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Titre :
Progrès du Saguenay
Principale tribune d'information francophone des comtés de Chicoutimi et de Saguenay, Le Progrès du Saguenay est le témoin des grands changements sociaux, économiques et politiques qu'apporte l'ère industrielle au tournant du XXe siècle. [...]

Le Progrès du Saguenay est fondé par l'éditeur Alphonse Guay en 1887 pour faire suite à son prédécesseur, le journal conservateur catholique Le Réveil du Saguenay (1886-1887). Son titre évocateur s'inspire de l'idée de progrès et d'avancement qu'insuffle l'arrivée du chemin de fer reliant le Saguenay à Québec.

Le lancement de cette nouvelle publication coïncide avec l'arrivée d'une nouvelle génération d'hommes d'affaires francophones désireux de s'imposer dans le monde des affaires saguenéen dominé par l'entreprenariat anglophone. Le premier numéro appelle à l'union de la communauté francophone pour qu'elle fasse valoir ses intérêts à l'aube de cette ère de progrès.

Bien que l'hebdomadaire se dise non partisan, il affirme son soutien au Parti conservateur. La rédaction est assurée par Louis de Gonzague et par le frère de l'éditeur, le journaliste, homme d'affaires et futur maire de Chicoutimi Joseph-Dominique Guay. À partir de la fin de 1888, ce dernier en devient l'unique propriétaire et il en assumera seul la rédaction jusqu'en 1905.

Le contenu hétéroclite du journal se compose de nombreuses annonces, d'un feuilleton, de nouvelles d'Europe, d'actualités locales et régionales, de faits divers et d'un texte hebdomadaire de l'épiscopat. La publication se préoccupe de colonisation, du prolongement du chemin de fer du Lac-Saint-Jean, d'exploitation forestière, d'industrialisation et de politique. Elle propose également des articles bien fouillés en matière d'innovations et de progrès agricole.

Le journal accorde une place centrale à la politique municipale. Joseph-Dominique Guay, maire de Chicoutimi de 1895 à 1902 et de 1922 à 1923, l'utilise allègrement pour faire la promotion de ses affaires, pour diffuser sa vision de l'avenir et pour débattre des idées et des causes qui lui sont chères.

Les débats tournent régulièrement à la polémique. Ainsi, de 1907 à 1912, Le Progrès et son rival Le Travailleur s'affrontent sans cesse au sujet de la politique municipale. La rédaction, qui adopte régulièrement des positions divergentes à celle des autorités religieuses, est réprimandée à maintes reprises par l'évêché, qui laisse planer la menace de sanctions provenant des plus hautes autorités ecclésiastiques.

De 1912 jusqu'au début des années 1960, l'hebdomadaire devient l'organe officieux de l'évêché de Chicoutimi, dirigé par Mgr Eugène Lapointe. La ligne éditoriale change et le journal se préoccupe davantage de bonne morale et de problèmes sociaux tels la tempérance et les droits des travailleurs.

Devenu quotidien en 1953, Le Progrès doit composer avec la concurrence du Soleil de Québec qui publie une section réservée aux nouvelles du Saguenay. Sa publication est interrompue à la fin de juillet 1961; il réapparaît en septembre de la même année sous forme d'hebdomadaire.

Avec la laïcisation progressive de la région, Le Progrès du Saguenay se réinvente. Acheté par un groupe de gens d'affaires en octobre 1964, le journal adopte le format tabloïd pour devenir un hebdomadaire du dimanche sous le nom le Progrès-dimanche.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l`Université Laval, 1973, vol. 3, p. 174-175.

BOUCHARD, Gérard, « Élites, entrepreneurship et conflits de pouvoir au Saguenay (1890-1920) », Histoire sociale, vol. 30, no 60,1997, p. 267-299.

FRENETTE, Pierre, « Région 9 - Côte-Nord, Charlevoix », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 7, p. 60-62.

GAGNON,Gaston, « Guay, Joseph-Dominique », Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

Éditeur :
  • Chicoutimi,1887-1964
Contenu spécifique :
jeudi 17 janvier 1895
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Progrès-dimanche
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Références

Progrès du Saguenay, 1895-01-17, Collections de BAnQ.

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8ieme Annee Chicoutimi, P.Q.17 janvier 1895 No 23 Saguenay J.-i), Guay, Réd-Prop.JOURNAL HEBDOMADAIRE Bureau: Rue Rachia PRIX DK L’ABONXKMKNT Uu au.©1.00 Six moi*».0.50 pAk d'abonnement pour moins t*o six mois.CHICOUTIMI, 17 JANV.1805 a (in ires.M.Tessier surveille sa licon- em presse, par un manque do prévoyance impardonnable,d’en- ce.Toute la question pour lui'gager tout son crédit, et lors- VILLE3 BIEN ADMINISTREES L’état des finances pour la ville de Sherbrooke vient d’être publié.On constate par ce rapport qu’il y a surplus do $2,963,79 des recettes sur les dé- res savent parfaitement que les seil pour protéger leur petites pouvoir accordé, le conseil s’es conseillers actuels no comraan- rn ’ dent pas la confiance de ceux qui peuvent nous prêter, parce qu’ils ont été assez imprévoyant pour laisser poursuivre la ville par le Crédit Foncier et, s’il est toujours extrêmement difficile d’obtenir des fonds pour payor une dette flottante, à plus forte raison lorsque lo3 conseillers sont mal vus sur le marché.Tout règlement par les contribuables.Le cou actuel n’a pas la confiance des contribuables de la ville ot ja- est le dépôt de boisson et c’est lui aujourd’hui qui fournit l’argent nécessaire pour la lutte municipale, sachant qu’il se remboursera s’il réussit, sur la vente de ses liqueurs.M.Jérémie Ouellct reclame et.a obtenu du Conseil §80 pour que des besoins pressants, comme le Crédit Foncier, se sont présentés, la banque a refusé tout nouvel escompte, ("est là la cause do la poursuite que nous avons subie et qui nous a coûté de tort jolis frais.13o Le crédit de noire ville pour emprunter devra être voté une lisière de terrain qui appar-iest perdu, ruiné et la là.dm qui conseil tenait à la ville.M.le Dr Savardj reste à faire pour le rétablir est penses.Voilà évidemment une|mais ceux-ci ne consentiront à ville dont, les finances sont mieux administrées que les nôtres.On attribue la grande part du mérite à M.J.-A.Chi-coync, député de Wolfe, it rédacteur en chef du Pionnier do Sherbrooke.Four la première fois aussi depuis longtemps, le budget municipal de Lévis accuse un surplus.Ce résultat est dû à l’administration courageuse de M.le maire Belleau, qui a été puissamment secondé par le conseil.Si la ville de Chicoutimi veut s’assurer une bonne administration, comme celle des villes de Sherbrooke et de Levis, elle n’a qu’à remplacer ceux qui l’ont plongée dans les dettes par des hommes désireux do marcher sur les traces des conseillers do Sherbrooke et de Lévis.NOS ELECTIONS MUNICIPALES Le bilan des Anciens Conseillers C’est lundi qu’aura lieu, dans les quartiers Centre et list, l’élection de cinq conseillers parmi les candidats mis en nomination à rassemblée de lundi dernier.Nous désirons rappeler aussi succinctement que possible à nos lecteurs les raisons qui ont poussé les sept huitième des contribuables de ces deux quartiers «à demander un changement d’administration.Le Conseil depuis deux ans a fait preuve de la plus mauvaise administration possible.lo II a trouvé moyen do nous faire une dette flottante de $3,500.Lorsqu’il prit les affaires au mois de janvier 1898, le surplus de l’actif sur le passif était de §57.2o La dette flottante de §3,500, qui est exigible incessamment ne pourra être rencontrée que par une administration nouvelle.En effet, tous les légistes sont d’accord à déclarer que le conseil ne peut prélever sur la propriété pour former ce montant ou partie de ce montant.On ne s’est pas conformé à la loi et tout rôle perception serait nul.En outre, les hommes d’affai- lui mettre dans les mains plusieurs mille piastres.Un nouveau conseil, composé d’hommes d’affaires et de confiance aura beaucoup de difficultés à se procurer l’argent nécessaire, mais y parviendra et nous pouvons ajouter, à des conditions avantageuses.Nous croyons qu’il serait difficile d’ailleurs de prélever §3,500 sur la propriété, lorsque de nouvelles obligations pour le bonus, le Crédit Foncier, salaire du secrétaire, administration générale etc, se présenteront d’ici au 1er novembre prochain pour un montant qui n’éloignera pas §1,500, avec une bonne adminis-tion et §2,000 avec une mauvaise.Ce sera déjà fort onéreux pour les contribuables do rencontrer de telles sommes.8c> Les Conseillers actuels ont fait une nouvelle charte, qui nous coûte §050, lorsque la première charte, celle incorporant la ville, ne nous avait pas coûté §400.4o Malgré une telle dépense, la nouvelle charte, devenue en force le 8 janvier dernier, est restée lettre morte pour le Conseil, qui ne l’a pas suivie et toutes les procédures du Conseil depuis ont été nul les.Aujourd’hui on est obligé à grands frais de publier de nouveau les règle- r o inents et ce sont les contribuables qui paient pour les méfaits des conseillers.pour a été le proposeur de la motion.Ides plus importantes, demande M.Ferdinand Jean est moins!des hommes d’affaires et d«> cen-exigeant, mais expose la ville à|fiance, des dommages considérables on' se servant pour y mettre de la chaux, de la bâtisse de la pompe, (voir article dans une autre colonne).M.Wilfrid Morin n’est pas homme à faire lui-même les propositions pour sacrifier les intérêts de la ville ; il se contente de suivre les autres et il ne fera jamais autre chose.So Le conseil a fuit faire un quai pour la traverse de Ste-An-ne.(’o quai est en croûtes, n’a pas été recouvert, est traversé par une dalle sur laquelle il n’y pas même de ponton et le plan incliné est dans un état des plus dangereux.Qu’un accideni arrive à un homme ou à un cheval sur co quai, qui appartient à la corporation, et la ville aura des dommages considérables à payer.Il est étonnant même que de accidents ne soient pas déjà arrivés.L’ancienne bâtisse de la traverse, qui a coûté une centaine de piastres, est prête à tomber au Saguenay et sert actuellement de latrines à tous les passants.Le conseil n’a pas avisé aux moyens à prendre dans ce cas.9o II y a deux ans, le conseil actuel a voulu nous faire perdre plus de §4,000 sur le bonus à la Compagnie du chemin de fer.Actuellement, en conformité au reglement et aux engagements de la compagnie du chemin de ¦*7’^ T'"»* T T \ 'V-*'- T-T- * "VT Exploite la prophtSte publique ET L’EXPOSE \U feu 4o Sur lo role de perception fer, celle-ci est redevable envers du mois de juin dernier, il Va! nous de plus de §4,000.Aucun été collecté que §661, un certain des conseillers n'a fait un pas nombre de contribuables refu- pour nous faire rembourser cet saut de payer pour illégalités.Le conseil a envoyé des lettres sevùres, menaçant les retardataires de poursuite, et pendant ce temps, les conseillers eux-mémes ne payaient pas.Le rôle a été déclaré nulle 10 novembre et M.le Maire lui-même n’a payé que le 13 ; M.le Maire jouissait de son argent tandis que le Conseil forçait les plus pauvres contribuables à s’exécuter, avec menaces de frais.5e Le système de tenue des comptes de la ville est mauvais Il a même été condamné par les auditeurs, et malgré cela le conseil ne s’en est pas occupé.6o Les affaires de chemins, trottoirs, canaux d’égouts etc., sont conduites de manière à sou- On sait que la ville possède une bâtisse, sur le terrain des commissaires d’écoles, dans laquelle so trouve la pompe et tous les boyaux nécessaire *n cas d’incendie.La pompe n * vaut rien peut-être, mais Les boyaux ont une valeur considérable, quatre ou cinq cents piastres croyons-nous, et il serait facile d’en trouver un joli prix tous les jours.La bâtisse eiie-même vaut au bas mot un cent pias-taes.M.Ferdinand Jean, conseiller pour le quartier centre, l’adversaire de M.G renon, demeure à deux arpents de la bâtisse cl* la pompe et depuis qu’il est conseiller, il a compris que torn ce qui appartient à la ville lui appartient.Il semble être le niait re absolu de cette bâtisse de la pompe.M.Jean fait le commerce de chaux, mais la chaux est dangereuse pour le feu cl en homme prudent, M.Jaan n’nime pas à en mettre dans ses bâtisses.En homme d’affaires comme il est, M.Jean préfère utiliser la bâtisse de la pompe pour y mettre sa chaux, et au moment oû nous écrivons, la pompe est dans un coin de la bâtisse et une dizaine de quarts de chaux, appartenant à M.Jean, menacent tous les jours de destruction la te somme qui ferait bien notre propriété de la ville.A 80 pieds affaire, et si le conseil actuel est réélu, il évident q^e cette jolie somme sera perdue.10 En emrant en fonctions, le conseil nous a fait perdre $82,45, pour avoir été plaider avec M Jos.Lachance, qui n’avait aucun droit contre la ville mais qui a réussi, par suite d’une déclaration erronée que le secrétaire avait été autorisé, par le conseil, à faire.llo La pont en 1er qui non** coûte si cher est dans un état décriant ; le rouille y fait déjà son œuvre et le Conseil ne s’esi pas même occupé de faire enlever l’épaisse couche de boue qui lo recouvre.12o La charte autorise la ville lever les protestations générales.|a emprunter sur billet jusqu’au _ _ 7o Los conseiller* sont au con- montant do $800.Aussitôt ce triment do ceux de la ville.de la bâtisse de la poupe se trouve le vieux Séminaire, qui appartient comme ou le sait à la Commission Scolaire, et cette bâtisse importante passerait infailliblement au feu avec celle de la pompe.11 n’y a que quelque jours que nous connaissons cotte affaire, qui est une véritable exploitation des propriétés de la ville par un conseiller.L’hiver dernier, M.Jean avait même rempli cette bâtisse de foin presse et les acheteurs de foin étaient obligés de rouler les presses sur la pompe et sur tout le matériel qui s’y trouve.N’est-ce pas que les conseillers actuels ont du toupet et savent protéger leurs intérêts au dé- 2 LE PROGRES DU SAGUENAY ELECTIONS JUJ MCI PALES LA NOMINATION DES CANDIDATS Il y a déjà plu» d’un indu, prè» de 60 contribuables électeur* du Quar-tDi C* utro do notr«* ville >»« léunis-aaient en assemblée pibJque ut choi-B -rA-nt unau ira eut trois candi«int® pour fane «n lutte aux rons-illem *c-tueN.Quelque» jour# plus tar«», le Q-.artiur E*t faisait lu môme luouv**-meui.Dan» les doux Quaniur^il aem-blnit y *voir un soi.tim* ut quasi una nimo do réproba.ion contre lu conseil actuel, qui a plongé la villa d.Mits la pire des sit .a.ioLs liaaucières pooai-b*.h • i a i.ominatiou dos candidat» u ou lieu lundi mai.22, h 10 heures.La salin du Cou-cil était rempli* du coiitri-bu i lo-Ja-.or .biea un grand uuiubro à wnchaiueriio.il d’adtnin•*.iatiou dans w les Qu.nier* Contre et Est.A ld-A liemes, lus bu lie tin 8 dos CalididuLs ont été dépuséi : Quartier Centre Ce ui do M.David Tessier ôtait signé phi MM Ferdinand «I.an Yilnioi.d Savard Eu.-ubu Boulot Jo-.-.M.Marcoux J.-B* Peut Jos pu Dechêue .S aui>ia» Caron A.fivd Pednaud A ipinfuse P* «Icaud Thouu.s Tiemblav Jù.i moi.u Sav.ird Orner Blais A.C.lh »i« Iiapti.te Pudiiuud Aboi Tremuhiy Wm Builv Lunger Alain l'ula!—18 l.e bull-tin d* M.J.-D.Guay, qui a dée .r- >o j rôsentot un opposition a M.D.Tessior, était signé par MM.meut les môinshpiguature* que celu1 do l’adver6*iro de M.Toasior.M.Ferdinand Jean a ensuite été rais en noiuin.niion «on bulletin i or-tant les signatures qui suivent : MM.Alfred Pednaud A -C.Blais Stanialaa Caron Jo».M.Marcoux Tbooinx Tremblay David To-aiar Louis Ruiirt^ol J.-B.Petit Alj hcnsH Pediiuud Armand Tessier Yilmond Savnrd J.-B.P«dnaud Orn«r Blai* Dorila Aupril Eusèii- Boulot Juan Fortin Aboi TrembLy Joseph Dechosne M.Adélard Grknon a été proposé en opposition.Sjn bulletin était »i-g- é par MM.: O.Bosad F.-X.Gos^din Fiançoia Guay O.Bouchard C.-P.Duniais lieu i i Lovesquo [.-X.Picard P.Girard A.Bélanger li.-G.B.'Jley Adj.Kiv.'.rd la.Moi in Majoiiquo Gagné O née».Tremblay Félix La joie Eusèbo Lev* squo O.H saé F.-X.Gùî-fteliu Fis Guay O.Bouchard C.-1*.Dtm.nL JDnri Luvisque.L.-N.PlCalil IL Ciiar i Xup.Wancii Clé.-; lu- P.-l ÎOU Méri.té Pulley iSOVei lu J leu u : l*jtl i i.11 *¦¦«•• • •*! >.i.• y A.-A.G.c .ou Aug.Gi* üvxi P.Ivl.Beigoron Thomas Bocfié Xavie» OUillet l'.il i c i lt‘ Rjy IL.dur Lemieux W in Warren Fieri o Ikuchard A.Belau gu r L.-G.Bt-lluy Adj.Rivur l Is.Morin MnjoiiqHH Gagné OiitMimo Tremblay Félix Lnjjlo LiiSebo Levesque Ed in.L vesque Henri Dufour Johny Luvo^qu* Allied Savait! Mars Bollcy Benj.Levesque Cléophe Simard Vital Tr.-mblay Ludgur Ti uiublay Joseph D.ohusne Napoléon M arron E lin.Levas.jue Cloo lie Perron H-i.ri Dufour M‘‘ridé B*dley Johuny Levesque iSovéï ii.Beaulieu Alfred S .vani G ci m du Murray XI.B.-jilev A.-A.Gr^non B-nj.Loves que A u g.Grunou Cié^plio Simard P.E.1.Bergeron Vitd Tremblay Xavier Ouullet H il gè ue Roy Hector LelUIOUX Ludgur Thihurco Burgeron Ti einbiav Berge rc François Ilnr/ey Ferdinand Gagnon J.Tremblay, pôro Xavier Lovo^que J.Ticiublay, liU E!z0^r Levesque Louis Bouchard Jcso]>h Luvfjjquo Ber f-ruii Charlufi Malbk David XIcLunn Aurel Guimoud Tbs Blackburn Martin Guimoud Onés.Tremblay Ihs Bosfté Thomas Perron Adolphe VerraultFrançois Larouciie Mc roll Tremblay FdzéaV Gaudr.uilt J os.Gaguon Louis Roussel A.uX Sav.iid P.T-lbot, fils P.-A.Guay Narcisse Gruiiou José pli Min ray Ulvsae Dufour « Joseph Dufour Je.ai Pago T .file Gagnon Chai les Gaguon Ferdinand Gagnon Thiburcu Bergeron Xavier Luvuaque .François ILniv-y Eizcar LoVusque J.TtumbDy (père J o su pli LeViSquo J.Tremblay (Ûlt) Ci a’ »ea Mab.k Louis Bouchard Au:Ole Guiiuond Roger Bergeron Martin Cuiiuuud David iMcLoan li.B Boiviil Ths Blackbuin A io.phe Vuiruuult OnoainieTivinblay Eq hiuiu Duguay Thomas Peiron Muron Tiumblay Jus Gagnon Louis IvOllotiul Ai.x bavard 1’.T,u Dot, ti la 1'.A.Guay X aicibeu G ru non Français Laruucho Eizoar Gaudrtault Joseph Murray Ulysse Dufour Joseph J.) u four Jean Pagé Trtlllo Gagnon Gudéou 1 roinblay Ouésimo Perron M m "Warren Thomas Bossé Pierre Bouchard Total___75 Qu art 1er-Est M.Wilfii 1 Morin, ancien oonsoil-lor a été proposé par MM.: Joseph Gagnon Louis Morin Amb.Tremblay Gonz Lapointe Elzéa»- Lapointe Nap St-Hilaire Fis Gilbert Laurent Girard Thadé Desbiuns Jean Fortin Joseph Bouchard Coiestin Boulay Alfred Aubin Nap.Morin Xavier Morin Vévito Birrot Emet Bouchard Total 18 Joseph Girard M.Louii Claveau a été amené eu opposition avec 1rs signatures sui^ vantes MM.V.-M.Martin Frs Barrette Lo bultin de M.iVH.JL»i:y a été on^uito présenté portant toutoa les mômes signature*.Go d**rnior devait ôtre élu un^nimc-rnint mais au dernier moment, on lui a opposé un homme qui L^st pus môme qualifié, M.Alfred Aubin, dont le bulletin de présentation était signé par MM.Alfred Tremblay D.vidTessior Louis Boucher J.-B.Petit Wilfrid Luvoio "Wilfrid Morlu Alfred Aubiu T h udee Deabluno Quartier Ouest Comme on s.’y attendait,MM.Jérémie OuMlet et JohO| h Defcbions ont été réélus unanimement pour le Quai-tier Ouost.Ii est f icilo d- constater pur les lui 1-letiup que la très grande majorité des elect aura dos deux quart iors où il y n lutte est favorable à un changement Je conseillers.A p»rt les signatures, i1 y ii encore dans chacun d-n quartiers uno dizaino d’électeurs favorables au changement.Dans U Quartier Centre, il voter» au plu» 1*20 et dans lu Quartier FXt 108 électeurs.Les anciens conseillers n’enloii lent pas ce pondant .-.e l»i.sa-»r ainsi rom-plucwr.Ils font dus ril >rts extraordinaires pour remport»*r l’élection.Dès dimanche, ils ont f.ut, mais hier, inutilement des ullorla auprès de nos amis nom* les faire prononcer contruirrmout à lours conviction:*.Oa a mômn preû-te «lo cert.iues relations d’affaires pour forcer un électeur à fciguer un bulîetiu «le pvés-ntatiou.Mais dos lundi matin, les deuxcuut jiiasires qu’il fallait à notre ami pour so libérer lui ont été fournies.Los aurions conseillers, M.b» M lire surtout, ho voiitenL qu’a-hoissun, ils changeront lo sentiment qui leur o»*t évidemment hostile : Nous n’hésitons pas à diro qu’ils su trompent et qu’uno humiliante défaite les atieud lundi : Les cinq consoilleiH oppo.-itioniftes ut h'Urrt «imia s*nt tous d’.ee.-od h F! SS B à» LE DEPARTEMENT DES TAPIS l’HUÎ.\RTS, RIDEAUX et-., »*at tollement considér*b!c*qii’il eut reconnu le prfuf important de la vil b*.SSr fl PAU SENT D'ESCOMPTE AU COMPTANT GLOVER, F11Y& Cie.126-140 RUE ST-PAUL NEGOCIANTS EN GROS FLEUR, LARD, POISSONS, HUILES GRAINS ET GRAINES DE SEMENCE PLIU RE a TERRE Exportateurs de Beurre et Fromage.! 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cours, elle aurait *u-Cûro été léduito do près de c np millions do dollars.Ou vuit ; ar là quelle est l'iusl-ibilitc de« plu* grosses fortunes américain**, dont la plupart •ont géijéralomont exagérées.i i Donné à Roberval ce 9 Janvier 1895.J.-C.LINDSAY, See.-Très.C.Cte.L.8.J.No 2.30 ^ «maa PROVINCE DE QDEBEC jlMVUlîÜM LITE DS5 E.% PSIEXIERE DI VISIO* MT COMTE OU LAC ST-J KAN AVIS PUBLIC es', par les prés*ntc« donné par C.-David Ouollot Secrétair.'-Tfé-orior, que los terrains ci-dcfsus m-Dtiouii-e seront v udus l’enchère publique dans ta .«allé dos so«sinnR du ron.-cil d*» la dite municipalité de ccnilt*, à Hébertville, moc edi, le * xicinc j(*ur du mois de Mart prochain è dix heures de l'avant-midi, a défaut du paiement des taxes municipales et s olr.iros auxqu-dles ils sont afT* ctés.ainsi que les frais et dépenses cucouruc.DESIGNATION DKS BIENS-FONDS „ H R U 5 n H H Municipalités Canton I Rang i Prt.I)B lots NOS DES LOTS i Noms des proprietaires Montant du roi r TAXES M UN.A SCOL Hébertville (pa oi^o) La barn* 2- Oncst.1 No 2 Héritiers de feu F.Braün $41.01 »'0 do uo 1 »> O do do 22/J7 d» Car Or.Dr i Onen 18 Molic Vachon ! 10.40 do do df.\ K U 19 to do 13,12 St-Jér6me.M Mabel.3 1 5 Didier Harvey 6.39 do do 3 1 9 do do 2,55 do do 4 1 15 do .'o 2,09 d® 0 3 1 13 Melchîade Harvey 12,55 il 0 d® 4 i E'k 0 Vvc Li Gaudrean 4.80 do do o m l Oacat i Joseph Fo tin 1,44 do da de | Rn 8 d ^ do 0,72 St-Gédéo*.Sigtinj.X 1 28 François Simard 11,71 St-Joaeph d’A nu, La burr.7 1 37 Jo.i ph Lalauccttc 8,oi do lMc .''Ai 5 1 9 J **eph GoiDcau 8.05 do do do 1 3 Hjpoüte Lcaaard 3,40 Déliai® k Taili"».DîliMc do 1 30 Gé i/o® Dafbnr *23,64 do • d 1 8 Fraoç»)ls Bri»Ron 3 72 do d® d# 1 9 d® d® 3,72 i’.O d® 0 mé •J Nord-Er 6 Hyp®!ito Gagné -4 MlJ d® dt 1 1 3 PhiL Bilofloaa 4,22 do do 3 1 3 do do 4,21 do do do 1 4 Gnjorgo».Tremblay 3.21 do do 4 1 42 ¦!ouq>h Trrmblay 3.43 i# i do r> 1 10 Joseph Vaillancoart 3,97 do do do 1 11 d® 4® 3,97 m CP "O O (P (P O CD CP îi ^ Doué à H^kentillc et 3 janvier 1893 Vrai# Cepi«.DAT ID OU IL LIT, See.Tréa.C.DAT ID OURLLKT, Sci, Tré^, U.0.1ère éiv.0.Lac St-Jean, POISSON HARENG EAliRADUA.O- CAP BRKT0N.ANTI00STI * y QUARTS ETDiiJUS QUARTS Saumon, Traite, A gmll*, Mor .»*.'te, AIM1 inril, safndonx, Tlnfile, grntin?Rnrlcy, Hf.Oeo.Tanguay IP0TW Noa 33 33 rue S'-André Ko 34 ot 36 rue Bell BUREAU 48.St-Paul, BrWVilfo 417 BMC » LE PROGRES DU SAGUENAY 7 «f — « * n i No is LA DEUXIÈME PARTIE DE “LE GANT PERDU” II Il grimpe •mr lea montagnes pour chercher enfin la dernière herbe sur les plus hautes» Alpes.Telles est notre vie : reculer devant la neige et reprendre du terrain à mesure que la neige l'abandonne.—Avez-vous beaucoup de * vaches, et oh sont-elles ?demanda Herman.—J’en soigne environ quu-tre-vingt, monsieur ; elles sont maintenant disséminées sur les Alpes, çà et là entre les collines elles montagnes.Un jeune garçon, qui est mon aide, les garde et veille à ce qu’elles ne s’éloignent pas trop.—Mais comment pouvez-vous traire quatre-vingts bêtes qui se tiennent parfois sur des rochers inaccessibles ?C’est un rude travail en effet, monsieur, mais pas difficile que vous le croyez.Les vaches viennent deux lois par jour, à un signal du cor des Alpes, ou d’elles-mêmes, à lu sam-hutte, pour se faire traire.—JYherbe doit être très-maigre sur ces froides hauteurs ; les vaches ne peuvent pas donner beauconb de lait ici, lit observer le jeune médecin.— Pardonnez-moi, monsieur, répondit le berger, c’est une erreur.L’herbe des Alpes est très douce et très grasse.Nos bonnes vaches donnent chaque jour, lorsqu’elles sont sur tes montagnes, quinze à vingt litres de lait, et une de Cl-s vaches peut produire pour cent francs de fromage en un seul été, Yrous voyez, messieurs, que ces pauvres bêtes payent largement les soins qu’on leur donne.Sans bétail la Suisse sciait un désert.Avec son bétail et par lui, c’est une terre bénie du Ciel.Herman avait pris en main un îuoiccuu de fromage et demanda en le regardant : —Vous avez lait ici ce fromage vous-même ?—Oui monsieur.—C’est ce fromage que l’on appiécie dans le monde entier, et que lea Français connaissent sous le nom de fromage de Gruyère ?—En efiet, monsieur, Grcyenor luise, Seweizcr luise.—Et n’est-ce pas abuser de vous demander comment voua préparez votre excellent fromage ?Le berger se leva et dit : —Ces messieurs sont désireux de s’instruire.S’ils veulent me suivre, je vais leur montrer comment nous^fni- sons le fromage.C’est de l’herbe des Alpes que vient le bon goût et la supériorité de notre fromage.Il les conduisit duns une autre pièce qu’il appelait la fromagerie et leur dit : —Nous eussions d’abord le lait, puis nous le faisons cailler au moyen de présure prise dans l’estomac d’un veau.Alors nous laissons couler le petit-lait, nous travaillons et pétrissons le fromage blanc, pour en exprimer l’humidité autant que possible.Nous donnons à ces fromages frais la forme qu’il convient, nous les enveloppons de linges trempés dans la saumure, et nous les rangeons sur des planches poui les laisser mûrir.Tous l«r jours on retourne les fromage.-et on humecte les linges.Enfin, on transporte ces fromages dans la vallée, oh on les conserve jusqu’à ce qu’ils aient atteint leur pleine maturité.Voilà tout l’art de la fabrication du fromage sur les Alpes messieurs.Les Flamands le remercièrent de sa complaisance, lui * demander in l encore quelque explications de détail, et retournèrent ne mettre à table.Le berger était resté dan* la fromagerie pour y range) quelque chose ; il allait et Ve nait avec un sceau à chaque main, continuant ?a besogne journalière jusqu’au moment oîi nos voyageur a se lovèrent et l’appelèrent pour payer leur écot.Us ne lui demandèrent pas leur compte, mais lui mirent dans la main une petite pièce d’or, disant que si c’était trop il pouvait regarder le surpltm comme la rémunération de mi complaisance.L’homme les remercia et dit, lorsqu’ils étaient sur le seuil de ta cabane : — Encore deux heures, messieurs, et vous arriverez à l’ho-tei sur .e Falhorn.—jimcoiv deux heures ! soupira Max Rapeliugs ! 11 y a déjà six heures que nous tommes en route.—C’est probablement parce que Chs messieurs se sont reposés souvent et longtemps ;à xirtir d’ici le che min devient beaucoup plus facile, et suit pendant très*longLempa un terrain presque uni.Bon voyage, messieurs 1 —Bit ! Il gèle ici, grommela Max.J’en frissonne.Si nous mettions nos pardessus?— Non, non, marchons un peu plus vite; dans trois minutes nous serons en transpiration.Tu vois bien que le chemin n’est pas si uni que le prétend cet honnête berger ?—Tu as raison ; la chaleur que l’on bo procure par le mouvement est la plus saine.Dé-pêchonswnous.ils marchèrent longtemps à pas légers et en causant gaiement de toute sorte de choses, meme du petit gant.Cette fois Max consentit à peser plus sérieusement la singula- rité de l’incident, et il rocou»* nut qu’il y avait quelque chose d’étomuint et même de merveilleux duns le fait de ce gant, bi souvent retrouvé.Herman prétendait que c’était le même gant que la jeune fille pale avait laissé tomber, près de la fosse aux ours, à Berne.Max no voulait pas l’admettre ; mais quoi qu’il en fût, il avait jeté le gant dans un torrent près de Zweilus-chilien, il l’avait laissé tomber par la lenêtre, dans l’obscurU té, à Grindehvald, il l’avait jeté dans un abîme d’une eflrnyanto profondeur sur la tuer du glace, et chaque fois le gant leur était revenu ; il les avait meme suivis jusque sur le Faullioru.Si ce n’était qu’un concours de circonstances naturelle*, on ne pouvait méconnaître que le hasard ii’eul créé presque un roman complet.Enfin, sacrifiant de nouveau à son amour de la plaisanterie, Msx reprit .—Oui, c’est un roman, et cela ne m’effntve tins médio- •» 1 créaient.Car enfin, si le hasard a poussé *i loin cette aventure, le hasard voudra peut-être donner un dénouaient.Qui nous dit qi e la fin ne sera pas une scène de tragédie *: —Tu ne peux pas rosirr sérieux dix minutes, inurmu-ml Herman.Si j'étais plus faibles d’esprit, tes ridicules bavardage?me farciraient la tête de sornettes.Le liasse est peut-être maintenante trente ou quarante lieue** a’ici, »-t toutes relations entre lui et nous sont pour toujours rompues.Tu secoues la tête, en doutes-tu ?—Je cuis presque convaincu du contraire, -Mais pour qu’elle raison ?— Ecoute, llernnm, écoule; car cette fois du moins je vais parier sérieusement.Te hou-vieiib’-Ui que ce matin, après nous être reposés en regardant la vallée béante, nous avons traversé un bois épais ?—Certainement, c’est alors que tu es resté en arrière pour détacher de la mousse des arbres.Et te bon viens-tu aussi que pendant plus d’une heure je me suis tu, et n'ai pas plus répondu à ce que tu disais que si j’étais boind comme un pot?— Qu’est-ce que cela veut dire, pour ramour du Ciel ! s’e cria Ilerman.Si tu étuis sourd, c’était de fatigue.—Non, Herman, je n’osai h pas te communiquer mes pensées, de peur que cette confidence ne te causât trop de frayeur.—Et pourquoi vas-tu me ia faire maintenant ?—J’ai eu mie hallucination, une vision, fruit des égarer uients de mon cerveau troublé.C’est si effrayant de voir sou meilleur ami dans lu situation la plus horrible ! —Ah ! ah ! dit le jeune avo- cat en riant, te voilà en train de chercher un denoûment tragique à notre roman Fais voir «i tu as l’imagination féconde.—Prendsrie comme tu voudra», Herman.Voici la chose saiin enjolivement et dans toute sa simplicité.Tandis que j’avançais à travers la sombre forêt, réfléchissant et rêvant, je vis tout à coup, par les veux de lame, une contrée formée entièrement de montagnes rocheuses et d’efïrova* Uj J ble» abîmes.Nous, avec nos alpenstocks â la main, nous marchions haletants et suants, jusqu’au moment où nous arrivâmes sur le bord d’une vallée dont les flancs à pie et l’incommensurable profondeur non* donnaient le vertige.Alors quelque chose d’éton-naut, quelque chose d'inexplicable frappa mes regards.Sur l’autre bord du ravin so tenait K* Russe, la demoiselle pâle à côté de lui.Tandis que je dirigeais mes regard* vers eux, je remarquai avec stupeur que la jeune fille pâle était oceu* pée à dévider lin écheveau de fil, qui paraissait tendu amies-sus do la vallée, était d’un rouge de sang.En le suivant des yeux, je vis (pie la jeune fille en tenait un des boula et le tirait â elle, tandis que l’autre bout était attaché à ton cœur ou plutôt au gant que tu portes dans ton portefeuille sur la poitrine.Tu sentais sans doute la secrète attraction, car tu m’appelais à ton secours, criant que l’abîme exerçait sur toi une puissance, magnétique et que tu t’y précipiterais infailliblement si je ne te retenais.Je te nabis par le milieu du corp- et nous luttâmes tous deux en unissant nos forces : mon sang se glaça dans mes Veines.Un frisson mortel me truver* a l’épine dorsale ; Car j’avais la conviction que toute résistance était i nu : i le et que la demoiselle pâle nous entraînerait dans le goulbe dont l’insondable sein Hmi-vmit béant devant nous c anine un bon il Je tombeau.Eu diet, rien n’v (il : 1*; (il n* tendit de plus eu plus, mais chancelâmes sur le bord du gouffre, nos pieds perdirent leur dernier apimi, je me cramponnai à ton corps.et nous roulâmes dans l’effivya-ble abîme.Et le roman finit ainsi ?dit Jim man d’une voix étouffée.^ .—Non, la vision ne finit pas ainsi.Encore un ino^ ment.Nous ne tombâmes pas dans l’abîme, mais nous volâmes, attirés par la puîsi sauce magique du fil, jusqu'à l’autre bord.Là la jeune fille pâle te reçue dans ses bras avec un joyeux cri de trioni-jhe qui résonna dans toutes es montagnes ; quant à moi je volai dans les bras du Rus-* se, et celui-ci me serra sur «a poitrine â me briser les cotes.Puis le Russe leva la main au* dessus de la tête et s’écria ; \ *- T V/.' sy, »* 9 i * $ LE PROGRES DU SAGUENAY “ Béni soit le fiancé de In nymphe des abîmes ! qu’il devienne le roi du pays des ténèbres et qu’il prenne possession de son royaume.” Ei on disant ces mots il te donna une violente secouasse, et toi «t ta fiancée, vous fûtes précipités à dix mille pieds an moins dans le gouffre.J’a-"vais dégagé une de mes mains et saisi le Russe à la gorge.Mais lui, sans s
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