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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Arts
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2013-01-12, Collections de BAnQ.

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[" www.lapresse.ca/arts M O N T R É A L S A M E D I 12 JA N V I E R 2013 NATHALIE PETROWSKI PAGE 10 OPÉRA DU FAUX DÉBAT PATRICE L'ÉCUYER PAGE 16 SUR LE DIVAN ARTS VEDETTES Pour les plus récents potins, visitez notre section Vie de stars à lapresse.ca/stars CIRQUE RÊVER LA VÉRITÉ PAGES 12 ET 13 L'acteur du moment BENOIT McGINNIS Cet hiver, Benoit McGinnis joue dans trois productions théâtrales d'affilée.Une saison qu'il entame mercredi avec un gros morceau du répertoire : le roi Bérenger dans le classique d'Eugène Ionesco Le roi se meurt, au Théâtre du Nouveau Monde.Ensuite, en mars, il reprendra le rôle de Normand dans Avec Norm, une pièce hyperréaliste signée Serge Boucher, au Rideau Vert.En mai, il incarnera Toothpick au TNM dans Le chant de Sainte Carmen de la Main de René Richard Cyr et Daniel Bélanger, d'après la pièce de Michel Tremblay.Et tout ça, en tournant dans 30 vies ! UN PORTRAIT DE LUC BOULANGER À LIRE EN PAGES 8 ET 9 PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE Espace pour la vie vous invite à partir à Spectacle de marionnettes, mascotte et aire de jeux pour apprentis vétérinaires! l'aventure sous les tropiques 22 décembre au 3 février au Biodôme Viau espacepourlavie.ca \f 2 ARTS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 12 JANVIER 2013 ARTS llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll PANORAMA Agenda Musique M.I.A.retourne en studio M.I.A.a dû retravailler son nouvel album parce que sa maison de disques le trouvait « trop positif ».La star du hip-hop, dont le vrai nom est Mathangi Arulpragasam, a terminé l'album à la fin de 2012, mais elle doit remettre sur le métier son ouvrage avant sa sortie.« Il doit sortir en avril, confie-t-elle, mais je suis toujours en train de travailler dessus.Je pensais qu'il était fini.Je l'avais terminé il y a deux mois et je l'avais fait écouter à ma maison de disques.On m'a dit que l'album était trop positif.Donc nous avons un petit problème avec la maison de disques.Ils m'ont dit \"Tu dois noircir un peu les choses\".» - Reuters Théâtre Le Old Trout Puppet Workshop d'Alberta en est à sa troisième visite à Montréal avec sa nouvelle création de théâtre de marionnettes pour adultes, Ignorance.Cette pièce documentaire traite du bonheur du temps des cavernes à notre avenir à la vitesse de la lumière.En français, SVP ! De mardi à samedi à Espace Libre.PHOTO AFP IGNORANCE La citation de la semaine « La Russie est une grande démocratie et ce n'est pas un pays où un premier ministre traite un citoyen de minable.» - Dans une lettre qu'il a envoyée à des journalistes russes, Gérard Depardieu affirme avoir fait cette déclaration au président français François Hollande.Musique Le groupe d'indie rock The Walkmen a lancé Heaven en mai dernier.Deux publications réputées, Pitchfork et American Songwwriter, ont reconnu le CD comme le meilleur du groupe depuis sa création, il y a plus de 10 ans.Mardi à 20 h 30 au Théâtre Corona.PHOTO LOIC VENANCE, AFP THE WALKMEN 07 FÉVRIER 19h30 2013 MAISON SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL Bienvenue en Amérique Bach et les romantiques CHEF PHOTO STAN HONDA, AFP JEAN-FRANÇOIS RIVEST CLARINETTE Musique Beyonce chantera pour Obama Beyonce et son mari Jay-Z n'ont jamais caché leur amitié et leur appui par le président américain Barack Obama.C'était donc tout à fait logique pour la chanteuse d'être sur scène pour interpréter l'hymne national américain lors de l'investiture d'Obama le 21 janvier prochain.Beyonce était présente, en 2009, lors de cette cérémonie et avait interprété la chanson At Last d'Etta James lors du bal d'investiture.Barack et Michelle Obama ont fait à nouveau appel à leur amie Beyonce pour marquer ce second mandat présidentiel.Elle sera sur scène aux côtés de Kelly Clarkson, qui interprétera My Country `Tis of Thee qu'avait interprété Aretha Franklin il y a quatre ans.- Reuters SIMON ALDRICH orchestremetropolitain.com Souper Spectacle hOMMAGe À PIAF & AZNAvOUr hOMMAGe À eLTON JOhN 25 JaNVIER 2 FÉVRIER & hOMMAGe AUX bee GeeS 8 FÉVRIER LÉGeNDeS DU rOCk `N rOLL 13 aVRIL ChUbbY CheCker 18 maI FOrever SINATrA 1 JUIN 5723, av.du Parc 514 770-7773 theatrerialto.ca Le TeASer ShOW 9 FÉVRIER TANGO vALeNTINO 14 FÉVRIER SWING DU bUSINeSSMAN 16 FÉVRIER JUDY COLLINS 9 JUIN The hIT MeN 15 & 16 JUIN hOMMAGe À LOUIS ArMSTrONG 29 JUIN \f LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 12 JANVIER 2013 ARTS llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 3 ARTS Pirouettes et courbettes aristocratiques Séparés à la naissance François Perusse Martin Freeman HUGO DUMAS CHRONIQUE I Nos lecteurs Dominik Jacques et Sylvain Bédard ont trouvé le secret de la longévité de François Pérusse en humour, c'est un Hobbit ! Le père des Deux minutes du peuple n'a peut-être pas les oreilles de Bilbon Sacquet tel qu'interprété par Martin Freeman dans le film à succès de Peter Jackson, mais il a la même bouche, le nez proéminent et le regard tout aussi tourmenté ! Parions que Gandalf n'y verrait que du feu.Théâtre Bette Midler retourne à Broadway après 30 ans Bette Midler est de retour à Broadway, et pas seulement comme productrice.Celle que les Américains surnomment « The Divine Miss M » jouera au printemps dans la prochaine pièce du réputé John Logan (auteur de Red, récemment présenté à Montréal, et du scénario du dernier James Bond, Skyfall).Ce sera la première fois en 30 ans que la lauréate d'un Grammy, d'un Tony et d'un Golden Globe jouera à Broadway.Les représentations de cette pièce à un seul personnage, qui porte sur la célèbre agente hollywoodienne Sue Mengers, débuteront le 24 avril prochain.PHOTO EVAN AGOSTINI, INVISION, FILE - Associated Press En hausse, en baisse Kim Nguyen Son film Rebelle connaît une carrière internationale extraordinaire couronnée par une nomination aux Oscars ! Des prix aussi à Tribeca, Berlin, Cambridge en plus d'avoir été choisi par le National Board of Review américain, parmi les cinq meilleurs films étrangers de l'année.Les critiques de Vancouver viennent de lui accorder le prix du meilleur film canadien de l'année.PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE l y a quelque chose de profondément réjouissant dans le succès planétaire que remporte actuellement la superbe minisérie britannique Downton Abbey.Surtout en cette époque dite moderne où le civisme et la politesse sont trop souvent éclipsés par la rudesse et l'insolence.S a n s vo u l o i r j o u e r l e s Denise Bombardier, serionsnous nostalgiques de cette ère où les bonnes manières existaient encore ?La beauté de Downton Abbey, d'un point de vue esthétique, provient de tout le protocole qui régente au quart de tour la vie dans ce somptueux manoir anglais, où chacun connaît son rang et le respecte.Vous découvrirez ce soir (20 h), sur les ondes de RadioCanada, ces somptueux soupers chez la famille Crawley qui sont chorégraphiés comme de grands ballets, ainsi que les longs rituels d'habillement qui les précèdent.C'est magnifique.Chacun des repas est un prétexte pour enfiler de longs gants de soirée ou pour nouer un noeud papillon blanc autour de son cou (pas noir, quand même.Le noeud papillon noir, c'est pour les valets, tout le monde sait ça).Le service à la table, tout comme la tenue de la maison, s'exécute selon des règles très strictes et le majordome Carson, un homme droit et digne, se fait une fierté de respecter les traditions à la lettre.De tous les personnages qui peuplent Downton Abbey, le vieux Carson, qui gouverne tous les employés du château, est probablement le plus rigide et le plus réfractaire au changement.Comme quoi, pas besoin d'être riche pour apprécier les courbettes et le décorum.Pour se parler entre eux, les aristocrates et les domestiques enchaînent les pirouettes langagières fort jolies.Oui, ma Lady.Un instant, monsieur le comte.Et non, les trois soeurs Crawley ne regardent pas de haut leurs femmes de chambre, au contraire.Complicité et respect ont transcendé les classes sociales.Aujourd'hui, observez ce qui se passe dans n'importe lequel souper le moind rement officiel et vous verrez que la bienséance a foutu le camp comme l'aristocratie, d'ailleurs.Entre le potage et le plat principal, les cellulaires vibrent constamment, les convives pia notent fu rieusement et peinent à rester assis plus de 30 minutes sans bouger ou épluc her leu r s courriels.Bien sû r, da n s Dow nton Abbey, un télégramme vient parfois interrompre les discussions de nos aristocrates préférés autour de la table, mais c'est quand un proche parent meurt de la grippe espagnole ou quand une guerre mondiale éclate.On parle ici de grosse urgence.Pas de la dernière bourde médiatique d'A nik Jean, qui pourrait facilement attendre après le dessert.Et si Downton Abbey nous donnait le goût de reprendre nos rituels de famille, de s'inviter plus souvent à manger entre amis et de se parler dans le blanc des yeux plutôt que par textos ?Et si Downton Abbey nous incitait à plus de politesse dans nos rapports humains et virtuels ?Voilà de la télévision qui pourrait faire oeuvre utile.T rêve de voeux pieux, la popularité de Downton Abbey ne cesse de gonfler.Une centaine de pays détiennent les droits de diffusion de cette minisérie d'époque.Dimanche dernier, le début de la troisième saison a été suivi par 7,9 millions de téléspectateurs sur la chaîne publique PBS, soit près du double de la première émission de la deuxième saison, diffusée il y a à peine un an.Et demain soir, deux de ses interprètes concourront aux Golden Globes, soit Michelle Dockery (la suave Lady Mary) et Maggie Smith (l'impayable comtesse douairière Violet).Ce qui est bien avec Downton Abbey, c'est qu'elle régale ses fans à différents niveaux.Les férus d'histoire du XXe siècle se rappellent des suffragettes, de l'impla ntation du téléphone, de la Première Guerre mondiale ou du naufrage du Titanic, tandis que les adeptes d'intrigues tirant sur le roman-savon se délectent des malheurs qui accablent cette famille fortunée.Ajoutez à tout ça des décors fabuleux, des costumes flamboyants et vous obtenez un énorme phénomène de culture populaire, qui a redonné ses lettres de noblesse à la série télé d'époque.Les personnages de Downton Abbey vivent peut-être en 1912, mais la construction de la série, elle, est hypermoderne.Le rythme est soutenu, la réalisation est alerte et la musique, superbe.Vous n'attendrez pas au 5e épisode avant qu'un scandale n'éclate : les rebondissement se bousculent aux portes de cette splendide demeure.Et avec les vilains Thomas et O'Brien qui manigancent dans le sous-sol, préparez-vous à rire, sacrer et pleurer.Avec L'amour de Karim Ouellet JE LÉVITE Le vidéoclip est sorti cette semaine, nous ancrant cette chanson profondément dans la tête.C'est accrocheur, c'est dansant, ça donne le goût de sourire et ça nous rappelle que le printemps s'en vient.Dans deux mois.Josh Brolin L'acteur Josh Brolin (No Country for Old Men, Men in Black 3) a dû payer une amende de 250 dollars après son arrestation en état d'ébriété, le 1er janvier.Il s'est retrouvé en cellule de dégrisement au poste de police après avoir été arrêté dans les rues de Santa Monica, en Californie, à la suite d'une soirée très arrosée.Si l'on en croit le journal britannique Daily Mail, l'acteur a pu rentrer chez lui une fois l'amende payée.Josh Brolin s'est déjà retrouvé en prison après une bagarre dans un bar à Shreveport, en Louisiane, en 2008.Cet appareil censé réduire l'enflure des jambes et favoriser la circulation sanguine ne nous protège pas, malheureusement, contre la douleur provoquée par le manque de naturel de son célèbre porte-parole dans les mauvaises publicités qui ont inondé les ondes pendant les Fêtes.On dirait un gugusse de marché aux puces.Le Revitive Circulation Booster de Guy Lafleur JE L'ÉVITE S DANS 5 JOUR \f 4 ARTS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 12 JANVIER 2013 ARTS llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll RICHARD SPEER POUVOIR D'ATTRACTION Jusqu'à tout dernièrement, Richard Speer était le plus discret des acteurs importants de l'industrie audiovisuelle au Québec.Mais en acceptant la présidence de l'Académie canadienne du cinéma et de la télévision, ses perspectives ont changé.Speer veut désormais aider le milieu qui le fait vivre et renoncer au confort de l'ombre pour rebâtir un consensus au sein d'une industrie divisée.Mission impossible ?NATHALIE PETROWSKI L es partys de Noël d'Attraction, un holding de boîtes de pub, de télé, de cinéma et de cinq stations de radio régionales, sont souvent mémorables.Celui de cette année n'a pas fait exception.Champagne, bouchées fines, souper chic dans un décor postmoderne, DJ, cadeaux, photos.La facture de cette fête organisée pour les créateurs de La galère, Belle Baie, Un air de famille, Paquet voleur, Dans l'oeil du dragon et d'une quantité infinie de pubs, a dû être salée.Reste que son aspect le plus original fut le dévoilement de six murales nichées dans des alcôves et signées par une demi-douzaine d'artistes de rue.Admis clandestinement la veille au 8e étage de l'édifice de la rue de Gaspé où Attraction occupe 43 000 pieds carrés, les graffiteurs ont passé la nuit à transformer les alcôves de la vaste salle à manger en oeuvres d'art flamboyantes.Ce fut le cadeau du patron Richard Speer à ses 14 0 employés permanents : un cadeau surprenant, atypique et assez cool merci, qui témoigne sinon de sa générosité, à tout le moins de son goût pour une création audacieuse et intempestive.À 40 ans tout juste, Richard Speer n'est pas un créateur frustré, ni un créateur raté, ni même un créateur tout court.C'est un homme d'affaires qui a un bac en finances de l'Université Laval et un bac en droit à l'Université de Montréal.Son père, Leonard Speer, Britannique vétéran de la Deuxième Guerre mondiale, marié en secondes noces à une Beauceronne, était un entrepreneur de Québec.Il a fait de l'argent dans l'immobilier, le transport et la sécurité, et il en a perdu aussi beaucoup avant de mourir en 2001, à l'âge de 74 ans.Depuis l'arrivée de Richard Speer dans le milieu de la production audiovisuelle à Montréal, en 1999, à l'âge vert de 27 ans, toutes sortes de rumeurs ont circulé à son sujet.Que son père lui avait laissé une fortune, ce qui était loin d'être le cas.Que les millions hérités lui avaient permis d'acheter toutes les boîtes de production en vente sur le marché, ce qui n'était pas juste non plus.Mais la rumeur la plus sournoise et la plus malveillante veut que Richard Speer soit le petit-fils de l'a rchitecte na z i A lber t S peer, lequel aurait laissé à sa descendance des millions volés aux juifs exterminés.Richard Speer était au courant de cette rumeur qui vient fort probablement de Québec.Contre toute attente, il était content de pouvoir en parler, histoire de vider la question une fois pour toutes.« Ce que je trouve de plus terrible avec cette rumeur, Quant à l'argent qui a permis au fils de Leonard de faire sa première acquisition ­ Jet Films en 1999 ­ avec le réalisateur Sylvain Archambault et Michel Fortin, Speer affirme qu'il l'a fait comme tout le monde : en empruntant à la banque.En revanche, lorsqu'il s'est la ncé da ns le merveilleu x monde de la télé, de la publicité et du cinéma, Richard Speer a profité d'un contexte et surtout d'un phénomène particulier : le vieillissement des patrons de boîtes de production qui, dans bien des cas, n'avaient pas envisagé ni organisé une relève.« Ça fait 12 ans que je suis « Je veux rencontrer les gens et les écouter en espérant qu'au bout du compte, j'arriverai à faire bouger cette industrie.» c'est que mon père, qui est né en Angleterre, mais qui est arrivé avec ses parents à Montréal à 5 ans, est un vétéran de la Deuxième Guerre mondiale.Il s'est battu pour le Canada contre les nazis.C'est insulter sa mémoire que de le faire passer pour un nazi.Je le répète : c'était un Britannique, sans aucune racine allemande.Son père était matelot et luimême est entré dans la marine pou r défend re le d rapeau canadien.» dans le paysage, dit-il.Mon entreprise n'a pas grandi si vite que ça.Au contraire.Nous avons eu u ne c roissance progressive et organique, mais c'est vrai que nous avons tablé sur l'absence de relève en rachetant des boîtes de PDG qui voulaient quitter l'industrie.En fait, on a basé tout notre plan de match sur ce phénomène qui, d'ici 10 ans, va aller en augmentant dans toutes les entreprises du Québec.» La veille du party de Noël à sa boîte autant d'alcôves dans la salle à Aujourd'hui, Attraction a des revenus de 62 millions.Speer en est l'actionnaire majoritaire avec Michel Fortin, son vieil associé.Il plaide que son entreprise n'est pas une « lifestyle buisness », c'est-à-dire u ne entreprise c réée pou r financer le train de vie de son patron.En même temps, Richard Speer est loin d'être pauvre et de rouler en Lada.Lecteur avide des livres du gou rou Ma lcolm Gladwell comme Blink ou Outliers, il Présenté par Alain Lefèvre & l'OSM LUDOVIC MORLOT, chef d'orchestre ALAIN LEFÈVRE, piano WAGNER, Die Meistersinger, Prélude BOUDREAU, Concerto de l'Asile (création, commande de Radio-Canada) DEBUSSY, Images, pour orchestre MARDI JANVIER 20 H MERCREDI 15 JANVIER 20 H 16 JONAS KAUFMANN EN RÉCITAL JONAS KAUFMANN, ténor HELMUT DEUTSCH, piano SCHUBERT, Die schöne Müllerin (La Belle Meunière) Concert présenté en coproduction avec Pro Musica DIMANCHE 20 JANVIER 14 H 30 ORCHESTRE DU FESTIVAL DE BUDAPEST ORCHESTRE DU FESTIVAL DE BUDAPEST IVÁN FISCHER, chef d'orchestre LIZA FERSCHTMAN, violon CHOSTAKOVITCH, Suite pour orchestre de variété BERNSTEIN, Sérénade (d'après Le Banquet de Platon) RACHMANINOV, Symphonie n° 2 MARDI 22 JANVIER 20 H Collaborateur de saison Partenaires publics *taxes et frais de service en sus \f LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 12 JANVIER 2013 ARTS llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 5 ARTS RICHARD SPEER EN ACCÉLÉRÉ Actionnaire majoritaire d'Attraction qui comprend Jet Films, La Cavalerie, Cité-Amérique, Attraction Image, Attraction Distribution et Attraction Radio et nouveau président de l'Académie canadienne du cinéma et de la télévision.Né à Québec en 1972, fils de Leonard Speer, vétéran de la Deuxième Guerre et homme d'affaires.Bac en finance à Laval, bac en droit à l'UdM.Se lance en affaires avec l'achat de Jet Films en 1999.En couple avec l'ex-mannequin Trudy Brown.Son film américain préféré de tous les temps est Shawshank Redemption (Les évadés) sur l'amitié entre deux prisonniers.Avec Tim Robbins et Morgan Freeman.Scénario de Stephen King.Adore le film québécois Tout est parfait d'Yves Christian Fournier.Professionnel Personnel Cinématographique Télévisuel Séries américaines préférées: FX, The Shield, Walking Dead et The Killing.À titre de nouveau président de l'Académie, il préfère ne pas nommer de série québécoise pour éviter les apparences de conflit d'intérêts.de production, Richard Speer a ouvert les portes de son établissement à une douzaine d'artistes de rue qui ont créé des fresques dans manger de la boîte de production montréalaise.PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE déteste le statu quo.« Je suis un hyperactif.L'immobilité, pour moi, c'est la mort.En même temps, ce qui m'intéresse, ce n'est pas de voir mon entreprise grossir, mais de la voir grandir.» N 'empêc he.Di riger u ne entreprise culturelle dont on est l'actionnaire majoritaire est une chose.Défendre une industrie dont les membres sont aussi nombreux que les intérêts divergents en est une autre.Speer en est conscient.«Je viens tout juste d'embarquer dans un train qui file à vive allure.Beaucoup de choses ont déjà été décidées pour l'année en cours et je ne vais pas arriver à l'Académie avec mes gros sabots.Avant tout, je veux rencontrer les gens et les écouter en espérant qu'au bout du compte, j'arriverai à faire bouger cette industrie.» La formule est jolie et le discours, séduisant, mais que veut-il changer au juste ?« Je pense que nous ne sommes pas assez fiers de la culture au Québec, que l'argent que le gouvernement y verse est considéré comme une dépense alors que c'est un investissement.Ce qui nous distingue, c'est notre culture.Il faut célébrer ça.Célébrer aussi notre créativité.Ici, on fait des miracles avec trois fois rien et l'effet pervers du phénomène, c'est que nos productions sont la preuve qu'on peut y arriver sans argent.Je ne suis pas en train de crier qu'il faut plus d'argent.Au contraire.Je crois que notre industrie doit moins dépendre des subventions.Des modèles comme ceux de Moment Factory sont inspirants.On ne peut pas toujours attendre après le gouvernement.Il faut trouver nos propres solutions.» Richard Speer ne manque pas d'ambition ni de confiance en ses idées.Jusqu'à maintenant, le pouvoir d'attraction de son entreprise l'a bien servi.Mais la tâche qu'il vient d'entreprendre dans l'industrie est plus ardue.Il lui faudra convaincre ceux qui ont quitté le bateau de l'Académie et qui refusent de participer aux Gémeaux comme Fabienne Larouche et Julie Snyder de revenir au bercail.Mission compliquée.Dans le milieu fébrile et féroce de la télé, de la publicité et du cinéma, il y a toutes sortes d'attractions.Souhaitons que celles que Richard Speer rencontrera dans ses nouvelles fonctions soient des attractions magnétiques et non des attractions fatales.« .magnifique distribution.mise en scène spectaculaire.Antoine Durand splendide.performance de Luc Bourgeois digne de mention.» Le Journal de Montréal « Émilie Bibeau incarne sa Sophia de manière pétillante.» Le Devoir « On craque pour Émilie Bibeau.Pauline Martin est extraordinaire et Claude Prégent aussi.Luc Bourgeois vole la vedette.» C'est bien meilleur le matin, Première Chaîne « .tellement drôle.Je me suis retrouvé dans une Riboul dingue pour adultes.» On aura tout vu, 98,5 FM « On devient aussi fou que les personnages.Ça soulève l'hilarité générale dans la salle.Émilie Bibeau est l'une des meilleures actrices de sa génération.Antoine Durand est très très attachant.» Que le Québec se lève, 98,5 Fm « .tous les acteurs sont incroyables [.] leur jeu réjouit, particulièrement le jeu de Luc Bourgeois.» roverarts.com une présentation de UN VILLAGE DE FOUS mise en scène de Monique Duceppe traduction et adaptation de Benoit Girard de de Neil Simon eugène ionesco mise en scène frédéric dubois Yvan Benoit Émilie Bibeau Luc Bourgeois Laurent Duceppe Antoine Durand Danielle Lépine Pauline Martin Claude Prégent décor et accessoires Normand Blais costumes François Barbeau éclairages Éric Champoux musique Christian Thomas avec benoît mcginnis / violette chauveau / patrice dubois / kathleen fortin émilien néron / isabelle vincent conception linda brunelle / stéphanie capistran-lalonde florence cornet / anick la bissonnière / martin labrecque / paul lefebvre / pascal robitaille rachel tremblay Du 19 DÉCEMbrE au 9 fÉvriEr tnm.qc.ca 514.866.8668 À l'affiche dès mardi ! \f 6 ARTS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 12 JANVIER 2013 ARTS MUSIQUE PATRICK BRUEL llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll Casser l'amour Six ans après Des souvenirs devant, Patrick Bruel est de retour avec Lequel de nous, album jalonné de blessures sentimentales, de nostalgie, de deuil, mais aussi d'amitié, offert au Québec à compter de mardi.Le chanteur, qui sera en tournée en Europe dès le mois de mai, promet à ses fans montréalais de revenir en ville l'automne prochain, et pourquoi pas, au Centre Bell.STÉPHANIE VALLET V i ng t- t roi s a n s a prè s le s débuts de la bruelmania, l'engouement suscité par Patrick Bruel semble presque intact.Auréolé de ses succès au théâtre et au cinéma avec Le prénom, le chanteur a reçu en France un disque d'or à peine sept jours après la sortie de l'album Lequel de nous, qui s'ouvre avec Dans ces moments-là, la suite de Place des grands hommes sortie en 1989.On y retrouve son groupe d'amis fidèles depuis l'âge de 12 ans, dans des circonstances cette fois beaucoup plus dramatiques.« Je pensais le faire dans le cadre d'un anniversaire ou d'u n ma riage, mais on a été rattrapés par la réalité puisqu'il y en a un qui nous a quittés et le jour des obsèques, le texte a pris tout son sens », on a des enfants, on ne se sépare jamais vraiment : on est liés à vie.C'est ce que je dis d'ailleurs dans la chanson titre de l'album, Lequel de nous.J'ai eu la chance de tomber sur une femme intelligente et on n'a pensé qu'à nos enfants.Aujourd'hui, nous sommes les meilleurs amis du monde.Alors que dans Viens tout contre moi, je parle d'une histoire différente, qui peut se terminer encore mieux.Ça relève aussi du fantasme, il faut dire ! », s'amuse-t-il.À 53 ans, le père de deux enfants et grand amateur de hip-hop a également choisi de s'attaquer à des sujets comme l'intimidation sur l'internet avec Maux d'enfants, en duo avec le rappeur français La Fouine.Sur le terrain du hip-hop « L`amour existe et il est magnifique, mais il ne dure pas aussi longtemps que prévu ! Il y a des thèmes récurrents, comme la rupture douce.C'est quelque chose qui m'a toujours plu.» dit-il avec beaucoup émotion.Il offre aussi à son public une version 2012 de la mythique Cassez la voix avec la chanson Tout change si vite.Bruel propose un album dont la moitié des chansons sont tei ntées d'h istoi res d'amour racontées au passé, évoquant des relations difficiles et la séparation.Cette thématique rappelle sa rupture en 2007 avec la mère de ses deux enfants, Amanda Sthers, qui lui avait d'ailleurs écrit deux chansons sur son dernier album.« L`amour existe et il est magnifique, mais il ne dure pa s au s si lo n g te m p s q ue prév u .I l y a des t hèmes récurrents, comme la rupture douce.C'est quelque chose qui m'a toujours plu.Je ne parle pas ici de la séparation avec la mère de mes enfants.Il s`agit d'une séparation beaucoup plus complexe.Quand « Quand j'ai suggéré d'en faire un titre hip-hop, toute mon équipe m'a regardé bizarrement.On a essayé, et c'était tellement bien qu'on a invité un rappeur pour corroborer le sujet, pour aller plus loin que moi et être en prise directe avec le public.Ça parle de contrôle parental sur l'internet.Les parents disent souvent attention en traversant la rue, mais moi, j'ajouterais attention en traversant la Toile ! La démission des parents est complètement folle ! J'ai décidé d'en faire une chanson au cinquième suicide lié à l'intimidation sur l'internet », précise-t-il.Bruel chante aussi l'actualité avec Où es-tu ?, dédiée aux journalistes retenus en otages un peu partout dans le monde.La chanson raconte le quotidien du mari d'une journaliste de guerre.Le texte est largement inspiré de sa rencontre avec les familles lors de concerts hommage auxquels il a participé.Remuer le passé « Mes albums sont tous très personnels.Je n'ai jamais écrit autre chose que ce que l'autobiographie me dictait.» PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, LA PRESSE Né à Tlemcen en Algérie en 1959, le chanteur s'est aussi fait un devoir de rendre hommage au Printemps arabe avec Les larmes de leurs pères, titre enregistré avec l'orchestre à cordes de James Sherman à Londres, sur lequel il chante le refrain en arabe.« J'étais devant ma télé comme tout le monde quand c'est arrivé et il y avait cette sorte de liesse ! », précise-t-il.Une muse secrète Très mélancolique à plusieurs égards, Patrick Bruel entretient le mystère avec J'aurais chanté peut-être, chanson où il parle avec beaucoup de tendresse d'une jeune femme qui a changé le cours de sa vie au début de sa carrière à New York.S'il se garde bien de révéler l'identité de sa muse, il avoue dans le magazine Paris Match qu'il y a vécu quelque temps avec une jeune Brésilienne nommée Patricia, son premier grand amour, dans la Grosse Pomme.« Tout le monde me demande de qui je parle.Je peux très bien dire : \"Ça ne vous regarde pas, imaginez ce que vous voulez .\" Au fond, c 'est un mix des cinq ou six femmes qui ont compté dans ma vie.Mais ça peut très bien être le public ! », explique-t-il.Bruel se plaît à dire que c'est sans doute son meilleur album.« Je pense qu'il est très réussi.Comme toutes les histoires d'amour, quand ça commence, on ne trouve aucun défaut et on pense que c'est la plus belle histoire qu'on a vécue ! Mes albums sont tous très personnels.Je n'ai jamais écrit autre chose que ce que l'autobiographie me dictait.Il est plus abouti, mieux écrit, les textes sont plus forts.Il a l'air en tout cas de plaire beaucoup plus aux journalistes ! », dit-il en souriant.\f LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 12 JANVIER 2013 ARTS llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 7 ARTS MUSIQUE MARTIN LÉON AU QUAT'SOUS Voyage immobile CRITIQUE ALEXANDRE VIGNEAULT S on idé e é t a it fa ite : pa s question de monter sur scène simplement pour reproduire son album Les atomes.Trop convenu au goût de ce grand voyageur qui préfère les sentiers peu balisés.Son « show laboratoi re exotique », Martin Léon a d'abord voulu le placer sous le signe de la rencontre.Avec la musique pour prétexte et pour ciment.O n l 'a v u g u i t a r e e n b a n d o u l iè r e , a p pu yé p a r le perc u ssion n iste P a s c a l R a c i n e -Ve n n e .O n l 'a entendu chanter, de manière e x t r ê m e m e n t d é p o u i l lé e , neuf des onze chansons des A t om e s e t q uelq ue s t it r e s de ses a lbu ms précédents c o m m e L e râ t e l e u r e t , e n f i n a l e , u n e ve r s i o n t r è s délicate, presque fragile, de J'aime pas ça quand tu pleures.U n e fo i s q u 'o n a é c r i t ça, on n'a encore rien dit.L'essentiel de ce rendez-vous i nti m iste se joue da ns ce qui encadre les interprétations.En un peu moins de deu x heu res d 'u n pér iple lent, Ma rtin L éon raconte ­ en mots et en vidéo ­ ces séjours en Asie du Sud-Est qu i ont i n spi ré plu sieu rs chansons de son dernier disque, paru à l'automne 2010.Le voilà qui replonge dans u ne nu it d 'ha lluc i nations da ns u n village perdu du Laos.Ou dans ses discussions scientifico -ph ilosoph iques avec un comptable amateur de guitare qu'il a rebaptisé « f u n k y t ow n » p a r c e q u e c'était plus facile à dire (et aussi plus d rôle) que son vrai nom.Photos à l'appui, il raconte les « dépanneurs » f lotta nts de la baie de Ha Long, au Viêtnam.Tout ça pour quoi ?Pour se dévoiler, lui, et surtout pour éclairer l'origine de ses cha nsons et des questionnements existentiels qui les traversent.Le compositeur va même jusqu'à décortiquer L'invisible ­ l'une de ses chansons les plus touchantes et et de sensualité, ce spectacle nous en prive.Et ce n'est pas rien : Martin Léon est devenu u n poète contemplatif de talent, mais il séduit et émeut encore d'abord par la richesse charnelle et narrative de ses musiques.L es i nter prétations, a xées sur une guitare (électrique ou non) et la voix, peuvent ainsi paraître un peu chenues compte tenu des attentes .Elles sont toutefois loin d'être pauvres pour autant.Ce « laboratoire exotique », qui fait momentanément penser aux cinéconférences de type L'essentiel de ce rendez-vous intimiste se joue dans ce qui encadre les interprétations.En un peu moins de deux heures d'un périple lent, Martin Léon raconte ­ en mots et en vidéo ­ ces séjours en Asie du Sud-Est qui ont inspiré plusieurs chansons de son dernier disque.poétiques ­ du riff de basse fondateur.aux « erreurs » qu'il estime avoir commises dans les arrangements.Le plus souvent, l'auteurcompositeur-interprète sait rend re ses ré c its i ntéres sants.Il a la décontraction et l'humour qu'il faut pour ne pas s'en tenir à un scénario.Il faut néanmoins dire que ce « laboratoi re exotique » impose un deuil à ceux qui ont écouté et aimé le disque Les atomes : ces arrangements soignés, empreints de groove Les grands explorateurs, est un beau risque.Une formule libre, trop rare, dans laquelle l'artiste s'ouvre, mais à laquelle il manque un petit quelque chose : un plus grand souci de faire sentir au spectateur en quoi il devrait se sentir concerné, lui aussi, par ces aventures qui, visiblement, changent profondément la vision que Martin Léon a du monde et de ceux qui l'habitent.Jusqu'au 1er février au Quat'Sous.L'auteur-compositeur-interprète sait rendre ses récits intéressants.Il a la décontraction et l'humour qu'il faut pour ne pas s'en tenir à un scénario.PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE PEOPLE'S CHOICE AWARDS Katy Perry est le choix du public La saison des remises de prix commence officiellement aux États-Unis par la présentation des People's Choice Awards.Ces prix choisis par un vote du public et des fans sont remis depuis 37 ans en télévision, cinéma et musique.Dans cette catégorie, Katy Perry est la grande gagnante cette année.Elle a été désignée l'artiste pop préférée, mais aussi l'artiste féminine et ses fans réunis dans le « KatyCats » ont été élus le meilleur fan club.Katy Perry a aussi été récompensée pour sa vidéo Part Of Me.Le groupe britannique One Direction n'est pas reparti bredouille de la soirée mercredi.Les membres du groupe ont remporté le premier prix de la soirée, avant même le début de la cérémonie.Ils ont aussi reçu le prix de la chanson préférée pour leur succès What Makes You Beautiful.Plus tard dans la soirée, leur album Up All Night a été salué comme meilleur album.Les artistes les plus étonnés de leur victoire étaient sans doute les membres du groupe The Wanted.Ils ont été élus comme les « artistes espoirs » devant les One Direction et Carly Rae Jepsen.« Ça ne nous est jamais arrivé, s'est exclamé Max George étonné de cette récompense.Nous n'avons jamais gagné quoi que ce soit jusqu'à maintenant.Nous ne nous y attendions pas du tout.Gagner ce prix en battant ceux que nous avons battus.» - REUTERS RALLIEZ VOS TROUPES CONCOURS TROUVEZ VOTRE GUERRIER INTÉRIEUR ET VENEZ DÉFIER L'HIVER QUÉBÉCOIS.LA PRESSE GAGNEZ UN WEEK-END À IGLOOFEST ! VISITEZ IGLOOFEST.CA ROUTE 66 De Chicago à Santa Monica avec Marc Poirel La légendaire ciné-conférence réservez votre place maintenant ! LOngUEUiL LavaL MOnTRéaL Théâtre de la ville 12 et 13 janvier Salle André-Mathieu 15 au 24 janvier Salle Pierre-Mercure 29 janvier au 3 février Aussi présenté à St-Hyacinthe, La Salle, La Prairie.514 521.1002 / 1 800 558.1002 LesGrandsExplorateurs.com \f 8 ARTS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 12 JANVIER 2013 ARTS THÉÂTRE llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll BENOÎT McGINNIS À tour de rôles Il joue dans trois productions théâtrales, en plus d'une quotidienne à la télévision.Deux ans après avoir triomphé en Hamlet, Benoît McGinnis demeure, à 34 ans, le jeune acteur du moment au Québec.QUATRE AUTRES ACTEURS À SUIVRE Marie-Thérèse Fortin Marie-Thérèse Fortin remonte sur les planches du Théâtre d'Aujourd'hui, dans une création signée Olivier Kemeid.Intitulée Furieux et désespérés, la pièce s'inspire d'un séjour en Égypte au cours duquel Kemeid a renoué avec la famille de son père, qui a fui Le Caire en 1952.Le dramaturge parle de ceux qui sont restés, malgré la révolution : sa tante Béatrice (Fortin) et la fille de celle-ci, interprétée par Émilie Bibeau.« C'est du Kemeid : il y a des choses terribles, dramatiques et de l'humour.Les personnages sont flyés », raconte l'ex-directrice de ce théâtre.Dès le 19 février.- Alexandre Vigneault Extra Web : À voir, son passage à Belle et Bum : http ://www.youtube.com/watch ?v=-h0F8Ji33mU Maxime Denommée De Trick or Treat à Howie le Rookie, en passant par Cheech, cet acteur a l'habitude de faire vibrer avec ardeur chaque personnage qu'il crée sur scène.On le retrouve avec bonheur cet hiver dans la peau de l'étrange Rabe, dans la pièce Le dernier feu, de l'auteure allemande Dea Loher.L'acteur sera dirigé par le rigoureux Denis Marleau.Au Théâtre Espace GO, du 22 janvier au 16 février.- Luc Boulanger \f LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 12 JANVIER 2013 ARTS llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 9 ARTS THÉÂTRE LUC BOULANGER reprise d'Avec Norm.Je trouvais que la production n'avait pas été assez vue à la création.Alors, j'ai appelé Denise Filliatrault pour lui proposer de programmer la pièce.Par chance, elle m'avait bien aimé dans Hamlet (rires) ! » Une étoile filante Depuis sa sortie de l'École nationale de théâtre, Benoît McGinnis a traversé la décennie 2000 en défendant, avec brio, de nombreux rôles au théâtre et ailleurs (voir encadré).Pourtant, il affirme se sentir « à sa place » depuis seulement quatre ans.« Qua nd Mu rielle Dutil ou Guy Nadon se souviennent de toi dans tel rôle et te disent qu'ils t'ont aimé, ça solidifie la confiance en soi.» Benoit McGinnis a grandi dans un milieu qui ne prédispose pas vraiment aux feux de la rampe.Maison à Laval.Mère au foyer et père contremaître à l'usine Lanctic, dans HochelagaMaisonneuve.Pas grand ni athlétique, il a le profil de l'adolescent timide, assez réservé.Toutefois, en cachette, l'ado fantasme de devenir un chanteur rock qui performe au Centre Bell ! Même si, dans la vie, le jeune McGinnis évite de parler fort pour ne pas déranger les autres.Il découvre le jeu en regardant Avec un grand A de Janette Bertrand, une émission qui a permis à moult acteurs de se fondre dans des personnages dramatiques pour le grand public.Déjà, le jeune homme a un feu qui brûle en lui.Après un diplôme d'études collégiales en théâtre au cégep SaintLaurent, il est accepté, à 19 ans, à la fois au Conservatoire et à l'École nationale.« Benoît était déjà, à l'École, un acteur extraordinaire », se souvient Michelle Rossignol qui lui a enseigné à la fin des années 90.« J'ai travaillé avec lui une scène de Beauté baroque de Claude Gauvreau.Et il avait déjà une grande maturité émotive, malgré son âge.Je me demandais ce que j'allais bien lui montrer.Pour moi, c'est un talent stellaire, une étoile filante.» « Benoît était un bon élève, talentueux, appliqué », confirme A ndré Brassard, alors directeur du département.« Mais rien ne dépassait.Son jeu était propre, safe.Or, je sentais qu'il pouvait aller plus loin.Je lui ai dit de ne pas se censurer, de nous montrer son côté sale ! » « Cela m'a beaucoup aidé de passer par l'École nationale », confirme l'ancien élève.Son côté trop sage, straight, a été mis à l'épreuve par les Brassard, Rossignol et (Alice) Ronfard.« Ils m'ont appris à lâcher prise.Je les en remercie, car ça me sert beaucoup aujourd'hui dans ma vie et mon travail.» L'angoisse de la mort Créée à Paris, en 1962, Le roi se meurt est une oeuvre phare du père du Théâtre de l'Absurde.Dès le début, le public apprend par la bouche de la reine Margueritte que Bérenger 1er va mourir avant la tombée du rideau.Entre les deux, ce roi qui règne sur « un royaume plein de trous comme un immense gruyère » devra accepter son destin.Avec son style tragicomique, Ionesco nous montre l'homme face à l'angoisse de la maladie et de la mort.La fatalité de la condition humaine.Bérenger est joué habituellement par des acteurs plus vieux que McGinnis.Peu importe, ce dernier peut tout jouer ou presque.Dans la salle de répétitions du TNM, une couronne dorée en carton semble avoir été oubliée à côté de la maquette du décor.McGinnis répète une scène avec la première et la seconde épouse du roi, respectivement interprétées par Isabelle Vincent et Violette Chauveau, sous le regard bienveillant du metteur en scène Frédéric Dubois.« On a fait un premier filage pour tisser les scènes les unes avec les autres.Demain, on va les (re) faire séparément afin de trouver des nuances, d'ajuster le jeu, de trouver la vérité », explique le comédien.Dans Le roi se meurt, les six acteurs sont toujours sur la scène.Ils ont donc le luxe d'assister à toutes les répétitions et d'évoluer ensemble.» « Je suis tellement concentré à bien dire chaque réplique, à lier les mots, que j 'en oublie d'écouter pa r fois, poursuit McGinnis.Or, un acteur qui est centré seulement sur son texte, ça se voit tout de suite.» De Hamlet à L'Écuyer « Benoît est un acteur très instinctif et intuitif.Pas uniquement dans sa tête, dans son corps aussi », explique le comédien Éric Paulhus, avec qui il a partagé la scène chez Duceppe dans Frères de sang.« Contrairement à beaucoup d'acteurs, Benoît ne craint pas le jugement des autres.Ça lui permet d'essayer des choses, de prendre des risques, sans avoir peur de se tromper.» En octobre dernier, Benoit McGinnis était invité à l'émission Belle et Bum à Télé-Québec.Il participait au segment Piano à gogo, dans lequel un acteur vient interpréter ses airs préférés.McGinnis a chanté Aznavour, Michel Sardou et Daniel Lavoie avec justesse et maîtrise.Il a impressionné l'animateur Normand Brathwaite.« J'aime ça chanter en public et faire des émissions de variétés, explique McGinnis.Je n'ai aucun problème avec le fait de jouer Hamlet au TNM et d'aller ensuite participer à un quiz animé par Patrice L'Écuyer.Plus jeune, j'en regardais des quiz.Pour moi, ça fait partie de mon travail d'acteur.Faire de la promotion, divertir le public et l'intéresser à de grands classiques.» Tant pis pour les puristes, ceux qui estiment que le théâtre est réservé à l'élite.Le plus grand acteur québécois de sa génération a découvert son métier dans le sous-sol de ses parents, à Laval, en regardant des dramatiques de Janette et des jeux-questionnaires à la télévision.Le roi se meurt , du 15 janvier au 9 février, au Théâtre du Nouveau Monde.Depuis quelques mois, les journées de Benoît McGinnis commencent très tôt : à 6 h du matin.À l'aube, le comédien arrive sur le plateau de 30 vies, au troisième sous-sol de Radio-Canada, transformé en polyvalente par la magie de la fiction et de la productrice Fabienne Larouche.Le décor est formé de salles de classe, d'une cafétéria, de rangées de cases et des corridors dont les murs sont tapissés de graffitis.Partout, on croise des figurants, la plupart des adolescents qui rêvent de faire le même métier que celui de l'interprète de Raphaël Chénier-Leduc, le directeur de l'École du Vieux-Havre.Or, ce matin-là, ces jeunes figurants apprendront surtout à s'armer de patience en attendant de tourner avec leur nouvelle prof de biologie, la toujours radieuse Karine Vanasse.- « OK, ça termine la scène, lance le second réalisateur.On passe à la 243- 20.Allez vous changer, les boys ! » Sur ce, Benoît McGinnis passe en coup de vent dans le couloir, en direction de sa loge.Cinq minutes plus tard, l'acteur revient avec un pantalon neuf et un paletot d'hiver pour tourner sa prochaine scène.Le comédien en fera une douzaine, ce matin-là.Mais n'allez pas croire que sa journée soit terminée.Après la pause du midi, McGinnis va retrouver la troupe du Roi se meurt dans la salle de répétitions du Théâtre du Nouveau Monde.« J'aime ce rythme-là, c'est comme un sprint.Ça me stimule.Mais je dois me concentrer sur un projet à la fois.» « J'aime ce rythme-là, c'est comme un sprint, dit-il.Ça me stimule.Mais je dois me concentrer sur un projet à la fois.L'autre jour, René Richard (Cyr) me parlait de sa vision de Toothpick.Je l'ai écouté.Mais dans ma tête, je m'disais : ça peut attendre à plus tard.» Il faut dire que son corps lui a déjà donné un avertissement de mieux gérer son stress.En 2009, l'acteur a eu une mononucléose et il a dû abandonner le rôle de Mozart, au beau milieu de la série de représentations d'Amadeus au Théâtre Jean-Duceppe.« Mon médecin m'a obligé à arrêter.Je n'avais plus de globules rouges », dit-il.Aujourd'hui, il choisit mieux ses projets et arrive à prendre du recul.Cet hiver, Benoit McGinnis joue dans trois pièces d'affilée.Une saison théâtrale qu'il entame mercredi prochain, avec un gros morceau du répertoire : le roi Bérenger dans le classique d'Eugène Ionesco.Ensuite, en mars, au Rideau Vert, il reprendra le touchant rôle de Normand (qu'il avait créé en 2004), dans Avec Norm, une pièce hyperréaliste signée Serge Boucher (Apparences, Aveux).En mai, l'acteur sera de retour au TNM, où il incarnera Toothpick, l'homme de main du méchant Maurice, le patron sans scrupule d'un bar du Red Light, dans le Chant de Sainte Carmen de la Main de René Richard Cyr et Daniel Bélanger, d'après la pièce de Michel Tremblay.Et tout ça en tournant 30 vies ! « Je prends ça comme un cadeau.Pour moi, c'est une belle confiance du milieu et je me sens prêt à relever le défi », dit-il, entre deux bouchées de risotto, au Café du TNM.« Ce n'est pas toujours aussi intense.Après Hamlet, je n'ai pas eu de travail pendant des mois.J'ai même été l'initiateur de la BENOIT McGINNIS EN SIX PERSONNAGES.HAMLET (Hamlet de Shakespeare, TNM, 2011) (Amadeus, Duceppe, 2009) MOZART CLAUDE (Le vrai monde ?de Michel Tremblay, Duceppe, 2007) (Les hauts et les bas de Sophie Paquin, Radio-Canada, 2006-2008) (Britannicus, Théâtre Denise-Pelletier, 2006) (Les feluettes, Théâtre de la Bordée, 2004) JEAN-SÉBASTIEN NÉRON VALLIER DE TILLY Rémy Girard Marius, tendre, coloré et immortel personnage de Marcel Pagnol confié à l'un de nos acteurs les plus chevronnés ­ qui se fait plus rare au théâtre depuis quelques années.Avec Marius et Fanny, Rémy Girard retrouve son éternel complice, le metteu r en scène Nor ma nd Chouinard.Au Rideau Vert, du 29 janvier au 23 février.- Luc Boulanger Maude Guérin C'est un rôle qu'il lui va comme un gant ! Après Pierrette dans B e ll e s - S oe ur s, l a fo r m id a ble Maude Guérin incarnera la chanteuse Carmen dans la nouvelle version de la pièce de Michel Tremblay, Le chant de Sainte Carmen de la Main, signée par René Richard Cyr et Daniel Bélanger.Au Théâtre du Nouveau Monde, dès le 30 avril.- Luc Boulanger PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE \f 10 A R T S LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 12 JANVIER 2013 ARTS MUSIQUE llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll Opéra du faux débat NATHALIE PETROWSKI CHRONIQUE D' abord, permettez-moi u n aveu : contra i rement au ténor Ma rc Hervieux, je ne trouve pas la campagne d'affichage de l'Opéra de Montréal, faite de photos de jeunes ma nnequins minces et éthérés plutôt que de chanteurs en chair et en os, insultante, ni révoltante.Pour être tout à fait honnête, je trouve cette campagne de pub, conçue par l'agence O ra nget a ngo, m ag n i f ique et visuellement inspirante.Tellement inspirante que moi qui ne tripe pas opéra, mais alors pas du tout, j'ai failli aller m'acheter des billets uniquement à cause de l'irrésistible romantisme sombre et tranchant des affiches.Je ne suis pas la seule.Les jeunes de 18 à 30 ans, public a nti- opératique pa r excellence, ont été les premiers à réagir à cette campagne.Leurs abonnements ont doublé cette année et ils comptent désor ma is pou r 30 % des abonnés, ce qui n'est pas rien.E n nove m br e , u n s o m met visuel me semble avoir été atteint avec l'affiche du Vaisseau fantôme .L e jeu ne type sur l'affiche était tellement craquant et sexy avec sa mâchoire carrée, sa barbe pas faite et son regard bleu perçant mis en valeur par son pull à mailles bleues, que j'ai d'abord voulu l'épouser, puis aller le voir sur scène, ce qui évidemment était impossible.Tout cela pou r dire que partie de la distribution de l'opéra annoncé.Marc Hervieux a raison de crier à l'usurpation d'identité, mais en même temps, il a tort.On vit dans un monde d'images et cette campagne, avec ses images mystérieuses et évocatrices, est tout à fait dans l'air du temps.L e v r a i pr o blè me d a n s cette affaire, ce n'est pas que le gars sur l'affiche n'est pas celui qui chante sur scène ni que les chanteurs québé- Mont réa l .C 'est cont re sa direction artistique.Pou rquoi , a n née après année, l'Opéra de Montréal présente-t-il des opéras prévisibles, aux mises en scène poussiéreuses, au x décors sa ns i magi nation , loués à Ca lga ry ou à Austin au Texas ?Pourquoi l'Opéra de Montréa l réser ve-t-il trop souvent u n conser vatisme pompeux à une expression artistique qui à Bruxelles, B e rl i n , Lyo n ou L o nd r e s S'il faut protester contre quelque chose dans cette affaire, ce n'est pas contre le marketing de l'Opéra de Montréal.C'est contre sa direction artistique.PHOTO ROBERT SKINNER, ARCHIVES LA PRESSE B ref , si M a rc Her v ieu x pouvait lâcher son ego trop e n s a nté u ne s e c onde , i l comprendrait que c 'est un faux débat sur le vedettariat qu'il a lancé et qu'il a ultimement gagné.Depuis sa grève, l'OdM a en effet revu sa stratégie promotionnelle.Désormais, c'est le visage et le torse de Marc Hervieux qui clignotent sur l'affiche de La chauve-souris.Sans être mauvaise, la photo est d'une banalité accablante.Je doute que ça soit avec ce type de campagne qu'on renouvelle le public.Quoi qu'en pense M a rc H e r v ie u x , l a m a g n i f iq u e campagne de marketing de l'Opéra de Montréal a modifié positivement l'image ternie d'un opéra trop longtemps dé f ic it a i re .G r â c e à c et te campagne, l'image de l'Opéra de Montréa l en est u ne aujourd'hui de jeunesse et d'audace.Si on pouvait faire un vrai débat sur l'art plutôt que sur le marketing, peutêtre que cette image finirait par devenir une réalité.Ma rc Hervieu x, qui a fait la grève des cordes vocales cette semaine pour protester cont re cette ca mpag ne de pub qui nie l'existence des vrais chanteurs, a en partie ra ison .L es a f fiches de la saison 2012-2013 entretiennent effectivement une certaine confusion.Au premier coup d'oeil et quand on ne s'y connaît pas trop, on peut penser que ces jeunes éphèbes sculptés au couteau font cois sont traités comme des moins que rien par leur propre opéra.L e v ra i problème, c 'e st que les opéras annoncés et pré s enté s pa r l 'O pér a de Montréal ne sont pas souvent à la hauteur de la beauté fulgurante et de l'audace de leurs affiches.S'il faut protester contre quelque c hose da n s cet te affaire, ce n'est pas contre le marketing de l'Opéra de ex plo se d 'i n novat ion et d e m o d e r n it é ?P o u rq u oi François Girard, qui signera la mise en scène de Parsifal pou r le Met de New York en février, n'a-t-il jamais été invité à faire une mise en scène à l'Opéra de Montréal ?Et que dire de Robert Lepage, engagé et accla mé pa r les opéras les plus prestigieux du monde, ma is ja ma is, ja ma is appelé à fa i re u ne mise en scène à Montréal ?ON EN PARLE TROP Les résultats décevants au boxoffice du cinéma québécois cette année.Pourquoi toujours revenir sur cette part de marché de 5 % qui a encore fait les manchettes cette semaine quand le cinéma québécois vient d'obtenir trois nominations trois ans de suite aux Oscars ?En connaissez-vous, un pays de 8 millions d'habitants qui, sur le plan du cinéma réussit aussi bien ?Moi pas.Les grandes idées de Walter Boudreau CAROLINE RODGERS COLL ABOR ATION SPÉCIALE À la tête de la Société de musique contemporaine du Québec (SCMQ) depuis 25 ans cette année, Walter Boudreau ne se lasse pas de lancer des projets de grande envergure.Son but : faire connaître cette musique à un plus vaste public.Par l'entremise de ces moments, il trouve quand même le temps de composer.Sa der n ière oeuvre, le Concerto de l'asile, sera créée cette semaine par Alain Lefèvre et l'Orchestre symphonique de Montréal.« À travers les grands événements pa r tic ipati fs que j'organise, ainsi qu'à travers certaines oeuvres que je compose et qui sont plus accessibles que d'autres, mon but est d'intégrer la musique contemporaine à la société.Ce n'est pas tout le monde qui aime les films de Gilles Carle, le théâtre de Michel Tremblay ou les chorégraphies de Marie Chouinard.Mais ces artistes sont reconnus et intégrés par la société.Les compositeurs, on fa it ba nde à pa r t .L es gens ont peur de la musique contemporaine.On devrait aussi, en musique, arriver à un stade où le compositeur fait partie intégrante de la société et n'est pas considéré comme un extraterrestre.» Petite histoire d'un concerto L'h istoi re du Concerto de l'Asile est faite d'amitiés et de chemins croisés.L'oeuvre s'inspire d'un court morceau écrit il y a huit ans, La valse de l'asile , com m a ndée pa r Lorraine Pintal, directrice du Théâtre du Nouveau Monde.Jouée à l'orgue de Barbarie, elle était intégrée dans une pièce de Claude Gauvreau présentée par le TNM, L'asile de la pureté.A lain Lefèvre, qui assistait à la première, a demandé au compositeur d'en faire une version pour piano.Ce fut le début d'une belle amitié.Plus tard, La valse de l'asile est devenue l'indicatif musical de l'émission radiophonique du pianiste.« Lui et moi avons en commu n de ven i r de m ilieu x modestes et de croire que la grande culture, c'est pour tout le monde, dit Boudreau.Nous nous retrouvons aussi dans la croisade pour l'histoire musicale du Québec.Ici, on a la mémoire courte.Et on fait trop souvent des « martyrs » de nos grands créateurs : Gauvreau, Viv ier, Nelliga n , A nd ré Le compositeur Walter Boudreau est heureux de la collaboration qui existe entre Alain Lefèvre et lui.« Nous nous retrouvons dans la croisade pour l'histoire musicale du Québec.Ici, on a la mémoire courte.» PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE Mathieu.Alain Lefèvre est le premier pianiste québécois d'envergu re internationale qui défend la musique des compositeurs d'ici.Il est passé d'André Mathieu aux Préludes de François Dompierre à mon « Les gens ont peur de la musique contemporaine.On devrait aussi, en musique, arriver à un stade où le compositeur fait partie intégrante de la société.» concer to.Cela fa isa it des années qu'il me demandait d'en composer un pour lui.J'ai exploré plusieurs avenues et tourné autour du pot penda nt un moment ava nt que l'évidence me saute aux yeux : puisque c'était la valse de l'Asile qui avait d'abord séduit Lefèvre, pourquoi ne pas l'utiliser comme pierre sur laquelle j'allais construire mon oeuvre ?» On entend d 'a illeu rs la Valse da ns son i ntég ra lité dans le troisième mouvement du concerto.Le premier et le troisième mouvement portent le nom de pièces de Gauvreau.« Dans le premier, Les Oranges sont vertes, le piano représente Gauvreau et l'orchestre, la société obscurantiste de l'époque.L'atmosphère est trouble.L e d e u x iè m e m ou ve m e n t s'appelle St-Jean-de-Dieu, l'hôpital psychiatrique où il fut enfermé.Et le troisième, c'est La charge de l'orignal épormyable.Alain m'avait demandé que cela finisse bien, et c'est le cas.Je tue Gauvreau : il y a alors un cortège funèbre terrible.Mais je le ressuscite et je lui redonne sa gloire posthume.» WALTER BOUDREAU ET LA SCMQ EN CINQ GRANDS PROJETS 1997 : Il lance le volet SMCQ Jeunesse pour élargir les horizons musicaux des jeunes.2000 : La Symphonie du Millénaire réunit 2500 interprètes, 2000 carillonneurs, 15 ensembles, 15 clochers et attire 70 000 spectateurs.2003 : Première présentation du festival Montréal Nouvelles Musiques, qui a lieu aux deux ans.Il est passé de 6000 spectateurs à sa première année à 20 000 en 2011.2011 : Concert Apportez votre cellulaire, en collaboration avec Yves Daoust.Un concert auquel les 1200 spectateurs participent activement en faisant sonner leur téléphone aux bons moments.2016 : Pour les 50 ans de la SMCQ, il projette un événement titanesque : une symphonie portuaire le long du Saint-Laurent, jouée simultanément dans 12 villes par 3333 interprètes, le 24 juin.Orchestre symphonique de Montréal et Alain Lefèvre, 15 et 16 janvier, 20 h, Maison symphonique.Directeur musical : Ludovic Morlot.\f .Récompensons des gens d'exception parmi les 52 personnalités en nomination ! Patrice L'Ecuyer anime ce gala en compagnie de Danièle Henkel, Jean-René Dufort, Chantal Petitclerc, Rémy Girard et Marina Orsini.LE MEILLEUR DE NOUS-MÊMES Avec, entre autres, les prestations de Vincent Vallières, Corneille et Imposs, et des familles Crépeault, Latreille et Jonathas, finalistes à l'émission Un air de famille.19h30 DIMANCHE RÉALISATION-COORDINATION : JOCEL BARNABÉ YN \f 12 A R T S LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 12 JANVIER 2013 ARTS llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll CIRQUE / La verità RÊVER LA VÉRITÉ JEAN SIAG L'acteur et metteur en scène italosuisse, bien connu ici pour son travail avec Éloize (Nomade, Rain, Nebbia) et le Cirque du Soleil (Corteo), a bien résumé l'histoire de ce cadeau venu du ciel un soir de décembre 2010 : « C'est comme si le poissonnier nous avait dit : ``Aujourd'hui, j'ai un gros poisson pour vous.Après, évidemment, il a fallu trouver la recette.'' C'est ce que Daniele Finzi Pasca s'est échiné à faire avec sa compagne Julie Hamelin, directrice de création de sa nouvelle compagnie Finzi Pasca, multipliant les recherches sur Dalí et le surréalisme.«Le rideau est le 14e artiste sur scène, nous dit DFP.Ce n'est pas le point de référence du spectacle.C'est une épice de plus.C'est une porte d'entrée dans tous ces labyrinthes que nous explorons dans La verità, qui sont ceux du surréalisme de Dalí, mais aussi de notre perception de ce qui est vrai et ce qui ne l'est pas.On réunit des éléments ensemble, des ingrédients, c'est comme faire des gnocchis.Selon les alchimistes, quand tu as les justes choses, elles se combinent toutes seules.C'est ce qui s'est passé avec cette production.» C'est la méthode organique et intuitive de DFP, qui a présenté ici il y a deux ans la très belle pièce Donka, une lettre à Tchekhov, créée dans le cadre du 150e anniversaire de naissance du dramaturge russe.Une minutieuse recherche pendant laquelle le créateur et son équipe glanent ici et là tous les éléments menant à la construction d'un univers, à la recherche des bonnes images acrobatiques, des ambiances sonores et visuelles justes, le tout porté sur scène avec subtilité, chaleur, poésie et humour.Dans un des extraits présentés aux médias la semaine dernière, on peut voir une énorme tête de cheval suspendue au milieu de la scène pendant que des danseurs à plumes y vont d'un numéro de cabaret inspiré des années 40, sur une musique de Maria Bonzanigo enregistrée avec l'Orchestre symphonique de Lugano.« Il y a des éléments récurrents dans l'imagerie de Dalí, comme le cheval, explique DFP.Que représente-t-il ?Nous avons rencontré plusieurs spécialistes de Dalí et je peux vous dire qu'il y a autour de lui tout un monde de visions et d'interprétations.Le cheval, qui symbolise sans doute la puissance, nous, on le fait voler.C'est une image qui nous permet de raconter nos rêves à nous.» Ces références visuelles à Dalí, il y en aura plusieurs, nous assure Julie Hamelin.« Dalí était quelqu'un d'excentrique et de provocateur, qui aimait par exemple porter une tête de rhinocéros en se levant le matin.Un jour où il donnait une conférence, il s'est même présenté dans un costume de scaphandrier.» « On baigne dans le surréalisme de Dalí, enchaîne DFP, dans l'idée du rêve, d'une réflexion intérieure sur la psychanalyse, qui l'obsédait.La paranoïa de Dalí devient intéressante vu que nous sommes plus oniriques.C'est comme une rencontre entre nos deux langages ; le sien, qui est plus sombre, et le nôtre, qui est plus proche de l'univers de Chagall.» Des références à Dalí, donc, mais quelle place les créateurs ont-ils fait à Tristan et Iseut représentés sur la toile de Dalí ?« Le récit de Tristan et Iseut n'a jamais été décliné dans une forme acrobatique, répond DFP.Sur la toile de Dalí, ils sont représentés, lui avec une cape bleue fissurée, elle avec une tête de pissenlit, les deux sont voilés.Ça nous renvoie à une réflexion sur le jeu de l'acteur et sur la représentation de l'art.» « l'histoire d'amour, tragique, de Tristan et Iseut, ajoute Julie Hamelin, nous renvoie aussi à celle de Dalí et de sa femme Gala, qui nous ont inspiré plusieurs duos où des couples dialoguent entre eux.» De nouveaux appareils de cirque ont aussi été créés spécifiquement pour ce spectacle.« Dalí s'est beaucoup intéressé à la psychanalyse, mais aussi à la science, explique DFP.Il a d'ailleurs tout un discours sur l'ADN.On a donc décidé de construire de nouveaux appareils acrobatiques qui reflètent son intérêt pour la science.» Le scénographe Hugo Gargiulo a inventé un appareil aérien baptisé l'ADN, une structure verticale en spirale ; vous verrez également un appareil aérien en forme d'oeil, très dalinien, sorte de croisement entre un cerceau et un trapèze.Autres nouveautés : la Zig, une immense roue conçue par le Français Tony Vignetto ; et enfin un ``Carré'' suspendu par des câbles, conçu par Marie-Ève Hémond.Dans le spectacle, il y aura aussi des projections vidéos sur la toile (réalisées par Antonio Vergamini).«Ce sont des projections qui font ressentir la fluidité de la peinture de Dalí, qui fait contrepoids à ses formes plus sculpturales, plus figées, explique DFP.C'est une façon de mieux sentir les mouvements qu'il y a dans le rideau.Il y a aussi le jeu des ombres de Dalí dans sa toile, précise Julie Hamelin.Certains objets ont des ombres, d'autres non.C'est un terrain de jeu intéressant dans notre travail sur les éclairages.» La verità, qui puise dans toutes les disciplines artistiques, demeure \f LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 12 JANVIER 2013 ARTS llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 13 ARTS Tout a commencé par l'apparition de ce rideau de scène, peint par Salvatore Dalí pour un ballet, Mad Tristan, présenté à New York en 1944.L'imposante toile de 9 mètres sur 15, représentant Tristan et Iseut, a été offerte au metteur en scène Daniele Finzi Pasca (DFP) il y a deux ans par un collectionneur d'art qui voulait lui donner une deuxième vie.Un cadeau pour DFP qui s'en est inspiré pour créer un spectacle de cirque à la fois grandiose et étonnamment intime, explorant l'un des thèmes favoris du peintre catalan : le monde du rêve.PHOTOS ROBERT SKINNER, LA PRESSE un spectacle de cirque.« Nous avons créés 19 numéros de cirque, note Julie Hamelin, beaucoup de numéros au sol, dont un duo de main à main, plusieurs numéros de jonglerie aussi, un french-cancan de roue Cyr, un duo clownesque, car il y a beaucoup d'humour dans le spectacle.Et de nombreux numéros aériens, notamment avec ces nouveaux appareils qui s'apparentent au cerceau, au trapèze danse et aux sangles, mais qui ne le sont pas tout à fait.Plusieurs artistes ont joué dans Nebbia, mais tous sont familiers avec notre univers.Cinq des 13 interprètes sont québécois.» La verità, espèrent ses créateurs, tournera pendant au moins cinq ans.Après les représentations de Montréal, la troupe de Finzi Pasca s'en ira en Amérique latine (Colombie, Panama, Uruguay), puis au Brésil pendant quatre mois (Rio de Janeiro, São Paulo, Porta Alegre, Belo Horizonte et Brasilia).La tournée européenne débutera l'automne prochain en Suisse, à Lausanne.Suivront des représentations en France, Belgique, Espagne, Italie, Angleterre et aussi en Russie.Du 17 janvier au 3 février au Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts.Projets à venir scène du spectacle de la cérémonie de clôture des Jeux de Turin (2006), fera la conception du spectacle d'ouverture des Jeux paralympiques de Sotchi, en Russie, en 2014.Mariinsky à Saint-Petersbourg, en Russie, avec la mise en scène de l'opéra Carmina Burana, également en 2014.DFP y avait créé l'opéra Aïda à l'été 2011.1 Finzi Pasca, qui a signé la mise en 2 L'ouverture du nouveau Théâtre 3 La reprise de l'opéra Pagliacci, de Leoncavallo, au Lincoln Center de New York en 2013.4 La reprise du spectacle solo Icaro à New York pour la première fois au printemps 2014.Au Théâtre La Mamma.La pièce a été créée par DFP il y a 17 ans.5 La réalisation d'un film, La piazza San Michele, en cours de scénarisation.\f 14 A R T S LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 12 JANVIER 2013 ARTS THÉÂTRE llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll NATHALIE SARRAUTE AU PROSPERO Ni oui ni non MARIE-CHRISTINE BLAIS Il suffit parfois d'un rien ­ une intonation, un silence, un bref malentendu ­, pour qu'une lo n g u e r el a t io n hu m a i ne bascule.C'est le propos de Pour un oui ou pour un non, pièce de Nathalie Sarraute présentée une première fois au Québec en 1999 par une troupe de F ra nce au F TA , mais enfin portée à la scène par des Québécois.Cette fois, l'exceptionnel dialogue sera interprété par Marc Béland et Vincent Magnat, dirigés par Christiane Pasquier.Oubliez les clichés su r le nouveau roma n , l'i ntellec t ua lisme, le parisianisme, le cérébral : rien n'est plus humain, plus intime, que ce Pour un oui ou pour un non de Sarraute.Les voisins de Claude Meunier et Louis Saïa, mais à la française : ainsi pourrait-on résumer ­ très grossièrement, c'est vrai ! ­ l'oeuvre dramaturgique de Nathalie Sarraute, écrivaine russo-française née en 1900 et morte en 1999.En effet, les clichés, les ph rases toutes faites, les lieux com muns, tout était bon à Sarraute (et à Meunier-Saïa) pour exprimer l'inexprimable : les tout petits silences, les indicibles malaises, les presque riens qui font mal à cause d'une intonation, d'une attitude, au cours d'une conversation généra lement banale, dans des circonstances ordinaires.Dans les romans, mais peut-être encore plus dans les pièces de Sarraute, ce sont sous les propos en apparence les plus creux que la complexité humaine se révèle.Mais aussi l'incommunicabilité entre les êtres.Trois petits mots qui changent tout Dans Pour un oui ou pour un non, deux hommes, H1 et H2, vont justement remettre en question leur amitié de longue date en raison de trois petits mots, prononcés par l'un avec une certaine intonation.« Ce qui est fascinant dans ce texte, ex plique la metteure en scène et comédienne C h ristia ne P asqu ier, c 'est qu'il pourrait être joué par deux hommes, deux femmes, un homme et une femme, des A méricains, des A fricains, des collègues de trava il.et qu'en même temps, c'est peut-être tout simplement le dialogue intérieur d'une seule personne, ce dialogue qu'on Les comédiens Marc Béland et Vincent Magnat de même que la metteure en scène et comédienne Christiane Pasquier sont les premiers Québécois à porter à la scène la pièce Pour un oui ou pour un non de Nathalie Sarraute.PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE tient tous da ns notre tête, tout le temps : on se repasse une conversation, on imagine ce qu'on aurait dû dire, on digresse, on ressasse.» « À mon avis, reprend la comédienne qui avait aussi mis en scène Elle est là de Sarraute (en 2003 à Espace Go), l'écriture de Nathalie Sarraute est au plus près de la sensation, du ressenti.Pas de l'émotion, mais vraiment de nos cellules, de l'infiniment petit, des plus minimes pulsions.Dans ses dialogues, elle traite de la relation à l'autre, mais surtout de SOLUTION de la semaine dernière 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 1 T A R E N T ce qui peut nous attaquer très intimement dans un échange verbal.Même entre amis, entre proches.Surtout entre amis ou proches.» Il se trouve que les personnages de H1 et H2 seront joués pa r deu x a mis da ns la vie, les comédiens Marc Béla nd et Vincent Magnat (Béland avait d'ailleurs dirigé Magnat dans la pièce solo Monsieur Malaussène au théâtre).Les liens ne s'arrêtent pas là : Pasquier, Béland et Magnat ont tous trois vu la production française de 1999 de la pièce, De la réalité à la scène des échos du dialogue entre les deux amis.« Pa rfois, avec les mots, on évite de parler, paradoxalement, dit le comédien Marc Béland.On s'abstient d'aborder certains sujets pour ne pas ouvrir de dossiers qui mettraient en péril une relation ­ mais qu'arrive-t-il si on les aborde, surtout s'ils semblent anodins ?L'écriture de Sarraute est très formelle, très ciselée, mais aussi très, très humaine, à cet égard, on peut tous se reconnaître dans ce dialogue, se souvenir même de moments précis de nos vies.» MOTS CROISÉS DES ARTS 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 www.nicolehannequart.com 1826 nom de la réalisatrice de La dernière fugue.7 Fin de verbe ­ Ville de Hokkaido.8 Grande vrille ­ Choisis.9 Avant les autres ­ Résine aromatique.10 .Sandler ­ Opéra de Glinka (La vie pour le .) ­ Mouvement fondé aux États-Unis en 1935.11 Phénomène d'optique ­ Haut plateau de quartzite du bouclier guyanais.12 Ballottines ­ Ouverture dans la table d'harmonie d'un violon.I 3 E T C 4 I R A 5 Z E N 6 I E 7 E C 8 M A L 9 E P I 10 O B 11 S T A 12 D E N 2 R U N E F N I T C R O I L E E E S R I S R O P H E E S A L E I N A U T E T E T E S U N A D E O N O A P G A M I R I E R E R A S E T E T E E T E S I O N R I D E E L O N E N E A S S E 1825 « À mon avis, l'écriture de Nathalie Sarraute est au plus près de la sensation, du ressenti.Pas de l'émotion, mais vraiment de nos cellules, de l'infiniment petit, des plus minimes pulsions.»­ Christiane Pasquier, comédienne et metteure en scène www.nicolehannequart.com 1 Auteur de Jean-Pierre Ferland : Un peu plus haut, un peu plus loin ­ Vanté.2 Mouette aux pattes rouges ­ Cinéaste autrichien mort en 1967.3 Celle de la République populaire de Chine à l'ONU a lieu en 1971 ­ Initiales de l'auteur de HORIZONTALEMENT Fondation.4 Husayn ibn al-Husayn a été le dernier d'Alger ­ Ville des Pays-Bas.5 Initiales de l'interprète de Sam dans Toute la vérité ­ Femme politique israélienne née en 1898 ­ Éprouvées.6 Habitations des paysans russes ­ Conifère ­ Pré- 1 Il joue dans le film La mort en douce ­ Initiales de l'animatrice de 24 heures en 60 minutes.2 Canards marins ­ Qui concerne l'enregistrement des sons.3 Dès le 29 janvier, on le verra au Théâtre du Rideau-Vert dans Marius et Fanny (.Girard) ­ Le titre de son deuxième album est No 2 (son prénom).4 Desservi ­ Son plus récent album s'intitule Miroir.5 Échappatoires ­ En matière de ­ Initiales de l'interprète de Samuel VERTICALEMENT dans O'.6 Sa capitale est Tallinn ­ Métal très ductile ­ Utile au golfeur.7 Exaspérées.8 On lui doit Les aventures d'Arthur Gordon Pym ­ Initiales de l'interprète de Cesare dans Les Borgia ­ .King Cole.9 Dans le titre d'une série dont Réjean Tremblay est le scénariste ­ Délassé.10 Fleuve de Russie ­ Pousse son cri, en parlant du hibou ­ Après la signature.11 Se dit d'une expression dont on se sert habituellement ­ Mammifères à mouvements lents.12 Lettre grecque ­ Lieu planté de saules.dans le cadre du FTA ; Béland et Magnat ont suivi l'atelier de jeu donné par Pasquier autour du texte de Pour un oui ou pour un non il y a quelques années ; en 2011, ils ont mis en lecture la pièce pendant le Festival international de littérature (FIL).Enfin, cette année, dans une production du théâtre Galiléo, ils la présentent en chair et en mots, en images animées (de l'incroyable Thomas Corriveau) et en musique (de l'étonnant Jean Derôme) : pour souligner le côté pa rfois grave, pa rfois bouffon du texte ­ on évacue hélas si souvent l'humour de Sarraute.­ un basson et un cor anglais devraient souligner certains traits entre H1 et H2.Tant les images que les sons seront en quelque sorte « En fait, constate le comédien Vincent Magnat, la seule chose sur laquelle s'entendent les deux personnages de la pièce, c'est qu'ils n'ont rien pour s'entendre ! Mais n'est- ce pa s v ra i de nous tous, d'une certaine manière ?Chacun d'entre nous est luimême fait de person nages qu i ne s 'entendent pas , a priori.Ça prend presque toujours des allures banales, ces échanges, mais c'est pourtant fondamental.Ce n'est rien, mais c'est tout ! » Pour un oui ou pour un non de Nathalie Sarraute, une production du théâtre Galiléo au théâtre Prospero, du 15 janvier au 9 février 2013.Informations: theatreprospero.com CÉLÉBRITÉS.MARCEL LAFLEUR 90 ans déjà.14 janvier 1923 La famille Lafleur est heureuse de souligner les 90 ans de son patriarche Marcel, époux de feu Gabrielle Tassé, père de 5 enfants et grand-papa.Il a été vétéran de la Seconde guerre mondiale au sein de l'Aviation royale du Canada, professeur à l'École des métiers de l'automobile et investigateur technique.Surtout, un homme bon, toujours prompt à aider ceux qui croisaient sa route.«J'ai mené une belle vie, dit-il satisfait, et fait les choses à ma façon.» Ses enfants lui doivent énormément.Vous avez un événement à célébrer ?Bon anniversaire P'pa! De la part de tes enfants Louis, Charles, Laurent et Claude de tes belles-filles Christine, Myriam, Sophie et Diane et de ta p'tite Daphné Soulignez-le ! tous les samedis dans Félicitations Isabelle tu as réussi ! Nous t'aimons, Papa et Maman IDA DUFOUR LEPAGE 95e anniversaire Sincères félicitations à Ida Dufour Lepage pour ses 95 ans.Votre filleul Jacques qui vous aime beaucoup Pour informations et tarifs 514 987-VENDU (8363) 1 866 987-VENDU (8363) celebrites@lapresse.ca \f LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 12 JANVIER 2013 ARTS llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 15 ARTS THÉÂTRE JEUNESSE YVES SIMARD / Devant moi, le ciel Théâtre et trampoline Le théâtre et l'acrobatie se rencontrent encore une fois dans la nouvelle création de la compagnie DynamO Théâtre.Pièce sans paroles, Devant moi, le ciel utilise un trampoline, les corps en mouvement, des projections vidéo et le piano pour explorer le thème de l'exil et de l'ouverture aux autres.JOSÉE LAPOINTE Yves Simard est l'auteur du scénario de Devant moi, le ciel, qui a été présentée cet automne à Toronto.Les pièces de la compagnie sont facilement «exportables», souligne-t-il, puisqu'elles contiennent souvent très peu de dialogues.«Avec Mur-mur, notre grand succès, on est allés six fois au Japon.» Depuis qu'il a été nommé codirecteu r de Dyna mO Théâtre en 2008, le metteur en scène désirait utiliser la « gra m ma i re » pa rtic u lière développée par la compagnie depuis 30 ans.« Notre matière première, c'est le corps, explique-t-il.J'ai travaillé en collaboration avec les interprètes, et quand j'ai senti que j'avais une structure qui se tenait, j'ai fait appel à l'auteur David Paquet comme conseiller dramaturgique.Il a plongé dans ce scénario, a posé beaucoup de questions.Ça a donné de beaux échanges qui ont été le ciment de la pièce.» C'est ainsi que s'est développée l'histoire d'une jeune exilée assise sur un banc de parc, qui rencontrera une vingtaine de personnages dans des situations dramatiques ou plus amusantes.Derrière elle, un immense écran sur lequel le ciel est projeté, et qui se transformera selon Avec Devant moi, le ciel, Yves Simard véhicule un message d'ouverture à l'autre et d'égalité aux préados.PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE aux préados, Yves Simard a refusé l'esthétique trash qui leur est souvent proposée et a préféré créer un univers beaucoup plus poétique.Et il a eu envie de leur présenter une histoire mettant en scène des adultes plutôt que des enfants.«Je voulais sortir de la cour d'école.Les enfants sont tous les jours confrontés à des histoires d'adultes, ils en sont témoins.» On ne connaît jamais vraiment les gens qu'on rencontre, et ce thème devrait nécessairement interpeller les jeunes, croit le metteur en scène.« Il y a des petits et des grands exils.On peut quitter son pays pour des raisons économiques, ou pour fuir une guerre, mais aussi être en exil de sa famille, comme la jeune fugueuse que rencontre le personnage.» Mais au bout du compte, nous dit la pièce, «le ciel reste le même partout».«C'est un message d'ouverture à l'autre, d'égalité.C'est important à notre époque où on est constamment confrontés à l'étranger, une époque de guerres et de déplacements de population.Mais je ne parle pas que d'immigration, je parle aussi d'aller à la rencontre de gens de différents milieux, de faire se rejoindre les garçons et les filles.Il faut apprendre à se connaître.» Devant moi, le ciel, à la Maison Théâtre du 16 au 26 janvier.· renoir · de gas · monet · gauguin · - Yves Simard.« Le trampoline permet de parler du ciel et de rejoindre les nuages.» l'action.«Il y a des voyages entre le passé et le présent, qu'on comprend bien grâce aux projections et aux éclairages.» Yves Simard a aussi fait en sorte que la construction musicale appuie et complète l'histoire, avec de moments plus doux ou plus forts et des silences.« La musique est très importante puisque le personnage central est une ancienne pianiste.Alors j'ai voulu que la musique composée pa r Christian Légaré tourne uniquement autour du piano.» Mais malgré l'en robage, on peut tout raconter avec les corps, estime Yves Simard.« L'espace est comme notre fe u i l le bla n c he .Ç a nou s demande de travailler avec une grande précision corporelle, de trouver comment avec de petits et de grands gestes on raconte l'histoire du personnage, que ce soit par un regard, une manière de tendre les bras, un salto.Mais il faut aussi doser entre le spectaculaire et la retenue, ménager ses effets.» Et du spectaculaire, il y en aura.Après les escabeaux de L'envol de l'ange, c'est un trampoline installé entre deux bancs de parc qui donnera du mouvement à Devant moi, le ciel.«Le trampoline s'est vite imposé dans la scénographie.Je cherchais la suspension des corps et pour moi, c'était la clé, parce que ça permet de parler du ciel et de rejoindre les nuages.» Même si les coméd ien s offrent une performance physique importante, leur travail reste dans l'ordre du théâtre et non du cirque.Les « nouveaux cirques » essaient aussi de créer des histoires, mais leurs spectacles tournent essentiellement autour de numéros - ce qui n'est pas le cas chez DynamO.« Nous ne sommes pas dans la haute performance circassienne, nos interprètes viennent plus de la danse et du théâtre.La performance surgit de l'émotion et sert l'histoire, elle permet d'aller plus loin.» Dans cette pièce qui s'adresse I L é tA I t U N e F o I S l'impressionnisme Chefs-d'oeuvre de la peinture française du Clark e niÈr ! Der aine sem « Vraiment, à ne pas manquer ! » - Claude Deschênes, Radio-Canada « À voir : beaucoup de Renoir, mais surtout d'excellents Degas, Pissarro, Monet, Sisley.Avec un parcours éducatif très bien mené.[.] À elle seule, [la sculpture Petite danseuse de quatorze ans de Degas] mérite une visite.» - Nicolas Mavrikakis, Voir Billets à 1/2 prix* les mercredis de 17 h à 21 h et les jeudis et vendredis de 17 h à 19 h *Applicable à l'achat d'un billet au prix courant de 20 $ Gratuit pour les enfants de 12 ans et moins Accompagnés d'un adulte.Non applicable aux groupes.Loin du cirque une présentation de MD achetez vos billets dès maintenant sur renoiramonet.com Cette exposition est organisée par le Sterling and Francine Clark Art Institute, Williamstown, Massachusetts.La présentation canadienne est produite en collaboration avec le Musée des beaux-arts de Montréal.Auguste Renoir, Une loge au théâtre (Au concert) (détail), 1880.© Sterling and Francine Clark Art Institute, Williamstown, Massachusetts, USA \f 16 A R T S LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 12 JANVIER 2013 ARTS llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll CHOIX HEBDOS LA LISTE PLUS ULTRA D'ANDRÉ DUCHESNE LIVRE LES STONES MUSIQUE BIRDY iPAD ONF EXPOSITION VILLES SUBLIMES CINÉMA CATIMINI Biographe respecté de John Lennon et d'Elton John, Philip Norman vient de rééditer son ouvrage Les Stones afin de souligner les 50 ans d'histoire des papys du rock.En 550 pages, il retrace avec minutie l'histoire interne du groupe et saisit les caractères de chacun de ses membres.Ce qui serait ragot ailleurs devient fine analyse ici.Les deux tiers de l'oeuvre s'attardent aux années 60 et 70.Il n'y a pas qu'Adele au Royaume-Uni.Il y a aussi Birdy.Cette jeune fille d'à peine 16 ans casse la baraque avec son disque éponyme fait de reprises chantées d'une voix un brin mélancolique.L'album joue en boucle depuis des mois dans mon iPhone.Racontant un amour naissant avec un charme fou, le clip de sa chanson 1981 a été vu plus de 5,2 millions de fois sur YouTube.L'application n'est pas nouvelle, mais on y revient constamment.Que ce soit pour de grands classiques comme Mon oncle Antoine de Claude Jutra, des documentaires ou des oeuvres interactives très dans l'air du temps, le site offre le visionnement gratuit de milliers de films.Faites découvrir les fascinantes sections « Jeunesse » et « Animation » à vos enfants.Chez moi, la « Minute de science » connaît un grand succès.Au musée McCord, le photographe italien Mimmo Jodice propose une lecture singulière de l'urbanité à travers Villes sublimes, une exposition de photos argentiques de panoramas de New York, Milan, Venise, Moscou, Boston et Paris.À la demande du McCord, Jodice expose 10 photos de Montréal prises le printemps dernier.Son interprétation de l'occupation de l'espace passe davantage par le mouvement que par les individus.Le cinéma québécois lance 2013 avec le second long métrage de Nathalie Saint-Pierre.Réalisée avec des moyens limités, l'oeuvre n'en est pas moins percutante.On y suit le parcours de quatre filles dont le destin est tributaire de la DPJ.Ni moralisateur ni dénonciateur, le film, deux fois primé en Europe, se démarque par le jeu convaincant de la comédienne Isabelle Vincent.En salle le 25 janvier.Sur le divan avec Patrice L'Écuyer STÉPHANIE VALLET Pour la troisième année, Patrice L'Écuyer animera le gala dévoilant les lauréats du Programme Excellence La Presse/ Radio-Canada, Le meilleur de nous-mêmes, qui sera diffusée demain soir dès 19h30 en direct à Radio Canada.Pour l'occasion, l'animateur sera entouré de Chantal Petitclerc, Rémy Girard, Jean-René Dufort, Marina Orsini et la femme d'affaires Danièle Henkel afin de rendre hommage à ces hommes et ces femmes qui ont fait une différence dans leur milieu.Au cours de la soirée, Patrice L'Écuyer dévoilera également l'identité de la Personnalité de l'année 2012 et pour la seconde année, celle de la Personnalité de l'avenir.«Ce sont des gens exceptionnels, et c'est une mine d'or de les interviewer, car pour la plupart, on ne les a jamais vus et ils ont des choses formidables à dire.Souligner ce qu'ils font, ça fait du bien!», explique Patrice L'Écuyer.Vincent Vallières, Corneille en duo avec le rappeur Imposs, et les familles Latreille, Jonathas et Crépeault qui ont atteint la grande finale d'Un air de famille seront quant à eux chargés du volet musical du gala.Depuis 10 ans à la barre de L'Union fait la force et de retour cet été pour la 8e année de l'émission Des squelettes dans le placard, Patrice L'Écuyer fait partie de ces animateurs qui réussissent à durer dans le temps.«J'ai des équipes extraordinaires.Un bon concept est une idée très simple! Je suis moi-même surpris de la longévité de ces projets et des fois, je me dis que les gens vont être tannés!», explique-t-il.Patrice L'Écuyer anime également depuis 2012 les émissions Un air de famille (de retour cet automne) et Prière de ne pas envoyer de fleurs dans le cadre de laquelle il recevra notamment Michel Courtemanche, Dominique Michel, Lise Dion, Martin Matte, Laurent Paquin et Christian Bégin au cours des prochaines semaines.De retour timidement au jeu dans Unité 9, Patrice L'Écuyer, qui a fait ses premiers pas dans le monde du showbusines sur les planches dans les années 80, se fera plus présent dès septembre prochain dans la seconde année de la série signée Danielle Trottier.Confidence «Je ne sais pas si je vais le faire, mais j'aimerais bien toucher à une émission d'interview à la Larry King.J'aimerais aussi beaucoup refaire de la scène : c'est la plus belle drogue ! » QR Avec qui changeriez-vous de carrière?Jack Nicholson comme acteur et Johnny Carson comme interviewer, même si ça ne serait pas vraiment une bonne idée de changer avec lui en ce moment! Qu'est-ce qui vous a donné le goût de faire votre métier?Jean Duceppe.J'avais 23 ans et je voulais être comédien quand j'ai vu Jean Duceppe sur scène avec Roger Lebel dans La mort d'un commis voyageur.Je n'avais jamais rien vu d'aussi fort et d'extraordinaire.Je vous dis ça et je me rends compte que je ne joue plus depuis 20 ans! Qu'est-ce qui vous fait rire dans la vie?Les gens qui se prennent au sérieux, ceux qui n'ont pas d'autodérision.Quand je fais Prière de ne pas envoyer de fleurs, des fois on a des invités que ça rend mal à l'aise, et ça me fait beaucoup rire! Une personne avec qui vous rêvez de travailler?Je pense que je réalise mon rêve en travaillant avec Guylaine Tremblay dans Unité 9.Ça a l'air un peu racoleur, mais j'ai toujours voulu jouer avec elle.Un plaisir coupable?Je ne suis pas fier de le dire, mais Joe Dassin.J'en écoute à en écoeurer tout le monde que je connais, moi y compris.J'écoute ça très fort dans mon auto, surtout Le jardin du Luxembourg.Je me sens tellement quétaine en disant ça! Vous souvenez-vous de votre premier slow?You Make Me Feel Brand New (il chante).Dans un gymnase, je me rappelle très bien, elle s'appelait Julie, c'était la dernière danse, alors c'était now or never, fait que ça a été now! Qu'est-ce que vous écoutez en boucle en ce moment?Les Misérables - Le concert du 25e anniversaire.Ce n'est pas juste en boucle, je vais me confesser, ma blonde est sur le point de m'assassiner.Quel serait le titre de votre biographie?On dit souvent que les gens heureux n'ont pas d'histoire et j'ai une vie plate en ce sens-là! Alors: « Il a eu du fun tant mieux pour lui, mais on n'en aura pas en la lisant !» PHOTO FOURNIE PAR RADIO-CANADA \f "]
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