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Titre :
Progrès du Saguenay
Principale tribune d'information francophone des comtés de Chicoutimi et de Saguenay, Le Progrès du Saguenay est le témoin des grands changements sociaux, économiques et politiques qu'apporte l'ère industrielle au tournant du XXe siècle. [...]

Le Progrès du Saguenay est fondé par l'éditeur Alphonse Guay en 1887 pour faire suite à son prédécesseur, le journal conservateur catholique Le Réveil du Saguenay (1886-1887). Son titre évocateur s'inspire de l'idée de progrès et d'avancement qu'insuffle l'arrivée du chemin de fer reliant le Saguenay à Québec.

Le lancement de cette nouvelle publication coïncide avec l'arrivée d'une nouvelle génération d'hommes d'affaires francophones désireux de s'imposer dans le monde des affaires saguenéen dominé par l'entreprenariat anglophone. Le premier numéro appelle à l'union de la communauté francophone pour qu'elle fasse valoir ses intérêts à l'aube de cette ère de progrès.

Bien que l'hebdomadaire se dise non partisan, il affirme son soutien au Parti conservateur. La rédaction est assurée par Louis de Gonzague et par le frère de l'éditeur, le journaliste, homme d'affaires et futur maire de Chicoutimi Joseph-Dominique Guay. À partir de la fin de 1888, ce dernier en devient l'unique propriétaire et il en assumera seul la rédaction jusqu'en 1905.

Le contenu hétéroclite du journal se compose de nombreuses annonces, d'un feuilleton, de nouvelles d'Europe, d'actualités locales et régionales, de faits divers et d'un texte hebdomadaire de l'épiscopat. La publication se préoccupe de colonisation, du prolongement du chemin de fer du Lac-Saint-Jean, d'exploitation forestière, d'industrialisation et de politique. Elle propose également des articles bien fouillés en matière d'innovations et de progrès agricole.

Le journal accorde une place centrale à la politique municipale. Joseph-Dominique Guay, maire de Chicoutimi de 1895 à 1902 et de 1922 à 1923, l'utilise allègrement pour faire la promotion de ses affaires, pour diffuser sa vision de l'avenir et pour débattre des idées et des causes qui lui sont chères.

Les débats tournent régulièrement à la polémique. Ainsi, de 1907 à 1912, Le Progrès et son rival Le Travailleur s'affrontent sans cesse au sujet de la politique municipale. La rédaction, qui adopte régulièrement des positions divergentes à celle des autorités religieuses, est réprimandée à maintes reprises par l'évêché, qui laisse planer la menace de sanctions provenant des plus hautes autorités ecclésiastiques.

De 1912 jusqu'au début des années 1960, l'hebdomadaire devient l'organe officieux de l'évêché de Chicoutimi, dirigé par Mgr Eugène Lapointe. La ligne éditoriale change et le journal se préoccupe davantage de bonne morale et de problèmes sociaux tels la tempérance et les droits des travailleurs.

Devenu quotidien en 1953, Le Progrès doit composer avec la concurrence du Soleil de Québec qui publie une section réservée aux nouvelles du Saguenay. Sa publication est interrompue à la fin de juillet 1961; il réapparaît en septembre de la même année sous forme d'hebdomadaire.

Avec la laïcisation progressive de la région, Le Progrès du Saguenay se réinvente. Acheté par un groupe de gens d'affaires en octobre 1964, le journal adopte le format tabloïd pour devenir un hebdomadaire du dimanche sous le nom le Progrès-dimanche.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l`Université Laval, 1973, vol. 3, p. 174-175.

BOUCHARD, Gérard, « Élites, entrepreneurship et conflits de pouvoir au Saguenay (1890-1920) », Histoire sociale, vol. 30, no 60,1997, p. 267-299.

FRENETTE, Pierre, « Région 9 - Côte-Nord, Charlevoix », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 7, p. 60-62.

GAGNON,Gaston, « Guay, Joseph-Dominique », Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

Éditeur :
  • Chicoutimi,1887-1964
Contenu spécifique :
jeudi 6 août 1931
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Progrès-dimanche
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Références

Progrès du Saguenay, 1931-08-06, Collections de BAnQ.

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Condition du succès.[C'est l'union qui fait la force et c est la dis-||jne quj fait l’union.Surtout, avant tout, à jt prix, soyez unis, parce que c’est la condi-5n de la force et du succès.S.S.PIE XI.Religion et morale.-, •< h • y* * t La religion et la morale sont les deux supports indispensables de toute prospérité.C’est à tort qu’il se croirait patriote celui qui chercherait à renverser ces deux piliers du bonheur humain.WASHINGTON.iTTÎME 44 299 Membre de l’A ü.C.CHICOUTIMI, JEUDI, 6 AOUT 1931 L« seul Quotidien publié dii> U diitrir, Chicoutimi, Uc^Stdeea, Sâguentj et Charlevoix « COUP D’OEIL SUR LES ACTIVITES DE U PRESENTE CAMPAGNE ELECTORALE fr* Le maire Houde a accepté la candidature dans la division Ste-Marie.— L’hon.Gordon Scott se portera candidat dans lune des divisions de Montréal.L’INSTRUCTION PUBLIQUE VEUT-IL ETABLIR UNE VOIE DE COMMUNICATION AERIENNE Ce serait probablement le but de l;envolée de Parker Cramer.— Il continuera vers Copenhague et il tentera probablement de voler aujourd’hui vers l’Islande.CANADA-EUROPE UNE PARTIE DE LA CHINE EST INONDEE PAR LE DEBORDEMENT DE DEUX FLEUVES Le Yantse-Kiang et le Fleuve Jaune sont sortis de leur lit.— Des milliers de personnes ont perdu la vie et des' centaines de mille se trouvent sans abri.MGR GUERTIN 200 MILLIONS D’HABITANTS -, '*¦ TL* s • k H.S.Fry.président du comité de publicité de la Conférence-Exposition Mondiale du Grain.vaient quitter hier «oir.Les deux aviateurs ont abandonné Irur projet de battre le record de Post et de Catty; mais ils tenteront une envolée sans escale de Tokio à Seattle.Tokio, 6 — S.P.C.— Les aviateurs américains, Pangborn et Herndon, son arrivés à l’aérodrome Haneda, à 50 A.M.de notre heur PANGBORN Les conservateurs de Vaudreuil regrettent la décision de M.Allan Bray de ne pas se présenter.NOUVEAUX CANDIDATS Des Donkhohors Bruening émigreraient Canada De 20.000 à 30,000 membres de cette secte viendront en Canada avant longtemps, a affirmé Peter Veregin.est en route pour l’Italie Ils demanderont sans détour à Mussolini ce qu’il pense de l’accord douanier.LES ARMEMENTS FORMALITES REMPLIES _ .A bord de l’Exprcs» dr* Rome.h.— 5.P.C.— Le chanc.clirr B Winnipeg.6 — S.P.C.— Pc- t*r \ eregin.chef des Doukhobors.déclarait ici hier soir que de 20.000 à 30.000 membres de cette secte c-miçreraient au Canada “avant longtemps”.11 ajouta que les Doukho-kor$, déjà installes dans l'ouest, se chargeraient de l’entretien des nouveaux immigrants; mais il ne dit pas dans quelle province il comptait Ps établir.Veregin ajouta que toutes les conditions posées par le department de l’Immigration seraient remplies et que toutes les mesures necessaires pour l'installation des nouveaux colons a-viient déjà été prises.On leur fournira les fermes, les maisons, le bétail et tous les instruments aratoires nécessaires.Les nouveaux colons ne seront pas à la charge publique, affirma Veregin.Ce mouvement considérable commencera aussitôt toutes les formalités remplies.Les nouveaux arrises seront probablement distribués dans les différents centres de leurs coreligionnaires dans le Manitoba, la Saskatchewan.l’Alberta et la Colombie Anglaise.V’eicgin déclarait en outre que les Doukhobors n’ont jamais été à la charge de personne.Malgré la crise actuelle, ils ne doivent rien à person-'M et paient tous les impôts.’ Il demanda au peuple canadien de foire preuve de christianisme et d’humanité en accueillant avec sympathie ks nouveaux colons.MLLE JOHNSON ATTERRIT ___________________A TOKIO Tokio, 6.— S.P.C, — Mlle Amy Johnson, aviatrice anglaise, at-terrisait aujourd’hui à l'aérodrome lachjkawa à 5 h.17 p.m.soit 3 h* 17 a.m.de notre home, venant par petites étapes d'Angleterre.Elle ptait accompagnée de son mécanicien S.Humphries.Mlle Johnson, premièj-e aviatrice a venir de Londres ici.en traversant fo Sibérie, a fait le trajet en 10 jours demi, battant de quelques heures b record établi par l'aviateur japonais Seiji Ycshihara.Les autorités japonaises et anglai-fes accueillirent Mlle Johnson et son mécanicien à leur arrivée de SépuI, Corée.Les aviateurs américains Pangborn et Herndon vinrent également fo féliciter à l'aérodrome.BÜLIEIIH METEOROLOGIQUE Ba» St.Laurent.— Vent» modéré* P.C.- Le ch-incrlirr Brurning r* le Dr Curtiu* friant aujourd'hui ver» la capital^ d** l'Italie.Le* représentant» du Reich demanderont san» détour à Mussolini ce qu'il pen»e de l'accord douanier au»-tro-allemand.Quoique très int';rr»»rs dan» la population allemande de.» province» cédée» à 1 Italie par triche, Bruening et Curtiu* n en parleront pa*.Ninon à la demande du premier ministre italien lui-même.Le» deux homme* d’F.tat allemand» ont hâte de savoir quelle sera 1 attitude de I Italie, lor» de la conférence générale du désarmement, qui doit être tenue à Genève en février prochain.Il» savent déjà, que le gouvernement italien » est déclaré en faveur d’une réduction aussi grande que po»-«ible de tous les armement».Mais, il» veulent savoir à quoi s en tenir de façon définitive 11 sera également question du tarif.le» délégué» du Reich ne demandant qu â en venir à une entente mutuelle avec les liennes.Copenhague.O.— S.P.C.— Park er Cramer »e trouve à Ang-magsahk.Groenland, après une envolée dont l'origine et le but restent douteux.Le.» dépêche» disent qu'il atterrissait hier dan» le sud du Groenland et qu'il continuerait ver» Copenhague, après une inspection sommaire du terrain, probablement dan» le but d’établir une voie H** communication aérienne avec l’Europe, L’agence ' Exchange Telegraph" dit que Cramer avait survolé le Canada; mais on ne peut confirmer cette nouvelle.Cramer aurait remis $1,000 entre le» mains du gouvernement, comme garantie de secours en cas de be*oin urgent et aurait obtenu la permission d'atterrir.Lne provision d’essence fut récemment déposée à Ang-magsnlik pour les besoins dr l’expédition Cramer.C ramer tentera de voler aujourd’hui ver» Reykjavik.Islande, pour atteindre Bergen en pa»*ant par les îles Faroe.On l’attend ici dimanche prochain.Détroit, 6.— Le 27 juillet, un avion, muni de gondole», partait pour une destination inconnue, avec Parker C.ramer aux commandes.Hier soir, on annonçait son arrivée à Angmagsalik, Groenland.Alors, la nouvelle commença à circuler que C ramer, qui a déjà sur- I volé ce» régions, voulait poser le» principaux jalon» d’une route aérien- | ne entre l’Amérique et l'Europe.Cramer emmena avec lui un passager, dont le nom re*te inconnu, il est fort probable que c’r»f un • san*-fili»te.On voulait se tenir en communication constante avec la maison de C ieveland qui lance l’entre, prise.Le» directeurs de la compagnie se montrèrent très discret* sur le but de I envolée.On laisse entendte d’autre part que L ramer a réussi à convain- Hankéou, 6.— S.P.C.— Le Yantse-Kiang et le Fleuve Jaune débordent.inondant de vastes étendues de territoire dans le centre et le nord de la Chine.De» milliers de personnes ont perdu la vie, de.» centaines de mille se trouvent sans abri; la famine et les maladies de toute» sortes menacent toute la population de ces vastes régions.!.e gouvernement ne cesse dr recevoir de» demande» de secour* d* cette partie de la Chine, qui compte 200 millions d’habitant*.Il est im-possiblr de dire exactement le nombre de» victimes; mais le gouverne- j ment estime que 50.000,000 de personne» en souffriront d'une manière ou d’une autre.Des pluies torrentielle tombant j depuis trois semaine», le Yant»e-Ki* | ang.le Fleuve Jaune et leurs af- ¦ fluents ont quitté leur lit pour se ré- J pandre sur les vaste» plaine» rt un grand nombre de ville» »e trouvent inondée».I.e» trois cités importante»’ de Hankéou, Wuchang et Hanyang, j avec line population totale de 1.300,- ! 000 habitants, dont 1.200 européens, se trouvent sous l'eau.Dans Hankéou, 200.000 réfugiés cherchent la sécurité dans le» terrains plus élevés.Chaque jour.30,000 personne* fuient devant l inondation et son cortège de maux.On redoute beaucoup que la peste ne frappe toute cette population jetée ! pêle-mêle dan» des abris de fortune.Le» journaux thmoi» disent quoi plusieurs milliers de personne» ont été noyées dan* le* trois centre* nom- ; mes plus haut.Aujourd’hui, un soleil j brûlant jette se» rayon» sur la val- ! 1er du Y antse-Kiang, ce qui ne p^ut que hâter l'éclosion des maladie.» contagieuse*.La neige d*-» Mont» Hi-, panique au cours de laquelle scs dé- pique du nez sur un poteau de te!é-malaya en tram de fondre cre le» intéressés que la route du nord est la plus sûre pour communiquer avec le vieux continent.Ottawa, 6.- S.P.C.- Le voi- le de mystère, entourant l’envolée de Parker t rame*, à travers le Canada nu Groenland, fut en partie soulevé ce matin.Le» autorités rompirent le silence, lorsque la nouvelle de l’arrivée de l’aviateur à Angmagsalik fut connue du public.On apprit alor» que C ramer, aprè» avoir quitté Détroit le 27 juillet, descende «à Cochrane, Ont., pour y faire son plein d’essence.Le 2 courant, il arrivait à Wakeham Bay, sur le détroit le 2 7 juillet, descendit à Cochrane.Ont., pour y refaire son plein d’essence.Le 2 courant, il arrivait à Wakrham Bay.sur le détroit d’Hud-»on et de là continuait sa course ver» le Groenland.Cramer e«t accompagné d’un san»-filiste canadien.Louis Paquette, qui se tient en communication constante avec le* poste* du détroit d'FJudson durant tout le voyage.Au département de la Marine, on croit que Cramer s'arrêta sur la côte ouest du Groenland; mais l’avion est tellement éloigné maintenant, qu'il est impossible de communiquer avec le* aviateurs.A la demande de» promoteur» de l’envolée, le» autorités ne voulurent dire rien de plu».Le but de la randonnée ne fut pas divulgué au ministère de la Défense Nationale, ni au département de la Marine.On croit généralement que ( ramer veut montrer qu’il est facile d’établir des communication» aerienne» régulières entre l’Amérique et l’Europe en »ui-vant la route du nord.Le dernier arrêt de Cramer sera tout probablement Copenhague.Il sera difficile de savoir des nouvelles de Cramer lorsqu’il quittera Angmagsalik.à moins qu soient communiquées par quelque navire se trouvant dans ces parage».Trois cites se trouvent actuellement sous l’eau.— On redoute les plus terribles maladies.1,200 EUROPEENS Montréal, 6.— S.P.C.— Hier soir, le mfiire (Tamilian 1 loud*- ac^p-tnit d’être candidat dan» la division Sfe - Ma rie.¦puis MEXICO.6.— La Banque Natio- | AMSTERDAM.Hollande, r, — L’anale de Mexico se prépare à repren- ; vion postal hollandais, qui fait le scr-dre ses opérations normales après une vice entre Londres et Amsterdam, a TAu- i doute grossir les fleuves d* va * a n s nouveau posants ont retiré plus de pesos de ses caisses.de 5.090,000 , graphe.Cinq femmes et un enfant ont été tues.autorité* ita UNE EPIDEMIE VIENT D’ECLATER AU MAN'-TOBA UNE GREVE GENERALE EST DECRETEE Jérusalem.6.— S.P.C.— Mécontents des mesures prises par le gouvernement afin de parer à de nouvelles émeutes qui pourraient éclater entre Juifs et Arabes, ces derniers décrétaient ce matin une grève générale qui commencera lundi prochain.Le gouvernement annonce que tout serait fait pour prévenir les désordres.Les Arabes ont protesté contre Té-, tablissement de dépôts d’armes dans les bourgades environnantes, mesure hautement approuvée par les Journaux hébreux.L’agence télégraphique Juive annonce que les Juifs des Etats-Unis ont demandé au consul américain de se servir de son influence pour empêcher fout desordse.Le consul répondit que les autorités étaient prêtes a parer à toute éventualité.LE PLEBISCITE DE DIMANCHE Les adversaires du plébiscite espèrent qu’il fera beau dimanche et que la diète prussienne ne sera pas dissoute.— Les nationalistes se sont unis avec le communistes pour nuire au chancelier Bruening.TROIS QUESTIONS IMPORTANTES Winnipeg.6 — —S.P.C.Les médecins vétérinaires du gouvernement provincial et du gouvernement fédérai se sont organisés rapidement mardi pour combattre l’épidémie d’anthrax qui a fait son apparition en cette province.Le mal a éclate dans un camp de construction sur la partie est de la route trans-Canada.près de Rennie, où 15 chevaux sont morts.Le camp a été placé en quarantaine.Ce mal est très dangereux et il peut être contracté par les humains pnr simple contact avec, un animal .ç affecté.Dans de tels cas, 11 est ha- placement de Sr M*ric-Uaire-d As- fisc, dcccdée dan* le ccurs de i'an- ELECTIONS CHEZ LES RR.SOEURS FRANCISCAINES Les elections chez les Petites Soeurs Franciscaines de Marie viennent d’avoir lieu avec les résultats suivants ; La Rdc Mere Marie-Dominique a été élue supérieure générale en rem- B^rlin.6.— S.P.C.— La température jouera un grand rôle dimanche dan» le plébiscite organi»é par le» Ç nsque» d’acier en vue d’obtenir la dissolution de la diète prussienne.Chose remarquable, Ir* journaux du gouvernement et toutes les sociétés rn faveur du régime Bruening conseillant fortement aux électeur» d’aller n In pêche, au lieu d’aller voter.Le chancelier Bruening et tou» le» adversaire* du plébiscite espèrent qu’il fera beau dimanche.Dans les i cercles officiels, on sait qu’il sera très difficile, mai* non impossible, pour les communistes et les nationalistes d’obtenir les I 3 millions de votes nécessaires pour renverser la diè- te actuelle.Si le t**mps est beau et que tous les mécontents se rendent a la campagne, au lieu d* voter avec les éléments radicaux, le plébiscite sera un fiasco complet.Les C asques d’acier, représentant l’élément nationaliste, ont fait alliance avec leurs ennemis, les communistes, dans l’espoir de nuire au chancelier Bruening en renversant la diète prussienne.Le* Casque* d’acier prétendent que les chefs actuels de la nation allemande doivent étro rrmpl.v és par de* radicaux, qui prendront une attitude plus intransigeante sur le» question» suivante»; la responsabilité de la guerre, le» reparation* et le traité de \’er»aille».qu'l! représente plusieurs année».Hier également, le premier ministre annonçait que Thon.Gordon Scott, conseiller législatif, avait démissionné comme membre de la C hambre Haute, pour »e porter candidat dan» l’une des divisions de Montréal.L’hon.L.-A.Taschereau annonçait également que le* élections se feraient sur l’heure avancée le 24 courant.L’hon.Athanase Da\id, secrélair provincial, pa riant n la suite de 1 convention qui avait choisi Joseph Fi lion, comme candidat dan» Laval, de.clara qu’il était partisan fidèjr du système scolaire actuel de la province.Aucun corps ne «aurait diriger le département de l’Instruction Publique avec tant de compétence et d impartialité que le Conseil actuel.A Ste-Julienne, comté de Montcalm, Frédéric Duval fut choisi comme candidat libéral.A Vaudreuil, la convention conser.vatrice exprima des regrets au sujet de la décision de M.Allan Bray de ne pa» se presenter comme candidat, à la demande d- son chef.M.Houde lui a demandé de s occuper exclusivement des que»tions municipales et de l’organisation générale du parti dan» le district rie Montréal.Philippe De guire, maire d- Ste-Justine, fut choisi comme candidat \\r% ne | conservateur.Les autres rnndidat» conservateurs cho.eis hier furent; J.-A.Laverpne, â C hienutimi; George* Pelletier à 1 é-rn i s r o u a t a et J.-R.Tellier à Jol jette.M.Pierre Yczina, maire de ( hi coutimi, se présente comme indépendant, inaugurant sa campagne hier soir.Aux quartiers généraux conservateurs, on travaille «an» relâche a la tenue d- conventions ici et là.le chef de l'opposition ?e montre trè» discret «ur la tournée qu’il doit entreprendre.Hier, une lettre circulaire informait le» officier» rapporteurs que l’ouverture et la fermeture de» bureaux de vote *e feraient d’après l'heure avancée, !*• 24 courant, dans tout- la province.Flier, Thon Adélard Godbout, ministre de l’agriculture, annonçait qu'à partir du 1er courant, le gouvernement provincial paierait tous les frais d- transport de la chaux, utilisée comme encrais par 1 * » fermier».!u»que là.I- gouvernement ne pavait qu'une partie des frai» C haque année, 20.000 tonnes de chaux sont employées comme engrais dans la province.On estime à $35.000 par an.la somme que lr département de l’Agriculture devra payer pour le transport de ia chaux.CONFLAGRATION Istamboul, 6 — S.P.C.— I outes Fs brigades de pom-picyû de la ville turent appelées hier soir pour combattre une confragration dans le quartier musulman.[Mur, de 100 maisons turent consumées par l^s flammes Finalement, on dut faire sauter des maisons à la dynamite, pour empêcher Fin-cendic de se propager dans le quartier plus moderne.Manchester.6 — S.P.C.— On apprend ici la mort de Mgr Guertin, troisième du diocèse, à la clinique de Morristown.Pa.à l’âge de 71 ans.Mgr Guertin naquit à Nashua le 17 février I860.Il fit ses premières études dans les écoles paroissiales de cette ville, suivit ensuite les cours du séminaire St-Charles à Sherbrooke et les termina au séminaire St-Jean.à Boston.Les feux Je i s clans : La foudre ritanniques la Colombie Les pluies continuelles ont amélioré considérablement la situation.— Des flammes sur un front de 15 milles.SERVICE RETABLI .la suite d une chaleur torride qui a causé ia mort de plusieurs personnes, la foudre a fait des siennes.- Des moins DES INONDATIONS s.r.c.Icctrjqu'-», a — D*» vio-ompagné» .«ont abat* I**» Ile» Rrifanni- Londres.6.— lents orage* él dr p 2 u i r s torrent i H tu.» aujourd’hui sur qur» rt ! r nord ouest dr l'Europe Los région» non éprouver» pnr 1-, oragr» éirctrique*.souffrirent d’une vague dr chaleur rt plusirur» prr«on n-» succombèrent frappé-» d :n»o!a-t:on.C *c te intéressante collection est u rr.leure llustration du fétichisme* l'Afrique occidentale.Le musee s'est encore enrichi pièces provenant de la Chine.Soeurs “Servantes du Samt-Esp et leurs orphelines de Yenchowfu réussi à copier les courtines qu: .tourent le célèbre autel de Cor.tl: A Kiv1.Ce travail sur soie leur \ ' mandé plus de trois mois et a rr.:: sé plus de là personnes.Signalons, enfin, qu’à l'occario:.la célébration du centenaire du C elle d'Ephe:,e.on a réuni cans même salle, celle du * Pouvoir clés’* de Raphael.Ica diverts re; sen tâtions de la Sainte-Vierge nant de tous les pays du monde î Notre-Dame de Lourde?, en :v envoyée par les Peres du Sa-re-Cc provenant du Congo belge e: seul par un nègre Avakubi, pris : avec ses aînées ainsi qu .r.e a statuette.Notre Dame du Cor.;5 vovée par les missionnaires de li Ionie belge.PLAQUES Métalliques m de PEULAR Le* «aile» de bain rultine» mag»»:r.s, école» et éf!i»e» fin;* »•< le* Plaque» Métalliques de TH!xr re’ plafond» et mur», n« men^rerc*?’ » mal» de frntn> Cn fini Intérieur prr mennnî r^ut étrr appliqué i:r*- » .ment sur !-» vieux mur» en ,- 4* * ?«j de peint -r* r- r - r .1 Demandez n«tr» cil le*gue de ceiitni no» prix.The Pedlar Peerî* L•( Malien fondée en 1 **• Bureaux et 1 sine Montréal.7 4 rue Nazareth Usine» — Q»h»w» Montréal, Winnlp»! Vancouver.Buccurtêle» — Montréal.Toren'e Ov tawa, Winnipeg.Retina.Calgary.Vancouver.• V • t » 4 »> • - - • *• e • e> > * » FEUILLETON DU “ PROGRÈS'* L 'Amazone Blanche Par ROGER DUGUET Reproduction autorité* par la Sociéti dea Gena de Lettres.No 17 — Mais, Louis, puisqu’elle est morte.Malgré l'affirmation de Michelle.tu ne vas pas me faire à son tour une obligation de croire à cette Amazone fontôme.Car je devine le but et les intentions de la Courrière en faisant ce conte au Lizard.Mais toi?.Guilleri n'a qu'un mot : — Je l'ai revue.Le colonel, de plus en plus désorienté.se tait.—- J'ai revu Jeanne, reprend le lieutenant, et je ne saurais douter du témoignage de mes sens.J'étais éveillé, certes, et l'esprit occupé d’autre chose ftue d'un rêve.Je venait de Paris où j’avais laissé mon frère Charles pour rejoindre Valenciennes en compagnie de la Courrière.A Mé-ru, un ordre l'arrête et lui fait rebrousser chemin.Je devait continuer mt route à petites étapes, et nous nous retrouverions soit à Arras, soit même à Beauvais, car cette femme mène un train d'enfer.Vous pensez j'étais heureux! Rien ne m’empêchait de profiler de son absence pour courir seul k Mésenguy, embrasser ma mère une dernière fois avant mon départ.En y repensant aujourd'hui, je réfléchis que ce fut probablement une feinte de la Courrière.Elle fit exprès de me rendre ma liberté.Je courus cj'un trait jusqu'au pass.cL à ma grande surprise, j’y trouvai ma mère parfaitement renseignée sur vous, sur Charles et sur moi.Elle tenait encore en main le billet, et ce billet était de l'écriture de Jeanne!.Sauf votre nom d’emprunt que j'ignorais moi-même, la lettre disait tout et annonçait notre rapprochement.Vous imaginez à quelles hypothèses nous nous livrâmes à ce sujet.Au matin, il fallut se quitter.L'on attendait le Lizard au village.Je ne voulais pas être découvert.Je prends donc un chemin de traverse, le chemin Gambu qui coupe les bois du côté de Vaux.Mais voilà qu'en débouchant de la Côte, je me jette justement dans la cavalerie sans-culotte.Je tourne bride et rentre sous le couvert.Mais cette manoeuvre même a donné l'éveil.On me poursuit, on me cerne.Je vais être pris après une course folle.Déjà, caché derrière un crmc, j’avais tiré mon sabre et armé mc3 pistolets, car mes passeports ne pouvaient me servir à rien sous les yeux du Sorcier Rouge.Il ne vous connaît guère, vous, Michel; mais moi.il m'a vu souvent jadis.Même aujourd’hui, j’é\tc ses yeux, bien que l’âge et la barbe m'aient*beaucoup changé.Bref, je me croyais déjà mort.Tout à coup, un flot blanc monte à mes pieds ; c'est Bar-bichet, puis le blanc Cob monté par l’Amazone, un doigt sur les lèvres.J'emboîte le pas à k Lie indienne.A peine entendait-on les sabots des chevaux peser sur les feuilles mortes.Le chien, à l’avant, dépistait les éclaireurs et les embuscades.Nous trottons deux lieues, le long des festons de la Falaise, sans sortir du bois.Puis nous débouchons sur le hameau de Saint-Quentin et sur la route de Paris à Beauvais.L’Amazone me dit à voix presque basse ; — Allez! Galopez à présent.C’était la voix de Jeanne.Mais son voile cachait presque toute sa figure.Je ne voyais bien que les yeux.C'était ses yeux.De sa cravache, elle m’indiquait le chemin.Je lui dit : — Jeanne, je vous en prie, pourquoi vous cachez-vous de moi?# Elle ne répondit pas.J’étais près d’elle.Sa main pendait contre l’arçon.Malgré je ne sais quelle superstitieuse terreur qui me glaçait jusqu’aux os.je saisis cette main.C’était bien la sienne, tiède et douce, nerveuse et fine, qui répondit à mon étreinte.Et je balbutiai, fou de tendresse; — Jeanne, Jeanne, ne vois-tu donc pas comme je t’aime! Elle répondit tristement : — Je ne suis pas celle que tu crois.— Qui aue tu sois, je te jure de t’aimer autant.— Je ne suis pas ta soeur.— Je t’aime comme une amie.— Je ne suis pas Jeanne.— Que m’importe?Je t’aimerai sous le nom que tu voudras.Et je te donnerai le mien, s’il est vrai que tu ne l ais pas porté justement jusqu'ici.Elle s’obstina: —Non, non.Tout nous sépare.Nous ne nous reverrons plus jamais peut-être.Oublie-moi, Louis.Je suis morte au Puits-Perdu et ne suis plus qu’un fantôme, il est trop vrai.Et elle devenait en parlant si distante, sa voix si froide et si lointaine, qu’à nouveau l’incertitude de ces souvenirs cruels, la fantasmagorie de l’apparition, tout contribua pour me glacer.Je n'eus U force ni de la retenir ni de l’appeler.Elle disparut dans le taillis.Et malgré le témoignage même de mes yeux, j’aurais commencé de douter de.l’apparition, de la réalité de mes plus sûrs sentiments.Quelle trace certaine laisse dans l'esprit, au milieu de ces brusques^et violents émois, le son d’une voix ou la couleur d’un regard?Après tout, une ressemblance peut abuser même un frère, et puisque celle-ci m'affirmait n'être ni Jeanne ni ma soeur, pourquoi m'obstiner à reconnaître en elle une ressuscitée?.Mais alors, où aurait-elle pris Cob et Barbichet, anéantis avec Jeanne dans l’abîme?.L'homme est souvent trompeur, mais l’instinct des bêtes ne défaille point.Car, à peine l’Amazone blanche s'était-elle éloignée, que son chien revint au galop sur ses pas.J’étais descendu pour faire boire mon cheval à une marette.Barbichet sauta sur le mur à la hauteur de mes yeux.La brave bête venait de s’apercevoir que Jeanne et moi nous étions séparés.D’un bond, il fut tout contre moi.Il avait son air de rire avec ses grands yeux mouillés qui lui font un visage ému d’ami.Il posa ses deux pattes sur mes épaules, et sa langue léchait à grands coups ma barbe.Puis il eut un jappement étrange de salut et de regret, et il repartit comme une flèche.Je pleurais à cette caress^ moi qui n’avais pu obtenii une parole d’amitié de la maîtresse.Et je suis sûr d’avoir reconnu au moins Barbichet qui n’aimait au monde que Jeanne et moi.Barbichet m'a contraint de croire à l’invraisemblable.• •••••• Le colonel se perd au milieu de ces explications elles-mêmes : — Ainsi tu crois que cette Amazone est bien la même que la morte, et que la morte longtemps élevée avec toi n’était cependant pas ta soeur?Louis fait signe que telle est en effet sa pensée.Et ils causent longtemps encore, en attendant la Courrière, n’ayant plus rien à se dire, souvent sans écouter.Car le colonef en revient toujours à Cécile et à Fred, à set joies si vite noyées dans les larmes.Guilleri rêve du jeune amour qui s’est levé si aventureusement sur sa vie.Il n’y a plus là de soldats, plus de grade, plus de consigne, plus de complot.plus de coeurs qui se cachent sous un triple airain afin que l’ennemi n’en puisse surprendre les battements; rien que deux âmes qui s’épanchent en douces redites de souvenir et d'espérance.— Les reverrai-je bientôt?répète inlassablement le colonel.— La reverrai-je jamais?se demande en soupirant U hussard.Et tous deux quelquefois : — Notre mère serait si heureuse de vous embrasser I Ou enfin : j — Qui donc nous dira le met cette cnigme et le vrai nom de Jeam de Mésenguy?Quelqu’un est rentré au salon len insu.Uns voy Jeur répond Ui il j* • ^ 'L • J',A!irnn ri».«ln.ne millier, A» rlnllarc sonrds^aVcUglts de naissance.On n'a' -Lorsque 1er, Anglais r?furent em- guenay L ordinaire pekin qui détourne quelques milliers de dollars , crgumeni à Jcur opposcr qui rom/7_ parés CP lambeau de comment, ils Nous i s’en jouer est galamment mis a la geôle.L autre qui brasse j tent.qu* les contondants et, comme voulurent malqré la promesse faite en août.illions et fait sauter d’impudents profits trouve des lois pour ü se Pcuf Won soit de la partie ad- ", 11 verse, avec quelque éducation, il ar- r_ ïteger.rtVcra qu'on leur cède le terrain pour Apres l’enquête sur la Beauharnois, un long rapport a dit fie ras en venir avec eux aux gros «'tait dr s'emparer de leurs terres.qu'il fallait blâmer 1er or„,niSateur« de leur admiration.Quand «g SL^SKRSSSfSt il s'cst agi de restitution, la législation ne pouvait plus rien.- r- vent.Les malotrus ne sont maîtres LE BON MECANICIEN.Sur un petit chemin de fer.dit d intérêt local" une locomotive liale- chcmin, si l’on est une brute, a coups versée, on les déposa par petits parie bottes, comme d'autres, s’ils ont Quêta, sans argent sans abri, tout le l’esprit vif et des connaissances, le long du littoral, jusqu'en Louisiane.Veulent faire arec du talent.Et avec L'histoire et la prospérité ont dit i tante et poussive parcourt son itiné-1a première méthode on réussit, croy- Que c’est là le plus grand crime qu ait *aire aver un parfait mépris d* lho-ez-lc bien, à l’ordinaire mieux qu’a- j jamais été préparé et accompli par ralre.des hommes et que l’Angleterre ne pourra jamais effacer cette souillure qui la déshonoré.Mais la Providence n'avait pas dit ! son dernier mot rt l'Etoile de VAcadie \ veillait sur son peuple chéri.Aujourd'hui, chore incroyable! les Acadiens dont le nombre.1ers de la dispersion était de 12.000, se chif- vec la seconde.LE FLANEUR.(La Libre Belgiqueq.Aur le Vont de tg^àte-Hnne a St 1 » Cette heureuse impuissance sert les partis politiques.Il ap- de la rue par le seul dégoût qu’eprou- ^fon*s dP Icurs mères.Maris Stella.pert que 1 un et I autre avaient reçu certaines sommes, proportion- avec eux.(disloquant toutes les familles.Puis, n
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