston, « Guay, Joseph-Dominique », Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

Éditeur :
  • Chicoutimi,1887-1964
Contenu spécifique :
mardi 20 octobre 1891
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Progrès-dimanche
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Références

Progrès du Saguenay, 1891-10-20, Collections de BAnQ.

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cHieouTim jeudi, 20 octobre mi A ‘ «.f ’ I PRIX DE L’ABONNEMENT w Un an.$1.00 Six mois.50 M^Pm d’abonnement! pour moins da six mois.Abonnement payable d'avanco.lïuméro epècimen envoyé gratuitement aur demande.Progrès DU Sag ltemi.TARIF DES ANNONCES Première insertion par ligne.lOcta Irwortion.» subséquente».5cte Pour loa anncncos à long t erine eonditiona *péoialee et faoilea.Avia de naissance», mariages, ou de décéa.Midi J.-O- QUAY, Rédacteur et EJiteur-Propriétair».jj O U RN AL HEBDOMADAIRE) VOL V.No.10.FEUIMiKTOX !*o SO.LE COMTE D’OlUGNY TROISIÈME PARTIE.UNE TEMPETE PANS UNE LETTRE ou la traduire en numéraire ?—C’est cela, fit la baronne, les dents serrés, il ne te manque plus que de prendre contre moi le parti de ce malhonnête.—Un malhonnête sans qui nous serions depuis longtemps au fond de la mer.—Eh ! qui te dit le contraire ?riposta Mme de Vor-cellesen frappant du pied.Il n’en est pas moins vrai que nous restons les obligés de ce .monsieur.—Qu’est-ce que cela peut vous faire ?fit observer Hélène.Quant A moi, je me sens parfaitement de force A supporter le poids de ma reconnaissance.—C’est un peu trop co qu’il me semble, répliqua la baronne avec aigreur.Heureusement que nous sommes seules, car si quelqu’un t’entendait il pourrait croire, en vérité.—Quoi donc ?demanda fièrement Hélène.—Que les façons d’agir do ce jeune homme sout de ton goût.—Pourquoi m’en cacherai-je ?dit franchement la jeune fille.Les nobles cœurs et les sentiments généreux ne courent pas les rues, on peut bien les saluer quand on les rencontre.—Tu l’aimes donc ?s’écria sa mère effrayée.—Je n’ai pas dit cela, répondit Hélène qui baissa los yeux ; mais vous pensez bien que si l’on me donnait A choisir entre M.Adrien et M.d’Ulhgny, je n’hésiterais pas.—Tu prendrais M.Adrien?— Les yeux fermés.—Eh bien ! je te garantis, ‘•Or vous n’ignorez pas, mère, que ce comte d’Olligny a été accusé d’avoir fait une fortune douteuse et d’avoir hâté la mort de son père.C’est une calomnie, je le veux bien, je le crois même, car si je ne le croyais pas, vous savez bien que de ma vie je ne lui aurais pas parlé, et vous-mê.ne 11’auriez jamais reçu un misérable de cette espèce ; mais il me suffit qu’il ait donné carrière A de tels bruits pour que jamais ma main ne se pose dans la sienne.—C’est de l’enfantillage, cela, ma chère! fit ln baronne avec pitié.Tu reviendras sur cette absurde répugnauce.—Jamais ! protesta Hélène.Ce fut A ce moment que le domestique entra et remit A Mme de Voreelles la lettre et le paquet que lui avait donnés Adrien.Du premier coup d’œil, la baronne reconnut l'aiguillère qu’elle destinait A l’artiste, et que celui-ci lui renvoyait.Elle déchira I’enveleppe de _ la lettre qu’il lui écrivait, hi I moi, que cela ne sera pas, élut, et la froissa dans ses deux clata la baronne poussée About mains avec humeur.Tu épouseras le comte,dussé-je —Qu’y a-t-il donc ?interro- pour t’y contraindre, em-gea Hélène qui se radoucit ployer mon autorité, dussé-je aussitôt.invoquer celle do la famille — 11 y a que ce monsieur A- réunie, drien refuse le cadeau que —Ma bonne mère, fit tris-nous voulions lui faire, répon- tement Hélène, voilA la prédit sa mère d’une voix ironi- mière fois qu’un nuage s’élève que.entre nous.Je vous prends —J’en étais sûre, je vous & témoin que ce n’est pas moi l’avais dit.qui l’ai amené.Vous avez for- —Belle expérience que la mé le projet de me marier,sans tienne ! répliqua la baronne me nommer celui qui préten-avec dépit.Pouvais-je sup- dait A ma main.De tous poser qu’un malheureux artis- ceux qui y avaient quelque ti-te s’aviserait de se blesser des tre, je n’en ai proscrit qu’un, procédés quo nous employons un seul sur huit, et c’est pré-pour nous acquitter envers ciséraent celui que vous vou-lui ?lez m’imposer.Je me plais A —Mais enfin, que vous é- croire que vous-même, et ma crit-il ?Ne puis-je pas en pren- famille avec vous si vous le dre connaissance ! jugez nécessaire, reconnaîtrez —Oh ! rien ne s’y oppose, l’injustice de cette résolu-fit Mme de Voreelles.Ce bil- Lion.let est d’une fatuité, d’une ou- «Maintenant, il faut que je trecuidunce.vous ouvre mon cœur, afin En même temps, avec un que vous sachiez que ce n’est geste de dédain, elle tendit A pas une fille rebelle qui vous sa fille le papier que tourmen- parle.taient ses doigts crispés.«Quel qu’il fût, le parti que Hélène le parcourut des vous m’auriez proposé n’au-yeux avec empressement.Ses Lait pas eu mon approbation, regards brillaient d’une joie Ce u’est pas ma faute si vous secrète et son visage se colo- m’avez élévéc A respecter tout rait d’une vive rougeur.ce qui est grand et beau.C’eBt Que trouvez-vous danB la vôtre et je vous remercie, cette lettre de fat ou d’outre- Pourquoi vous étonner alors .• , A .A • que je ne partage pas les idées est plutôt digne et modeste.du siècle sur le mariage?Pour-Ne vas-tu pas le défendre quoi voulez-vous que je cousi-à présent ?dôre purement et simplement —Ce n’est pas lui que je dé- comme une association de fends, c’est mon opinion, celle !eux capitaux, quand je sen9 que je vous ni exprimée le battre au fond de mon cœur jour oh, malgré mon humble quelque chose de plus noble avis, vous avez absolument que cotte réunion de deux voulu acheter cette pièce d’or- fortunes on une seule?Le fèvorie.Vous ai-je, oui ou bien-être matériel est-ilTuni-non, prédit qu’il ne l’accepte- que but de la vie ?Le bon rait pas?Eh! ma prédiction heur consiste-t-il seulement A se réalise.Comment! voilA atteler A une calèche quatre un homme qui ne vous deman- chevaux à la Daumont ?A tide rien, et vous prétendez lui | voir des diamants, dos cache imposer votre reconnaissance mires, des dentelles ?«Vous ne m’avez jamais ap-ï avait laissé échapper, la cha-pris cela, mère.Je vous ai leur avec laquelle elle avait surprise A pleurer cent fois le pris le parti de l’artiste, elle inari que vous avez perdu, et, Isu demanda si Hélène n’ai-quand je voulais vous conso- niait pas Adrien.1er, vous me repoussiez don- Sa sollicitude maternelle cornent.s’alarma de ce qu'elle croyait “—Je l’aimais tant ! me ré- être le malheur do sa fille, pondiez vous.Non pas qu’elle eût le moin «Ah ! je sais bien que vous dre doute sur l’honorabilité vous lo rappelez, chère mère, du jeune peintre, mais parce-puisque vous vous détournez qu’il était sans nom, sans for-encore pour essuyer une lar- tune, et qu’elle redoutait poui me.C'est donc bien beau, ot sa fille les résultats d’une si pur l’amour, pour qu’il survi- monstrueuse mésalliance.vg A vingtannées, pour que le La frayeur qu’elle avait de seul souvenir de ces félicités cet amour la rejeta plus quo passées vous arrache un pleur jamais dans les bras du coin-au milieu de vos plaisirs et te.fasse évanouir vos colères ! «Je vous attends, lui écri- «Et vous voulez rao refuser vait-elle séance tenante.Ne ce bonheur, vous qui l’avez vous effrayez d’aucune résis-goûté ! Vous voulez me con-| tance.Je réponds du succès.” damner A vivre auprès d'un homme que votro autorité ne parviendrait jamais A me faire estimer ! «Vous avez pensé m’éblouir avec son nom, me fasciner avec ses richesses ! Mais qu’auriez-vous dit si je vous avais docilement obéi ?Vous n’auriez pas reconnu votre enfant, vous vous seriez demandé ce qu’elle avait fait des principes que vous lui aviez enseignés, vous l’auriez confondue avec cos écervelées, A la mode, dont les toilettes extravagantes ne recouvrent qu’un corps vide, dont lo cœur est atrophié, l’espiit dévoyé.Non je ne suis pas de celles-lA, mère, et je m’en félicite.J’ai Dieu merci ! grâce A vous, dos sentiments plus délicats ; je veux être aimée, je veux aimer.«Je ferai tous les sacrifices A vos désirs, aux convenances même ; mais ne me demandez pas l’impossible, de pour que, cédant A des entraînements plus d’accord avec mes goûts et avec mon cœur, je ne cherche A me soustraire au malheur que vous me faitos entrevoir.—Quels entraînements ?de- Et elle fit.jeter cette lettre A la poste, sms même en prévenir sa fille.Quant A Adrien, il ne soupçonnait pas la tempête que sa lettre avait soulevée.Assis devant une toile inachevée, découragé, songeant A l’amour insensé contre lequel il était impuissant A lutter, il n’avait pas encore pu se reine ttro au travail.A peine avait-il tourné la tête en entendant vibrer lu sonnette de l’antichambre.Tout A coup, il se redressa.Sa domestique venait de soulever la portière de l’atelier et lui avait dit ce nom : —Le prince Adjir ! En effet, impassible et souriant comme par le passé, le rajah «’avançait audevant d’Adrien.II QUEL TA1ILBAU DÉSIRAIT LK NABAB Le prince Adjiir faisait ses visites.Il était venu en grande cérémonie, dans une voiture attelée de deux ma- manda madame de Voreelles, ignifiques chevaux, conduite que ce seul mot rappela A elle-même.Hélène ne répondit pas.Elle demeura digne et calme.Est-ce une menace ! reprit la baronne dont les sourcils se froncèrent.Alors, puisque tu me connais si bien, tu dois savoir que la menace m’irrite au lieu de me désarmer.Réponds, je l’exige, de quels entraînements veux-tu parler ?Ton cœur se serait-il fourvoyé ?Aimerais-tu quelqu’un que tu rougirais de nommer ?—Vous no pensez pas ce que vous venez de dire, fit Hélène avec une angélique douceur.Quant A moi, je ne saurais vous répondre dans l’état de surexcitation oh je vous vois ppur la premiere fois de ma vie.Mais, poursuivit-elle èn se redressant fièrement, le jour oh j’aimerai, oh je l’avouerai hautement, je ne craindrai pas qu’on dise de celui que j’aurai choisi :‘‘Celui-là a volé ses millions, celui-lA a tué son père.” A ces mots, Hélène se retira sans forfanterie, sans dépit apparent, humble, et courbant la tête devant le regard cour-roecé de sa mère.Quint elle eut disparu, la baronne put envisager de sang-froid la position einba-russante oh ln plaçait le refus formel de sa fiiie.Elle lui aurait pardonné peut-être l’insurmontable aversion qu’Hé-lène avait témoigné pour Raymond, mais en so rappelant les allusions, les réticences,les demi-aveux que la jeune tille par un cocher A perruque, et deux valets de pied poudrés A blanc.Jamais équipage semblable ne s’était arrêté davant la porte de la maison.Aussi quand lo nabab, vêtu de ces splendides costumes qu’il portait d’ordinaire, demanda au contraire le nom d'Adrien, celui-ci conçut pour son locataire une estime et an respect qu’il n’avait jamais professés jusqu’alors.Le prince pénétra dans L’atelier, il tenait A la main un rouleau de papier.Adrien s’empressa de lui offrir un siège.—A quel heureux hasard dois-je l’honneur de votre présence ?dsmanda-t-il.—Ce n’est point un hasard, répondit .l’Indien, Ne vous rappelez-vous plus ce dont nous sommes convenus ?—Excusez-moi, prince, dit l’artiste, mais je ne me souviens pas.—Ne vous ai-je pas annoncé l’autre jour, en allant chez le comte d’Olligny, que j’avais un tableau A vous commander ?—Vous avez raison ; mais il s’est passé tant de choses depuis ce jour-là, que mes idées sont un peu confuses.Le fait est qu’ Adrien, sans se doute/ de son indiscrétion, ne cessait de regarder le prince Cachemire.Probablement il cherchait encore sur les traits du nabab la ressemblance qu’il y avait découverte lors de son voyage.—En effet, dit l’Indien, vous avez l’air distrait, préoccupé.Vous serait-il arrivé quelque accident fâcheux ?Cette remarque du prince rappela l’artiste aux convenances.—Non.s’empressa-t-il do répondre, je vous remercie.—Alors, reprit lo nabab, voulez-vous que nous nous occupions do notre tableau ?—Je nuis A vos ordres,prince.A ces mots, l’Indien déroula le papier qu’il tenait A la main.—Je vous ai dit, continua-t-il.que j’avuis fait lever un plan détaillé et dessiner un croquis des lieux oh la scène doit se placer.Ce plan et ce croquis, le« voilA.Et il les tendit au jeune peintre, qui les examina avec attention.— Us no sont pas très réussis, vous pouvez vous ou convaincre, comme couleur et comme perspective, continua lo prince, mais ils sont d’une exactitude A laquelle il n’v a rien A reprocher.Adrien ne détachait pas so9 yeux de coh dessins, et A mesure qu’il se livrait A cotto é-tiule minutieuse ses traits exprimaient une surprise de plus en plus marquée.—Mais je connais cet endroit, ce château ! s’écria-t-il enfin.—Ah ! fit le ilaliab, vous croyez ?—Certainement ; c’est co-Jkii dans lequel nous sommes entrés ensemble, le lendemain de notre arrivée chez le comte, le château de Jouve ! —Vous ne vous trompez pas, dit le prince, c’est bien cela.De sorte que vous reconnaissez â ce croquis le mérite de l’exactitude ! —Tellement, qu’avec des indications aussi précises je n’avuis pas besoin que vous me fissiez visiter co château, répliqua Adrien.Car avouez que vous aviez une arrière-pensée en m’y conduisant.—Je ne vous le cacherai pas.Le hasard m’a servi à souhait.—Oh! le hasard.o, ,rican-na l’artiste.—Je vous en fais juge, repartit vivement le nabab.Savais-je, en me rendant chez lo comte d’Olligny, que vous dussiez y venir aussi ?—Non, vous avez raison.— Par conséquent, je ne pouvais pas avoir préparé cette visite de si longue main que vous paraissez lo croire.Seulement puisque l’occasion se présentait, j’ai tenu A vous amener sur les lieux, pour que vous puissiez vous inspirer plus tard de la couleur locale, ce que ces croquis insuffisants ne vous donnaient pas.—C’est juste, dit Adrien.Maintenant, ayez la bonté de m’indiquer la scène que je dois représenter.—Cette scène, vous la connaissez également, répondit l’Indien.—Vraiment ?—Oui.Le hasard s’est eu-core chargé, par l'organe du jardinier, de vous apprendre une histoire que je me réservais de vous raconter.—Celle de Pâris ! —Précisément.—Mais quelle scène de sa vie désirez-vous que je représente ?demanda imprudemment l’artiste.—Vous on connaissez donc plusieurs ?dit le prince aveo vivacité.# —Non ; mais dans co récit du crime que nous a fait çe ( brave homme il y a plus d’une A prendre, repartit Adrien qui s’empressa de réparer «a maladresse.—Cost vrai, confessa le nabab, mais voici celle que je vous prie du vouloir bien peindre.A ces mots, il se leva, développa sur la table la maquette qu’il avait apportée, et en même temps qu’il s'expliquait, il indiquait du doigt A Adrien l’endroit oh il désirait que t assent placés les person- nages.— Ici, A cette fenêtre, disait-il, le baron de Jouve, blessé A lu poitrine, contenant d’une main défai'lanto le aaug qui s’échappait de sa poitrine, et appelant au secours.«A gauche, lo jardinier, que vous avez vu, accourant aux cris de son maître.«A droite le coupable prenant la fuite.” Ces explications données, le prince reprit sa plaoe.—Co n’est pas tout, dit-il.Comme je tiens A ce que tous lesdétuils de ce tableau soient d’une exactitude irréprochable, je me suis procuré les deux portraits photographiés du baron ut de son jardinier.Les voici.* Eu même temps, il tira d’uu superbe portefeuille en maroquin du Levant deux cartes qu’il tondit A l’artiste.—Quant au coupable, poursuivit-il, il m’a été impossible de trouver sou portrait.Pour le moment, cela n’a pas grande importance, puisque, malgré la condamnation do Paris, il ne semble pas avéré que ce soit lui qui ait commis le crime.Eu attendant mieux, vous laisserez donc en blanc cetto figure énigmatique.‘‘Mais ce que je puis donner très exactement, c’esF le costume qu’il portait J’ai pris note de chaque pièce telle qu’elle était consignée dans l’instruction que tous les journaux de l’époque ont reproduite.Voulez-vous écrire sous ma dictée ?—Volontiers, diL Adrien un peu troublé.Pour se donner une contenance, il bq mit A la recherche d’uue feuille de papier et d’un crayon.(A Continuer) Crédit foncier franco Canadien M.M.O.lloasé, N.P.iufonuu tou» coux qui désirent emprunter du Crédit Foncier Franco Canadien qu'il ae chargera de lour demande, et fera tout aou possible pour leur donner pleine et entière natibiacliou.Application! jusqu'au 15 juin.1G Av.91* M.liosao tient maintenant sou bureau chez M.William Tremblay, cordonnier, mémo porte que M.Jos.Pel-otier, avocat.FAUCHEUSES, RATEAUX ET MOISSONNEUSES deCossitt 4 Frere REPRÉSENTÉS A QUÉBEC PAR LATIMER & LEGARE M.P.Talbot a l’honneur d’informer ses pratiques et le public qu’il e9t agent général pour les comtés do Chicoutimi et Lac St-Jean pour toutes aortesd’instrumonts aratoires.Toujours en mains un assorti meut des plus complets et couditions très avantageuses.P.TALBOT, Mtrehiii cmcouTiw, P.su 1 >uv.93. LS PROGRÈS DU SAGUENAY Le Progrès dd Saguenay CHICOUTIMI, 20 OCTOBRE M.tAVAM ET M.COUTURE Sans commentaires, établissons un petit parallèle entre M.Savard, notre député actuel, et M.Couture, notre ancien député.En 1887, M, Couture fut élu contre le candidat conservateur mais en promettant son appui au gouvernement.En 1891, M.Savard bat un ministre conservateur mais promet de supporter le gouvernement dont ce ministre fait partio, s'il reste au pouvoir.Durant la campaguo, M.Couture attaque le gouvernement et traite Sir John do vieille tête jiourrîfc.M.Savard, pendant la lutte est plus prudent, mais après la sossion, à son premier discours, rien de plus pressé que devenir déverser toute sa bile contre le gouvernement qu'il traite do gouvernement corrompu et pourri.Sur les premiers votes, M.Couture supporte le gouvernement.Au quatre premiers votes, M.Savard se sauve dans les couloirs de la chambre pour no pas se prononcer.Au cinquième, il voie coutro lo gouvernement, plus tard il vote pour.Au milieu de la session, M.Couture est libéral à tout crin.Après deux mois, M.Savard se sauve à Chicoutimi pour ne pas votor sur la motion la plus importante do la session et ensui te, il voto presque constamment avec l'opposition.Dans lo comté, grand mécontentement contre M.Couture, grand nié-contentomout contre M.Savard.En 1887, des subsides sont accordés à la deiuando do Mgr Racine ot do M.Gagné, Fox-député.En 1891, le gouvornoraont reste sourd à toutos nos domaudes.Au rotour do M.Couture do la session, il explique ses votes mais cela ne prend guère.Au rotour do M.Savard, mémo conduito avec mêmes résultats.Au commencement do l'assemblée, toute l'assistanco do la messe ; au milieu 150 personnes à la fin 50 ou 60.Un petit hourra, commencé par un étranger lorsque M.Savard fait l’éloge do M.Laurier et c'est tout.Pendant l'assemblée, on parle, on rit, on oo moque ; uu fiasco des mieux conditionnés.On no connaît plus ces démonstrations enthousiastes de l'hiver dernier.En 1887, le peuple so mord les doigts et on 1891, il so mange los poings.M.Pacaud no m'a jamais dit comment ces $100,000 seraient payées.Q.Ne vous a-t-il pas dit ou laissé entendre qu’il.devait rendre compte à quelqu'un do la distribution do cet argent f R.J'aime mieux no pas lo dire.La commission décide quo lo témoin doit répondre.M.Casgrain pose de nouveau la question au témoin.M.Armstrong répond : M.Pacaud m'a dit qu’il avait k rendre compto de cotte somme do $100,000 à M.Mercier.Q.M.Mercior, le premior-ministre do la Province Y R.Oui, c'est co que jai compris.Plus loin, M.Armstrong dit : Je me suis servi do Pacaud et j’ai pris ces moyens pour me faire payer parce que j'avais do forts doutos de pouvoir réussir autrement.Je savais Pacaud chef politique, homme confi- possible ce qu'a dit M.Savard et ensuite nous verrons ee qu’il n'a pas dit.Pas DI JOURNAL POUR SE DÉfBNDRE Y D'abord M.Savard a expliqué à ses auditeurs qu'il n'a pas de journal pour so défendre.Ce sont des paroles inutilos, M.Savard, car tous, vos amis comme vos adversaires, les rouges, les cailles et los bleus savent parfaitement qu'il n'y a pas dans toute la province de Québec, un seul journal qui écrira cinq lignes pour défendre la conduite inexplicable que vous avez tenuo duraut la dernière session.La Justice a voulu vous faire un petit compliment l’autre jour ot hélas 1 elle a tellement regretté sa naïvoté qu’il nous est impossible de la lui faire répéter, malgré nos invitations réitérées.Nous le répétons, M.Savard, pas un seul journal ne prendra votre défonse ; au contraire, tous se taisent par pitié pour vous ot nous on ferions autant si comme ré- dentist des ministry, propriétaire de Retour d’un journal local, nous n’a- journal, et mêlé a toutes les négocia-1,,., , .’ ° vions pas pour devoir do renseigner LA COMMISSION ROYALE Le cadre restroiut do notre journal no nous permet pas do reproduiro au long l’enquête si intéressante qui so déroule devant la Commission Royale, k Québoc.Vu l'importance du su-jot, nous consacrons lo plus d'espace possible h la publication des parties les plus saillantos dos témoignages.A la séauco do jeudi, M.Beïque, ou répouso k l’hon.juge Jelté, avait déclaré qu'il était l’avocat du gouvernement constitutionnellement parlant, c’est-à-dire du lieutenant-gouverneur qI do sos ministres.M.Mercior, qui était présent, avait approuvé do la tête.U parait que tous deux s'étaient trop avancés, car vendredi, M.Béï.quo a dû informer 1» commission qu’il ne représente pas l’exécutif, mais lo premier et los autres ministros individuellement.Le témoignago de M.Armstrong a été plus fortencoro quo dovant le sénat.L'avocat du gouvornomont h voulu objecter aux questions posées ot empêcher M.Armstroug do répondre, mais les juges ont décidé contre lui.Armstrong a prouvé, hors do toute discussion, le marché des $100,000.La partie du témoignage de M.Armstrong qui a le plus ému le public est colle-ci.C'est M.Pacaud qui m’a fait mauler à New-York, et je l’ai roncoutré ,à avec MM.Laugelier ot Robidoux.C’eat lui qui a présenté M.Thom aux ministres.Ces derniers étaient prêts à retourner tout de suite à Montréal pour régler l’affaire, laissaut leurs affaires de New-York.Dès leur retour Il Québec, Pacaud me fit m mdor.Là je vis Pacaud avec les ministres, avant la*passation de l’ordre en conseil.Eu-Lro le 23 et le 24, M.Pacaud eut des mtrevues fréqueutos avec MM.Chs.Laugelier, Duhamel, otc.Il était souvent aux édificee publics.tions rotatives à co chemin, ot c’est à co point do vue que j'ai estimé sos services.L’hon.M.Garnoau entendu vendredi a lu sa déposition, qui a été publiée par tous les journaux.En transquestion, le juge Baby lui domando : Avez-vous jamais dit au Liouto-nnnt-gouverneur qu’on vous prossait de conoluro cotte transaction et que vous vous sentioz porté à donné vo-tro démission ?” Après avoir longtemps hésité, io témoiu répond : "Oui.J’ai dit cola, puisque Son Honneur l’aflirmo dans sa lettre, mais jo suis sous l'impression que je n'ai pas dit cela.” Il dit qu'il u’ost pas certain qu’on l’ait monacé d’ouvoyor un télégramme àM.Mercier.Tous les ministros désiraient eu finir avec cetto affaire, mais jo dois dire quo tous les ministros étaient plus auxioux que M.Ross do voir so clore cotte affaire.Le juge Baby.—Pourquoi avoz-vous conclu si rapidement cotto affaire, qui vous répugnait tant.Parce que lo roulant do la Compagnie so détorriorait ot quo le pays semblait désirer lo règlomont do cetto affaire.M.Casgrain.—Quand M.Mercier partit pour l'Europo, vous laissa-t-il quelques instructions par écrit ?Témoin.—Non.C’est M.Thom qui a ouvert los négociations pour le nouveau syndicat.M.Thom venait souvent au bureau.Lo témoin dit qu'il a reçu un télégramme de M.Robidoux, dans lequel le procureur-général lo référait à l'hon.M.Charles Langolior.Ses collogues no pressaient pas beaucoup lo règlomont de l’affaire, los négociations n'étant qu'au début.M.Casgrain.—Ils sont dove nus plus pressants dans la suite ?Témoiu.—Oui.Avant l'adoption do l’ordro on couseil, le témoin a reçu uu rapport do M.Robidoux sur l’af-fairo de la Baie des Chalours.II ne croit pas êtro allé chez lo lioutonant-gouvornour après la réunion du Consoil.En réponso aux transquestious do M.Casgrain, M.Garneau so rappolle de bien peu de chose.Il reconnaît cependant avoir reçu uno lottre de M.Pacaud, qu’il a détruite, insistant sur lo paiement dos $275,000.Il avoue qu'il a trouvé alors que M.Pacaud se mêlait trop des affaires du gouvernement et que ses visiles réitérées l'avaient fait réfléchir.L’enquête a été ajournée samedi et doit êtro coutinuéo aujourd'hui.L'ASSIMILEE PE DIMANCHE M.IVV.S.ivarJ, notre député aux Comniuuoa, a adressé la parolo diman-cho après la inosie.Il avait à .a droite, connue toujoun d’ailleurs, M.Séraphin Ménard, huissier audiencier et l’un des condamné.d’hier pour avoir troublé la paix au oou -soil de ville.L'assistauc.était aussi nombreuse qu'k la messe, car tous, amis ot adversaires, hommes, famines ot enfanta avaionl bfite d’eutendre les explications que devaient donner M.Savard da aa conduite aux Communoe.Cela valait la peine, car M.Savard aveit tant d’explications à donner et surtout tant de péchés il acouser et k ox-ouser qu’il n’a pû tout faire ontr.messe et vêpres ; il lui a fallu parler pondaut un quart d’heure durant les vêpres, retenant autour de lui une trentaine de fidèles, qui no pouvaient il rassasier d’ontendre leur fétiche, et que l'oUice préoccupaient guère h es momoDt.Voyou» en aussi peu de ligne* que lo public (lu comté sur vos faits ot gostos.Sir John et Sir Hector Cos doux chefs vénérés du parti conservateur ont touto l'admiration do M.Savard, qui reposo on eux la plus grando confiance et qui a profité do cotto première rencontre avoc «es électeurs pour faire un éloge pompeux de ces doux grandes figuros.Oui, M.Savard, vous avez eu uns telle confiance on cos deux hommes quo vous avez voté contro lo cabinet do Sir John, avant la mort du grand chef que vous louez, et qu’à la fin do la session, vous avez voté avoc Lea accusateurs do Sir Hector, avec ceux qui voulaient ternir sa réputation, contre cet hommo si intègro, contro co ministre que vous aviez jugé si cligne do succéder a Sir John.Sir Adol-pho et l'hon.M.Chaploau sont aussi très gentils, intègres, etc., mais le gouvernement conservateur ost un gouvernement pourri ot dont il inut se débarrasser, a dit notre député, qui «omble vouloir marcher on tout sur les traces de M.Couture.M.Savard dit qu'il a été élu comme Conservateur indépendant mais qu'il n'a pas ou honte do votor avec M.Laurier, co grand canadien, etc., cto.t Cost vrai, M.Savard, vous avez été élu comme conservateur indépendant, et en outre vous avez promis à l'appol nominal, do voter pour le gouvernement conservateur s’il était maintenu au pouvoir.Vous avez pris cot engagement solonnol, auquel vous devoz votre succès, ot vous y avoz manqué ; vous y avez manqué chaquofois que,cédant aux menaces do YElecteur et do M.Choquette, vous avoz voté contre los mesuros du gouvernement.Longtemps, libéraux ot conservateurs se sont disputés votre vote.Vous étiez à clioval sur la clôture.Vous votiez un jour pour lo gouvernement, le lendemain contre, jusqu'à co que Y Electeur vous1 ait fait les gros youx.Vous êtes alors rentré au bercail ot vos jeunes amis libéraux disaiont aux conservateurs : "Savaid, jo pense qu'on l'a, à cotte heure.'' N'est-ce pas vrai cela, M.Savard ?Le Progris, dites-vous, a voulu ridiculiser votro vote sur La ficelle a lier Pardon, M.Savard, vous n'avez pas compris ; c'est YElecteur quia voulu vous ridiculiser ot vous nous forcez pour la 3ièmu fois a répéter ce que disait ce journal après votro vote.Ecou-toz doue, encore une fois, M.Savard, et remarquez bion que c'est YElecteur, le grand journal libéral, ot non pas le Progrès, la feuille do chou, qui parle.Si nos articles ne valent rien, vous font du bieu môme, au moins vous ne contesterez pas la valeur des articles dt Y Electeur, dont lo rédacteur vous a été si utile en temps ot lieux, aux dépens de la province : "Le gouvernement a pris hier soir "une majorité apparoute de 20 voix "mais on réalité do 18, M.Savard, "sou adversairo, ayant voté avec lui "pour dos raisons particulières que "nous n’avouti pas à juger en ce mo-"ment.De fait, le vote du député "de Chicoutimi et SAguonay a telle» i%msnt pris par surprisa tout le mon-**de qu'on a cru à une méprise de sa "part, car oafiu, il n'est pas possible "que le Saguenay et le lac St-Jean, "oh il n’y a pas une manufacture à "protéger, soieut ass»s protectionisms "pour exiger de «on représentant de "voter contre l'intérêt bien entendu "Je «a classe agricole.” C'eut bien YElcclsur qui veut voue lidiculiaer.Il va jusqu'au point de vous dire quo vous avez dû vous tromper pour votor ainsi contre l'intérêt bien entendu de la olaeee agricole* N'est-ce pas injurieux pour vous, de vous faire dire par VElec• leur quo veus avez dû voua tromper, commettre une mépriso.Le Pregris vous attaque lorsque vous manquez à vos engagements mais il ne va pas jusqu'à vous injurier comme YEleo» leur.Les subsides aux chemins de fer Vous trompez vos auditeurs, M.Savard, lorsque vous afüriüoz qu'il n'y a ou aucun subside do voté cotto an-néo pour les chemins de for.Si vous n’êtes pas allé à Ottawa simplement pour gagner $1,000 ot vous votor une indemnité additionnelle de $500i vous devez savoir que plusieurs subsides ont été votés pour dos chemins do fer.Vous dovrioz savoir que la compagnie du chomin de fer de Québoc et du lac St-Jean a ollo-mômo obtenu un subside pour une partio de la ligne en partant de Québec.Il ost évident que co subsido n'est pas dû A votro influenco puisque vous no savoz pas même qu’il cet voté.Vous trompez encore le public, M.Savard, lorsque vous dites que lo gouvernement n'accorde jamais do subsides à la première session d'uu parlement.Rappelez-vous qu'on 1887, alors quo M.Couture faisait sa première session, du sixième parlement, feu Mgr Racine et AI.Gagné ont obtenu un subsido de $96,000 pour notre embranchement.Et que d'autres subsides furent accordés en même temps.Si vous le désiroz, nous vous donnerons sur un prochain numéro la liste des subsides accordés pendant la session dernière aux compagnies de chemin do fer.A notre tour, M.Savard, nous vous mettons au défi do nous trouver eu défaut." Le Patronage AI.Savard tiont beaucoup à su popularité.Il laisse à ses adversaires i’oxoroico du patronage, parce quo, dit-il, c'est avoc cela qu'un haut personnage s'est tué, alors qu'il était député.En passant., nous vous souhaitons M.Savard, lorsque vous voua serez tué, do tomber aussi bien que lo haut porsonnage dont vous parloz.Cette déclaration do AI.Savard a quoique peu surpris sos amis.Quoi, se disent-ils, nous avons supporté un homme qui pourrait, s'il lo voulait, nous favoriser, nous faire gagner l'argent du gouvernement, vondre du bois, du fer pour les quais, donner à un toi la beilo place do fore-man dos travaux publics, et, plutôt quo do perdre sa popularité, il profère laisser tout cola ontro les mains do nos adversaires.Lui, il retiro ses $1,500, mais nouB, qui nous sommes sacrifiés pour lui, uous n’avons rien de rien et c'est en vain que nous allons faire la courbotto dovant los chefs do la clique du Progrès pour obtonir quoique choie.Si vous teniox tant à conserver votro popularité, pourquoi n’avez-vous pas supporté comme vous l'aviez promis, le gouvernement au pouvoir ?Pourquoi avez-vous dit dimanche que lo gouvernement était pourri ?Youi avez comme votro prédécesseur AI.Couture, attaqué gravement lo gouvernement dont nous avons tant besoin et nos intérêts ou souffrent.Le Progrès Nous ne nous occuperons pas de co quo AI.Savard a dit du Progrès.Notre journal grandit et prospère, malgré AI.Savard, parce que nous le dirigeons avec discernement.Notre position est approuvée par tous «eux qui veulont l'Intérêt du comté et c'est là ce qui fait notre succès.Si M.Savard avait rempli ses engagements, s’il avait voté avec le gouvernomontf s'il nous obtenait los subsides auxquels nous avons droit, uouj serions dos premiers à l’en féliciter.II fait tort au cointé par sa position inoxpli-oablo et notre dovoir est do lo dénou* cor,surtout lorsque AI.Savard délia-turo los faits et nous attaquo en voulant faire do 1h populacerio contre no-tro journal, si nécessaire au développement du comté, si utile A tous en maintes circonstances.Ce dont AI.Savaiid n'a pas parlé Al.Savard a été interrompu dans son discours par la cloche do la cathédrale qui sonnait pour le Magnificat.Il y a bien des choses dout il n'a pu parlor, faute do temps.Ainsi, AI.Savard ne nous a pas dit pourquoi la compagnie du ohemiu de fer, qui poussait les travaux avec vigueur jusqu'ou mars dernier, avait tout-à-coup ronvoyé ses hommes ot remis la construction do notre voie ferrée, à un an, deux ans, peut-ôtro plus.M.Savard ne nous a pas dit comment il se faisait qu'il n’avait pu obtenir aucun subsido pour les travaux publics dans le comté.Lui qui avait J cj.•Sc,‘ iribc"ja fil ALLIMETTES 1 ! B Télégraphes et Telephones INFAILLIBLES.SANS DANGER.AGREABLES.Chaque petit bois une allumette.Chaque allumette un coup sur.Pas de Mauvaise Odeur.Pas de Degouttement de Souffre.En vente partout N’en acceptez pas d’autres.USINES A HULL, CANAOA.ETABLIES 1861.11.tant de front, de viguour, d'énergie, il n'a pu rien obtenir.Le gouvernement no fait que quelques travaux absolument nécessaires ot co sont, les adversaires de AL Savard qui ont tout le patronage.AI.Savard ne nous a pas dit par quelles transos il était passé lors du premier vote de parti aux communes.Il ne nous a pas dit qu'il s'était sauvé dans un des corridors de la chambre ru momont où ou criait son nom.S’il le désire, nous pouvons donner des détails piquants et, s'il vous plaît, ne niez pas AI.Savard.Al.Savard, qui a tant fait pour obtonir un subside pour notro chemin do for, qui parle avec tant d'éloquon co aux Communes, qui parle l'anglais comme lo français depuiH qu'il ost député, qui étonno toute la députation, no nous dit pas pourquoi il n'était pas à son siège lorsquo AI.Frémont, député du comté do Québec, a sollicité des subsides pour notro embranchement.C'est à vous qu'il appartenait, M.Savard, de faire cotto demande.Cost alors que vous auriez iltl vous lever de votre siège pour fairo un discours, sans en avoir l'intention.Pourquoi aviez-vous déserté votro siégo co jour-là encoro ?Pourquoi n'avez-voua pas alors fait votro dovoir ?Ce n'était pas trop do deux discours pendant la session; vous qui aviez ou tant de succès à votre premier, voua qui êtes le soul député de Chicoutimi qui a ait dressé la parolo depuis 14 ans aux Communos.M.Savard no nous a pas dit pourquoi les chars no voyagent plus que trois fois par somaîno au lac St-Jean.Il ne uous a pas dit pourquoi noos n'avons pas la malle tous los jours, comme autrefois.Influent comme il est, il devrait pourtant régler cette affaire on un clin d'œil.Moins de paroles, plus d'argent AI.Savard, vos ami* vous donneront un consoil qui vous lorez bien de suivre.A la prochaine session, parlez moins, voyage* moins, tenez-vous à votre siège et obtenos-noue do l’argent.Moins do paroles, plus de besogno.Co qu’il faut ici, co ne sont pas de grands discours mais do l'ar-gont pour notre voie forrée, nos quais, lo crousago, le bureau do poste etc., etc.Si vous voulez conserver votro popularité, vous diront-il», obtenez $20,000 tous les ans et cola ira bion.L'an prochain, à votre retour, an-noncei-nous en pou de mots dos octrois coiuiuo nous en avions du tomps do MAI.Tremblay, Price, Cimon ot Gagné ; favorisez vos amis en leur dounant de boutios positions aux travaux publics et nous serons comme autrefois partisans enthousiastes.•ELLEFERMES VENORE On peut trouver uno oxcellonto occasion d'achetor : lo Une magnifique terre do 90 ûcros on superficie, située au bord do la rivière-à-AIars, touto on culture, avoc maison, étables, granges, hangar, fournil laiterie ot four à l'intérieur do la maison, toutos cos bâtisses on très bon état, muni d'améliorations, comnio l'eau dans l'étable, otc.2o 200 Aoros de terre à bois, situés à trois millos du village do la Grando Baio.3o Animaux do ferme et roulant complot.En s'adressant à Alfrid Angers, Cultivateur, St-Alexis.15 oct.4 A VOUS MESDAMES Si une femme veut engrosser vite, se guérir de la maladie si communo à son soxe, jouir d'uno bonno santé et aimer la vie, nous lui conseillons d’essayer une bouteille du "Régul&tour do la santé de la fommo” du Dr J.Lari-vièro.C’eat le Toniquo des norfs par excellence, le stimulant sans égal qui dispose à la gaieté et chasso los yoiles sombres de la mélancolie.Uno cuillè-rée à soupe do "Régulateur" pris o-vant chaque repas relève les forces, arrêto touto douleur, donne appétit et facilite la digestion.En envoyant 25 cents en timbres-posto pour uu "Female Porous Plaster" du Dr J.Lari-vièro (lo meilleur emplâtre pour les femmes), vous aurez tous les rensoi-gnement ot certificats concernant co merveilleux reinèdo.Pour toutes informations écrivez au propriétaire, Dr J.Larivièro, Alanville, R.I.AIM.E-VAN8 & Sons, Montréal, P.Q., sont les Agents généraux en Canada pour fournir mes remèdes aux pharmaciens- et" marchands.9 oct.91 1 an.121.A VILXltKR Un cheval de 5 ans, parfaitement sain.Un emplacement situé en face l'église do Laterrièro mesurant cin perchos do front sur dix porches t profondeur avec maison et hangar.Beau site et terrain avantageux.Un emplacement avec maison à to français, situé près do la manufactui do laine de Laterriore, mesurant porches do front sur 5 porches do pr< lbndour.2 loto do torro dans le rang D du township Bourget portant les numéros lOetll,comprenant 195 âcres on suporrîcio.Los doux lots nos 20 et 21 du rang Ouest du township Bourget, comprenant 212 âcres, lo no 20 avec maison et lo no 21 avec grango et étables.1 piano à queue, do seconde main, on très bon ordre.1 berge en bon état.Conditions faciles.S’adresser à A.-C.Biais, l Alarchand, Cbicoutim IMMENSE AVANTAGE PROFITEZ-EN ! ! 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Capital -Garantie BULLETINS_AQRIC0LE8 Recevez-vous les bulletins que publie lo gouvernement [fédéral, à la forme expérimentale central* d’Otta-vrti ?Cotte quostiou, nous la faisons ù tous les cultivateurs.L’on tait sans doute que lo gouvernement entretient des formes expérimentales au prix de grands sacrifices, que là des étudos ot dos expériences sont faites sur toutes les choses qui intéressent l'agriculture.C’est le résultat do ces travaux qui est rendu public sous Torino de bulletins.Ou comprond de sulto quelle mine de renseignements et d’obsorvations il y a là, ouverte aux cultivateurs.Et pourtant nos Bas Canadiens no paraissent guère se donner lo troublo de recevoir ce* bulloiins.C’est uno négligence déplorable.Quo l’on reniarquo bien qu’il ne coûte rien pour recevoir ces bulletins.Il suffit d’en faire la demande par carto postalo au “Directeur des Dermes oxpériraontales, Ottawa.” Ça coûto un coutin pour la carte postale.Il est connu et constaté qu’uno dos causes do la iniscro dans les campagnes ost l’ignoranco do la scîonco agricole.On comprond quo tout le monde n’a pas les moyens d’aller aux écoles d’agriculture.Mais au moins, quand lo gouvernement fournit gratuitement des renseignements utiles, les cultivateurs devraient on profiter.PETITE G aÎkTI iT LE PROGRES DU-SAGUENAY La défunte était Agée do 63 ans et laisse plusieurs enfants pour déplo-ror sa perte.Madame Résimond lUtlé avait beaucoup contribué par son travail ot sou énergio à s’acquérir une des plus belles propriétés do St-Jérôme, qui lui permettait de vivre heureuso sur 80S vieux jours.Los rostos mortels do la défunte out été transférés do Lowoll à St-Jérôme par son fils Wilfrid, qui s’est montré très généreux dans cotte circonstance.Le sorvico ot la sépulture do la défunte ont eu liou lundi.Lo rév.M.Vallée a chanté lo service.Tous les paroissiens do St-Jérômo, plusieurs citoyens do Chambord, d’IIébertvillo et St-Gédéon assistaient aux funérailles.Un ami.La Commission Royale promise à la fin do la session dornièro a Ottawa ot qui doit mettra lo service civil sur un piod do haute perfection vient d’etre organiseo.Los membres do cotto nouvelle commission sont MM.Goorgo Hogue, gérant do la banquo dos marchands, E.Barbeau, gérant du crédit foncier à Montréal ; lojugo Burbidge, do lu cour d’échiquier et J.-N.Courtney,député ministre des finances.On a choisi pour sécrétairo M.-D.Matheson, chef de la section des mandats postes du département des postes à Ottawa.Par uno proclamation du gouverneur-général, en date du 0 courant, le jeudi, 12 novembre, a été choisi pour quo le peuple canadien rende à Dieu des actions de grâce.THEOLOGIE A I/UHAGE IIKft 1IU 910MDE Pourquoi l'église no pormet ollo pas la lecture do la Bible à tous scs enfants indistinctement / lo C’estparco qu’elle sait, conformément à ce qu’enseigno Saint Pior-re, qu’il y a dans la saiute Ecrituro dc9 passages que dos hommes ignorants ot d’une foi chancelante pourraient mal comprendre, au préjudico de leur propre salut.C’est aussi lo sentiment des Pères, dont plusieurs ont remarqué qu’il y a dans les écritures beaucoup do choses qui, loin d’é-difior certains lecteurs, les scandaliseraient.Il faut avoir fait uno étude particulière du lnngago familier aux écrivants sacrés, pour ne point prendre continuellement lo change.2o Uno fois la lecture de la Bible permiso indistinctement à tout lo monde, uno foule do personnes la liraient sans foi, sans humilité, sans pureté d’iutontiou, disposition* cependant rigoureusement nécessaires, comme l’expérience do tous les jour* lo prou-vo jusqu’à l’ovidonco, et aluid elle deviendrait infailliblement un sujet do scandale et do chute.Comment concilier la conduit# de l’Eglise avec celle des Saints Pères, qui exhortent toutes sortes d* personnes à lire les saintes Ecritures I Sî les chrétiens d’aujourd’hui étaient aussi instruits, aussi dociles et aussi soumis que ceux auxquels s’adressaient les saints Pères, l'Eglise lour tiendrait le même langage.La Sema ine Beligieuse.FEU SIMON TSEWILAY " Que d’hommes marquants sont disparus depuis un an dans le contro du comté.A la longue liste do toutes ces mortalités vient encore do s’ajouter un riouvoau nom, celui do M.J.-S.Tremblay, cultivatour du rang St-Jo-soph, ancion marchand, et ancion maire de la paroisse, décédé dimanche soir, après uno maladie assez longue.Cette mort était attendue mais elle n’en a pas moius causé uno émotion profondo.M.J.-S.Tremblay était âgé do 40 ans et était fils do M.Isaïe Tremblay, décédé il y a quelques annéos.Il laisso une femmo ot plusieurs enfants.La famillo voudra bien croiro à nos vives sympathies.FEU MADAME Ü.BATTE La tombo vient à peine de se reformer ot déjà noua avons à on régi t-tror la mort arrivée daus de si tristes circonstances do niadamo Vve Résimond Ratté do St-Jérôme, décédée subitement lo 5 octobre à Lowell, chez son fils Louis.Elle était la inè-ro de M.Wilfrid Ratté, cultivateur de St-Jérôme.NOTES LOCALES COURRIER DE BT-JEROME Il est décidé quo l’hippodromo eora ‘ préparé sur la terro do M.Jeau Bap.tisto lludon, dans lo rang St-Urbain.Les travaux sont déjà commencés et seront terminés sous pou.* ?* M.Jean Gautbior, marchand, a récolté uno rave d’nutomno do G livres.On voit partout des légumes d'uno grosseur inconuuo jusqu’ici.Les patates sont surtout très abondantes ot olics ce vendent pour 20 cents par grandes quantités.Ceux qui peuvent les conserver jusqu’au printemps trouveront facilement 40 cents pour l’exportation.* * * Los pèlerins pour la Bonuo Ste-An-ne sont partis samedi soir au nombro d’environ trois cents ?e Si d'un côté nous avons uno bonne récolte, d’un autre coté l'ouvrage et le travail sont rares ici, et dans toute la légion.Los seuls travaux qui employaient encore quelques dizaines d’hommes,la construction des piliers ou pierre pour les ponts du oherniu do fer, sont arrêtés ot uo recommenceront pas avant lo printemps prochain, la compagnie n’étant pas en position do fairo plus do dépenses.* * * Aucun changement encore daus lo transport des malles ; nous n’avons pas encore les malles tous les jours, si co n’est entre Chambord ot St-Jérô-mo et do toutes parts on entend des plaintes bien motivées.Il n’y a que [’agriculture et les industries laitières qui progressent daus le lac St-Jean.Les industries, lo chemin do fer et tout co qui nous viont du dehors, subit une criso qui n’étonno personne mais qui embôio bien du mondo.?* * La dernière vonto du fromage n’a pas été très réDumératrico.Cortainos fabriques ont mémo vendu moins cher qu’à la vonto précédente.Si * C’est mercredi qu’aura liou l’exposition d’étalons canadiens annoncée dopuis quolquo temps.Nous attendons, à cotte occasion, uu bon nombre d’étrangers.Leduc.LA FONDERIE M.Didymo Simard avance rapidement dans l’installation do sa foudo-rio.Tout lo matériel venant do l’auciouno fonderie Méthot de Lotbi-nièro,est rendu sur Icb lieux et la bouil-loiro placée dans la bâtisse.Les connaisseurs prétendent quo M.Simard a fait uno excellente acquisition ot qu’il peut s’attondie à voir sou entreprise couronnée de succès.CONSTRUCTIONS La maiaou Price a fuit fairo à neuf uuo maison pour loger uu de ses employés, M Alex.Murduck, à mi-chemin entre lo pont et lo magasin.MM.Goorgos ot Edmond Bergeron établissent une tannerie, près du bureau do posto, dans lo local occupé autrefois par MM.Savard As Alain.La bâtisse a été soûlevéo d’un étage.Ces doux jeunes gens ont choisi un excellent posto ot ne peuvont que réussir.ilOIfl La maison Price, par son agent M.D.Blair, fait faire do grandes quantités do bois cet hiver.On se propose do coupor 300,000 billots.M.Alex.Blair, ancien agont do la maison Price, a pris un fort contrat.PERSONNEL • L’IIon juge Gagné, arrivé samedi, ost parti hior pour Hébertvillo, où il va présider lo torme do la cour.MM.Peilotior, Belley et Alain sont allés à Hébertvillo pour lo termo.M.Honoré Petit, est arrivé samedi do Québec.M.J.-D.Guay est parti ce matin pour lo lac St-Joan, etsora do retour jeudi soir.MM.J.-B.Fournier ot Jobiu, agents voyogeurs, eoat on cetto ville.CONDAMNATION Hior matin, lo juge Gagné a rondu jugement dans les causos de M.Star-ton contro les sept accusés d’avoir troublé la paix au conseil de ville.M.Ferdinand Simard, ancien constable, et un autro ont été condamnés à 910.00 d’amonde et les frais, ou 20 jours de prison.MM.Joseph Du-guay» Alfred Fodnsault et deux au- tres à $5.00 ot les frais ou douzo .jours de prison ot M.Séraphin Ménard, huissier audiencier do la cour, à $1.00 et les frais ou huit jours do prison.DANGER POUR LE FEU Un de ces dorniors soirs la boutique à hois de M, Jean Pngé, raouui-sier, a failli être la proie des Hommes.11 y a dans cotto boutique un simple tûyau qui est un danger constant pour lo t »u.Non-8culeiuout co tuyau sort pour un poclo niais eiicoro, il sert d’issue à tou to la tlamtno d’un feu de forge.Deux fois par année, lo ramoneur do la corporation sotntno lo propriétaire do faire uno chomiuéo, colui-ci résiste, l'inspecteur fait rapport au conseil ot l’on est six mois sans eu ontondro parlor do nouveau.U est temps quo l’ou rémodio à uu tel état ilo chose.Il faut quo tout lo monde soit torcé do se conformer aux règlements municipaux et s’il suffit do refuser pour être tranquille, c’est ouvrir la porto à biou dos abus.DE L/.REDACTION Nous suivrons M.Savard dans lo S°uro do polémique qu’il a inauguré contro nous dimanche.Oeil pour œil, dont pour dent.M.Savant est-prié do no pas aller plus loin sur lo terraiu des personnalités.C’est là quo nous l’attendons et s’il manque do prudence, nous lui promotions dos émotions.Un correspondant qui signo “contribuable du quartior-centro” nous envoie uuo longue lottro pour être publiée ; il n'y a put* do nom responsable mais en peu do mots disons que cetto lottro so plaint : lo de ce quo le constructeur do l’aqueduc retarde trop à remettre le chomiu on ordre après avoir creusé pour placer ses tuyaux.2o do co que Iph animaux errants sont on grand nombre sur la rue et dévastent les propriétés.Notiro correspondant avortit quo tout animal trouvé errant sur sa propriété ou dans U rue sera envoyé à l’enclos public.3o do ce quo lo bureau de santé ne s’assemble pas au moment où l’on parle partout do maladies contagieuses.C’est on vain quo M.Savard essaie do faiio croiro quo uous recovons des inspirations ot de l’aide dans la rédaction politiquo do notre journal.C’est reconnaître à no* articles beaucoup do force.D’aillourv, tous ici savent parfaitement que personne no partage avec nous la rédaction du Progrès, ot quo si nous sommes soûl à recevoir les recettes nous sommes aussi seul à fairo tout l’ouvrage.C’est tellement lo cas que dopuis bientôt trois ans, nous n’avons jamais pû nous abaonter pour plus do trois ou quatre jours, faute d’un remplaçant à la rédaction do notre journal.M.Savard, qui no pout écriro dix ligues ou bou français, croit sans doute nos capacités aussi restreintes que les sien nos.Soyer, sûr, M.Savard que nous n’avons jamais,comme vous, réclamé la paternité d’articles préparé* par d’autres.TAD0USSAC Les fondations si considérables du nouvel établissement do pisciculturo de Tadoussac sont finies.On sait déjà que cetto bâtisse ost construite tout près du petit lac artificiel do l’établissement et uou à la place do l’aucionno.Lo bâtisse, qui avanco rapidement, est tpujto couverte on bardoaux avec gros papier entre la planche ot lo bardeau.Les planchers sont finis et on vient do terminer do poser loa chassis.L’entrepreneur, M.Nesbitt, est arrivé do Québec samedi avec tous les augos pour les alovins do saumon.Lo tuyau en fer pour conduire l'eau du lac à la piscifactnro est posé.Les travaux seront finis sous pou et on commencera immédiatement à utiliser le local pour los œufs do sauraou.Durant los travaux do minage, une pierre de 50 livre* a été lancée par dessus lo toit de la bâtisse ot ost venue tomber dans lo jardin do Mdo Ralford après avoir décrit uno cour-bo d’au moins 400 pieds.Uno autro pierre do 2,000 livres a été lancée à 50 pied*, près do la clôture de M.Urquhart.NOUVEL HOTEL J’ai lo plaisir d’informer mos amis ot lo public en général, quo jo viens d’ouvrir un buu hôtel sur la côto, près de l'église d’IIébortvillo, où les voya-gours trouveront tout lo confort désirable—avoo voiture# et canots pour visiter les principales places do pê-cho etc.“Repas à toute heure à dos prix modérés.” Joseph Néron, Propriétaire.Hébertvillo, 22 juin 1891.A VENDUE - '! i' «, .#1.• »» » ’ Un magnifique cheval trotteur qui * remporte un grand succès aux trottes qui ont ou lieu dernièrement à Roberval.Avis aux anfàtours.S’adresser à Thomas LaBrie, Marchand, St-Jérôme, 20oot« 91» AUX CULTIVATEURS Los cultivateurs ont l’avantage do récolter du beau ec bon blé et pour avoir do la bou no farine, il leur resto à porter lour blé à un bon moulin.M.Louis Guay, du rang St-Pierre, tout en remerciant los cultivateurs do l’on-ooursgomorit qu’ils lui ont accorvlé jusqu’ici, a lo plaisir do leur annoncer qu’iî a fait subir dos améliorations importantes à son moulin et qu’eu outre, il s’est assuré les services d’un meunier très capable, qu’il a fait venir expressément du Haut-Canada et qui dopuis quolquo tomps a pris la direction do son moulin avec lo plus grand succès Co uiounior fait la farine aussi hollo quo cello vouant d’Ontario et du Manitoba et loa cultivateurs n’ont quo des louanges A ou fairo.Il invite tous les cultivateurs j\ on faire l’essai.\ fs.± 2.Nir,- G.-O.TO U SIG N AN T, MAGASIN GÉNÉRAL, CHICOUTIMI.Ayant acheté à très bas prix un stock de meubles provenant d’uno nia-nutacture de Montréal, je voudrai los meubles a 40 pour cent meilleur marché que n’importe quel magasin do meubles de Chicoutimi ou de Québec.M.Tousiguant profite de ni présente pour remercier ses pratiques et lo public en général du généreux patronage qui lui a été accordé jusqu’il ce jour et il espère do continuer à mériter lour encouragement en tenant constamment on stock les meilleurs effets qu’il vomira à tiès bou marché.Une visite o*t respectueusement sollicitée.G.-O.TOUSIGNANT, Chic.I juillet 91.1 an.Chez I.B.Rcnaiiil k Cio BLÉ Manitoba, BLÉ BLANC DE RUSSIE, Eic.‘ AVOINE, ORGE, POIS, LENTILLE, Etc.GRAINE TRÈFLE, GRAINE MIL, Etc.Fakini:, Son, Guue, Touktkau, (moulée) Coton, Gaudkiolu, Moulée de Blé d’Inde, Laud, Saindoux, Huiles de Poissons.1.-11.IIKXAlIII» .V CI», 12C-13G, Rue St-Paul, QUEBEC.JVI A< J] a LN ES Ai BRU SOLES.¦ 1 La maison CHS BERTRAND & Cio, i islc Verte Avantageusement connue daus les comtés do Chicoutimi et Lac St-Jean, défciro remercier sos nombreuses pratiques do [’encouragement qu’elle* lui ont donné et attirer l’attention des commerçants et cultivateurs sur los améliorations apportées dans la construction do lours machines ot sur lo fait qu'elle désire étendre encore davantage ses relations d’affaires dan* le Saguenay.A Noue offrons on vouto à un prix rolativomont pou élevé ot à dos candi tious faciles, UN MOULIN A BATTRE MU PAR UN SEUL CHEVAL > M Lequel bat ot crible lo grain.En outre, ou peut, en augmentant uu peu lo prix4 munir co criblod'uno MACHINÉ POUR METTRE LE GRAIN EN POCHE.Un moulin à battre de ce genro a été achoté pir la ferme du Séminairo do Chicoutimi où il donno la plus entière satisfaction.En vonU xnachinos A CARDER, TURBINES, FOURNITURES POUR MOULINS A SCIE ET A FARINE, VOITURES A PLANCHES, BUGGIES, CHARRUES, HERSES, CRIBLES, MOULINS A BATTRE ORDINAIRES, Etc.Etc., Etc., Etc On premlia, comme par le passé, DES ANIMAUX ET PRODUITS DE FERME on échange «lo machines agricoles.Ileaiicoup de FAC1LITEN pour ¦•AIKJIKJfT.; 4 juin 91.5rna.eus BERTRAND k Cio.ISLE VERTE, TEMISCOUATÀ'.] Instruments Agricoles de Frost & Wo od m Faucheugos à un cheval, nouveau modèle ; Fanchouse à deux cheveux, nouvoau modèle : Rateau à cheval “Tigre”, so déchargeant avoo lo pied; Ratcau à choval “Ithaca”, largour 8 et 9 pieds ; Faneuse, mue par uu cheval : Fourches à décharger le foin ; Machine à aiguiser les faulx ; Coupe-Fourrago ot Ascensour poux onsilago ; Pièces pour réparations de toute* sortes.LE TOUT A DES PRIX TRES NODERB* Veno* et exnminoz l’asaortiraout do raachiuos agricole» lo pluagoAmpla» do la Province de Quôboo.Notre catalogue ot traité *ur l'eumUagê^ieront expédiés gratis sur demande.Wffl A.ROSS, 30, Rue St-Paul, Québec.M.Jos.Gagnon est notre agent pour U vonto de nos instruments sgriMlw & Chicoutimi.22 juillet 91. LE PROGRES pU'SAGUENA T Vn curieux cm de léthargie Quatre jours de mort.Un BRUYANT RETOUR A LA VIE De Rigia le télégraphe noua apprend un curieux ch a de léthargie qui n duré quatre jouri.La comtesse Elisa Rob-binder étant subitement tombée malade, mourut après quelques jours de souffrance.Quatre jours après sa mort, oilment constatée par les premiers médecins de Rigia, le prêtre protestant célébrait la messe mortuaire et tous les parents selon la coutume russe embrassèrent pour la dernière fois la défunte.Un de ses cousins bouscula par mégarde un des candélabres qui se trouvait près du cercueil et quelques gouttes do cire tombèrent sur la morte.Tout d’un coup celle-ci se leve, prend d’une main la barbe de son cousin et de l’autre lui applique un vigoureux soufflet.La panique des assistants fut grande et tous s’enfuirent.Quelques-uns parlèrent môme de tirer des coups de pis-tolots sur la ressuscitée, disant que c’étAit le diable qui faisait ses farces.Heureusement l’éclairé et digne prêtre calum tout le monde et envoya chercher des médecins.La comtesse va à présent très bien et sa guérison complète n'est qu’une question de jours.pieds de devant oil la femme vient s’assoir.Tendant qu’on onveloppo la femme du châle, une armature invsiblejde métal soutient ce châle, et lui dohne la forme du corps ; lorsque lo châle est entièrement placé, la femme qui a fait basculer le paillon de la chaise passe entre les pieds au travers du journal, dans la trappe qui a été ouverte du dessous, et se laisse glisser sous le plancher.A ce môme moment, le paillon de lu chaisse est replacé, et au commandement de troi» le châle, qui est relié â la coulisse par un fil invisible, est tiré vivement.Il semble que ce soit la femme et son enveloppe qui s’évanouissent et lo mouvement du châle qui s’en va ne peut être saisi par l'œil du spectateur.Il est bien entendu que les nrmutures disparaissent du môme coup, ne laissant de visible que la chaise.En outre, on comprend facilement que le caoutchouc du journal, reprenant sa première forme, ne laisse rien subsister de l’ouverture.Et voilà comment il est facile et simple d’esenmoter une femme .si vous avez une trappe dans votre appartement.La peine du fouet Trois criminels flaokli.es Spectacle navrant Inc escamotée Révélation d’un truc Un prestidigitateur, M.Bua-tier deKalttt, émerveilla, il y a quelques années, les habitués de l’Eden-Théâtrc en es-camottant sous leurs regards non pas un mouchoir, une montre ou une bague, mais bien une femme vivante.M.de Kolta se faisait apporter d’abord uno femme, puis une chaise, un journal et un châle.Il étendait le journal sur-la chaise où la femme venait prendre place, recouvrait la femme avec le châle, s’éloignait, prononçait une formule quelconque et le châle et la femme disparaissaient.—Comment diable peut-il s’y prendre, disait-on.—Assurément il y a un truc.Oui, il y a un truc que notre confrère la Nature nous révèle aujourd’hui.Tout d’abord, si nous touchons le journal, nous voyons qu’il est en caoutchouc et qu’uue large fente est pratiquée dedans.Ce journal se< pose au-dossus d’une trappo, la chaise étant mise dessus, de façon à ce que la trappe s’ouvre à peu près entre les Les trois criminels, qui ont été condamnés récemment à Montréal, à l’horrible supplice du fouet, ont reçu leur premier châtimont.La flagellation a eu lieu un peu après sept heures.Wm Robinson, Win Cooner et George Davies sont les noms des prisonniers qui ont reçu une partie de la punition attachée à leur crime.Comme on so lo rappelle, tous trois ont été trouvés coupables, devant la cour criminelle, d’nctes de la plus grossière indécence.William Robinson est lo premior appelé uu chevalet.C’est un homme d’uno vingtaine d’années, fort, robuste et d’une grandeur de cinq pieds et demie.Il a enduré les quinze coups de fouet sans manifester aucun signe do douleur.La peau, cependant est enflée et rougie.Le douxième est William Cooney, âgé d’uno trentaine d’années, nerveux et pâle.Au sixième coup de fouet, il a poussé un cri de douleur, mais il a enduré le reste sans se plaindre.Il a la peau lacérée et sanglante.George Davie est le troisième et dernier supplicié.C’est un homme grand; âgé d’onvi-ron trente ans, maigre et osseux.On craignait qu’il ne FARINES-FARINE S F.KIROUAC & FILS COIM DES RIES ST-PIERRE El ST-A1IIRE, BASSE-VILLE.Farines daue toutes les qualités et dans tous les prix.-AINSI- Plâtre à terre à bas prix, Sel, Gruau, Barley, Lard coupé court et mess, (notre lard est toujours inspecté par l’inspecteur du gouvernement à Québec avant d’etre livré) Saindoux en seaux et en chaudières de 3 à 5 livres, pois, fève» blanches, Son,Grue, Moulée d’avoine,Moulée de Blé d’Inde, (Cornfced) Farine de Blé d’Inde, Blé d’Inde cassé, (Cracked corn) Blé d’Inde rond, Tain de lin, etc., etc.Foin presse*, Poissons, Huiles, etc., etc.Nous invitons Messieurs les Marchands à demander le.» prix et échantillons des grains de semence que nous venons de recevoir, tels que : Blé du Manitoba, blé blanc do Russie (White Russian), orge à dèux et quatre rangs, avoine blaiichu du Haut Canada, aarrafein, graine de mil canadien et améri-caia, trèfle rouge, trèlle blanc, pois cuisants, Blé d’Inde à ensilage, etc., etc.F.Kirouac & Fils.pourrait supporter le supplice, mais il a enduré les quinze coups sans se plaindre.Il a ou la peau lacérée en plusieurs endroits.Combat d'un ours el d’un taureau -.ill n’est pas au Mexique comme en Espagne, de bonne fête sans courses au taureaux ; mais pour varier un pou le programme ordinaire on avait imaginé l’autre jour, à Tra-Juana, d’organiser afin de célébrer dignement la fôte de l’indépendance mexicaine, un combat entre un ours et un taureau.Les deux animaux, solidement attachés à un pieu fixé au milieu do l’arène devaient s’entretuer sous les yeux de la foule qui garnissait le cirque.Le combat s’est engagé furieusement, mais au plus fort de la lutte, les liens se sont rompus et l’ours a pris la fuite, escaladant les gradins couverts de spectateurs.11 en est résulté une panique affreuse dans laquelle bon nombre de femmes et d’enfants ont été renversés et foulés aux pieds.Un individu qui paraissait avoir bu plus que de raison, a tiré son revolver de sa poche et a fait feu deux fois sur l’ours sans l’atteindre, du reste ; en revanche une des balles est allée frapper un des spectateurs et lui a fait une légère blessure.Finalement des bouviers sont arrivés et, à l’aide d'un lasso ils se sont emparés do l’ours.BIJOUTERIES POPULAIRES ! ! Plaquées en argent ! ! BROCHES 20 cia BSOCIIES 26 cta RROCHES 40 cta BRACELETS 20 oU BRACELETS 26 et.BRACELETS 40 et.BRACELETS 60 .ta Chines de montres 40 ets ! «.SEIFEKT, Bazar European, 34, rut dt la Fabrique QUÉBUC.AVIS Il est spécialement défendu de paster sur les Iota Noi 15 et 16 du 80-floud rang du canton lingot, et l’y enlever du bois.PetcrfNcLean, Gérant du Club Ha ! Ha I Bay.St-Alph., 21 nov.1889, lau—21 nov S9.Lae Simd Le Club lia i Ha ! Bait, Comté de Chicoutimi vient d’aohotnr la proprié té du lac Girard, situé dans le canton Bagot, et par le prêtant, il est strictement défendu à toute personne dt passer sur los terrains avoisinant les lots Nos 19 et 20 du township Bagot, et aussi expressément défendu de faire la pôcho dans le dit lac.Le olub vient aussi de fairo l’acquisition des propriétés du Rovr Tha Roberge, Ptro, dans les cantons Bagot, Nos 16 et 17 comprenant 165 acres de terre.tl est défendu de passer sur ces lots, d’aller auprès du lacet d’y pécher, sons peine des amendes le plus sévères.PITRE McLElN.Banni!*?Ain ASS.C’OY DIT CANADA La soulo coinpagio canadienne et la plus populaire qui émot des polices absolument SANS CONDITIONS et qui paie lo plus promptement.Assurei-fous à la “SIX LIFE” S’adroitrfor ^ JOS.BOUOHAUD, Agent.Riv.du Moulin.DE SEMENCE Nous recevrons parlepromier voya-go du bateau un assortiment considérable en Grains de Semence et en Farines.BLÉ DU MANITOBA ! BLÉ DE RUSSIE / OKU F.! AVOIXfE ! 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