Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Progrès du Saguenay
Principale tribune d'information francophone des comtés de Chicoutimi et de Saguenay, Le Progrès du Saguenay est le témoin des grands changements sociaux, économiques et politiques qu'apporte l'ère industrielle au tournant du XXe siècle. [...]

Le Progrès du Saguenay est fondé par l'éditeur Alphonse Guay en 1887 pour faire suite à son prédécesseur, le journal conservateur catholique Le Réveil du Saguenay (1886-1887). Son titre évocateur s'inspire de l'idée de progrès et d'avancement qu'insuffle l'arrivée du chemin de fer reliant le Saguenay à Québec.

Le lancement de cette nouvelle publication coïncide avec l'arrivée d'une nouvelle génération d'hommes d'affaires francophones désireux de s'imposer dans le monde des affaires saguenéen dominé par l'entreprenariat anglophone. Le premier numéro appelle à l'union de la communauté francophone pour qu'elle fasse valoir ses intérêts à l'aube de cette ère de progrès.

Bien que l'hebdomadaire se dise non partisan, il affirme son soutien au Parti conservateur. La rédaction est assurée par Louis de Gonzague et par le frère de l'éditeur, le journaliste, homme d'affaires et futur maire de Chicoutimi Joseph-Dominique Guay. À partir de la fin de 1888, ce dernier en devient l'unique propriétaire et il en assumera seul la rédaction jusqu'en 1905.

Le contenu hétéroclite du journal se compose de nombreuses annonces, d'un feuilleton, de nouvelles d'Europe, d'actualités locales et régionales, de faits divers et d'un texte hebdomadaire de l'épiscopat. La publication se préoccupe de colonisation, du prolongement du chemin de fer du Lac-Saint-Jean, d'exploitation forestière, d'industrialisation et de politique. Elle propose également des articles bien fouillés en matière d'innovations et de progrès agricole.

Le journal accorde une place centrale à la politique municipale. Joseph-Dominique Guay, maire de Chicoutimi de 1895 à 1902 et de 1922 à 1923, l'utilise allègrement pour faire la promotion de ses affaires, pour diffuser sa vision de l'avenir et pour débattre des idées et des causes qui lui sont chères.

Les débats tournent régulièrement à la polémique. Ainsi, de 1907 à 1912, Le Progrès et son rival Le Travailleur s'affrontent sans cesse au sujet de la politique municipale. La rédaction, qui adopte régulièrement des positions divergentes à celle des autorités religieuses, est réprimandée à maintes reprises par l'évêché, qui laisse planer la menace de sanctions provenant des plus hautes autorités ecclésiastiques.

De 1912 jusqu'au début des années 1960, l'hebdomadaire devient l'organe officieux de l'évêché de Chicoutimi, dirigé par Mgr Eugène Lapointe. La ligne éditoriale change et le journal se préoccupe davantage de bonne morale et de problèmes sociaux tels la tempérance et les droits des travailleurs.

Devenu quotidien en 1953, Le Progrès doit composer avec la concurrence du Soleil de Québec qui publie une section réservée aux nouvelles du Saguenay. Sa publication est interrompue à la fin de juillet 1961; il réapparaît en septembre de la même année sous forme d'hebdomadaire.

Avec la laïcisation progressive de la région, Le Progrès du Saguenay se réinvente. Acheté par un groupe de gens d'affaires en octobre 1964, le journal adopte le format tabloïd pour devenir un hebdomadaire du dimanche sous le nom le Progrès-dimanche.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l`Université Laval, 1973, vol. 3, p. 174-175.

BOUCHARD, Gérard, « Élites, entrepreneurship et conflits de pouvoir au Saguenay (1890-1920) », Histoire sociale, vol. 30, no 60,1997, p. 267-299.

FRENETTE, Pierre, « Région 9 - Côte-Nord, Charlevoix », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 7, p. 60-62.

GAGNON,Gaston, « Guay, Joseph-Dominique », Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

Éditeur :
  • Chicoutimi,1887-1964
Contenu spécifique :
vendredi 5 janvier 1940
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Progrès-dimanche
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Progrès du Saguenay, 1940-01-05, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
— CALENDRIER Le 6.—-L'Epiphanie de N.-S.J.-C.Le 7.-1er dimanche après l'Epiphanie et de la Ste Famille.A la messe de la St** Famille.2e craison du dimanche.3e de l’Epiphanie.Aux Iles vêpres, mém.de l*Ep.et du dim.L’alcool est un poison qui a ce terrible pouvoir de s’attaquer à la fois à l âme et au corps.Il est l’un des pires ennemis de la religion et de la patrie.(Lettre des Evêques) VOLUME 53—No 20 Celles-là; mais les autres ?La province de Québec a gardé fidèlement les traditions religieuses et nationales du temps des fêtes.Chaque fois que revient Noël et 1c jour de l’An, dans tous les foyers canadiens-français il y a un peu plus de joie que de coutume.Chacun fait trêve à ses préoccupations, à ses soucis, même à ses peines jK>ur rendre grâce au Dieu Sauveur et se réjouir avec ses frères dans le Christ Lumières de Noël, sapins chargés de petits paquets mystérieux qui font la joie des enfants et même des grandes personnes, messe de minuit, joyeux réveillon, visites, réunions de famille, cartes de souhaits, tout cela se conserve assez bien, malgré la dureté des temps.Et il faudra garder ces coutumes longtemps encore, toujours.Mais au commencement d une année nouvelle, il serait bon de penser aussi aux traditions que nous avons perdues etit peuple retrouve plcinemenct son entité catholique et française.Si tant de Canadiens-français sont aujourd’hui désemparés devant les difficultés économiques et sociales, ces! que nous traversons une crise dame qui a ses repèreusssions dans tous les domaines.La plupart de nos maux viennent de la brusque rupture de notre peuple avec les moeurs du passé.Pensez un peu à la distance énorme qui sépare notre vie de la vie de nos |>èrcs.Sans doute il faut faire la part du progrès, du confort moderne; mais les découvertes de la science, ces mille inventions destinées à mettre un peu plus d’aise dans la vie ont tourné contre nous, parce que nous n’avons pas su garder les moeurs chrétiennes et françaises où nos pères puisaient cette énergie, cet élan qui les rendaient plus fort* que les difficultés et les traverses de la vie.Prévoyance, économie, frugalité, respect de la parole donnée, horreur des dettes, travail domestique, modes du pays, relations amicales, etc., tout cela disparait en vitesse.Aujourd’hui la mode veut (pie l’on dépense sans compter et que l’on abuse du crédit, quitte à ne pas payer ses dettes.Un grand nombre ne pensant même plus qu’il est |x>ssible de travailler pour soi, que les situations les plus stables sont celles qui «ont édifiées par les efforts individuels et l’on attend que les autres offrent du travail ou du secours.Dans notre manière de nous vêtir, nous copions servilement les étrangers et il a fallu que les Américains admirent et proclament le homespun pour nous décider à remettre en marche les vieux métiers.pntourés de voisins riches et puissants, nous avons cru qu’en abandonnant notre culture française et notre être collectif, qu’en cessant d’être nous-mêmes pour copier servilement les autres, on nous pardonnerait plus facilement nos origines françaises et que nous serions admis d’emblée dans le grand-tout anglo-saxon.Le résultat, il est aujourd’hui bien jyalpable: la terre est abandonnée, 1 économique nous échappe, le chômage nous ruine, une majorité qui aurait pu rester fière, riche, indépendante, s’est mise au service d’une minorité entreprenante et qui ne respecte que ceux qui se tiennent debout.Dans les services fédéraux, l’industrie, le commerce, et actuellement dans les industries ^e guerre, quelle est la part des Canadiens-français?Retour à la paysannerie, reconquête méthodique de notre économie, redressement de la fierté de la race, voilà ce qui s’impose.L’école, l’université, le livre, la revue, le cinéma.les arts domestiques, la musique et le chant, la mode, tout devrait cire mis à contribution pour ressusciter l’ame collective.^ Pour renouveler 1 atmosjJière, jxmr remettre les ( anadiens-français en présence des grandes images du passé, pour atteler les énergies latentes à la tâche ardue de reconstruction économique et sociale, les détails les plus insignifiants en apparence j>euvent avoir des répercussions considérables.\ oulez-vous un exemple de ces choses simples mais dont la |>ortée peut être considérable?Vous avez reçu un bon nombre de calendriers d’un peu partout *1 vous les avez fixés au mur |>our douze mois, sans songer probablement à l’influence qu’ils vont avoir.Et |X)urtant.si vous avez entoure vos enfants d’annonces commerciales anglaises, d’annonces de bière et de liqueurs fortes, de gravures risquées ou de modes étrangères.les jeunes trouveront tout naturel que le commerce appartienne aux étrangers, que la bière et l’alcool coulent à flot dans notre pays, que les jeunes filles se soumettent a toutes les hardiesses d’un siècle matérialiste.Si au contraire vous avez jxrtsé à ne mettre sous les yeux,de vos enfants que des calendriers canadiens-fTançais, de gravures tirées de nos paysages et de nos coutumes, toute une génération lèvera qui saura que la race canadien ne-française existe et qu elle s’agite }>oiir vivre.Intransigeance?Etroitesse d’esprit ?Non pas.I >ure psychologie.J ai sous les yeux le calendrier de "La Sauvegarde" et.|>cndant douze mois, il va me forcer à faire la méditation que voici: Nous avons eu dans le passé de véritables hommes d Etat.Cette année, on me rapjK-lle Sir Georges-Etienne Cartier, exilé |x>ur avoir défendu sa patrie lors des troubles de 1837, et devenu plus tard l’un des Pères de la Confédération.A force de voir ceux qui ont fait notre patrie dans des conditions plus difficiles que celles d aujourd hui, je vais devenir de plus en plus exigeant pour la députation actuelle et je saurai distinguer entre |>o|itique et jxditicicn.De plus."La Sauvegarde" est une compagnie d assurance sur la vie essentiellement canadienne-française.Combien y en a-t-il d’autres?Une seule, la Laurentienne.Quelles sont leurs recettes?$800,000.Combien y a-t-il de compagnies anglaises du même genre, opérant dans ma province française?45.Quelles sont leurs recettes?$51,500.000.Alors les Canadiens-français déposent chaque année cinquante milieu?de leurs épargnes dans les mains des étrangers et nous sommes surpris de voir l’économique nous échapper?En regardant ce petit calendrier, j’en arrive donc à admettre et à comprendre cette phrase de Groulx: "De notre propre domaine, de notre propre travail, de notre propre épargne, nous bâtissons notre servitude économique".Et voilà comment l'atmosphère d’un foyer cana-dicn-français jx*ut se transformer.Ce n’est là qu’un exemple.Multipliez-Ies.A la place d’une re\ue de cinéma, placez sur la table la Terre de chez nous et les jeunes liront, par exemple, que sur 551 fonctionnaires fédéraux qui s’occupent de l’agriculture.50 à peine sont canadiens-français.Si tout ce qui nou« entoure nous parlait des nôtres, de notre situation actuelle, de notre situation possible, nous commencerions par avoir honte, mais bientôt la fierté de race prendrait le dessus et nous ne tolérerions pas plus !ongtcm|>s d’être traités comme des citoyen?de deuxième zone.l>ons seulement à paver des impôts.Comme l’écrivait récemment Orner Héroux, reconquérir notre place, "cela veut dire, pour chacun de nous, agir quotidiennement dans ce sens; cela veut dire ensuite faire agir dans le meme sens toutes les forces dont nous disposons, à commencer, peut-être, par nos députes." CHICOUTIMI, VENDREDI 5 JANVIER 1940 Les voeux de S.Excellence Mgr Lamarche Lus à la radio le soir du jour de l’an.Mes chers diocésains, Les années ont beau se succéder avec leurs heures monotones et leurs événements imprévus, elles ne peuvent modifier certaines exigences de l'esprit et du coeur.Il y a dans le temps des points fixes, immuables qui attirent.Quand revient le mois de septembre, qui ne pense à seft années d’études?Pâques force l'Ame, même indifférente, à songer à Dieu et à la vie éternelle.Noël et le nouvel an ravivent partout et chez tous les souvenirs de famille et pressent les parents et les amis à signaler leurs affections et leurs tendresses.C'est la un bienfait de la Providence et une fleur dans le sanctuaire de l’amour vrai.Combien de lettres et de cartes se croisent dans le inonde, ces Jours-ci: s’il nous était donne de pressentir et de pénétrer tout ce qu’exprime chacune d'elles, on serait en présence du plus beau poème à l'amitie.a la reconnaissance et à l'affection; ce serait en même temps un splendide témoignage de la grandeur de Dieu qui sait maintenir, au milieu des complications humaines, les droits et.l'éternelle simplicité du coeur qui aime.Chers diocésains, c’est d’un coeur qui encore, mon message de souhaits et de sentiments que je vous dis a tous: Bonne, heureuse et sainte année! Tressaillez de Joie et d’espérance, parce que les anges ont chanté; Gloire a Dieu dans les hauteurs et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté C’est en ces termes que fut salue a Bethléem notre Dieu fait homme, celui qui veut être pour tous la voie, la vérité et la vie.Ces fêtes qui nous réjouissent ont etc instituées pour célébrer son amour qui ne se dément pas.Trop souvent aujourd’hui, même dans un monde qui se dit chrétien, on lui fait dans ses propres solennités une place trop étroite, alors qu'on la tait bien large aux amusements et aux Jouissances frivoles.L’homme, ce grand enfant, et l’enfant ce petit homme, se laissent absorber par les Jouets de leur âge.par le bric-à-brac, les colliers, les diamants, les tourrures et tout ce que l'Ecriture apjx‘lle la fascination la bagatelle.Cette année, a cause de la guerre et de l'angoisse dans laquelle monde se débat, on a pu observer combien les voeux des souverains, discours des chefs d’états ot les écrits des journalistes internationaux accusent la préoccupation du Dieu Tout-Puissant, l’appel au Christ et aux valeurs morales qui seules peuvent nous sauver.C’est qu'en effet loin du Christ, on le voit, on le sent, les peuples souffrent, les foules gémissent, l'instabilité régné et les esprits sont désemparés.Et voici que le monde aspire a une paix durable, et redemande le Christ et l'évangile comme un organisme aîtaibli réclame un aliment qui guérit et un régime qui reconstitue.Le mal dont souffre la chrétienté remonte a quelques siècles passés quand les doctrines des novateurs et les rêveries du libre examen ébranlèrent les assises de la vieille foi et divisèrent les peuples en frères ennemis.La regie de la croyance, une fois discutée et affaiblie, la règle de la morale, comme conséquence, règle de la morale individuelle, familiale, sociale, internationale, perdit sa fermeté et son efficacité.La figure du ^ Ctiii outm.i, L*c-St>Jean, Sakui n«y rt Charlevoix LA GUERRE aime que jaillit, cette année bénédictions.C’est dans ces D’un jeudi à l’autre Pendant que la guerre se poursuit sur deux fronts, les élémen's font périr 46.000 personnes à la suite de secousses sismiques en Turquie.-— Le Canada va constamment de l’avant dans sa participation au conflit qui menace de devenir universel.— L’Angleterre et l’Australie augmentent leurs armées.— Les Htats=Unis s’arment davantage.— On se demande com= ment les Etats-Unis pourront demeurer longtemps neutres.— L’Amérique du Sud mêlée à la guerre malgré elle.— M.Roosevelt a un représentant auprès de S S.Pie XII.— La Russie multiplie les défaites en Finlande.— Et l’Allemagne?— Le vide va s’élargissant autour de la Russie.— Les Alliés affirment chaque jour leur supériorité sur l'Allemagne.QUE VA FAIRE M.HITLER: PERIR A PETIT FEU OU PRECIPITER LA DEFAITE DE SON PEUPLE?de le les Le monde va bien mal! Ce n’était pas assez de la crise **t de la guerre; les elements se mettent de la partie.En Turquie, un tremblement de terre a cause des degat.s épouvantables: 40.200 morts.100.000 blessés.500.000 personnes sans abri Les inondations causées par les secousses sismiques ont augmenté encore la désolation et les désastres.Prions pour nos frères de la malheureuse Turquie et remercions le bon Dieu de nous avoir épargnés.Pourquoi eux plutôt que nous?Y avons-nous pensé?l’Eglise, comme l’abime up-sont arrivés à renverser le du Sauveur, accélérant ainsi Emile I.ANG1S UNE QUESTION DE PRONONCIATION M.le Directeur, Au Canada français on lit et on dit en comme in dans un grand nombre de mots.Ainsi l’on dit bifn, chrétim, sou-tbn, soutiint, vUnt.11 in, etc., au lieu lieu de bien, chrétien, soutien, soutien/.vient, lien.etc.Cependant on dira patienZ, fréquen/, pruden/.comme en France.Et l'on entend dire; mes bifn chers frères, mes btin chers amis, mes contitoyins, hors citoyins, avec déformation.— Pour quelle raison, et en vertu de quelle règle?lo A quoi attribuer cette déplorable déformation de prononciation?d'où vicnf-elle?2o La Société du bon parler français s'occupc-t-elle sérieusemen/ de corriger ce vice de langage, général chez nous ot- qui semble prendre droit de cité dans notre langue?3o Est-ce qu'on s’en occupe dans les écoles, couvents et collèges?et avec quel succès?•lo Un mouvement général contre cet abus de langage ne serait-il pas b^n?même nécessaire?Je lirai votre réixmsc avec plaisir dans le prochain numéro du Progrès, Pu attendant, je suis comme toujours Votre sincèrement dévoué.UN ABONNE.21 déc.1939.N.D.L.r.—Voilà une question dont l'ampleur et les conséquences ne se comparent point avec celles de la Paix et de la guerre; tout de même nous sommes persuadés qu’elle soulèvera de l'intérêt.On nous demande une réponse: l'un, ou l’autre de nas bienveillants lecteurs, l’une ou l’autre de nos aimables lectrices serait peut-être en mesure de le faire?.Nous prêterons volontiers nos colonnes.LETTRES AU "PROGRES f» Nous ne pabliaas ici que dr-lettres lignées ou sccompa gnées d’une signature authentique, sans prendre la responsabilité ni du fend, ni de la farms.Le 2e salon artistique S’ouvrira bientôt ! Dans le train du Canadien National Chicoutimi, le 3 janvier 1940.M.le Directeur.“Le Progrès du Saguenay”.Chicoutimi, P.Q.Monsieur le Directeur.Me permettez-vous de relater brièvement dans les colonnes de votre Journal un voyage que J'ai fait dans le train du Canadien National, cet-:e semaine.Je vous remercie à l’avance du la bonne attention que vous apporterez à cette lettre.C'était mardi soir, le lendemain du jour de l’an.Je revenais du Lac-St-Jean.11 faisait tempête nu dehors t*t grande obscurité dans les wagons.Je ne sais quelle défectuosité était survenue dans le système d’éclairage.mais tout le trajet s'effectua diins une obscurité presque complète.Seules quelques ampoules à la lumière vacillante et pâle éclairaient a peine la voiture.Le percepteur des billets ne pouvait même pas lire l'endroit de destination des voyageurs.A part cela, la température était épouvantable.Des hommes, même parmi ceux qui devraient être parfaitement éduqués, fumaient la cigarette nu beau milieu des dames.Un voyageur intervient, mais c’est peine perdue.Les employés du chemin de fer ne peuvent rien contrôler.„ A partir de St-Jér6me.plus de 50 Tel qu’annoncé déjà, le 2e salon artistique se tiendra à Chicoutimi au cours du présent mois.Toutes les personnes qui désirent, exposer quel-qu’objet à ce salon artistique sont priées de s’inscrire entre le 10 et le 13 Janvier en s’adressant à Mlle L.LeMarquand.rue Racine, Chicoutimi.Les organisateurs du salon artistique nous informent qu'ils vont verser une partie de leurs recettes aux Servantes du St-Sacrement.personnes doivent demeurer debout dans l’étroite allée.Il en est ainsi dans les deux wagons qui portent le nom de “première classe", et l’espace manque meme dans le wagon de “seconde".Trois wagons seulement.alors qu’il en aurait fallu cinq ou six.La voiture est tellement de-bordée que le conducteur, à un moment donné ne peut même plus se frayer un chemin pour se faire remettre les billets.Il arrivera ainsi, peut-être, que les statistiques officielles du Canadien National ne seront pas conformes à la réalité.Me permettez-vous.M.le Directeur.de suggérer, en terminant cette lettre, que les voyageurs qui ont souffert du service pitoyable offert par le Canadien National au temps des Fêtes, portent plainte aux autorités de la compagnie afin d’obtenir que semblable chose ne se répète plus.En effet, il est arrivé une ou deux autres fois, pendant le temps du Jour de l'an, que les wagons étaient aussi surchargés que mardi soir.Je vous remercie.M h’ Directeur, de votre haspitalité.et je vous prie d’agréer l’expression de mes sentiments les plus distingués.Chris: diminué fut refoulée au loin de plus en plus en arrière.Longtemps, dit Pie XII.l’Eglise avait donne à l’Europe une admirable unité et avait maintenu la cohésion spirituelle.L'Europe, éduquée ennoblie et civilisée par la croix, était arrivée a un tel degré de progrès qu’elle pouvait enseigner d’autres peuples et d’autres continents.Une fois détachés hélas! du Magistère infaillible de pelle l'ablme.de nombreux frères sépares dogme central du Christianisme, ta divinité le mouvement de dissolution spirituelle.Quand Jésus fut crucifié.les ténèbres se firent sur toute la terre, effrayant symbole de ce qui est arrivé dans les esprits partout ou l'incrédulité a exclu le Christ de la vie moderne, spécialement de la vie publique.Les valeurs morales selon lesquelles, en d'autres temps, on jugeait les actions des individus et des peuples sont tombées en désuétude.La laïcisation si vantée a soustrait l’homme a l’influence de l'idée de Dieu et de l’enseignement de l'Eglise, elle a lait reparaître, même dans des régions où brillèrent pendant des siècles les splendeurs de la civilisation chrétienne, les signes toujours plus clairs, toujours plus angoissants d’un paganisme corrupteur; les ténèbres se firent tandis qu’ils crucifiaient Jésus.Quand fut affaiblie la foi en Dieu et en Jésus-Christ, quand fut obscurcie dans les Ames la lumière des principes moraux, du même coup se trouva sape le fondement unique de cette stabilité, de cette tranquillité, de cet ordre intérieur et extérieur, privé et public qui seul peut sauvegarder la prospérité des Etats.Certes, même quand l’Europe fraternisait dans des ideals communs reçus par la prédication chrétienne, il ne manqua pas de bouleversements et de guerres, mais jamais on n’éprouva à un degré aussi aigu le découragement propre à nas Jours sur la passibilite d’y mettre fin; c'est qu’elle était vive alors, cette conscience du juste et de l’injuste, du licite ot de l’illicite qui facilite les ententes en mettant un frein au déchaînement des passions et qui laisse la porte ouverte à une honnête compasition De nos Jours, au contraire, les dissensions ne proviennent pas seulement d’élans de passions rebelles, mais d’une profonde crise spirituelle qui a bouleverse les sages principes de la morale privée et publique.Dans certains milieux on nie la fraternité préchée par le Christ comme s’il y avait des essences humaines supérieures et des races exclusives; tardive découverte; on oublie la rédemption universelle opérée par le même Christ Sauveur: toutes choses qui brisent la cordialité nos relations fraternelles, si fécondé en bonne entente et en fruits de paix.Il n’est pas déplacé en ce moment, chers auditeurs, de mettre a jour les blessures de notre temps et de nous écrier: O peuples qui avez répandu tant de sang, qui avez ouvert tant rie tombes, qui avez détruit tant de biens, entendez l'appel du Christ, revenez au Seigneur votre Dieu, revenez à l’Eglise votre mère qui vous montre dans son berceau le Christ Sauveur; ouvrez son Evangile, vous y lirez le secret du bonheur: Bienheureux les pauvres, bienheureux les doux, bienheureux les pacifiques.bienheureux les coeurs purs, et ceux qui pleurent, ceux qui aiment la Justice, la vertu et l’honneur, ceux qui souffrent pour les défendre et les conserver.Le secret du bonheur, chers diocésains, le voici: Aimez Dieu votre Père céleste, le Christ votre frère ainé.aimez votre prochain, pardonnez à vas frères et à vos soeurs, aidez-vous les uns les autres.L’esprit de Noel est un esprit de bienveillance, de sympathie, d’oubli des torts, un esprit de générasité.de Joie communicative et d’apostolat conquérant: c’est l'esprit de l’Evangile.Puisse-t-il rayonner autour de vous et se perpétuer dans votre foyer! Chers auditeurs, ce Christ dont le monde a tant besoin, je souhaite qu’il règne dans vas coeurs par la grâce, qu’il règne dans vas maisons et souri à vas berceaux.Nous venons pour deux heures en ce monde et après, si nous sommes fidèles, quelle récompense! Que le Christ illumine et console votre humain voyage! Soyez ses soldnts.ses missionnaires dans le monde; dites la bonne parole qui redresse doucement, qui éclaire, fortifie et panse les blessures en élevant les Ames vers les régions supérieures.Aimez bien l'Eglise qui vous a baptisés, qui vous pardonne vas faiblesses et vous nourrit du froment descendu du ciel.Ne doutez jamais de sa victoire finale sur ses ennemis, elle a les promesses du temps et de l'éternité: les conspirations sataniques ne prévaudront Jamais contre elle.Ayez pour elle de grands espoirs: qui sait si après la guerre un merveilleux renouveau ne l’attend pas?Quand Dieu effare, c’est pour écrire: qui sait s’il ne prépare pas dans l'épreuve de ses enfants une des plus belles pages de l’histoire humaine?C’est a cette tâche que Je voils convie.Chers Ills dans le Seigneur, inites-vous tous bâtisseurs pour le Christ, que chacun apporte sa pierre à la construction toujours en marche de la grande cathédrale catholique qui veut abriter le monde qui est le vaisseau du salut pour l’humanité voyageuse.Quel bonheur si les î réres dispersés s’y réunissaient comme à l’origine dans la même croyance et la mémo charité.Quelle joie s’il nous était donné bientôt d»' voir toutes les nations réconciliées y chanter la gloire de Dieu dans les hauteurs du ciel, et la paix promise aux hommes dans le Christ né A Bethléem.le Christ Sauveur! C’est en son nom sacré que je forme ce voeu rie paix et rie bonheur pour notre pays qt pour l'humanité; c'est en son nom que Je vous bénis: Pcncdictio Patris et Filii et Spirttus Sancti descendu! super vos et maneat semper.Les voeux de M.J.-E.-A.Dubuc Le Canada va constamment de l’avant dans sa participation au conflit qui menace de devenir universel La première division canadienne comprenant ig.ooo hommes est rendue déj& en Angleterre, la’ second contingent est arrivé samedi.La traversée a etc orageuse.Des navires orte de chaque demeure, afin de sen pénétrer profondément “Bien heureux est celuy qui.loin Ide la cite", “Vit libre aux champs de son pro- I pre heritage".Et qui conduct en paix 1** train Ide son mesnage**.Sans rechercher plus lomg autre I félicité." A la classe ouvrière, je souhaite du travail continu et un salaire proportionne a l’effort fourni ainsi que le triomphe de ses justes revendications; A ceux qui subissent ce .sort pénible (ie manquer d'ouvrage je souhaite le retour a des conditions de travail normal et je forme le voeu que nos gouvernants aient pour eux autant de générosité et de sollicitude qu’ils en ont pour des causes qui nous intéressent que de beaucoup plus loin.car.enfin vaincre le chômage en notre pays devrait être pour notre peuple la première (Suite à la 8e page) PAGE 2 LIE PROGRES DU SAGUENAY.VENDREDI 5 JANVIER 1940 Car Af.et Mine Charles A ont passé les Fêtes à — o — M.et Mme Armand l’Abitibi, sont allés pasi à Chambord chez leursI — o — Af.et Mme J.-G.Lavu allés à Desbiens et à ci jour de Van.— o — Mme J.-A.Gauthier, Ste-Famille, est allée et à Hcbertville, cette si — o — Af.Olivier Caouette, li\ Progrès du Saguenay.Fêtes dans sa famille — o — Af.Jean Michaud esi Rimouski où il passera mairies.— o — Af.Albert Clément, du! Saguenay, est de passaf réal.— o — M.Paul-Emile Roy r| sage à Chicoutimi citez en fin de semaine.— o — Af.G cor g es- A i m é Montréal, président du tholique des Imprimeurs} Gagnon sont de passa#) timi — o — Af.Albert Rout hier é.\ sage à Québec, à Z’occa.i tes — o — A ia suite de l’augnu pide du nombre des véh| mobiles, les accidents proportions larmantes.Les chauffeurs et les sont exposés à de nombr| qui peuvent être évités quelque peu de soins.Bil sont cassés parce qu’oil moteur avec la manivelf l'allumage était à l'aval Ton a négligé de se servi| nivelle selon les règles dence.La prudence exigl lancer un moteur, on tin gnée de la manivelle av| placé du même côté qui doigts et que l’on toumi haut.Si la poignée reviej re.elle ne peut que s\ main Aussi, il est très dal mettre une voiture en ni un garage dont les porti nôtres sont fermées.L’t du moteur dégage du m carbone, qui est un gaz avertir.On doit tou.ioui :>ortes ou les fenêtres avant de mettre un mob che.PRENEZ GARDE Lorsqu’on a quelque l’oeil, on ne doit jamal| camarade d’atelier jouei et l’enlever.Il convientI dre de suite à la statii la plus proche pour y premiers soins.L’infirini usine a été créée poul utile en cas d’accidentl que l’accident puisse breux sont les ouvriers qu’une petite coupure i la peine qu’on s’en occu; que.s minutes perdues y[ dre à l'infirmerie peuve perdre bien des semaine*) des souffrances et ]>eui la mort.En cas d’accidl dence veut qu’on prcnn| précautions possibles que les microbes ne s’enl Voici maintenant la ml nière de ramener à la sonne électrocutée oui Nouveau Banque L'actif est à $1,014,| toute Vhistoirc de plus de $101 met.— Les prâi — Légère augml Le bilan annuel et le| profits et pertes que Royale du Canada so actionnaires pour l’exe né le 30 novembre 193 des augmentations à toi L’actif se totalise m $1.014,708.000.soit uni tion de $106.643.000 su| de l'an dernier et soit élevé dans toute l’hisl banque.Une fois seul| en 1929.l’actif de Royale du Canada a o lion de dollars.Augmentation de $100.^ les dépôts.Le total des dépôts, i les dépôts des gouven) banques et du public.519.210, ou une augi plus de $107,000,000 si à l’exercice précéden| dans toute l’histoire di les déoôts ont atteintI aussi élevé.Ce gain est| tie à l’augmentation des soldes dus au g) fédéral.Les dépôts no d’intérêt ont augmenté $48,000,000.Gain des prêts a X* tendance à la prêts courants qui a Le faire sentir en 1931 maintenue.Le gain ce| .été de plus de $16,( prêts en dehors du Cai Social ?vide Guay loberval.'remblay.de 1er les Fêtes parents.mtagne sont hambord au de l'avenue St-Jérôme nnainc.lotypiste au passé les Québec.parti pour fuelques se- Progrès du je a Mont- rait de pas-\ses parents.Ilagnon, de Syndicat ca-|.et madame à Chicou- }ait de pas?ion des Fê- M.J can-Marie Chamberland est de retour d’un voyage a St-Ro-muald.— o — Mme J.-E.Morier était de passage à Robcrval chez ses parents.— o — Mme Pli.Bouchard.d’Arvida, était de passage chez sa soeur, Mme J.-A.-D.Blouin.— o — Af.Louis-Philippe (Bill) Deniers était de passage à Cliarny chez scs parents.— o — Af.Paul Hamel est de retour de Montréal chez ses parents, à l’occasion des Fêtes.JONQUIERE, (D.N.C.) — Af.l’avocat P.-E.Fortin et Madame sont allés à Hébert ville le jour de Van.— o — M.et M'nic Jos.Angers ont visite des parents à St-Jérôme.au début de la semaine.— o — M.Louis Gagné, de Roberval.était en voyage d'affaires a Jonquièrc, mardi dernier.— o — M.et Mme Eudorc Brassard sont en promenade chez des parents à St-Charles-Borromée.— o — M André Pelletier, étudiant à Ot taira, passe une quinzaine en vacances chez scs parents.Intation ra-Icules auto-|nt pris des mécaniciens îux dangers Jeu prenant (en des bras lance un alors que Ince et que Ir de la ma-]de la pru-que.pour Jnne la poilue le pouce les autres de bas en lu en arrié->rtir de la |ngereux de inrche dans [s et les fe-ihappement lonoxyde de lui tue sans ouvrir les du garage fur en mar- chose dans b laisser un au docteur de se renin médicale I recevoir les ,‘rie de votre vous être si minime être.Nom-qui pensent ic vaut pas >e.Les quel-?our se ren-nt éviter de .éviter bien -être même Ient.la pru-e toutes les pour éviter mêlent.Ieilleure maie une i>er-asphyxiée.En présence d’un asphyxié, qu’il s’agisse d’un électrocuté, d’un noyé, d'un pendu, il faut s’assurer tout d’abord que les orifices des organes respiratoires, c’est-é-dire les narines et la bouche, l’arrière-gorge, sont parfaitement libres.Et pour s’en assurer, il faut moucher rapidement ia victime, afin de debarasser les narines clos mucosités ou poussières qui pourraient s'y être accumulées.Ensuite il faut ouvrir la bouche en y introduisant un bouchon de liège ou un coin de bois afin d’écarter les mâchoires **r saisir la langue avec un linge «mouchoir ou tissus quelconque) et l'attirer au dehors pour provoquer si possible l'évacuation des mucosités et autres corps etrangers enclavés dans la bouche et réveiller le réflexe du vomissement.Ensuite avec un doigt introduit dans la bouche, pratiquer rapidement le curage de cette cavité et de celle qui lui fait suite, le pharynx.Chez les noyés et les asphyxiés par poussière.In pratique de mettre la victime la tête en bas pendant quelques instants mérite d’être recommandée.car dans cette position, mucosités, liquides et corps étrangers accumulés dans les voies respiratoires s’évacuent plus facilement.Alors tout ceci fait, il faut donner de l’aisance aux mouvements respiratoires.Et pour cela, il faut libérer toute entrave.Ensuite largement les vêtements toute ceinture ou cein-de mettre la poitrine et l’abdomen à l’aise et faciliter le jeu des muscles respiratoires.Ces deux premiers temps, accomplis aussi rapidement que possible, l'on i>eut pratiquer la respiration artificielle.le cou de entr’ouvrir et enlever turon.afin Nommé directeur Oshawa.«Dépêche spéciale).— M.Albert-A.Maynard, bien connu dans les cercles du génie automobile sur les deux rives de l'Atlantique.vient d’etre nommé directeur du service des ingénieurs de la General Motor of Canada, comme vient de l annoncer aujourd’hui M.H.J.Carmichael, vice-président et gérant général de cette compagnie.Lu nomination du nouveau direc-eur du service des ingénieurs entre ! en vigueur immédiatement; M.et I Mme Maynard, habiteront Oshawa.records pour la Royale du Canada 100, 000, soit le total le, plus élève dans {.e la banque.— Les dépôts augmentent 1,000,000 et atteignent un nouveau som-\s au Canada font un gain de $16,000.000 mtation dans les profits.compte des la Banque umet à ses I *cice termi-font voir ; ts les postes.aintenant à : augmen taie chiffre liussi le plus Itoire de la lenient, soit la Banque :cédé le bll- fois, ont diminué $10.000,000.du peu près .000 dans ! y compris lements.des »st de $911,-lentation de on compare It Jamais, la banque, un chiffre dû en parle $39.000.000 mvemement |portant pas l'à peu près I urants.Ihaussc des immencé à s'est bien .te année a 1,000.Les mda.toute- Solide posture liquide.Comme il fallait s’y attendre, dans les conditions actuelles, la posture liquide de l'institution est très solide.L’actif immédiatement réalisable est.en effet, de pas moins do G9% de tout le passif au public.Les seules disponibilités, y compris les soldes bancaires, atteignent $234.483.550.Les titres des gouvernements fédéral et pro-• in'Maux sont à $315.000.000 dont -¦ 189,000.000 sont remboursables au ours des deux prochaines années.I C )r;u‘e de profits et pertes.Los profits nets, provision faite ! pour les impôts fédéraux et pro-j vinciaux qui se totalisent à $1.204.' 807 et compte tenu de certains ! montants mis de côté jkhu* les ré-verves contingentes — à même los-| quelles i il est pourvu aux dettes , mauvaises et douteuses — ont été de I $3 724,842, soit une légère augmentation sur les chiffres de l’année précédente.Les dividendes ont absorbé $2.800.000.le fonds de pension $300.000 et les immeubles de la banou" $250 000.Le solde créditeur s’étnhlit ainsi à $3,096,252.un gain de $374,843.L’assemblée générale annuelle des actionnaires aura lieu au siège social de la banque à onze heures du matin le 11 janvier 1940.Les catholiques américains et la guerre; l’Europe et la paix L’attitude des neutralistes catholiques des Etats» Unis.— La guerre ne se présente pas tout à fait de même manière du côté des Alliés et du côté de l’Allemagne.— “Nous ne voulons pas une Aile» magne humiliée’’.CONFERENCE DE M.ETIENNE GILSON Par-dessus la frontière canadienne.M.Etienne Gilson a averti, du Cercle Universitaire où il a prononce une conférence, les neutralistes catholiques des Etats-Unis de bien vouloir, puisqu’ils laissent aux Alliés la guerre, leur laisser aussi la paix.La conférence de M.Gilson s’intitulait par euphémisme l’Europe et la Paix.Le titre eût pu en être double et s’inscrire: Les catholiques américains et la guerre; l’Europe et la paix.Cette conférence est appelée à avoir un assez grand retentissement dans les milieux catholiques des Etats-Unis.En effet, la masse de l’opinion catholique en la république voisine semble être activement neutre.Le professeur du Collège de France, qui est aussi professeur de philosophie médiévale au Trinity College de Toronto, a dépouillé ces derniers jours de nombreuses revues catholiques américaines pour en tirer quelques chefs d’opinion.Il a constaté que les neutralistes catholiques d’outre-quaran-te-cinquième incriminent d’un seul coup tout le monde, en bloc et indivisément, Et pourtant, soutient M.Gilson, la guerre ne se présente pas tout à fait de la même mit nière du côte des Alliés et du côté de l’Allemagne.Il invite ces neutralistes à juger les adversaires en présence dans la guerre actuelle non au nom d’un idéal absolu de perfection et de sainteté mais sur la cause prochaine et sur le but de cette guerre.A la fin de sa conference.M.Gilson a exposé ce qu’il estime la volonté des Alliés.Nous ne voulons pas.advenant la victoire des Alliés, dit-il, une Allemagne humiliée, mais une Allemagne assez consciente de sa grandeur vraie pour ne pas humilier les autres.Nous ne voulons pas une Allemagne dans la misère et en proie au marxisme, niais une Allemagne assez prospère, grâce à son génie et à ses ressources naturelles, pour n’étre pas tentée de courir des aventures sociales ou politiques fatales à la paix du monde.M Gilson n’engage que sa responsabilité personnelle en traitant le sujet ’‘l’Europe et la Guerre”.Il s’en tient à certains aspects du problème qui s’imposent irrésistiblement à l’attention du moraliste soucieux de raisonner son attitude, surtout s’il est un catholique et s’il suit la bataille d’idées qui.depuis le début de la guerre fait rage sur ce continent.Ce qui est grave dans la controverse américaine sur la neutralité, c’est que la masse de l'opinion catholique aux Etats-Unis semble faire bloc d’un seul côté, et que ce côté soit celui de la neutralité.Comme le constate The Social Forum «décembre 1939».“les catholiques américains sont, dans l’ensemble, violemment contre la participation de leur pays à la guerre actuelle”.Voici d’ailleurs un fait à l’appui de cette assertion: le scrutin privé organisé par l’hebdomadaire catholique America.A la question “Etes-vous personnellement en faveur de l’entrée de l’Amérique dans la guerre européenne?" la réponse a été de 2.4% oui: de 94.8% non; de 2.8% douteux.Ce résultat pousse un catholique belligérant à se poser des questions.Tout se passe comme si les catholiques américains ne pouvaient justifier leur neutralité sans condamner notre guerre.Ce sont pourtant lâ deux problèmes distincts, ou qui devraient le rester et dont la discussion aurait tout avantage à se poursuivre, aussi fermement certes qu’on le voudra, mais non point violently.Ici.comme ailleurs, la violence dans l’expression couvre souvent, et même parfois favorise, la confusion dans les idées.Car ce n’est pas dans la résolution légitime des neutres de rester neutres qu’est la violence, c’est dans les justifications de leur attitude que nous la trouvons.La principale justification, celle qui revient comme un thème conducteur dans les éditoriaux, dans la pureté de sa conscience, le catholique américain a pesé les Alliés et les a jugés trop légers.Bref, nous ne méritons pas d’être aidés, parce que notre cause iTesî pas plus juste que celle de l’Allemagne.Une revue écrit même: “L’Angleterre et la France sont les plus grands pillards des temps modernes’’.Comme si.pour se mieux garder contre toute tentation de nous aider, ces catholiques neutres américains devaient d’abord nous déshonorer au nom des principes de la morale catholique.de la théologie catholique.Le bien com'mun Le conférencier refait brièvement la thèse du bien commun, fin dernière d’une société.Il n’y a aucune raison pour qu’un pays neutre entre en guerre si le bien commun de ses membres n’exige pas cet affreux sacrifice.Les Alliés font la guerre pour leur propre bien commun, qui se trouve être en ce moment le même que celui de la Tcheco-Sîovaquie et de la Pologne.S’il se trouvait que le bien commun des Etats-Unis coïncidait avec le nôtre, c’est à leur Gouvernement qu’il appartiendrait de li» dire et de choisir les méthodes les plus favorables pour l’assurer.Si les Etats-UnLs doivent Jamais se battre, que ce soit pour leur propre cause, non î>our la nôtre.S’il se trouvait que sa propre cause fût la même que notre propre cause, nul n’en serait plus heureux que nous, et pour nous, et pour cette cause, sinon qu’ils restent neutres, et qu’ils le restent obsttinément.farouchement.cela vaudra mieux pour eux.et beaucoup plus encore pour nous.En nous vendant des armes, grâce â la levée de l’embargo, comme ils en ont d’ailleurs vendu au Japon et à la Russie, ces Américains font une chose sage pour eux et utile pour nous.L’opération est donc bonne, mais elle est bonne des deux côtés.La politique cash and carry implique l’existence de deux bénéficiaires.Il existe aux Etats-Unis, en outre, une conviction, à savoir que les Etats-Unis doivent rester les spectateurs impartiaux de cette guerre pour devenir plus tard les arbitres impartiaux de la paix.Voilà des arbitres bien pressés de s’offrir! Ce qui fait que nous hésiterons peut-être à demander leurs bons offices, c’est que.même comme simples spectateurs de la guerre, ils semblent avoir une notion curieuse de l’impartialité.Elle revient en somme à proclamer que les Alliés aussi sont des menteurs et des bandits.La tâche à laquelle se prépare ainsi notre futur arbitre, c’est, quand la lutte sera finie, de protéger l’Allemagne contre la rapacité des Alliés.Telle est la thèse explicitement soutenue dans la revue catholique Commonweal.Le Commonweal, ajoute M.Gilson après l’avoir cité longuement, excusera les Alliés de compter sur leurs armées plus que sur ses éditoriaux pour protéger leurs frontières et pour rétablir dans leur souveraineté des Etats que la violence a détruits.Noils ne refusons les bons offices de personne, mais nous ne sommes pas pressés de nous donner un juge qui.sans instruction préalable.noms asseoit sur le banc des inculpés.Pour être impartial, il peut être nécessaire de rester neutre, irais ce n’est pas suffisant.Il n’est même pas impossible d’imaginer un arbitre neutre qui au nom de l’impartialité confisquerait le bénéfice de notre victoire au profit de sa propre neutralité.Les médiations les mieux conçues ne deviendront efficaces que lorsque l’hitlérisme aura plié les genoux et parce que les Alliés lui auront fait plier les genoux.La neutralité, c’est le droit absolu de garder sa propre?paix, mais non celui de régler la paix des autres.Contentez-vous donc d’être heureux, chers amis neutres, et puisque vous nous laissez la guerre, laissez-nous la paix.La prétention de nos critiques de nous juger ne serait qu’amusante si.pour simplifier leur besogne, ils n’avaient décidé une fols pour toutes.au lieu d’arbitrer la querelle, de condamner en gros ce qu’ils nom- j ment avec dégoût VEurope.On dirait que pour mieux se jiLstifier à ses propres yeux, le Neutralisme a décidé d’incriminer d’un seul coup tout le monde, en bloc et indivisément; mais, comme, malgré tout, la guerre ne se présente pas tout a fait de la même manière du côté des Alliés et du côté de l’Allemagne, le Neutralisme se trouve conduit, pour trouver un point de vue d’où il puisse condamner tout le monde, â juger les adversaires en présence, non sur la cause prochaine et sur le but de cette guerre, mais au nom d’un idéal absolu de perfection et de sainteté.Dans un cambriolage, il se peut que le cambriolé ne vaille pas mieux que le cambrioleur; cela n’empêche pas qu’il y ait un cambrioleur et un cambriolé et c’est sur son cambriolage que le cambrioleur sera condamné.Le conférencier relève ensuite le mot de la revue The Tidings, or-nage officiel de l’archidiocèse de Los Angeles, â savoir que la propagande a fait des anges de la France, de l’Angleterre et de la Pologne.Même dans la seule guerre connue entre les Anges, il y avait de bons et de mauvais anges.Cette fois-ci.il n’y en aurait plus que ds Prêts A vue et à court terme n’excédant pas 30 jours) au Canada sur nantissement d’oblittatlcns, debentures, actions et autres titres J onc valeur marchande suffisante pour couvrir les prêts.14,618,2/.-» M Prêts à vue et A court terme n’excédant pos 30 jours) ailleurs qu'au Canada sur nantissement d’obligations, debentures, actions et autres titres d'une valeur marchande suffisante pour couvrir les prêts 10,532,8/ 41 $647,302,536 34 Prêts courants et escomptes au Canada, non inclus ^ ailleurs, provision faite pour la perte estimée .$212,627,311.73 Prêts aux gouvernements prov inciuux .1,573.774.60 Prêt*, aux cités, villes, municipalités et districts scolaires .20,392,898.33 Prêts courants et escomptes ailleurs qu ua Canada, non inclus ailleurs, provision faite pour la perte estimative.89,275.904.85 Prêts non couruncs.provision faite pour la perte esti- mntivc .2,693.841.76 - - 326,563./ *1 Immeubles de la Banque n'excédant pas le prix coûtant, déduction _ faite des amortissements .r Immeubles uutres que les bureaux de la Banque.*.l '!Is Hypothèques sur immeubles vendus par la banque.832 •> *' Engagements des clients relativement aux acceptations et lettres de ^ .crédit “à contrc-purtic" .• •••• 17.612 ! ' •'* Actions de compagnies contrôlées et prêts qui leur sont faits 3,561.V' • ' Dépôts entre les mains du Ministre des Finances en garantie des Circulation .1,3S0. Autre actif non compris dans les item précédents.606 u • $1,014,708.343 NOTE:—l.a Banque Royale du Cumula France, u été constituée en corporation «ou-Ioh loin Me Frame pour négocier le* a Maires de la Banque à l’arm et l'actif et le partie la Banque Royale du CunuMu France) sont comprit* dans ce bilan M.W.WILSON.S G.DOBSON.Président et directeur gérant.Gérant C»éncr.» RAPPORT DES VERIFICATEURS vUX ACTIONNAIRES PK I.A BASQUE ROYALE PU CANADA: Nous avons examiné le bilan chIchhum du passif et de l actif nu 30 novembre 1939 d - m nue les livres ot comptes de la B an nue Royale du Canada au bureau-chef et les rnnjHirt» n .î.d»*a su coursai es.Nous avons vérifie les espèces et les valeurs représentant les placement» ^ Runquc détenues au bureau-chef A la fin uc l’exercice fiscal «le lu Banque et A dilTérenle* du’ au cours de l'année, nous avons vérifié Ion espèces «*t les valeurs de placements ù plusieurs : plus importantes succursales.Nous avons obtenu tout**» les informations et explications dont nous avons eu Im-hh: • dans notre opinion, !«•« opération» de la Banque dont nous avons pris connaissance, étan t î «m n*s uttrioution» de la Banque.L«- Bilan ci-dessu*, dans notre opinion, donne, tel qu »l « _ur exposé exact «le la condition de !u Banque au 30 novembre 1989.tel qu'il apparaît aux •.de lu Bunque.M.OGDEN HASKELL, C.A.\ de Haskell, Hlderkln & Company l rompt abn • .J AS.(i.ROSS, C.A.f vérificateur do P.S.Ross & Sons.) Montréal.Canada.!«• 21 dccvrnbrv 1839.COMPTE DE PROFITS ET PKRTI8 Solde créditeur au compte de profits et pertes, nu 30 novembre 1938.$ 2,721,409.82 Profits de l'exercice finissant le 30 novembre 1939 après avoir pourvu aux taxes fédérale*, et provinciales sc totalisant A $1,204,867.09 et après appropriations nux réserves contingentes A même lesquelles provision n été faite pour toutes le» dettes tnuuvitiscs et douteuses.3.724,842.39 .— .-% 6,446,2a-.*1 REPARTIS COMME SUI1 ~~ Dividende No 206 nu taux de 8% par année.$ 700,000.00 Dividende No 2(17 nu taux de 8% pur unnéc.700.000.00 Dividende No 208 nu taux de par unnéc.700,000.00 Dividende No 209 nu taux de 8% par année.700.000.00 % 2,800.000.00 Llontnbution A m Société du bond» de Pension.300,000.00 Provision pour les immeubles de In Banque.250.000.00 Solde créditeur nu compte de profits et pertes.3,096.252.21 ,, - $ 6,446,2i>*•*' M.W.WILSON, S.G.DOBSON- Président et directeur gérant.Gérant t .êncra.Montréal, le 21 décembre 1939. En quinze ans, soit de 1922 à 1937, la dépense pour les spiritueux, dans notre province, a été de $700,000,000, de quoi couvrir le coût de 70 universités de $10,000,000 chacune.(Lettre des Evêques) 5 JANVIER 1940 Les parents doivent instruire leurs enfants, dès le bas âge, des méfaits de l'alcool, et leur inculquer le sens chrétien de la mortification qui est le signe de notre appartenance au Christ.(Lettre des Evêques) billet .MAIS UNE blonde passa ,amis la chose ne lui était arri-1 au pays.Il fallait que ce bon lpeL y-E Gauthier allât jusqu en Chine pour se laisser prendre ainsi Lr ic coeur.Car il fut pris, vous nile: le roir.encore qu'il se garde IL de nous le dire.Il écrit: .yn de ccs derniers soirs, seul mon tranquille patelin, acca-L rf,.chaleur, je m'étais endormi en songeant a une Manchette bap-• sée l'après-midi mdme.Les parents Liens./
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.