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Titre :
Progrès du Saguenay
Principale tribune d'information francophone des comtés de Chicoutimi et de Saguenay, Le Progrès du Saguenay est le témoin des grands changements sociaux, économiques et politiques qu'apporte l'ère industrielle au tournant du XXe siècle. [...]

Le Progrès du Saguenay est fondé par l'éditeur Alphonse Guay en 1887 pour faire suite à son prédécesseur, le journal conservateur catholique Le Réveil du Saguenay (1886-1887). Son titre évocateur s'inspire de l'idée de progrès et d'avancement qu'insuffle l'arrivée du chemin de fer reliant le Saguenay à Québec.

Le lancement de cette nouvelle publication coïncide avec l'arrivée d'une nouvelle génération d'hommes d'affaires francophones désireux de s'imposer dans le monde des affaires saguenéen dominé par l'entreprenariat anglophone. Le premier numéro appelle à l'union de la communauté francophone pour qu'elle fasse valoir ses intérêts à l'aube de cette ère de progrès.

Bien que l'hebdomadaire se dise non partisan, il affirme son soutien au Parti conservateur. La rédaction est assurée par Louis de Gonzague et par le frère de l'éditeur, le journaliste, homme d'affaires et futur maire de Chicoutimi Joseph-Dominique Guay. À partir de la fin de 1888, ce dernier en devient l'unique propriétaire et il en assumera seul la rédaction jusqu'en 1905.

Le contenu hétéroclite du journal se compose de nombreuses annonces, d'un feuilleton, de nouvelles d'Europe, d'actualités locales et régionales, de faits divers et d'un texte hebdomadaire de l'épiscopat. La publication se préoccupe de colonisation, du prolongement du chemin de fer du Lac-Saint-Jean, d'exploitation forestière, d'industrialisation et de politique. Elle propose également des articles bien fouillés en matière d'innovations et de progrès agricole.

Le journal accorde une place centrale à la politique municipale. Joseph-Dominique Guay, maire de Chicoutimi de 1895 à 1902 et de 1922 à 1923, l'utilise allègrement pour faire la promotion de ses affaires, pour diffuser sa vision de l'avenir et pour débattre des idées et des causes qui lui sont chères.

Les débats tournent régulièrement à la polémique. Ainsi, de 1907 à 1912, Le Progrès et son rival Le Travailleur s'affrontent sans cesse au sujet de la politique municipale. La rédaction, qui adopte régulièrement des positions divergentes à celle des autorités religieuses, est réprimandée à maintes reprises par l'évêché, qui laisse planer la menace de sanctions provenant des plus hautes autorités ecclésiastiques.

De 1912 jusqu'au début des années 1960, l'hebdomadaire devient l'organe officieux de l'évêché de Chicoutimi, dirigé par Mgr Eugène Lapointe. La ligne éditoriale change et le journal se préoccupe davantage de bonne morale et de problèmes sociaux tels la tempérance et les droits des travailleurs.

Devenu quotidien en 1953, Le Progrès doit composer avec la concurrence du Soleil de Québec qui publie une section réservée aux nouvelles du Saguenay. Sa publication est interrompue à la fin de juillet 1961; il réapparaît en septembre de la même année sous forme d'hebdomadaire.

Avec la laïcisation progressive de la région, Le Progrès du Saguenay se réinvente. Acheté par un groupe de gens d'affaires en octobre 1964, le journal adopte le format tabloïd pour devenir un hebdomadaire du dimanche sous le nom le Progrès-dimanche.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l`Université Laval, 1973, vol. 3, p. 174-175.

BOUCHARD, Gérard, « Élites, entrepreneurship et conflits de pouvoir au Saguenay (1890-1920) », Histoire sociale, vol. 30, no 60,1997, p. 267-299.

FRENETTE, Pierre, « Région 9 - Côte-Nord, Charlevoix », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 7, p. 60-62.

GAGNON,Gaston, « Guay, Joseph-Dominique », Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

Éditeur :
  • Chicoutimi,1887-1964
Contenu spécifique :
jeudi 5 septembre 1918
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Progrès-dimanche
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Références

Progrès du Saguenay, 1918-09-05, Collections de BAnQ.

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jjtat ANNEE CHICOUTIMI, ISEFTENBRE Mis K* 19 LE PROGRES DU ; •»( i ’ • >1 ’ ’ ' 1 ._ I ORGANE AGRICOLE ET INDUSTR] 13 LK Syndicat nus Imimuieui.s du Saguenay, Incohpohe.-Phoimuet.__ ^ A IKK Journal Hkhdomadaike TIRAGE: 4,350 Le glorieux ancêtre -:o:- Miifin î ihh:h avons ou la |x*rmi.ssion de |>cnscr à nous, un instant, et , ulonllcr un héros qui est bien notre: Louis Hébert.de glorilu bonis Hébert, l'homme de notre sang, de notre langue et de notre idéal; l'irréductible amant de notre sol, le courageux défricheur, le chef de la noble dynastie de nos laboureurs ! Champlain, le fondateur de notre pays, Laval, le fondateur de notre Eglise canadienne ont leur monument: Hébert a maintenant h* sien.Hébert, le fondateur de notre agriculture.C’est complet.Les premiers monuments appelaient ce troisième.Si nous avons traduit d’une manière impérissable notre admiration pour la grandeur d’umo, la persévérance des Champlain et «les Laval, n-ms n’avons point oublié (pie le premier cultivateur de notre pays a dû payer d’un rare courage et d’une incommensurable confiance la grandeur de son iouvre, le titre que lui ont décerné les Ages et dont l’éclat rejaillit gur toutes nos générations il'habitant s, et nous voulons que notre reeonnais-raticc s’épanouisse en un monument impérissable A l'endroit même où les gucurs de Louis Hébert fécondèrent les premiers sillons (pii s’ouvrirent aux lianes «h* notre terre québécoise.Cultivateurs, soyez heureux, c’est vous (pic l’on glorifie en cet ancêtre.Canadiens, réjouissons-nous, c’est la fête de l’un des plus grand-hommes de notre patrie.Mais vivez ces sentiments avec intensité.Le congé accordé à nos Ames par les préoccupations (pii les oppressent, ne peut être que très court ! Salut au premier laboureur canadien ! PATRIOTIC Rédigé en collabohatic n - JL-JL-gJa-L- -L , 1-Lg* ment graves (pie le gouvernement se pense justifiable d'intervenir, il ne- ont entendu.11 se familiarise insensiblement avec la luxure et l’adultuère; fait aucun doute, du moins pour nous, cpie sa portée sociale mérite la plus il finira par trouver trop rigide, les préceptes qu’il a toujours suivis.Il sérieuse considération.voudra lui aussi mener une existence où la dissipation lui fournira l’occa- Xous irons jusqu’il prétendre que ce dernier point de vue a plus d’im- sion d’assouvir les passions (pii secouent /Maintenant son être, portance (pic celui des autorités fédérales, lut la raison en est simple: la* cinéma est encore une érole de vice pour les enfants.Le luxe dont l'union des cultivateurs de la.' de * " -:o :- Il a été décidé A la convention des cultivateurs tenue A St-IIyacinthe.le 24 août, «le fonder VCnion des cultivateurs de la province de (Quebec, sur le modèle de celles d’Ontario et des provinces de l’Ouest.L'idée est excellente et nous y applaudissons.Unissons-nous; joignons-nous aux cultivateurs des autres provinces, organisons-nous au point de vue eoo|>ératif d’abord, puis au point de vue f/olitique aussi.Nous formons les deux tiers de la population du pays; nous devrions former les deux tiers de la députation fédérale et par conséquent contrôler la chambre des communes.Jusqu’ici ce sont les pionniers de chemins de fer et les manufacturiers qui ont contrôlé la chambre et le gouvernement ; a l’avenir, le plus tôt possible, (pie ce soient les cultivateurs.Nous pommes donc favorable nu principe.Mais nous connaissons assez ce qui p’est passé dans l’Ouest et dans Ontario pour savoir que ces Unions n’ont réussi (pic parce que les politiciens ont été tenus au large.(Ju’il soit bleu, rouge ou caille, le politicien, s’il prend une part active A l’organisation et A la gouverne de cette Union, fera tous ses efforts pour la faire servir les intérêts de son parti.11 n’aura cure pour les intérêts de l’Union (pii sera entre ses mains un instrument politique au service de son parti.C’est pourquoi nous ne voyons pas d’un bon ceil M.Damien Bouchard à la tête de cet te nouvelle organisation.M.Bouchard sera politicien avant tout et (picl policiticn, grands dieux! Les projets de ce monsieur sont connus, son programme est celui des radicaux de France, son passé est la pour nous montrer ce qu'il sera A l’avenir.Nous sommes en faveur d’une Union des Cultivateurs mais pas avec un politicien à sa tête, surtout avec un politicien de la trempe de M.Damien Bouchard, lut nous conseillons fortement A nos amis de ne pas en faire partie aussi longtemps (pie ce politicien radical, ennemi de tout ce qui nous est cher, en sera le président.Le CULTIVATEUR.Les difficultés ouvrières Entasser démonstrations sur démonstrations fxnir établir que, en ces derniers temps, l’agitation industrielle a pris, au Canada, des proportions considérables, se serait, croyons-nous, perdre son temps.Il se produit en effet tous les jours, ici ou la, (h; nouvelles difficultés ouvrières, et le publie en est averti par la voie des journaux.Nous nous bornerons donc A donner quelques chiffres officiels qui aideront A mieux faire comprendre où nous mène cette épidémie de conflits industriels.Durant le cours du mois de juin, le Ministère du Travail, à Ottawa, a enregistré 28 grèves affectant 11,105 personnes et comportant 40,920 jours de chômage.En juillet, la situation s’est encore empiré/*; les rapports notent 29 grèves; ils évaluent ù 15,818 le nombre des ouvriers ayant quitte leur ouvrage, et la perte de temps est de 123,511 jours.Des 28 grèves qui existaient eu juin.18 avaient éclaté après le premier de ce mois; en juillet, ou a compté 28 grèves nouvelles sur un total de 39.Les statistiques officielles nous apprennent, de plus, qu’au cours des premiers six mois de 1918, il y a eu 80 changements dans l'échelle des gages et des heures de travail, au Canada.Si révélateurs que semblent ces nombres, ils ne disent ni l’étendue, ni la profondeur de la présente agitation industrielle, car c’est encore le petit nombre des difficultés ouvrières (pii se termine par la grève, et beaucoup de remaniements de salaires ne sont jamais connus A Ottawa.Ces statist iqlies, toutefois, ont leur signification.Ajoutez à ce qu’elles disent le langage des faits quotidiens, et vous ne serez pas loin d’admettre que nous n’avons jamais vu, au Canada, des relations aussi mauvaises entre patrons et ouvriers.* * * Que, du simple point de vue économique, cet état do choses «oit anormal, nuisible A tout le monde, préjudiciable au plein rendement de nos industries: personne ne le conteste, et.c’est précisément du ralentissement de la production dans le travail de guerre que, il y a déjà plus d’un mois, le gouvernement fédéral a pris prétexte pour intervenir dans la que-rrlle entre patrons et ouvriers et formuler une politique ouvrière de gucr-fv qui s’ouvre par cette déclaration pleine de menaces: “Le ministre du Travail est d’avis que le gouvernement devrait recourir dorénavant aux m>yens (pii sembleront praticables, pour empêcher toute interruption” dans li» fonctionnement des industries nécessaires Si maintenir notre effort de guerre dans toute sa \ '* ' conserver sa peau, c’est encore mieux que de sauver sa chemise; «'opfKiser a la diffusion des principes erronés et arrêter les progrès des idées révolutionnaires au Canada, c’est encore plus nécessaire que la surproduction des obus de six pouces.Qu’on le réalise ou non, le malaise actuel jxmt nous mener très loin.11 résulte de causes déjà anciennes (pii, au lieu de disparaître, vont s’aggravant; il produit des mécontentements profonds, des irritations violentes, les explosions de|colère inaccoutumées; il fournit aux meneurs du socialisme et de la révolution, (pii en profitent largement, l'occasion propice d’étendre leurs principes faux, leurs théories dangereuses et leurs doctrines subversives; il alligne pour un combat général, non seulement les employeurs et les employés—ceci n’est (pic la face des choses—mais l'ordre et le désordre, la justice et l'injustice, la charité et l’égoïsme, la vérité et l'erreur— et cela dans des circonstances et A un moment où les chances de victoire semblent plutôt favorables aux |»êeheurs en eau trouble, aux boches de l’industrie, aux voleurs de la haute finance, aux chenapans de tout acabit.Les derniers l'emporteront-ils?Nous voulons esj>ércr (pic non.Mais si la lutte sc termine A leur avantage, nous apprendrons A nos dépens ce que c’est que le régime bolchevik, même quand il règne ailleurs qu'en Russie.s'entourent les acteurs et les actrices excite dans l'Ame de la jeunesse la jalousie de jouir de la vie.Les scènes de vol trouvent dans l'intelligence de l’enfant un terrain propice pour l'assimilation, et elles développent rapidement dans ces esprits précoces, la passion d’imitation.L'atmosphère du théâtre est corrompue et corrupt rire, et les proprié- ct, ches certains sujets! il est àê 3) et même de 36%.• La laine est fine, remarquable^ ment fine; il y a 1134 brins dè lâiti# nu |X)uce carré, en moyenne, chai Ica mérinos.Ches certaines brebis* il y en a près de 2000.Pour ront* prendre ces chiffres, il faut sa vois que chea les Leicester ou Iss Cost* wold, il n’y a que 650 et 600 brigg (aires,qui dans un but de lucre,distillent goutte à goutte dans notre popu-jau pouce * * * C’est donc le temps d'ouvrir les yeux et d’aider de toutes scs forces la cause du vrai; c'est le temps de comprendre (pie les institutions les plus fortes ne résistent pas A certains assauts; c’est le temps de servir notre Canada et c’est aussi le moment de se ranger du côté de l'Eglise.Si sa doctrine prévaut dans le règlement du conflit (pii nous donne tant de craintes, les choses finiront par s'arranger.Mais, cette doctrine si généralement ignorée, il faut qu'on l’expose, il faut qu’on la défende, il faut qu'on la fasse agréer.Ce sont ces raison-la—et loin d’éprouver de l’hésitation à le confesser, nous avons, bien au contraire, de la joie à le dire— (pii nous ont amené A écrire, sur les conflits industriels en Canada, la série d’articles dont nous entreprenons aujourd’hui la publication.Tout ce (pie nous souhaitons, c’est que le bon Dieu bénisse nos efforts.Ils s’inspirent de motifs patriotiques et religieux.Puissent-ils servir et le Canada et l’Eglise.—(L'Action Catholit/uc.) lation, les ferments de perdition, font une cvuvro délétère qui ne sera jamais t rop dénoncée.11 est vrai que les gouvernements ont institué des bureaux de censeurs et que les films ne |H*uvent être distribués avant qu’ils aient reçu l'approbation officielle et ils sont très rares les rouleaux dans lesquels certaines scènes trop scabreuses n'ont pas été retranchées.CV|M*ndant.la partie qui a été enlevée est, toujours précédée de tableaux tellement suggestifs (pie l’imagination la plus lente réussit infailliblement à reconstituer la scène (pii manque.On me dira peut-être que par suite des lois nouvelles sur la fréquentation des théâtres do vues animées, les enfants ont maintenant moins de liberté pour pénétrer dans les salles de s|H*ctacIes.Mais la réglementation est si peu respectée qu'elle est pratiquement lettre morte.On dirait On ne parle pas des mérinos cocu* me producteurs de viande.Ile sont inférieure à ce point de vue.Croisés avec les Leicester ou d’autres races k viande, ile donnent de Ixwis résultats.Il MERINM S ELAINES On les appelait d’abord lea “de laine".Ce sont des mérinos américains chez icsqueltf, par sélection, on fit disparaître les plis de la peau et on augmenta l'aptitude à la production de la viande.Comme au- que les officiers chargés de la surveillance quo leur impose la loi, ferment • jets d’élevage, ils sont bien aupé- Les vues animées (Le Courrier de Sl-Ihjacintlic) j En découvrant le moyen de photographier le mouvement, l'homme avait écrit dans le livre de la vie, une des pages les plus glorieuses de son I les yeux avec une bénévolencc qui paraît intéressée.Le cinéma aurait dù être une source d’instruction profitable jHjur le peuple, mais il est devenu une sent inc, où fleurissent librement toutes les mauvaises passions.Que dire maintenant des théâtres exploités le dimanche?Quoique l’Eglise réitère» ses admonestations et «pie dans l'exercice de sa mission sur la terre, elle renouvelle constamment ses avertissements, les propriétaires de salles de vues animées n’en cont inuent pas moins, pour un profit problématique, à ouvrir leurs établissements.Ils persistent à vouloir corroder l’Ame de notre peuple.Le clergé s’évertue à enrayer le mal qui déborde de toutes parts; on reste sourd à scs np|x*ls pressants.La guerre et ses horreurs n’ont pas désillés les yeux de la population; elle refuse de comprendre (pic la justice du Très-Haut demande et exige une réparation intégrale pour tous les forfaits (pii sc commettent.Dieu veut qu’on respecte le jour qu’il s’est réservé, et néanmoins pour satisfaire h; goût du plaisir qu’on lui a savamment inoculé, la lapidation de nos villes s'engouffre tous les dimanches dans les théâtres.On prend soin de lui faire connaître à l’avance, par des affiches distribuées à profusion, le programme alléchant qu'on a su lui préparer.1x3 meurtie, le vol, l’adultère sont les invites dont on se sert pour attiser lo désir d’assister aux représentations.Notre peuple perd insensiblement l’habitude de se.rendre à l'église, mais il ne peut plus sc passer du sjK*ctaele auquel il s'est accoutumé.Sous le prétexte d’émanci|x*r le |>cuplc de la tutelle du clergé, on le * me verre, et leur déchéance servira d’exemple et de leçon.Abbé E.A.Pour les cultivateurs Elevage de mouton LES MERINOS Si le présent conflit i c > nséquences économiques tclle- Les mérinos, nous l'avons vu, ne «ont à peu près plus connus dans la province de Québec.C’est à peine si quelques éleveurs en gardent le souvenir.Il y a assez peu de chance pour qu’ils redeviennent populaires.L’avenir semble appartenir aux moutons A viande.Cciwidant, on ne peut affirmer (pic le marché de la laine ne s/?transformera pas au pays, de telle sorte (pie l'élevage du mouton mérinos pourrait devenir désirable.Les prix de la laine sont très élevés et il n’y aurait rien de surprenant a ce (pie ceux dos laines fines montent encore plus que ceux des laines grossières.Aux Etats-Unis, la grande majorité des troujHUUix de l’ouest sont de souche mérinos et dans l'ouest du Canada les mérinos sont populaires dans les ranches à cause de leur rusticité et de leur aptitude A la marche.Tous les mérinos sc distinguent par la finesse de leur laine.Il n'y a qu’eux (pii donnent de la laine réellement fine.Sur le continent américain, on reconnaît trois familles ou variétés ingéniosité.Il lui avait fallu beaucoup de tâtonnement s et une série coin- J dépouille de sa foi religieuse; on voudrait qu’il la jette aux orties comme plète d'expériences successives, pour mener à Ihuiiic fin, cette entreprise.une défroque démodée.merveilleuse.Dès l’abord cette découverte avait paru dépourvue de' Qu’on prenne garde ! Dieu tolère longtemps, mais II exige toujours toute exploitation profitable.! la réparation qui lui est duc.Sa miséricorde est immense, mais sa justice Nul n’aurait pu songer que la nouvelle invention supplanterait a brè- 'est infinie, ve échéance, le théâtre parlé, où les tragédies et les comédies avaient im-j Gare a ceux (pii l’insultent ! Gare à ceux qui souillent, l’âme de nortalisé le verbe humain.Personne ne soupçonnait, que le mouvement *scs enfants ! Ils se moquent de Lui, ils affirment qu'il ne s'occupe pas photographié, remplacerait la parole enjouée, sérieuse ou ardente qui | de nous.Gare A eux ! S’ils ne se reforment pas, Dieu les brisera cotn- jusquc-là, avait amusé ,instruit ou soulevé les foules.Il est vrai que l’invention était merveilleuse: elle faisait apparaître sur une toile inerte, l’actualité vécue, photographiée au cours de ses dif-érents mouvements.Mais elle n'at teindrait jamais les sommets élevés jù l’art plane en toute liberté: elle ne réussirait jamais A se faire accepter par les artistes vraiment épris d’idéal.Son rayon d'action ne se rendrait pas au-delà des masses populaires et les classes élevées ne deviendraient, jamais les adeptes de la nouvelle découverte.Personne ne croyait A la révolution que devait produire le cinéma.Dans le temps de son apparition, on concédait qu'il pouvait servir de moyen d’instruction pour les foules, incapables par leur manque d’entraînement, de goûter, de sentir et d’apprécier le charme délicat et enchanteur (pii sc dégage du drame ou de la comédie.Voilà maintenant qu'il monopolise l’attention de toutes les classes de la société dans tous les pays du monde.11 est devenu une nécessité de notre vie, il a popularisé le goût du théâtre dans le peuple et il a conquis les classes riches.Des compagnies puissamment riches ont, par leurs offres alléchantes, vaincu les répugnances des artistes connus et elles les ont maintenant à leur solde.Elles ont enrôlé les meilleurs écrivains, les meilleurs dramaturges, i>our qu’ils composent, les pièces A sensation qui satisferont le mieux, h* goût de la clientèle.La religion s’effraie, les gouvernements s’émeuvent, et, à la suite de l’Eglise, A la suite des gouvernements, je désire remplir mon devoir, en jetant le cri d’alarme en face des dangers (pic fait courir à notre société, la vulgarisation inouïe, de la nouvelle méthode dont l’enfer se sert pour pervertir l’humanité.Analysons, si vous le voulez bien, la situation dans toute la crudité et comparons le théâtre d’aujourd’hui avec h?théâtre d’autrefois.Jusqu'à ces derniers temps, le théâtre était un luxe: il était réservé lux classes vivant dans l’aisance.Il est aujourd’hui devenu le lieu des rendez-vous des masses populaires.Il était une source où ne s’abreuvaient (pie de rares privilégiés et le mal qu'il causait, était circonscrit, il ne descendait que par accident jusque* dans la foule.Ixî cinéma a commercialisé l’art et le théâtre, et, par la modicité de son droit d'entrée, il est descendu à la portée des bourses les plus modestes.Les salles de théâtres étaient autrefois brillamment illuminées et le regard des assistants atteignaient librement les endroits les plus reculés.Aujourd’hui, i>our que les scènes (pii se déroulent sur la toile, puissent être suivies attentivement, toute la salle est plongée dans une demi-obscurité, permettant libre cours à toutes sortes de familiarités déplacées.11 n’y a plus aucune sauvegarde, il n’v a plus aucun contrôle; même le respect humain est incapable de sauver au moins les apparences.L’action, le dialogue, l’expression de figure des acteurs commandaient naguère le silence absolu de l’assistance; maintenant, tout est changé: les conversations à mi-voix vont leur train en un murmure continuel.Les péripéties qui se déroulent sur la toile, les scènes risquées qui se succèdent, les gestes lubricities, les toilettes écourtées, les embrassements lascifs, le r‘lises fournissent l’occasion de faire des remarques, dans : • ale et la vertu ne reçoivent que des horions.Au sortir • « i quand le peuple retourne à son foyer, il a Time troublée qu- yeux ont vu, de tout ce que scs oreilles 1 W.VCfwtfOS AMERICAIN • n,/ ri .os à peu près tel rté d'Espagne.Il tous les mérinos origine.Aussi remonter dans întatc que les trou- étaient renommés c leur laine.Virgile, faut uira qir •a ni ci iom • / « • 1 qu’on p t /.% t a i.M.rc, ui* ç J, 11! '“p.ign* 1 l.*t fine; o 1 i.Vairon historiens parlent des laines d'Espagne.Ix*s a ni l>cs améliorèrent encore la qualité de ces laine, pendant le temps qu’ils occiqièrcnt la |>énin-sulc.L’élevage du mouton devint une industrie nationale et fort célèbre.Ce fut un Monsieur William Foster de Boston qui importa |x>ur la première fois aux Etats-Unis, eu 1793, des mérinos d'Espagne.D’autres importations suivirent et bientôt la race fut si en vogue que des prix fantastiques |xuir l'époque furent payés ixnir des sujets de choix.Ainsi le oolonAl Humphreys,' un des meilleurs éleveurs vendit, en 1810, 2 Ijéliers et 2 brebis |>our six mille piastres.Les éleveurs américains travaillèrent à améliorer le mérinos espagnol, et de fait, ils réussirent assez bien, puisqu’â l’exposition internationale de Hambourg en 1863, des mérinos américains gagnèrent deux premiers prix sur 913 mérinos venus des différents pays d’Europo.L'amélioration |x>rta surtout sur la t oison.Beaucoup de brebis adultes donnent de 12 à 15 livres de laine et les béliers qui ont plus de 20 livres de laine ne sont pas rares.D’après le “Vermont Merino Register",30 (béliers donnèrent une moyenne de 31 livres l once de laine.Un des meilleurs records qu’on connaisse est celui d’un bélier de 2 ans qui donna 41 livres et 3 onces de laine.1x3 mérinos est pourtant un très petit mouton.Scs brebis ne pèsent guère plus de 100 livres.Ce qui fait que le poids de la toison est très élevé par rapport au poids du mouton.Le rapport qui était «le 6% en 1812, est maintenant de 20% rieurs.Ou a réussi oases bien à leur conserver lu qualité de lo laine.Ill—MERINOS RAMOOUILLET Les Rambouillet sont des mérinos d'Espagne améliorés en France.La Bergerie royale de Rambouillet fut organisée en 1786, dons le but de propager In race mérinos en France et de fournir des reproducteurs d'élite.* * Sous l'influence de lo bonne oil-mentation et.d'une sélection judicieuse, le mérinos de Rombotiillet tout en conservent la finesse de sa laine, est devenu un mouton de forte taille, ample et massif.Ce qui l’a fait appeler “le mérinos éléphant” Les liéliers |>èsent environ 200 livres.On prétend que certains ont.pésé 300 livres.Les brebis posent de 150 à 100 livres.* Pour la production de lo vjgticfe, le mérinos de Rambouillet est m-rement inférieur aux moutons anglais spécialisés.Mois sa viande est bonne et.les agneaux Sont tarés précoces.lx; Rambouillet est très populaire aux Etats-Unis.Il est, nous J dit Plumb, largement répandu «ta l'Atlantique au Pacifique.La première importation de France, fut faite en 1840, par M.D.C.Collins, un éleveur du Connecticut.Elle consistait en 2 béliers et 30 brebis provenant de la bergerie nationale de Rnmlinuillet.Joseph PASQUET, , Professeur de Zootechnie.Ecole d'agriculture de Ste-Anne de la Pocalière.Jirm Usafi S ml.k II Bien des gens s'imaginent^ que le miel ne s’emploie que naturel, corn-me dessert ou pour combattre la toux.C'est une erreur que nous allons nous efforcer de faire déparait re en vous montrant lea multi, 0 * pies manières dont on peut à la.cuisine employer ce savoureux produit de nos abeilles.Tous adinèiteni que le.miel ciis; j forme: Attendu (pic les bref* «le proliib’.- Considérant (pie le premier al-tion ont été émanés sur cette «lite! l'^ué de la dite motion se plaignant ri’cpiête par ordre de l’honorable ! du fait que la requête libellée et le juge Leîcllier, le 9 mai 1917; i bref de prohibition ont été adressés Attendu «pie les Intimés ont d'n-r1 K°,,rrt Bergeron seulement, n’est motion :i la bord plaidé par ma form«\ alléguant : 1.Que la r«*fp|êtc et !«• bref «!«• prohibition en cette cause sont ma! dirige'.* et conséquemment irréguliers, illégaux, vu (pi’il* sont adressés à 1 un des intimés, Robert Bergeron personnellement, alors qu’üs «!«*-vraient l’etre au tribunal infér’ctt» nême «pii a rendu la dite sentence savoir: la Cour de Magistrat d« District et non se j juges; 2.— Que cette re(piê*te et ce bref l'ittd'quenl même pas (pie ee ma-istrat e t poursuivi en sa qualité iircelle; Et les intimés demandent que l’assignation à eux faite soit déclarée irrégulière, illég le •{ nulle ainsi «pie la requête lilu liée, le bref de prohibition et l’affidavit, et que toutes ces procède reset la présent*1 cause so.eut renvoyées avec dépens; Attendu «pic «le plus les intimé s* sont inscrits en droit alléguant en ubuance: 1.*—Que le* paragraphes 3.12, 19 pas basé sur les faits, attendu (pie le dit Robert Bergeron est assigné à comparaître mm pas en sa «pinlité pers .niiellc, mais comme magistrat de distriit nommé pour le di-* Lift de ( hicoutiini.( ’utte désigna-t’on suffit dans les circonstances pour (pic la Cour «lu Magistrat soit réellement assignée.Le magistrat «le district dans un district rural foi me lui-même la cour et le fait de l'indiquer par son nom réel suivi des mots “Magistrat du District”.est une assignation suffisante à la cour «pli a décidé «le la plainte; Xous rejetons donc cettÿ motion à la forme avec dépens contre les in t imés; Attendu «pie les intimés ont, plaidé en droit et au mérite par deux documents différents, mais «pie l’audition des deux plaidoyers a eu lieu en même temps et qu’il est opportun de juger sur le tout dans un seul et même jugement (pii prononcera sur les frais crsonneL lemcnt ; Et le* intimés concluent a ce que les paragraphes 3.LG, 7,8.0, 10.12, 15 et ÎG ainsi (pie la dite requête* et le dit I ref soient rejetés avec dépens; Attendu (pie «le plu* les intimés ont plaidé au mérite alléguant en substance: L—Que l’e.\( ès de juridiction n’apparaît pasùlaface «le« procédti-reset (pi’il n’y a pas de recours au bref d«* prohibition pour de telles informalités comme celles alléguées au paragraphe 4 : 2.- Qu * les paragraphes 6, 7, S, 9 c?t 10 sont niés en fait- et aussi en droit vu qu’il n’y a pas de recours au bref de prohibition j»our réformer la décision d’une cour inférictr n*, ni pour réviser l’appréciation «le la preuve * - 3.—Quo •• : ;* cpii ont été rant suiviir sont défont Province de • restrictions qu’il a établies en faveur des provinces ne lui enlèvent pas le droit de faire des lois sur ce sujet lorsque.* les provinces ne l’ont pas fait.l’ont ce «pie le parlement fédéral a voulu, c’était de ne pas intervenu dans les lois qu'une province aurait pu faire relativement à l’observation du dimanche.Et, c’est bien là le sens de la section IG (pii dit: “Que la présente loin'est censée “abroger ni atteindre en aucune ma-“nière les dispositions d’aucune loi “concernant en quoi «pie ce soit “1’obscrvanee du dimanche, en vi-“gueur dans une Province du C’ana “da, à la date de la pré>ente loi.” Cela veut dire évidemment «pie toutes les lois concernant cette observance du dimanche passées par les provinces et étant en force dans ccs provinces, resteront en force telles quTUc* sont quelles «pic soient les dispositions de l’acte fédéral.Nous n’avons pas à discuter aujourd’hui la question de savoir si la loi de Québec contenue aux sections 146G et suivantes est en forte oui ou non.Si cette loi de la Province do Québec est ultra -vire-et tpfcllc n’est pas en vigueur, non n’avons pas à nous en occuper en *tu«liant le statut fédéral.Si elle est en vigueur elle contient une di.— position semblable à la disposition du statut fédéral et alors le Statu fédéral n'abroge pas et n’atteint pas cette loi et la poursuite peut être prise en vertu de la loi fédérale Aucune autre loi de la Provint*!?de Quéliec n'est affectée* par le statu» fédéral (t alors ce statut fédéra peut contenir une foule de dispositions >u! lesquelles le parlement «1« Québec n’a pas jugé à propos de légiférer, et ces dispositions sont valables parce qu’elles sont dans les limites d«‘ la juridiction du Parlement Fédéral (pii a jugé à propos dt légiférer sur ces points; T Canada Province de Quéliec District de Chicoutimi COUR SUPERIEURE Le troisième jour de septembre mil neuf cent dix-huit.Présent : L’hon.juge Lctcllier Xo 55S5 ALPHONSE HAMEL Requ Tant, vs VITA [-NAPOLEON TREMBLA V percepteur (tu menu pour le district (te Chicoutimiy Intimé.La Cour, ayant entendu les patties par leurs procureurs sur le mérite «le la requête pour bref de prohibition, examine le dossier, la preu-v *et délibéré: Attendu que le requérant allègtu 1.—Qu’il e*t pharmacien dûment licencié et qualifié, propriétaire d’utu pharmacie en la ville de Chieoutim .*t (pi:* le ou vers le 15 de décembre 1917, le Percepteur du Revenu Provincial pour ce District, a porté une plainte contre lui l’accusant d’avoir vendu des liqueurs enivrantes et ce, pour une première offense; 2.— Que jugement en date du 15 janvier 1918, a été rendu le cott-d imitant, bien «pie la preuve établisse* qu’il ne faisait «pu.» remplit des prescriptions de médecin et vendait des médicaments; 3.— Que le dit jugement n’est pas «•néon* exécuté; (4) Que* !(* dit Magistrat a excédé et excède sa juridiction en procédant en cette cause; (1) Parce (pi’il n’y avait aueuia offense de commise par !«* requérant et (pi’aueune lot l'oblige comme pharmacien à prendre une a ut n licence (pie celle de pharmacien, et, «pie comme tel il a le droit de vendre de l’alcool pour dos fins do médecine* et est obligé de le faire sur ( ’onsidérant «pie nous n’avons prescriptions de médecins, et qu’il a lion du magistrat alléguant (pi’il a [aucunement à prendre on console- le droit de vendre des préparations, excédé sa juridiction «*t que la dite ration la preuve faite en cette cause* médecine* contenant, «le l’alccool; sentence est illégale et nulle, ne sont devant la cour inférieure pour dé- (2) Quo la plainte allègue une p.s fondés en droit.A la face me- eider si la.requérante actuelle était première offense* et (pie le magistrat me des procédures le dit magistrat | d ms quelques-unes des exception a excédé sa juridiction en le contrait juridiction.J.a plainte a é A L’ECOLE NORMALE L° rentrée des élèves de I Ecole normale aura lieu mercredi le 4 septembre, et celle des eleves du pen sionnat du Bon Pasteur" jeudi le 5 septembre.* 22-29 sept D.S25 TARIF B ANNONCES 0-0-0 Annonces légales, demandes d’in corporation, soumissions demandée! etc., 1ère insertion: lUcents hli gne, insertions subséquentes 7 la ligne.Annonces 5 longs termes: 15 a 25 cents le pouce, suivant la posi.tion.1 1 l'etites annonces, ne déposant pas - ou J pouces: tiü cents nar in.sert ion.Objets perdus ou trouvés: inscr.tiou dans les ndtes locales: llô CCIlt! chaque fois.l’rogrU Prix d'abonnement au du Saguenay, Canada, un an.«1 rn p.iIT* «OU Etats-Unis, un an.2.(10 Dr Henri-L DUHAINE Rue Racine, Chicoutimi SPECIALITE: MALADIES DES YEUX.DES OREILLES DU NEZ ET DE LA GORGE.‘ M.le Dr Duhaime est ti> tulaire du département ophtalmique à l’Hotei-Dieu Saint-Vallier, où il tient son bureau tous les jours, de 9 heures à midi, excepté le dimanche.Le Dr Duhaime tient son bureau chez lui tous le* jours de 2 à 4 hrs p.m.X an 7 fev.1918 Docteur A.BARRAS D.D.S.L.D.S.CHIRURGIEN-DENTISTE BUREAU : Rue RACINE C i I L C O U TI MI.CHEMIN DE FER ROBERVALSAGUENAYI NOUVEL HORAIRE 29 JUIN 1918 ir*ll(*; (4) Que le règlement dont parle e magistrat dans son jugement, a té produit irégulièrement et illé- Dcpart de MAGOT VILLE Les inard’s, jeudis et samedis à G 1 ”) a.m.Les lundis, mercredis, vendredis et dimanches à G.55 a.m.Le dimanche .seulement a5.40p.m De fart de Cil JCOl 'TlMl-OUEST Tous les jours excepté le dimanche, à 7.20 a.m.et 7.00 p.m._ Le dimanche seulement à 7.20 a.m., 8.20 a.m.0.15 p.m., et 7.35 p.m.Di part du MA SS IX § Tous les jours excepté le iliman» clic G.50.p.m* ^ Le dimanche seulement ù 8.10 a.m.et 7.30 p m.Départ de LATE U Ul MME Les mardis, jeudis et samedis à 7.0S a.m.cl 7.45 p.m.Le dimanche seulement a U.05 a.m.et G.33 p.m.Note: Les trains de cette comr* gnii* font raccordement avec les convois du Canadien-Nord a *»•• Ha! Buy Jet.J.-A.VALLEKAND, Surintendant• TELEPHONE SIEMIb QUEBEC Service Local et de Longue Distal** BE RACCORDANT AVEC La Cie de Téléphone M BUREAU PRINCIPAL: CIIICOVTIJMI.Téléphone ¦» ABONNEMENT: KiaiPDCf Prit!# 130.00 Commère# • • •s actes rtvuc- 4.—Qu'il.Criminel du n v \mlontaircinenl que h gouv«?rnen t Code fêdi'ml n mis certaines restrict i dTectif cette loi par la portion 5 et la Ranc tion IG du dit chapitre.Mais 3.—Que d’après la preuve faite, il appert que le requérant a vendu des liqueurs enivrantes sans aucune prescription du médecin, tant par lui-même que par «on employé «pii n’est même pas un commis diplômé; et que les ventes ont en quantité plus grande ÎXTKXOXS les excep-1 permise par la loi dans de i tim'd* et NOUS CAS-1 où il n’existe pas de régi i «IC iVt» NNtTLONS le bref de 5mané en cette cause, prohibition; * * 4.—Qu’il est prouvé qu’ (Suite à la page 4 | CV> l B.IL# i LIVRES BLANCS Livre, 1 feuillet, Etampes ea CaonlcM* AwilileBeilide Btf#H •pliure de toute sert» (pressions de I MOORE A CIE Llarilft CE PROGRES DU SAGUENAY jeudi: Sur 1’Anticosti :o l/j.'r.Mario-Victorin, l'infatigable ami des choses de chez nou», jsIIé'ciT Anticosti et il nous le raconte dans la dernière livraison du Pur- ç\l0M> inattendue, le bon Frère a pour cocher, sur les grèves d’Anti-jÿtic, un jeune homme de Saint-('œur de Marie (Lac Saint-Jean).Votre citation commence au départ du voyageur du camp de la fointc-aux-C « i aines.Profils d’anticostiens (S —Hou voyage ! Amusez-vous bien ! -Merci, monsieur Tancrède, vous êtes trop bon |>our nous ! —Allons donc ! Il sont bien malheureux, ceux qui n’ont pas la chante de faire plaisir.^ “Malheureux, ceux qui n’ont pas la chance de faire plaisir” î ce mot-£ peint l’homme tout entier.Tancrède (îirard, c’est le bon génie cpii.ajr 1V1 nticow'i établi sur les hommes et les choses.Le don char- iot (.t précieux de sc trouver toujours là où il y a un service à rendre et [nproblème à résoudre, Tancrède (îirard le possède, avec en outre l’affa-lilitc la gaieté et bien d’autres qualités encore.11 excelle en tous mé-urs et “ait le tout d’une infinité de choses.Tancrède bâtit une église jvec |:l même facilité qu’il dresse la coque d’une goélette et le gabarit d’un yacht de plaisance.Tancrède administre les fermes et exécute les travaux publics; il construit et démolit avec la même placidité et c’est en-&,,f jui qui le cn> échéant, va jiortcr la guerre chez les castors, industrieuse glanée qui s’amuse à faire déborder les petites rivières de l’îlc.Mal-p{ toutes ces occupations diverses et absorbantes, Tancrède trouve encore du temps pour taquiner sa femme, une petite labrodoricnnc aux yeux vit, à qui suns grand succès du reste, il essaye?d’en remontrer sur la ioupc !.Ht Tancrède ayant soulevé une dernière fois sa casquette, nous laissa à la garde de Dieu et du p’tit Jean Dérv qui nous m'nail.Bob, quittant la cour de l’écurie, se mit au trot vers le moulin.Il ne faut pas longtemps pour sortir de la Baie Ellis et le chemin prend tout de suite la grève qu’il suit quelques arpents avant de s’engager dans l’intérieur.Le p’tit Jean Déry est un jeune homme nerveux, aux yeux intelligents.Comme tous les non fumeurs, il s’aecomode mal des longs si leurs et ne tarde pas à se (iïvirer vers nous.—Vous avez entendu parler de («ainache, p't-clre ben ?—Certainement ! Est-ce qu’il a vécu par ici?—Oui.11 est enterré là, en haut de la côte.Voulez-vous que je vous mené ?.A notre gauche une coupe d’une trentaine de pieds dans les alluvions aillou t eu ses borne la vue: sur le rebord éboulé tremblent les fleurs blanches des zygadènes.Nous faisons encore un arpent, puis le conducteur, debout dans sa voiture fait grimper Bob sur le monticule où achève de pourrir, à côté d’une épinette solitaire, l'épitaphe de bois de Louis-Olivier Gainache.La pluie du ciel a presque entièrement lavé l’inscription.Lais,qui ne sait l'histoire du sorcier d’Anticosti?Face à la mer, sur une falaise inculte où frissonnent nuit et jour les petits iris bleus dont le Golfe fleurit partout ses rivages, l’endroit est bien choisi, semble-t-il, pour perpétuer la légende et sacrer l’homme dans l’esprit des habitants.Pendant que mon compagnon de voyage essayait de déchiffrer les mots sur la planchette vermoulue, je songeais à ce curieux type d’homme qui en plein XIXe siècle osa s’inscrire en marge «le la civilisation et des lois humaines, qui trouva sa volupté suprême à régner seul sur ce désert d’Ant icosti.Cette originalité lui a valu une célébrité préférable à celle que la politique édifie pour ses derviches.Gamache ne mourra pas; il est clans les livres ! Il y est moitié homme et moitié démon, un peu laboureur, chasseur beaucoup, terrible et lion, botté de loup,marin et nimbé de surnaturel ! Un brusque détour et nous dévalons sur le chemin; Bob reprend son allure pacifique et la tfbiturc roule sur le fin gravier de la route.Voici un ruisseau qui descend vers le château au travers de correctes pelouses tt.plus loin, la jolie petite rivière Plantain passe en bondissant sous le nistique pont de bois, faisant des sauts folichons pour atteindre plus vite la mer prochaine.Puis ce sont les bruits et les taillis tout glorieux du rose des épilobcs et de la neige des anaphales avec, deci delà, dans les feuillages clairs, la croupe ambrée d’un chevreuil.Derechef, Jean Déry, pose les corticaux sur ses genoux et se retourne vers nous.““Comme ça, c’est la première fois que vous venez par ici?—Oui, et peut-être bien la dernière ! —Comment trouvez-vous ça?• —Très intéressant ! Et l’air vaut mieux que celui (pie l’on respire m le pavé de Montréal.—Ali ! vous venez de Montréal ?—Hélas, oui ! —Pourquoi : hélas ?— Mais, mon cher ! parce qu’il faudra y retourner ! Et vous, êtes* fous né sur Tile?Mie ferme à vendre I ^ plus belle ferme du P St-Jean est en vente., .** ferme est située à ,r*>i« arpents de l’église et Ulî n**He de la gare du che-?M»defer Canadien-Nord.magnifique terre, viable ferme modèle, rap-P°rte de très gros revenus 1.*°n Propriétaire qui dé** retirer des affaires.V* maison, très grande, ?*n Parfait ordre et mu-2»ae toutes les améliora-V®ns modernes, il en est "*eme pour tous les bâ-?»«nl8 de la ferme ; le qui est complet «talement en très bon- “««onditions.«•ter-vous de demander pj.**P*1'cations car lesap-J^yont seront certaine-très nombreuses.* adresser à CHS SIMARD, Casier 27, la SICOÜTIMI Oh î non î Je suis du Sacré-Cœur de Marie, dans le lac Saint-Jean.Et Jean Déry, enfin mis sur sa veine, se mit à nous parler d'abondance, à nous conter son histoire, une délicieuse et banale histoire (pii m’a ému.Je voudrais savoir écrire la langue savoureuse et pleine que parle Jean Déry qui a un esprit vif et une bonne petite instruction, et qui n’est aucunement gâté par la ville.En fait de livres, il ne connaît guère que les Annules de la Honni' Saintc-Annc et le grand livre de la nature et de la vie.L’avouerai-je?Je sentais vaguement auprès de lui que la culture relative dont nous sommes si fiers et (pii nous parait essentielle quand nous retombons dans notre milieu, n’est qu’une anomalie plus ou moins heureuse, une déformation de l’espèce comme les plantes panachées et stériles de nos jardins, un déséquilibre peut-être, parce (pie nos puissances physiques, intellectuelles et morales peuvent bien difficilement se développer de pair et s'harmoniser.Ceux-là se déploient en tous sens, normalement, sans à-coups, et c’est sans doute le secret de la plénitude de leur bonheur.Jean Déry, d’après ce qu’il nous en a dit, habite une région neuve vers le lac Saint-Jean.La terre y est bonne, le berceau ne chôme pas, et il y a de petites bouches avides tout autour de la table.Aussi Jean a-t-il cru bon de quitter momentanément la maison |>our venir à IMn-ticossc où l’on gagne gros et sans cesser d’être cultivateur.C’est son chagrin de n’êtrc encore que garçon d’écurie.Mais Tancrède lui a promis de le mettre sur une ferme aussitôt que possible, à Sainte-Claire, à Saint-Georges ou à Rent illy.Ses yeux flambent comme il nous fait part confidentiellement’de cette espérance et il est visible (pie ce sera pour lui le bonheur suprême.—Voyez-vous, ajouta-t-il, ça fait $800.00 (pie j’envoie au père, et je vais rester un an encore.—Et après, lmsardûi-je?—Après?Je m’en irai par chez nous pour cultiver ! J’aime ça ben gros la culture ! Je prendrai une fille de la campagne qui connaisse l’ouvrage il* habitant, Le père se fait vieux, déjà ! Je veux pas qu’il nie de la misère sur scs vieux jours.Chez nous, les enfants, on s’est toujours dit qu’on aura soin de not’pèrc comme il a eu soin du sien !.Nous arrivons à un angle de la route où il y a une croix et un ancien chemin plein d’herbe qui descend vers l’Anse-aux-Fraises.Nous nous découvrons et pendant que le chemin de Sainte-Claire s’engage dans l’ombre ajourée des épinettes et des bouleaux, Jean continue de nous entretenir de ses projets.Ses yeux perdus dans le vague de la route brillent au bonheur entrevu et rappelé, et pour sûr, il compose déjà en imagination le charmant tableau: sa maison à lui, avec son jardinet de phlox et de géraniums derrière la petite clôture blanche; sa cuisine, son poêle à fourneau, la boîte à bois sous l’escalier: la huche neuve dans le coin les chaises le long du mur, la table près de la fenêtre ouverte sur le chemin du roi.Il voit le vieux père en chemise d’étoffe, la pipe aux dents, souriant dans sa l>erçcusc, et, bien allante au milieu de ce petit royaume, sa jeune femme alerte et rieuse !.Gravi le coteau, l’on commence à voir poindre au loin, à travers la coupée des arbres, les beaux champs et les bâtiments clairs de la ferme de Rent illy.La vision du coin aimé du sixième rang du Sacré-Cœur-dc-Marie, par delà l’étendue du Golfe, par delà les montagnes et les forêts, absorbait évidemment Jean Déry, et il ne voyait plus rien,* pas même les familles de chevreuils qui nous regardent pousser une branchette aux lèvres, pas même les petits lacs laiteux et sertis d’épinettes immobil-les, qui riaient en donnant sous la grande lumière de l’après-inidi.Je ne reverrai plus Jean Déry, très probablement.Nos deux petits chemins qui se sont joints un instant sur la route de Sainte-Claire, divergent maintenant à jamais vers des horizons divers.Mais je lui garde un souvenir ému et je voudrais bien que tous les jeunes gens mes amis, eus- Maison I lour Une maison confortable, munie de toutes les améliorations modernes est à louer, avec possession immédiate, sur la rue Price.S’adresser à EGIDE TREMBLAY, Port-Alfred ou à LOUIS GUAY, Rang St- • U*aoUt l).SU de 1 rcizo et onze heures.Lait du soir plus riche de ().33r£ ; 3.Traites à li heures du matin et quatre heures du soir, soit des intervalles de quatorze heures et dix heures.Le lait du soir plus riche de 0.70%.4.Traites à f» heures du matin et 3 heures et 30 du soir, soit des intervalles de quatorze heures et demie et neuf heures et demie.Lait du soir plus riche de 109%.Campagne des cercles de ménagères Par Frcdcrica MacFàrlanc, démonstratrice des Cercles de Ménagères le club et de participer à cc nouveau mouvement.Les organisations do jeunes filles, de concert avec les cercles, comi>-tent aider de l’une ou de l'autre des façons que voici: 1.—En cultivant plus de légumes, spécialement des pommes de terre, des fèves, pois, etc., et en emboîtant tous les légumes d’une nature périssable dont oti n’a pas besoin immédiatement |>our l’alimentation tandis qu’ils sont encore frais et délicats.L’outillage nécessaire et la surveillance de ce travail doivent être pourvus par chaque cercle suivant les besoins du groupement.2.—En produisant |>our leur propre emploi les semences dont on prévoit qu’il y aura une pénurie l'année prochaine.3.—En cueillant et en emboîtant tous les fruits sauvages et cultivés qui pourraient être perdus.•1.—Eu élevant plus de poulets pour prendre?la place du bœuf, et en emboîtant les produits de surplus.5.—En engageant chaque ménagère à produire et à conserver au moins sa propre provision d’œufs pour Fan née.t».—En entaillant le plus d’érn- -COLLECTIONS» Sallalre.ljoyerJuiemontj Billet et Rédamat\oc\5 de toute nature collectés au percentage partout.Nous pouvonj avoir votre antent.^ence Mercantile VAnlf Mercantile VANÏER, T tSStJocqursK»***).blés possible afin de fabriquer le plus ch* sucre d’érable possible, çt eu recommandant l’emploi de succédanés |M)iir l’emploi du sucre do bettcravrlet de cane dans lu fabrication dost bonbons.7.— EiflfabricnntJdu savon pour 11 buanderie avecjles os et les graissas quiTne sont* pas\»niployés pour la nourriture.S.—En faisant tout en leur"|x>u-voir pour encourager tous les mouvements en favc?ui\de la production et de la conservation en seconda» tjpar exemple, les projets des expositions scolaires, “Gardez un cochon”, “Cultivez plus de blé,” etc.— {La Gazelle Agricole.) LISEZ TOUTES LES j fl PAGES DU “PROGRES” Fidèles à leur devise “Pour là maison et pour le pays” les cercles de ménagères de Québec sc préparent à faire leur part dans la production et la conservation des vivres.Comme ces cercles sont organisés dans les villages de campagne et les districts ruraux et à cause de la nature de leurs études et des renseignements (pii leur ont été donnés par leurs démonstratrices en ces trois dernières années, ils sont parfaitement préparées à se charger de cette fonction si importante et si urgente à l’heure actuelle.Le succès de cc système dépend principalement de?la per- fection avec laquelle l’organisation souvenir «nu ei je voudrais .«en que unis .es jeun,» 1 ,era conduitc ,)llr les ménagères sent son Aine simple et bonne, satisfaite des bonheurs robustes que Dieu | ^ |n tl!llpiilfismo lWnInirtt ,illlls fit pour eux: la jeunesse, la terre, la famille ! Nouvel horaire du Rochester POUR LES CULTIVATEURS Usage du miel à la cuisine et du patriotisme déployé dans les localités où l’on opérera.Le programme est le suivant: 1.—Chaque cercle doit organiser immédiatement toutes les jeunes filles du groupement sous la dircc-lion d’un ou de plusieurs membres, beurre garderont leur qualité jus- 2.—Une visite sera rendue à qu’à ce que le beurre devienne ran- toutes |cs femmes du groupement ce; et ceux faits sans beurre sc gar- pour leur demander d’entrer dans deront.frais des semaines et même1 Montréal.Québec Baie St-Paul Eboulcmcnts St-I rénée La Malbaic (arrivée) La Malbaie (départ) Cap-à-1’Aigle St-Siméon ’Padoussac (arrivée) Tadoussac (départ) Baie des lia ! Ha ! Chicoutimi (arrivée) Chicoutimi (départ) Baie des Ha ! Ha ! ! Tadoussac (arrivée) Tadoussac (départ) St-Siméon Cap-à-l’Aigle La Malbaic (arrivée) La Malbaie (départ) St-I rénée Ixïs Eboulcmcnts Baie St-Paul Québec (arrivée) ALLANT VERS VEST Mercredi seulement 7.15 p.m.Jeudi et dimanche 8.00 a.m.fl 41 14 • • • • • 11.30 a.m.1 2.15 p.m.1.30 p.m.1.50 p.m.2.20 p.m.2.50 p.m.4.00 p.ni.7.00 p.m.7.30 p.111.12.30 p.m.2.30 p.in.l ALLANT VERS V O U EST vendredi et lundi 5.30 a.m.n’arrête pas 44 44 M it ii il a a 11 n «< u u u a 11 11 11 u 11 u 11 vendredi et lundi 4 f 14 II 8.00a.m.11.30 a.in.12.15 p.m.1.30 p.m.1.50 p.m.2.20 p.m.2.50*p.m.4.00 p.m.7.00 p.m.7.30]p.m.12.30*p.m.2.30 p.m.5.30 a.m.n’arrête pas.44 44 *< 10.45 a.m.10.45 a.m.44 44 M 11.15 a.m.11.15 a.m.renient a vant jugement nu cours ! Cotti «I» l’instruction.cu «le chapelet pour toi.Fais comme eux, ça te donnera du cœur.U Di.* ton chapelet, c’est chose si simple ! ( "est la prière la plus facile et la plus douce: tu parles à la Mèfo du ciel; tu lui rap|telles scs vertus, sa puissance et sa bonté; tu lui dis de wilier sur toi, sur ton âme et sur ton cœur.Le Marché (29 août) Après avoir exposé la teneur «h* l’appel de Hcnoit X V, le* fondements juridiques de la médiation pontificale, les bienfait* du l'apc au cours de la guerre ( Mgr Touehrt reproduit les six suggestion.* papales et établit qu'elles ne sont pas pro-nlleraandcs.Il esquisse ensuite h* système» du Saint-Père pour la ; paix durable, les résultats «le son appel, et il conclut en montrant la grandeur d’âme «le Hcnoit XV.Nous croyons intéresser nos lecteurs en extravant «le cotte brochure le passage consacré au xi/sth/n pon-i tijical (l* la paix durable.• Il était indispensable quo le Saint-Père, lui aussi, rédigeât son projet.Ça été fait.Il est exposé ' • T— ET dra.¦W; tiesr- I.ICîNH QUEBEC- MONTREAL Tous les jours, dimanche compris.I.ICiNK QUEBEC - SAGUENAY Les bateaux quittent Chicoutimi les lundis et vendredis* Le steamer “Saguenay" quitte la Baie des Ha!Ha! les jeuéni le nmringe.GAGNON-ST-HILAIRE, Mardi dernier M.le Vicaire L.Pelletier a béni le mariage de M.Lucien Gagnon, fils de M.Arthur Gagnon, du Bassin, avec Mlle M.-Jcannc St-lliluirc, fille de M.Wilfrid St-Uikure, de cette paroisse.M.Gagnon servait de témoin à son fils et M.St-Ililaire, accompagnait sa fille.Nos meilleurs souhaits do bonheur aux nouveaux é|>oux.SEPULTURES COTE, 28 août.—J .-Fernand, fils tie M.Jean-Louis Côté et de Dame Alina Véziliti, de la Rivière-à-Pierre, décédé en cette paroisse, âgé de un mois et demi.DIVERS M.Publié J .-A.Farouche, curé de la cathédrale est en voyage à Qué-Ih*c.MM.les abbés F.-X.-Eugène Frcncttedo l’évêché et J os.Gauthier de rilôtel-Dieu, sont partis passer quelques jours à Ste-Catherine.M.le chanoine V.Huard, de Qué-Ihïc, était de passage à Chicoutimi ccs jours derniers.Par décision «h* S.G.Mgr l’Evêque: M.Emile Parent, vicaire aux FJ nullement# a été nommé vicaire à la Baie St-Paul et M.Edmond Jean, vicaire à Baie Si-Paul a été nommé aux Fboulements.A la lin de septembre M.l’abbé Ls Mathieu, vicaire à Normandin |H*rmutera avec M.Emile Tremblay, de Roberval.M.l'abbé IL Tremblay, cx-vicai-rc de Roberval a été nommé aumônier des RR.Frères de Vauvert, Lac St-Jean.MM] Un procès " LES TRIBUNAUX AURONT A DECIDER UNE DISPUTE AU SUJET DE LIMITES A BOIS SUR LA COTE NORD.DELEGUES M.l’abbé J.-C.Tremblay, rédacteur au Progrès du Saguenay, ancien aumônier de la F.O.M.N.et MM.Jus.Menard ct D.Oucllct,., .et secrétaire de la I'édé-I^p^^^g M.Floi Perron, professeur, de la Baie St-Paul, était de passage en ville samedi, l’hôte de M.Film.président ration Ouvrière Mutuelle du Nord, ont été choisis comme délégués à la convention des Unions Nationales f TV0”?* ^ !C-:U aüÛ‘ ' Càtl cü rZ: pour St-Bruno, où _ .il prendra charge de l école de cet Pno nnt nris imissîil'b * MM.( lis Plamondon, inspecteur d’Keoles, Thomas-Louis Desbiens, percepteur du Revenu provincial, BAGUES PERDUES Deux bague* ont été oubliées, *ur le steamer Rochester, dans la chambre Ccs messieurs ont pris passage sur le Rochester, vendredi dernier pour Québec.REMERCIEMENTS Remerciements de Padouc, pour f tenue avec promesse EN VILLE M.Henri Dut il, greffier de la ville de St-Romuald, et Mme Dut il, étaient à Chicoutimi ccs jours derniers, les hôtes do AI.et Mme J.-11.Dut il.endroit.POUR MONTREAL M.L.Brousseati, gérant du Pro- à Saint-Antoine du ‘Sa?UC"?J/’ f ^ f "'."«"J faveur insigne ol>- trt*‘soru’[ ’ " ^ i r • ,i i; „ meurs du Saguenay, sont partis lun-#e de faire publier.v .y .* .a.d matin par le Rochester, pour Mont- réal.EN VILLE M.et Mme Ferdinand Girard, de Bagotvillc, étaient de passage à Chicoutimi cette semaine et sont passés à nos bureaux.LEÇONS DE PIANO et Théophile Tremblay, cultivateur 1 no 47 sur I une des pateres snnt de retour d’un voyage à Ro- (crochets a chapeaux', hcrvul et St-Félieien.* Si le voyageur qui occu- t j paît cette cabine lors du Mlles Laura Girard, institutrice | voyage que ce vapeur a fait M.ct Mme Bélanger, de Montréal, sont en voyage à Chicoutimi ETAT-CIVIL NAISSANCES GRAVEL.21 août.—Jos.Antoine-Kodolphc fils de M.Eugène Gravel et de Dit me Laure Murdock.Parrain et marraine: M.et Mme Jos.Murdock, grands-parent s de l’enfant, de Ste-Aimc.POITRAS, 22 août.—Jos.-Jean-Ma-ric, fils de Edouard Poil ras et de Diana Lessard.Parraine! marraine M.Jos.Poilras, oncle et l'enfant et Mlle Alexina ( 'ôté.GAUTHIER.27 août.—Jos.-Henri-Renc-Julicii, fils de William Gauthier, bijoutier et de Maria Talbot.Parrain et marraine: M.et Mme René Talbot, oncle ct tante de l’en-faut.MALTAIS, 2D août.'—Maric-Luçien-ne-Rita, fille de Ainédéc Maltais et de Anna Malek.Parrain et marraine; M.Alfred Caron, et Mlle Maria Jean, cousine de l’enfant.MARIAGES FORTIN-TREMBLAY, le 20 août, M.Vilmond Fortin, fils de M.Simon Fortin, cultivateur du rang Stc-Fa-mille, épousait Allie M.-Blanche Tremblay, fille de M.Arthur Tremblay, du rnngSt-Jean-Bnptistc.M.Fortin servait de témoin à son fils et M.Tremblay, accompagnait sa fille.C’est M.l'abbé A.Dirouehe, curé A la rentrée des cours au Palais de Justice, les tribunaux entendront une cause très importante, dans laquelle il s'agit d’une dispute au sujet de limites à bois, cause qui remonte à deux ans et qui est susceptible d’aller jusqu’au Conseil privé.D?s parties intéressés sont la Manicouagan & English Bay Export Co., dont M.Win.Dobell est le président vs M.Léandre Bouchard, de St-Nieholas, sur 1a côte nord.La demanderesse est propriétaire de limites à bois dans cctR; région.Elle prétend que Bouchard, le défendeur, a coupé 20,000 billots sur sa propriété, mais BoUchard conteste la prétention de la demanderesse en disant (pie le bois qu’il a coupé était sur scs limites qu’il a achetées du gouvernement.Los limites dont il est question sont séparées par la rivière St-Ni-colas.Il y a deux ans la cause était plaidéc au mérite devant l'hon juge Letcllicr qui renvoyait l’action de la Manicouagan Co.Cette dernière alla en ap|*d où elle gagna son point, mais par la suite il y eut contre appel devant la cour suprême du Canada, qui renvoya le dossrie devant un juge de la cour supérieure pour vérifier les bornas de la limite.MM istffc» IsTsHUMs 4# S'il s bit# ëonai.U SlHsubi ns.lt* m«i îlAü'a leur* de *on entant et «o lara ¦ | cauas en lui Soansst ls [_ SIROP d’ANIS GAUVM un L’aboniukli trait Un journal américain Simone# qu’il vient de se former sux Etâts* Unis un syndicat de fabricant# d# follicules cinématographique#, au capital énorme de $500,000,000 ! C'est l’avis de la Semaine Religieuse de Québec, où nou# lisona e#t(# nouvelle, ct c’est bien aussi notre avis, que, si le fait est vrai,—il têt très vraisemblable ct même probable, —F industrie des vues animées sera contrôlée par un trust gigantesque.Imaginez, dans ce ras, (I# quels moyens fabuleux va disposer cette force du mal ! S’agit-il de répandre le bien et d'édifier des œuvre# ayant ce trê# noble but, les hommes de zèle éprouvent toutes les peines du mondé à trouver l'argent.Bt fortune du vire, au contraire, parait, toute faite, et les œuvres des hommes néfaste# na- % 9 f *\ .'S gent dans les millions.Exploiter I# grossier |>enelmiit de l’humain# nature rap|M>rte infiniment en pluis d’or ! * Mais cet.or est infect, et le trust du vice est le trust du vice, un# force inique à affronter et à combattre 'quand inéme.Qu’importe Goliath, si la sainte cause de Dieu #ait> enflammer et soutenir dan# l'arène redoutable de David de là foi chrétienne et de la morale pubtiqu# ! —(L'A dion Catholique) m AVIS PUBLIC \a ministère des Travaux publics recevra jusqu’à midi, mercredi le 18 septembre 1918, des aoumiasiohs pour la construction du ponton Roi-tant pour le quai de Sainte-Antos de Chicoutimi, comté de Chicôuti-mi, P.Q., lesquelle# soumission# devront être cachetées, adressée# Su soussigné, et.porter sur leur enveloppe, en sus de l’adresse, 1 es mot*: Soumission pour un ponton flottant, 8ainte-.tonr*de Çbjcèut'uni, L’hon juge Letcllicr qui enten- P.Q.”.(lait de nouveau cette cause ne fut On peutwoonsulter les plan#, les pas satisfait de la preuve ct ordonna formules de contrat et #e procurer une expertise qui sera faite par M.(les devis et deé formule# do souniis-10d.Hamel, de Hamel A Tessier, «ions au ministère des Travaux pu-avcc ordre de faire rapport au mois blics, à Ottawa, au bureau deTingé-de septembre.«leur de dist riet, à Chicoutimi, P.Q.Mtre L.-G.Bcllcy, C.R., ast l’a- On ne tiendra compte que .des vocat de la compagnie et M très Tas- soumissions faites sur les formule# chemin, Roy, Cannon, Parent çt.fournies par le ministère, conformé-" C’asgrain, sont les procureurs de ment aux conditions mentionnées Bouchard, le défendeur.La soin- dans les dites formules, me mise en jeu dans cette affaire est I Chaque soumission devra être de $10,000.CANADA • laumi ' imii iq suit» ^ m ^ ^ '— d • — ^ ^* • de l’Anse St-Jean et Marie Girard, « St-Alphonse et ^*11" do St-Félieien, étaient en visite chez coutimi» le 25 c*er.T M.Joseph Girard, fromager, ccs nier* ® trouve ces bagues i jours-ci.I est prié de les remettre aux bureaux du “Progrès du M.et Mme Joseph Michaud, del Saguenay OU a Roberval, étaient à Saint-Bruno, L semaine dernière.IA MOISSON La moisson, qui s’annonce des plus magnifiques dans notre paroîs- nous permet d’espérer que M donnée* famine ne nous ménneorn pas encore lu, d.84o M.T.-N.CONNOLLY, 15, rue des Franciscains, QUEBEC Une récompense sera A partir du 1er septembre prochain, Mlle Yvonne Gravel donnera des leçons de piano, chez elle ou à domicile.Mlle Gravel apportera une attention toute particulière à la préparation des examens pour l'obtention de diplôme de piano, conformément aux règlements de P Académie de Musique de Québec.S'adresser chez Madame Job Blackburn, Rue Racine. (ail Ira furrra rl pràvwui k« um-U'Il ea.BC< >TT À DO WN U, liksoinficld, N.J.QUEBEC SCRAP METAL COMPANY notre village, est parti par h» inline turier, non» offrons nos plus vives bateau que M.le Curt', en voyage sympathies.«l’affaires et reviendra lundi prochain.Dimanche, M.l'abbé (îrenon, curé de Saint-François d’Assise, a «lit la messe à l’Anse *St-Jean, à D.1 j heures.A LA MALBA1E RESULTAT DE LA FOIRE CHAMPETRE I~i Malbaie ill.— be résultat d«‘ la Foire ('h:mi|M*tr«* du ‘JO août a été A JONQUIERF.VA ET VIENT Mme Abel Morin, «l«* t irande-Haiaroi»es .**«• .-ont rendu-eu gia al nombre «-t par !«*ur générosité ont assuré !«• résultat financier.t’es faits pmiivcnt l’intérêt .sincère qui se manif«‘st«- dans la enus-Iruction «1«* la nouvelle église et «lan> rétablissement «1«* Ihôpital.tou-« leux si nécessaires au bien-être «!n aiiitotiee p«»nr lundi, 1sc.(,’a va toujours biirii «tans la politHpie «lepuis les «lernières él(*«-t ions ?M.I ai jeu liesse.- Pas mal du tout ! be goiiverncincnt est très fort, grâce à vos v«>t«*s, mes ourquoi n«* nous donne-t-il pas l’instruction obligatoire, afin que nous puissions avoir les meilleures pinces et d«*ve-nir aussi riches (pie les Anglais?M.Joli jeunesse.- Des mots, «les nots tout «*ela.Il ne faillirait pas cniire que la réforme opérerait un t«*l lioulev¦«•rseinexit.bes Anglais de la province ne l'ont pas plus que vous, l'instruction obligat«dre: ce n’est clone plus elle (pli leur procure des places et les enrichit.Qui vous raconte ce- histoires-lù ?Pierre.* Qu'importe ! Mais «li-tes-nous pourquoi le gouvernement lie la «lonne pas.ICst-ee par«*e (pi’il Hornai* de luxe et de travail dos meilleures fabriques ou faits sur commandes.8i vous le désires, nous vous vendrons séparément n'importe quelle pièce de harnais.Nous faisons av?ff toutes le* *tm-ratlons.THOMAS A FL.RU* RACINE, rui.-t’OTDi iss, U avril 191B.orde et ‘‘patente et sera vendu à des condition» faciles à un acheteur sérieux.S’adresse à M.Henri Coté Sur les lieux (Voisin de Tréflé Côté) 4 fois 22 août 12 septembre D.823 11 ne redoute pas tant nos votes ! Il a bien trouvé «le l’argent ps entrepreneurs.Pourquoi tu* la «lonne-t-il pas?M.I«ajeunesse—laisses-moi vous vous parler franc: il ne la donne pas, parce que vous n’Cn avez pas 1m»-soin; parce qu'elle serait dangereuse* (Suite à la fage 10) La Fédération Ouvrière Mutuelle du Nord Corporation ouvrièreautorisée parcharte spéciale le 21 décembre 1912 H Société d« secours mutuels, do prévoyance, d'£o«>no« mie domoalique et tonale si d'organisation du trara'.I.OlîJ ET DE LA (SOCIETE: protection, dôfcnse et d4* vvldppcntcut d**s intérêt reli* g'.eus.a«ciaui et #coU'iuji t ;c de sh« mnuibrer.TIVESdee plut étendus poor atteindre ec fina.ootamoeot: d'établir des cai«jM»s d.troours des ctx)|.««Aitirfwde production et de coneomniation.drs écoles technique, cl d-t arts et n>4* tiers, dee bureaus de plaça*1 cient, ete.HUCCUUSALE8 » Jot>.quUre, Kfncgaml.Ht-Alpboa*| •e.Val-J albert ai tit-AIssio.4 POUVOIRS ET PREROOS , Siege Social : Chicoutimi, Qué.BUREAU l>i: PLACEMENT T G L.S4 0.3L/CT.75 L.O.COIN O ES RUES CARTIER ET MOV TO 4 Ai • o mars 1916 NIL CLAVEAU Président DANIEL-E.OUELLET, 86crétalre-Trésorlir L'abbé GEO.TREMBLAT, Aumônier.JV: « J DOMINION FISH & FRUIT Co.Ltd.J.-H.LORTIE, gérant .RUE RACINE, - - CHICOUTIMI % COMMISSION DKS VIVUbS Dlf CANADA l.ir-nr** No.1 « I.irt-ncf N"i».7-*»** « n*' No.1-Il«*d * UCCC CC-OC CC C&tùfiCCi CCCCCCCC:> «>0«>î» CCC^œCCCCCC CCCCCCCC9 1*1 II PACIFIQUE CANADIEN Excursion de Moissonneurs $12 WINNIPEG PLUS 1 C.PAR MILLE AU DELA EXCURSION, MARDI 10 SEPTEMBRE 1918 De toutes l«*f« «tâtions «lan« la province «1«* Québec, au«.«i «lc« MntioiM dans la province d'Ontario— Parry Soun«l, iNmbrokc, W’imlsor «*t ii 1* TTnt.^ t PRIX DU RETOUR: — 1 _*c.par mille jusqu'il Winnipeg, plus $|S.juM|u’ap jHiint «te départ.Pas de changements de chars entre l'Est et l'Ouest sur le C.P.R.Pour rrn«4,igri(»mcnt« o'mln^T ü l'agent «lu l*acifi«|uc Canadien k* plus rappnu la', ou A CHAS-A.LANGEVIN, agent du trafic-voyagours.30 rue St-Jean ot Garo du Palais, QUEBEC .1 r.r» ^«*r»i d.r«.M 9 le TEMPS DU GRAND MENAGE ARRIVE ^ S » A?» S?9 •t vous .uret besoin de réperer vo* mure et plancher».N’oublie* pu qu’avec 1» peinture RAINBOW vous éparfnere» du temp» et de l'Mvent.Demandes une feuille de couleur» afin d» faire votre chou.R.-C.JAMIESON 81 CO.$ MontréaL COTE, BOIVIN & CIE, Inc, Dépositaires, CHICOUTIMI.« O.i Abonnez-vous au “Progrès du Saguenay If ^^:.:3$1^23/.//^B B7::^23$1^:5$/98$+/./.+^.$4^B 64566476^4^^66^63464466606060672564696065246 WMm LE PROGRES DU SAGUENAY Représentant Incal TFTT'nT ; ~ .VRttPTEMBRE I «1*-.* POUR LES PEPINIERES FONTHILL FEUILLETON DU "PROGRES DU SAGUENAY M LES DEUX MAINS Beaucoup d’arbres fruitiers devront être remplacés dans les vergers.Les jardins de guerre nécessitent l’emploi d’arbres fruitiers hâtifs, des plants de rhubarbe, des asperges, PAR PIERRE L’ERMITE etc.La demande pour plantes d’ornementation est très considérable dans les villes et les villages.__ Assurez-vous immédiatement une agence rapportant de jolies commissions.L’expérience n’est pas requise.STONE & WELLINGTON, (établie en 1837) TORONTO.s r- jui!.U si-|»i.Lisez toutes les pages du Progrès HOTEL A VENDRE L’hotel Lac St-Jean propriété de M.Thomas Fortin à Roberval avec l'ameublement, aussi fromageries, moulins à scie et un bon choix des meilleures fermes dans les différentes paroisses au Lac St-Jean, le tout à des prix raisonnables et conditions faciles.Pour informations s’adresser à No 1s — Il paraît qu’on a commis des imprudence.qu’on s’est promené au soleil sans c!i:q>eau, comme un petit jeune homme !.Nous allons voir les dégâts.Donnez-moi votre main !.Le médecin tire sa montre, compte les pulsations, examine l’ensem-hlo pendant quelques minutes, puis, tout souriant: — Allons, ce n'est rien .rien du tout !.Madame, on va faire à votre» (ils une petite ordonnance très simple, par précaution.- Alors je puis être tranquille?A c-c» moment, la mère et le (ils regardent le docteur avec: une fixité telle, qu'il s» met à rire, d'un rire* brave homme qui sonne graiement dam la pièce triste, et rassure quand même.— Mais oui .absolument tranquille !.A condition que vous tic vous mettiez pas tous le** deux martel en tête.Dans une heure, je vous enverrai ce qu’il faut.—Pensez-vous que, demain, je pourrai recommencer ma chusse»?—Demain .?D’abord, c’est jeudi.lit puis, pendant que vous y êtes, reposez-vous donc quelques jours.Vous ne l’avez, certes, pas volé ! .Si c’est \cecssaire.je vous ferai un certificat en règle .Ah ! et puis j'oubliais !.< csoir, vous pourriez peut-être prendre un bon bain froid.— Tu bain froid.Mais alors.?—Mais oui.Madame.un bain !.Les gens bien portants en prennent quelquefois.Moi, j’en prends tous les jours.Kicn ne délasse et ne dégage la tête comme un bain.Il y a des mots qui me font peur.—11 ne faut jamais avoir peur des mots, Madame.Donc, un bain; et comme vous êtes à ma porte, j’enverrai la bonne vous aider et je passerai demain prendre des nouvelles.Allons, adieu ! Lt surtout, pas de papillons noirs !.Quelques instants après, le médecin, qui allumait une* cigarette dans la ruelle de Perthès, croisa l’abbé Longuet, qui revenait chez lui, à pas lents, en disant son bréviaire.—Qu'est-ce que j’apprends.?M.Bernard n’a pas fait sa classe ce soir.: v J.-H.DELISLE, Courtier en immeubles ROBERVAL.4 fs 15 août 5 sept.L>.812 ABONNEZ-VOUS AU —Et il ne la fera pas de si tôt !.—Il est malade ?.—Oui.«—Gravement.?—J’en ai peur.— Et cela s’appelle.?I.e médecin arrange» sa cigarette, et regardant le curé bien en face: —De quoi est-on malade à (irez.?—Typhoïde.?—Parbleu !.Votre ami a déjà près de 10 degrés ce soir pour com- mencer.—Pauvre garçon !.Et alors.?—Avec une nature comme la sienne, il va nous faire des tempéra- ttires redoutables .—Faut-il déjà craindre.?—Non !.Je vais m’attc'.c.lui., surveiller cette gueuse de fiè- —Oh ! je compte bien sur vous.—Mais oui.comptez !.Ce soir-là, comme i’ubbé Longuet entrait dans l’église, par la petite porte du presbytère, il aperçut dans l’ombre ce que jadis avait vu Olivier Bernard.Une forme vague, élancée, priait dans le silence et la nuit.En la fixant bien, on distinguait quelque chose ressemblant à.tics gouttes de lumière qui, sous la lueur des vitraux, s’allumaient et s'éteiguaient tour à tour entre des mains jointes.Le curé s’approcha et reconnut Adda.A genoux sur son prie-Dieu, la jeune fille récitait pieusement son chapelet.11 s’approcha d’elle: —Vous pouvez en dire une dizaine pour uu malade qui m’est très cher.—Bien volontiers, Monsieur le Curé.11 y eut silence.—Vous ne devinez pas qui.?—Non.pas du tout.—C’est tout simplement pour Olivier Bernard.Adda eut un mouvement : —11 est malade.?—Oui.fièvre typhoïde.—Grave.?—C’est toujours grave, la fièvre typhoïde.—Et sa mère.?—Oui.sa pauvre vieille maman ! .Quelle épouvantable chose ce serait pour elle !.—Espérons que le bon Dieu aura pitié des deux !.Quand le curé fut parti, la jeune fille mit avec un grand recueillement sa tête entre ses deux mains, et, pour la première fois, de tout son occur, se représentant la petite maison d’école toute morne de silence, tout écrasée d’angoisse, Adda tit devant Dieu une prière, et pour l'enfant! et pour la mère.CHAPITRE XXV11I Une chambre obscure que des persiennes et des rideaux méticuleuse-nient tirés défendent contre un éblouissant soleil de printemps.Une flèche d’or, qui s’obstine à vouloir entrer quand même et à piquer dans cette atmosphère de malade sa note vibrante et chaude.Près du lit, est assise une femme petite et lasse, aux mèches grises flottant sur un front ridé.Elle regarde fixement, dans l’ombre» le corps immobile, dont la forme vague se dessine sous le drap: C est cela maintenant, son cher grand ! Celui cpie, pendant vingt-six années, elle a nourri, veillé, soigné !.C’est cette chose vaincue que travaille la souffrance et quo guette la mort.Un sent que Mme Bernard est.fatiguée., que cette épreuve, tombant sur ses vieilles épaules au soir d’une vie cpü fut dure, la fait trébucher., qu’elle n’aura plus longtemps la force de lutter.et que là, comme partout d’ailleurs, si le malheur entre, il n’entrera pas seul.Dans un coin, le médecin relit attentivement une longue ordonnance qu’il vient d’écrire.—Et vous inc dites, docteur, que ce n'est pas la fièvre typhoïde?—Je vous l’ai dit, Madame, mais je ne vous le dis plus.—Alors, pourquoi m’avoir trompée?—Pourquoi.?Vous savez bien qu’avec vous autres, mères, on n’ose jamais !.J’ai eu pitié de vous, de votre tendresse., de votre effroi qui devinait.J'ai voulu que vous ayez encore cette nuit trunqinl- ine retiens fins du tout î —Mais vous ine le sauverez !.—Evidemment, je vous le sauverei !.Mais, je vous lo répcw à la condition (pie vous ne lui fassiez pas une figure tragique, à ce p.uvn*.enfant !.La fièvre typhoïde !.Un médecin de Grez la soigner:, t les yeux fermés ! .Seulement, comme votre fils est très fort,.-i .-a une fièvre de première qualité.Ecoutez.?11 délire déjà.En effet, Olivier parlait très doucement, le visage tournée ver*- a muraille.On entendait de vagues bouts de phrases.• pgi $ —Maintenant., oui !.Mais plus tard.?Ah ! Adda L .— Adda.qui est-ce.?Au fait, je suis bien curieux I.décrie le médecin en voyant Mme Bernard un )>cu£c!uharrusséc p&ir fia répondre.Ne vous émotionnez pas de tout ce que votre grand garçon pourra vous raconter; les malades disent en général, à ces moments-là, mu* foule «h» bêtises qui ne signifient rien ! («S ub*& Puis brusquant la conversation: — Ron courage ! .Je reviendrai ce soir prendre sa température.Mme Bernard ne resta pas longtemps seule, car, à |x*inc le docteur arrivait-il à la petite grille, que la bonne du curé se présentait.Elle venait expliquer que l’abbé Longuet serait, très heureux s’il lui était permis de passer quelquefois prendre des nouvelles du cher malade.Mais il savait sa situation si spéciale qu'il ne voulait à aucun prix lui imposer une visie pouvant le contrarier ou l’inquiéter.En conséquence, il attendrait ; mais il faisait savoir qu’il accourrait au premier signe.Ce signe ne tarda pas.£| Ce fut Olivier le premier, qui, d'abord dans son délire, puis, plus tard, éveillé., demanda Publié Longuet, pas comme prêtre.oh î non, certes ! .mais comme ami.Car, disait-il, c'était l'homme du village qu'il estimait le plus, et en qui il avait la plus grande confiance.Rien qu’appelé par le malade lui-même, l’abbé fit sa visito avec tlhmdc discrétion, ne voulant nullement lui donner, dans Grez, l’apparence d’une victoire.C’était l’aini qui allait voir l’ami; et quo rien pas même un potin do bonne femme, ne vienne se glisser entre eux deux.Vers 7 heures, quanti la nuit fut venue, et pendant quo lo village dînait, le cur
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