Progrès du Saguenay, 20 juillet 1939, jeudi 20 juillet 1939
CALENDRIER • Le 23.— VIle dimanche apres La Pentecôte.A La messe, 2e oraison de S.Apollinaire, 3c de S.Liboire.Aux vêpres du dimanche, mon.de S.A^xdlinairc (II) et de Ste Christine (I).L’alcool est un poison qui a ce terrible pouvoir de s’attaquer à la fois à l’Ame et au corps.Il est l'yn des pires ennemis de la religion et de la patrie.(Lettre des Evêques) VOLUME 52—No 48 CHICOUTIMI, JEUDI, 20 JUILLET.1939 Chicoutimi, L«c-St-J«on, Soguanay «t CbtrUftU J aime ça.J’aime pas ça J aune ça, bon ! Pauvre petit, il aime ça, donne-lui en.Tiens, prend*, mange, bourre-4oi! ! t Je fait le petit sc bourre jusqu’aux oreilles.J aime ça encore! ! auuc petit, il Vianney-de=Shipsha\v.— Tous les cultivateurs sont invités à l’assem* blée de Chicoutimi.PROGRAMME DI: LA JOURNEE Deux entrepôts coopératifs seront bénis dimanche prochain, l’un a St-Jean-Vianney-de-Shipshnw iCoopérative de pommes de terre», l’autre a Chicoutimi Coopérative d’achat et de vente».L’hon M.Bona Dussault, ministre provincial de ’Agriculture, assistera a ces imposantes cérémonies et adressera la parole au cours de réunions subséquentes.On attend aussi M le sous-ministre Rioux.MM les députés de la région et quelques-uns du dehors.A l’assemblée qui sera ternie à Chicoutimi, a 3 h.30 de l'après-midi, tous les cultivateurs de la région sont cordialement invités.Voici le programme de l’après-midi de dimanche: 3 h.p.m.— Bénédiction de l’entrepôt par M le chanoine J Tremblay, cure de la Cathédrale.3 p :jo p.m •— Assemblée agricole sous la présidence de M.Antoine Rtvcrin.préfet du comté.L’honorable M Bona Dussault, ministre de lAgn-culture MM.Antonio Talbot MPI1, Alfred Tremblay.gérant de la Coopérative, et d’autres orateurs distingués adresseront la parole.7 h p.m.— Départ pour Latcrriôre.(Le rassemblement se fera à la Coopérative».7 h.30 p.m.- Salut solennel du T.S.Sacrement dans l’église de Lntcrrière.7 h *15 p m.— Départ pour la Villa de la Jeunesse.H h.p in.Banquet sous la présidence de M.Urstn Clobeil.président de la cooperative.Discours.O Canada! N.B.— L’horaire indiqué est à l’heure avancée.Les Deux Vengeances” Une pièce de théâtre chrétien qu’un présente actuel lement dans nos paroisses.La Troupe de l’Epopée Blanche continue de succès en succès sa tournée a travers la région.Depuis leurs debuts à la Grande-Baie, où ils on* joue, a Chicoutimi, à Jon-quière comine partout ailleurs, les jeunes qui composent la Troupe de l’Epopée Blanche ont reçu l’accueil chaleureux qu’ils espéraient.Le public saguenéen a su comprendre et applaudir cet effort admirable d'une jeunesse qui veut et réalise de magnifiques audaces La représentation dont nous avons pu Jouir il y a quelque temps en la M us regardez donc autour de vous?Ce chômeur salle de l’hôtel de ville, est l’oeuvre qui ne gagne pourtant pas cher, entre chaque jour et quatre fois par jour chez l’épicier boire sa bouteille de Pepsi et manger son petit gâteau; que voulez-vous il aime ça ! Et il ne trouve pas de quoi acheter de la viande qui serait nécessaire à ses enfants.J’aime ça.nous sommes tou* dans la grande pauvreté, c’est 1?gouvernement qui doit faire vivre j>cut-être un tiers de la population de nos villes; allez voir les salles de cinéma, les champs de lutte; ça regorge: on aime ça! les autos.It exclusive de quelques jeunes.C'est un jeun?, M.J.-Albert Tre.mblav qui a écrit les Deux Vengeances; ce sont des Jeunes qui l’ont mise en scène et qui la jouent.L’entreprise était périlleuse et bien peu l'aurait menée a bonne fin.Aussi, méinî s’ils n’atteint pas la perfection, le résultat qu’ils ont.obtenu* mérité-1-il les plus vives D’autant plus que, les difficultés techni- courses, les séances del félicitations.» Voyez le luxe oui se miscs à parl ., .’iti ques de la présentation d’une pièce piomenc, les autos, es toilettes, voyez les bazars dis-1 théâtrale, le thème à la fois reli- pendieux dont les maisons sont encombrées: on aiinelgieux t dramatique des Deux Ven- ça ! geaners exigeait des acteurs, pour Voyez tant de riches ou de gens bien placés qui rTT" dn,r !?n?tll7l.’ .1 \ I prêtation parfaite., La foi et 1 esprit .# , C!UI n onl jamais rien pour la rhréti mi avec lesquels ils ont Joué chante, qu on ne rencontre jamais dans aucune orga-|le drame leur a évité le danger de tomber dans l’emphase et la bour-soufflure qui caractérisent trop souvent l’interprétation de pièces de ce genre.se tiennent Irisation qui exige un peu de dévouement; on n aune pis ça ! J’aime ça.j'aime pis ça.Aussi ça va bien dans le monde; la vertu, la justice, la charité, le bon sens fleurissent.Les Deux Vengeances reconstituent le martyre des pères Rouvière Et nous prétendons être chrétiens quand nous le Leroux.O .MJ., massacres par sommes si jxm ! I drts.depuis quelques années.ont pris une ampleur qui s’accroît de jour en jour.On dirait que les hommes se rendent compte qu’un corps sain est indispensable à une fcme saine et qu’ils recherchent de plus en plus la santé par l’exercice et le délassement.La Ligne de Sécurité applaudit à cet état de choses.et elle souhaite qu’il se continue, car c’est pour le plus grand bien de la population.Comme les sports d’hiver, les sports d’été comportent eux aussi, d».s risques d’accidents, suivant les moyens employés Dour les pratiquer.Il convient donc d’exercer là aussi de la prudence et de la réflexion pour éviter le danger.Noils avons déjà parlé des dangers du cyclisme, un excellent sport que nous vous encourageons à pratiquer.mais veillez à votre sécurité.Nous aurons l’occasion de vous donner quelques conseils sur la natation dans des leçons subséquentes, car le sujet est assez important, pour que nous lui consacrions trois leçons complètes, mais voyons, aujourd’hui.les autres sports qui vous intéressent.A la balle au camp, n’utilisez jamais un bâton fêlé qui pourrait se briser soudainement et frapper quelqu’un.Soyez certains que votre camarade regarde avant de lui lancer la balle.Faites attention de ne pas envoyer la balle a la tête d’un passant! Lour le confort de vos pieds.C’est l'Onguent à Cors ou à Oignons Cress chez: Chicoutimi Medicine Co.Dr J.-A.Llzotte, Dolbeau et Pharmacie Justin Lefebvre, St-Joseph-d Alma.VAISSELLE VISITE DE LA FERME Après cette importante série de discours.M.le régisseur Bellezile montra aux agriculteurs les champs où de fécondes expérimentations se poursuivent.Nous avons appris que cette visite a intéressé vivement * s * J s \ S SET À DÎNER 95 morceaux choix magnifique SOC par semaine La Librairie Commerciale 151, rue Racine — Tel.: 670 CHICOUTIMI (pjdtL bsjcuL oLLmaiwaLL JtSLMpAu ont AA : ortée la fidélité au sol.Rappelant le cou-, de 4.500 livres à 12.500 livres.Le rage et les vertus de nos ancêtres, i religieux-agronome fait l'historique l'orateur est fier de constater que d» la vache Ayrshire depuis ses orl-les campagnes sont encore une ré- ! gines en Ecosse il y a deux cents Bardeaux d’Aspha Ite BIRD ?RU-BER-OID?VULCANITE WEATHERTEX^ BARDEAUX d’RSPHfllTE GRAIIléS, À BOUT ÉPRIS sans frais supplémentaires •NOUVELLE TEXTURE CHAINEE.donne au toit beaucoup plus de cachet.•BEAUTÉ DURABLE .choix de couleurs ou combinaisons de couleurs permanentes.•DURÉE EXCEPTIONNELLE .double épaisseur pour plus de protection.•RÉSISTANCE AU FEU .sécurité contre les flammèches et autres dangers d'incendie.•SI VOUS PROJETEZ DE CONSTRUIRE À NEUF OU SIMPLEMENT DE REMPLACER une toiture, donnez cette plus-value à votre maison.Voyez votre marchand de pnxluits II.P.ou écrivez pour renscifinement* complets et hrochurette gratuite sur les prêts du gouvernement.Building Products Limited MONTREAL WINNIPEG TORONTO SAINT JOHN HAMILTON HALIFAX CASIER POSTAL €0tt, MONTREAL, QUE.RnHiimnti Imul-Ated — Irmil-Board (Franche à U Vapeur)—Tulle à Planrhtf appétits sont satisfaits avec les fèves de HEINZ # N’importe quand et n’importe où, quand il faut manger, les maîtresses de maison avisées servent des Fèves Cuites au Four Heinz en toute confiance.Tout le monde les aime ! Elles sont la fleur de la récolte, préparées d’après la méthode inimitable de Heinz et cuites à point dans de vrais fours.Dorées, farineuses, tendres — très appétissantes.Soyez à la page ! Méritez les éloges de votre famille et de vos invités.Achetez des Fèves Cuites au Four Hein*: aujourd’hui chez votre fournisseur.CUITES AU FOUR T*"» FEVES Y 20 JUILLET 1939 En quinze ans, soit de 1922 à 1937, la dépense pour les spiritueux, dans notre province, a été de $700,000,000, de quoi couvrir le coût de 70 universités de $10,000,000 chacune.(Lettre des Evêques) 3 Les parents doivent instruire leurs enfants, dès le bas âge, des méfaits de l’alcool, et leur Inculquer le sens chrétien de la mortification qui est le signe de notre appartenance au Christ.(Lettre des Evêques) VACANCES V oici près cTua mois que notre jeunesse écolière a franchi les quatre murs et le règlement du collège, de l'académie ou du couvent, qu'elle respire 1 air pur de la liberté, s abreuve de soleil et d'espace.I leu reuse époque où l'esprit trop abstrait de la réalité par le commerce exclusif des livres et de l'étude ardue, renouvelle ses réserves d’observations, se -rafraîchit au contact de la vie et des personnes du monde normal.l:*j>oque dangereuse aussi où le repos intellectuel peut facilement devenir paresse et atrophie; où le flot de sensations nouvelles qui s'engouffrent dans l’âinc par tous les sens largement ouverts risque de noyer le?progrès de l'anncc scolaire, d’étouffer les facultés, encore j>eu résistantes.sous un amoncellement d’images et d'impressions accueillies pêle-mèle, sans contrôle.recursions en forets, glissades prolongées sur la surface miroitante des lacs, des rivières, parties de pèche, délassements de toul genre, voilà bien des plaisirs légitimes et nécessairestaprès un année de travail acharné sur de?bouquins jxmdreux et rébarbatifs.1! iR* faudrait pourtant pas les corrompre, en s’v jetant à corps perdu, avec le seul désir d’en jouir intensément, aveuglement «ms aucune préoccupation de leur donner tournure utile à sa formation intellectuelle.Afin d aider notre jeunesse étudiante à mieux employer sqs vacances, VAction Nationale, avec l’aide des deux J.E.C.des Cercles de Jeune*- Naturalistes, et des Scouts, a organisé cette année encore le Concours de l'acanccs conçu par le R.P.Blondin Dubé, S.J.lv succès rcmj>orté par celui de ’38 assure la réussite du Concours de cette année.Et c’est heureux.Le Concours de Vacances est organisé de magnifique manière et représente jx»ur nos étudiants le moyen idéal de servir à la fois leur cu;tur< j>ersannelle et notre patrie canadicnnc-française.Divisé en six sections: Photographie, La Route, La Petite Histoire.Enquêtes économiques et sociales.Sciences Naturelles, Ref rancis»*! ;• *n, il couvre tous les principaux terrains sur lesquels j>euvent s’exercer : observation et l’esprit d'initiative.Nous en ayons trop de ces diplômés qui sortent de leurs études le cerveau rempli à pleins bords de principes et de doctrines, mais qui lomb : t dans la vie désorientés, indécis, parce qu’ils ne se sont point Habitué?aux contacts parfois rudes des problèmes concrets de l’existence.Certaines sections du C oncours, telles les lui quêtes économiques et sociales, visent directement à corriger cette lacune en développant le, rens de ! objectivité, le goût de l'observation directe, personnelle, faite | sur le terrain.\ ce point de vue le Concours de l avances |>eut rendre d’immenses services à ceux qui y participeront.Et nous admettrions difficilement que notre jeunesse étudiante ne comprenne pas tous les avantages quelle jx-ut se i**ocurer an consacrant ne serait-ce qu une partie de ses nombreux loisirs à rédiger une enquête sociale, collectionner d’intéressantes photos, ou décrire un voyage.( ombien de nos écoliers en vacances qui s’embêtent, ays y parti-ujk*: élèves des écoles, des couvents, des académies et des collèges.Chacun est délégué dans son petit coin de terre.Il y fera vivre i esprit français, les traditions et les vertus des ancêtres, il réchauffera ! amou' de la Patrie, il prendra conscience des beautés de sa propre région, des richesses qu elle renferme, de ses jx>ssil>ilités d'avenir.Jeunes gens de chez nous, vos vacances bien employés peuvent nous redonner ce que nous avons perdu: des découvreurs pleins d’initiative.des conquérants pleins d’audace.” J.-Arthur TROUBLA Y • Cartes j )ro fessionnel les AVOCAT DENTISTE • J.-C.GAGNÉ, C.r.Dr PAUL RIVERIN DENTISTE AVOCAT :iî$o, KI JI-: R ACINIC 253.RU€ RACINE-TÉL.274 Voisin du ThéAtre — Chicoutimi TÉL: 880 CHICOUTIMI (BUREAU ET RÉSIDENCE) Bureau ouvert de 7 ft A heurs» le soir.AVOCAT ARCHITECTES Mauril Tremblay Lamontagne & Gravel AVOCAT ARCHITECTES 249.rue Racine - Tel.: 622 Édifice Giroux, rue Recine EDIFICE DUBUC CHICOUTIMI.QUE.CHICOUTIMI - TEL.356 - COMPTABLES—VÉRIFICATEURS ANTOINE GAUTHIER.B.A.L.s.c.GASTON TREMBLAY.B.A.L S.c.GAUTHIER & TREMBLAY CO.MITAHLKH lUmi.U'N — VKHIPICATKURM VnCATION—OMOAN1MATIUN IIK NYNTÜMRM ICT TICNU» Ulï COMn\lHI4TA 249» rue Racine Chicoutimi Téléphone 185 - ÉDIFICE DUBUC - COMPTABLES — AUDITEURS J E.PARADIS.CP A.C.G.A Comptnble Licencié FRANÇOIS PARADIS Comptable Autorlaé _ FRS PARADIS, Enrfglstréc COMPTABLES AÜDITEÜR3 ^8, avenue Morin, — Tel.414 — CHICOUTIMI Revenons sur le sujet, 11 est de conséquence : xxx Vous confondez les Sept Frères avec les Macchabées, c’est pour oelà qu’il pleut le jour des Sept Frères et que, pieu vont le jour des Sept Frères.il pleut ensuite durant quarante jours.XXX Comprenez-vous?Cost votre faute; tâchez de ne plus confondre! XXX Tout de même Radio-Température pourrait contrôler cela; qu’elle veuille simplement nous annoncer comme sûrs quarante jours de mauvais temps; il fera certainement beau.xxx Et c’est justement le beau temps que notre bonne cité attend pour faire ses foins; oui.ses foins dans ses rues.xxx Comme les choses se trouvent, certaines rues sont encombrées d une végétation de mauvaises herbes hautes comme ça.Si on n’y voit, elles deviendront arbres.xxx Québec et Ottawa sont aux prises a propos du chômage: Québec prétend qu’Ottawa ne veut pas collaborer; Ottawa soutient que Québec ne veut pas collaborer.X X X Ouest le \ni?Une chose est claire, on veut s’embêter mutuellement; mais sur le dos de qui?Voilà! XXX Pas possible, il est quelque élection qui s’en vient quelque part XXX Les beaux articles du Progrès sur le chômage n’ont pas l’air à impressionner tort nas gouvernants, ni personne.x x x Félicitons-nous; cela prouve sans réplique le grand bon sens de ces articles.X X X On nous cri • qu’il faut contre les dictatures dresser le iront des démocraties; contre le bloc de l’oppression desser le Iront des libertés.X X X J'applaudis.Mais quand je vois qu’on veut comprendre parmi le front des démocraties et des libertés l>opulaircs.la Russie de Staline la pire de toutes les dictatures, X x X je me dis que parmi ces fermants de la démocratie, il y a bonne part d’hypocrites puisqu’il est impossible que tous soient dos inbéclles.X X X Formons les blocs que l’on veut, si on y tient, si on pense que c’est mieux; mais nu nom de la sainte bêtise humaine qui doit avoir ses limit \s, qu’on ne dépasse pas 1m bornes et qu’on change les affiches.x x x A propos d’affiches, les municipalités de la région ne feront rien de rien, ne remueront pas le petit bout du doigt pour nous délivrer rie la stupide invasion d’affiches que l’on colle partout?x X X Voilà, au moins, un genre d’ac- tivité qu’il ne coûterait pas cher d’entreprendre.x X X Qu’est-ce que font tous c es comités.toutes ces ligues d’embellissement et de propreté civiques?XXX Le Jour intitule un de ses derniers articles: A quoi servent nos asiles d aliénés?— En effet, c’est une question que les lecteurs du Jour se sont, posée maintes fois depuis près de trois ans.MARC-ROCH.Cour de Magistrat Il y a eu session de la Cour de Magistrat, en matière pénale, à Chicoutimi jeudi.Un conducteur d’auto a été condamné à $10 d’amende et aux frais, ou à 15 jours de prison pour infraction aux règlements de la circulation.Une personne a été condamnée à deux mois do prison pour vol au camp Levesque, au lac Clair.La Cour n aussi entendu une cause de vol à Arvida.Trois prévenus ont comparu.Le jugement sera rendu le 8 août.Les Soviets veulent ' à l’Europe la guerre d’abord, la révolution ensuite Une alliance dangereuse.BEAUTE.PRECISION.DURABILITE.“CYMA ” La Montre-Bracelet idéale .Fabrication Tuvjinnr» $ 1.00 par semaine Un bijou qui vous donne l’heure exacte toute l’année.La Librairie Commerciale - LTEE - 151.rue Racine — CHICOUTIMI Tél.r 670 De M.Paul Ncuray, directeur de la Nation Belge, de Bruxelles, numéro du 22 juin: C'est au commencement de l’année 1933 que les observateurs étrangers qui s'intéressaient aux développements de la politique soviétique ont pu voir dans la presse russe les ixremlcrs symptômes d’un changement de ce qu*ll est convenu d’ap-jM*ler “la ligne générale”.Les événements de France et d’Espagne, comme nous l’avons dit précédemment, ayant amené la faillite de la ligne antérieure, un sage opportunisme commandait d’en adopter une nouvelle.Tout comme la précédente, la Ve Ligne générale vise avant tout à la propagation mondiale des principes révolutionnaires communistes.Elle ne diffère de la IVe qu?par l’indication des moyens propres à réaliser ce programme.Et son but immédiat n’est autre que la préparation de la guerre contre ce qua le communisme nomme “les trois Etats obstacles”.Cette guerre, prélude de la révolution générale, sera faite, dans l’esprit des dirigeants de Moscou, par l'Etat soviétique, assisté des nations démocratiques.Ceci éclaire d’un jour singulier les avatars de la politique soviétique, tant à l’intérieur qu’a l’extéri ur: avatars qui ont jeté un certain trouble, ces temps derniers.dans pas mal de consciences.L’activité du Komintcrn n été mise en veilleuse?Quoi d»* plus naturel?C’?st l’Etat communiste qui mène lui-même le jeu et le Komintcrn est un épouvantail qui fait peur aux démocraties dont l’aide sera infiniment précieuse en cas de guerre.Moscou a mis un bémol à l’activité ri s partis communistes français et anglais.La France et l’Angleterre devant se battre aux côtés des Soviets.il importe de supprimer tout n qui risque de diminuer leur capacité militaire.L’U.R.S.S.a renoué avec un passé abhorré?On parle même d’abondance de l’histoire glorieuse de l'ancienne Russie et des guerres qu’elle fit autrefois?Il convient, en vue de la guerre future, de réveiller un patriotism * qu’on ne songeait naguère qu’à éteindre.Le dernier obstacle qui se dresse.dans l’esprit des chefs rouges, sur la route rie la révolu*ion prolétarienne.e’est le fascisme.Tl faut l’abattre à tout prix.Peut-on en conclure que les Soviets ne reculent pas devant l’idée d'une conflagration générale génératrice d^ la révolution?Il ne faut pas hésiter à répondre par l’affirmative.Qu'on veuille se donner la peine de lire le discours que le camarade Manouil-sk.v a prononcé lors de la XIIle conférence du parti communiste, en mars 1939.»cf.Pravda du 12 mars 1939».Manouilsky est un personnage important, le président des délégations du parti communiste russe au sein de 1T.K.K.I flspol-nitelnvi Komilet KommunLstitches-kago Internationala.ou Comité Exécutif de l’Internationale communiste».L’I.K.K.!.est en fait le comité exécutif du Komintcrn et personne n’est plus qualifié que Manouilsky pour imposer, au nom du parti communiste russe, des direc-j fives aux communistes étrangers en» mal de servitude.Après avoir développé quelques lieux commuas sur la conquête de l’Ethiopie, les affaires de Chine et la guerre d’Espagne.Manouilsky ?déclaré que l’U.R S.S.luttait de toutes ses forces pour la création d'un front unique des peuples, d’un front international de la résistance] aux blocs des fascismes.Selon lui ; la réaction mondiale s’efforce de procurer aux gouvernements fascis- ! tes vivres, pétroles et matières pre-1 mières.Mais le monde capitaliste est entré en agonie et il se trompe lourdement s’il croit qu’une guerre contre-révolutionnaire dirigée contre la Russie pourrait le sauver Elle ne fera que précipiter sa perte, car la résistance soviétique provoquera le soulèvement du prolétariat mondial, mettant ainsi en branle le puissant mouvement des forces antiracistes universelles.Pour Manouilsky.cette guerre sera la plus juste des guerres, une guerre sainte qui "dénouera une rangée entière de noeuds révolutionnaires sur les arrières du capitalisme, démo- j ralisant.décomposant de la sorte, ses lignes”.Bien que les déclarations de Manouilsky aient été.comme à l’accoutumée.assez nébuleuses, on ne peut se tromper sur leur sens, suri leur portée.Acculés à la guerre lrsj fascismes s?livreront à une agrès- • sion qui rencontrera la résistance! soviétique.Leur situation intéricu-i re les y condamne.Mais alors la révolution éclatera chez eux.révolution qui.comme une traînée de poudre, gagnera les autres pays non contaminés cependant, mais en état de moindre résistance à cause de leur alliance avec l’U.R.S.S.Du reste.Manouilsky.dans le mémo discours, n’avait pas caché nue les Soviets soutiendraient la guerre qui amènerait l’anéantissement.rapide "du groupe de la réaction”.parce qu’elle accélérera "la victoire du prolétariat mondial jdont les intérêts coincident avec o?ux du pays du socialisme victorieux”.Pareilles déclarations ne peuvent laisser subsister la moindre équivoque.L’U.R.S.S.poursuit, imperturbable.son dessein criminel de la révolution mondiale.Elle envisage en toute tranquil!té la guerre pour en favoriser la réalisation.• • • * On le voit, l’entrée dès Soviets dons le camp des nations menacées par le R ich, n’a pas fini de remuer l'opinion inquiète à bon droit.Nous avons eu, ces derniers temps, la bonne fortune de faire Je tour de ce problème difficile avec des hommes qui connaissent le mieux du monde les dessous de la politique russe et l'état d’esprit des populations de FU.R.S.S.A quelque opinion qu’ils appartiennent, leurs conclusions sont identiques et form lles: la plus grande faute que la France et l’Angleterre pourraient commettre serait de se laisser pren-dr au mirage de l'aide soviétique, pour les raisons suivantes: L Les Soviets ne s'intéressent aux affaires d’Europe qu’avec une seule volonté: celle d’inoculer le bolchevisme aux Etats européens.2 Les Soviets sont absolument incapables d’apporter un secours militaire efficace a leurs alliés éventuels, car: a» Une armée dont le haut commandement.quelle que soit sa valeur.a été décapité de la façon que l’on sait, devient une horde.b) Si.par hasard improbable, l'année soviétique intervenait en Europe, cil?devrait sur-le-champ se battre en Extrême-Orient, contre le Japon qui attend, en Mandchouri •*.l’occasion propice, pour attaquer.c» La mobilisation éventuelle ri?l’armée russe serait entravée, pour ne pas dire rendue irréalisable, par les déficiences des moyens de transport et par l'impossibilité de donner des armes aux paysans, élément dominant de toute armée: les autorités soviétiques savent bien dans quelle direction partiraient alors les fusils des moujiks.Le couplet de Y Internationale deviendrait, chez eux.une réalité.3 Enfin, et c’est certainem nt la chase la plus grave, si l’armée soviétique dans le cas le plus favorable.celui d'une intervention armée.subit le moindre revers, on assistera sur-le-champ à une révolution intérieure dirigée contre le régime.Au profit de qui.au profit de quoi?On ne peut en la matière éin ttre de pronostic.Mais la révolution éclatera sur les arrières, abattra la dictature de Staline et la Russie, nouvelle manière, passera dans le camp de ses ennemis de la vrille Les alliés d’hier, trahis, une fois rie plus, n’auront qu’à reprocher à eux-mêmes ce qu’ils ne man-qu ront pas de dénoncer comme la nouvelle trahison des Russes.Dans son dernier dire?” de "Candide", ville, avec ce qu’on prescience divinatoire, en réalité que l'exposé des conclusions où le menaient inéluctablement l’étude réfléchie des événements et la plus rigoureuse observation des faits — a écrit "Pour pouvoir faire enfin la paix avec .'Allemagne, les Russes avalent renversé.puis égorgé le tzar fidèle à l'Entente.Us sont très capables, à la prochaine occasion, de pendre Staline et d'aller chercher un empereur quelque part pour nous la iss r encore la guerre sur les bras”.C’est pour toutes ces raisons qu’il importe, avant toutes choses, de faire preuve, à l’endroit, de l’allinnct -russe, du maximum de défiance.Les dangers en sont énormes, les périls redoutables.Que les apprentis sorciers qui négocient avec le Kremlin se rappellent sans cesse le vieil adage grec: "Souviens-toi de te méfier".11 est plus actuel que jamais.P N.gros caractères dans un titre de journal, afin que personne ne pût mettre en doute l'Ignorance de eon auteur, laquelle ne méritait qu’un qualificatif, celui de honteuse."Invitation à tous les mélomanes d’assister à un concert de l’artiste D ” — C’en est une.de manie, d’appeler mélomanes ceux qui goûtent la musique.Ce n’est flatteur ni pour l’artiste ni pour les invités.Tous dos maniaques, quoi! C’est comme si l’on invitait tous les amateurs de belle littérature, dénommés stylomancs pour la circonstance, à aller entendre un conférencier de renom."Ce champ d’aviation, dont le site resterait à être choisi .— Peste d'angltcism?! En français: resterait à choisir.“Il est le premier pape jamais venu en Amérique.” —- Anglicisme, item.En français: qui soit jamais venu.Il y a.en outre, équivoque.Car l’adverbe jamais s’emploie parfois seul, au sens négatif, avec ellipse do la particule ne.et alors la phrase susdit»* signifierait: qui n’est jamais venu.Tout le contraire de ce que le pauvre homme voulait dire.Rien de meilleur Cent mariages dimanche prochain à Montreal A l’occasion du congrès de la J.O.C.— Bénédictions du Pape et remise de chapelets et crucifix bénis par le Pape.— 100 prêtres recevront en même temps le consentement des conjoints.“Doit-on le Jacques Bain-a nommé sa — qui n’était “Rendu qu ", pour attendu que.— Régionalisme rharlevoisicn et sa-guenéen, qui n’a probablement pas d'autre origine qu’une corruption vocale due à la similitude des sons “Faire demander" Locution ca nadienne des plus usitées.Eli»* a exactement le sens du français mander.Ex.: Tes parents te font demander, c.-à-d., replièrent ta présence auprès d’eux, t’ordonnent de venir les voir; ou: te font demander.c.-à-d., te font savoir, qu’ils sont en bonne santé.On donne une! commission, orale ou écrite on fait j demander Mais il serait, bien vain! de vouloir amener nos gens à dire: mander, qui es* un terme savant, et 1 peu usité aujourd’hui, même en Franc Le terme populaire: faire demander.s’explique d’ailleurs parfaitement: demander par un autre, c’est exactement taire demander Par extension.faire demander a pris le sens de faire savoir, faire dire, transmettre, lorsqu’il n’y a point de demande proprem nt dite, mais une simple communication, une nouvelle.Il n'y a rien là que de naturel Et.en général, les canadianismes qui viennent du fonds populaire sont autrement sensés que la plupart des anglicismes, ou américanismes, qui corrompent notre pauvre français Est-il.pour en citer un exemple, qui n’est pas nouveau, expression plus stupide qu’oprrer, ave« 1' sens qu’on lui donne"?N'ai-je pas lu récemment: " .: le syndicat qui opère le manoir”?Montréal.La cérémonie des cent mariages simultanés marquera de façon inoubliable le deuxième congrès national de la jeunesse ouvrière catholique le dimanche 23 Juillet, au Stadium.Chaque couple r cevra la bénédiction apostolique.A la mariée sera remis en plus un chajHet béni par le Saint-Père et au marié un crucifix ayant reçu également la bénédiction du Pape.Ces e nt chainlets et ces cent crucifix sont arrivés de Rome Le texte de ’-e.bénédiction apostolique est déjà arrivé à Montréal.Il por*e le sceau d Pie XII.ainsi que la signature de S.Kxc Mgr Joseph Migone.archevêque de Nicomédie, en date du 1er juillet 1939.On lit sur un parchemin enluminé avec goût 1‘ texte suivant: “Très Saint Père.M «nom du marié» et Mlle «nom de la mariée», humblement prosternés à vos pieds! en ce jour de leur mariage, célébré à Montréal, à l’occasion du deuxième congrès national de la J O.C., 1 23 juillet 1939.implorent la bé- nédiction apostolique" Ces cent mariages chrétiens seront bénis par le R P.Henri Roy, OMI, directeur, fondateur de la jeunesse ouvrière catholique chez nous, tandis que cent prêtres recevront le consentement des conjoints.S Kxc.Mgr Gauthier, archevêque-coadjuteur de Montréal, prononcera l’allocution de circonstance La Journée commencée par une messe de communion à la basilique, se poursuivra par un banquet champêtre à l*ili* Sainte-Hélène, et c’es* alors que Mgr Gauthier donnera au nom du Pape ia bénédiction apostolique et que seront distribués les chapelets et crucifix bénis par le Saint Père.I/ium nu nuptial rie la mariée comme le jonc du marié sont un don de la J O.C La journée se terminera par la presentation au stade d’un grand jeu scénique intitulé “Le monde ouvrier".Feu Achille Bonneau M.Achille Bonneau, de la rue Fufarri.Chicoutimi, est décédé mardi matin, a l’âge de 86 ans et 5 mois, apres une longue maladie.M.Bonneau était l’époux de dame Eléonore Bergeron et le père de 10 enfants.Ii»*s funérailles ont eu lieu jeudi matin à 8 h 30.au Sacré-Cœur du Bassin.Sincères sympathies ft la famille en deuil.NOUVELLE COMPAGNIE La Gazette Officielle nous informe qu’une nouvelle compagnie vient d'être* fondé à Chicoutimi, sous le nom de la “Compagnie de Construction de Chicoutimi".N.DEGAGNE, pire LA GLACIÈRE DE CHICOUTIMI, Limitée f roiiiétn# tir.ut** 15 juillet l»V*.numéro 2).',lf* —- C.i priant • MonMrirr !\m! « xr\h-r.108.nir R.«« me un jambon ! loi - 1 *- i^O' h.iin tiniKr nurn Iw-ti 1.• 'rmnlnr Mro.lt/tim 1 »• ré«ulî.tt p.tmiir.t dnn.s lr* "ProgrrV* du 27 juillet, f» l.i inémr |>«i»-l.dresser à A.St Martin, maître de Sweetsburg.A VENDRE.— Terre à vendre, m* - ' •* 1 mille* de l'église, un quart de ri < -r l’école, un mille et demi de la tro-' rie.nu Lac-Bouchette, Co.Rol^i \ • avec bâtisse».Une maison.une r¦ «M.e assez »{*acieu»r j*>ur loger 20 laitière».150 acre» en suprrfl.ir 50 acre» en terre forte et 40 • • terre jaune pesante, faite n chat, balance en bois de chauffage • * construction.Pour plus ample* m' »r 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Roberval.Cette année ils auront lieu du 14 au i« août nu même endroit.Une centaine de maîtresses d’écolt*s.qui enseignent dans les petites écoles de la campagne, pourront ainsi continuer leur formation cîi tant que l’agriculture est concernée.Jusqu’ici la petite école du rang a vécu plutôt dans l’abstrait, elle a suns doute enseigné à lire, à écriie et à compter, mais elle a aussi, faute d’adaptation contribué à déruraliser nombre d’enfants et à (*n faire ainsi des candidats de la vie urbaine.Quand clle aurait dû contribuer pour beaucoup à l’organisation de la vie rurale, c’est à peine si elle s’est douté qu’il y avait autour d’elle tout un mond:* auquel elle avait le devoir de s’intéresser.Si l’école du rang souffre de nombreuses déficiences — en la matière le livre de l’abbé Lapalme: “Le pèlerinage à l'école du rang” fait autorité.— par contre x\ n'y a pas lieu de sc montrer sévère à son endroit.Dieu sait combien il a fallu de sacrifices et de dévouement pour organiser l'enseignement chez nous.PeupK bésogneux et pauvre, sans aide, il nous a fallu organiser nos écoles dans des conditions particulièrement difficiles.I> puis cinquante ans les progrès réalisés sont énormes.Jadis ceux qui savaient lire appartenaient à la rare exception; aujourd'hui toute Jeunesse passe par l'école primaire.Quelques privilégiés parviennent mèm » faire des études classiques, universitaires et autres Quelle que .soit la longueur du chemin parcouru.1! res'e beaucoup à faire.Il restera toujours quelque chose à faire.A la campagne, l’école n’occup?pas encore dans l'esprit des gens et dans la vie rurale toute la place qu’elle devrait avoir.Après l’église, l’école du rang devrait constituer le centre social et rural le plus important Il est loin d’en être ainsi.Combien de nos petites écoles reflètent la misère parce qu’elles sont plutô critiquées qu’aidées.On ne comprend pas assez le r-rie de l’école et surtout de la petite école.Bien peu de gens passent par les collèges classiques l s universités et les écoles spécialisées, tandis que c est par milliers que se traduit le chiffre de ceux qui passent par l’école primaire.Toute la Jeunesse la génération de demain, subit l’Influence de l’école primaire.La campagne, la ferme, la maison rurale ont besoin de gens instruits.Commençons par débarrasser nas esprits d’un préjuge qui a causé d’énormes ravages à la campagne, à savoir que l’instruction, n’avait pas sa place sur la terre, qu’on en savait toujours assez long ]k>ur cultiver, ensuite intéressons-nous à l’école du rang.Au lieu de la critiquer, de lui ménager l’argent qu il lui faut, voyons comment chacun de nous pourrait contribuer à la rendre plus efficace.Que les parents envoient leurs enfants à l’école jusqu’à un âge aussi avancé que possible.Trop de ruraux, trop de fils de cultivateurs surtout quittent l’école à 11 et a 12 ans pour des prétextes plutôt que pour des raisons.Si les ruraux estimaient davantage la culture de 1 intelligence, il en serait autrement.Qu’on se mette bien dans la tête aussi que l'instruction n’est pas donnée pour permettre de trouver des emplois où la vie est facile, mais bien pour aider à régler les problèmes de la vie de chaque jour.C’est sur la ferme, dans la maison, le rang et la paroisse que se passe, pour les ruraux, la presque totalité du temps.C est à la solution des problèmes qui s’y posent que doit en définitive conduire l’instruction.La culture de l’intelligence et du caractère n'a pas pour fin de dispenser du travail, mais plutôt d’aider à résoudre plus facilement les problèmes quotidiens de la vie.A ce sujet, il existe des préjugés regrettables qu’il faut dissiper.La petite école, en réalité, est beaucoup plus grande qu’on ne croit généralement.Il faut qu’elle progresse a tout prix.L’augmentation des salaires permettra d'v attacher un personnel permanent et compétent.Une meilleure connaissance du milieu rural permettra à ceux qui enseignement de faire de la petite école un facteur d’attachement et de progrès dans la vie rurale et paroissiale.Aussi ce n’est pas quelques milliers de dollars que les corps publics devraient dépenser pour le perfectionnement du personnel enseignant.ce sont des centaines.Le branle est donné Souhaitons qu’il sc continue.Au Danemark, le professeur et la maltresse d’école sont profondément mêlés à la vie rurale.Aussi savent-ils cultiver chez leurs élèves la vocation de la terre.Puisse-t-il en être ainsi bientôt chez non*.F.-X BOUDREAULT.professeur d’agriculture.LE CHEVAL BELGE Le cheval de travail Par Henri Bois, président de la Corporation des Agronomes.En dépit des perfectionnements considerables que le génie mécanique a apporté a l'outillage agricole et particulièrement aux tracteurs, depuis qu lques années, il n’en reste pas moins que le cheval a encore sa place sur les fermes du Québec.A vrai dire, le tracteur s’offre pour compléter le travail des chevaux.Il ii st pas là pour les remplacer.L'étendue et la forme moyenne de nos fermes, leur topographie et notre hiver qui dure cinq à six mois, rendent à peu près imi>ossible de substituer le moteur à essence aux chevaux Pendant de longues années encore, à moins que des changements radicaux ne surviennent, le cheval restera la meilleure aide des cultivateurs et continuera à lui fournir le pouvoir-moteur au plus bas prix.L'achat, l'entrdtien et les frais d'utilisation d’un tracteur exigent des déboursés-argent assez élevés.Cela veut dire que le tracteur doit faciliter la production d’un surplus d?denrées vendables qui servent à paye* des frais de réparation, de l'essence, de l’huile, etc., produits que le cultivateur ne peut raisonnablement songer à produire lui-même Il est indubitable que le cheval aussi entraîne des dépenses, mais le NOTES AGRICOLES L*élevage du cheval Nous pus gros item de celles-ci les gu- frais alimentaires — peut être gué par le cultivateur et c’est là une particularité à laquelle on ne songe pas toujours.Le système de culture généralement adopté par nas gens — et qui.d'ailleurs, leur (>st hnpasé par de multiples fac-tcu* les a toujours conduits à une économie assez fermée, c'est.à-ciirp à une organisation de leurs fermes conçue de telle façon que paiements à l’extérieur soient réduits a leur strict minimum.C’est rf‘ qui explique nombre de petites industries conservées simplement 1>0Ur utiliser ou de la main d’oeu-’•ro ou de la matière première qui trouveraient difficilement preneur.Une comptabilité serrée démontrerait probablement que notre homme obtient ainsi des produits.ou (lps outils ou de l’outillage qui lui coûtent plus cher que le prix auquel le commerce ou l’industrie pourrait les vendre.Mais ces prix coûtants sont obtenus après avoir onu compte de tous les éléments: ravail.capital, matière première.‘{ nos gens préfèrent se vendre ;1 eux-mêmes leur travail, leur matière première, etc., plutôt que y acheter et le travail et la matière première d’un autre individu et les Payer en argont.lorsqu’on compare l’utilité d’un facteur avec celle des chevaux, il “st bon de se rappeler que le cheval exige peu de déboursés-argent.Et c est ce qui nous i>orte à croire qu’il ?aura pendant longtemps encore beaucoup de chevaux sur les fermes p que nos cultivateurs continueront à y recourir pour l’exécution Qcs travaux de culture.Mais s» rendre compte de l’économie réelle que permet l’utillsa-*on de l’énergie chevaline n’est pas out.Il faut encore que la race ou le neVftl Que l’on choisit soit bien «Pproprlé aux travaux que l’on a à exécuter et aux machines que l’on ”olt «^Ployer.Tout le monde sait J, nos machines agricoles, du joins les plus compliquées et les PIUS dispendieuses, sont agencées , * façon qu’elles ne donnent un maximum de rendement qu’à rn?,certalne allure.Il y a des allu-s frop lentes tout comme il y en v», e trop rapieds à tout point de fnrV rendement, usure, etc.Or.l’ef-tractlon nécessaire pour at-ndre ce point est assez considé- rable dans la plupart des cas.Il est aussi un autre facteur qui.sur un grand nombre de fermes, tend à réduire le coût du travail des chevaux.C’est la vente occasionnelle d'un jeune sujet, poulain ou jeune cheval.Ces animaux trouvent d’autant plus facilement acheteurs qu’ils ont atteint ou qu’ils sont sus-ceptlbles d’atteindre un certain poids.Le cheval qui se vend le mieux à l’extérieur des fermes ést celui dont le poids oscille entre 1.4.r>0 et 1,650 livres.Il y a donc intérêt pour les cultivateurs qui peuvent le faire de sc pourvoir de Juments poulinières assez bien charpentées et assez lourdes et de les accoupler à des étalons d’une race plutôt pesante Enfin, tout le monde sait que.dans Quebec, à l’époque des travaux pressants, nos chevaux sont soumis à un travail pénible et de longue durée quotidienne.Au point de vue de la durée de la vie utile du cheval, il vaut mieux qu’il soit d une masse plutôt considérable que légère.En effet, un cheval assez lourd supporte plus facilement ces efforts qu’un cheval de même constitution qui pèse 300 ou 400 livres de moins.Sans doute, un attelage léger peut, a grand renfort d avoine et parfois de coups de fouet, finir par exécuter le travail: mais il sort exténué de ces périodes pénibles et | la bonne santé des chevaux ne peut longtemps résister à des pareilles épreuves.Les autorités en la matière.notamment R.L.Adams et Frank App, auteurs américains de traités d'économie rurale, estiment que la vie utile d'un cheval ne de-passe guère dix ans en moyenne, aux Etats-Unis.Sans doute, un animal qui a été bien soigné, qui n’a pas eu d’accidents ou de maladies.peut rendre des services pendant un nombre d’années plus élevé.Mais la moyenne que donnent ces auteurs, moyenne qui a été établie par des observations sur l’ensemble de la population chevaline de certains districts, est à peu près juste.En assumant qu’un cheval commence à travailler vers l'âge de trois ans.rendu à 13 ou 14 ans 11 est à peu près ruiné.Dans Québec, nous ne serions pas surpris — si une enquête du même genre était conduite — de constater que la vfe utile moyenne des chevaux est plus courte que dix ans.Surtout depuis une douzaine d’années, c’est-à-dire depuis que nous importons des chevaux étrangers, 11 nous apparaît que la longévité moy.enne de nos chevaux ne doit guère dépasser dix ans.si même elle atteint ce chiffre.Un moyen de garder plus longtemps des chevaux en bon é'at de travail est de les acheter assez vigoureux et assez lourds pour qu’ils ne s’épuisent pas à des tâches au-dessus de leurs forces et de leur résistance.Ceci démontre encore une fols la nécessité qu'il y a d'utiliser des animaux d'un poids raisonnable.Notre intention n’est pas de renouveler l’interminable discussion qui s’élève souvent à propas de la valeur comparée des gros ou des petits chevaux.Sur ce point, notre conviction est établie depuis longtemps et U serait inutile de vouloir nous vendre un cheval de 1.000 à 1.300 livres, à moins que l’animal ne soit destiné à des travaux, à du transport léger ou à des courses au village ou à la ville voisine.La mnchinerle que nous utilisons sur la moyenne des fermes, la h&te avec laquelle certains travaux doivent être exécutés dans la province à cause de nos conditions climatériques.la nécessité d’obtenir du en avons déjà parlé.Nous en parlerons encore.Mais il est impossible d’être exeprt en tout.C’est pourquoi nous recourrons à la collaboration d’autres personnes et surtout de spécialistes.Des arrangements ont été conclus avec l'administration de la Revue: “Le Cheval Belge” qm nous permettront de reproduire dans la Page Agricole les articles publiés qui pourraient intéresser le lecteur de la région.La revue en question n'est guè-*re connu?ici.Cependant elle a beaucoup de mérite et sous plus d’un rapport elle pourrait être lue avec avantage par tous ceux qui s’intéressent au problème de l’élevage du cheval.Notre but en disant ceci n'est pas de vendre des abonnements car nous ne tenons par d'agença, mais simplement de souligner le mérite d’une initiative qui devrait se traduire dans quelques années par une diminution dans l'achat de chevaux étrangers et par un meilleur élevage de bons chevaux.Ci-contre parait un article rédigé par M.H.C.Bois, économiste agricole et assistant-gérant de la Coopérative Fédérée.Ceux qui voudront connaître une opinion désintéressée et compétente sur la sorte de cheval, la pesanteur du cheval à rechercher, liront sûrement ce qu’il vient d’écrire sur: “Le cheval de trait”.Ils y trouveront, avec force arguments, la confirmation de ce qu?nous disons nous-môme récemment que le sucés dans l’élevage du cheval est étroitement lié à la recherche de chevaux plutôt lourds.F.-X.B.SAINTE-ANNE DE CHICOUTIMI MnfWiWO msa&miïÿ .v; - mm À Saint-Nazaire Bénédiction d’une fromagerie coopérative et journée agricole.«De notre envoyé spécial).— Le mouvement coopératif prend de l’ampleur de mois en mois dans notre région.Il est vraiment intéressant et réconfortant de constater avec quelle bonne volonté, quelle décision et quel bon esprit les agriculteurs.comme les ouvriers, se groupent et fondent cl s coopératives.Jeudi dernier, une nouvelle coopérative a reçu les bénédictions du ciel dans la paroisse de St-Nazaire.comté d?Chicoutimi.La fromagerie coopérative, bénie ce jour-là groupe environ 98'7 des cultivateurs des alentours.Ce fait est particulièrement remarquable.La cérémonie de la bénédiction a coïncidé avec la journée agricole qui a remporté le plus franc succès.Comme on sait toujours le faire chez nos bons agriculteurs, la jour-ne'e a commencé au pied du Dieu qui donne la croissance et la moisson La messe solennelle a été célébrée par M.l’abbé EIzéar Bergeron curé de la paroisse, assisté de MM.les abbés Ambroise Tremblay, curé do St-Ambroise.et Arthur Néron, comme diacre et sous.diacre Le sermon a été prononcé par M l’abbé André Laliberté.directeur du Progrès du Saguenay.Dans un entretien familier et plein d’une saveur toute spirituelle, le prédicateur montra la noblesse et les avantages de la profession agricole, de cette profession instituée par Dieu lui-mém > aux origines du monde.L’assistance fut très émue quand M.l’abbé Laliberté parla de la contribution du cultivateur au sain sacrifice de la messe.Le blé que vous semez deviendra peut-être 1?corps de Jésus-Christ lui-même, dit l’orateur sacre.La prédication parlait aussi de la ; rolss?de St-Félix de nécessité de l’agriculture et du rôle obtenu une prospérité grâce à la coopération.M donne des renseignements prime de fromage et incite ti va leurs à ne porte geri?que du lait de Hudon sur la les cul-à la froma-première qua- l'assistance a la fromagerie des LE MERITE AGRICOLE Les juges du concours du Mérite agricole sont venus cett ?semaine dans notre région.Lundi avant-midi.ils ont visité les fermes des concurrents de Normand In.Les juges.qui sont MM.C.-A.Fontaine, d’Oka.Fernand Dufour, de Sto-Martine.Dr S.St-Pierre, de Stc-An-ne.J.Foley, de St-Thuribe.tous spécialistes en agriculture, ont paru enchantés des résultats de notre région et de Normand in en particulier.travail au meilleur compte en considérant tous les facteurs, nous portent â conclure que le cheval de 1.450 à 1.650 livres est celui qui convient le mieux dans les situations ordinaires.Et nous irons jusqu’à dire que les cultivateurs qui disposent de grandes terres à sol argileux ou qui ont de lourds et longs charrois d'été ou d’hiver ne de.vraient pas craindre d’acheter une paire de chevaux sains de 1.600 à 1.800 livres.L’expérience leur démontrerait que ce sont encore là des chevaux qui donnent leur travail au plus bas prix.Sur des fermes à sol léger, où l’effort de traction est considérablement réduit, l’on peut finir pas s’accommoder d'attelages plus légers, soit de 1.2001 à 1.450 livres, mais il y aura toujours des précautions à prendre, au printemps ou à l’automne, lorsque les travaux doivent être absolument et rapidement exécutés, à moins de vouloir courir le risque de brûler nos moteurs! Parmi les différentes races qui peuvent fournir des animaux de ce genre, la race Belge se place tout de suite en évidence.Ces chevaux sont forts, lourds, rustiques, sobres et doux.Ce sont là des qualités qui devraient attirer l’attention de tout cultivateur ou de tout éleveur qui veut placer son argent à bon escient et se choisir des compagnons de travail qui ne lui feront pas défaut dans les mauvais moments.de la classe rurale comme facteur de paix sociale.Plus les cultivateurs seront unis, plus ils coopéreront au maintien de l'ordre et de la paix; plus ils seront instruits, honnêtes, laborieux et charitables, plus ils'se-j lité.ront heureux et prospères.j Après les discours Immédiatement après la messe.! été invitée à visiter M le curé Bergeron bénit là froma- où l’on trouve une installation gene.Cérémonie courte, mais im plus modernes, j prcssionnnntc.qui marque combien ; L?dîner fut servi à plus de deux «l’Eglise se penche avec bonté même j cents personnes dans le soubasse-sur les chases qui ne servent pas ment de l’église paroissiale On se immédiatement à des fins splri- reposa ensuite jusqu’à 2 h 30.alors tuelles.qu’eurent lieu une séance d'étude Quelques discours ont été ensuite pour les hommes et une réunion prononcés au cours d’une nombreu- j spéciale pour les dames.M.Hudon revint sur le sujet des se assemblée présidée par M.Arsène Maltais, président de la coopérative.M.Antonio Talbot, député provincial de Chicoutimi, félicita les cultivateurs de leur belle initiative et les organisateurs de la fête du : beau succès de cette Journée M le député assure de nouveau la classe agricole que 1?gouvernement de M Duplessis tient à aider de toutes ses forces le mouvement des coopératives.L’orateur rappelle briè- ' v?ment ce (pic la Province a fait depuis le nouveau gouvernement pour la classes agricole, puis il demande aux cultivateurs de s’aider coopératives et répondit à tout's les questions qu’on voulut bien lui poser.Engrais chimiques, beurre, fromage, etc., firent aussi le sujet de discussions.M.Emile Simard.BSA .auditeur des Coopératives, parla spécialement des Caisses Populaires.Chez les dames, la causerie a été prononcée de la façon la plus intéressante du monde par Ntl le Cham-poux.de Québ'c.propagandiste des cercles de Fermières.St-Nazaire avait eu une belle journée qui fait honneur aux organisateurs et à tout,» la population.SUR LES FERMES DE DEMONSTRATION Une important?réunion agricole a été tenue mardi, à Chambord, sur la ferme de démonstration fédérale de M.Aimé Tremblay.Une réunion semblable a eu lieu hier, à Ste-Anne de Chicoutimi, sur la ferme de démonstration de M.Johnny Boucher.VIOLENT ORAGE A CHAMBORD Encouragex nos annonceurs./"POUSSINS BRAY qt># im m/ Au cours d’un violent orage électrique.à Chambord, la semaine dernière, des dégâts considérables ont été causés, les arbres ont été renversés.les routes étaient jonchées de branches d’arbres cassées.On rapporte qu’une femme de St-Frs-de-Sales, qui était en promenade à Chambord, est morte de peur.Faites Use le Progrès Il rst «ncorc t(*mp> clr vou* procurer dm poussin* Hrny de I" plupart de» rnce».Moi» !cux pas.Cet homme m'inspire une sorte de répulsion., il me semble qu’il est mon ennemi.” Elle réussit pourtant à répliquer: —Je ne l'oublierai pas, croyez-le, monsieur.Il la couvrait d'un regard aigu, investigateur, qui lui donnait à la fois un malaise et une sourde irritation.Puis il fit observer d’un ton de narquoise malveillance, ta désignant l’enfant qui continuait de dcîouT.irr obstinément les yeux: —Je vous conseille de donner des leçons de jyolitcsse à ce jeune monsieur.Je ne ferai pas compliment de lui à son père qui doit revenir cet après-midi.Jacques eut un vif mouvement et, cette fois, regarda le vieillard.—Papa revient?.Que je suis content!.Et ça m’est égal, ce que vous lui direz.Parccuil ricana: —Charmant!.charmant! Et, tournant les talons, il quitta la pièce sans daigner adresser à Mitsi le moindre signe de politesse, Marthe s’était éclipsée dès son apparition.Mitsi se trouvait seule avec l’enfant.Elle dit sévèrement: —‘M.Parccuil a bien raison, Jacques; vous vous êtes très mal conduit à son égard.Dans les yeux bleus de l'enfant passa un éclair qui accentua encore leur ressemblance avec ceux de son père.Pourquoi vient-il ici?.Je le déteste ! —Voulez-vous bien ne pas parler ainsi de ce parent que vous devez respecter, à cause de son âge! Mais Jacques secoua ses boucles brunes en répétant avec colère: —Je le dfeteste!.je le déteste! •Et, saisissant la main de Mitsi, il y appliqua ses lèvres toujours un jxni fiévreuses en murmurant: — loi, je t’aime bien.Et papa aussi.Papa et toi.11 va revenir.Mitsi! Je suis si content.et toi aussi, dit?Elle ne répondit pas.Sa main un ]>cu tremblante se leva, caressa les cheveux de l’enfant.Contente?Pauvre iMitsi! A la nouvelle annoncée par M.Parccuil, elle avait senti son cocut se serrer à l’étouffer.Il faudrait donc le revoir bientôt, celui qui l’effrayait tant! I! faudrait rencontrer à nouveau ce regard qui La faisait frissonner jusqu’au fond de l'être, qui jetait n elle une sorte de vertige.A cette pensée, elle se senti it défaillir d’effroi.Mais à qui demander protection?Moins que jamais, elle aurait songé dans ce but à Parccuil, depuis quelle l’avait revu, si plein de morgue à son égard, et visiblement sans bien veil lance.Seule, une solution lui paraissait possible: le retour au couvent où elle venait de passer cinq années.Là-bas, elle écrirait à celui qui était son tuteur pour lui exposer sa situation et lui demander de la laisser libre de gagner sa vie comme elle l'entendrait.Mais pour ce départ, quelle devrait gardcî secret, il lui fallait de 1 argent, et elle n’en avait pas à sa disposition.“Marthe pourra peut-être prêter la somme nécessaire, songea-t-elle.Je la lui rendrai dès que j’aurai trouve du travail, que iiks bonnes soeurs réussiront sans doute à me procurer.” Mais bien qu’un peu rassurei' par cette idée, elle avait l’am* encore lourde d’angoisse tandis que vers le début de l’après-midi, elle s'en allait avec Jacques dam b victoria qui les emmenait en promenade.Sur le désir du petit garçon, auquel Dorothy n’avait rien trouve à redire, ils se rendaient chez b mère de Marthe, dont l’humble logis était situé à une courte distance des forges.là, ils s’attardèrent un peu, Jacques prenant plaisir à v0,r le ravissement des enfants, devant les jouets à princ défraîchis qu t! avait apportés à leur intention.Son visage était presque rosé p‘r le contentement, quand il remonta e«n voiture apres avoir déclaré qu ü reviendrait, et qu'il apporterait “des choses très bonnes Pendant le retour, il s'assoupit un pru entre les bras de Mitsi.La jeune fille le considérait avec un?joie mêlée d'anxiété.Elle aimait ce pauvre enfant, si délaissé au milieu de l'opulence qui l'entourait.(à suivre) LE PROGRES DU SAGUENAY, JEUDI.20 JUILLET 1939 PAGE 7 Chronique financière Par Gaston Tremblay, licencié en Sciences commerciales (Du bureau Gauthier & Tremblay) La restauration économique par l’éducation du peuple Une expérience: Antigonish.— Un article de PauhE.Marquis, dans l’“Actualité Economique”.(Suite et fin) Le mouvement d'Antigonish a franchi depuis longtemps déjà le stade de l'expérimentation.Il a produit plus que des coopératives de crédit, de consommation et de vente La Nouvelle-Ecosse, nous l'avons du plus haut, est partout couverte de bibliothèques.Au mois d’août dernier, M.Angus L.MacDonald, premier ministre de cette province, présidait, dans la banlieue de Reserve à l'ouverture d’une organise ion coopérative de construction.I! était édifiant de voir, tour à tour .sur !a même tribune, à la suite du chef du gouvernement et de distingués représentants de la législature, monter en grand nombre des délégués de toutes classes sociales, exprimant à cette occasion, devant un auditoire sympathique, chacun en son langage, la véritable “voix du peuple".I y a deux ans, le magasin cooperatif de St-Andrews.près d’An-tigonlsli, conclut avec l'hôpital Ste.Marthe un contrat d’hospitalisation et de service médicaux à taux rê-pour ses membres, sur une biM* coopérative.Récemment, Bad-d«*( k et Antigonish se lançaient dans l'organisation de mouvements analogues.\ n'en pas douter, l'oeuvre d’An-tigonish dépasse en importance, quand il s’agit de la décrire, les cadre.qui nous sont assignés dans un irti.a* comme celui-ci.Nous serons ’u: de même heureux si ce ino-(!'.*• exposé suffit à convaincre le m- qu’AntigonLsh a bel et bien a marque dans ce vaste mou-ven nt coopératif groupant aujourd'hui en une Immense fédération, u pai le monde entier, quelque cent millions de coopéra tours.George S.Mooney n’en doute pas.pour sa Part quand il écrit: "L'Université St-François-Xavicr a peut-être découvert et ajouté un nouveau principe à la philosophie orthodoxe des coopératives de Rochdale.Ce sera peut-être là la contribution du Canada a ce puissant mouvement mondial.Voici comment on pourrait l’exprimer succintement; Pas de coopération sans préparation.Ou en d’autres termes: L’éducation doit précéder l’action." Pour nous, catholiques, nous ne pouvons passer sous silence que cet effort magnifique est l’oeuvre d'une université catholique et de vaillants prêtres canadiens, parmi lesquels il nous fait plaisir de mentionner la sympathique figure de notre frère acadien, l'abbe J.L.Chiasson.chargé par le gouvernement fédéral de la direction du mouvement coopératif au Nouveau-Brunswick.Le clergé des Maritimes s’est penché •sur son peuple, il lui a fait immensément confiance; cette confiance à toute* épreuve.le peuple a su déjà non seulement y répondre, mais la dépasser.Il a de plus reçu ’.'approbation du grand Pontife que fut Pie XI.autant que du Pontife actuel.puisque c'est le Cardinal Pa-celli lui-même qui.en tant que secretaire d’Etat, écrivait au nom de Pie XI au chancelier de l’Université d Antigonish: “Les professeurs de votre Université s’efforcent d’aider le peuple à améliorer son sort de telle façon que tous les enseignements des encycliques Rcrum A’o-vfiTUTu et Quadragcsimo Anno puissent être mis en pratique’’.Devant une telle confirmation, comment hésiterions-nous à nous engager dans une voie identique?Paul-E.MARQUIS, ex-professeur à l’Université d’Antigonish.L’appel aux compétences Nouvelles de Jonquière $10 50 $10.00 $ 8.50 Prix de gros à Montréal Séance du 14 Juillet 1939 G aine moulues à engrais: $20.25 Cru rouge .$22.25 Cru blanc extra.$25.25 ' Par tonnes comprenant les sacs • \-voie ferrée moins 25 contins par tonnes pour U* comptant Foin pressé: Extra No 2 .No 2 .No 3 .'Par tonne f.o.b, Montréal).l’ata tes: Nouvelles du Québec en sacs de 75 lbs .$1.15 Nouveau-Brunswick No 1 Mont., sacs de 80 lbs $1.30 il* du Mont.No 1 en sacs de 90 lbs.$1.35 Manitoba No 2 blanches en • a es de 90 lbs .$1.20 Alberta No 2 blanches.en sacs de 90 lbs .$1.15 Texas No 1 en sacs de 50 lbs.$1.30 California No 1-B.en sacs de 100 lbs .$2.15 Californie No 1-B.en sacs de 50 lbs.$1.00 Alabama, No 1-B.en sacs de 100 lbs.$1.90 Caroline du Sud No 1-B ?n sacs re 100 lbs .Caroline du Nord No 1-B.-sacs de 100 lbs .$1.65 Virginie No ! au baril .$3.50 Virginie No 1-B au baril $2 75 Oeufs: Vendus par les commerçants par P tits lots aux détaillants, en cnr-t°ns et 1 a 2 sous do moins pour les étences".Cette vérité n’est pas neuve, certes, mais il est bon qu’on la redise de temps à autre afin de bien s’en imprégner.C’est de cette manière qu'on s’efforcera d'apporter les changements voulus à cette situation.Nombre de jeunes gens prétendent encore, parce qu’ils viennent de terminer leurs études commerciales et voire même leurs études classiques.avoir les coinj>étences voulues pour remplir à ik*u près n'importe quel poste.Ils sont très surpris si on les refuse après un examen sommaire qu’on leur fait subir avant de leur donner la position qu'ils sollicitent.Il ne s’écoule pas une semaine sans que, dans les salles de rédaction des journaux, entre autres.il ptysse ainsi un ou deux jeunes gens sollicitant de l’emploi.Pour la plupart ils ne manquent pas d’audace car lorsqu’on leur demande leurs qualifications ils répondent qu’ils savent à peu près tout.La langue française, la langue anglaise, la traduction, etc., n’ont aucun .secret pour eux.Encore un peu ils en remontreraient à ceux qui exercent cette profession depuis une vingtaine d’années.Quand on leur donne un texte de dix lignes à traduire on est immédiatement fixé sur leurs compétences.Il y a naturellement des exceptions mais malheureusement elles ne sont pas assez nombreuses.C'est probablement pour cela que dans le service civil nous n’avons pas le nombre d’employés auquel nous aurions droit.Il se peut, il est même fort probabl le mi qu 1 nous avons droit mais — encore que ce soient là des fonctions fort honorables — ce ne sont pas ce qu'on peut nommer des pastes de commande.Or.il y en a dans le servie?civil et nous les obtenons que rarement parce que nous n’avons pas les compétences voulues.Nous ne prétendons pas que ceux d’autre race qui les obtiennent sont d?s génies mais, pour une raison ou pour une autre, ils ont réussi à se spécialiser dans telle ou telle .sphère d’activité.Il y a certes des cas particuliers où nous avons été victimes de l'ostracisme qui règne dans certains milieux mais ici aussi c'est l’exception.Ce que nous disons du service civil s’applique évidemment ailleurs.L'industrie minière, au cours des dernières années, a pris un développement fort intéressant chez nous.En nous Assemblée de la Commission scolaire Jonquière, (D.N.C.& — La Commission scolaire de œtte ville a tenu une courte assemblée, lundi soir.On a procédé à l’élection du président.Tous les commissaires ont été unanimes à choisir M.le Dr Joseph Savary.qui fut élu commissaire, lundi dernier, en remplacement de M.Philippe Harvey.Le Dr Savary a déjà occupé cette charge avec succès il y a quelques années, et il reprend ce paste de confiance.Après la lecture du procès-verbal par le secrétaire, le président sortant de charge, M.Lucien Vincent, félicita le Dr Savary pour son élection et exprima la Joie de le voir avec eux pour diriger les affaires de la Commission scolaire de cette ville.Il demanda aux commirvniros de se choisir un président.M.Lessard proposa le Dr Savary et les autres commissaires furent unanimes a accepter cette proposition.Le Dr Savary se dit touché de la marque de confiance qu’on venait de lui accorder par un vote unanime.Il rappela les années pendant lesquelles i! avait été commissaire et président de la Commission.Parmi mes collègues de ce temps-là, il ne reste qu'un seul.M.Ph.Desches-ne qu’il nu* fait plaisir de reconnaître comme un travailleur acharné dont nous avortS besoin dans la Commission scolaire, car il possède une longue expérience dans la vie publique.Je viens à vous avec un aucun parti pris, aucun programme.voit dans la salle.M.Dcschesne répondit à ces remarques et remercia le nouveau président jxnir les paroles prononcées à son égard et l’assura de son entière coopération comme dans les années passées, alors qu’il faisait partie d?la Commission scolaire.Les commissaires autorisent ensuite le président à prendre des procédures contre les enfants qui ont causé des dommages pour environ $20.00 dans une classe de l’Académie St-Michel, dernièrement.Ces quatre jeunes gens, élèves de l’Académie, s?sont introduits dans une classe et ont détruit différents objets.Les Commissaires profitent de la circonstance pour mettre en garde les parents.Il faut espérer que cette leçon servira pour d’autres.A la demande des Commissaires.le président ajourna la séance à vendredi soir, le 21.A cette séance on procédera à l’engagement du personnel enseignant pour l'année 1939-40 et d’importantes suggestions seront discutées.Incendie à Jonquière.Un Incendie s’est déclaré, dans la nuit de dimanche à lundi, au magasin de M.Uldéric Simard, épicier.rue St-Dominique.à l’angle de la rue St-Laurent.L’incendie, causé par une chaufferette électri-j que près du mur.s’est déclaré à deux heures et trente dans la nuit.A l’arrivée des pompiers le feu prenait des proportions assez considé- Sl VOUS VOULEZ UN HABIT BIEN FAIT-CfUI DURERA LONGTEMPS— ET GAROERA SA FORME Demandez-lei Chu Voir* TaMleur AU LAC-BOUCHETTE Les jeunes condamnent le communisme dit-il en terminant, mais je vous ap- râbles, mais les pompiers, réussirent porte mon dévouement, ma coopération aux intérêts d»* la Commission.Il adresse un mot à ses collègues et aux anciens membres qu’il à mettre l’élément destructeur sous contrôle en peu de temps.Les dommages s’évaluent à environ $150.00 Aîiniversaire Lac-Bouchette.— D.N.C.— Dimanche.9 juillet, un group*.* d’amis se réunit a la résidence de M.Georges Potvln (fils Antoine) pour fêter le 19e anniversaire d»* Mlle Marie-Alma Gauthier.Ses parents de St-Félicien étaient en visite.Il y eut chant et musique par l’orchestre amateur du village.On s'amusa ferme jusqu'à une heu.re avancée.Mlle Gauthier reçut de nombreux et jolis cadeaux.Mariage A été béni le mariage de Mlle Aline Cloutier, fille de M.et Mme Jean Cloutier, avec M.Louis-Georges G renon.fils de M.Jos.Grenon.restaurateur de St-Frs-de-Sales.Au couvent Nous avons, cette année, quatre finissantes: Mlles Bl.-Alioe Delau-niér.Marie Côté, Mariette Gagne et Juliette Gagnon.Les Rdes Soeurs n’étant ici que depuis 2 a ils, leur travail est donc bien récompensé.Sept élèves ont obtenu leur certificat d 7e année: Mlles Yolandi Une condamnation formelle dui communisme, voilà ce qu’un groupe assez nombreux de délégués au congrès de la Jeunesse américaine a exigé au cours d'une de ses réunions.Devant le refus de la majorité, les chefs de plusieurs associations ont aussitôt quitté la salle, rompant de.finit i veinent avec leurs compagnons.A St-Jean-l'Evangéliste SL-Jean.i’Evangeliste.(D.N.C.) — Baptêmes.Le 4 Juillet a été baptisé Joseph -Alphonse, enfant de M.et Mme Eli * Girard.(Lauretta Pearson).Le 10 Juillet a été baptisé Char-1 les.enfant de M.et Mme Oréannaj Dufour.* Cécilia Lemieux).Va-et-vient.—L?Rev.Frere Bertrand, des Frères Maristes de Montréal, a passé huit Jours dans sa famille.—Mme Simon Pearson, de Chicoutimi.est en promenade chez ses ; enfants.—Mlle E.Castonguay.du presbytère.est revenue d’un voyage d’une quinzaine de jours dans sa famille.—M.et Mme Hilaire Dufour, de Chicoutimi, sont en promenade chez leurs parents.—Mlle Ange-Emma Dufour, st de retour de Chicoutimi où elle a passé quelques mois.M et Mme Lorenzo Allaire ainsi que M.et Mine Henri Perron i ur fille et leur gendre, étaient en promenade chez M.Beloni Perron, à l'occasion ou mariage de Mlle Lau- Le 10 juillet a été béni le mariage -ième ou d'une quatrième personne qui pourrait aider le sauveteur à ramener la victime à la surfac - pour sauver ainsi deux personnes." dit M Holland, qui conseille aussi aux nageurs d’apprendre aussitôt que passible les principes de la respiration artificielle.Un simple essai m'a révélé un pneu d'un nouveau genre —il assèche si bien la route mouillée quon peut frotter une allumette sur sa trace! -/i h »\»c 1A ' Y*V'\Y.v: WWè m imititi; • ¦ | ¦ • • • > .m ¦ 'B • • ^ • • • • , • f • • »•» m !• •• • ( •»' i >< #•«#»* fl>|M lltl' K,» .[NT ^ * la “Quelques brèves leçons suffisent pour connaître cet art" de conclure M.Holland.“L’expérience vous démontré que la plupart, des gens auront au moins une fois dans leur vie l’occasion d'utiliser leur con.•naissance de !.i respiration artifi-G999-1938».C’est principalement Ciolle pour ramener à la vie une pour répondre à cette vogue du pla- ! personne apparemment morte, que cernent en viager que la société met.-seu!° 1 application immediate d aujourd’hui sur le marché vingt-1 respiration peut sauver .quatre sortes de rentes viagères - s^r’sasr^.!;' NOUVELLE MUNICIPM.ITE dire payable trois mois, voire un SCOLAIRE mois, après dépôt fait par le sociétaire.variables ou garanties, quant à la quotité eî à une durée minima Au 31 décembre 1938.l’actif de la Caisse nationale d’Economie et ri* son auxiliaire la Caisse de Remboursement était de $12.802.859.31.1 “V J Une nouvelle municipal’te re vient d’être établie au Lnc-St-ean.Elle porte le nom de St-Ed-monri-les-Plain *s et est formée d’un détachement
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