Progrès du Saguenay, 3 octobre 1901, jeudi 3 octobre 1901
Chicoutimi, 3 Oct lOOI No rt Edit.-Prop, : X.A CIE D’IMPRIMERIE GUAY-GODBOUT »• JPKIX DE L’ABONNEMENT montrer comme je suis adminis- Unnn .trateur et économe.Vous allez “¦*'Pas'°d âbonnninonV p^,V mita.* * do 5Î coramc les créanciers vont m* mois.'Tarif des annonces être surpris.Je veux me faire un nom et en faire un au notai* Trcmiere insertion, r ligne.lOcts rc Trernbiav.Je veux enlever jDscrüonssubséquentes.Sctv'à Paradis et à Alain 'es affaires tcimttc1fSPéCialP0Ur lc3 annoncc9 àlongs|de faillites *t montrer comment JVvis de décÔ3, mariages ou naÎH9ftnces.C0cts( on peut tirer bon parti des &ff&l Adresse Postale Chicoutimi,P.Q.’'CHICOUTIMI.3 OCT 1901 La lipdilioD duGLatcaii res du Château Saguenay.Les créanciers ont bien ’ fait de suivre mes conseils et de re-fnser 25 cents, Nous allons leur donner pius et le Château va nous rester entre les main?.Vous allez voir.Après que j’aurai fait un succès de cette affaire, cela m’aidera aux pro chaînes électious municipales et j’administrerai les affaires de La Semaine Commerciale du la ville aussi bien que j’aurai administré les affaires du Château Saguenay.” Tout le monde le sait, ce n’est pas M.Tremblay qui a liquidé ies affîires du Château Saguenay, c’est Maître Bel ley qui a dirigé l'affaire.11 n’a pas eu grand trouble.Tous les midis, entre deux verres de viu, il tra vailiait avec son cher notaire à préparer le mémoire de frais qu’il allait présenter au juge.27 septembre, publie un article fort intéressant et qui couvre • deux grandes pages, concernant la liquidation du Château Sa- vguenoy, qui a été faite par M.Lucien Tremblay et M.L.(J.Belley, avocat.Ce no sont pas bs créanciers qui avaient ohar-: gô MM.Tremblay et Belley de la liquidation du Château-Sa* :guenay.C’est toujours la môme histoire qui 6e répète à Chicoutimi.M.Belley a été député un jour malgré les électeurs, il est devenu conseiller de la ville de •Chicoutimi malgré les contribuables, iU été chargé do la ¦liquidation du Château Saguo-xnay malgré la grande majorité • des intéressés.L’aTticle de la Semaine Commerciale est édifiant.Il y man • que cependant desdéiail» fort importants au point de vue lo «cal et nous allons en toucher < quelques uns.liaisons d’économie.C’est par • économie, pour rendre la liquidation moins couteus.*, pour • éviter des frais considérables, des dépenses do voyages, que M.Belley, au nom do quelques •créanciers seulement, qui s.t laissaient prendre au piège, réclama la nomination du uotaire Tremblay, un homrao de la \placc, qui ferait la liquidation à bien meilleur marché que MV.E.Paradis, un étranger, habitué aux gros mémoires de -frais.Le juge Gagné, en accordant • la requête de M.Belley, on nommant le notaiio Tremblay, s’appuya sur les mêmes arguments.11 pensait absolument comme M.Belley, quelque chose de bien nouveau, voulait éviter des frais, donner aux créanciers toute la chance possiblo d’étre payes.La liquidation, faite par le notaire Trembiay, aidé s lumières, des connaissances légales et des conseils de M.Belley, qui chargerait bien bon marché pour ses services, coûterait peu de chose Ca allait coûter bien bon marché, tout le monde allait être content et Huître Belley disait a ses amis : '‘Je vais fane ouvrir les yeux aux gens et leur Qu’on prenne1 note d’une chose : Il y avait dam l’affaire du Château-Saguenay un immeuble et des meubles.Lc liquidateur n’a rien, absolument rien eu à faire avec l’immeuble qui a été vendu par lo shérif, sur poursuite d’un créancier et tous les frais concernant l’immeuble ont été payés à môme le produit de la vonto de l’immeuble.Donc, les $4,792.43 portées au chapitre des dépenses n’ont rapport qu’à la liquidation do l’ac tif mobilier qui a produit $4,* 788 70 de recettes Nous félicitons vivoment le liquidateur, l’avocat Belley et môme la cour sur lo succès qu’ils ont remoorté.C'est sans doute par économie que la cour a taxé le mémoire du liquidateur à $1,711.60.C’est sans doute p\r économie, pour protéger les créanciers, que la Cour a accordé $1,255.97 à l’avocat Belley, qui remarquons lo encore, n’avait pas môme été l’avocat des requérants lors de la faillite.Grâce à l’économie et à la - — - i m ^ Ce mémoire de frais, il vient sage administration do MM d’être oublié 6ur la Semaine ;Tremblay et Belley, les créan-Commerciale, auquel nous réfej^cien.sont en iace d’un déficit rons nos.lecteurs, avec remau,apparent do $3 78, mais en ques fort judicieuses : In Re CHATEAU SAGUENAY Etat des Recettes et Dépenses Recettes— Remises faites par les compagnies d'a* Accompto sur le loyer du Château.Emprunt à la Banque Naaonale.Loyer de la salle du barbier.Vente des meubles.Dépendes— Payé à L.Alain, avocate.Payé à Win Tremblay, inspecteur.Payé à M.Martin.l'ayé â L G Belloy, avocat de la liqui- $ 119 15 25 00 500 00 19 55 4,125 00 $4.788 70 $ 172 35 30 00 50 00 1,255 97 « réalité beaucoup plus élevé que cela.En effet, le?inspecteurs, au nombre de cinq, ont droit chacun à $100 et il n’y en a que deux, MM.Martin, et Tremblay qui ont reçu des à comptes, l’an $50, l’autre $30 00.La surances ° .$ 119 15 succession doit donc $420 aux .inspecteurs.Et il paraît qu’il V T y a encore des créanciers de la liquidation et que le déficit réel s’élève à bien prè3 de 51,000.Il y a autre chose encore.-' Le liquidateur serait bien aimable de renseignor l»s intéressés sur sa tiansaetion do Binque qui est loin de se babneor.La liquidateur serait encore bien aimable de relever ses livres et de constater s’il n’a pis reçu, après la cession, certains argents des débiteurs de la compagnie.La ?Semaine Commerciale et tous les hommes d’affaires de Québec, sont, avec raison, scan* dalisés dn mémoire de f-ais de MM Belley et Tremblay.Voiei quelques remarques frites par ce journal et ce no sont pas lo3 plus violentes : La liquidation du Clnleau-Saguenay a donc essentielle* meut, uniquement, profb.é au liquidateur et à l’avocat n.igônt générai BUREAU d’Affaire, Rue Racine Côte de la Banque Nationale.Représentant les Oies Stiivan > tes : CONTRE LE FEU : North British and Mercantile The Imperial Ins.Co The Atlas Assurance Co SUE LA VIE TMB MANUFACTURERS LIFS INSURANCE CO.The Dominion garantie and accident Co Agent Secrétaire de la Com pagnie de PRETS et PLACEMENTS de Montréal.Agent d’immeubles.A VENDREau contre de la ville : 14 lots à bâtir à bonne condition.ïnA!?T!?(3 niinni ntmi KJ mi 1ÛÛ AV v AliLuS JOS.-P.OU w LET ARCHITECTE et Evaluateur No 22 RueBuade, près de la Baai-liaue Québeo- 4 i .HiT- ¦- i AVOCATS FLOR DE CARON A PRIME & FLORID OR CALIPER ST GEORGES M AB AM MA REG.PUELTA TOD SLOANj MY SPECIAL CHAMPANA Menez voire commande a la maison GUAY-CODBOUT .v < *TV ' r\ 1HIC0ÜT1MI Gram Phone 700 arpents de terre à Ste-Anue avec bâtisses roulant.Con ditions aciles 1 J.À.Tonsignant, Horloger et Bijoutier 3 L expérience que j'ai acquise on travaillant longtemps dans des meilleurs ateliers de Québec, me permet de m’adresser avec confiance au public à qui je promets de .donner en* tière satisfaction.Montres, horloges, pipos et bijouteries de toutes sortes seront réparées avec soiu ot sous le plus court délai à un prix très modéré, OUVRAGE GARANTI Aussi joncs do mariage et autres laits sur commande une spécialité.Atelier : Rue Racine.(Eu face de chez M.Chs St-Laurent, ferblantier.) 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Dieu me garde do bon.Je voulais, an con- traire, dire que le chevalier n’aurait pas du méconnaître les bontés de monsieur le corn te.;i Et appuyant, jésuitiquement, sur les mots : —Oh ! non.il Vàtorait pas dû le méconnaitre ! —Maintenant continua lé magistrat, que j’ai pris mes mesures, aucune considération, aucune supplication d’eù qu’elle vienne, ne m’empêehorait de faire (disparaître cette dangereuse créature.—J’ai décidé que l’amie du chevalier de Yaudrey partirait pour la Louisiane ; elle ira grossir le nombre des coureuse3 de rues dont nous voulons purger Paris.Elle partira pour la Louisiane ! Quand cela, monsieur le comte ?demanda avec anxiété le vieux domestique.Pour la seconde fois, Picard manquait de prudencefdans le réle qu’ii s’était décidé a jouer.Mais le comte était trop îrri-rité en ce moment peur s’en apercevoir.Et il répondit : —Le prochain convoi quittera Paris dans quelques jours, cette fille fera paitio do co convoi.]e vais donner des ordres à ce .Biet ; —Tout en parlant, Je ljoato-naut de police so mit à t?cr;e«;.e-nant-général de po’ice.Il surmoniad toutes les difficult, enfonçait toc es les porter, préparait la coche indispensable, s'assurant des relais, et emmenait les deux amoc-eu : oui iraient faire bénir lég t’mement leu.s noces à l’étrange •.Et lu: heu-eui de leur bonheur, se condam ?a*’t avec eux à un exîi êlerrel.Quelque originel, que "a*, le ce que le chevslie* lui avait dit de son amour Fpo;r Henriette, ce serait ui cr:a?*?de.la laisse -cette oft^ve perte se 'v'e:; &su désespo’r, pce f- .»’ pu- dusse-je escalader, nnhomment.les mu-s de la S: îpêtriè *o e.raett* e en fuite tor-’e cei.o vo'ée de non et! es en’ l’hab'teut.* Et s anima’i à ses propres pa-rolrs ooraca0 s’il eût lut é coo-i e un alvesaie lui onoo?ant les difficultés p.ob b:es : —E?ferme* cette an ne avec des démons ; lu’ fi!ve pa tage: !a nvV i des vo eu»“s e: des fi’ « de mo.nva’se r e ; ’’oblV o; à se ooUVfacon ac> de ces miîé ab'es c éat; es, a’ions do.! c .c oit a û eux !.Et mo’, Picard,j’cta's lieutenant le po.'.ce, je n’ u '’s jamais eu ’e cornue de a e pleure* ces beaux g o -ds yeux et de me tre ce bon pet *.cœur au supplice.—Que diable, monsieur le comte, nous sommes gentilshommes et bons gentilshommes, jo m’en vante ; mais cette délicieuse jeune fille est si chaste, si pure, si-candide, 6i adorablement belle qu’il nous est bien permis, et sans trop déroge \ de rendre hommage à tant de charmes et, puisque notre neveu, puisque cet heureux coquin de chevalier,a su se fa're aimer d’elle, eh bien, soyons grands et miséricordieux, ouvrons nos cette chère petit ange.i même, d’entrer sérieusement en scène Aussi se permit-il d’interrom pre la eupé:-ente avant que celle-ci eût achevé sa ph-sse.—Hélas ! ma sœur, fiL’i en prenant un air apitoyé, les hautes positions imposent quelquefois de cruelle nécessités ! —Que voulez vous dire ?—Qu’un jeune homme, continua imperturbablement Picard, s’épronoe d’une folle passion pour une jeune fille certainement biea ]ol!e.Il avait à la dérobé décoché un raga d à la jeune fPle stupéfaite de ce d*b it.—Honnête même, poursuivit-il, jerconseus à le croire.Que voulez-vous, ma sœur, U faut sauvegarder l'honneur d'un illustre maison, et.l’on fait disparaître l’objet de.ce coupable amour.Sœur Geneviève Savait baissé les yeux «lie comprenait maintenant pourquoi on avait emprisonné la jeune fille.Ec déjà elle en voulait doucement à Marianne de lui avoh arec tant d’asBUianco, parlé de la vertu de l’jnconnue.Mais Henrieite ne lui donna pas le temps de demeurer sons cette impression pénible.Elle avait ressenti profondément l’aiga’llon caché dans la réponse embarrassée du domestique.caractère du v’eux domestiqu^^"^ cette chère petit ange.La rougeur lui ôtait montée jamais e *co e, d?;s la longn'dfv£.'.-qu'elle soit notre nièce ! au visage et e 'e avait répi qué carrière, ’’l n'éfalt a:.ivé à ce) Ainsi se parlait, maintenant, tavec v'vacité, «n s'adressant au à lui-même, ce Picard naguère encore si sceptique, si entiché des tit.es et des parchem'ns de scs nobles maîtres.La simple rencontre d’une honnête fille et le spectacle d’an vér able amour avaient “purlbé ce cœur a demi gangrené.Picard avait décidé qu’il se endrait, dès le lendemain, à la Salpêtrière ; qu’il s’y présenterait bravement, comme s’il était envoyé parle lieutenant de police lul-méme, qu’il verrait Hen iette, coûte que coûte Ce serait le diable, pensait-il, s’il ne parvenait pas à relever le degré de fantaisie.¦S II ne pi • faseit ni impossible, et dV ive** de lu.ter contre la Tourné et la puissance d’un lieutenant ne nôlice, et d’arr-ver à Hompher de tous les obs-tac'es qui s’eff rient à son esprit à chaque pas qu’il ferait dans îa vex qu’il s’était tracé.Pendant plus d’une hej'o, Picard avait smoaee'é daas son cerveau cent idees ertrava'^an-tes, avant s'arrêter à l’une d’elles pour commencer.Cependant la rpison finit ^par reprend e le dessus sur toutes teaks folies qu’imaginait le domestique, et celui-ci estima ce qu i! y avait de plus pressé puu * le moment, c’é.a t de tenir la p omesse qn il avait fai-to au cheva *er, à savoir : trouver le moyen d’arr ver jusau'à Hen ;ette, rassuror autant que poss’ble la jeune fille su; l’issue deceite épouvantable aventa- ; lu' porter, de la Part de Hoger, l’arsu ance qu’il lui conserve.aii fidê'ement son amour ; que rien ne pourrait 1 empêcner de lui donner son nom ; 1 exhorter enfin â prendre patience avec la certitude que l'épreuve ti cruelle qu’elle subissait ne serait pas de Ion » gve du ée.Oui ! s’éfait éc’-ié Picard «n repassant dans sa tète toute courage de sa chère demoiselle.Donc, il n’avait rien changé à ce programme lorsqu’il se présenta en qualité de premier va let de enambre du comte do Li-D’ères, qualité qui lui ouvrait, toutes grandes, les portes do cette maisou de détention.—Cemœeut, s’était exclamée sœur Geneviève en toisant le valet, c’est pa ¦ ordre de votre maître, M.Je lieutenant de po lice quo cette jeune fille.—Son regard allait, alternativement, de Picard qui voulait se donner une contenance assurée, à Henriette dont les yeux B’étaient fixés sur le domestique de Roger comme pour l’interroger.Mais Picard avait hâte, lui- valet de Roger —Mais n’a^ris-jo pas,—et de vant vous-même, — refusé la main du chevalier de Vaudiey ?—Ln supérieure avait écouté, espérant qu’Eeuriette allait, sinon se justifier complètement, du moins atténuer à ses yeux, l'importance de la faute commise.En entendant la réponse de la jeune fille, son émotion s'était manifestée.Heureuse de s’être trompée, elle avait aussitôt pris la parole : —>E*le a fait cela ?demanda-t-elle acec empressement à Picard.E«t-il vrai, monsieur ?Le brave homme, dont le cœur bat ta-1 bien fo~r, prie un air naïf, dissumulant un fin sourire : Et c’est en soupirant qu’il dit: — C’est vrai ! je suis forcé d’en convenir ! Ces mois étaient la réhabilitation.d’Hen-:ette.Sœur Geneviève avait ouvert ses b as comme si elle p eût appelé la jeune fille.E; de sa voix émue, elle dit à cette affligée qui, hon.euse d’a-ro:r eu à se jus.fier, se cachait, le visage dans ses main : —Oh ! nauvre enfant.-*.et.m______4________ on la jette ici ! comme une cou- —Quel nouveau malheur vo- sement, elle lui a^ait pris les mains pour l’obliger à découvrir son visage.—Quê vous disais-je, madame IG h elle ! Pais, dans un élan d'enLhon-s’asme pour celle dont on avait fa t une ma",y.*e, elle embrassa avec effusion les ma’a de l’or-pheliae.Pica d aussi éî ait ému.; at- léndri P V’.le momeiKoù il allait pleurer.E-, fa s;: u un effort pou" se contonK il ra-uena Ja canvj-?a.lion sa • le 8u
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