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Titre :
Progrès du Saguenay
Principale tribune d'information francophone des comtés de Chicoutimi et de Saguenay, Le Progrès du Saguenay est le témoin des grands changements sociaux, économiques et politiques qu'apporte l'ère industrielle au tournant du XXe siècle. [...]

Le Progrès du Saguenay est fondé par l'éditeur Alphonse Guay en 1887 pour faire suite à son prédécesseur, le journal conservateur catholique Le Réveil du Saguenay (1886-1887). Son titre évocateur s'inspire de l'idée de progrès et d'avancement qu'insuffle l'arrivée du chemin de fer reliant le Saguenay à Québec.

Le lancement de cette nouvelle publication coïncide avec l'arrivée d'une nouvelle génération d'hommes d'affaires francophones désireux de s'imposer dans le monde des affaires saguenéen dominé par l'entreprenariat anglophone. Le premier numéro appelle à l'union de la communauté francophone pour qu'elle fasse valoir ses intérêts à l'aube de cette ère de progrès.

Bien que l'hebdomadaire se dise non partisan, il affirme son soutien au Parti conservateur. La rédaction est assurée par Louis de Gonzague et par le frère de l'éditeur, le journaliste, homme d'affaires et futur maire de Chicoutimi Joseph-Dominique Guay. À partir de la fin de 1888, ce dernier en devient l'unique propriétaire et il en assumera seul la rédaction jusqu'en 1905.

Le contenu hétéroclite du journal se compose de nombreuses annonces, d'un feuilleton, de nouvelles d'Europe, d'actualités locales et régionales, de faits divers et d'un texte hebdomadaire de l'épiscopat. La publication se préoccupe de colonisation, du prolongement du chemin de fer du Lac-Saint-Jean, d'exploitation forestière, d'industrialisation et de politique. Elle propose également des articles bien fouillés en matière d'innovations et de progrès agricole.

Le journal accorde une place centrale à la politique municipale. Joseph-Dominique Guay, maire de Chicoutimi de 1895 à 1902 et de 1922 à 1923, l'utilise allègrement pour faire la promotion de ses affaires, pour diffuser sa vision de l'avenir et pour débattre des idées et des causes qui lui sont chères.

Les débats tournent régulièrement à la polémique. Ainsi, de 1907 à 1912, Le Progrès et son rival Le Travailleur s'affrontent sans cesse au sujet de la politique municipale. La rédaction, qui adopte régulièrement des positions divergentes à celle des autorités religieuses, est réprimandée à maintes reprises par l'évêché, qui laisse planer la menace de sanctions provenant des plus hautes autorités ecclésiastiques.

De 1912 jusqu'au début des années 1960, l'hebdomadaire devient l'organe officieux de l'évêché de Chicoutimi, dirigé par Mgr Eugène Lapointe. La ligne éditoriale change et le journal se préoccupe davantage de bonne morale et de problèmes sociaux tels la tempérance et les droits des travailleurs.

Devenu quotidien en 1953, Le Progrès doit composer avec la concurrence du Soleil de Québec qui publie une section réservée aux nouvelles du Saguenay. Sa publication est interrompue à la fin de juillet 1961; il réapparaît en septembre de la même année sous forme d'hebdomadaire.

Avec la laïcisation progressive de la région, Le Progrès du Saguenay se réinvente. Acheté par un groupe de gens d'affaires en octobre 1964, le journal adopte le format tabloïd pour devenir un hebdomadaire du dimanche sous le nom le Progrès-dimanche.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l`Université Laval, 1973, vol. 3, p. 174-175.

BOUCHARD, Gérard, « Élites, entrepreneurship et conflits de pouvoir au Saguenay (1890-1920) », Histoire sociale, vol. 30, no 60,1997, p. 267-299.

FRENETTE, Pierre, « Région 9 - Côte-Nord, Charlevoix », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 7, p. 60-62.

GAGNON,Gaston, « Guay, Joseph-Dominique », Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

Éditeur :
  • Chicoutimi,1887-1964
Contenu spécifique :
jeudi 20 mars 1902
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Progrès-dimanche
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Références

Progrès du Saguenay, 1902-03-20, Collections de BAnQ.

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Chicoutimi, SO Mara 1903 Wo 3Q S AfiüE HAT Imprimerie de LA BONNE MENAGERE J'"Di GUAY, Rédacteur* PRIX DE L’ABONNEMENT Un an.• • • • •••••• •••• SI 00 fi mois.mm 0.50 * pan d abonnement pour moins do six voit* Tarif des annonces premiere insertion, • ligne.lOcts Insertions subséquentes.5cta Tarif spécial pour les annonces à longs termes Avis do décès,mariages ou naissances.50vls Adresse Postale Chicoutin\i,P.Q.la Société de Co satioa l’Assemblée d« Lundi à Québec Lundi, avait lieu à Québec, rassemblée générale annuelle de la Société de Colonisation **t de Rapatriement du Luc St-Jean Plusieurs centaines de colons du Lac St-Jean s'établit Tendus à l’assemblée.L’hon.Jules Tessier, président de la Société, a ouvertes séance par d'1» remerciements à l’assistance pour être venue en aussi gTand nombre, ainsi qu’au gon reniement, pour son hospitalité dans le palais législatif.M.Réné Dupont, le secré'aire.ayant lu les minutes, M.Elisée leandet, le gérant, donna lecture du rapport annuel, qui est bourré d’encouiageantes statis- |ues.L’adoption du rapport est proposée par M.J.I.Lavery, tecondee par l’hon juge Cho quette.L’hon.L.Gouin, le sympathique ministre de la colonisation, étant entré dans la salle à ce ïaoment, les applaudissement' éclatent, et M.Geo.Tanguay, M.P.P., l’invite a dire quel ques mots, lui rappelant son voyage de l’an dernier autour du Lac St.Jean, et les promes-seî qu’il avait faites au sujet du chemin de fer.Le miuis-tre se rend à l’invitation, déclare que de toutes le* sociétés de Colonisation qn’il connait, au* cune ne montre plus d’énergie et de virilité que celle-ci.11 est vraiment enthousiasmé de voir une assemblée aussi im posante, composée eu grande partie des braves colons du Lac Bt’Jean ; et leur répète qu’il ne retournera à St*Prime qu’en chemin de fer, et avant loug-iemps.M.Girard suggère de profiter de l'occasion pour ménager une antrevne entre les citoyens du Lac St-Jean qui sont présent* et le premier ministre au sujet du chemin de fer de la Baie Janes.Le président ayant invité sir Ç.A.P.Pelletier, ancien président du sénat et patron de la Société, celui oi rappela avec émotion le premier voyage qu il au Lac St-Jean en 1866, en qualité de trésorier de la première société de colonisation du Lac St-Jean ; il allait alors porter d**s secours en argent aux fondateurs de la première na-icisBe du Lac, à la Pointe Blêmi et il n’y avait alors pas d’autre véhicule que le canot d’écorce.Sur l’invitation de M.Girard M.P., trois cur'-B du Lac, le révérend M.Hudon de.St-Fé-licien ; le révérend M.Larou-che de St-Bruno , le révérend M.Bilodeau, du Lac Bouchette, portèrent ensuite la parole et furent très applaudis.Apres l'adoption du rapport, il fut rroposé par MM.N.Le vasseur, Cyrille T.-ssier, Clovis Kirouac.Lazare Ynillancourt.Thomas Blanchet, Johnny Sa vard, secondé par MM.Ernest Roy, Edmond Savard, Etienne Coulombe, W.T.A Donohue : Qui le bureau de direction de la Société pour 1902, se compose des personnes suivantes : hon.Jules Tessier, M.P.P., A.Robi taille, M.P P.J.G.Scott, Alexandre Hardy, Joseph Girard, M.P., Geo.Tanguay M.P.P., P.Y.Savard, J.D Guay, hon Thomas Coupais, U Inc Barthe, B.A.Scott.Rév.Joseph Paradis, curé de Roberval, L.P.Bilodeau.Ludovic Brunet.Cette proposition donna lieu à une série d’allocutions par le major Levasseur et MM XJlric Barthe, L.J.Demera et Jos.Turcotte, qui furent tous très applaudis.M.J G.Scott informa les membres du Lac St-Jean que lears billets de passage étaient valides jusqu'au 1er avril.Nouveaux applaudisse* meuts, et la seanco est levée.Environ 350 personnes du lac St Jean s’étaient rendues à Québec pour l’assemblée de lundi Un remarquait les têtes dirigeante* dans chaque paroisses.Nos amis réclamaient l’entrée de nouveaux représentants de notre région dans le bureau de direction de la Société de Colonisation du Lac St-Jean, vu l’augmentation considérable du nombre de membres cette année.Uue réunion eut lieu avant l’assemblée et il fut entendu quo MM.L P.Bilodeau, maire de Roberval et préfet du comté du L*c St-Jean et J.D.Guay, • __ • .« 1 * A • Jean aujourd’hui,-elle le doit en grande partie an zèle et an dévouement déployé par agent M.J.B.Carbonneau.son Les Finlandais Dimanche matin, entre cinq pt six heures, un train spici-il du chemin de fer Québec et Lac St-Jean entrait en gare, portant le premier contingent de colons et d'ouvriers finlandais amenés ici par le syndicat Nonlin, pour coloniser le canton Boileau, à quelques railles de la Baie des lia ! Ha ! Co premier essaim de défricheurs se compose pour la plupart de jeunes gens au-des-ous de vingt aus Sur mi total d-* 110, une quinzaine au plus sont mariés.Les familles do ces dormers arriveront à l’ouverture do la navigation avec un antre groupe de travailleurs beaucoup plus nombreux que celui qui vient de nous arriver.L'arrivée do ces colons étrangers, attendus depuis longtemps, a causé uu certain émoi parmi la population, uu senti ment de curiosité assez îégiti me, vu qu’on a tant parlé des finlandais; en c-rtaius quartiers on a tant essayé d'indispo ser notre population contre les nouveaux venus, qu’on avait héte de les voir.Nous avons remarqué que les nouveaux arrivés sont assez bien mis, si l’on songe que ces gens sont en voyage depuis un mois, sur les bateaux ou sur les chars.Il y a de quoi être frio pé uu peu.Cependant, les finlandais ôtaient tous propres et bien vêtus.Eu arrivant au ChAtean-Sa-gueiay, ils procélir ut à leur toilette et firent un copieux dé-jeûuer.Ils ne paraissaient pas trop fatigués de leur long voyage Après le déjeuner, ils vaquèrent dans l’hôtel, par groupes, causant entr'eux, dans an langage que nous ne comprenons pas mais qui no manque pas d’harmonie.D’autres jouaient aux cartes dans la grande «- - - -• salle de l’hôtel Tons semblaient président do la Soci» té d Agn beurtiUx de leur sort et parais-culture du comté de Chicoutimi: - seraient proposés pour faire partie du bureau do direction de la Société.Co vcea fut commuai qué aux anciens directeur.L’entrée de M.Guay fut acceptée dès la matinée mais ce n’est qu’au moment de faire l’élection que certains directeurs consentirent à nommer le Rév.M.Liiotte, vice-président honoraire, pour faire place à M.L.P.Bilodeau.Nous félioitous vivement M.Dupout pour le succès de l'assemblée de lundi.Nous ajouterons que si la Société compte un aussi grand nombre de membres au Lac St- saient gais Le Fiulandais est robuste, intelligent, honnête, persévérant, cultivateur laborieux, sobre, économe.Avec de telles qualités, il n’y a aucun doute, qa’avaat longtemps, le canton Boileau sera habité par une colonie prospère de bons citoyens.Ljj finlandais, comme toutes los races du uord, sont’ généralement blonds avec de grands yeux bieus très expressifs et très doux II est difficile de trouver meilleure physionomie, plus sympathique, plus franche.Les nouveaux pionniers de Boileau sont partis immédiate, ment à pied pour la Baie de Ha ! Ha ! M.Peter McLean,Hâ St-Alphonse, et M.Coco, uu finlandais qui remplit les fonction?de contre maître dans les chantiers Nordin, accompagnaient le parti finlandais.Le “Progrès du Saguenay’* est heureux de souhaiter la bienvenue aux nouveaux colons.Qu’ils soient chez eux dans notre beau pays et qu’un franc-succès couronne leurs efforts.Nous ue doutons pas que la chance lour sourira, ce qui sera pour eux un dédommagement au sacrifice qu’ils se sont imposés en laissant leur puys peur uue terre aussi lointaine.Que la sympathie qui leur sera témoignée par nos compatriotes soit pour eux un adoucissement à l’ennui de l'exil.L’ELEGTIO'TdIJ QUARTÎER- CENTRE Selon les prévisions, le Dr Ad.Riverin a été élu, samedi, par acclamation, conseiller de la ville, en remplacement de M, J.D.Guay, démissionnaire.Le Dr Ri vérin possède toutes les qualités nécessaires pour faire un excellent conseiller.j Toutes nos félicitations au docteur que cette marque do confiance de la part des contribuai, honore beaucoup.CONSEIL 1Ë FILLE Séance générale du conseil de ville, hier soir.Tous les conseillers étaient présents à l’exception de MM.Lepiuo et Savard.Le Dr Riverin présidait.Trois évaluateurs ont été nommés : MM.P.Colozza.Ferd.Jean et Elio Tremblay.Lue une lettre de M Y N ip.Tremblay offrant d’acheter la manufacture de laine.Vu le froid qu’il faisait daus la sal:c toutes les questions importantes ont ôté remises à demain soir, pour discussion.AVIS AUX GULnÛHIIIIS Le Crédit Foncier,après vingt ans d’existence,a donné ia preuve dos avantages du systèmo l i u >rti m > -i eut qu il a introduit dans les campagnes on 1881.On grand nombre de cultivateurs qui ont adopté ce système, il y a vingt .ans, se trouvent aujourd’hui quittes 1 do leur dette.Le fonds d’amortissemeut est des plus favorables à l’emprua-tear qui est forcé d'ajouter à son intérêt tous les ans une légère annuité qui éteiat peu a peu le capital empranté.Il est bien vrai que le prêt ordinaire-ne serait pas pins onéreux, si l'emprunteur mettait de eôtj tons les ans une somme égalé à l’amortissement, et s’il était LE PROORBS Dû SAGUENAT Lf fc* *r- sûr de le faire valoir lui-même cane interruption de manière à lui rapporter ton capital à l’échéance ; mais qui s’avise de aoetfre de coté tous les ans de ai petites sommes pour recons fîtuer le capital ; les dépôts dons les banques rapportent fort pen et quels dépôts sont aviffi sûrs que ceux qui vont éteindre une dette ?le Crédit Foncier offre tous 1er avantages qui découlent de l'euiortissement.Insensiblement la dette se paie et à l’ex pi ration d'un certain nombre d’années, l’emprunteur se trouve libéré.L’exemple suiv ani démontre l’avantacre du système d’amortissement dans les prêts dn Crédit Foncier.Deux emprunteurs contre tent chacun nn emprunt, disonsj f0jt ^ pa_pr en de $1000.L’un emprunte d’un L„ 8(>con(l celui particulier ou d une société de - prêt quelconque à un intérêt de 6 pour cent.L’autre emprunte au Crédit Foncier pour 20 aus et a à payer $87.20 par aun e.Quel e 6era, au bout de 20 ans.la position respective de ces deux emprunteurs ?Le premier aura paye l'intérêt sur les $1000 et au bout de 20 ans il devra encore le capital.1000 00 tout.$2200 00 qui aura emprunté au Crédit Foncier, aura payé, comme il est dit plus haut, $87.20 pendant 20 ans soit.$1741.00 De sorte que, il se trouvera avoir payé de moins que sou voi siu.$ 456 09 s’adresser au CRED 74, Côfl Pour tous renseignement¦-* - - — -j # 3 pendant 20 ans .-oi $1200.00 orm «le- d'application, etc, eic.’ONCIER, .6 la Montague.Québec P.E.HUDON, Agent Général Pour les comtés de Chiooati® et Lac Si-Jean.Sur la Vie: > MANUFACTURERS LIFE Contre les accidents : TRAVELLERS INSURANCE CO.VI PAN V Contre le Feu : CANADA FEU.T08EF1BIBIDQPX 12 rue Rugar PL A T T SB U RG, JN.T.Pendant huit ans affligé dŸune Maladie de Rognons et Maux de Tête.— Cinq Médecins le traitent pendant plusieurs années sans aucun succès.DEUX BOITES DE PILULES DE LONGUE VIE DU CHIMISTE BONARD L’ONT COMPLETEMENT GUERI.—IL RACONTE LUI-MEME SA MALADIE ET SA GUERISON.mu—¦ni n-« UOI de plus pénible que cl être à la force de l’âg-e et de souffrir d’un mal qui nous épuise jusqu’au bord du tombeau ; et ce qu’il y a de plus triste en même te temps, e’est d'ignorer qu’il existe un remède sou- verain qui peut nous rendre vignureux et dans la pleine jouissance de toutes nos facultés dans un laps de temps relativement très court.C est cette merveille qu’accomplit depuis longtemps déjà l’incomparable pr qui porte le nom de PILULES DE LONGUE VIE DU CHIMISTE BONARD.éparation 1 "Ohera docteur» : — J'ai reçu votre lottrc me demandant de* nouvelles de ma nanté.En vérité* voua êtes trop bons de vous àntêre»>«r ainsi A moi, vous qui ôtes mes sauveurs, car jo vous le dus et je le A tout le inonde : les Pilules de Longue Vie m'ont sauvé de la mort ; et jo vous 'serais bien roconnaissant «ri vous vouliez publier ma guénoou sua* lets journaux, car ce que je vous une atmosphère de découra-£< ment et do désespoir.Ce pitoyable état d” chose est en Le» Pilules Roses du Dr Williams vont droit à la racine de la maladie en enrichissant le 6ang et en restaura ut les nerfs délabrés.De cette façoi, elles guérissent les maladies particulières aux femmes, fout renaître l’éclat de la santé sur les joues jaunâtres, guérissent le battement de cœur, l'anémie, le mal de têto, l’indigestion, le rhumatisme, la paralysie partielle, les maladies du foie et des rognone, la dansesde St Guy, etc Voyez à ce qu’on vous donne les véritables, avec le nom au long “Dr Williams’ Pink Pilla for Pale People”, sur chaque botte.Si vous ne les trouvez pas chez votre fournisseur, elles vous se-rout envoyées franco par la poste à 50 cents la boîte, ou six boîtes pour $2.50 eu vous adressant à la Dr Williams Medicine Co.f Brockville, Ont.CALVADOS M.Onésime Tremblay, de Ste-Anne, offre ce superbe reproducteur en vente.je n’ép ’ouvais nullement l’envie de mourir.“Voir Naples et mourir.” Non, quand le mau vais temps nous empêche d-jouir de la vue incomparable de Naples, la malpropreté des rues, l’enuui des mendiants qai nous courent, l’insolence des cochers qui nous obsèdent et nous volent, tout cela vous donne l’envie de changer l’axiôme et de dire : “Voir Naples et fuir.’’ C’est cejque nous avons fait avec joie Avant d’aller à Rome, nous sommes allé3 au fameux Mont Cassin.Belle visite.Le leu-demain, nous étions à Rome.Ah ! comme on a dn bonheur et comme on est chez nous dans la ville éternelle ! Je suis allé avec mou compagnon, l’abbé Pilou, loger prè3 de la place Colonne, chez les Pères du St-Sacrement.Dôa le soir de notre arrivée, je me suis empressé d’aller voir les prêtres canadiens au collège des Quatre-Fontaines.Les ab bés Clapin, Gaudreault et Tremblay, ex-cuvê do St.Félicien, etc.Ah ! que nous étions heureux de causer du pays.Notre première course, le lende main, a été vers Saint-Pierre Ah ! que j’étais ému et conœnt de me voir dans la fameuse basilique ! Moi qui croyais no je-mais la voir.J’y :ii misse deux heures.Dès le lundi suivant, j’allais au Vatican, voir Don Marcello Mascar uiii, un vieil ami de Mgr L il».v jquo.qttl venait de m’envoya une lettre de lecommandatiou pour lui.J’ai t te reçu uvec une courtoisie :an8 pareille : Il m’a douué une recommandation an Camé-ri r deChambre.son ami.de non* faire admettre à la prochaine au* dience du Pape.Dès le lendemain midi nous recevions not cartes et avions le bonheur d’être associé à un petit pélérinage hongrois pour l’audience au Consistoire.Nous étions eu tout 209.J'occupais la 6ème rangée de fauteuils.A midi précis, le Pape entrait avec sa su te.Le cœur voulait me sortir tant je palpitait d’émotion.Un prélat a fait une allocution en hongrois, qui noos a permis de voir le Pape un quart d’heure.Le Pape a ré non du en Jatin, et a parlé environ i»ux minutes, avec une voix affaiblie mais distincte ; puis il a donné at bénédiction en tremblant Ah! qufl spectacle inoubliable! tous les assistants pleuraient.Je renonce à décrire mon bonheur.N est ce pas que j’ai été privilégié ! Tout 1-* monde à Rome nous a dit que nom avons eu une chance exceptionnelle, vu l’état de faiblesse dit Pape.Deux jours après.)'avai3 un autre plaisir différent : c’était la sortie en grande pompe dn roi d'Italie et sa cour en grand gala traversant les principalet rues de Rome pour aller ouvrir le parlement.Joli spectacle qui satisfaisait la curiosité seulement, mais laisse froid.Depuis 12 jours que |o suie à Rome, j’emploie le temps, à visiter les églises, les musés lox vieilles ruines, à entendre do la vraie musique.Ces jours derniers j’assistais a un délicieux concert de violon don né par le virtuose français Marteau, Que j’ai joui ! Je me propose s’il fait beau d’atler à Frascoti et à Tivoli, puis quand j’aurai assists A lt grande fête de l’anniversaire dn couronnement du pape, lundi, le 3 mars, je quitterai Roms pour Florence, Milan, Venise Ancône etc.Je serai probablement à Paris dans trois semaines.Après y avoir séjourné une huitaine, je retournerai h New-York, à New*Bodfor *• 17_.Ji M.Benjamin Gaudet SOUTH REISOH, N.B., CIHIE IKOUIDCHI M-J.E.Huot, de la maison Chinic et M.P.Hirtwigsou, de la maison O.L.llichuriLon, de Québec, étaient eu cette ville ces jours derniers.NOTES JOURNAL Nous avons le p 'ai si r d'annoncer à nos lecteurs que Le Progrès du Saguenay fera toilette neuve.jout-e le “Victoria”, en dépit deI ' y .„ .sa deveine, est une très ; ,U tenons de faire lac- partie.Il ont joué avec une * ; d ua- nouvelle pres- deur qui ne s'est point ralentic'"lf !:'|QS ffran le de du commencement à la fin.Les joueurs du “Chicoutimi” ont déployé beaucoup d’habiio-té et out eu recours à de savan tes combinaisons.Un jeune joueur qui s’est distingué, c’est Joseph Vézüia.Il a réussi à paser le puck quatre foi-.et a fait de plus de superbes courses, mettant à chaque fois le but en nemi en dsnger.Blair, le goaîer du “Victoria’ a paré de nombreux coup habi lemeut lancés par le jeune Vé-zina.Les deux autres points ont étar P usage des Pilules Moro.i.k.H A % % W/ A W MONSIEUR BENJAMIN GAUDET “ J'ai souffert, dit monsieur Gaudet, du brûlement d’esto-“ mac pendant cinq années d'une manière horrible.t “ Très découragé, j'avais été obligé d’abandonner mon ou” vrage à plusieurs reprises, vu que la maladie dont je scuffratV-“ m'affaiblissait à un point tel, que je pouvais à peine marcher.“ Je me suis fait traiter pendant des années par des médecins; “ de mon pays, sans jamais avoir pu obtenir du soulagements “ Les PILULES MORO m’ont soulagé dès les premières boîtes.J’en ai pris huit boîtes en tout et je me vois parfai-“ tement guéri.Depuis plusieurs mois je ne ressens plus de ” faiblesse ni de brûlements à l’estomac, je mange ce que je “ veux et je suis fort et robuste.Ma femme se joint à moi.“ pour remercier les médecins de la COMPAGNIE MEDI “ CALE MORO des bons conseils c[u’ils m’ont donnés, car ** elle est très heureuse de me voir rétabli.“ M.BENJAMIN GAUDET, “ South Nelson, N.-B- Les PILULES 7JH10 ne sont que pour les nommes.Les .hommes qui vendraient consulter les MénleciiLs de la COMRÀCîNIE MR** DICAL7S MORO et qui demeurent trop loin de Montiva 1 peuvent le faire paît lettre.Ils n’ont qu’à bien dire tout ce qui les inquiet et il recevront san.-retard des renseignements aussi longs et aussi complets que si la consultation eût éto jx-TSonnelle.Tous les hommes peuvent écrire, mûmc ceux les plus cloi-frite, aucune raison ne saurait les en empocher, qu’iin;îor*.e leur instraction.LES PILULES MORO sont à vendre partout.Si toutefois votre un;ivhan.f ne les tient pas, nous vota?les expédie rons soit au Canada ou aux KtntV Unis, sur réception du prix, 60c pour une boite ou $2.50 pour six boites Faites toujours enregistrer vos lettres contenant de l’argent.Adresse/, comme suit : * COMPAGNIE MEDICALE MORO, 117.24 Rue Ste-CatHerine, ^MONTREAL 1 LI TBOGSK DO •AGTTMiAY SAUVEZ VOTRE ARGENT JEN ACHETANT DIRECTEMENT «tiis le ttvl r< présentent pour Québec et le district des manufactures suivontes :_ LA BONNE MEME T CRNEY FOUNDRY C OTTAWA AVBKAIBM ET RADIATEURS A Mi chaude.air chaud et vapeur, Bas *-#s en acier, poeles en fonte, ek, ______ TE PEDLAR METAL ROO* FNC C 3AWA Pfcribudi d’aeier, 1000 oatMis différente.Imitation de lierre, brigue bar-deal.etc.CANADAN ASBESTOS CO MONTREAL Lee enduite u Asbeetio ” à l'é-1 ^^lHCOUL"tlIÏH« preureia feu- Confertnre de tnranx en amian- \ MAGASIN A Jminte .« feuille, en oim«nt,| jyflTEMENTS tCBSOR FIXTURES WORFS PNLAOELPHA Gazelliers et éleetroliers.de tont les ’latrons et finis.Article de plomberie, mantau de cheminée, tuiles, etc.L.-BARRY GÀUBRY, A-O'on.t pv crros» 101 Ru© St" J eau» Quebec Le Magasin la Mode DE Assortiment General et considerable dans toutes les lignes.Prix très modérés.l)e plus tous donnons 10 p* c.sur toutes les ventes au comptant.BLE MANITOBA, ROUGE OU BLANC, BLE D’ONTaBIO, BLE D ECOSSE, ETC.ETC.a) «im nmn, merÿîIllliise”” Si SI mm, MANITOBA, ONTARIO.SPECIALITES.:— MARCHANDISES SECHES FOURRURES FEREONNERIE, EPICERIES, LIBRAIRIE, IMPRIMERIE % Fois.Orge, Sarrasin, Etc., Etc, BLE D’INDE A SILOS,—LENTILLES,- PLATRE A TERRE.—ENGRAIS CHIMIQUES.* •¦?•“•O**** — .Ci line de Vil Canadien et de l’Ouest, Or aine de Trefle, Bouge, Ahike, Blanc Achetées et vendues à sans précédent pris.SPECIALI1F POUR CERCLES AGRICOLES J.B.126-140 Eue St Paul-QUEBEC CONFISERIE HAMEL pour les filths .1 ouets de tontes sort , deouis.oantinsinsau’à $5.00 CARTES DE NOEL ET DU JOUR DE L’AN Ls plus errand assortiment de bonbons d la viue BONBO»iSll£ltES âti8serie8 de .remier choix, ANTOINE HAMEL, Confiseur PHMiMACIB HAMEL Graines de champs et de jardins de la derniere récolté VINET, LIQUEURS LES PLUS PURFt Parfums,Articles de toilette, Remèdes breve tés E.IU Sü’j.KUSf.venant d’étre reçue directement «les NOiireeH.-COMPAGNIES- D'ASSURANCES PUISSANTES SUR LEFEUETLA V.Liverpool London & Globe Royal d’Angleterre \ ie Equltabe Phoenix of London Commercial Union ET AUSSI—» PIANOS, HARMON 1 XJ31 LA XIGRE JOS ED.SAVARD Marchandises Sèches Î’UM l ENTS des Bobcs, Manteaux ot.Chapeaux renferment tes dornièrei modes Anglaises et Françaises.La confection dans ces départements se fait sois la surveillance do personnes de a pins hante expérience.• .DEPARTEMENT DES MESSIEURS 8PÉCIALITÉ Dernières nouveautés en Tweeds pour pantaloaa et pour complets.NOUVELLES ÉTOFFE8 POUR PARDESSUS ETC., ETC.LE DEPAR rSME^ V TAPIS, PRELÀBTS, BIDE AUX, ETC , EST TEL - BL ^u\ijL.Est RECOIL NU COMME LE PLUS IMPORTANT DE LA ville.; 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té Pans, qu’ello était elle-même prisonnière, ou bien qu’elle était morte ! Dans chacun de ces trois cas, elle se voyait condamnée à être pendant toute sa vie, la victime de la Frochard.De là cette résignation que Pierre avait constaté chez sa chère protégée.Mais ce qui n’avait pas échappe à l’œil vigilant du rémouleur, c’est que la pauvre aveugle dépérissait de jour en jour davantage.La fraîcheur de son teint s’était évanouie pour faire place à cette pâleur maladive qui an nonce la consomption accomplit lentement mai?sûrement son œuvre.Les yeux s’étaient cavés dans les orbites estompés d’un cercle de bistre.Les mains sc déch arnaient, mettant les articulations et les jointures en saillie.Et le brave garçon ae désolait à ce spectacle do la jeunesse aux prises avec le désespoir et la misère, saus qu’il pût y remédier.sans qu’il osât conseiller la patiance et le courage à cette malheureuse qui, une première fois, avait eu confiance vait-il avoir dans cette famille de misérables ?Certes, il avait bien fait tons ses efforts pour apityer Jacques sur le sort de l’aveugle.Une fois même, on s’en souvient, il avait en un éclair de courage pour dire à Jacques qu’il ne voulait plus être bafoué par lui en presence de Lonise.Le résultat de cette tentative hardie avait été tout antre que le rémonlenr ne l’avait es péré.Jacques, après l’avoir plaisant?, était devenu violent comme toujours, et lui formellement do faire désormais attention à l’avengle.Il s’était éorié d’un air qui faisait toujours frissonner Fier ro jusque dans les moelles : —Je te défends de la suivre ; je te défends de penser à elle ?Il y avait dans le regard de Jacques plus que la menace qu’il formulait par ces mots : “Jo te casserai les reins !” Pierre y lut la luxure, comme si le misérable eût jeté jeté son dévolu sur Louise.Pierre eut un bouillonnement de saiig daus les veines À l’idée que Jacques abuserait de sa force contro une faible créature, que la pauvre aveugle sans d fense devien drait la proie de cette terrible brute, et que la mendiante applaudirait à ce monstrueux attentat, le rémouleur fut pris d’un accès de rage furiuuse.Hélas ! il fut biientôt obligé d’arracher de son esprit la pensée audacieuse qui lui était venue do défendre J’aveugle contre Jacques.Non seulement il serait brisé du premier coup, mais encore il attirerait sur sa protégée des malheurs immédiats.Il connaissait trop bien son frère.Il savait que ce misé rable ne résistait jamais à sps détestables penchants.Et il pensait, le bravo cœur, dans sa sollicitude pour l’aveugle, que c’éta:t une imprudence que d’avoir excité la jalousie de Jacques, d’avoir iaissé deviner au butor les sentiments qu’il ressentait pour la jeune fille.Pierre ne tardait plus, sa journée de travail accomplie, de rentrer au taudis.Il lui arrivait même quelquefois de passer, dans la journée* rue do Lourcine, pour voir si, par hasard, Jacques n’avait pas jugé à propos d’aller faire la siestre sur le grabat maternel.Mais toute cette snrvei'lance ne pouvait être que platonique le rémouleur no se diosimulaii pas que le jour où lo misérable voudrait un dénouement à son caprice, la pauvre Louise succomberait fatalement.D’autre part, Pierre ne Bavait pas co que pensait pas ce que pensait réellement Jacques au en lui, et l’avait écouté commc| on écoute l’ami qui vous exlior- sujet de 1 aveugle.Il espérait Mais rien ne lni pouvait qu’il en fût réellement ainsi.Comment oonnaître les intentions de Jacques ?Interroger celui-ci ?.„N’était-ce pas un moyen d'éveiller sa fantaisie peut-être] endormie t Torturé de la sorte,l’infortuné rémouleur vivait dans des transes continuelles La jour,il cherchait à se trouver le nplus souvent possible, dan* le même quartior que sa mère, lorsque celle-ci exerçait son éoœuranto indusirie.Lanuit.il ne dormait plus, que, lorsque la fatiguo l’accablant, il tombait comme une masse dans lo coin qu’on lui accordait dans le taudis.Cependant cot état do choses ne pouvait, durer, pensait-il, et il lui fallait prendre une résolution énergique quoi qu’il dût lui en arriver, par la suite.Cent fois, en effet, il avait eu la pensée de faire évader sa protégée, de l’aider à quitter ce quartier perdu au bout de Pa-rn, de la conduire aunros d'un magistrat do la police qui la piendrait sous sa protection.Mais, chaque fois Pierre ne s’était pas senti le courage de réaliser sou idée.Il avait peur !.peur d’é- chouer et d’exposer, par cel i même, la pauvre victime à des sévices plus terrible».Cependant ce n’était pas là le seul motif qui paralysât la bonne volonté du rémouleur ; il se disait aussi qu’il ne verrait plus Louise, qu’il n’aurait jamais plus de ses nouvelles, et que ce serait là un dérespoir de chaque jour pour son cœur, une torture incessante pour son âme.Par moments il s’en voulait de ce sentiment d'égoistne.Il se demandait, avec raison, à quoi pourrait aboutir l'affection qu’il éprouvait pour la jeune lille.N’était-il pas uu lits de supplicié, un de ces êtres que la société repousse comme un parias, et qui subissent éternellement cette proscription ! N’était-il pas un pauvre boiteux condamné à traiter la jambe comme si uu boulet y eût été attaché ?Si Louise avait pu le voir, elle eût probablement eu pitié de lui comme on a pitié des déshérités de la uatum ; mais quant à éprouver an autre sen-tirnent, c’était Iode de le supposer.Alors c’était donc par pure cl ridicule égoïsme qu’il n’essayait pas de délivrer la captive exposée sans cesse aux brutalités et aux outrages ?Daus ces moments où le bon sens dictait ccs pen see ; généreuses au brave garçon, il cher- ' eœérer ! encore qu'entraîne par scs ca Au surplus, qu’était-il lui- marades de débauches, son frère .chait comment il pourrait s y même et quelle autorité pou-r.vait oublié Louise.'prendre pour les réaliser. v .• ' I K PROÜBüii 07 SAGUENA/ ANTE ••• DCS DAMES! 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longtemps avant la nai> sance de son enfant, elle est sans vigveus, sa re-couvrance est aussi tardive et elle peut à peine prendre soin et alimenter son enfant.Sa méthode de vivre, la manière dont elle se vêtit, a amoindri, d’une génération à l’autre, la force de ses nerfs et sa résistance musculaire.Aujourd’hui, si elles veut que les fonctions auxquelles elle est destinée, s’exécutent comme chez les femmes moins civilisées et d’une constitution moins délicate, il lui faut de l’aide ;.il lui faut de l’aide pour ses muscles, il lui fkut de l'aide pour ses nerfs, de l’aide pour ramener ces organes essentiellement féminins à leur état naturel, afin que tout aille bien; et que les Pilules Rouges puissent remplir pleinement ce but, en voici la preuve dans les témoignages suivants de femmes qui en ont fait usage : “ J’al pris les Pilnle9 Rongea pour le beau mal et les régies douleureuæa.Je aonSrals depuis l’âge de “ 15 ans de douleurs sans nom.En suivant les conseils des médecins spécialistes et après avoir pris 10 boîtes " de Pilules Rouges je suis pins forte cjuc jamais et je ne ressens plus aucune douleurs.Mes mois passent “ sans que je m’en aperçoive à peine, et je vous assure qua je me trouve bien soulagée.“ Je souffrais aussi beaucoup de mal de reins et de douleurs dans le dos, j’étais toujours constipée et je " pouvais à peine manger.Les Pilules Ronges m'ont renforcée, m’ont guérie de mes douleurs et enfin ont “ fait de moi une femme heureuse et 0 û m » reconnaissante.« Madame ACHILLE GRENIER, 14 Second Street, •• New Auburn, Me/* “ Il non9 faît plaisir, nous écrit Madame Lalibertd.de voua dire que je suif parfaitement guérie des maux 11 dont je souffrais- Comme vous savez, j’étais malade depuis cinq mois, c’est-à-dire depuis la naissance de 41 mes jumeaux.J’étais tellement faible et je souffrais tenement, qu’il m'était impossible de marcher dam ma 44 maison, sans parler d’essayer à travailler.Pavais ftoujoma lea membres engourdis et touj< 44 et aux reins.H m'était impossible de manger, de digérer, ni même de dormir; j’étais
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