Progrès du Saguenay, 24 août 1933, jeudi 24 août 1933
4 S UHBÊsfc-'.'f * , - SfuB^àsra »* • • v V X3tj4>;«rL' 'ijiwrf Vhommo a cassé des molles, jemil îfe Tfcer- * • ’ .ir 4» • |» • iii'réieté des planches, conduit un tramway, graissé dés roues de wagon, copié des lettres, aligné des chif- .frts,'quoi quit ait fait,a*// /'a /aîf honnêtement, s'il ty.' f * ^ # ftV point causé Je for/ à son Voisin, ni blasphémé, nt méconnu la bonté ùar ans tout subsiste, Dieu lui donne son a> René BAZIN Tjt monde a besom de plus de f usitée éf de charité afin d'avoir plus de paix.• • // se trouve que ceo vertus essentiellement sociales et pacificatrices, appliquées aux relations entre les peuples, les classes, les Individus, constituent un remède souverain aux convulsions qui les désolent, S.E.Mgr LAMARCHE VOLUME 46- No 44 CHICOUTIMI, JEUDI 24 AOUTT 1933 Chicoutimi.Loc-St-J***, S+gumury mt CborloroU éi* m M % ] I m * j ** tt ~ > 1 VI TERRE VILLE M.l'abbé Lionel Croulx, grand patriote ci historien distingué, a prononcé à la Semaine Sociale de Rimouski, une conference sur notre survivance nationale et la mesure dans laquelle elle dépend de la terre.C'est une pièce à méditer.Nous donnons cet extrait-ci: LA TERRE ET LA VILLE Or, c'est entendu, et je ne m’attarde pas à ces truismes: la t?rrc.la campagne, sont 1rs grandes productrices d’hommes comme du reste.Terrain.climat de fécondité par excellence pour l’être humain, c'est ainsi qu'elles se révèlent en tous lieux, sous toutes les latitudes.En revanche, les grandes villes, c'est chose encore connue, sont d’effroyables mangeuses d'hommes et, plus encore peut-être, des mangeuses d’enfants.Le Moloch ancien n'avait que l’appétit d’un nain à côté de celui-ci qui happe les pauvres petits avant même, leur naissance et de tant de façons que je n’ai pas besoin de décrire.Observez chez nous les statistiques démographiques: la population rurale agit comme un suprême régulateur; nos recensements ont commencé d’abaisser leurs lignes d’ascension, le jour où la campagne a été désertée pour la ville; et la campagne cllc-mêmc a fléchi dans la mesure où elle s’est urbanisée, je veux dire dans la mesure où, par le va-et-vient des populations, les moeurs de la ville l’ont pénétrée.En 1871 les groupements ruraux représentaient encore 80 pour cent de la population de la province; ils n’en représentent plus que 37 pour cent en 1931.Aussi, depuis soixante ans.n’avons-nous jamais atteint le taux de natalité qu’en dépit de.l’exode aux Etats-Unis nous donnait encore le recensement de 1861.“Dans les comtes ruraux de la province, note l'Annuaire statistique de Québec pour 1932, on constate que la natalité est plus élevée que dans les rentres urbains à l’exception des petites villes industrielles", celles-ci peuplées, sans doute, par des gens fraîchement arrivés des campagnes.Nous nous plaisons parfois à d*s supputations enthousiastes, à rêver de tant de millions de Canadiens français dans 30 ou 73 ans.Supputations légitimes, mais qui auraient besoin, pour n'etre pas décevantes, de tenir compte des conditions invariables où ;e règle la natalité d’un peuple.Mais je ne sais si la qualité morale du capital humain n’est pas encore plus dépendante de la vie rurale.Certes, je n’ai garde d’oublier tout ce qui survit de noblesse naturelle et chrétienne chez les ouvriers, les prolétaires de chez nous, chez ceux des petites villes industrielles, notamment.où le taux des naissances atteint parfois jusqu’à 30 par 1,000 habitants.Mais faut-il pour autant fermer les yeux sur les dégénérescences que les memes milieux étalent douloureusement, dégénérescences inévitables si nous songeons que notre peuple s'est prolétarisé dans 1rs conditions les plus défavorables pour lui.à l’époque où le capitalisme moderne atteignait à l’épogce de sa malfaisance?LA MALFAISANCE DE LA VILLE Entre les signes de déchéance morale et nos milieux ouvriers, je place, parmi les plus manifestes, la perte de vertus naturelles, telles que le souci du bon travail, le goût de la perfection remplacé par un goût effrayant du demi-fait, du bâclé, ou telle encore la perte ou la baisse du bon sens ou du sens commun.Sont-ils de chez nous, tous crs pauvres gens, non seulement dépourvus de la dose normale de jugement qui fait proportionner ses dépenses à son gain, mais dépensiers, prodigues, imprévoyants à la façon indienne, incapables d’amasser pour le prochain hiver, pour la période de chômage; jeunes gens, jeunes filles qui rêvent de mariage, fondent même un foyer, sans le moindie dépôt à la banque, jouant jusqu’à la fin leur salaire, tout leur salaire de tâcherons, à des folies de toilette et de courses, à de stupides amusements?En ces déracinés, déracinés de leur milieu et plus encore de leurs traditions, comment ne pas voir un type abâtardi de la race, surtout lorsqu à cette insouciance du lendemain se joint, comme une faiblesse naturelle, la résignation paresseuse à son sort, l’indifférence parfaite à l’ascension sociale, le goût du prolétariat perpétuel?Et le plus désolant, c est que.pour réconfortantes que soient les exceptions, il semble bien que nous soyons ici en présence d’un phénomène de masse, d’une'dégénérescence par trop généralisée.LA NOBLESSE DE L'AGRICULTURE • En face de ces pauvres, camperons-nous maintenant 1 agriculteur, le petit propriétaire terrien de chez nous?Tout a été dit, et je n insiste pas, non plus, sur la valeur plus haute, morale et intellectuelle, Je ce chef d’exploitation.Et.à vrai dire, en pourrait-il être autrement?Comment, en général, ne serait-il pas plus prévoyant, plus^ économe, lui dont les profits, toujours modestes, toujours aléatoires, n ont pas la dangereuse fixité du salaire des temps de prospérité?Lui qui doit attendre son gim d'espoirs à longue échéance, de travaux à lointain rendement?Plus lier, plus épris de liberté, comment ne le serait-il pas egalement, lui 1 homme de l'outil plus que de la machine, et qui, à la difference encore de 1 ouvrier moderne, se sent le maître et le propriétaire son outil.Ct enfin, plus d’ambition et plus d’aspirations, comment n en pas trouver cnez ce* homme de vie libre et d’air libre, tout bouillonnant d energies neuves et de sang vivifié; lui, homme de la.classe moyenne, place par cela meme sur le marche-pied de l'élévation sociale et qui a vu tant des siens s clever d’un vol facile vers toutes les supériorités?S il est vrai que notre cap.ul humain se doit recommander de haute valeur morale et que.pour le role politique dont nous investit la vie nationale, nous ayons besoin cl ^P> dance d'esprit et de fierté de caractère, il suffira.ce ‘cmlblr; * à, et superficielle comparaison entre le type du proieU re et ! ^ type de l'agriculteur, entre l'existence autonome de celui-ci, loin des scmtLaes capitalistes, et la tendance de «lui-là vers 1 ’tendance u.moeUrs de termitières; il suffira d apercevoir, d un cote, la tcnaancc à s'humaniser toujours davantage, à sauvegarder sa personnalité jusqu a snumam j Je i'#u,ret ]a tendance presque tatalc a se 1 exces d entraîner vers la monstrueuse organisation commande de retre .vo|on,é 1„ Canadiens français sc doivent vers les villes et de quell P .— masra arum.vers les 2r Vla vSeterre.mère des races fortes - magna drum.comnfdisaient déjà les anciens, maîtresse de vie.de liberté et oe d,gn„e.Musiq ue Un livre ~ Une revue Questions de français Les éditions Albert Lévesque nous ont présenté à quelques mois d'intervalle, deux livres d’Eugcne Lapierre, La musique au sanctuaire et Pourquoi la musique.Le premier a fait beaucoup de bruit.Nous lui avons consacré une chronique au temps de sa parution, et nous le recommandons encore aujourd’hui: il fera sûrement du bien partout où il passera.Les deux volumes forment d’ailleurs un contraste qui ne saurait passer inaperçu.Autant l’un est le livre d’une idée, autant l’autre résulte de l'agglomération de feuilles éparses, d’extraits ou de révisions de conférences et de chroniques passées.Autant la thèse de l’un est universelle.autant les propos de l’autre sont restreints, du moins dans sa deuxième et majeure partie, à no- | tre pays.En concluera-t-on que Pourquoi la musique est un ouvrage néglige, négligeable?Mais on n’a jamais condamné à priori l’ouvrage résultant de la juxtaposition de pièces disscmblr.blcs.On n’a jamais non plus trouve mal qu'un livre canadien vise le Canada.Le sujet, on le sait de la part de la Palice, se prête, à quels dé- j veloppemcnts.Aussi, le nouveau livre écrit par un humaniste cher- : cheur.c'est-à-dire par un érudit, tc-gorge-t-il particulièrement de substance.Tellement qu’il ne sera pas rare le lecteur qui se prendra à souhaiter que l’auteur transforme bientôt ces quelques bribes d'histoire artistique canadienne en une genèse complète de notre musique.Les Papiers de Lco-Pol Morin ont ouvert en 1930 une série musicale sans précédente, s’il est vrai que Pourquoi la musique ne l’ait pas encore close.Le livre n’a donc pas souffert de la crise.Récapitulation: un mot anglais à évincer: record, au lieu de disque (de graphophone), qu’il faut dire.Un mot très envié: collège.— Autrefois, il n’y a pas bien longtemps encore, un collège était un college, un couvent, un couvent, et une école, une école.Personne ne s’y méprenait.Il n’y aura bientôt plus que des collèges; et la clarté du langage en souffrira.Je ne parle que des vocables, je me confine à mon domaine, et, me rappelant la vie des mots, je remarque que le mot collège est en pleine vigueur."Quand et".— Voilà une locution populaire qui me parait parfaitement bonne.Elle signifie en meme temps que, avec: J’irai quand et toi.c.-à-d., avec pagnerai qui savent la langue, qui ont du style, qui ont surtout un idéal au coeur, tirent des effets «uperbes de l’improvisation.C'est de l’improvisation que jaillit la verve, fruit de l’inspiration.Que de fois Veuillot ne s'est-il pas plaint de son travail de forçat! et que de fois n’a-t-il pas soupiré après Pétronille, comme il disait de 1a littérature! 11 trouva moyen de s’évader souvent vers elle, et fit même des vers.Mais que de pages brûlantes ne sont pas sorties de sa plume inspirée! Et n'aücz pas; croire que je ne songe qu’à Veuillot et aux écrivains de France.Nous avons, Dieu merci, des journalistes de grande valeur.Si je n’écria pas La Grande- Bretagne La Grande-Bretagne reprend son rôle historique de banquier de l’univers.Après avoir converti à un taux d’intérêt sensiblement moindre plus de sept milliards de sa dette, ehe dirige maintenant l’excédent de ses capitaux vers l’Australie et le Canada.C’est l’aboutissement logique de l'orientation nouvelle imprimée a la politique commerciale des pays de l'Empire par les accords d’Ottawa, non moins que de la désorganisation du marché des changes.Que l’emprunt de quinze millions de livres lancé au début de ce mois soit, comme plusieurs inclinent à le croire, la première d’une série d’opérations visant à transporter dr Washington et Junonville Étude critique d'une page d'histoire "Même les Canadiens français en voulut profiter pour lire soft pa* doivent rendre hommage au génie Pifr- d •« pressa parmi ses compa- eréateur de la République américai- j 8nnns- Sa *“*“« fut ,ot "J»'"®®' ne.Mais plus que tout autre sans j P«e.Par une Recharge que les An-doBle ils ont le devoir de défendre1 S|a” envoyèrent en plein visage les gestes de leurs ancêtres.Et pois- ct ^ 1 et'nd“ ,®ort sur,Ie 5o1’ Une que la grandeur d'un Louis XIV ! ««armouche sérieuse s engagea a- ou d'un Napoléon n empêche pas lor5- c,ar Français se mirent a ceux qui s'occupent d'histoire Je re- ; re?°ndre au feu des Anglais et leur marquer les fautes de ces souverains.,uer,cnt u" offlc'er- lcu.r abattirent pourquo, ne nous serait-il pas permis ! quelques hommes : elle eut pu se pro-de discuter librement l'incident le ^nger s.les indiens n étaient interplus douloureux de la carrière de lls éprirent le.Français par Georges Washington?Peut-être U | dcrrierc- ^ tandls 9ue blancs ploire de l'officier fiançais qui fntretuaient galamment, ils s ocru-donné sa vie pour le maintien des Pfrent a achfvrr et a torturer les • j i , .p , .droits de la France sur la terre blesses avec leurs tomawhacb.Se • r ï !Ai,!\d, Udn de! E8A,.e'aU irt* -, °, qUI;'TCS! Etats-Unis, il serait évidemment r.é- d'Amérique exigeait-elle celte im- «"tant perdu, le petit.groupe de.Cela doit venir du latin J obci au Marche! marche! ne mafuré dc raffirmcr Tfl -, |c i .:.u " i !e rcnd"- D>x des leurs.quando cl: quando c, lu.Et a le j tomberont pas en bas.ma.s.en resserrement de> ,iens e'c
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