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Titre :
Progrès du Saguenay
Principale tribune d'information francophone des comtés de Chicoutimi et de Saguenay, Le Progrès du Saguenay est le témoin des grands changements sociaux, économiques et politiques qu'apporte l'ère industrielle au tournant du XXe siècle. [...]

Le Progrès du Saguenay est fondé par l'éditeur Alphonse Guay en 1887 pour faire suite à son prédécesseur, le journal conservateur catholique Le Réveil du Saguenay (1886-1887). Son titre évocateur s'inspire de l'idée de progrès et d'avancement qu'insuffle l'arrivée du chemin de fer reliant le Saguenay à Québec.

Le lancement de cette nouvelle publication coïncide avec l'arrivée d'une nouvelle génération d'hommes d'affaires francophones désireux de s'imposer dans le monde des affaires saguenéen dominé par l'entreprenariat anglophone. Le premier numéro appelle à l'union de la communauté francophone pour qu'elle fasse valoir ses intérêts à l'aube de cette ère de progrès.

Bien que l'hebdomadaire se dise non partisan, il affirme son soutien au Parti conservateur. La rédaction est assurée par Louis de Gonzague et par le frère de l'éditeur, le journaliste, homme d'affaires et futur maire de Chicoutimi Joseph-Dominique Guay. À partir de la fin de 1888, ce dernier en devient l'unique propriétaire et il en assumera seul la rédaction jusqu'en 1905.

Le contenu hétéroclite du journal se compose de nombreuses annonces, d'un feuilleton, de nouvelles d'Europe, d'actualités locales et régionales, de faits divers et d'un texte hebdomadaire de l'épiscopat. La publication se préoccupe de colonisation, du prolongement du chemin de fer du Lac-Saint-Jean, d'exploitation forestière, d'industrialisation et de politique. Elle propose également des articles bien fouillés en matière d'innovations et de progrès agricole.

Le journal accorde une place centrale à la politique municipale. Joseph-Dominique Guay, maire de Chicoutimi de 1895 à 1902 et de 1922 à 1923, l'utilise allègrement pour faire la promotion de ses affaires, pour diffuser sa vision de l'avenir et pour débattre des idées et des causes qui lui sont chères.

Les débats tournent régulièrement à la polémique. Ainsi, de 1907 à 1912, Le Progrès et son rival Le Travailleur s'affrontent sans cesse au sujet de la politique municipale. La rédaction, qui adopte régulièrement des positions divergentes à celle des autorités religieuses, est réprimandée à maintes reprises par l'évêché, qui laisse planer la menace de sanctions provenant des plus hautes autorités ecclésiastiques.

De 1912 jusqu'au début des années 1960, l'hebdomadaire devient l'organe officieux de l'évêché de Chicoutimi, dirigé par Mgr Eugène Lapointe. La ligne éditoriale change et le journal se préoccupe davantage de bonne morale et de problèmes sociaux tels la tempérance et les droits des travailleurs.

Devenu quotidien en 1953, Le Progrès doit composer avec la concurrence du Soleil de Québec qui publie une section réservée aux nouvelles du Saguenay. Sa publication est interrompue à la fin de juillet 1961; il réapparaît en septembre de la même année sous forme d'hebdomadaire.

Avec la laïcisation progressive de la région, Le Progrès du Saguenay se réinvente. Acheté par un groupe de gens d'affaires en octobre 1964, le journal adopte le format tabloïd pour devenir un hebdomadaire du dimanche sous le nom le Progrès-dimanche.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l`Université Laval, 1973, vol. 3, p. 174-175.

BOUCHARD, Gérard, « Élites, entrepreneurship et conflits de pouvoir au Saguenay (1890-1920) », Histoire sociale, vol. 30, no 60,1997, p. 267-299.

FRENETTE, Pierre, « Région 9 - Côte-Nord, Charlevoix », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 7, p. 60-62.

GAGNON,Gaston, « Guay, Joseph-Dominique », Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

Éditeur :
  • Chicoutimi,1887-1964
Contenu spécifique :
jeudi 25 août 1898
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Progrès-dimanche
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Références

Progrès du Saguenay, 1898-08-25, Collections de BAnQ.

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» ( ,,, - '*-j; *V5.« ri» I2eme annee Chicoutimi, 25 Août 1898 No Z Saguenay SE Edif.-Prop.: La Cie d’imprimerie GUAY-GODBODT.Rédacteur : J.-l), GUAY PRIX DE L’ABONNEMENT Un an.91.00 Bix mois.0.50 Pas d’abonnement pour moins de six mois._________________ GHICOUTI MI, 25 AOUT 1898 L’EXPOSITION PLUSIEURS MINISTRES SE RONT PRESENTS qu’au 25 Nous ne sommes août et quoique l’Exposition ne soit annoncée que pour le G septembre, tout est prêt déjà et on met la dernière main aux alentours.Réellement, le président de la Société, M Wm Tremblay, et le gérant général, M.L.-J.Sa yard, méritent les plus grands éloges pour l'étonnante rapidité apportée dans l’érection des bâtisses et clôtures.On a fait aux approches des terrains et surtout è la rue Montcalm quelques améliorations bien néces saires.L’aqueduc sera installé là pour le 1er septembre, de sorte que les exposants d’animaux n’auront pas a pourvoir à l’a-bicuvage.11 y aura sur le terrain même un abreuvoir public.Un grand nombre d’entrées sont déjà faites.On remarque que dans toutes les classes, il y aura des produits d’exposés et les organisateurs en sont heureux.L’exposition des chevaux et du bétail devront être remarquables.Ou constate déjà qu’il faudra au-dessus de 200 stalles pour les animaux.Les organisateurs ont pris ces jours derniers deux décisions importantes.Les grains en gerbes, dans toutes les classes, seront admis à un concours spécial et des prix seront accordés aux exposants.En outre, un espace dans le Palais de l’Industrie sera réservé pour les fleurs.Les dames sont invitées à exposer leurs plus beaux bouquets et des récompenses seront distribuées aux plus méritantes.L’hon.M.Dechesne, commissaire de l’agriculture, a accepté l’invitation de présider l’ouverture officielle de l’exposition II sera accompagné de l’hon.M.Dhfly et tous deux adresseront la parole en réponse à l’adresse qui leur sera présentée.Il est possible aussi que Thon.Premier-Ministre, l’hon.M.Marchand, accompagne ses deux collègues.L’exposition ouvrira mardi le 6 septembre et so terminera jeudi soir.Un nous annonce, à cette occasion, la visite d’un grand nombre d’étrangers.Conseil Législatif, l’ouverture de la Conférence Internationale, annoncée depuis quelques temps et où se discuteront les ques tions les plus intéressantes concernant les relations commerciales entre l’Angleterre, les Etats-Unis, Terreneuve et le Canada.C’est un événement d’une très grande importance.Voici quels sont les noms des représentants des différents pays : Angleterre : Lord Ilers-chell, Ex-Lord chancelier d’Angleterre.Etats-Unis : lion.J.-AV.Foster, Hon.Nelson Drigley, lion.John A.Kasron, Hon.sénateur Fairbanks, Hon.Georges Gray, M.P.Jefferson Coolidger.’ Terreneuve : Hon.Sir James-S.Winter.Canada : Sir Wilfrid Laurier, Sir Richard Cartwright, Sir L.-H.Davis, M.John Charlton.Tous ces distingués représentants sont au Château Frontenac,accompagnés de leurs familles, secrétaires, pages, laquais, etc.Voici maintenant les sujets sur lesquels ou ne s’est, jamais bien entendu et qui seront discutés : La réciprocité commerciale ; Les pririlèges du commerce en transit ; Les pêcheries de l’Atlantique; Les pêcheries de Behring ; Les frontières de l’Alaska et la question du travail des au-bains.cause des dommages dont nous parlons, est tombée.Fort heureusement, l’orage de grêle n’a passé que sur une largeur de 3]4 de mille environ.C’est à la Dalle, chez M.Aloxan-dre Savard, que l’on trouve dans VERITABLE DESASTRE 40 CULTIVATEURS PERDEN1 LEUR RECOLTE ENTIERE DOMMAGES CONSIDERABLES La eoDforence Internationale C’est mardi qu’a eu lieu à Québec, dans la grande salle du Nous apprenions juste à temps pour en faire mention sur notre dernier numéro, la nouvelle du désastre qui vient de fondre sur une quarantaine de cultivateurs de notre ré-gi°n.C’est mercredi de la semaine dernière que ce que nous allons raconter est arrivé.Pendant toute la journée nous avons eu des averses fréquentes.La température était agréable sans être chaude.De temps en temps, on entendait le roulement du tonnerre à distance.Sur le midi, tout à coup, sans guère d’apparence pour l’annoncer, une éclair et un violent coup d^ tonnerre, comme on en entend rarement, ont effrayé tout le monde L’éclair avait frappé le cap Ste-Anne à quelques arpents de la Croix commemorative du feu de 1870, fracassant quelques arbres et fendant le rocher.Le réseau téléphonique a été endommagé en plusieurs endroits, l’orage électrique n’ayant pas été prevu par les abonnés.Immédiatement après ce coup de tonnerre, un vent vioient s’est élevé et on suppose que c’est à ce moment que la grêle, , qui notre comté les premières traces du désastre.Le cycl me a suivi une ligne dr*»iie depuis la Dalle jusqu’en bas de St Ful-gence ou on perd ses traces avec les dernières terres du rang des Rouards.Sur un parcours d’environ 22 milles, la grêle a tout, détruit sur sou passage ; graius, légumes, prairies, clôtures, volailles, etc.Les endroits dévastés sont la Dalle, à un demi mille de la Grande Décharge, les premiers établissements de la rivière Shipshaw, les sixième rang de Ste Anne, le rang des Morisset-te et le rang des Renards.Nous ne sa\ ons pas encore si des dommages ont été causés à la récolte au lac St-Jean et dans le comté de Saguenay.Jamais encore l’on n’a vu grêle aussi grosse.Tous s’ac cordent à dire que les gréions étaient do la grosseur d’une tête de pipe et de différentes formes, les uns coniques, d’autres octo gones, d’autres carrés.Il en est tombé trois pouces d’épaisseur.Eu bien des endroits, cette grêle n’a été complètement fondue que le lendemain midi 11 n’y a plus aucune trace de grain où la grêle a tombé.La récolte a été écrasée et même en certains endroits le foin fauché et le grain ont ôté en partie enfoncés en torre par la grêle,pous séo avec une grande violence La frayeur a été grande partout où le cyclone a passé.Les ani maux ont été blessés par les grêlons, quelques veaux ont ét* tués, tous les poulets et volailles sont restés sur place, privés de vie.Les femmes, les enfants ont eu grande peine à si sauver et il est encore étonnant et heureux que nous n’ayions aucune perte do vie à enregistrer.Les dommages sont heureu seraent restreint n un petit nombre de cultivateurs, une cinquantaine tout au plus.Mais il n’en est pas moins vrai que ceux-ci ont fait une perte’ ruineuse, irréparable.Oes bra ves gens sont privés de leur ré coite sur laquelle ils comptaient pour nourrir leurs animaux et vivre.lls n’ont rien, pas un seul rainot de grain, pas une seule botte de paille.Ils ont sur les bras leurs troupeaux d’animaux et ils voient venir l’hiver avec la plu* grande inquietude.Dans les circonstances, nous croyons que le gouvernement local devrait faire ce qu’il fait ailleurs en pareil cas, venir au secours de ces braves gens de cultivateurs, leur accorder une indemnité.La récolte est abondauto partout cette annee, les affaires sont bonnes, voici quelques cultivateurs éntouvés par une cal imité dont ils sont les seuls à souffrir.Que l’on vienne à leur secours et l’action du gouvernement sera approuvée dans touto la province.UNE BELLE EXCURSION Les forestiers Canadiens sont a organiser, comme nous en disions un mot la semaine dernière, la plus belle excursion qui nous ait été offerte.L’excursion aura lieu par le rapeur Carolina le 14 septembre prochain.Le prix de passage est réduit à §3.00 aller et retour* première classe et ceux qui désireront se rendre à Montréal pourront obtenir leur billet moyennant §5.00 de Chicoutimi à Montréal, aller et retour, première classe.Jaunis encore taux aussi réduits n’ont été offerts aux Chico uti mien s pour visiter du coup la capitale et la métropole provinciales.Le jour de l’arrivée à Québec aura lieu le dévoilement de la statue de Champlain ; les fêtes à cette occasion seront superbes et tous les excursionnistes auront l’avantage d’y assistor.Le 15, le 16, le 17, le LS et le 19 sont aussi les principaux jours de l’Exposition do Québec.Les billets seront en vente dans quelques jours et seront à $3.00 pour Québec et §5.00 pour Montréal jusgu’au 5 septembre.Après cette date, il faudra payer $3.50 pour Québec et $6.00 pour Montréal.Les billets seront bons pour huit jours.mm Ou sait que le gouvernement fédéral exige de* droits [jour tout vapeur ou voilier qui utilise ses quais ou jetées, ou pour le débarquement ou rembarquement d’effets quelconques sur ces quais.Ceci donne lieu à bien des d i flî.« : il 1 tés et l’une des causes de ces difficultés, ’’est que personne ne connaît les reglements et la loi concernant la regie de Cvîs quais et jetées.Nous croyons dans l’intérêt public de publier ces règlements pour cette semaine et nous les ferons suivre la semai no prochaine du tarif imposé par le gouvernement et auquel tout le monde est tenu de se soumettre.C’est à M.Tlis-E.Saucier, le gardien du quai, (pi * nous devons l’avantage de pouvoir publier ces reglements.Règlements pour la gestion de» brise-lames, ji*t et quais cix Canada, appartenant au gou-vernemeut i ueral, et tarif des péages et d oils à percevoir sur les navires qui en feront usage et sur mar- LE PROGRES DU SAGUENAÏ 2 chandises qui y seront déposées.Art.1.Nul wagon ou autre véhicule ne passera sur un quai, brise-lames ou jetée à moins qu’il ne soit employé au chargement ou au déchargement des navires, ou à char-royer du lest.Art.2.Nul ne passera à cheval ou en voiture a une allure plus accélérée que le pas, sur aucun des brise-lames, jetées ou droits ordinaires, bien qu’ils soient plus tard eulevés au moyen d’attelages ou autrement.quais.Art.3.Nuis bois de service, lattes ou autres matériaux ne seront empilés sur ou près les poteaux d’amarrage de manière à empêcher un naviro do s’y amarrer.Art.4.Les patrons de navires et autres personnes en charge des navires ou radeaux feront un rapport fidèle du chargement, quant à la quantité et à la description, au gardien de quai, à son bureau ; et tout patron ou personne en charge d’un navire ou d’un radeau qui négligera do faire ce rapport et d’acquitter les droits et péages (saut sur autorisation du gardien de quai), encourra la saisie et détention du navire ou radeau dont il a charge, ou dont il est le patron, alors ou en tout temps ensuite, jusqu’à ce que ces droits et péages aient été acquittés ; et le patron, propriétaire ou la personne en charge encourra aussi l’amende prescrite par la loi.Art.5.Tout patron ou personne en charge d’un navire ou d’un radeau qui fera un rapport faux du chargement sera passible d’une amende cie vingt piastres, avec ou sans emprisonnement, pour chaque faux rapport, et le navire ou radeau pourra être détenu, alors ou en tout temps ensuite, jusqu’à ce que cette amende .soit payée : et si un patron ou une personne en charge d’un navire néglige de faire rapport de son chargement, le navire et son propriétaire seront passibles des droits sur le chargement en tout temps ensuite, et le patrou sera passible d’une amende de vingt piastres pour chaque infraction.Le patron ou la personne en charge d’un navire fera rapport, et acquittera les droits au bureau du gardien de quai.Art.G.Nul n’enlèvera aucun effet, article, marchandise ou matériaux d'aucune espèce, d’un quai, brue-lames ou jetée, tant que les droits et péages n’auront pas été acquittés, sans la permission du gardien de quai.* Art.7.Tous les effets, articles, marchandises, ou matériaux do toutes sortes qui auront été déposés, empilés ou placés sur un brise-lames, quai ou jetée pour être expédiés, seront passibles des droits exprimés dans le tarif ci-annexé, qu’ils soient ensuite expédiés ou non ; ils seront également assujétis à tous les règlements Telatifs à leur enlèvement, au paiement du loyer du terrain et à leur vente ; et le fuit qu’une partio quelconque de cos articles u été déposée, empilée ou placée sur aucune partie de la propriété du havro, sera une preuve présomptive que le propriétaire avait l’intention de les expédier, et le dit bois do service, bois do construction, sel et autres articles seront en conséquence assujétis à tous les Art.8.Tous les droits et péages seront dus et payables immédiatement sur les effets, articles, marchandises au autres matériaux déposés, empilés ou placés sur tout brise-lames, quai ou jetée.Art.9.Nuis effets, articles, marchandises ou matériaux quelconques ne seront débarqués ou déposés sur aucun brise-lames, quai ou jetée sans la permission du gardien du quai, et alors seulement sur telle partie du terrain du quai, brise-lames, ou jetée qui sera désignée à cet effet, et ils seront ainsi débarqués et placés selon que le gardien de quai prescrira ; et les effets, articles, marchandises ou matériaux débarqués ou placés sur aucun brise-lames, quai ou jetée seront embarqués on enlevés dans les quarante-huit heures, à défaut de quoi les dits effets, articles, marchandises ou matériaux pourront en être enlevés par les ordres dix gardien du quai, et les frais de ce déplacement constitueront un gage sur les effets ainsi enlevés ; il sera aussi payé un loyer de pas plus d’une piastre par quarante-huit heures ensuite pour chaque espace do douze pieds carrés ainsi occupé sur iout brise lames,quai ou jetée.Si le propriétaire de ces effets, articles, marchandises ou matériaux, ou son agent, refuse ou néglige de les charger à bord ou de les enlever du brise-lames, quai ou jetée après l’expiration de vingt-huit jours à compter de celui où ils auront été déposés, Ton pour ra prendre les procédures prescrites par la loi en pareils cas, et les dits effets, articles, mar chandises ou autres matériaux pourront être vendus pour le recouvrement des sommes dues et des frais.Art.10.Nul abattoir, étal à poisson ou autre construction ne sera élevé sur aucun brise lames, jetée on quai sans l'autorisation du ministre de la Marine et des Pêcheries ; et toute construction de ce genre paiera un loyer pour le terrain occupé, lequel sera fixé par le dit ministre,—le bail devant pourvoir à l’enlèvement de la construction sur Tordre du dit ministre.Art.11.Nuis effets, articles, marchandises ou autres matériaux ne seront débaroués, dans ou sur ces abattoirs, étaux à poisson ou autres constructions, ou n’en seront embarqués à bord d’un navire, sans la permission du gardien do quai; et tous les effets, articles, marchandises ou matériaux débarqués dans ou sur ces constructions, ou embarqués à bord d’un navire directement de ces constructions, seront passibles du paiement des droits et péa ges tout comme s’ils avaient été déposés sur touto autre partio du brise-lames, jetée ou quai.Art.12.Les navires n’auront droit d’occuper aucuno place particulière le long d’un quai, bien qu’ils aient pu y être amenés et amarrés, à moins que permission n’ait été préalablement obtenue du gardien de quai, et il devront toujours être dépla cés lorsqu’il l’exigera ; et eu cas de refus ou de négligence de le faire, il pourra les déplacer aux frais et risques des propriétaires.(Suite à la 8c page) COMMENÇANT LUNDI, lo 20 juin 1S0S les trains voyageront comrao suit : DÉrAKT DE CHICOUTIMI POUR ROnERVAL ET qUEHEC 5.30 A.M.—Pour Roborval, los jours quo lo bateau a vapeur do la Cie.du Richelieu arrive h Chicoutimi.12.40 P.M.—Pour Roborval et Québec tous les jours excepté lo Dimancbo.1.15 P.M.—Pour Roberval et Québec le Di-maucho seulement.DÉPART DE ROBEUVAL 2.00 P.M.—Pour Québec tous lesjoars excepté le Samedi et le Dimancbo.3.10 P.M.—Pour Chicoutimi tous les jours excepté le Dimancbo.7.30 P.M.—Pour Chicoutimi, les jours que le bateau î\ vapeur do la Cio.du .*ui Richolicu part de Québec.DÉPART DEJQUÉliEC POUR ROR EU VAL ET CHICOUTIMI 5.40 A.M.—Pour Roberval et Chicoutimi, tous les jours excepté lo Dimancbo.25 MINUTES au lac Edouard pour prendre lo lunch.Le fret ne sera pas reçu Québec après 5 heures p.m.Excellentes terres â vendre par le Gouvernement dans la vallée du Lac St-Jean à des prix nominaux.Le chemin do fer transportera les nouveaux colons et leurs familles, et une quantité limitée do lours effets do ménage GRATIS* Avantages spéciaux offerts conx qui établissent des moulins ou autres industries.Pour renseignements au sujet des prix pour les passagers ot pour le fret, s’adresser aux bureaux do la Coinpngnio au Terminus, ruo St-Amlré à ALEXANDRE HARDY, agent général pour les passagors et le fret.J.-G.SCOTT, Secrétaire et Gérant.Québec, 11 juin 1993.(Oàrte.s d’affaires ARCHITECTE JOS.-P.OU RT.LET A RCFIITECTE et Evaluaient No 26 /V Rue Suint-Joau, en face de fa r»aï~« d'économie N.-D.,Québec.AVOCATS L.-G BELLEY, L.L.B AVOUAI.Bureau ; Rue Racine Chl» çoutiini.Suit toujours le terme cl’ir/L liuréi'fll.i -*V>* L.ALAIN, L.L.B.* VOCAT.Bureau : en face du Iîuroan [\ lo Poste, ruo Racine, Clildoutiwi rr NOTAIRE DAVID MALTAIS, N.P VJOTAIRE.Actes du vente 11 protêts, obligations, etc.Ancienne bâtisse de la liai transports Bureau nqiie Nationale.îtëEDECLMS M L.-E.BEAUCHAMP KDKOIN.Consultation de D hrs a.m â 4 hrs p.m.Ruo Racine, Chicoutimi CHARRONS That UbricalesMo st H t > VACUUM OÏL (.Bureau principal et manufac turc, Rochester N.-Y.Succursales dans toutes principales villes du monde* Ml’KCl UJTÏN HUILES POUR CUIR HUILES AMACUINES, HUILES PNA.MOUU DYOS, HUILES POUR CENTRIFUGES HUILES POUR FAUCHEUSE* ET MOISONNMUSES Vendues par tous les princi paux marchand dans les Comtes de Chicoutimi et du Lac St-Jean.-o LOUIS BOUCHARD • H AKRON, Chicoutimi.Spéci dite : Vol.turew do toutes sortes.PIERRE IJOUCHARD / HARRGN, R ie Sic-Anne, Chicoutimi Voiler** •!»* mute* les espèces et à biuu bon marche.('«militionsavantageuse»;.VETERrJA!R:d T.-R.DUCHESNE R DISC i N VHTEHINrtl UK.Une Itoclua Chicoutimi.Spôoinlié : Maladie dec vu u8 iVHpiratoir**K.is vouiez ics.1 ¦“ C MX ü iimi UIP r- iï ADRESSES I V At! 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EVANTAILS, ENTOUCAS, CANNES, FOUETS, 0i\ us PEuLKs imi mu C.SEIFERT Les clôtures do McMULLKX et lus nette combinent ces deux qualités.Personne «l vu tro no fait do cos clôtures spéciales il snaa bon marché.Toutes los autres variétés a bon marché.Los clôtures en ill barbelé de Mc.Mullctt sont L*s goulet ou bon fi! do fer vendues en Catia i.» KUt?s t»** .mut pas surpassées pour les pot» lu il le*» treillis et ics clôtures pour lo jeu de '*).u\vti Tennis M h oiiande/.i votre marchand de for pour les articles d • MoMULLEN.Si vous no pouvez, aclirb r «le lui, écrivez aux Manufacturiers Piéton Ont., ou \ La "B Urooning Wise Go.” Limitée, Hamilton ot Montréal.-• AGENTS GENERAUX JAttlËS COOPER M( ) NT RE AL Agent général pour les clôturée de chemin de fer.30 juin 98.0087 5594 LE PROGRES DU SAGUE'NaY Art- 13.Les navires en déchargement auront toujours préséance sur les navires en chargement.° Art.14.Le bois de service ou les marchandises de toute espèce débarqués par-dessus bord, pour être mis en radeaux, ne paieront que la moitié des droits, mais üs paieront la totalité des droits s’ils sont débarqués sur des allèges, chalans ou autres embar-cationsi Art.15.Les effets ou marchandises transbordés d’un navire à un autre paieront la moitié des droits prescrits pour ceux qui sont débarqués sur le quai on jetée, et ces droits seront toujours payés par le navire du dedans.Art.IG.Tous les ellets.articles, marchandises ou matériaux de Tonte (spèco chargés du quai ou jetée paieront les mênn-s droits que pour leur débarquement, saul' dans le cas des effets, articles, marchandises ou matériaux débarqués et rechargés immédiatement, qui ne paieront qu’un seul droit.Art.17.Nul n’entravera le gardien de quai dans l’accomplissement de ses devoirs.Art.18.Les droits et péages spécifiés dans le tarif ci-joint se ront et sont par le présent imposés, et le gardien de quai est autorisé à les percevoir et exiger sur les navires et articles énumérés dans la dite annexe, qui feront usage d’aucun des brise-lames, jetées ou quais appartenant au Canada ; sauf les effets et marchandises appartenant au gouvernement du Canada, qui sont et seront exempts de tous péages.Art.19.Les droits et péages exigibles sur ces navires ou effets, articles, marchandises ou Art.25.Des arrangements spéciaux devront être faits avec le gardien do quai pour les navires qui resteront au quai durant l'hiver." Art.2G.Les navires mouillés avec leurs amarres attachées, pour se mettre à l’abri de co port, paieront § et.par tonneau de registre, par jour ou fraction de jour de 24 heures.Art.27.Les effets ne devront pas rester sur le quai pendant plus de sept jours, sauf avec la permission spécialo du gardien do quai et par arrangement avec lui.Art.28.Le poids du tonneau mentionné sera de 2,000 livros.Art.29.Les péages exigibles pour les bateaux à vapeur et autres navires sont par lo présent imposés 6ur le patron, le propiétaire ou la personno en chirge,, et pourront être recouvrés de ce» personnes ; ceux qui sont exigibles pour tous autres articles sont imposés sur le propriétaire ou la personno qui en a la charge, et pourront être re-couviés d’eux ; et ceux qui sont exigibles pour tous articles embarqués ou débarqués d’un navire au quai, sont imposés sur lo navire et 6ur lo patron, le propriétaire ou la personno en charge, et jiourrout être prélevés sur le navire ou recouvrés de ces personnes.Art.30.Aucun navire ne s’amarrera à aucune des défenses d’un brise-lames, jetée ou quai, sans la permission du gardien de quai.Art.31.Sur tous ellets, articles et marchandises quelconques, dont la qualité no peut être convenablement estimée par le tarif, lo gardien de quai est autorisé 5 prélever un quart CIE NEGOCIANTS EN GROS ¦O- O- ¦O ¦•***— «* et Provi- fîîioiï^ JF* oissou.^, otc.j etc.ei IGxDortateur de beurre et fromage 1 lift-140 Rue St-Paul Québec POMPES DE TOUTES ESPECES autres matériaux débarqués, em- de un pour cent sur la valeur pilés ou déposés sur aucun brise-lames, jetée ou quai, sont pai le présent imposés sur leur propriétaire et pourront être perçus et recouvrés de lui.Art.20.Il ne sera permis de déposer sur aucun brise-lames, jetée ou quai arcun déchet, sable, gravier ou autre espèce de lest sans la permission et l’inspection du gardien de quai ; et nulles saletés, balayures de cale ou autres choses quelconques ne pourront, sous aucun prétexte, être jetées dans le bassin.Toute houille, pierre à chaux ou autre chose qui, soit par négligence on autrement, tombera dans le bassin en chargeant ou déchargeant un navire, devra en être retirée par le patron du navire, ou le gardien de quai pourra les faire retirer aux dépens du patron.Art.21.Les droits de quaia-ge seront exigibles sur tout lest mis à bord ou décharge d’un navire au quai.Art.22.Tous les effets, articles, marchandises ou matériaux de toutes sortes déposée sur le quai seront aux risques de leurs propriétaires.Art.28.L’amendo pour iu-fraction à la loi ou aux règlements passés sous son autorité, n’excèdera pas cent piastres, ot la punition par l’emprisonno-ment n’excèdera paB trente jours.Art.24.Les bestiaux ne pourront rester sur aucun brise-lames, jetée ou quai après que le gardien de quai aura ordonné di les en faire partir, tous peino d’une amende de vingt contins par tête.des effets.Art.32.Les effets qui ne tombent pas dans aucune des catégories énumérées dans le tarif, seront taxés au même taux que les effets de la catégorie qu’ils ressemblent le plus.Art.33.11 sera payé pas moins de cinq contins pour chaque déclaration.Art.34.Tous effets débarqués sur un brise-lames, jetée on quai clans le but d’être ré-expé-diés, ne paieront qu’un seul quaiage." Art.37.Tous les droits exigibles de tout navire en vertu du tarif y mentionné peuvent être recouvrés avec les frais du propriétaire, patron, ou personne en charge du navire, en la manière établie par le 30e article du chapitre 36 des Statuts Révisés du Canada.Art.38.Les dioits sur aucunes marchandises payables en vertu du dit tarif sont aussi par le présent imposes sur les navires ou autres embarcations sur lesquels ces marchandises sont expédiées, ou desquels ol-les sont débarquées ; et lo paiement do ces droits pourra être recouvré, et le même recours existera eu cas de nou-naie-ment, que s’ils avaient été expressément imposas sur ces navires ou embarcations par le dit tarif.Art.39.Les droits payables sur toutes marchandises pourront êtro recouvrés, avec los frais, de la manière établio par le dit 30ê article, du propriétaire ou consignataire, ou de la personne en charge des dites marchandises.lUYAU DE FER ET DE PLOMB KAHIXS Kl* FO*T.15 337» 53S FAMÎSSIS.MISS EX ACIER ET EMAILLE CLOSLTTES, LAVA BUS ETC ÆOTE AU PliXvH Mb PRES R N briOS ET EN DETAIL, ECU.ANICS SUPPLY CO, OO i-iie St-Pierre9 quebéc.NOUVELLES MARCHANDISES Achetées et vendues à des prix sans précédent LES DEPARTEMENTS dos’ DEPARTEMENT DES MES- LE DEPARTEMENT DES Robes, Manteaux ot Chapeaur ronforment les dernière* modes Anglaises ot Françaises.SIEURS SPÉCIALITÉ Dernières nouvoautés en Tweeds pour pantalons ot La confection dans cos dé- polir complets.purtoments 6o fuit sous la sur-' NOUVELLES ÉTOFFES voillanco do personnes de POUR PARDESSUS la plus haute expérience.TAPIS, PRELABTS, RT* DEAUX, ETC.EST TELLEMENT CONSIDÉRA-RLE QU’IL EST RECONNU COMME LE PLUS IMPORTANT DE LA VILLE.ETC., ETC.5 Par cent d’escompte au comptant r,Pry& 4: et G rue de la Fabrique» QUEBEC 15 août 98.izxv&r Fv V *r Tl '-•T Y' fSùt EN BARDE A UX META LLIQ UES, TOLE GALVANISEE, TOLE NOIRE* FER-BLANC ET 1 ME, ETC., ETC.^DEMANDEZ NOS CATALOGUES.COTE MOI VIN & Cus 1 jan.98 Chicoutimi A LE PROGRES DU SAGUENAY LA PROHIBITION Il faut voter contre On unit que c’est le 29 septembre prochain que le peuple du Chanada sera appelé à déclarer “si oui ou non, il est en faveur de l’adoption d’une loi prohibant l’importation, la fabrication ou la vente des spiritueux, vins, ale, bière, cidre et toutes autres liqueurs pour servir de breuvage.” Que devons nous répondro.à cette question ?Comme notre confrère du “Moniteur du Commerce” Nous sommes convaincu qu’il faut, non pas dans l’inté-rfit du commerce, mais pour le bien de la moralo publique, enregistrer un "non” énergique contre cette proposition.Si V on proposait au peuple du Canada, dit avec raison notre confrère, de se prononcer en faveur de lois rigides réglementant les qualités des boissons et leur emploi ; si J’on proposait une loi pour punir l’ivrognerie, plus serore que celles qui sont aujourd’hui en vigueur, si l’on demandait une surveillance plus comblète do la fabrication et du débit des liqueurs alcooliques ; si l’on favorisait au moyen d’un système gradué de primes, la fabrication des bières de première qualité ; si l’on voulait permettre l’importation, avec un droit nominal, des vins de table et dos vins composés pour les malades, nous en serions.Mais do la prohibition à outrance nous n’en voulons pas.Les promoteurs de la prohibition ont sans doute d’excellents motifs d’enrayer le mal fait par le whiskey, motifs que nous respectons ; malheureusement, leur moyen est trop radical.La propagande des sociétés de tempé-îftnce et la sévérité des règlements municipaux ou autres pour,enrayer les eflu -asier & Petit Chicoutimi.» -Is.Morin Chicoutimi.A.-C.Blais, Chicoutimi.Boily & Claveau Chicoutimi.Ones.Tremblay, Ste-Anne Chicoutimi L.-N.Tremblay “ “ ECHANTILLONS ENVOYES G RA flS SUR DEMANDE.RH RACINE - j DROUIN, FRERES & CI EPICIERS EN GROS 8juin 98.—1 an.52 HUB SI’ PAUU QUEBEC 3536 5570 LE PROOBIS DU 8AGUHNA/ LES ÎRU1TJS DU NORD rr Depuis longtemps ou vantait autour do moi la truite des lacs du Nord ; pondant tout un hirer, mon compagnon de pension, grand pêcheur devant l’E-tornel, m’avait rabattu les oreilles de ses exploits, en prenant à témoin tout ce que Montreal compto de plus fiable dans la magistrature, le barreau et la finance qui, paraît-il, chaque été, cherchent là-bas, en taquinant la mouche, le soulagemont des longues heures de rond-de-cuir que leur imposent leurs fonctions.Enfin m’étant laissé convaincre, je profite d’une belle journée de mai pour éviter les horreurs d’un déménagement longtemps redouté.Dès lo point du jour, lorsque les charretiers arrivent avec leurs camions tonitruants et rebondissants dans la rutile, lorsqu’ils envahissent le sanctum do ma pauvre propriétaire en jurant, blasphémant, fumant et crachant, je m’esquive à la hâte, emportant un attirail de pèche complet quo m’a prêté ce bravo Dominique, mon voisin, ot resplendissant dans un complet, clair que je me suis payé la veille dans les prix doux chez un Israélite de ma connaissance et dont je destine l’étrenue aux indigènes côtiers du lac Marguerite, mon ultime destination.Je mo suis fait soigneusement tracer mon itinéraire, et d’un pas léger j’arrive à la gare Dalhousie, où je dois prendre lo train pour Ste-Agathe.Après quelques heure*» d’attente, pendant lesquelles je constate avec joie l’heureux effet produit par mon costume et mon air tout à fait pêcheur, je monte dans le train, et vogue la galère, nous partons pour Ste-Agathe ; trajet banal cl insignifiant, compa-j gnie idem.Je somnole quelque temps on songeant au terrible massacre de miroirs et de vaisselle, à l’é-ventrement de meubles et de paillasses qui doit se produire actuellement au sein do la famille Dubonnet, mes propriétaires, que je ne vous ai pas encore présentés.Enfin, le train s'arrête en gare de Ste-Agathe.De la tenue, me dis-je, Bri-chanteau,•’montre à ces gens-là que tu n’es pas un green ! Je descendis tranquillement du wagon, en homme sûr de lui, j’allume une pipe d’un culottage absolument sportif, je charge mon materiel piscatorial sur mon épaule et dédaignant le6 offres empressées de voitures d’hôtel, je mt\ dirige d’un pas élastique vers^le village, avec une allure de connaisseur que n’eût pa6 désavouée l’arpenteur du canton.A peino étais-je^sorli du groupe qui stationne inévitablement aux alentours des gares do cho-min de fer, môme les moins fréquentées, j’avise droit devant moi un gamin, évidemment natif du lieu si j’en juge par sa figure, ses mains et ses jambes brunies comme celles d’un cagoux do retour do Bytown ; sur son épaule est perchée une informe baguette do bouleau et à sa main se balance un chapelet de truites éblouissantes d’aspect, de couleur et de fraîcheur.Mon sang no fait qu’un tour : co sont bien là les truites dont m’a parlé Dominique ! Est-ce calcul, est-ce hasard, le jeuno naturel se laisse rejoindre sans encombre et marcho quelques pas à mes côtés.Il me semble qu’il mo guigne en dessous, d’un air assez railleur.J’attribue naturellement cette attitude à la sauvagerie native agrémentée de sournoiserie campagnarde et j’entre vivement en conversation : Johnny, lui dis-je, où as-tu pris ces truites là ?’ Yeux pas l’dire, Pourquoi ?Eh ben, moi j’pêche pour vivre et j’veux pas l’dire.J’vais vous vendre mon poisson, si vous voulez.• Brichandeau acheter du poisson pêché par un autre ! O simplicité campagnarde.Néau- pêcheest interdite ici.«—Est-cc à vous cette terre là, lui demandai-je bien décidé à dofendro ma placo acquise jusqu’au bout ?—.Bien sûr, c’est à moi.—Mais pourquoi no laissez-vous pas pécher ?ajoutai-je en faisant un paquet do mon attirail.—Parce que nous louons le ruisseau à des messieurs de Montréal.—Mais, moi aussi, je viens do Montréal, et jo suis bien prêt à payer ma part.Cetto proposition sembla le fairo réfléchir, et baissant le ton, et il me dit, absolument entre-nous.—Si vous me promettiez de ne jamais en parler et si vous me donnez uuo couple do piastres, je vais vous laisser pécher jusqu’au deuxième pont ; c’est toute la portion du ruisseau qui m’appartient.Mais n’en parlez jamais, car j’ai loué le tout.Je lui remis ses deux piastres et tout heureux dt ma chance je me remis en mesure de profiter largement des quatre dollars que me coûtait déjà la partie.Les débuts furent assez favorables, je pris deux autres truites, jmis après un long temps d’arrêt je remontai vers Encore uno illusion envolée ; ô douce simplicité dos populations rurales ! Je pris le train bien manssa-do ot j’arrivai éreinté à Montréal, où jo no retrouvai ma force tjue pour raconter à Dominique es mensonges les jilus éclieve-és sur ma journée de pêche et ma capture.Et il m’a cru, car un pêcheur croit toujours un pêcheur.Briciianteau.HRE moins pour acclimater eu petit pont, mais le charmo était sauvage, j’entre en négociations.Il demande net une piastre ; du coup je suis fixé sur les notions commerciales de mon jeune homme et j’agis en conséquence : je lui explique que je préfère do beaucoup prendre moi-même le poisson, que je suis venu de Montréal exprès pour pêcher des truites et j’ajoute mentalement—ainsi que pour éviter le déménagement.Enfin, je lui offre deux piastres s’il veut me conduire à l’endroit où il a fait cette pêche mirobolante.L’aspect des deux billets que je déroule devant ses yeux me semble triompher assez rapidement de ses résistances.11 empoche les papiers vivement et me donne les détails les plus circonstanciés sur remplacement enchanté.Bien plus, il pousse l’amabilité jusqu’à me conduire à mi-chemin pour me montrer du doigt le bosquet au pied duquel coule le ruisseau par excellence.Enfin jo m’installe la joie au cœur ot en deux minutes je sors de l’eau toute frétillante une superbe truite, a beauty.Je me livrais à la plus douce des cou- rompu et je ne pus faire aucune prise.Le temps commençait à s’assombrir, de gros nuages noirs couraient sur ma tête et je commençais à sentir quelques gouttes de pluie.C’était le moment de partir, la gare était à une bonne distance et n’y arrivai qu’à la tombée de la nuit.Lo gamin que j’avais vu 1 matin à la gare était encore 1 avec sa brochette de truites.Je les comparai aux miennes ; il est étrange comme celles-ci me me parurent alors plus petites que lorsque je les avais tirées de l’eau.—lié, le petiot, je te donne une piastre pour ton poisson.—Vous n’avez donc pas été chanceux, me repondit-il.Je pris un air fort satisfaisant demoi-mérne pour répliquer: —.Mais oui, j’en prenais en masse quand la pluie est venue à tomber.Il empoigna l’argent et disparut dans la pénombre.Le chef de gare qui nous épiait du coin de l’œuil, s’approche de moi et me dit : —Vous connaissez ce gamin- templations devant cette mer- là ?veille, lorsque j’entends derrière moi un bruissement dans le fourré, un bruit de branches cassées et j’aperçois è mes cô* tés un indigène barbu et menaçant, un fusil à la main et un atroce mastiff sur ses talons.—Je vous donne juste cinq eux.Il est là tous les matins minutes, me dit-il, pour déguer- avec une brochette de truites à pir d’ici et gagner la route.La l’arrivée du train.—Non, pourquoi ?—C’est lui qui vous a indiqué l’endroit de pêche, je parie ?—Oui.—Je l’aurais parié ; son père est le propriétaire du ruisseau et c’est un coup monté entrcjhommes les pages de ses cahiers d’écolier, tant et si bien “Oui, mon père, la médaille d’honneur et dix mille francs, pour une simple paire de bœufs! Vous aviez raison, l’élevage a du bon ! C’est le commencement do la fortune, et, l’Exposition fermée, mes bêtes livrées à mon acquéreur, je viens passer un mois au pays, vous conter mes déboires, mes succès et solliciter mon pardon.” Son pardon ! s’écria le père Brunoy en se mouchant bruyamment dans son large mouchoir à carreaux, il l’a dix fois mérité, puisqu’il a renoncé à son métier de meurt-de-faim ! Dix mille francs ! c’est pas ces barbouillages qui lui auraient jamais rapporté pareille somme.Ilcin ! monsieur le curé, avais-je raison de ne pas vous écouter quand vous me prêchiez do ne pas contrarier la vocation de ce garçon ?A c’t’heure, si j n’avais point parlé en père et en maître, il mangerait de la vache enragée, au lieu d’avoir deux bœufs superbes, puînés au grand concours d’Paris.C’est-y-pas sur lo Petit journal ?Oui, répondit le cure avec un sourire malin, tenez : '“Médaille d’honneur : Roger Brunoy.Due paire do bœufs, no 650.” Vous savez, pour moi c’est du blanc et du noir.Tou! d’même ça m’fait plaisir d’penser qu’ mon nom est écrit ià ! dit le vieux en contemplant le journal avec le respect des ignorants pour l’imprimé.Ma fine je regrette de ne point savoir lire.D’autant plus qu’il n’y a que des éloges sur lo compte de votre garçon ; on le compare à Rosa Bonheur !.Rosa Bonheur ! marmottait lo fermier en regagnant son logis, ça doit être quelque fermière qui s’occupe aussi d’élevage ! *** Dos sa petite enfance, Roger avait montré ces dispositions au barbouillage qui annoncent les grands peintres.une fois sur cent ! • Il décorait à fresque les murs de la ferme, couvrait de bons- que, de l’avis de l’instituteur et du curé, ce goût pour le dessin D03^ LH PROGRES DU SAGUENAY 8 étant l’indice d’une vocation! —M.Roger Brunoy.Ah ! réelle, le père Brunoy envoya son héritier à l’Ecole.non de» beaux-arts, mais d’agriculture, pour y oublier ce?balivernes en piochant la théorie des engrais.Malheureusement Roger ne mordit pas à ces leçons et passa là deux années, snns profit pour son instruction profession nelle, mais non sans profit pour son éducation artistique.Eu effet, s’il s’intéressait médiocrement aux cours pratiques des savants professeurs de Grignon sur la culture des navets ou l’élevage des bestiaux, en revan clic il connaissait à fond la structure des plantes, la nature et la conformation des animaux.Aussi eu quittant l’école, ne put-il se décider à retourner au pays, et, malgré les objurgations et les menaces de son père, lui annonça-t-il sa résolution bien arrêtée de 6e faire peintre.Le vieux se fâcha tout net, lui coupa radicalement les vivres et ne voulut plus entendre parler de son rejeton, répondant aux questions des amis : — C'est un mauvais sujet ; il a mal tourné ! Au fond, peut-être regrettait-il purfois sa dureté, surtout lorsque, attablé devant un copieux repas, il songeait qu9 ‘‘le petit” no devait pas souper tous les jours.Mais il s’obstinait en se répétant : —C’est pour son bien.A cette heure il s’applaudissait de sa fermeté.Grâce à elle, Roger était rentré dans la bonne voie.Aussi comme on allait fêter son retour 1 On tuerait le veau gras pour l’enfant prodigue ; comme il lui ouvrirait les bras ! Mieux que cela ! Il «’attendrait pas le jour fixé, il irait le surprendre chez lui à Paris.Un père est un père apres tout.En même temps il verrait cet te paire de bœufs qui l’in tri guait.Dix mille francs ! cela valait bion le voyage.Un matin donc, le con cierge de la maison qu’habitait Roger, rue des Martyrs, vit un vieux paysan à la blouse bleue, aux mains calleuse^ s'arrètei indécis devant ea loge enfumée.—"Vous avez t’y un éleveur, chez vous, mon homme ?interrogea le père B'unoy —Un éleveur, répéta le cerhà rc en ouvrant de grands yeux, un éleveur de quoi ?—De bétail, pardine ! Des veaux, des moutons.'—Ousqu’ii les mettiait ?Pas dans roon escalier.je sup pose.—C’est ce que je me disais aussi, marmotta le fermier en se grattant l’oreille.Regar dez ce bout d’écrit, c’est-y point vot’numéro ?c’est M.Brunoy que vous demandez ! Fallait donc le dire, mon bonhomme.Au cinquième, la porte à gauche.Et, tandis que le père montait en soufflant les cent dix-neuf marches qui le séparaient de l’atelier de sou fils, le concierge refermait son guichet en murmurant : —Qu’est-ce qui chante celui-là, avec son élovour ?Au coup Irappé à la porte, Roger, assis à sou chevalet, répondit tranquillement: Entrez! Mais, à la vue de son père, il eut un cri de surprise, et, se levant tout joyeux, vint 6e jeter dans les bras du vieillard, plus ému qu’il no voulait paraître.Les embrassades terminées, le vieux promena un regard soupçonneux autour de lui.Partout des palettes, des pinceaux, des croquis, des esquisses.—Tu fais donc encore de la peinturo ?—A mes moments perdus.Voulez-vous voir mes essais V —Foin de barbouillage ! Et tes bœufs ?Us ne sont pas ma lades, au moins ?-Non, soyez tranquille, répondit Roger en riant.—Feut-on les voir ?interrogea le paysan avec un reste de défiance.—Comment donc ! J’allais vous le proposer.Une heure après, le père Brunoy franchissait, au bras de sou fils, le 6euil du Palais de l’In-dustiie.—Ça sent bon l’écurie ! dit-il en aspirant fortement (le concours hippique venait d’avoir lieu.) Mais, à la vue des galeries de tableaux, sa figure s’allongea en une moue dédaigneuse.— Quelle idée d’étaler là ces peinturlurages ! dit-il.En entrant dans le salon carré, Roger le conduisit devant une superbe toile, sous laquelle se détachait en grosses lettres la mention : “Médaille neur.” —Pardonnez-moi ma cherie, mon père, dit-il ; sais pas élever d’autres queceux-là ; mais je mon mieux.Le père Brunoy était d’abord demeuré étourdi d’indignation, de colère, d’avoir été joué, mais la vue de ce paysage familier, de ces ruminants courbés sous le joug, de cette nature rendue avec une vérité saisissante, amollit son cœur de terrien.C’est bieu ça ! c’est bien ça ! s’écria-t-il en frappant ses mains l’une contre l’autre.Et ça vaut dix mille francs ?J’ai acquéreur à ce prix, oui, mon père.Du coup toute la rancune du vieux se fondit et, avec un largo rire de paysan madré : gars, puisque tu vends la conie plus cher que moi l’original.Arthur Dourliac.• • RECETTES PRATIQUES EXPOSITION REGIONALE -O- Des comtés de Chicoutimi, Lac St-J a >, Char- ENTRETIEN DU MOBILIER Les appareils d'éclairage.—Les |levoix et Saguenay substances qui servent couramment à l’éclairage domestique [Sous les auspiess sont : la chandelle, la bougie, la Société d*a~ l’huile, le pétrole, l’essence mi- culture du Com-nér*de et le gaz.Mentionnons OllicOUti- aussi 1’éclairage électrique, bien mi qu’il ne soit pas encore accessi; ou i ble aux budjets modestes.6?7 (ît O bGpftflHUrC Les chandellicrs, bougeoirs 1898 et flambeaux ne nécessitent que des soins de nettoyage qui n’of-\SlyÔOO O/jCVtCS Cil pviX frentriendeparticulier.il suf- Pour toute information S’a-fit de les chauffer pour faciliter|dres8or à l’enlèvement des taches de suif ou de stéarine dont ils peuvent être souillés.Quand ils sont en L.-J.SA VA RD SECRÉTAIRE-GÉRANT.porcelaine, on gratte ces tachesju*n avec une lame de couteau.Les lampes à huile sont de différents systèmes : à mou* PS&R3K&0SB mkMEK Graines do champs vement d’horlogerie (lampes ^ (le jardins de la Carcel) ou à ressort (lampes tlcmieVC rCCOftc à modérateurs).Les km-VIN ET LIQUEURS LES-PLUS PURES pes dites de bureau ne com- Parfums, Articles ds toilette, Remèdes brevetés, .K AU S r-i.10O.-V, v - .a lit d’élre reçue dirccicmoiit •Icm Non reew.[MMËNSrt AVANTAGE d’hon- super-je ne bœuL fais de portent aucun mécanisme et sont encore assez employés à cause de leur grande simplicité.Lorsqu’une lampe à huile est restée pendant longtemps sans être allumée et qu'elle ne fonctionne plus, on la nettoie par le procédé suivant qui peut très souvent dispenser d’avoir recours au lampiste : Après l’avoir vidée complètement on l’emplit à moitié d’huile d’olive chauffée à 50 degrés environ, on la secoue vi-.vement, on laisse reposer pen- IDU BON dant une demi-heure, puis on enlève l’huile d’olive qui se trouve chargée de toutes les im puretés On mariage, dans la rue FLVÎ 3*1'-?v.?Z ¦- G.V Allez tous en foule acheter au MAGTS! 1 GilEUl Marche PAK KXPKTB.H U I* \ fit P.-H, BOiLY ljuin 98.On signale de New-Bruns-1 13 \ I ! / 4 wick, New-Jersey, un mariage * \J\~J a- a ¦ jY célébré dans des conditions peu.ordinaires.Il s’agit d’un nègre, POIIHlltUITS }H>iir (.Il If garçon de salle dans un restau- TOIlS et KorgCrOIIS rant, et d’une de ses congénères\Pelntnres, Fer, Charbon,etc.à laquelle il faisait la cour de- Charbon : $8.00 lachaudronne.1 I Tt .fi _ 1 lî puis quelques temps.Les deux amoureux Fer : 2 cts la livre ; par gros .ots, 1.85 le 100 livres.avaient On trouvera toujours à ce ma-1 habitude de sortir ensemble gasin un assortment complot tous les soirs.Comme ils fai- da bijouteries,montres, horloges, saient leur promenade accoutu- argenteries, etc.mée, ils ont rencontré un prédf cant nègre de leur connaissun-j ce, avec lequel ils se sont entretenus pendant quelques instant.Au moment où la conversation allait prendre fin, le garçon de salle a proposé à son amie dei profiter de l’occasion pour se marier.La jeune personne a accepté.Un passant qui les P.COLOZZA, PUE RACINE.PRICE Ürothen Company Marchands de bois na A SCIE SUR LE SAGUENAY connaissait a consenti à servir de (émoi,, Alors lo prMicout .|4 chiZoaUmi retire de la poche do sa redin-* * .w gote une vieille bible, et là, sur le trottoir, il a célébré lo maria-Ma fine ! tu es un malin, mon'ge de6 deux nègres.A Paie des I±a J Ha ! A St-Etienne, y A uergeronnes et a Sciu.lt- Au- Cochon
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