Progrès du Saguenay, 29 décembre 1956, Supplément
SAMEDI 29 DECEMBRE 1955 Lf PJtOG «f S PAR TOM SI/VNS* BILL ZfcBOLY ON.IOÜI' POPEVE ëOPoûû.IUS SONT TOUS ARRIVES t 6V ^ BONJOUR.^ MES AMIS! J POPE Y F.AS-TU INVITE V.'LMPY A JE NE LUI \ï PUS >IT DE NK PAS VENIR ! , (t r ;»4 K IMG ?£aTUPJ» JVKDlClT* l~ Mlle OLIVE.JE NE SUIS VENU QUE POUR EMPRUNTER UN CLE POUR 01 VRIR UNE BOITE DE SARDINES ! EH.BIEN.PUISQUE C'EST i f AINSI ! > ’ ET M AINTENANT.PL IS-JE VOUS DliMANI.KTi l NE \ __ .a > - - a m •% V* A ¦% % M a.A a • —.' IL PRETEND NE VOULOIR QU’UNE CLE DK BOITE A SARDINES : LA VOICI.WIMPY l IL Y EN ^ UNE DANS LA CUISINE : BOITE DE SARDINES POUR ME SERVIR DE CETTE CLE DOMMAGE QUE VOUS MITIEZ!#/?- .Merci in finirent revoir HL_\f.T Jt REGRETTE NE POUVOIR RESTER ! JE DOIS ME DEPECHER POUR NE PAS MANQUER LES AUTRES l________________________> GRACE A CE TRUC DES SARDINES, TU -PEUX 1 \NGER! IL A FAIM ! IL NOUS FAUDRA LE NOURRIR ! PERMETS DONC A WIMPY DE RESTER t ÇA NE RATE* J \-MAIS, Mlle OYL: C’EST MON QUATRIEME GOUTER AUJOURD’HUI l *»hi -¦mm ENTRE NOUS For ED REED H 02 & l «> 3C S 3 '•J'AI ETENDU 388 PIEDS CARKES DE JOURNAUX SUR LE PLANCHER ! PAS MAL POUR UNE PREMIERE SOIREE.N EST-CF P AS ?I A Y “OH.TEX N’EST TAS SI BETE î - C'EST OUTL A TOUT SIMPLEMENT UNE DENT CONTRE LE PATRON T -ATTENTION A VOS PAROLES AU SI JET DES TROUBLES CHRONIQUES; ILS SONT DANS LA SALLE VOISINE T ! ' y t ( -AVEZ-VOUS El !» AUTRES ENNUIS AVEC VOTRE CEINTURE DE SI RETE MOVSIFI R : VOILA SIX MOIS QUE VOUS TRAVAILLEZ >* QU F.>A'F2 VOUS FAIRE A PART D ETRE LA VEDETTE Al I AL DE NOEi DES EMPLOYES?* BONNE ET HEUREUSE ANN PAREILLEMENT ! * \ Poçc 2 i TITI AYANT OOLLE L’ARROSOIR Ii.N Y EN A PAS DE MEILLEUR QUE VOUS POUR FAIRE TRAVAIL-n.LER LES X UT RES ! , AINSI AU DOS DE LA TORTUE, LA PELOUSE SER X ARROSEE PARTOUT OU ELLE IR A ' r-—' EN AVANT, MARCHEl P-5ST PAR- LES J ELIÆ NE PEUT FRAN-CiUR LA MURAILLE POUR ATTEINDRE LA MAISON .ALORS QU’IMPORTE OU ELLE VA! ET St ELLE VA LA OU NOUS NE VOULONS PAS D'ARROSAGE ?mmm mes (le service, ça l NOUS CONNAIT l VIENS, MA VIEILLE I A L\ UNE VIEILLE CHEVRE QU’IL FAUT .ABREUVER ! LE PATIENT DORT COM VI UN ANGE CHUT! SH-H 0 ^ A OHL\ U! J'AI ECHAPPE LA TORTLEi vu secours : KLLE ME MORD LE PIED AU SECOURS ! IMBECILES ! £ R3 a VOUS AIMF.7.DONC L’EAU T EN VOULEZ VOUS ENCORE T __________ V sf P«9« t CHIC YOlHtâ^ &n£*'pod, le R A-ttiiu r*t prêt R *trr porté A la vrnlr de charité A lYylise.As-tu ffc-.: I, S( «meilleur J f QUI' j'iÜC Vn chef d’oeuvre, I Maman n pnr.Ht / raprvs-mldi /.W ( yU\rr.r! f .îîdW )\ ^ *2k.M ISSA^S J’en prendrai x»ln comme s'il > saRtssalt de I ira personne v TU son l t peirtils' Arrêtons ln circulation! ~=*n J« vais tel» )* plumer a Blondinet?» ft la remer ,w ^ cUz c INous Sommes Arrives sains »t MiUl.v* - ¦«R lMeu merci •fétais si Inquiète Votre mari »• : rivé sam e; ?avec it- y (il 1 hi est ru pert* Tl avait Tab "T fl «(AIImIaiI» ' ^ Rachétons-le donc j nous-mêmes! M délicieux.r.m peine à m en < départir1 I^OUS veux Quel hommage L votx» femme que i d< racheter son pAtenul donnerons k «V^rhle.Mme * Wpp! y Al te] Irment ha tel Soycx prudent, pu k |tttv ‘ Nouv SJTI vwv?_ Encore quelques m»ü9cou et.srfer^ leau prépaie C-?C 4*e*»C Veux-tu mettre «h; lour un pA- : eicit 4 CHANCEUX LYMAN YOUNG TOM MAS5ÊY J’ESFERE QUE LE CHEF RARO2 NE S’OBJECTERA PAS A SON ARRESTATION LORSQUE NOUS ARRIVERONS AU VILLAGE.XIV.* spud: un radeau tonya SE DIRIGE EN AVAL.AVEC UNE CARGAISON DE PEAUX BRUTES WÈ TIENS.REGARDE! DES l'IR A TES FLUVIAUX NA RR US.n"'?rw m, s * ._• vf» >rocu - i>*fn un peta-rtnimi! *> rapporteur! - (fi)-VLT « H •"••till.J J’un »v Ji que je i> » i: entraîner! aii Î'V §§P§i^ % - n— il > x Très bien.( Vi travail fi \\h \inim:enant! 4.IW *0 m Petiot t Rapporte-moi ce morceau de papier ! i =HC ¦4; un roule de la table Je :ut ôinel Bravo! s s Et maintenant.Petiot.V voyons si tu peux me rup-porter quelque chose d'asst n faut du génie pmr faire accomplir son travail :wr les autres! VA O U.Oi** * ¦ ^ • | N .« t* • Eh >.ï ce n’était j\ au jne chimère après tout! ¦! Tt rhi I* >fép«r-r — il mi# r«u qj‘ , *'lr*n*r ut nous, xox.ijriiix île ! In* iitut dtiistmn ilc r \tnrri.pie lialH'iilsr, celle rxpéiteinv n.m i ,i été rn somme ipic le prélud** A on bonheni plus grand encore, line amlirm-e setni pultHlpie »|ue Sa Sainteté \ent bleu nous .icrni île» le surtriiileinaiii matin Pai Its In s tot ile Home, non* «onlines a Pastel Pamlollo ieis o heures Pans une salle que nous paitai.eonv avec on groupe ite p^leiins .mrlais et quatre ou etni| K.'pugiioN, le Saint lVi«* sternira nous lepetci son inesaa gr ite S.Millième publique et bénit nos fjinillt* Plus calme • t plu* • *i} ut «¦«•tT unliem e i)t si’i.i maïqiléc que ».u îles applaudi**» un ill' et quelques m-les .i « tarnation* que ne peut s nnpéi b< i ili poo *v*i le laiblf i:i oup« espapnol Nmw nomme» inalbi iiieoseinenl témoins il une s.eue qui loiiebe l'hystérie, mais Pie Ml ne s’émeut pas pour alitant t ne P*p.igrol«i RC piérl-pile *ni lui et lui secoue le» main* il Iimploie en pleurant jusqu à am!ollo rut M MP » I UNI.H Ns Il est Mi t!\ Peptds pi ès de deux belli e», eiliq nulle pet son ne* massée* dans ta emit do pa Int* de * iitten ti««n*.N«»u* t»éni**«m* t«»u* les otl |«’t s «le p»«st «* «pu* X «MIN pm t• I vu» x«*us I «’s iicctnnntion* ir pietim nl.l'in* x app usent Pie Ml i«’«lit aims eu sept laugm* la fpi mille «pi il xient »l«- pnimnii ei \ la inrtitiou «le son nom.* b.« «pu* e.imipc auquel l«* Saint IV i «* su x .niiexset P«»vatloiine I « • \i\at» pieux eut.1«** « liant v «t « antique* tesonmiit t’n gimip» d «Minli.Uds espagimls t nt meim au Saint Pêie une «ixatimx xi .i im*nt peu pi «do* «dan e, oxaltm» l*«i t «te mise «tans une *x\emble« politnpie ou une paille «!«’ lo«« k«*x, mais «pu détonne otl peu «tail* «elle «ligne assemblée ou icllvteux el icîigleuses abomletxl ox atom «pii élolltie p.tice qu a «lie*séc au «bel *!«• I I gll*e 1 olii « « V «dlil «pl«*l Sa S.itiii* lé tou lit, s«> I «» \ «• iiii'iih «t 'aloe « I •• la main « «’ gimipe de ««u.donx «lotit li xpoiilttuéllc li.oluil mieux I attiudieiiu'ut .« Il 11 * « » I à *«»•» « li«'l «pie l»’1 (toutes * I solennel |« x pinteit.itinti* il estime «*t «t«* pieté filiale «pie !« pmlmnle « oinioatulei .ut e-inble I il S«xii mes1 t] « tin initié l« Saint Prie s«* |«'*xe el to'idl In l«nde uiaïuteuaul is'cueillo' l'« • bants parleurs p«ul«,td sa xoi* *m tou t« I assis! lins* et \ Pax Hit «I«• |».« lais mi des lidllieis «le (i«l«vli*ft «pu n‘«ml pu liuuxei plan* il.ins ia ««on xiiixeitl alteillixemeiit la « t t éoi«oii«* t ' « * s | |«* moment le plus pallié liqm* «Je t«»ule l«iudicttie Même te* plus M’epliqiie* s'inclinent tandis «pie l« s .une* !«•* plu* *en sible.* Irtlsseiit coulei les tanne* «pu l«*s oppiess,.|«| t uxetnppé «I un mvsferr «pii lie *«• peut définit, le Pape pile le Péie, le rds rl !«* Saint Kspnt «I«¦ bénit Imite vetiiu* lopoii«I hui icmlie loom nage ait vlcahc du f’Iui'l et m.MO’at s « ni p e r.Vim'ii*.la loioStl* ti«*li «’\1 t«*i minée.I«'s a» « lama!ions i«*pien unit J«' Saint IVie \ u point t«m joui s aussi iffable j*ois «piitte le liait «m pout pai.dtie.«pU'bpir* «nomli'x i>lus tard à l avant «lu palais «tu !*• ai « laillati»*»»* »«• pi ennept Nous ix «in* le letup* «!« «pliilft ta « ««m «d «te xon tt« nouveau Pie Ml i elle toi* serait « e 1 ef f•'t «tu s»*!*'!I qui luit mu l’éxlifi «e.son xmirlre parait plus gai, moins Inst» pensons mins Pen «lanl «piehpnvs minutes 1» Pane irstei* la \ sa fem'tn A x.i’uri ÜJkri mm .Lc\ prlcrtni de I Insfifut d histoire de I Amcrioue ?'o«nxuf reçu* en audience o Cavfcl Gondole.fo^e 10 1 "Jongleurs de la Montagne" mm ffîÊ&Æ *.• •* ./i » /AV.' ' WtK* /»/, £W« £v> ¦ S .• -:*i ¦-< —ç !*•*?% .A i£I «>: ? yjjjyf •> r> -ü?‘.• >v> 'vfey-, f>A*5 V/f1 û 1 r- >r^- ¦v«' • o.V>V: ÿ£.'À’ÿ:+ y- >y.£VW' .*./.*.>*;Îa- :.%¦• 4 v ., V •¦"‘a; «BS F>GKJF -a • .y / ZZ ,.r.' -» «K* •vw x^ï '.T S*'?friy>4 1' v ugcy r»J >z«.rT ri, ;; fj&m 'V-I ï-.*t Viv Ercs! î*.V2 âwrffi r MJ •>t4 TV* V} Y.r ; * % - • .*\ ^ 1 f .'(ft fr> *çœ& vfyu ¦U yLr > ¦ * fifacyx.-: .-TT y »;•¦ ¦•¦¦ • /v>, »¦.' '.x. Jours de bonheur obtenus à bon compte.Tout grand café ou restaurant de Budapest se doit donc, ce soir là, d’en avoir un qu’on lâche à minuit parmi les dîneurs, au milieu de la gaieté générale.Depuis quelques années, hélas! on «o plaint de la maigreur des cochons; mais là comme ailleurs la foi tauve tout dans l'attente Imprécise et toujours retatdé* des “lendemains qui chantent’’.Dans certains villages d’Angleterre, un verre de vin et ne brioche «ont offerts A celui oui, le premier, franchira le nir de l'an, le seuil de ln maison.C’est que ce premier Isiteur symbolise toutes les prospérités.Keçu à bras ouverts, i n'en devra pas moins sortir par la petite porte quand il y en a une): en effet, s’il est le bienvenu en tant qu’il laisse entrer l’année nouvelle 11 représente aussi celle qui vient île mourir et qu’on n’a pas toujours lieu de regrette! Au bout du monde, Noël apporte également pour tous que ques instants de liesse; et chacun, d’un coeur léger, so sou met aux coutumes devenues autant d’obligations acceptées d’un coeur léger.Au Pérou, sur les hauts plateaux de la l’or dillière des Andes, les berge?*, la veille de la Nativité, de posent sur l’autel de l'église ds petits lamas et des agneaux de terre cuite; Mais ils viendront trptcndie leurs biens le premier Janvier, persuadés que, ce rite accompli, l’année qui vient sera prospère.Au Japon, le soir de la Saint Sylvestic, on prend quelques bols de Sobat espèces de macaronis qui ont le pouvoir magique d'assurer une longue vie Kn fait.c'c\; donc à soi qu’on pense la plupart du temps.H n’en va pa* autrement dans le pays de rêve qu’est demeurée Pile de Bali Pour le premier Janvier, la plupart des populations, apparte nant au bouddhisme, commencent par remettre à neuf leur* maisons On confectionne, en même temps, d’immenses gâ tcaux a base île m coloré rouge, de Jaune et ife vert, orné> de fleurs et que Von porte au temple au milieu du :ecucü’enier* général.Tous les llindoux ne «ont pas d’accord pour ce obier K la même date l’an nouveau puisqu'il n’existe pas moins de douze calendriers chez eux moins encore que de sectes cepen dant.Mais le Dirai?, ou Fête des Lumières, symbolise pour la plupart d'entre eux la victoire du jour sur nuit, du bien «tir le nia!, de la vérité sur le mensonge.Aux Ktats l’nis, on échange comme partout des cadeaux et dea voeux et de nombreuses manifestations sportives ont lieu le premier janvier dans tout le pays.Mais c'est sans doute A Philadelphie que le Nouvel An revêt ’.a plus grande soîenn! té.Depuis 1376 une longue parade, rappelant les anciennes pantomimes anglaises, parcourt, su son de nombreux instrv mc-nts A cordes, les rues de la ville; masques et travestis 1* * plus extravagants «ont ainsi applaudi* par des millions do spectateurs venus des ville* voisines pour célébrer dans la joie ce jour de l’année dans lequel on aimerait voir se réfléter les suivants.Et, comme disent 1«« Kusses: Snowym godom’s nov>m scuteml — Q i l'année ni elle voua apporte nouveau bonheur! JB B I 9 i S p i î 1 9.H r 9 2 9 î î t a a a a a p R a a a n r a a s a a p a a a a a p a R S ti k- 2 e R a » X n V» » 1 a a a K R R R a R K 2 a R R R r ï R a a 2 K R I llrhdo Monde?PCXvo v meilleurs alors qu’il sera possible de récupérer.Du gaz, de l’huile et de la guillotine Reste que le grand débat politique de l’année (pour ne pas dire du siècle), fut celui, aux Communes, en marge d’un projet gouvernemental pour la construction d’un pipe line à gaz naturel.depuis l’Ouest du pays jusqu'à Montréal.Conservateurs et socialistes firent front commun contre le Gouvernement qui, sous prétexte que le contrat de construction devait être accordé avant le 7 juin 1956 imposa, quatre fois de suite une vieille loi somnolente dans les statuts: celle de la clôture.Pendant près d'un mois les Communes devinrent un véritable champ de foire pour les procéduriers.Jamais peut - être, depuis la Confédération jusqu'à nos jours, n’avait-on aussi souvent évoqué d’aussi obscurs textes.Cette nouvelle guerre des deux roses aligna, en véritable bataille rangée, les défenseurs des pères du Règlement contre ce que l’on disait être l’autocratie gouvernementale.Les pires injures de» pires assemblées de quartiers étaient devenues monnaie courante: on expulsa un député: le chef d'Opposition de- r->\ r>\ W ru* ^5.»S ;=>i, /0.\ *>.\ K>\ M Rri» i?*J.K V nouveau vous apporte joie, santé et bonheur £3 va ÏSS £ fcfiS ÏI3 Ï«S ta væ £3 i» S« ï» î» V.20 21 22 23 24 25 26 24 25 26 27 28 29 30 24 25 26 27 28 27 28 29 30 31 MAI 1957 D 1.M M J V S - - - 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 JUIN 1957 D L M M J V S 2 3 4 5 6 • 7 1 8 9 10 11.12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 • • ¦ • • • AVRIL 1957 D l.M M .1 V s - 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 JUILLET 1957 AOUT 1957 SEPTEMBRE 1957 D L M M J V S D L M M J V S D L M M J V S - 1 2 3 4 5 6 , 2 3 1 2 3 4 5 6 7 7 8 9 10 11 12 13 4 5 6 7 8 9 10 8 9 10 11 12 13 14 14 15 16 17 18 19 20 11 12 13 14 15 16 17 15 16 17 18 19 20 21 21 22 23 24 25 26 27 18 19 20 21 22 23 24 22 23 24 25 26 27 28 28 29 30 31 - * * 25 26 27 28 29 30 31 29 30 OCTOBRE 1957 D L M M J V S - - 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 • -'i :.4f i Novembre: — L’hon.Pearson suggère des gardes comme solution au problème de Suez.NOVEMBRE 1957 D L M M J V S - - - - • 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 manda que l'on censure l’Orateur de la Chambre: on en vint presque aux poings.11 fut, jour et nuit et jusqu’aux petites heures du matin, question de Bouri-not(?>, de Beauchesne(?), de la hache qui tranche le cou de Charles 1er; de la révolte des Têtes rondes; d u gouvernement d e Cromwell; de sir Wilfrid Laurier; de Guiilaume-le-Conquérant; de la grande Elizabeth et à l’occasion même du pipe-line.Le 7 juin, la loi en question était sanctionnée par le chef de l’Etat.Mgr Roy, primat Sur le plan religieux canadien en 1956, il advint que le successeur de .Mgr de Lava!, au siège épiscopal de Québec, et successeur des cardinaux Taschereau, Bégin.Rouleau et Villeneuve, Mgr Maurice Roy, devint premier primat en titre officiel de l’Eglise canadienne, tout en demeurant ordinaire des Armées du Canada.DE CE.MBKE 1957 D L M M J V S l 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 U / i ,-jcx 1 * .Octobre: — L’université de Sherbrooke confère un doctorat à l’hon.Saint-Laurent.Offre d’aide aux universités.(Suite à la page 15) Page 13 flf‘* jfonrl» .un marché de $40,000,000 V v\ < \> % •< î' A y- iw>i •.¦ ; £gg La poupée, connue des civilisations les plus anciennes, fair toujours la joie des fillettes du monde entier.Fabriquée autrefois de bois, d'étoffe, de porcelaine, de cire ou d'ivoire, la poupée moderne est faite surtour de plastique incassable, avec des veux mobiles et une chcvclurr om se oeîenc et se lave facilement.Les cheveux des poupées modernes sont en saran, se poseur un à un.ne s'arrachent pas facilement et peuvent erre peignés aux goûts de leurs maîtresses.Photos île POîficc Xationjl du Film du Oiudj pii C.hrt** l.und.** py ¦ *§ ‘ ¦>;5.fes:* l'art Je rl.urt aux enfants, un marché annuel de millions Peor 14 * *Gf- vagt t 8 8 * 2 8 8 iSfAWüw: «*5^ ^.V Pb-S «>A»*Aj*jaS'.,i5ft.\ 3ttX5&JG5SA4«bi ^ Z>\ "S\ « • C.‘4£MSS&»J) V«litre mis 11 8 8 8 8 I 8 8 8 8 Lie nous reserve W.GEORGE NELMS, maire d'Ottawa.•'L'année 1957 sera particulièrement importante pour les municipalités du Canada”, nous dit le maire (ieorge Nclms, d’Ottawa.uLe gouvernement canadien devra aider davantage les tût tes du pays afin de soulager le contribuable qui voit ses impôts augmenter à cause des nombreux projets de voirie, d’habitation, de récraétion.etc., qui se multiplient à mesure qu*auçmcnte la population”.Le maire N et ms prévoit une mécanisation avancée dans tous les domaines, la disparition de moyens de transports devenus désuets, l'ns-sainissement de cours d emi contaminés par les égouts, et de nombreux projets d'habitations ouvrières à loyer modique Les dirigeants des municipalités dti Canada se donneront la main pour que Limité nationale se généralise d'un bout à Vautre du pays”, a-t-il ajouté.M.T.A.TUERIES, employé civil.“L’année 1957 vous réserve une foule de choses intéressantes et autant de moins roses”.nous dit M.Thomas Thé-rien, employé civil et ancien militaire.“Pu côté intéressant, nous espérons que nos gouvernants nous accorderont l'assurance-santé et nn allégement d’impôts sur le retenu, a t il ajouté, et de meilleurs accommodements pour ceux qui voudront s’établir dans une maison bien à eux”.M.Thérien est d’avis également qu’une troisième guerre mondiale nous attend ru 1957, à moins que 1rs Nations l nies parviennent à s'entendre sur le respect des frontières.Le nombre des accidents de la route augmentera considérablement aussi, à cause des nouvelles voitures à surpuissance “Quant nn bonheur individuel, ajoute-t-il, il sera ce que chacun le fera, selon sa foi, son esprit de famille et son courage”.M.11.P.ARSENAUX Journaliste."L’événement d’importance pour te Canada, en 1957, sera sans contredit, l’élection fédérale; il est n prévoir que le présent parti au pouvoir sera réélit.Le thème du parti row-servatêur aux prochaines elections sera, rr.—* nn, la po litique étrangère.M.Arsenault est d’avis que le peuple canadien n'aura pas encore cette annéet l’assuran ce-santé."ballon électoral’1 dans certaines provinces.Ce sera une mauvaise année pour l’habitation à cause de la diminution des prêts et la hausse de leur taux, et aussi à cause de l’augmentation croissante du coût des matériaux.Un prévoit une hausse des allocations familiales et des pensions de vieillesse, et si l'impôt sur le revenu diminue ce ne sera que faiblement.Les gouvernements pratiqueront une plus grande économie et 1rs citoyens devront embaucher le pays dans ce domaine >1 8 3 8 8 8 8 8 l 1 n JW 8 8 8 S 2 8 8 2 8 « 8 8 S 8 8 u •— n 8 8 8 8 a £££»ïæ sæ ïæ ta va sa sa t» va va va va va va va va L’an 1956, en résumé.(Suite de la page 13» Vive le pouvoir! Sur ïc plan québécois, monsieur Maurice Duplessis et son gouvernement d’Union nationale étaient au printemps portés au pouvoir pour la quatrième fois Consécutive et la cinquième en tout.Pas un seul ministre défait.I^e nombre des sièges du parti gouvernemental augmentait légèrement.Les principaux député* libéraux de la précédente législature disparaissaient de la lutte, sauf le chef d’Opposition, M.Georges-Emile Lapalme, qui obtenait la plus grosse majorité de la province dans son comté d Outremont.Toutefois, les rumeurs ne cessent de courir depuis que M.I^paime s'est retiré sous sa tente pour n'en plus sortir.Mais après l'action, la réaction.La victoire de l'Union nationale généra un nuage noir dans le ciel Heu.Deux professeurs à Laval, les abbés Gérard Dion et Charles O'Neill furent, quelques semaine* après le’ élections provinciales du Québec, étiquetés dans les journaux, comme les auteurs d’un article publié dans une revue au seul usage du clergé ou les deux prêtres disaient leur indignation pour la manière dont la campagne électorale avait été conduite.Ils y parlaient du mythe du communisme dont les véritables responsables de !a lutte des classes se servaient pour épouvanter les bonnes gens alors que l'on était en train de créer un climat totalitaire dans la province française.M.Drew se retire Sur le plan fédéral, par ailleurs.le parti de l’Opposition officielle aux Communes a été décapité.du jour au lendemain, par la retraite imprévisible comme leader national des conservateurs de l’ancien premier ministre d’Ontario M.George Drew.Et l’année politique se termine au Canada par le choix d’un nouveau dirigeant des forces de la gauche aux Communes.Que sera 1957 7 *‘Paix sur la terre aux hommes de bonne volonté ." Banne et heureusv année ! Pierre CHALOULT DECEMBRE: Les réfugiés hongrois sont heureux de trouver asile au Canada.t * ZjfcJlt* KW***JCttJO.VZi' ZtftZ.S 8 Conte du Jour de l'An U f » u n ï h x i er janvier B 2 1690, en riouJLZ rance 8 8 8 m ft C’était la veille du joui de l’An et chaque famille voulait fj fêter comme il convient le 1er janvier 1690.y Mais soudain les travaux s’arrêtèrent, les hommes regagné J?rent en hâte leurs logis car un cri retentissait dans la basse R ville: "La Guignolée.la Ignoléç qui vient!” g Sur la rive du fleuve, gravement, une bande de jeunes tfj garçons se mettait en route, chacun d’eux portant un long L bâton, tandis que les deux derniers tiraient et poussaient ft une caisse montée sur roues.Devant chacune des maisons — Ü de pierre, de colombage ou de bois selon l'opulence des propriétaires — les "Ignoleux” s'arrêtèrent et, battant la mesure £ de leurs bâtons, commencèrent leur chanson: ft •*Bonjour le maître et la maîtresse ft et tous les gens de la maison je Nous avons fait une promesse de v’ntr vous voir une fois l'an.Une fois l’an.c’est pas grand chose qu’un petit morceau de chignée.” Quand la chanson était finie, le maître de céans et les siens £ ouvraient la porte, très cérémonieusement invitaient les "Igno-ft leux” à entrer et les conduisaient à la cuisine ou dans la salle ft à diner.Une petite collation était préparée, à leur guise les g garçonnets mangeaient une tartine de confiture d’airele, un g.biscuit, buvaient du sirop ou de la bière d’épinette puis le ft chef de famille leur remettait son offrande pour les pauvres, ft Cette offrande était souvent le morceau d’échignée ou chignée réclamé, c’est-à-dire un morceau d’échine de porc sorti du £ saloir en prévision de leur visite.La joie des quêteurs était R grande quand à la chignée tenait la queue du pourceau car î c’était là morceau de choix et preuve d’estime.Dans leur sac y de toile on jetait aussi des légumes, des pommes, parfois un f?peu de maïs.Les "Ignoleux” remerciaient et, après avoir vidé ft leur sac dans la caisse traînée, reprenaient leur chanson devant la maison voisine: "Un petit morceau de chignée, si vous voulez.Si vous voulez rien nous donner dites nous lé.Nous prendrons la fille aînée nous y ferons chauffer les pieds! La Jgnolée! La Ign.loche! Pour mettre du lard dans ma poche!” Yj La caisse de bois était maintenant presque pleine, le pas it des garçonnets, trop bien reçus, s’alourdissait mais il fallait ft courir la Ignolée jusqu'au bout.Ils commencèrent à gravir 2 le chemin de la Montagne qui conduisait à la haute-ville.Dans l'air cassant (h?Décembre leur chanson résonnait comme un tintement.8 8 8 8 3 8 8 8 3 3 8 S S l M* t 8 S o p.V K 0 8 t ’’Nous sommes cinq ou six bons drôles, et si notre chant n’vous plait point vous ferons du feu dans les bois, étant à l'ombre.On entendra chanter l'coucou et la coiilombe!” Tout en haut, sur la Place d’Armes, les "Ignoleux” s’arrêté-rent devant la grande porte du château Saint-Louis et leur g choeur reprit.Avec de grands égards, le capitaine des gardes ft les fit entrer tandis que sur le perron le trompette annonçait JJ leur visite par des notes claires et ils parvinrent dans la gran- S de salle d’audience où, dans un haut fauteuil doré qui, sous son dais aux armes royales ressemblait à un trône, le comte $ de Frontenac, gouverneur général du Canada, les attendait, g Très intimidés par l’immense pièce lambrissée de chêne et -r.l’épais tapis rouge qu’ils foulaient pour la première fois, les R "Ignoleux” saluaient gauchement et n’osaient plus ouvrir la ft bouche.M.de Frontenac leur rendit promptement leur in-£ souciance avec quelques mots joyeux et une tape amicale pui» £ les mena lui-même à une table chargée de fruits confits, de ft bonbons à la rose, de pâtes d’amande, de massepains, de fia-g cons aux belles couleurs.Y Tandis que les enfants se régalaient des friandises venues £ de Paris qui étaient inconnues dans leurs foyers, M.de Fronte-ft nac expliquait à M.de Vaudreuil, commandant des troupes, g l’origine et le pourquoi de cette coutume, apportée de France £ par les premiers arrivants.Païenne ou chrétienne, cette coutume enchantait le comte ft comme toutes les choses inhabituelles.Il appela tes enfants ft près de lui, jeta dans leur sac des pièces d’or et d’argent, r puis, en grande pompe, reconduisit les "Ignoleux” jusqu'au £ seuil du château.ft La quête avait été si fructueuse que les jeunes garçons ^ étaient un peu embarrassés car au vrai il y avait peu de pau-£ vres à Québec où peu de personnes étaient riches.Us décidé ft rent de se rendre au collège des Jésuites où un Père promit $ de mener à bien la distribution des aumônes et le petit grou-5 pe se dirigea vers le logis des plus déshérités, s'arrêtant aussi £ dans les cabanes des Durons: ceux-ci avaient rarement Toc V casion de faire bombance depuis qu'ils s’étaient rapprochés ^ de la ville.« La grande paix du soir descendit sur Québec qui se re J cueillait avant d« fêter en grande Hesse le 1er janvier 1690.î (HEBDO-MONDE) 3 3 3 3 Pag* 15 % Conte pour le temps des Fêtes et dédié aux Jeunes et aux moins jeunes .! d'écume, piaffait en se déxal térant à l’eau claire et rapide d’un petit torrent et lui le seigneur, entouré de sa troupe.écoutait Nicolas chantant la joie d’Olaf lorsqu’il apprit la naissance de son fils.La voix du clerc était fluette Parfois il s’arrêtait et l'on voyait alors ses doigts qu’il avait longs et fins connue une femme, danser sur les cordes de la viole: "Le roi Olaf, )ils de Harold Chevauchant dans repaisse forât.Dans la glaise trouva une petite trace.Et ce fut un grand événement Dit alors Finn Aruesson Qui ma reliait en tâte de la troupe “Il serait joli, un pied s; petit, Dan s des ch a u s s on s d'ec.arlate" d'une vaste province.Certes on lui reprocherait sans doute quelques vétaillcs de maraudes et impertinences sur la personne des paysans et pécheurs.Mais n’était-ce pas là coutumes et moeurs de seigneur?Outre qu’en ribau-dailles, il n’était pas le pire.Non! Aucune âme ne lui disputerait la place.•rrrj U soleil levant, les sortirs vantes se lancèrent des y 3 clins d’oeil et hoché ^ “ rent la tête d’un ait entendu, se chuchotant d’o teilles à oreilles: "Le voilà qui revient Avez-vous vu comme il rêve en marchant ! Ah.ah.ah! Plus n'est super be le seigneur Christian et notre sire est bien habile qui sut le mettre en tel embai ras! Ah! ah! ah!” C'était vnu Rejoignant le le maître de Toc ns- vieille femme s'approchait de lui.Elle avait la peau ridée et les reins cassés.De longs cheveux blancs lui traînaient Jusqu’à terre.Arrivant près de lui au point qu'il aurait pu la toucher, la vieille sorcière.car à n’en pas douter c’en était bien une assurément.brandissait un bâton noueux et le forçait ù s’agenouiller.“Regarde à tes pieds mécréant, regarde.” lui criait-elle Mais il avait beau êcarquiller les yeux, il n’apercevait qu’un peu d’herbe et de boue Alors la femme le frappait doucement du bout de sa canne, le faisait reculer “Toi Christian le Superbe.lu n’es même pas capable de te servir de tes prunelles! Laisse-moi rire’ Ne vois-tu pas l'enfant qui rit?" Et l’écho reprenait le rire de la sorcière.Christian tremblait rie rage.Il aurait voulu infliger à cette malheureuse une bonne correction “Tu caracoles sur ton cheval, les veux fixes sur le soleil, lier chevalier.sans même prêter attention à ce que tu écrases en marchant”.reprit la vieille.Le timbre de sa voix était devenu soudainement grave.Et Christian commençait à se sentir mal à l’aise car sous les paroles de la sorcière, il devinait la vérité de ses fautes passées Tout à coup, la voix gronda comme un era quement de branches nuand approche l’orage: “Maudit, sois-tu pour avoir de ménris répandu le malheur chez les humbles”.Silence La sorcière ne le militait pas des yeux, (ienoux fléchis, front dans la boue.Christian le Superbe.pleurait1 Quel terrible cauchemar! Enfin la voix lui parvint douce et auréable: “Relève-fol chevalier, et pour la dernière fols, regarde."Haïssant la tête, U fut fort étonné de voir un petit bum bin.couché flambant nu sur le sol Déjà il s’apprêtait à couvrir l’enfant de son manteau quand la vieille le retint en hurlant: “Arrière! Comment oses-tu.Indigne et su -ciilè?e, toucher à l’Enfant de Vérité0 Ton repentir t a ouvert les yeux.Mais ne suf fit les regrets Encore te faut absoute et pénitence” Christian en était là de son rêve quand Gulf se mit à hennir bruyamment au point d'éveiller son maître Gulf l’avait conduit droit devant une grotte profonde donnant sur un jardin potager.Le chevalier reconnut aussi têt.l'endroit A l'Age de six ans sa mère l avait mené ici rencontrer le célèbre ermite Erasme dont jadis on disait partout grand bien, vantant sa sagesse rt sa science De- m n ] im*T de hêtres et de pins, chassant des routes fiers cavaliers et simples manants, que le bourgeois attisait les braises du foyer en la salie haute de son manoir, or donc Olaf envoya ses héraults de par tout le pays.C’est ainsi qu’un beau jour l’envoyé royal mit pied à terre au village de Toensberg.Il battit tambour, sonna clairon puis quand jugea la foule assez nombreuse, sortit l’édit de son rouleau de cuir et proclama: “Messires chevaliers.comtes et baronnets êtes d’honneur priés de vous rendre céans à la cour d’Olaf le second, rov de par la grâce du Tout-Puissant et maître des terres de norois” "Nobles estudiants de Canada, et vous tous bonnes gens des Étendues sans fin liant les Océans, faites silence ! Paix en vos coeurs et priez le Seigneur et sa Dame avant que d'ouir la merveilleuse histoire du chevalier Christian dit le Superbe ".palais IL4V/V A1 h un messager ota1 ¦ If venu a grand gallop g Q £ avert ir Christian de ledit et celui-ci avait aussitôt ordonné de prendre le chemin du retour Lui-même ne voulut point atten dre la fin des préparatifs et la patience n’étant chez lui que vague qualité, d’un bond, il enfourcha Gulf, ne laissant pour tout .souvenir qu’une étincelle d’or jaillie des sabots du cheval lorsqu’il s’était élancé vers la plaine.Qu’Il était beau, le seigneur, penché sur l’encolure blanche de Gulf, sa capeline pourpre sautant et claquant derrière lui! Et comme il portait bien son surnom de Superbe! Sitôt en ses domaines, Christian pressa scs gens, inspectant les chariots, vérifiant les coffres et celliers et choisissant ses meilleures fourrures pour le voyage.Car de Toensberg à la cour du roy il fallait bien compter plus de cent lieues en terre dure et chemins de rocailles.L’idée du chevalier clan a ai river devant h* roy avec un équipage si éblouissant que personne au royaume n en aurait, vu de pareil.Il pensait ainsi s’acquérir quelques faveurs du maître et prendre place d’honneur au Grand Conseil, car 11 était également ambitieux Deux Jours plus tard la nouvelle surprit Christian, en pleine halte de clairière, alors qu’il chassait hCI se passait en l'an 3/ mille, il y a très exactement onze siècles.En cette ère lointaine.Olaf le Saint régnait sur la Scandinavie.La reine Ragn-hild avait réjoui sa vieillesse en lui donnant un fils que l'on baptisa Erick et qui fut surnommé par la suite Magnus le Bon en raison de sa vaillance et de sa générosité.Mais Olaf redoutait, par cas de mort, d’avoir à laisser son royaume aux mains d’un enfant.Aussi décida-t-il de convoquer un grand Conseil et réunir tous ses gentilshommes.Or donc quand vinrent les temps de grandes froidures, quand neige, bise et gel envahirent les immenses forêt< jfJ HRIST1 AN était un seigneur dur.fier et droit On le respectait e n le craig n a n t.Prompt à l'emportement.Il savait aussi donner avec lar gesse.Mais la plupart du temps.Christian n'écoutait que son goût du moment et c'est pourquoi il fautait plus souvent qu’à son tour.La chasse était sa passion.Et quand je dis la chasse entendez par là qu'il guerroyait par monts, vaux et plaines, tuant à l'aide do ses faucons, l’ours brun, si friand de miel sauvage; pillant selon son humeur, le rustre des champs ou l’habile pêcheur: détroussant sans vergogne donzelles et damoiseaux.Certes chacun tremblait devant lui.chacun et tous, hormis le petit clerc Nicolas qui avait su une nuit d’orage, distraire le seigneur avec sa viole et ses contes.berg cherchait encore le se cret de Dame Vérité.Voyant le jour poindre.Christian jugea le temps venu de partir à son tour II se fit amener Gulf et tel un somnanbule l'enfourcha, murmurant: “A Dieu va! puis il s’éloigna, paupières lourdes, muscles engourdis rt contrepoint frippé.Sitôt disparu! à la lisière du bois, il s’abattit, sur l’encolure de Gulf et sombra dans un profond sommeil rempli de songes, tandis que le pur sang trottait, allègre M sûr.flairant la route.Or donc la nouvelle surprit Christian en halte de clairière.Beaudrlers à boucle d’argent et carquois Incrusté de perles gisaient sur un tapis de mousse humide Gulf, le pur sang à robe CE CONTE EST UNE COURTOISIE UE FRANÇOIS”, JOURNAL HJUR LES JEUNES LES historiens ne sont point gens malhonnêtes mais trop ne taut les croire cependant car souvent fables et romans ajoutent aux faits des temps vécus.Celui de qui je tiens ce dit affirme de mémoire fidèle que l'Assemblée s'ouvrit un dimanche « n solstice d'hiver, par lune de croissant, qui est comme chacun sait le 21 de décembre Olaf apprit alors comment serait choisi son prcmiei ministre: ".Te veux et donnerai récompense a quiconque entre vous rapportera ici en ma présence, Dame Vérité J'ai dit Allez Me.sscigneurs et soyez de retour pour la veille de Noël le 2*1 à minuit Que Dieu vous vienne en a idef " e RIDES à l’abandon, conduit par son seul cheval.Christian endormi faisait, un rêve Il .se trouvait au seuil d’une cabane perdue au fond d’une épaisse forêt Une très (Suite à JJ I -ON Jamais mn si •xtravagantes paroles?J I Les chevaliers se regardèrent .plissant malicieusement leurs pan pières: "Diable! Que voilà un roy qui perd sens et logique et n’entend plus raison! Dame Vérité?Se moquerait 11°' Bon gré,* mal gré, si belle charge i*t grands honneurs voulaient, épreuve devaient subir! Nobles et comtes par tirent donc chacun de loin côté, à la folle requête de Dame Vérité.Christian cependant de meura à la cour afin de réfléchir Il connaissait la sagesse du roy Quelque étrange que paraisse son discours, il avait pour sûr.une signification secrète.Il était le seul à rester ce qui ne manqua point d’intriguer les servantes du roy.Cachées derrière les tentures du palais.elles le virent, du cré puscule à l’aube, arpenter w grands pas les parcs et jardins d’Olaf.faisant force gestes et.marmonnant d’incompréhensibles mots.Christian pensait à Dame Vérité SERAIT-ELLE cette ardeur et fier courage preuve du guerrier loyal?En ce cas point n était nécessaire de grandes chevauchées.Lui Christian, saurait prouver au roy et à ses gens qu’en fait de bra voure pas un ne le surpassait Serait-elle l’art de Justice et d’agrément à gouverner l’Etat?Depuis longues dates, il s'était formé a la gérance QuM était beau, le seiqneur, pen ché sur l'encolure blanche de Gulf sa capeline pourpre sautant et cia quant derrière lui! Ef comme il por toit bien son surnom de "Superbe" ¦*vM M HBgssggras* ¦fy/y min v.rAh ;*> .w-r, m m$: m \ n : ï 7* ‘ -, h .il fil ÏWA : WM m w •>.: kW,\S -if / ^4 +* -M * .?-x "CW.¦o gzjmm Jt ii Zc.%C.M » * « (âHr\ V b> J.' p J .¦'< • gK8 * 1 - »» * • J» * f • r * « 71 r* Ml t % J PT l My /I /I Page 16 Page 17 Revue du soori: en 1956 i 1956 vil rejoindre dins l’abîme des siècles tant d'autres années sportives avec leurs émotions diverses: surprises, joies, serreme^s de coeur.Les Russes ont repris le championnat “mondial" du hockey “amateur", les Canadiens de Montréal ont enfin enlevé la coupe Stanlev aux vieux adversaires, les Red Wings de Détroit, Swaps a enlevé les honneurs du turf à Nashua, Marilyn Bell a conquis le bras de mer Juan de Fuca, les Yankees ont repris le litre mondial du baseball aux Dodgers, la barrière du mille a de nouveau été franchie par les coureurs, le Canada a conquis sa première médaille olympique en vingt ans (jeux d'été à Melbourne) r-âcc à ouatre rameurs Inconnus de l’université de la Colombie-Britannique, les courses sous harnais ont battu tous les records au Canada.K.P.Taylor a Inauguré son hippodrome de $13,000 000 à Woodbine, les Kskimos d’Edmonton ont repoussé Alouettes pour h troisième année de suite dam la elns- Par Charlie Daoust >ique de la Coupe Grey au football canadien, Archie Moore a déclassé James J.Parker à Toronto dans le plus grand com bat canadien au point de vue recettes et mise en scène.Et nous en passons.Gérard Côté de SaintHyacinthe a participé à sa dernière course après un quart de siècle de prouesses.Rocky Marciano a pris sa retraite laissant le vieux troubadour, Archie Moore, et le jeune Floyd Patterson se disputer sa succession le 30 novembre à Chicago.Robert Bédard demeure le champion incontesté du Canada au tennis.Cliff Lumsden domine chez les nageurs comme Mlle Bell chez les ondines.Les “stoik cars”, les motogodilles, les autos et avions de courses augmentent partout l’armée de leurs adhérents.Edouard Carpentier est venu de France pour disputer à Argentina Rocca les honneurs du “catch”.Frank Selke a fait renaître le hockey à Ottawa en prêtant ses Jeunes Canadiens à l’Auditorium.Hull approuve enfin l’emprunt en vue d’aménager un Centre sportif.Les Harlem Globe Trotters demeurent les rois du ballon au panier.Au soccer ou “association football”, Britanniques, Russes, Latins et Scandinaves se livrent d'inoubliables combats.Dans le monde à jamais merveilleux du sport, les jours, semaines, mois et années se succèdent sans qu’on ne s'en aperçoive.A Montréal, par exemple.René LeMvre a connu une dure saison comme gérant général à cause des Dodgers qui lui ont enlevé ses meilleurs joueurs du Royal.Butch Bouchard, longtemps pilier du Canadien, a pris sa retraite et fait partie du conseil de direction des Royaux.Hector (Toe) Blake, successeur de Dick Irvin, comme pilote du Tricolore, a connu des inquiétudes au début de la saison 1956-57 à cause des blessures et de la maladie de plusieurs de ses ehampions du monde.Quant à M.Irvin, l’état 7.«>* ra »r, -sr, «5 >2* >=>x sw æs zn ws «3 a Christian le Superbe (Suite de la page 15» puis, 11 avait pris garde de toujours éviter ce lieu de pénitence.d’autant que certaines langues avaient colporté à propos d’Erasme qu’il était devenu fort ennuyant, son grand âge portant préjudice à son jugement.C’AEBE, son froc retenu aux genoux par deux agrafes, dégageait la neige en l’entrée de sa grotte, adressant à Dieu des oraisons.Sautant bas de Gulf.Christian s’avança Jusqu’à lui.Le saint homme ne prêtant nulle attention au passage de cet étranger.Christian en éprouva grand trouble et humiliation.Quand eut fini.Erasme sourit au visiteur et lui fit signe de le suivre à l’Intérieur du roc.indiqua du doigt une couche de feuilles sèches et se mit en prières Le lendemain.23 décembre, l’ermite tira l’ami de son somme.Ils déjeunèrent ensemble de fruits secs et d’une Jarre de lait.Puis sans plus tarder se mirent à l’ouvrage.Erasme traduisait la Sainte Bible et Christian entretenait le feu.préparait le repas, balayait la neige.A la nuit rendirent hommage i Dieu et se couchèrent.De tout ce temps pas un mot, hormis les oraisons, n’avaient été prononcé.Le chevalier était fort ébahi de vivre en compagnie d’un moine et l’effet de surprise le tint coi de dociles et simples gestes.Cependant à l’aube du 24 décembre, premier levé, se souvint alors de la cour d’Olaf et de l’honneur promis.Fraîcheur de neige et douce senteur de pins ravi- vèrent son sang.Chercha du regard son cheval et n’entendit que faible écho d’hennissements lointains.Chercha son épée et ceinture, mais la neige avait tout recouvert.One n’al vu seigneur plus coléreux et plus triste aussi.Or Termite comprit que le temps était venu de parler.Alité de douleurs d’âge, fit venir le chevalier à son chevet et de son souffle rauque lui tint langage: “Messlre, ne te connais point mais de par gentille Providence, te sais noble et bon.Vois ma faiblesse de corps et te prie d’agréer la requête d’un moribond en seuil de paradis.Car en terre me faudra porter bien vite”.DEMEURA donc le Chevalier.veillant l’abbé jusqu’au lever de lune.Quand la minuit sonna H ressentit si grand émoi qu’en terre se jeta: —Que diable! Mort vilaine, point n’êtes belle et tous devront passer par là! —Mort est plaisante, soupira le moine, aux esprits purs.—Grandes fautes al commises, monseigneur, et suis en peine de bonheur perdu! —Joie en ton âme, beau chevalier.Gloire à Dieu nu plus haut des deux et Paix sur la terre aux hommes de bonne volonté.Un enfant vient de naître en ton coeur.Donne-mol l'accolade*’.Ayant dit.Erasme expira.OR pendant ce temps, à la cour d’Olaf II, moult réjouissances et plein feu de lanternes Jolies en douce musique d’harmonie célèbrent la Noël et le retour des gentilshommes.Ragnhlld serre tendrement les menottes d’Erlck couché pour l’occasion à la crèche du palais et tenant place vivante de Jésus Nouveau-Né.Car II était de tradition que la famille royale devienne pour une nuit Vierge, Joseph et Christ.Chacun sait à présent que Dame Vérité ne se trouve que dans le coeur de l’homme à conscience tranquille.Olaf regarde la fête et ne dit mot Ses gens sont braves certes, mais de têtes légères.Entre par une oreille, la leçon sort par l'autre.Car nul.à part le roy.ne s’est aperçu de l’absence de Christian.OR nobles estudiants qui m’écoutez, si d’aventure aller un Jour en terre de norois et que vous entendiez les vieilles gens vous dire la légende extraordinaire du moine Erasme qui ayant atteint l’Age de 87 ans s’endormit une nuit de Noël et se retrouva le lendemain rajeuni de 50 ans.Qu’ils vous diront encore qu’en ces temps lointains ce fut un miracle vrai, parce que des pèlerins le virent de leurs yeux, un Jour vieillard chevrotant et l’autre tel un homme solide et fort mais sage, humble et savant, alors Je vous le dis: ne riez pas.Car qu’importe le corps qu’il fut celui d’Erasme ou celui de Christian, seul l’esprit compte.Et n’était-ce point l’âme du moine qui vivait dans le nouvel ermite, anciennement maître et seigneur des domaines de Toensberg, Christian le Superbe, chevalier du roy.Kwong boit à la coupe Grey .de sa santé l’a obligé à prendre sa retraite comme pilote des Black Hawks de Chicago.Winnipeg a éliminé Montréal (Royaux champions de la QHL).Autres grands noms athlétiques de Tannée: Marilyn Stewart, reine du golf, Jean Béliveau, Jacques Plante, Maurice et Henri Richard, Bert Olmstead.Bernard Geoffrion et Doug Harvey du Canadien, Jackie Parker.Normie Kwong et Don Getty d'Edmonton, Hat Patterson.Sam Etcheverry et Pasquale Abbruzzi des Alouettes, l’instructeur Frank Clair des Rough Riders d’Ot- tawa.Lew Hayman, qui revient à la direction des Argos; Ronnie Knox de Californie, qui fait parler de lui dans les deux ligues majeures de football avec Ti-Cats et Stampeders; le plus jeune des fabuleux frères Cloutier de Sainte-Agathe, champion mondial de Taqua-ski, en tournée triomphale outremer avec Esther Williams; la petite Ernestine Russell de Windsor, rein* des gymnastes d’Amérique etc.En dépit des nuages sombres à l'horizon.Ties jeux Olympiques de Melbourne demeurent le fait saillant de 1950.¦¦ * * 1*GS Na .Y:, v.Hé l’ami! Pour te remonter.prends une Brading •"""t .la bière robuste! BRASSEE AU RALENTI AU OOÛT DU QUéBEO Page 18 Une sporlorieite de Rosaire Barrette • 4 'V •* , « •*, • * ^ ^ j ¦ .¦ ¦ ¦ * .' • r • ¦ 1 * , .' 4 ^ t&i • • •* *•% 7 # -fj" ' .,.' • 47 »«'“ -, * ^ 1»./ • '• *• , • ^ 1 % -, Monumentale erreur du 1er janvier 1929 à Pasadena, Californie! al'KLlJl ES joui s avant h» célébré partie pour la coupe Grey, a Toronto, alors que tous les esprits se concentraient sur la grande classique annuelle du football, nous avions le plaisir de souper a l'hôtel LaSalle de Montréal, en compagnie de quelques sport.-men, dont M.Aurèle Marquis, importateur réputé qui a considérablement voyagé a travers le inonde et dont les souvenirs sportifs rempliraient à eux seuls plusieurs volumes du plus captivant intérêt.Ses savoureuses évocations n’ont pas manqué de charmer ses auditeurs, et celle qu’il chérit le plus est.sans contredit, l’historique joute de football à laquelle il était lui-même présent, le 1er janvier 1929, au fameux Hose Bowl de f’a-adena, Californie, et où il vit se perpétrer une erreur comme il ne s'en était encore jai i ¦ • - ' - tues sportives mondiales.On a déjà vu de- joueui- de hockey et de crosse, emportés par le désir de vaincre et aveuglés par la fièvre et la rapidité du jeu.perdre la tète et enfiler, d’un geste impulsif et irréfléchi, la balle ou la rondelle dans leurs propres filets; mais, pour un joueur do football.et le futur capitaine de l’équipe par-des->us le marché, s'emparer du ballon, pui- s'élancer vers les buts adversaires dans l'espoir de compter un touché, zigzaguer pour déjouer les bloqueurs, faire demi-tour sur lui même pour prendre la direction de ses propre»* but5 et réaliser une course sensationnelle de 65 verges avant d élie maîtrisé, voilà, dira t on, qui est inédit, incroyable, fantastique impensable.impossible.Pourtant, c’est bien l’incident qui médusa le* 80.000 spectateur- entassés dans l'immense amphithéâtre, au coeur le la cité où se déroule, chaque année, le grand tournoi de- roses, en ce joui de l’an .929, le premier de l'inoubliable période de dise economique La curiosité non* a poussé * revenir en arrière et a consulter les journaux de l'époque pour avoir de plus amples détails sur cette rencontie devenue légendaire.Ce jour-la, l’équipe de l’université de Californie se mesurait contre celle de l’Institut de Technologie de Géorgie, communément appelé Georgia Tech .Le destin avait certainement marqué d'avant • cette partie, car, dès le dé-> but, il était clair qu’il y avait quelque chose de défectueux dans le mécanisme et que la stratégie, de part et d’autre, ne fonctionnait PJi- comme a l’accoutumée.Dans le premier quart, nombreux avaient été les passes manquées, les bai Ions échappas, les botté.* -aîes eî le- hors-jeu que des combins sons pim savante- auraient pu évité: l'eu de temps après la mise au jeu dans le deuxième quart, le- Geoj giens -»* trouvaient en pos» -ion du ballon -ur la ligne californienne de 40 verges.L’arrière-demi Thomason, du Tech, prit le ballon et contourna sa ligne de mêlée pour réaliser ur.gain de dix verges.C’est le joueur de défense Benny Lom qui le descendit En s’abattant au -o!, Thomason échappa le ballon qui bondit vers le milieu du terrain, ou le prédestine Roy Hiegels, qui jouait centre errant, le ama-sa Le solide maillard était sur sa ligne de 35 verge- lorsqu’il prit le depart pour se lancer, tète b.- ssee, ver5 les but- du Gcor-g a Tech.Rjegeis descendait te teriain à fond de Lain e; tou: .semblait indiquer qu ;j «-.lait compléter victoiieusement sa course, quand n vit surgir autour de lui tout un essaim de Géorgiens qui avaient d i tir d< s ailes poui le devancer.Comment êliidei ces a batteurs menaçants?Hiegels ne vit qu’un unique moyen: couper à angle droit et traverser le terrain; mais là d’autres coureurs se jetèrent sur lui et tentèrent de l’écraser.Toujours debout, Hiegels fut obligé de décrire deux ou trois cercles durant ce manège.Lorsqu'il réussit à secouer ses assaillants et a s’en libérer, notre homme se mit à courir de plus belle, mais, cette fois, dans la mauvaise direction.Sans s’en douter, il chevauchait, comme une jeune et fringante cavale, vers ses propres buts Pendant quelques secondes, les joueurs restèrent stupéfaits, ne comprenant plus rien à ce qui se passait.Muette tout d’abord, la foule se prit à pousser des clameurs retentissantes.Certains, hurlaient, vociféraient à la vue de cette erreur inconcevable; d .utre- applaudissaient et ovationnaient Hic-gels, complètement désorienté et croyant qu’ils assistaient a une performance de héros Les footballeurs de Géorgie étaient aus-i abasourdis que le- Californiens.Toutefois un -e rendit compte bien vite de la gravité de la situation.Benny Lorn fut le premier a -e ressaisir: il partit comme une flèche der-iière >on camarade qui avait perdu la boussole, dévora l’espace et s’en rapprocha assez pour lui crier de faire demi-tour et de retenir Les rugissements.le tumulte et le va carme émanant de la foule surexcitée empêchèrent Riegels d’entendre quoi que ce fut.et il accéléra son allure en voyant une oinbre derrière lui.Hiegels était parvenu a sa ligne de troi« verges, quand Lom put s’aggriper a ses épaulas.le retourner et lui faire reprendre sa coi r-e dans l’autre sens.Mais une avalanche de Géorgiens le cloua sur place.Tout de suite, les Californiens se mirent en formation et se disposèrent à botter, mais l’adversaire Vince Maree se faufila à travers la defense et bloqua le ballon qui alla bondir derrière les buts.Les arbitres statuèrent onç Barrière-quart Breckenridge, de l'univer-ité de Californie, avait été le dernier à y toucher, et le Georgia Tech bénéficia d’un coup de sûreté, qui lui donna un avantage :1e 2 0 a la mi-temps.Cette malencontreuse coui-e a l’envers avait jeté tant de confusion parmi les jou-cuis que deux équipiers géorgiens avaient tenté de descendre Riegels dans cette manoeuvre qui était tout a leur avantage.D’aune part, trois coéquipiers de Hiegels firent eu sorte de lui garder le chemin libre durant 'j folle montée Au troisième quart, les visiteurs enregistrèrent un touché qu’ils ne purent convertir, ou tran>former comme on dit en France.Il ne restait que quelques minutes de jeu à la quatrième reprise et le pointage s’établissait a 84).quand le capitaine Lung Phillips attrapa une passe de Lom et, a la suite d'une course de 93 verges, compta pour les Californiens, un touché que Stan P.ii r convertit La joute se termina au -core de 8 7 pour Georgia Tech.Darn le vestiaire, Riegels pleura à chaudes aime- apres la rencontre, il avait été Parti-an de la défaite de son équipe qu’avaient fa* vorisée a 10-8 les parieurs.Cette fâcheuse aventure marqua la fin de carrière d un joueur de grande valeur qui allait remplir les fonctions de capitaine l'année suivante.l«a ;'oire est une chose bien factice: de quoi de-mam sera-t-u fait*' Demandons-en la réponse a t e malheureux, si le pessimisme et l'amer- ume ne lui ont pas déf.nilîvement scellé .e?iev r » - .< >y formulons pour to ur nos lecteur?A ng usmore / ofjnt iivc omnuigi 5 /// BRASSERIE fv' Vit tt u il Yd « l1.Yd Y’d Yd Yd *r Yd Y’d ÿ Yd « YÎ Yd g YÎ jz Yd UZ Yd YÎ « Yd Y$ Yd *Z Y’d VS Yî Y’d « Vd ; ss3 *=?; æs æ» Meilleurs voeux.! Dans quelques heures, l'armée 1956 sera inscrite dans ii* annales de l'histoire.Qm fut celle dernière mince pour nombre d’entre nous?Pouvons nous nous en glorifier ou cherchons nous plutôt r.la reléguer aux oubliettes de notre mémoire?Aujourd’hui, c’est le jour idéal pour faire un examen lit conscience.Demain nous en serons aux bonnes ré solutions pour l'an prochain.l’n court crânien fies faits saillants de 1956 dans le domaine de la conservation, dans le monde de la pêche et de la chasse et sur le comportement des sportifs: en dépit îles améliorations apportées dans tous res domaines, ion constate que malheureusement il reste beaucoup a faire.('on,bien d'infractions graves aux lois gui régissent la pêche et la chasse! Combien de feux de foret fins à la né gligcnce criminelle de certains individus! Combien d’accidents ou de tragédies ont interrompu certaines rJ • nrsions fie chasse ou fie pêche! Les méfaits sont du passe mais ils peuvent encore nous si rvir: l’expérience aeqni*e est à ta base des résonnons pour l’avenir.Sous aimerions qu’au cours, de VJ57, les gardes pêche • : es gardes chasse n'aient a sévir contre j,crsonne: nous ouhaitons qu’aucun feu de forêt ne naisse fie l’inattention fies humains; puissent toutes les excursions de i hassi ou de pêche, les randonnées s ir l’eau ou flans le* bois connaître une fin heureuse! Sous mous un pays jeune, rigoureux ft fioul le$ res sources naturelles nous semblent actuellement presque inépuisables.Il n’eu fient qu’à nous de conserver cei état de choses .Vos forêt* sont les plus denses au monde, nos bois (fichent une légion d’animaux de tous genres, nos lac* rt nos rivières regorgent de poisson* de fontes espèces • faut maintenir cette situation.Les autorités gouvernementales, les associations spor fury if nombre d autres mouvements font tout ce qm est m leur pouvoir pour aider a la conservation.Prenons donc ta résolution de coopérer entièrement avec tous ces organismes au cours de l'année qui rom •'tenccra bientôt.C'est en prenant conscience de nos ressources et en •oyant à leur conservation que nous pourrons tous jouir d’une bonne, heureuse et prospère année.f’’e*t le voeu Poge 19 •; l'i t fiGfe ft/1 /» j»* fTw, * vdto z&sssm.KEADTL DU CUIVRE — Vous pouvez, donner un cachet de beauté et rie style à un pied île lampe ou transformer un moulin à café en lin joli objet ri’arl rustique, en recouvrant ces articles de feuilItH de cuivre fin.Ils reproduiront les finesses de forme des objets, en épouseront les sinuosités du dessin.I n poli final donnera l'apparence de fini à l’antique.ZxTSTxæs «S RftSt JZTx«7.»33555 3=57, Rtt7 SffCV SfM *.- HP ^*3 • > * A /M-i K*,, 1 I\1 t'KIST.AI.— Dans toutes le> boutiques spécialisées pour hobbies, nous trouverez cette solution cristalline, qui sert parfois a créer apparence de givre sur les décors artificiels.Servez-vous en pour enduire l'arrière fond de loute plaque- de cuivre à dessins repoussé*:.Etalez les couches a grands traits, dans une pièce bien ventilée Ce fond d’urn* blanche opacité fera ressortir les scènes qui copieront mieux l'attention, comme sur la plaque aux oiseaux sauvage*: que l’on voit iri.k % l 'w?r rt.t^rsfjussa æ-s ^ sss t&% æî Semaine prochaine g S ï s H S ! Conseil sur Fart de i 2 v Itravailler le jonc.i ii J 2 r-ss er; .-^ïaïaï» tasse ssœsbshe» » _-v ta va 5 LES PLAISIRS D£ LA ROUTE Pu CAROL LANE - Conseillère De Voyais Pendant l'hiver, la saison des cieux clairs et des champs blancs, n’oubliez jamais votre appareil de photos lorsque vous faites une promenade en automobile.Lo paysage a une beauté spéciale à cette époque de l’année et vous aurez envie de garder un souve nir concret des plaisirs de votre famille et de vos amis.Si vous voulez profiter au maxi muni de votre appareil pendant l'hiver, utilisez un garde-soleil.Avec ceci, vous pouvez attraper les effets subtiles de la lumière sur la surface de la neige et les contrastes dramatiques de l’hiver.Il faut aussi de la pose additionnelle pour empêcher les ombres d'obscurcir les détails intéres sants d'une scène ou d’un visage.Pour obtenir une impression tridimensionnelle, “encadrez” la vue que vous désirez photographier entre des arbres chargés de neige ou regardcz-la à travers les rameaux d'un pin tordu.Veillez à ce que tous vos efforts ne soient pas ruinés par la manipulation maladroite de l ap pareil ou du film même.Essuyez .>an> délai tout flocon de neige qui tombe sur l’appareil.Enroulez le film lentement lorsqu’il fait froid, car il peut devenir raide et vous risquez de le déchirer ou d’abîmer le négatif avec de l’électricité statique.Il est re commandahle de faire développer le film exposé le plus tôt possi ble.Et à la maison, évitez de laisser l’appareil près d’un radiateur si vous ne voulez pas que toutes vos belles scènes de neige deviennent boueuses! t Rm Rft R& «5 3555 35T, .=?* m% A m% M ms, ï*>* t*yj, A M W, Wx M *»* «t, f S S g H g g g g g | g « R- g g « 0 ô Ht il S Ti u H".V K' V h: n ïl % l l !>.g g a Ht U H- fl U» a g « g Ht 0.% Heureuse /innée.! 9 * v% "Que votre vie soit comblée.! 5S £51 £t£ £3 £t£ £ï S3 t O vous petits, 6 vous les yruncls, Qui rêvez d'une cheminée.D'où reviendraient.la nuit tombée.Tous ces bonheurs des coeurs confiants: Voici le temps de vos étrennes Où nulle paix n'est refusée: Dans un pays de joies soudaines Nulle Ame ne reste altérée.Demandez donc au Dieu Sauveur Qu'en ce premier jour de l'année, Tout ne vous soit plus que douceur Et que votre vie soit comblée.Venez, amour, bonheur, espoir: Il n’est rien que le Ciel n’accorde En ce mystérieux beau soir.Ou le coeur du Père débordef Et quand demain prendra son cours, Traînant quelque douleur muette, Vous saurez quand même toujours.Que nos coeurs sont faits pour la fête: Celle qui ne s’éteindra pas, Qui s'allumera aux étoiles.Et vers laquelle A petits pas, ^ Nous marchons entre tant de voiles.a U A.LEGAULT g v 5£ * J iJX £5£ £51 £S £51 ** £tx £51 ÏG.' £2£ iæ ü« ta *££ ta •'» i * ZT+ f**À p- •« > —• PN Kl L ^ __à PM Mm Ccn PM ÆCr r /t'i* SÇcivl X* A S :v‘r.a*3rw NAPPLItON-f IIE\ 10 TE — Ce napperon et son étui à verre plairont, par leur allure et la rapidité de leur exécution, à celles qui ont peu de loisirs pour crocheter.Une trame foncée, du fil clair et brillant passé au travers et se terminant en frange de chaque côté, et voilà le-napperon prêt à orner une jolie table! Modèle no C-S 401-F, explications en français.Pour le commander, écrire au Service des Patrons à l’Aiguille, “Le Droit”, 375, rue Rideau.Ottawa, Ont., et inclure 5 cents (en argent) et une deuxième enveloppe avec un timbre de cinq cents et adressée à votre nom pour le retour.Fcicje 20 ^ *** 21 *** *** *** ***** Vie* «sa* %» «4M Usa m «OC Ksx Ksu.fcsi ïl £» VSÜ.ta fcSi ï* Ï5» £« noanm La bière jF8* ttKffij .*V.r-KVv^ «•a wv.-.tvy Wffîi Mi En effet! La bière Brading est brassée comme vous l’aimez, piquante et pleine de saveur.La raison, c’est le "Brassage au ralenti”, le procédé unique b Brading qui donne le goût d’une vraie bière.Vous découvrirez la différence dès la première gorgée.Essayez-la et vous verrez.Ce que le Québec exige d’une bière Brading a demandé à un groupe d’experts de le découvrir.Ces experts ont interrogé des centaines de personnes dans tous les coins de la province, et le résultat de cette enquête nous a prouvé que vous recherchez le genre de bière maintenant brassée par Brading.Une bière qui vous remonte .une bière robuste.une bière piquante et pleine de saveur .; .une bière qui vous laisse en forme le lendemain ; .une bière, enfin, brassée au ralenti au goût du Québec.à votre goût! LA PROCHAINE FOIS, POUR VOUS REMONTER, PRENEZ UNE BRADING, LA BIERE ROBUSTE. æ va vxi *«s £ a.©a: *» « tat va ^ \^£ ta» v adolescentes du monde entier pleurent toujours James Dean .Décès du célébré chef «Porches tic Tommy Dorsey.Ce>t bien b mois des morts .DCCFMItKF .1rs troupes amateurs sr prépaient aux festi-\a!s dramatiques régionaux qui lommencent le 7 janxirt .l.rs tioopes professionnelles font rr »• \ » r i.«Ove V fi fi U fi fi Le film li lié rai rcj.par GUY SYLVESTRE, fi de la Socic lé «oyais du Conoc'o fi fi .V-SfWrc*.5* V Wï Km* Features Syndicate.!m.World rictiM rmiM .w 'il «!' ri K A, £T**r’ J** ««VV dkmiwk mm XjL.HS § I QO •> Imprimé au journal “Le Droit", Ottawa.Dut
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