Progrès du Saguenay, 14 février 1901, jeudi 14 février 1901
Chicoutimi, 14 Feyrierr 1901 No 2^ V t J .1.Edit.-Prop.: LA CÏE D'IMPRIMERIE tlXJAY-GODBOUT Hos Divisions Dans un art’icio publié il y a quelques semaines sur notre journal, nous parlions dea progrès accomplis à Chicoutimi depuis quelques années, et des changements extraordinaires qui devaient nécessairement se produire par rétablissement de nouvelles grandes industries à Chicoutimi ou dans les environs.Nous disions que l’avenir nous apparaissait tout riant de promesses et nous terminions en affirmant qu’avec de l’entente nous pourrions faire de Chicoutimi une grande ville en peu d’années.Nous n’avons pas changé d’idée depuis ; nous caressons toujours cette espérance ; mais, nous le répétons, pour cela il faut de l’entente.Ah ! de l’entente ! C'est justement ça qui nous manque ici.Les étrangers qui nous visitent comme ceux qui résident à Québec, à Montréal ou ailleurs et qui lisent les journaux, sont étonnés de voir l’esprit d*’ discorde qui existe au sein de notre ville.Eu lisant sur les journaux, no opposition dans les affaires municipales comme au parlement est utile ; elle tient l’autorité sur scs gardes et la approuvent aveuglement les procédé à la lecture du discours atrocités commises depuis le du Trône, commencement de cette guerre.Voici un résumé du document Au Transvaal, le sang coule à officiel : rend prudente.Mais üous par-(flot depuis quinze mois.Nos,' Le discours du Trône fait Valons d’une opposition loyale,quiJscldats meurent par centaines bord allusion à la perte donlou* y va de bonne foi, dans Tinté- Ions les |ours frappés par le* i reuse que vient de fiire Terupire rôt public, et non pas d’une op- balles ennemies ou les maladies!par la mort d'sa reine et aux position qui n’agit que par pas- contagieuses qui font de si ter (sentiments de chagrin profond sien, ne cherchant qu’à exciter ri blés ravages.'ressentis par tout lo Canada.les mauvais instincts et les préjugés.Des hommes aussi mal disposés n’ont pas leur ploco dans ancune chambre de délibérations, parce qu’ils ne savent pas appliquer au bien le talent que Dieu leur a donné.Mais à présent que les luttes électorales et municipales sont finies, comprendra-t-ou en certains quartiers que toutes les désagréments qu’on pourrait soulever seraient inutiles à leur cause ?Va-t oa enfin ouvrir les yeux po ir constater que tout le mal qui pourrait être fait le serait au détriment de la ville ?Ces chicanes intestines ont déjà duré trop longtemps.Elles nous ont déjà causé un tort considérable.Voit ou cria ù à Québec, à Montréal ou dans aucune autre ville ?Non.Les élections terminées, tous On tue, on brûle, ou pille ; en un mot, on est témoin de toutes les horreurs réunies Au quatre coins de ce petit Tons les sujets canadiens sympathisent de tout cœur avec la famille royale dan?sa douleur, et jurent fi délit* ai non- pays on sème la mort, la ruine, veau Roi Edouard Vif.la désolation.Mais si les peuples du monde entier désirent voir 1a paix se rétablir, si une bonne partie du peuple Anglais veut la lin de la lin de la guêtre au moyen d’une entente honorable, il n’en est pas ainsi d’un certain groupe de politiciens anglais, qui no se ront satisfaits que le jour ou les boors auront été chassés de leur pays ou complètement anéantis.Ou sait on Angleterre et ail leurs que, personnellement, la défunte reine Victoria ne dési rait point cette guerre.Elle dut y consentir cependant; mais son cœur saigna eu face des revers que devait nécessairement éprouver sou armée Or, connaissant ce fait qui est de notoriété publique, connais i Ban t l’attitude pacifique du | immenses succès rt Roi, eu face du sentiment uni-'ta Canada à l'Expo?lisant ces écrits qui ne voient lo jour qu’à Chicoutimi, ces gens pourraient, bien dire que notre population nVst pas civilisée et que qu’aurions-npus à répondre ?De l’entente ! Mais nous pourrions en avoir si les fauteurs de discorde voulaient une bonne fois cesser leur œuvre néfaste et aider les autres citoyens à accomplir les gron des choses nécessaires à l’agran dissement et à la prospérité d’une ville.Cependant, • nous croirions faire injure à notre population si nous n’ouvrions ici une pa renthèse pour dire qu’m général elle est paisible et bien dis poséo à marcher de l’avant.Ce serait lui jeter l’insulte en pleine figure que de la rendre responsable de tout ce qui s’est passé à Chicoutimi depuis deux ans.La grande majorité de nos adversaires 6ont aussi do bonne foi ; ils voudraient, comme nous voir grandir notre ville ; mais sans le vouloir, ils ont pris le mauvais chemin, paroe-qu’ils étaient dirigés par un agitateur qui no cherchait quo la ruine de nos industries, compromettant par son bavardage insensé nos intérêts les plus chers, es plu 3 sacrés.On 6’est joué d’eux de la manière la plus odieuso dopuis quelques années et il» s’en aper • 4.J ardeur nouvelle.les citoyens honnêtes s’unissent non pas cesvcritiques sage qh’onjet trr vaillent pour lo plus grand voit ailleurs mais ces articles bien de leur localité.verscl, le.gouvernement anglais dévergondés, incendiaires, suin-! Mais pour se venger d’une vient do faire un suprême effort tant la haine et le dépit ; en défaite, d’un ennemi personnel, pour pousser les hostilités avec nous ne les voyons pas s’achar une plus grande activité, une ner contre leurs industries locales Ah ! si ceux qui sont l'objet de ces remarques, voulaient se dépouiller un peu de leur esprit de parti, du vieil homme comme on dit ; s’ils voulaient mettre une épaule à la roue, avec les brillantes perspectives qui s’offrent à nous en ce moment, l’avenir de la ville serait assuré.Uu paragraphe est consacré au retour au loyer do nos soldats qui ont si vaillamment sou • tenu là-bas, A travers les copies ri sur les sables brûlants du veUP Africain, l’honneur du nom canadien et du drapeau britannique.Le gouverneur exprime l’espoir que le duc de Cornwall et York acceptera l’invitation qui lui a été faite de visiter lo Canada dans le cours de Tété prochain.Le discours du trône parle ensuite de la visite du gouver* neur gén i al à Dawson City,durant laquelle Son Excellence a pu jonstater que la prospérité y règne et que Tordre public y est strictement observé.Il est au^si question des remportés par wition cl* Fi- ns Le gouvernement canadien souhaite la bienvenue à ji nouvelle Confédération Auoiiulien* ne, et ex prim) l’espoir qu’elle Une dépêche de Londres an-contribuera A consolider l’Kta- Edouard Vil et la Guerre Sud-Africaine Lo3 dépêches nous annonçaient il y a quelques jours que notre nouveau roi Edouard VII avait lancé une proclamation par laquelle Sa Majesté se proclame Suprèino Lord du Transvaal, prenant les républiques sud-africaine sous sou contrôle immédiat et indépendamment du reste du reste de l’Empire.Edouard VII est, parait-il, disposé à traiter ces deux républiques avec la plus grandes bienveillance, à travailler, au rétablissement de la paix par le moyen de la conciliation.# Cette nouvelle a été bien accueillie parla presse do tous les pays et un sentiment do reconnaissance s’est échappé de pies- nonce, en effet, que le ministère l‘s citoyens de cette ville.à ac* cet-pas Le9 Fondai on llardnnald "rdaesti n Mamelle Itepni'feuinil (ft1 I/agricul-(me Progressive L’esanjen des sélections de bl*: envoyés pour le concours de g ai n cle semence, ouvert cpàce a ia générosité do S;r AY.C.Maedonnld, est complété, et nous en donnons ici les résultats.Les .éhultats de l’examen des sélections d’avoine suivront eous pou, le travail requis par ces dernières n’étant pas encore entièrement terminé.Ces prix sont décernes aux jeunes gar.çons et aux jeunes filles vivant sur les fermes canadiennes, et qui ont accompli un certain travail prêtent en plus du choix de et s sélections.Une liste de prix avait été préparée pour chaque province de la puissance, les Territoires du Nord Ouest étant considers comme une piocince pour ce but Les sélections reçues pour le concours consittaient en 100 épis choisies par lo concurrent et appartenant à la variété avec laquelle ce dernier a commencé son travail de gradation.Une marque a été accordée pour chacun des grains portés par ce> 100 épis, et 25 marques ont été allouées pour chaque gramme ou poids total de ces grains.Nouvelles conditions roux 1901 et 1902 Je regrette infiniment qu'un si grand nombres de nos jeunes amis qui avaient exprimé le désir de prendre part à ce concours.ifaient pu accomplir le travail prescrit dans la saison de 1900.J’ai reçu do ces derniers un grand nombre do lettres, venant do toutes les pro vinces me priant de prendre, si possible,les mesures nécessaires pour les autoriser à rentrer dans le concoure le printemps prochain.C’est mon désir que toutes les chances possibles soient accordées à ceux qui se sont inscrits do bonne foi, mais qui, pur suite do circonsteuces imprévues se sont vu obligés de îénoncer a leur entreprise.Ausm dans le but de venir ame a ceux qui désirent repren dre l’ouvrage, sans causer aucune injustice aux concurrents :e année,mais qui n’ont réussi à remporter de prix, concurrents désirant profiter de oet avantage devront en faire la demande, et de plus s’engager * continuer leur travail de sélection avec la semence qu’ils ont déjà choisio aussi bien qu’avec celle que je tâche.‘ai do leur fournir.Ceci fera une autre parcelle de grain nour les deux innées 1901 et 1902, c’est-à-dire que lo concurrent voulant profiter de mon offre aura à prendre soin de deux parcelles de errain d’un quar* d’acre chienne, l’une-contenant la variété avec laquelle il a commencé à con courir, l’autre, la variété que je lui enverrai.Le concurrent opérant ainsi sur deux parcelles de blé ou deux parcelles d'avoine n’aura pas droit a un prix pour chaque parcelle, mais il pourra n cevo*r un prix pour le blé et un prix pour i avoine.C* prix sera pour le concours annuel et le concours final décorné à la parcelle qui a obtenu le plus grand nombre de marques.Afin que les mesures nécessaires pour obtenir et distribuer la semence puissent être prises à tempe, mes jeunes amis seront obligés do fairo leur demande aussitôt quo possible en février.Ils devront indiquer quelle sorte de grain ils désirent recevoir, blé ou avoine, et donner l’adresse du bureau de l’express le plus rapproch* do leur village.J.-A.N.Robertson.LA GUERRE L’ANGLETERRE DEMANDE AU PORTUGAL DE L’AIDER Londres 12—Une reaffirmation solennelle do l’alliance anglo-portugaise est à la veille de te produire, dit le correspondant de Lisbonne au “Daily Mail”, et l’Angleterre va demander au Portugal de débarquer des troupes portugaises pour garder certains points de l’Afrique du Sud afin de per mettre aux tioupes anglaises, occupés à ces endroits, do se joindre aux colonnes de service actif.LOTHA RETRAITE Londres lh—Le bureau do la guerre a reçu la dépêche sui- tyant complété leur travail Dourlchemiu.vaut de Lord Kitchener, com mandant en chef eu Afrique Sud : Prétoria F*—Los troupes opérant vers l’est, ont occupé Er-tnelo, le U février, sans avoir rencontré beaucoup d’opposition.Un corps considérable de Boers, estimé à 7,U00 hommes sous le commandement do Louis Botha, se sont (retirés vers l’Est.Environ 800 chariots conte-ou inant des familles ont traversé Ermolo, on route pour Amsterdam, et une grando quantité de bêtes à cornes suivent le même Un délégué de la paix, condamné à mort, et antres prisonniers ont été amenés aveo les Boere.,.Tons les rapports disent que les Boers Bout excessivement irrité*.Cinquante Boers se sont ren* dus.Louis Botha avec 2,000 hommes, a attaqué le camp du générai Smith-Dorrien, à Orangé Bothwell à 3 heures du matin, 6 février.Botha a été refoulé après une bataille assez vive.Le général Spruit a éfé tué./ Le général Randemeyer a été grièvement blessé, deux ‘field cornets” ont été tués.Vingt dos moits boers ont été abandonnés entre nos mains et plu sieurs dangereusement blessé-'- Nos pertes 6ont de vingt-quatre tués et cinquante-trois blesses On dit que l’attaqne du côté do l’Est a complètement fait échouer les nlans de l’ennemi Cela a causé une véritable panique chez les Boers dans ce district.Christian D-AVet, parîit-ils, traverse la ligne au sud de Ja-gersfontein se dirigeant ver® l’ouest, n’ayant pas réussi a traverser à l’est de Berlliuite.Dans ia Colonie du Cap, Calo-nia a été occupé par le colonel Delisle, qui a pénétré dans l’endroit le (> lévrier L’ennemi s’est retiré vers Vienhardt.Le colonel Haig.pourchasse les commandos du centre an nord-ouest vers Aberd-en.Une dépêche de Cape Town, datée du 5 dit : Lo commando de Kentzaiger, composé de Boers envahisseur a été obligé de retraiter promptement d’une localité au sud de IIatland8 Station, vers nord est.Los Boers ont été surpris par les troupes sous lo commande* ment du colonel Hing, et ils ont < té obligés d’abanaonner leurs chevaux de trait siusi qu’une quantité de cBrabines Un corntncndo, peu nombreux, sous les ordres du commandant Schepers e6t dans les environs de Spreewfontein.dans le district du sud do la colonie au Cap, à environ 10 de Mossel Bay.CHEMIN de FER de /% saElAN DISTRICT ELECTORAL DE CHICOUTIMI & SAGUENAY Extrait des états de comptes des dépenses d’élection faites par Paul Vilmond Savard, écuier, candidat à l’élection fédérale du 7 novembre dernier, 1000 ainsi que des d penses de ton agent à la même élection, suivant comptes produits entre' mes mains le 8 février courant savoir : ’ lo.Montant des dépenses personnelles du dit Paul Vil mond Savard entre lo 10 octobre et le 7 Novembre dernier pour pension, charretiers, dépêches télégraphiques, etc., §248.00.2o.Montant des dépenses faites par Edmond Savard en sa qualité d’agent du dit P.V.Savard à l'élection sus citée, pour loyer de comité, etc., §205 3G.Chicoutimi, 11 février 1901.Edm.Savard, M.D.’ Agent.O.Bossé, Officier Rapporteur.COMMENÇANT DIMANCHE, 30 •epfcomK-1900, lot IrAioi voyagiront comme mit : DEPART DE CHICOUTIMI POUR BOBKBVAL BT QÜJEBEO 7.30 A.M.—Express direct, avec char parloir mercredi ©tvendredi arrivant à Roborval à 12.15 P.M.et à Quebec à 9.50 P.M.7.00 P.M.—Express direct avec char dortoir lo dimancho souloment, arrivant à Roborval il 11.00 P.M, ot à Qaéboc a 8.50 A.M.DEPART DE BOBERVAL PoüB CUICOOTIMI 5.00 P.M.—Express, mardi ot jeudi arri- vant a\ 9.10 P.M.3.50 A.M.—Express io dimancho Boulomout arrivant à 8.00 A.M.POOR QUEBEC 10.10 A.M.—Express direct avec char parloir mercredi ut vendredi arrivant à 950 P.M.9.05, P.M-—Exprès diroefc.avec ch ir dortoir, le dimancho sculomeuf arrivant A, 8.50 A.M.’ DEPAKT'DE QUEBEC POUR ROBCRVAL ET CUIOOOTIMI 7.30 A* M.—Express direct (avec char parloir pour Chicoutimi arrivant à Robe rval à 6.55 P.M., et A Chicoutimi il 9.10 P.M.mardi et jeudi.6.30 P.M.— Express direct lo samedi seule- ment avec cchar dortoir pour Chicoutimi, arrivant A Roborval Il 5.3;> A.M.ot il .’hicouti-mi à 8.00 A.M.20 MINUTES au lac Edouard pour" prendre le lunch.* Lo fret uo sera pas reçu Québec après 5 heures p.m.Excellentes terres à vendre par le Gouvernement dans la vallée du Luc St-Joan a uos prix nominaux.L® chemin do fer transportera les nouveaux colons et lours familles, ot une quantité limitée do leurs effets do ménugo GRATIS.Avantages Bpéciaux offorts ceux qui établissent dos moulins ou autres industries.Pour ronsoignomouta au sujot dos prix pour Iob pus* agora ot pour lo fret, •’adresser aux baroaux delà Compagnie au Terminus ru© St-André, à ALEXANDRE HARDY agent général pour les pacagera ot lo frot.J.-G.SCOTT, Gérant Général Quebec le 29 Bept*~''ve 1900 POISSON.FRAIS Homards Vivants, Huitrcs Baltimore Morue Fraîche, Petits PoissoosElc, LANGUES ET FOIE UE MO* EUE.Nou8 aurons continuellement de ces poissons à vendre à l’avenir.V.G.GUAY & CIE.Joseph Gilbert CYRIEn MAGASIN GENERAL (Chez Joseph Larouche, en face cle chez Colozza & Gobeil; Tient toujours en mains un stock considérable do marchandises sèches, chaussures, Hnrdos Faites, bijouterie.0, etc., le tout à BON MARCHE.Sn&’iulUôs Lunettes t‘l OVKDbU?A Louer Ulie magnifique propriété nouvellement construite, sur la rue Montcalm, pré» du terrain do l’Exposition, à 'de bonnes conditions.* S’adresser à Mme Vve Xavier Brassard. ¥ W DERNIER AVIS Nous -donnons un dernier avertissements à nos abonnés TetaTdstaires d’avoir à nous payer leurs arrérages sous le plus court délai.D’ici à quelques jours nous mettrons tous ces comptes entre les mains d’un avocat Qu’on veuille prendre note de cet avis.LE PROCESS DUSAGÜENAT Les Elections Municipales SONT CONTESTEES Malgré le mauvais temps une foule considérable avait voulu accompagner à sa dernière demeure ce brave citoyen et franc chrétien, un des vigoureux pionniers de la colonisation sa-guenéenne dont les rangs vont s'éclaircissant de jour en jour parmi nons, mais dont l'œuvre de géant grandit sans cesse et constitue aujourd'hui l'espoir et l'avenir de la nationalité canadienne-française.^ Quo r&me de ce chrétien modèle repose eu paix ! Mardi, l'élection do trois conseillers de la ville a été contestée : celle du maire Guay, celle de M, Lonis Morin et cel:e de M.Edouard Lemieux.Inutile de dire que c’est en* core M Bel ley qui est au fond du sac.Ces actions sont rapportables le 21 février.Si no3 adversaires croient pouvoir se Tattrapper par ces poursuites, il se trompent grandement.Feu Jean-Bapfistii Jean Jeudi dernier, 7 février, à 2 heures du matin, est décédé à Saint-Dominique, M.;.Tean-Bup-listc Jean, Agé de 89 ans.M Jean est né aux Eboulemente, comté de Charlevoix, en l’an 1812 Pondant tiente aiu.il tut navigateur, conduisant une magni fiquo goélette entre Québec et Plie de Terreneuve.Il était très habile marin.Bien des fois il eut à soutenir des luttes terribles avec la tempête qui menaçait de faire sombrer 6on petit navire, et toujours il sortit victorieux ùe ceB luttes.Le capitaine Jean se faisait remarquer par sa grande gaieté et son ex* cellent cœur.Tous ceux qui le connaissaient aimaient à vivre en sa compagnie.Vers l’année I860 lî.Jean qui était alors père de huit enfants, se décida d’abandonner la navigation pour créer à ses enfants un gen re de vie moins périlleux que le sien.11 vint alors se fixer è Saint-Dominique, aujourd’hui une dos plus belles paroisses du ccmté de Chicoutimi, mais qui était alors presqu’enlièremeni couverte par la forêt vierge.Il acheta plusieurs lots do terre sur lesquels il s’établit avec «es enfants.C’est sur la propriété où il s’établit alors qu’il s’est L’Année Sainte L’OUVERTUIlB DU GRAND JUBILE Dimanche a eu lieu l’ouverture du Grand Jubilé.La procession a été des plus imposantes.Au delà d’un millier de fidèles, malgré lo froid sibérien qu’il faisait, formaient la procession qui étap précédée d’une bannière du Sacré-Cœur.Les fidèles se formèrent on procession à la Cathédrale.D.: là on se rendit à la chapelle du Séminaire où des prières furent récitées La procession continua à la chapelle de l’IIôtol-Dieu, puis elle revint A la Cathédrale et se rendit ensuite jusqu’à l’église du Ba«sin où il y eut un salut du Saint-Sacrement.La joute de Hockey entre le olub "Laviolotte" et le club “Chicoutimi" aura lieu mardi soir le 26 courant.Lo “Laviolotte” est un des meilleurs clubs de la ligue intermédiaire.Lundi, il y a eu joute entre le club “Victoria" et le club “Vétéran".Résultat : 6 à 1 en faveur du "Victoria.” Produits Agricoles Prix établis pur un comité du Cercle Agricole de Chicoutimi : Semaine du 14 au 21 fev.S c 0.25 S c.0.20 Beurre, la livre Oeufs ordinaires, doz.Oeufs frais pondus, doz 0.22 Patates, lo mi not 0.40 0.50 Oies, la pièce 0.50 Dindes, la couple 2.00 Poulets, “ 0.50 Paille, le 100 bottes 4.00 5.00 Porc,le 100 livres 7.00 N.00 Mouton, la livre 0.05 0.00 Bœuf, la livre 0.05 0.06 Foin, Ks 100 bottes 9.00 10.00 PRODUITS DE CHASSE Lièvres, la couple 0.30 0.35 Perdrix, “ 0.3/ Truite D BOIS ET CHARBON Tremble, la corde Epi nette Bouleau Cette visite d’une église è Merisier l’autre, à cette saison de l’année surtout est très imposante Ces visites seront continuées pendant cinq diraanch?s consécutifs.Une Affaire Mystérieuse EST-CE UN VOL ?• V ^ • Vendredi, une curieuse affaire s’est déroulée dans un magasin de cette ville.M Morrier, comptable à l'établissement de M.Alfred God-bout, industriel, et,t allé chez M.Hamel, confiseur, afin de lui remettre quelques contins qu’il lui devait M.Morrier prit son porte-monnaie qu'il déposa sur le comptoir tout en parlant avec M.Hamel.Ce porte-monnaie contenait entre autre argent une somme» de $45 appartenant a M.God-bout.M.Morrier croit qu’il a oublié son argent sur le comptoir et qu’une autre pinson ne le lui a volé ; mais ce ne sont là nno rb»s annnnsifions.( o n'est Charbon 0.40 0 10 $2.00 j 2.2.0 2.75 8.00 8.00 NOTES LOCALES Euchre Party Hier 6oir le club “Victoria" a donné un charmant Euchre Tarty, au Château Saguenay.Une centaine d'invitations avaient été lancées.LfL réunion a obtenu le plu6 grand succès.Les invités se ont amusés on ne peut mieux.Personnels M.Blagdon, agent voyageur, est à Chicoutimi.i miqa« cet hiver à Chicoutim ff Les cas sont innombrablos.11 y a aussi plusieurs cas do diphtérie chez les enfants.Ab lac Bouchetto M.Xavier Lapointe vient d’être élu Haire de St-Thomas d’Aquin (L*c Bonchette,) en remplacement de M.Damase Jalbert.X ' ACCIDlN Mardi soir, Mme Dr Savard a été frappée par une voiture sur la rue.Les jeunes qui conduisaient la voiture semblaient quelque peu en goguette, et le choyai avait une allure désordonnée.Mme Savard a été frappée par le cheval et renversée sur sol.Eau et Lumière D’hui au 24 courant, la lumière électrique et l’eau manqueront à plusieurs reprises.Avis aux abonnés de se préparer en conséquence.A VENDUS 120 acres de terre.18 tètes de bétail, puis 13 vaches à lait, porcs, mouton?, moulin à battre, crible, faucheuse, moissonneuse, rouleau, h »rs-s à-ressort, herse ronde, ch irrue d'acier, quatre» roues, train,(time),Grande Sleigh.Le tout à prix très modéré S’adresser à Charles Drolet Si-Alphonse.Perdu Une robe de cariolc gri v\ de* puis chez Chs Dallaire de Sto-Anne à Chicoutimi.Prière d’en faire remise chez M Augti te Dufour,di Ste-An* ne ou au Progrès nu Saguenay M.Roger Bergeron, de Sha-winnigau, était ici ces jours derniers.M.P.A Guay est revenu dimanche d’uu voyage à Montréal.M Thomas Perron, forgeron, est parti mercredi pour Montreal.RUBBERS ai MilcG-aron, de St Jerome, est l’hôte de Mme Gosselin.SfôB TV/ Naissances | A Ste-Anne, vendredi, matin, Son service fut chanté samedi dêiorëinnivür.' I l’épouse do M.Lonis Savard, par son petit fils M.l'abbé do M.Morrier a t il perdu cet un coller l’oreille à la cloison qui séparait sa chambre de celle de la comtesse ! Et là immobile, retenant son haleine, il avait écouté longuement, devinant les pleurs con.tenus pendant la journée et qui alors se donnaient un libre cours.Il entendait des phrases entrecoupées, des prières [jétouf fées qui s’envolaient vers le ciel au milieu des sanglots et des larmes.Et si nous retrouvons le lieutenant de police assis à sa table le travail, le front appuyé dans ses mains, comme un homme dont l’esprit s'abitno dans une profonde médiation, c’est que le comte avait eu la prouve que Mme de Linières avait passé la nuit à pleurer et à prier.Et s’il n'avait pas brusque ment pénétré dans sa chambre pour surprendre la comtesse en flagrant délit de désespoir, c’est qu’un sentiment do tendresso et de respect l’avait retenu sur yeux, narcourant du regard le contenu.Puis il laissa tomber lç papier sur la table, avec un geste do mécontentement, et agita violemment la sonnette.Un huissier parut.—Les employés sont-ils arrivés ! demanda t-il d’une voix brève.—Ils attendent les ordres de Monseigneur, fit l’huissier en s’inclinant.—Qu’ils entrent.L’huisicur ouvrit la porto et s'effaça pour laisser passer une demi douzaine d’individus, en tête desquels marchait un petit homme, au visage de fouine, dont les petits yeux pétillaient sous une arcade sourcièré déme suraient proéminente.—Messieurs, commença lo der.C’est une affaire fort grave ; restez : L’employé s’inclina.— Quant à vous, messieurs ajouta le lieutenant de police» vous pouvez vous retirer.Une fois seul en face du petit homme aux yeux pétillants» M.de Linières prit un air sé.vère : —Comment peut-il se faire, Monsieur Merest, dit-il d’un ton bref, qu’uno jouno fille- soit enlevée, en plein Paris, à huit heures du soir,sans quo personne s’y oppose ?L’employé, avec un sourire affecté, répondit : —Il y a des coquins si habiles, monseigneur ! La riposte à cette 1 épouse,qui empruntait une forme plaisante, ne se fit pas attendre.lieutenant de police sans lever* —Alors, nos agents ne le sont les yeux rte dessus le rapport'guèrc ! s’écria le comte eu fron- qu’il anotait, jo vous ai fait venir de meilleure heure que çant les sourcils.Le petit homme m fiu pas dé- d'habitude.Il en sera ainsi monté.chaque matin, jusqu’à ce que Baissant les yeux pour regar-l’aie liquidé toutes les affaires dor en dessous son interlocuteur que m’a léguées mon prédéces- irrité, il répondit d’une voix seur.[humble.—Nous sommes aux ordres de avoir raison do la résistance) 8eu'^ C0I*e chambre dont possible de son neveu, sur ]a une Qvait fait lo sactuire comtesse, que Roger affection-|de 50 tlouleUr- M.do Linières avait battu en retraite vers son cabinet do liait comme il eût aimé une sœur ainée.La veille,M.do Linières avait écrit au chevalier d’avoir à sel G était là qu il trouvait, de-présente, le lendemain, à son rr0*8 m°is» U11e déerivation aux hôtel.Ce n’était cependant pas pour y attendre son neveu quo le sombres pensées, dans le travail qu’il s’imposait.Aussi après avoir relevé- la lieutenant de police avait pas- comrue 8 U 60 fut arraché s'* une partie de la nuit dausp un en£oul'dissement doulou-son cabinait de travail.roux de 1 esprit pour sc soure- ^ Chez M.de Linières les préoc nir (les devoin5 que lui impo-cupations des fonctionnaire cé- sa'^ sa situation, le comte se daient sonvant le pas aux tour- ra’! ® compulser les dossiers ments qui agitaient le cœur du K1” cmc0Tr,Lraient son bureau, mari.U parcourait et classait les *• Seize ans d’une existance con- ParPerasses,s interrompant pour jugal absolument correcte, dercr’re,do ^mPsà autre,quelques part et d’autre, n’avaient pa uo^« destinées aux agents qu’il éteindre lo doute qui, chaque ava't *a^ invoquer pour le jour jour,avaient plus profondément ,ü^me- pénétré dans l’esprit du comte, lout à coup un pli annoté sur le véritable motif do la a^jra son attention, grande tristesse que Mmo de Sur 1 enveloppe étaient écrits Linières cherchant en vain ^ Jces mots : dissimuler.Et ce doute et s’agravait de la tendresse do plus en plus pro fonde que la comtesso inspirait à son mari.L’affection respectueuse que [t-il avec un froncement do sour, •elui-ci lui [témoignait ressem- sils qui témoignait d’une vivo blait à de la résignation.Sa préoccupation.“AFFAIRE BU PAVILLON DD BEL-AIR.’’ -Ah ! ce rapport ! murmura- Mouseigneur, répondit, en faisant la bouche eu cœur, le petit homniBs à la figure de Louise.—Je vous fournirai l’occasion de me lo prouver, M.Marest, dit le comte en prenant une liesse de papier.Et se levant : J’ai signé les ordonnances les plus nigentes, les voici.Et tout en distribuant aux employés les papiers qui revenaient à chacun d’eux, le lien-tenant de poliae ajoutait : —Je lie saurais trop vous recommander de surveiller activement les tripots, les cabarets, tous les bouges qui servent do lieu de réunion aux malfaiteurs." Donnez impitoyablement la chasse aux mendiants,traquez les voleurs.” —Un gibier qui pullule, ha.sarda M Marest.—C’est à vous d’étre lo surveillant do ce gibier-là, Mon.sieur ! riposta sévèrement M.de Linières.Marest s’inclina, les lèvres contractées par le sourire habituel à sa physionomie.Les autres employés se sentaient mal à l’aise sous le regard mécontent du lieutenant;de°po lice.* Celu:-ci reprit,ponctuant chacune de ses phrases : —Lo roi ne vent pas que les scandales du précédent règne se renouvelent.Il faut met- treun terme auxattaques uoc- tûmes,.àces enlèvements criminels quijportont la honte et lo désespoir dons les familles .S'adressant alors à Marest : —Vous m’avez remis, à ce Ijet, un rapport sur lequel i’ai (A Suivre) GUINDE REDUCTION D’ici a un mois ; Sur CIGARES & LIVRES DE MESSES Chez GUAY-GODBOUT.yrap” J.-A.-S.LAPOINTE, L.L.L.AVOCAT.Bureau : Rue Raénèî Chiooutimi, au o'ad de la cote Boa sé.HOTEL * * * * * * CHICOUTIMI condescendance, sa soumission J Et ouvrant le pli il y jeta les dos explications à vous deman Cet hôtel nouvellement bâti sur un site magnifique, dans un quartier des plus fashionables de la villo, en face du Château Saguenay, à proximité de3 chars et du bateau, vient do subir les améliorations les plus modernes et offre aux voyageurs et au public en général tout le comfort désirable.LES PRIX] SONT TRES MODERES Excellente cuisine, sorvico parfait.BAR Le propriétaire est heureux d’annoncer au public la réouverture de sa bar qu’il a organisée sur uu excellent pied.Un y trouvera vins, liqueurs et cigares do premier choix.¦CHAMBRES Il y a actuellement 54 chambres pour pensionnaires, y compris chambres pour salon ot chambre sà fumer, toutes éclairées à l’électricité.J J08.1NER0N.Propriétairo
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