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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Arts
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2013-02-23, Collections de BAnQ.

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[" www.lapresse.ca/arts M O N T R É A L S A M E D I 2 3 F É V R I E R 2013 MONTRÉAL EN LUMIÈRE LES BELLES HISTOIRES D'ALAIN LEFÈVRE PAGE 8 SUR LE DIVAN PAGE 18 AVEC VALÉRIE BLAIS XXXXXXXX ARTS MUSIQUE Consultez toutes nos critiques de disque à lapresse.ca/cd THÉÂTRE LE QUÉBEC RECONNU DANS LE MONDE PAGE 14 REVENANTS DES ANNÉES 60 Les Zombies se sont séparés en 1967, avant que leur chanson Time Of The Season grimpe dans les palmarès et que leur album Odessey & Oracle devienne un classique.Le chanteur Colin Blunstone et le claviériste Rod Argent, qui participent à Montréal en lumière, étaient loin de se douter de l'intérêt que suscitait encore le groupe britannique quand ils se sont remis à jouer ensemble il y a 12 ans.L'histoire d'une résurrection à lire en pages 10 et 11.IILLUSTRATION CHARLOTTE DEMERS-LABRECQUE, LA PRESSE Espace pour la vie dévoile un monde fascinant Photo: André Sarrazin Papillons en liberté Jardin botanique Produit et animé par 14 février au 28 avril Nouveau! Achetez vos billets en ligne Pie-IX Insectarium espacepourlavie.ca \f 2 ARTS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 23 FÉVRIER 2013 ARTS llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll PANORAMA Agenda Les vues, la vie et Pistorius NATHALIE PETROWSKI CHRONIQUE Famille P BESTIAIRE ANIMÉ Sortie familiale par excellence ce week-end, le Bestiaire animé présente une sélection des meilleurs films d'animation mettant en scène des animaux.Cet événement, présenté dans le cadre des Rendez-vous du cinéma québécois, propose des titres évocateurs comme Flocons et carottes et Juke Bar ! Dimanche, 15 h, Cinquième salle de la PdA IVY Musique Ivy, qui a lancé son premier disque de slam en 2008, est de retour, tout en continuant Hors des sentiers battus, du titre de ce nouveau spectacle.Avec lui sur scène, huit musiciens, dont un quatuor à cordes, et la chorale du Gesù avec ses 30 chanteurs.Répétition générale publique, lundi 20 h 30, et spectacle le lendemain à 20 h au Gesù Opéra L'ENFANT DE GLACES Chants libres reprend cet électr'opéra de Zack Settel et Pauline Vaillancourt.L'oeuvre a été créée en 2000 au Musée d'art contemporain et présentée en Allemagne en 2002.Avec Jean Maheux et une imposante machine sculpturale aux rouages mécaniques.De jeudi à samedi, 20 h, au Gesù.ia Marais est une jeune c i né a s t e q u i a q u it t é l'Afrique du Sud où elle est née, mais qui, y retourne régulièrement.Un jour, elle a eu l'idée de faire un film sur les revers de fortune provoqués par la fin de l'apartheid.En cours de recherche, elle a trébuché sur un autre sujet : l'énorme industrie de la sécurité née au lendemain de l'apartheid en 1994, alimentée par la méfiance et la paranoïa d'une société qui a abattu un mur racial pour aussitôt en ériger un autre : un mur économique, cette fois, qui oppose les riches et les pauvres.La réalisatrice a croisé deux femmes propriétaires d'une entreprise de polygraphes qui louaient leurs machines à des entreprises pour des séances d'embauche.Pas pour embaucher des policiers ou des gardiens de prison.Pour embaucher des chauffeurs, des commis, des vendeurs, bref des gens appartenant à des corps de métier nullement liés à la sécurité.La réalisatrice en a conclu qu'une société qui faisait si peu confiance aux gens qu'elle avait besoin de polygraphes pour les jauger n'allait pas bien du tout.Elle a décidé d'en faire un long métrage, un thriller psychologique qui porte le nom de son personnage principal, Layla Fourie, et qui a été présenté à la Berlinale.J'ai eu la chance de voir ce film qui n'a pas remporté de prix, mais qui a obtenu une mention spéciale du jury.Et pour cause ! Outre ses qualités cinématographiques indéniables, Layla Fourie nous plonge dans un climat social trouble et sous extrême tension.On y découvre que ni la fin de l'apartheid ni la présidence de Nelson M a ndela n'ont réglé quoi que ce soit.Tout le contraire.Aujourd'hui dans les grandes villes en Afrique du Sud, viols, meurtres et cambriolages sont la norme quotidienne.Les riches vivent barricadés dans leurs maisons comme s'ils étaient en perpétuel état d'insurrection.La plupart sont armés et n'hésitent pas à faire feu sur un intrus sans vérifier son identité.Ici, la vie ne vaut pas cher.Je l'ai écrit cent fois, mais je le répète : rien de mieux qu'un film pour vous plonger dans une réalité étrangère et vous en faire saisir en peu de temps, les enjeux.Grâce au film de Pia Marais, j'ai eu le sentiment de connaître un peu mieux l'Afrique du Sud et de comprendre la violence et la peur qui y règnent.Deux jours plus tard, comme si le destin cherchait à valider les propos du film, une belle blonde de 29 ans du nom de Reeva Steenkamp est morte, abattue de quatre balles dans sa salle de bains.Son agresseur, l'athlète olympique et héros national, Oscar Pistorius, a raconté en pleurs qu'il avait pris sa bien-aimée pour un cambrioleur.Les autorités policières sudafricaines ne l'ont pas cru et ont porté des accusations de meurtre prémédité contre lui.L'affaire a connu quelques rebondissements dont des rumeurs d'enquête bâclée et le retrait jeudi de l'enquêteur en chef qui fait lui-même l'objet d'une procédure pour sept tentatives de meurtre.Malgré cela, je n'ai pas lu un article, pas un seul, qui accrédite la thèse de l'erreur paranoïaque de Pistorius.Tous les médias semblent convaincus de la culpabilité du Blade Runner, surnommé ainsi en raison des deux prothèses en carbone qui lui servent de jambes et qui lui ont permis de courir le 400 mètres aux Jeux olympiques de Londres.Si je n'avais pas vu Layla Fourie, j 'au rais sa ns doute conclu à la c ulpabilité de Pistorius.Mais le film de Pia Marais met tellement bien en scène la violence et la peur qui règnent dans les chaumières en Afrique du Sud que je peux très facilement concevoir que Pistorius dise vrai.Je peux concevoir qu'il se soit réveillé en pleine nuit, alerté par un bruit suspect.N'ayant pas ses prothèses, il s'est senti vulnérable et a sauté sur son pistolet sans penser à rien sinon à sa peur.Je peux concevoir que c'est sa peur qui a tué Reeva.Un article universitaire paru bien avant le drame avait qualifié Oscar Pistorius de pionnier posthumain.À la lumière des événements récents, tout indique qu'Oscar Pistorius était finalement un humain comme les autres, mais né dans un pays où la vérité sort de la bouche des machines et où on tire sur les gens avant de leur demander leur nom.ON EN PARLE TROP Pas ici.En France.Du cochon sublime du nom de DSK qui refait surface dans Belle et Bête de la journaliste Marcela Iacub, qui a eu une aventure torride avec DSK en pleine tourmente et qui a écrit le livre qui dit tout, tout.À paraître chez Stock le 27 février.ON N'EN PARLE PAS ASSEZ De littérature, de culture, d'Histoire et de la qualité de l'éducation qui est donnée à nos enfants et dont il ne sera pas vraiment question au Sommet sur l'enseignement supérieur LA BILLin so POR ETS ir TE EN et m DU VE a MÉ NTE rd TRO À i ! POL IS De ma La citation de la semaine « Michel Marc Bouchard est érudit, intelligent et doué.Un ambassadeur du Québec .» - L'animateur Guy A.Lepage sur Twitter.MUSICIENS, ACROBATES ET ILLUSTRATEUR EN DIRECT DANS LA PURE TRADITION DE LA MILONGA ARGENTINE ! ¡Vamos a bailar! PHOTO FOURNIE PAR SRC 120 e production LES MUSES ORPHELINES mise en scène de Martine Beaulne de Michel Marc Bouchard 24 et 26 FÉVRIER Métropolis · 20 h MÉTROPOLIS 1 855 790-1245 admission.com / ticketmaster.ca Maxime Denommée Léane Labrèche-Dor Macha Limonchik Nathalie Mallette décor Richard Lacroix costumes Daniel Fortin éclairages Claude Cournoyer musique Ludovic Bonnier accessoires Normand Blais Billetterie montrealenlumiere.com Du 20 février Au 30 MArS \f LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 23 FÉVRIER 2013 ARTS llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 3 ARTS Séparés à la naissance Martin St-Louis Ryan Kwanten Nous, les téléspectateurs pointilleux HUGO DUMAS CHRONIQUE L Maintenant que le hockey agite de nouveau les chaumières, les jumeaux vont sortir du placard.Ils ont presque le même âge, viennent de pays du Commonwealth et partagent un intérêt pour les initiales TB.L'acteur australien Ryan Kwanten s'est fait connaître dans la série de vampires True Blood et le joueur de hockey canadien Martin St-Louis sue sang et eau pour le Lightning de Tampa Bay.Merci à Matt Matthews pour la suggestion.Poirier à Mutek Musique PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE Le 14 festival Mutek aura lieu du 29 mai au 2 juin prochain.Le Montréalais Ghislain Poirier y présentera, en première mondiale, son nouveau projet, Boundary.Le Britannique Matthew Herbert en sera à sa première visite à Montréal depuis 2005 pour offrir non pas un, mais trois projets.Au-delà de valeurs sûres comme Jamie Lidell et Ryoichi Kurokawa qui reviennent cette année sous un jour nouveau, Mutek propose également des artistes fort attendus du public montréalais, comme le Catalan John Talabot, Andy Scott, associé à l'étiquette britannique Modern Love, et le virtuose pianiste allemand Nils Frahm.Les billets sont déjà en vente.e - La Presse En hausse.en baisse L'émission animée par Normand Brathwaite et Geneviève Borne est reconduite pour une 11e saison, a-t-on appris cette semaine par le profil Facebook de la coanimatrice.L'émission, diffusée sur les ondes de Télé-Québec, présente des vedettes montantes de la chanson, en plus d'offrir une tribune aux personnalités bien établies.e s s ér ie s d ra m at ique s et les téléromans n'ont jamais été d'aussi bonne qualité.Alors, pourquoi passons-nous notre temps à leur cherc her le moi nd re petit pou ?Pourquoi gaspillonsnous autant d'énergie à relever chaque petite invraisemblance dans une émission que, visiblement, nous adorons ?Cette observation, imprimée dans une chronique du magazine Entertainment Weekly, m'a piqué au vif : merde, je suis vraiment comme ça.Je suis ce téléspectateur pointilleux et tatillon, certains diront fatigant, toujours prêt à rouspéter contre le collet de chemise mal ajusté d'André Robitaille dans le générique d'ouverture de C'est juste de la TV.Et à vous lire quotidiennement, je vous soupçonne d'être tout autant à cheval sur ces détails en apparence anodins, qui nous agacent tout de même.Tenez, lundi soir, j'étais bien installé devant 19-2, une série que j 'apprécie beaucoup, armé de mon téléphone i n t el l ige n t e t d ' u n C o ke diète.Tout allait bien jusqu'à ce que N ic k B er rof ( Réa l Bossé) remette à son collègue Chartier (Claude Legault) un modèle réduit d'une voiture de patrouille bleu et blanc.Su r l'emba llage du jouet , c 'éta it écrit : « voitu res de police et service publique ».Deux grosses fautes dans une courte description.Qu'est-ce que j'ai fait ?Comme tout bon téléspectateur minutieux, j'ai reculé jusqu'à l'image incriminante, je l'ai prise en photo et mise en ligne sur Twitter.Pow, comme dirait MarieMai à La voix.L e producteu r Sphère Média m'a précisé qu'il s'agissait d'une erreur et qu'elle serait corrigée de façon électronique pour les versions du DVD et de Tou.TV.Après coup, je me suis senti vraiment chatouilleux d'avoir insisté sur cette broutille, alors que tout le reste de l'émission était impeccable.Mais c'était plus fort que moi.Et c'est encore arrivé mardi soir, cette fois pendant le téléroman O' de T VA.L'avocat Théo (Paul Savoie) a remis à Samuel O'Hara (Guy Nadon) un document concernant la paternité de l'enfant qu'il a fait à sa maîtresse.Tout en haut de la lettre, c'était écrit Déborah Mill.Pas Déborah Mills, comme s'épèle le nom du personnage incarné par Fanny Mallette.Il manquait un « s » à la fin de Mill.Une peccadille, j'en conviens, qui m'a cependant dérangé.Cette tendance à traquer la bête noire partout serait une conséquence directe de la montée en flèche de ce que les spécialistes appellent « le deuxième écran ».De plus en plus de téléspectateurs visionnent maintenant leurs séries préférées tout en pianotant sur un ordinateur, une tablette ou un téléphone.Au moindre petit accroc scénaristique ou technique, bang, un gazouillis assassin ou message virulent sur Facebook.Comme les grands réseaux tels que TVA et Radio-Canada épluchent tout ce qui défile sur les réseaux sociaux, nous, les téléspectateurs pointilleux, avon s l 'i mpression d 'êt re entendus et compris.Avec ces moyens de com munication instantanés, plus moyen de nous en passer une petite vite, en cachette.Ce qui passait dans le beurre en 2006 est dorénavant grossi et exposé à des dizaines de milliers d'internautes.Et les téléphages deviennent de plus en plus sophistiqués, exigeants et même ratoureux.Autre exemple fascinant.Dans les dernières minutes de l'épisode du 15 janvier d'Unité 9, Marie et Shandy s'affrontaient dans l'élection pour la présidence du comité des détenues.Après le dépouillement, l'aumônier Georges a griffonné le résultat du vote « très serré » sur un bout de papier.Le nom de la gagnante ne devait être dévoilé que la semaine suivante.Mais vous savez quoi ?Un téléspectateur futé a fait un zoom sur l'écran de télé et pris une photo où l'on pouvait lire assez clairement le nom de la nouvelle présidente sur la petite feuille : Marie Lamontagne.Ce cliché s'est rapidement propagé sur Twitter, brûlant ainsi un punch du téléroman.Comme quoi, il ne faut jamais sous- esti mer le fa natisme de certains boulimiques de télévision.Plus la qualité d'une série e s t g r a n d e , pl u s l a s u r veillance sur le web tend à devenir intense.Nous n'exigeons rien de moins que du gros calibre semaine après semaine.À la moindre baisse de régime, vous risquez de lire un « je l'évite » comme plus bas dans cette chronique.Oui, c'est un commentaire sur les éclairages dans Mémoires vives.On est pointilleux ou on ne l'est pas.L'émission Belle et Bum On voit trop peu cette comédienne, je trouve.Après son rôle de femme d'affaires instable dans Mirador 2, la voici maintenant dans la peau de la psychologue de Charles O'Hara (Stéphane Demers).On espère maintenant que son rôle prenne de l'ampleur.Avec Nathalie Coupal dans O' JE LÉVITE L'acteur de la défunte série 30 Rock Alec Baldwin s'est de nouveau retrouvé au centre d'une dispute avec un photographe et une journaliste du New York Post.Des menaces de mort et des insultes raciales auraient été proférées.Des plaintes auraient été déposées tant de la part de l'acteur que de la journaliste et du photographe.Alec Baldwin L'éclairage intense dans Mémoires vives JE L'ÉVITE Avez-vous remarqué à quel point tous les acteurs de ce téléroman de Radio-Canada ont le visage délavé par un éclairage vif, trop puissant ?Les personnages ressemblent à des fantômes javelisés, qui pourraient tous jouer dans une publicité pour le lait.Attendez.Serait-ce ça, le secret de Mémoires vives?Tout le monde est mort et revient sur Terre sous forme d'ange à la peau diaphane ?PHOTO FOURNIE PAR TÉLÉ-QUÉBEC s Pour joindre notre chroniqueur : hdumas@lapresse.ca Soupersspectacles opéra: Mariage de figaro: 22-23-24 février leS feMMeS en BlueS 8 MarS france d'aMour 15 mars replay the BeatleS 11 Mai Soirée Motown 24 Mai forever Sinatra 1 juin 5723, av.du Parc 514 770-7773 theatrerialto.ca Joan Bluteau chante dalida 16 mars the cryStalS & the ShirelleS 13 avril elviS: viva laS vegaS: 4 Mai Judy collinS 9 juin BaBy BooMer'S Band 28 juin hoMMage à louiS arMStrong 29 juin \f 4 ARTS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 23 FÉVRIER 2013 ARTS THÉÂTRE llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll LEMIEUX-PILON DE RETOUR EN FRANCE La Belle et la bête hypnotise les Parisiens LOUIS-BERNARD ROBITAILLE COLL ABOR ATION SPÉCIALE ment plus vu Michel Lemieux à Paris depuis 30 ans.En 1983, quand il travaillait encore en solo, il avait connu u n vér it able t r iomphe au Théâtre de la Ville avec Solide Salad, un an après une première prestation parisienne, au Théâtre de la Bastille, où il jouait L'oeil rechargeable.Une page entière dans Libération, des salles pleines à craquer.Depuis, plus rien à Paris, jusqu'en février 2010, avec Norman au Théâtre national de Chaillot, dans le cadre du festival Anticodes.Mais pour trois représentations seulement.Cette fois, c'est un vrai retour en force avec La Belle et la bête, installé depuis jeudi soir et pour une dizaine de jours, de nouveau à Chaillot, dans la salle Jean Vilar qui compte plus de 900 places.Pourquoi une aussi longue absence des scènes parisiennes ?Réponse : les hasards de la vie.Mercredi aprèsmidi, dans l'immense foyer de Chaillot, Michel Lemieux, Victor Pilon et la directrice Marie-Christine Dufour donnent leur explication : « Nous avons eu pendant de longues années un agent qui n'était pas branché côté France.Nous en avons changé en 2008.» Pendant un quart de siècle, la compagnie Lemieux Pilon 4 DA rt s'est donc promenée PARIS - On n'avait pratique- en Asie, en Amérique latine, au BA M de Brook ly n , en Grande-Bretagne, mais n'était jamais revenue en France.« Il y a eu cette rencontre en 2009 avec la directrice de l'époque à Chaillot, Dominique Hervieu.C'est comme ça les arts de la scène, c'est une question de rencontres, d'affinités.» En l'occurrence, Lemieux et Pilon auraient pu trouver pire que Chaillot.Une magnifique architecture de 1937, un statut de théâtre subventionné, qui permet de vendre les places à un prix modéré (moins de 50 $ la place) et qui fonctionne sur un réservoir de 12 000 abonnés.Comme au Théâtre de la Ville, on fait salle comble la plupart du temps et, quand ça marche mal, on fait des moitiés de salles.C'est l'un des g ra nds t héât res pa r isiens que les médias suivent régulièrement.Michel Lemieux et Victor Pilon reprennent d'assaut la France avec leur spectacle La Belle et la bête, qu'ils présentent depuis jeudi au Théâtre de Chaillot.PHOTO ARCHIVES IVANOH DEMERS, LA PRESSE Tours de magie Jeudi soir, de fait, la salle Jean Vilar était pratiquement r e m pl ie j u sq u 'au de r n ie r fauteu i l .D e s s p e c t a teu r s qui paraissaient hypnotisés par les tours de magie qui se déroulaient sur scène : un magnifique cheval blanc qui traverse le plateau, réapparaît et disparaît, les grands jets de peinture rouge qui vont s'écraser sur les murs, une pluie presque réelle qui tombe comme un déluge tropical.« I l y a des metteu rs en scène qui utilisent la technologie dans des pièces de théâtre, mais un peu en guise de décoration, comme complément, dit Michel Lemieux.Pour nous, au contraire, c'est la technologie qui est au coeur de nos productions.Et puis, il y a une porte qui s'ouvre : pas la porte de l'intelligence, celle du coeur, des sentiments.» À une autre époque, les spectacles de Lemieux et Pilon étaient de pure technologie.Une professionnelle du théâtre, présente à la première, croit se souvenir de Norman comme d'un spectacle presque sans paroles : « Avec La belle et la bête, dit-elle, c'est peutêtre le texte qui est la partie la plus faible.D'autant plus qu'en France, tout le monde a en mémoire le film de Jean C o c teau .D a n s la ver sion Lemieux-Pilon, le texte apparaît un peu comme un simple fil conducteur, un accompagnement un peu trop rationnel et linéaire.Il n'y a pas vraiment de progression dramatique, malgré les prouesses tec h n iques et est hétiques extraordinaires.» Cela explique peut-être que, après 1 h 30 de spectacle, la réaction de la salle était chaleureuse, sans plus.Comme si les spectateurs sortaient d'un songe prolongé.Expérience unique Hier midi, au journal télévisé de France 2, Lemieux et Pilon ont eu droit à un sujet en images, ce qui est déjà un privilège : « On ne sait plus si c'est du cinéma, du théâtre et de la science-fiction, a dit le critique.Côté texte, on perdait un peu le fil, mais ça n'avait aucune importance, car on était bluffés.Une expérience unique en son genre.À ne pas rater.» Malgré la difficulté extrême d'obtenir des articles pour un spectacle qui ne joue que 10 jours, on espère d'autres critiques à partir de demain.De toute façon, on ne se fait pas de souci pour la carrière du spectacle à Chaillot d'ici au 1er mars.En attendant la tournée de 13 soirs en province, dans une demi-douzaine de villes.Lemieux et Pilon sont bel et bien de retour aux affaires en France.Didier Morissonneau présente BÉNABAR Première partie : DAVID GIGUÈRE Directement de New York,le plus prestigieux big band du monde est de retour au Québec pour une tournée de supplémentaires! ir poUr Un cadeaU idéal à offr giqUes les amateUrs et nostal swing! de mUsiqUe jazz et L'auteur-compositeurinterprète d'exception um présente son nouvel alb .néfices du Doute Les Bé 12 mars ­ Québec EN CONCERT Salle albert-rouSSeau · 1 877 659-6710 théâtre graNaDa · 819 565-5656 théâtre Du Vieux terreboNNe · 450 492-4777 théâtre De la Ville · 450 670-1616 théâtre hector-charlaND · 450 589-9198 Salle eDwiN-bélaNger · 1 866 641-5799 théâtre De la Ville · 450 670-1616 21 mars ­ terreboNNe 22 mars ­ loNgueuil 13 mars ­ Sherbrooke théâtre MarcelliN-chaMpagNat · 450 667-2040 complet 14 mars ­ laVal 23 mars ­ l'aSSoMptioN 24 mars ­ MoNtMagNY 15 mars ­ ValleYfielD VENDREDI 1 MARS · 20 h er MÉTROPOLIS admission.ca · ticketmaster.ca Salle albert-DuMouchel · 450 373-5794 l'étoile baNQue NatioNale · 514 790-1245 16 mars ­ broSSarD 26 mars ­ loNgueuil sUpplementaire 17 mars ­ St-JérôMe 20 mars ­ beloeil Salle aNDré-préVoSt · 450 432-0660 ceNtre culturel · 450 464-4772 27 mars ­ troiS-riVièreS Salle J.-aNtoNio-thoMpSoN · 819 380-9797 Billets 514 790-1245 montrealenlumiere.com 28 mars ­ Ste-geNeVièVe Salle pauliNe-JulieN · 514 626-1616 spectramusique.com/glennmillerorchestra \f LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 23 FÉVRIER 2013 ARTS llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 5 ARTS MUSIQUE ROCK OF AGES Pour l'amour des années 80 Après avoir récolté les honneurs sur Broadway où elle tient toujours l'affiche, la comédie musicale Rock of Ages est partie en tournée nord-américaine et a également été reprise de l'Angleterre à l'Australie, en passant pas la Corée du Sud.La production, qui met en vedette 18 artistes et 5 musiciens, sera de passage à Montréal, où le public est invité à s'habiller (et surtout se coiffer) à la façon des années 80.STÉPHANIE VALLET Parti de l'idée que Don't Stop Believing, le mythique succès du groupe Jou rney, sera it une finale des plus explosives pour une comédie musicale, les créateurs de Rock of Ages ont pensé à un scénario qui permettrait de rendre hommage à ce qui s'est fait de meilleur dans la musique des années 80.Rock of Ages présente 28 classiques rock de l'époque dont Don't Stop Believin', We Built This City et The Final Countdown.L'histoire est simple, mais digne des slows rock de l'époque : en 1987, Drew, un jeune hom me d'u ne petite ville, vient tenter sa chance dans le club le plus en vogue de Los Angeles, où il rencontre Cher r y.I ls tombent éperdument amoureux sur fond des tubes de Foreigner, Styx, Whitesnake, Journey et REO Speedwagon , des a irs qui scelleront leur romance.Rock of Ages présente donc 28 classiques rock de l'époque dont Don't Stop Believin', We Built This City, The Final Countdown, Wanted Dead or Alive, Here I Go Again, Harden My Heart, Can't Fight this Feeling, Renegade et I Want To Know What Love Is.La comédie musicale dirigée par Kristin Hanggi (Bare, Pussycat Dolls on the Sunset Strip) sur des chorégraphies de Kelly Devine (Jersey Boys) a récolté cinq nominations aux Tony Awards et a même été adaptée au cinéma dans un film mettant en vedette Tom Cruise, sorti l'été dernier.« C 'est la prem ière fois qu'un spectacle de Broadway utilise du rock des années 80 et d'une manière inattendue en plus ! Le film est très différent, disons qu'ils sont plus cousins que frères, puisqu'on n'y retrouve pas les mêmes cha nsons », précise Ada m Hunter, le directeur de tournée de la production.Rock of Ages pourra peut-être permettre aux plus jeunes de découvrir les classiques des années 80.PHOTO FOURNIE PAR EVENKO « C'est sûr que les babyboomers connaissent toutes les paroles par coeur et vont triper, mais ça permet aussi aux jeunes de découvrir les a n nées 8 0 avec beaucoup d`humour », ajoute-t-il.Dominique Scott a 25 ans.Depuis maintenant deux ans, il interprète Drew, l'aspirant rockstar de Rock of Ages.Un personnage qui n'est pas sans lui rappeler son propre parcours.Dominique Scott « J'ai rejoint la troupe en octobre 2011.J'ai auditionné à New York où j'habite avec mon g r ou p e D o m i n 8 t r i x .J'étais vraiment déçu par mon audition.Quand je suis rentré chez moi, j'ai fait une vidéo que j'ai envoyée au directeur de casting.I l m'a rappelé quelques semaines plus tard et j'ai été engagé », explique Dominique Scott, qui a baigné depuis son enfance dans le rock des années 70 et 80 que jouait son père, membre d'un groupe qui a longtemps tourné en Europe.Après 365 représentations dans la peau de Drew, le plus g ra nd défi de Dom i n ique reste de continuer à suivre le rythme effréné de la tournée.« Je joue huit fois par semaine, puis je remonte dans le bus et ça recommence ! On n'a pas vraiment de journées de congé », lance-t-il.Au Théâtre Saint-Denis du 26 février au 3 mars.TOUS LES SCÉNARIOS.CINÉMA une présentation chance ! Dernière de nancy huston lorraine pintal hugues Frenette / claire gignac / maryse lapierre marianne marceau / louise marleau / monique mercure Jean-sébastien ouellette / hubert proulx / éric robidoux coproduction théâtre de la bordée / théâtre du nouveau monde avec mise en scène « [.] Jocaste reine a l'ampleur et le souffle des classiques, la vivacité et l'audace d'une oeuvre au temps présent.» - le devoir, mars 2012 « [.] prestation magistrale des comédiens, parmi lesquels la grande louise marleau, superbes costumes et éclairages dans un décor dépouillé, musique en direct distillant une aura à la fois mystérieuse et sacrée.somptueux.» - voir québec, mars 2012 Saint-Hyacinthe Gatineau Trois-Rivières Québec 23 février 27 et 28 février, 1er et 2 mars 21, 22 et 23 mars 4, 5 et 6 avril « [.] louise marleau prouve encore une fois l'immensité de son talent.la distribution est impeccable, comme la direction d'acteurs.» - le journal de québec, mars 2012 « [.] un hymne à la féminité.» - le soleil, mars 2012 dès le 5 mars tnm.qc.ca 514.866.8668 \f 6 ARTS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 23 FÉVRIER 2013 ARTS MONTRÉAL EN LUMIÈRE LE CLASSIQUE D'OSCAR PETERSON A 50 ANS llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll Hommage à Night Train DANIEL LEMAY La critique est unanime : dans un monde déjà sta rifié du jazz des années 60, il fallait aimer le risque pour se lancer dans l'interprétation de pièces aussi fortement associées à des monuments comme Duke Ellington.Oh ! Oscar Peterson n'avait ja mais fui le da nger.Au cours de la décennie précédente, le pianiste montréalais s'était bâti u ne réputation enviable en mettant son formidable talent au service de l'oeuvre de grands compositeurs du jazz ­ Oscar Peterson Plays Duke Ellington, Cole Porter, Count Basie, etc.­, en s'appropriant les trames de musicals aussi populaires que My Fair Lady et Porgy & Bess et en accompagnant, seul ou avec son trio, des sommités telles Ella Fitzgerald et Louis Armstrong.En 1962, toujours à l'instigation de son ami et manager Norman Granz ­ qui l'avait propulsé à l'avant-scène de Jazz at the Philharmonic en 1949 ­, Oscar Peterson enregistre le microsillon Night Train qui deviend ra son plus gra nd succès commercial.Son trio du temps ­ le meilleur selon maints spécialistes ­ était composé de Ray Brown à la contrebasse et d'Ed Thigpen à la batterie.Pour marquer les 50 ans de Night Train, sorti au début de 1963 sur l'étiquette Verve, Montréa l en lu m ière présentera mercredi un concert Ed Thigpen à la batterie et Ray Brown à la basse accompagnent Oscar Peterson en 1961.Ce trio est considéré par plusieurs comme le meilleur qu'a mené le pianiste.PHOTO ARCHIVES LA PRESSE com mémorati f metta nt en vedette, au piano, le Torontois d 'or ig i ne hong r oi s e Robi Botos, devenu proche d'Oscar Peterson après avoir joué avec lui à Montreux en 2005.Le concert, gratuit (rsvp : reservationem@radio-canada.ca), aura lieu au Victoria Hall de Westmount, là même où le jeune prodige de Saint-Henri a fait ses débuts professionnels en 1942, dans l'orchestre de Joh n ny Holmes ; Osca r Peterson (1925-20 07) avait alors 17 ans et il était le seul Noir du band.Robi Botos, lauréat du Prix T D du Festival de jazz de Montréal 2012, sera accompagné da ns ce Night Train Tour par deux anciens sidemen d'Osca r : Dave You ng à la contrebasse et Alvin Queen à la batterie.« Night Train est l'un des meilleurs albums d'Oscar », nous dira pour sa part Michel Donato qui a luimême joué en tournée avec le pianiste en 1971-1972.Le contrebassiste se rappelle avoir appris ­ « par coeur et dans plusieurs tonalités » ­ plusieurs pièces de ce disque, en commençant par les quatre de Duke Ellington : Night Train (Happy Go Lucky Local) avec le solo de Brown, C-Jam Blues, I Got it Bad and That Ain't Good, Things Ain't What They Used To Be de Mercer Ellington (le fils de) et Band Call que le « Duke » jouait pour ramener les musiciens sur la scène, comme il le faisait souvent à Montréal au début des années 60.« Et la toune du vibraphoniste », se rappelle encore Donato : oui, Bag's Groove de Milt Jackson que, lit-on dans les notes du disque, Oscar jouait en sol plutôt qu'en fa.A h bon !.« Oscar aimait changer de clé.Parfois sans nous avertir.Il disait le titre d'une pièce que l'on savait, disons, en si bémol puis il compta it Un- deu x-t rois- fa (« One-Two-Three-F ») et il commençait la toune en fa ! Il y avait 5000 Japonais dans la salle : fallait s'ajuster vite.» Michel Donato a enregistré un seul disque avec son glorieux concitoyen (de Toronto à l'époque) : Oscar Peterson Trio in Tokyo (Denon Records, 1972).Comment c'était, travailler avec lui ?« Oscar, c'était un grand nerveux.Il arrivait toujours sur scène en sueur, avec ses mouchoirs pour s'éponger.Mais c'était lui le boss ! Et il était tough.Il fallait que l'on joue à son goût à lui et il laissait peu d'initiative à ses sidemen.On avait du fun pareil.» Comme en ont eu pendant longtemps des milliers de fans de musique, de Montréal à Tokyo.The Night Train Tour, mercredi 27 mars, Victoria Hall, 4626 Sherbrooke Ouest, gratuit avec réservation.ORELSAN De la fiction, il va sans dire ALAIN BRUNET Aux dernières Francofolies de Montréal, Orelsan et son groupe ont fait exploser le Club Soda.Vendredi prochain, une nouvelle déflagration est prévue en ces mêmes lieux.Autre boum annoncé pour ce très loquace rappeur normand, qui fut consacré en 2012 aux Victoires de la musique ­ catégories «musique urbaine de l'année» pour l'album Le chant des sirènes et «révélation du public».Trois ans plus tôt, Orelsan était mis en nomination pour le Prix Constantin, équivalent français du Polaris canadien et du Mercury britannique.Départ canon?Pas tout à fait.la naissance médiatique d'Aurélien Cotentin, devenu Orelsan, avait été laborieuse.Sale pute, un titre du rappeur lancé sur l'internet en 2009, clip à l'appui, avait soulevé l'ire de partis politiques français, de responsables du gouvernement Sarkozy et de groupes féministes.Dans cette chanson, le rapper incarne un mec cocufié qui déverse un fiel particulièrement violent à l'endroit de son ex.Bien assez pour que certains aient oublié qu'il s'agissait bel et bien d'une fiction.« C'est l'histoire d'un gars to t a le ment b ou r ré et q u i s'énerve devant son ordinateur.Le refrain est plein d'ironie.Mais je peux comprendre que certaines personnes n'aient pas pigé», rappelle Orelsan lorsque joint à Paris, cette semaine.Poursuivi pour «provocation au crime » par l'organisation féministe Ni putes ni soumises, il fut finalement acquitté en juin 2012 par le Tribunal correctionnel de Paris.L orsque déba rqué au x F ra ncos de Montréa l, la Fédération des fem mes du Québec a réagi à son tour, affirmant que les paroles d'Orelsan « constituent une incitation à la haine envers les femmes» ­ citation reprise par Émilie Côté dans La Presse.L'interviewé se souvient et commente en soupirant: «On ne vient pas voir de quoi il s'agit exactement et on déconseille d'assister à mon spectacle.Interdit-on de voir le film West Side Story sous Acquittement prétexte qu'on y assiste à une scène violente ?Bien sûr que je ne pense absolument pas ce que pense le narrateur de cette chanson.» Aujourd'hui, Orelsan estime que «ça s'est pas mal calmé».Ses chansons sont largement diffusées en Europe, il est clairement devenu une pointure du rap français, il est aimé de son public et respecté de ses pairs.Benjamin Biolay l'a recruté sur son dernier album, pour ne citer que cet exemple.«Je crois avoir réussi à imposer l'artiste que je suis.Au début, les gens ne savaient pas trop si j'étais un mec bizarre.» Effectivement, on aime le sens des mots et la dégaine d'Orelsan, jeune homme de race bla nche, fils d'enseignants, originaire d'Alençon en Normandie.Jeune homme éduqué, il fut réceptionniste d'un hôtel de Caen jusqu'à ce que sa carrière de rappeur décolle.Pour les raisons qu'on imagine, il est déménagé à Paris depuis quelques mois à peine.Se considère-t-il comme un littéraire ?« Pas spécialement.J'ai fait des études, mais je Le rappeur normand Orelsan a été choisi « révélation du public » aux Victoires de la musique 2012.PHOTO FOURNIE PAR LE FESTIVAL MONTRÉAL EN LUMIÈRE n'étais pas spécialement un grand lecteur.Ça fait trois ou quatre ans que je me suis mis sérieusement à l'écriture.À la base, je faisais plus du rap pour le côté action, free style.J'aurais très bien pu faire de la guitare rock.C'est la musique qui m'a poussé à écrire.Ça n'a pas été si rapide, en fait.J'ai commencé à faire de la musique dans les années 90 et je n'ai mis mon travail en ligne que vers 2006.Puis il a eu cette controverse.» E t a pr è s , d e u x a lbu m s ont renversé la vapeur : Perdu d'avance en 2009, et Le chant des sirènes en 2011.Mise en scène à la manière d'u ne a f f riola nte coméd ie musicale au dernier gala des Victoires de la musique, la chanson-titre de son dernier opus raconte « l'histoire de quelqu'un qui se fait prendre dans un tourbillon médiatique, qui se prend la grosse tête et qui part en vrille.À la fin de la prestation des Victoires, le mec se fait tabasser par les danseuses et danseurs qui l'accompagnent», indique Orelsan.De la fiction, il va sans dire.Orelsan et Koriass partagent le même programme, vendredi prochain, 20 h, au Club Soda.La version complète de cet article à www.lapresse.ca ÉDITION SPÉCIALE EMA 3 FESTIVAL M O NDIAL DU CIRQUE DE DJUSQU'AUINMARS LE S ÉTOI L DU C I R Q U E S AC T U E L ! E EN COLLABORATIO N AVEC « Un programme de haut vol.» - La Presse « La fraîcheur du cirque dans toute sa splendeur ! » - Huffington Post « Dynamisme, originalité et ingéniosité.» AC C R O DU - Journal de Montréal Devenez mordu de la tohu et découvrez tous les privilèges d'etre membre ! BILLETS EN VENTE DÈS MAINTENANT 514 376-TOHU (8648) | 1 888 376-TOHU (8648) .CA \f ENFIN À MONTRÉAL ACCLAMÉ EN EUROPE «FESTIF ET CONTAGIEUX!» Pays-Bas «ON EN SORT ÉBLOUI.» Belgique France « ÉPOUSTOUFLANT!» « IMPRESSIONNANT! » Slovénie « EXQUIS.» Finlande « REMPLI D'ÉMOTIONS.» Hongrie 13 AU 24 NOVEMBRE 2013 THÉÂTRE MAISONNEUVE PRÉSENTÉ À LA PLACE DES ARTS DÈS MAINTENANT MEILLEURES PLACES DISPONIBLES \f 8 ARTS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 23 FÉVRIER 2013 ARTS MONTRÉAL EN LUMIÈRE llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll Trois belles histoires d'Alain Lefèvre Alain Lefèvre n'a pas donné de concert consacré uniquement à ses compositions depuis neuf ans.Il les présente ce soir à la Maison symphonique dans le cadre de Montréal en lumière.Souvent, ces oeuvres ont été inspirées par des rencontres ou des moments marquants.Plusieurs d'entre elles ont une belle histoire.Le pianiste partage aujourd'hui trois d'entre elles avec nos lecteurs.CAROLINE RODGERS COLL ABOR ATION SPÉCIALE UN PIANISTE EN DEMANDE Toujours bien occupé, le pianiste a une année 2013 très remplie et continue de promouvoir les compositeurs d'ici à l'étranger tout en maintenant plusieurs concertos à son répertoire.> Il enregistrera prochainement le Concerto de l'asile de Walter Boudreau avec l'Orchestre symphonique de Québec, sous étiquette Analekta.> En mars prochain, il jouera les Préludes de François Dompierre pour la première fois aux ÉtatsUnis à Strathmore, près de Washington.Il les rejoue au Viêtnam en mai, et à Athènes à l'automne.> En mai, il interprétera le Concerto no.4 de Rachmaninov en Malaisie.> En décembre 2013, il jouera deux concertos d'André Mathieu à l'occasion d'une soirée consacrée au compositeur à Carnegie Hall.> Au cours de l'année, il jouera également en France, en Allemagne et fera une tournée en Chine.ave c , au m i l ieu , u n ef fet sonore qui imite la cloche, et se termine par un piano qui s'éteint comme le vieux qui meurt dans les bras de ses enfants.» « Je devais jouer une oeuvre de Franz Liszt, Totentanz, avec l'OSM.J'avais été engagé par Charles Dutoit plus d'un an à l'avance.Juste avant la première répétition, le téléphone a sonné en pleine nuit.On m'a annoncé que mon père venait de mourir.Apprenant la nouvelle, les gens de l'OSM m'ont proposé d'annuler le concert.J'ai répondu que mes parents avaient fait beaucoup de sacrifices toute leur vie pour que je puisse faire de la musique, et que le meilleur moyen de rendre hommage à mon père serait de monter sur scène.Ce que je n'avais pas prévu, c'est que l'un des premiers instruments que l'on entend clairement dans cette oeuvre est un solo de clarinette.Or, mon père était clarinettiste.J'ai trouvé cela très difficile.Je suis rentré à la maison et je me suis dit que le seul moyen d'exorciser mon chagrin serait de composer quelque chose.J'ai donc écrit Un ange passe.Car quelque part, pour moi, mon père était un ange.» Un ange passe l'histoire d'un petit garçon qui souffrait beaucoup moralement à cause de son père.Alors que j'allais partir de ce centre pour les jeunes où j'étais bénévole, l'enfant est venu me voir.I l attendait que son père vienne le chercher.Malgré toutes ses souffrances, il voulait voir son père.Et moi, je savais tout ce qu'il avait enduré.Il m'a dit : \"Alain, tu sais, mon père m'aime, là ?\" Un intervenant du centre m'a ensuite expliqué que tout ce que cet enfant voulait entendre, c'était que son père l'aimait.Ça m'a inspiré une pièce qui s'appelle Dis-moi tout.Parce que dans la vie, le temps passe et il y a plein de choses que l'on n'arrive plus à dire.Nous sommes prisonniers d'u n ca rca n.Dis-moi tout, ça représente ce que l'on voudrait entendre, ou ce que l'on voudrait dire sans en être capable.» Thalassa Dis-moi tout « J e t r ava i l le b e au c ou p avec les jeunes en difficulté.Un jour, j'ai été informé de « J 'éta is su r u ne île, en Grèce, où j'avais visité un petit village perché sur une mont ag ne .I l y ava it u ne cloche dont le son était vraiment beau.Plus tard, après u n concer t , j 'a i rencont ré deu x jeu nes hom mes, des f rère s , qu i m 'ont r a c onté le u r h i s toi r e .L e u r p è r e , u n pêcheu r, avait u n jou r décidé d'a ller en mer su r Le pianiste et compositeur Alain Lefèvre interprète ses propres oeuvres, ce soir, à la Maison symphonique.PHOTO FOURNIE PAR LE FESTIVAL MONTRÉAL EN LUMIÈRE son petit bateau, malgré la mise en garde de ses fils qui savaient que l'on annonçait de grands vents.Quand la Méditerra née se déchaîne, elle est d'une force incroyable.Le pêcheur s'est perdu en mer pendant trois jours.C'est uniquement grâce au son de la cloche qu'il a réussi à s e g u ide r p ou r r e t r ou ver son île.Épuisé pa r sa bataille contre la tempête, il est mort dans les bras de ses fils.C'est en apprenant cette h istoi re que j 'a i composé Thalassa, qui représente de grandes vagues pianistiques, Alain Lefèvre, ce soir, 20 h, à la Maison symphonique TOUS LES SCÉNARIOS.Calendrier des activités en collaboration avec CINÉMA Tous les samedis dans La Presse ENTRÉE LIBRE JUSQU'AU 14 AVRIL TONY BENNETT Les oeuvres d' ANTHONY BENEDETTO © Bennett/Benedetto CE SOIR sur le site gratuit DU FESTIVAL © Mark Seliger Jazz (Charlie Parker), 28 x 33,5 cm, 2009 Délicieuse cuisine gourmande et inspirée PHOTO de famille Muni de feux de Bengale (distribution gratuite dès 19 h 30), affichez votre amour du festival en participant à la gigantesque photo de famille Financière Sun Life ! Cette photo unique se retrouvera ensuite sur notre site web, où vous pourrez vous amuser à vous trouver pour ensuite vous identifier sur la photo.La grande LES MIDIS D'ARGENTINE Durant MONTRÉAL EN LUMIÈRE, nous vous invitons à faire votre pause lunch au Balmoral et à déguster un de nos menus midi 3 services.En vedette : la cuisine d'Argentine ! 27 $, avant vins (taxes et service en sus) 514 288-5992 · bistrobalmoral.ca PREMIÈRE MONTRÉALAISE MORAN Lundi 25 février · 20 h RENTRÉE MONTRÉALAISE CATHERINE DURAND Mercredi 27 février · 20 h Gratuit ! À l'affiche à DANY PLACARD Jeudi 28 février · 20 h ERIC BIBB AVEC HABIB KOITÉ Vendredi 1er mars · 19 h et 22 h Pour toute la programmation, consultez sallelastral.ca Venez nd en gra ! e nombr Billetterie : 1 855 790-1245 · admission.com · ticketmaster.ca ESPACE COIN JEANNE-MANCE ET SAINTE-CATHERINE montrealenlumiere.com HEURES D'OUVERTURE La Médiathèque Jazz/La Presse · 3e étage La Galerie Lounge TD · 2e étage L'Expo Bell des Légendes du Festival · 2e étage Lundi : Mardi et mercredi: Jeudi au samedi : Dimanche : fermé 11 h 30 à 18 h 11 h 30 à 21 h 11 h 30 à 17 h 305, rue Sainte-Catherine Ouest · maisondufestival.ca \f LE FESTIVAL BAT SON PLEIN! Soyez de la fête jusqu'au 3 mars ! 14e édition En collaboration avec Didier Morissonneau MARIE-JOSÉE LORD Yo soy Maria COPRÉSIDENT D'HONNEUR Ce soir ! Ses compositions originales en première montréalaise Time of the season She's not there et tous leurs grands succès Première partie : LES REVENANTS La pétillante soprano nous présente les plus belles mélodies espagnoles, latines et portugaises ALAIN LEFÈVRE en récital SAMEDI 23 FÉVRIER · 20 h Maison Symphonique de Montréal Métropolis · 20 h · Places assises JEUDI 28 FÉVRIER Théâtre Maisonneuve, PdA · 20 h LUNDI 25 FÉVRIER Ce soir ! DANIEL LAVOIE J'écoute la radio ERIC BIBB avec HABIB KOITÉ Ce soir ! présenté en collaboration avec Première partie : MAÏA JAZZ À L'ANNÉE TD Dans le cadre du VOCA PEOPLE Théâtre Maisonneuve, PdA · 19 h 30 MORAN LUNDI 25 FÉVRIER L'Astral · 20 h SAMEDI 23 FÉVRIER Club Soda · 20 h VENDREDI 1er MARS L'Astral · 19 h et 22 h SAMEDI 23 FÉVRIER PREMIÈRE MONTRÉALAISE PREMIÈRE MONTRÉALAISE GAËLE ANIK JEAN MARDI 26 FÉVRIER Club Soda · 20 h CATHERINE DURAND MERCREDI 27 FÉVRIER L'Astral · 20 h JEUDI 28 FÉVRIER L'Astral · 20 h DANY PLACARD L'auteure-compositrice-interprète franco-québécoise nous présente son nouvel album Téléscope JEUDI 28 FÉVRIER Club Soda · 20 h Site extérieur gratuit SUR LA PLACE DES FESTIVALS, L'ESPLANADE DE LA PLACE DES ARTS ET LA PROMENADE DES ARTISTES Gratuit ! Ce soir ! La Fête des fromages d'ici Dernière journée ! présentent en collaboration avec Spectacles Gratuit ! Ce soir ! 23 SAMEDI FÉVRIER La grande 20 h SCÈNE RBC BOOGAT Random Recipe DJ Set Un spectacle de mégaprogection sur la Maison du Festival Rio Tinto Alcan PLACE DES FESTIVALS Mégaprojection 18 h 30 - 19 h - 21 h de famille PHOTO Muni de feux de Bengale (distribution gratuite dès 19 h 30), participez à la gigantesque photo de famille Financière Sun Life ! Cette photo se retrouvera sur notre site web, où vous pourrez vous amuser à vous identifier.Plus d'une soixantaine de fromages du Québec et une vaste sélection de vins à découvrir Les fromagers se feront un plaisir de répondre aux questions des visiteurs, de parler de leurs créations et des spécificités régionales qui donnent son goût au fromage et forgent son caractère.Pour ajouter au plaisir, on pourra même découvrir différents vins, cidres et bières sur place.SAMEDI 23 FÉVRIER, 19 h 30 DJ ET VJ 21 h 15 ESPACE COIN JEANNE-MANCE ET SAINTE-CATHERINE Venez en grand nombre! JUSQU'AU 23 FÉVRIER COMPLEXE DESJARDINS Un film immersif 360° en continu à toutes les 30 minutes ! BLOOP Heures continues jusqu'à 21 h DÔME Projection film Activités SCÈNE RBC gratuites 14 h LES pour toute PETITES la famille TOUNES La Place de la famille et plusieurs autres activités ! Samedi 23 et dimanche 24 février la Grande Roue ACTIVITÉS GRATUITES DU 21 FÉVRIER AU 3 MARS (relâche les 25 et 26 février) SAMEDI 2 MARS ART VISUEL | CINÉMA CONTES, POÉSIE, LITTÉRATURE DANSE | EXPOSITIONS FANTAISIES | HUMOUR ILLUMINATIONS | MUSIQUE PERFORMANCES | SPORT THÉÂTRE Billets PLACE DES ARTS ET MAISON SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL 514 842-2112 / 1 866 842-2112 laplacedesarts.com CLUB SODA 514 286-1010 / clubsoda.ca MÉTROPOLIS 1 855 790-1245 admission.com / ticketmaster.ca L'ASTRAL, MAISON DU FESTIVAL RIO TINTO ALCAN 1 855 790-1245 admission.com / ticketmaster.ca montrealenlumiere.com \f 10 A R T S LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 23 FÉVRIER 2013 ARTS MONTRÉAL EN LUMIÈRE llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll La deuxième vie L'un des fleurons de l'invasion britannique de 1964 est de retour à Montréal : les Zombies.Pour reprendre le temps d'un concert des chansons qui sont passées à la postérité et faire la preuve que leurs compositions plus récentes sont solides.ALAIN DE REPENTIGNY S i l'internet avait existé à l'époque, les Zombies ne se seraient sans doute pas sépa rés en 1967.S'ils avaient su alors que leu rs chansons étaient appréciées un peu partout dans le monde alors qu'elles ne tournaient plus à la rad io da ns leu r Angleterre natale, peut-être qu'ils auraient persévéré.Mais sans chanson qui tourne à la radio dans leur propre pays, les propositions de spectacles se faisaient rares et ces jeunes hommes de la banlieue de Londres ont dû trouver d'autres boulots.Pou rta nt, She's Not There avait été un succès planétaire en 1964, l'un des premiers de l'invasion britannique.Mais ce n'est qu'u n a n et demi après leur séparation que leur plus grand succès en carrière, Time Of The Season, s'est mis à tourner à la radio grâce à l'initiative d'un DJ de Boise, Ida ho.Et il a fallu attendre encore plusieurs années avant que leur dernier opus, Odessey & Oracle, paru en 1968, soit reconnu comme l'un des meilleurs albums de l'histoire du rock par Rolling Stone, Mojo, Q, le New Musical Express et le journal The Guardian.Quand le chanteur Colin Blunstone et le claviériste Rod Argent ont recommencé à faire de la musique ensemble au tournant des années 2000, ils ne jouaient pas de chansons des Zombies en concert.Pas la peine, ça n'intéresse personne, se disaient-ils.Petit à petit, ils en ont ajouté une, puis une deuxième.« La surprise, énorme, fut pou r moi l'i m mense i ntérêt qu'on portait encore aux Zombies », raconte Blunstone au bout du fil, entre deux concerts de sa tournée solo au Royaume-Uni.I l a suffi d'un spectacle bénéfice auquel participait R o d A r ge n t p o u r q u e l e déclic se fasse.Blunstone, qui était dans la salle, est monté sur scène pour chanter She's Not There et a réveillé ainsi une complicité qui ne s'était qu'assoupie même si les deu x hom mes ava ient gardé le contact au fil des ans.« Quand j'y repense, Rod a participé à peu près tout ce que j'ai fait de mon côté », dit aujourd'hui Blunstone.L es deu x hom mes ont donc décidé de remettre ça le temps d'u ne demi-douza i ne de concerts, pas u n de plus, mais le plaisir était tel que la deuxième vie des Zombies se poursuit 13 ans plus tard avec le même noyau de musiciens qu'on verra au Métropolis jeudi : le bassiste Jim Rodford, un cousin d'Argent qui a joué longtemps avec les Kinks, son fils Steve à la batterie et, à la guitare, Tom Toomey, recruté en 2010 mais qui travaille avec Blunstone depuis 20 ans.Les trois autres musiciens qui ont fondé les Zombies en 1962 ne sont plus de l'aventure.Le bassiste et compositeur Chris White et le batteur Hugh Grundy sont montés sur scène avec les Zombies modernes en 2008 pour jouer pour la première fois dans son intégralité Odessey & Oracle.Et le guitariste Paul Atkinson est mort en 2004.A r gent et Blu n stone s e souviennent très bien du dernier concert des Zombies à Montréal, en 1965.Les tournées Caravan of Stars de Dick Cla rk s'éta ient fusion nées pour un ultime spectacle au Forum qui réunissait notamment Herman's Hermits, Del Shannon et Little A nthony and the Imperials.Argent n'a pas oublié non plus leur visite à Graceland cette année-là.L'oncle d'Elvis leur avait alors confié que le King avait des chansons des Zombies dans son jukebox.« J'ai cru que son oncle avait voulu être gentil avec nous, mais dans les années 90, un DJ irlandais maniaque d'Elvis m'a confirmé qu'il avait trois de nos chansons dans son ju kebox .J 'éta is son né ! », raconte Argent au téléphone.Aujourd'hui, des artistes de toutes les générations, de Tom Petty, Dave G roh l et Paul Weller aux Vaccines et aux Fleet Foxes, sont des fans avoués du groupe britannique.Dans le jukebox d'Elvis Quand, en 1969, Time Of The Season a connu un succès inattendu, Blunstone et Argent étaient passés à autre chose.Le chanteur entreprenait une carrière solo qui a connu du succès en Europe, tandis qu'A rgent fondait le groupe du même nom avec l'ex-Zombie Chris White et le chanteur Russ Ballard.On se souvient de leur chanson Hold Your Head Up que les Zombies d'aujourd'hui ont ajoutée à leur répertoire.S i l e s Z o m bi e s o n t d û patienter avant que leur musique soit appréciée à sa juste valeur, c'est peut-être qu'ils avaient une longueur d'avance sur la plupart de leurs contemporains.Leurs chansons pop n'étaient pas banales, avec les solos d'Argent qui trahissaient sa passion pour le jazz.« J ' i m pr ov i s e tel le me n t d'un soir à l'autre dans des c h a n s o n s c o m m e T im e O f The Season et She's Not There, constate A rgent.Et comme Colin et moi n'avons pas joué ensemble pendant plusieurs années, ce n'est pas comme si nou s av ion s repr is ces chansons sans arrêt pendant 50 ans.C'est très amusant de jouer ces vieilles chansons aux côtés de celles de notre album de 2011, Breathe Out, Breathe In.Ça prouve que nous som.mes encore un band vivant et créatif.» Bien vivants The Zombies, au Métropolis le 28 février.Toujours complices PHOTO FOURNIE PAR MONTRÉAL EN LUMIÈRE Colin Blunstone, Jim Rodford et Rod Argent \f LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 23 FÉVRIER 2013 ARTS llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 11 ARTS MONTRÉAL EN LUMIÈRE des Zombies Quand le Québec virait Zombie.JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE Les Sultans Moins populaires que les Beatles ou les Stones, les Zombies ont quand même laissé leur marque au Québec.Mais cela ne s'est pas nécessairement traduit en succès commercial.Dans les années 60, en pleine vague yéyé, les Sultans ont, par exemple, repris trois chansons du groupe anglais - un record ! Traduites en français (c'était la fameuse époque des « versions »), Leave Me Be était ainsi devenue Dis-lui, Tell Her No s'était transformée en Dis-lui non et You Make Me Feel Good en Je t'aime bien.« Il y avait un raf finement chez les Zombies que d 'autres groupes anglais n'avaient pas, raconte Bruce Huard, ancien chanteur des Sultans.Musicalement, c'était sophistiqué.C'était haut de gamme.Et nous, il y avait ce côté classy qu'on recherchait.» Bruce admet qu'il avait aussi un petit faible pour la voix « veloutée » de Colin Blunstone, qui ressemblait assez à la sienne.« C'est un style dans lequel j'étais à l'aise », dit-il.Bizarrement, aucune de ces trois versions n'a vraiment été un succès, Dis-lui se hissant à l'arrachée en 18e place du palmarès Méritas.Pour Bruce Huard, ces chansons étaient avant tout destinées à étoffer le répertoire des Sultans et à remplir quelques trous sur les microsillons.« Elles ont surtout ajouté à la crédibilité du groupe » dit-il.Même scénario chez les Bel Canto, qui ont traduit le mégatube She's Not There en 1966.Rebaptisée Les filles d'Ève, cette adaptation n'a connu qu'un succès d'estime.Mais elle demeure un vibrant témoin des fameuses versions à la québécoise, qui faisaient passer le son avant le sens.« Le plus important pour moi, c'était de garder les sonorités, raconte René Letarte, ex-bassiste et parolier de la formation.\"She's not Theeere\" s'est transformé en \"Les Filles d'Èeeeve\", parce que ça sonnait à peu près pareil ! » René Letarte signale qu'il avait quand même conservé le côté « phantasmatique » de l'originale puisque le texte lui avait été inspiré par le groupe de jeunes filles qui vivaient dans l'appartement audessus du sien.À noter que She's Not There fut aussi reprise en anglais par les Mersey's en 1969, dans un excellent disque produit par Michel Pagliaro.Cette version est assez fidèle à l'originale, quoique plus « flower power », pour ne pas dire « psychédélisante », un des meilleurs efforts en ce sens pour un groupe pop québécois.Les chansons des Sultans, des Mersey's et des Bel Canto ont été rééditées par les Disques Mérite et sont toujours disponibles sur CD.Heureux « jeune marié » à 74 ans, René Letarte vit actuellement à Québec, où il donne des ateliers et des cours de chant.Il y a quelques années, il a écrit un livre sur son métier, le Petit Référentiel de l'auteur-compositeur.Bruce Huard, 66 ans, habite de son côté sur la Rive-Sud.Témoin de Jéhovah depuis 35 ans, il continue de faire du porte à porte trois fois par semaine dans le district de Longueuil/Boucherville, ce qui constitue son « activité principale ».Et, oui, il avoue que son passé de rock star l'aide parfois à « briser le mur en partant ».L'ancien chanteur se produit à l'occasion avec d'autres vétérans de l'époque des groupes.Il a toutefois décliné l'invitation de rejoindre les Zombies sur scène, que lui a faite récemment le producteur du spectacle.« J'étais bien honoré, dit-il.Mais être parachuté sur scène et chanter devant 1000 personnes, c'était trop de stress pour moi.» « De toute façon, j'avais déjà mes billets pour le spectacle.» Le British Boom, et après ?JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE Bien sûr, il y a les Zombies, qui n'ont jamais aussi bien porté leur nom.Mais ils ne sont pas les seuls.Pour le meilleur et pour le pire, d'autres formations issues du fameux British Boom du milieu des années 60 continuent à se produire régulièrement.On pense d'abord aux Rolling Stones, dont l'acharnement force l'admiration.Comptant encore trois membres originaux, le groupe de Jagger et Richards symbolise à lui seul tout l'entêtement d'une génération qui refuse de jeter l'éponge.L'été dernier, la formation a souligné son 50e anniversaire, ce qui n'est pas rien, même si, en ce qui nous concerne, c'est déjà 35 ans de trop.Tout aussi mythiques, les Who n'ont pas davantage décroché.Réduit à deux membres originaux (Townshend et Daltrey) depuis la mort du bassiste John Entwistle, le groupe s'est produit coup sur coup au 44e Super Bowl et à la cérémonie de clôture des JO de Londres, avant de monter un nouveau spectacle pour son classique Quadrophenia, qu'il a d'ailleurs présenté à Montréal en novembre.Radotage ?Peut-être bien.Mais il y a pire.Victimes d 'une succession de batailles judiciaires, les Animals existent désormais sous de multiples incarnations, qui ne comptent parfois qu'un membre original (qui n'est pas nécessairement Eric Burdon) et se contentent de tirer profit des anciens succès.Même scénario chez les Herman's Hermits, qui poursuivent leur carrière en version dédoublée, avec seulement deux membres originaux : d'un côté le batteur Barry Whitwam, de l'autre le chanteur Peter Noone.Évidemment, pas de nouveau disque depuis 1967.Les Hollies ont un peu mieux vieilli.Bien que morcelé, le groupe a lancé un nouvel album en 2009, avant d'être introduit au Temple de la renommée de la musique en 2010, ce qui a ouvert la porte à de sympathiques retrouvailles.Pour ce qui est des Kinks, qui ont donné leur dernier concert officiel en 1996, on attend toujours.Les rumeurs de réunion se multiplient depuis 15 ans.Mais elles sont régulièrement démenties par les anciens membres de la formation, à commencer par les deux frères Davies, qui ne semblent pas avoir réglé leurs différends.Finalement, ce sont encore les Beatles qui ont tout compris.En 1970, le groupe a tiré la plogue pour toujours, nous épargnant le triste tableau d'un groupe rabouté, ressassant ses vieux succès sur un rush de Viagra.Merci les gars.PHOTOS ARCHIVES, LA PRESSE \f 12 A R T S LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 23 FÉVRIER 2013 ARTS MUSIQUE llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll Les membres de 3 gars su'l sofa, Nicola Morel, Guillaume Monette et Guillaume Meloche-Charlebois, se sont inspirés de leur vie professionnelle sur l'album Couteau bongo.PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE 3 GARS SU'L SOFA / Couteau bongo Musiciens semi-professionnels Mardi dernier, 3 gars su'l sofa a lancé son troisième album, Couteau Bongo.Entrevue sérieuse avec un groupe dont les textes de chansons analysent les petits détails de la vie comme le fait Louis-José Houde.ÉMILIE CÔTÉ Comme ils le clament haut et fort sur leur nouvel album, les membres de 3 gars su'l sofa sont des « auteurs-compositeurs semi-professionnels ».Ils ont des emplois en marge de leu r ca r rière musica le, qu'ils comparent à « une ligue de garage de hockey ».« En ce beau mardi d'entrevues et de lancement, qu'avezvous dit à vos boss, les gars ?» - On a pris congé.Il y a une journée que je dois reprendre lundi ! » lance Nicola Morel.L e c ha nteu r a pr is u ne « vraie » journée de vacances, lui qui confesse se permettre de « faux » congés de maladie dans l'une des chansons de Couteau Bongo.« Un congé de m a lad ie s a n s m a lad ie juste pour aujourd'hui » avec « grasse matinée », un « déjeuner au spaghetti » et « un film de kung-fu ».L es membres de 3 ga rs su'l sofa pourraient se vanter d'être « les Louis-José Houde de la chanson ».Les textes de leurs chansons décortiquent des petits détails de la vie : les gens qui pestent constamment contre la température, les jeux de séduction maladroits sur un plateau de danse et la fille dans un chalet qui s'ennuie d'un gars, qui, lui, ne s'ennuie pas.À ses débuts, 3 gars su'l sofa était étiqueté à tort comme un groupe de musique absurde.Cet adjectif ava it de quoi déplaire au trio.Ses chansons évoquent plutôt un deuxième degré avec une écriture fignolée.Le meilleur exemple est sans doute la chanson Cruise à 118, un délirant exercice de style qui utilise la métaphore de la drague pour décrire la vitesse de croisière parfaite pour être sécuritaire et à l'abri des policiers sur l'autoroute : Je suis comme un bum, mais pas v ra i ment /Je ba isse la musique quand c'est glissant.Guillaume MelocheCharlebois est caméraman, Guillaume Monette multiplie les contrats de montage, alors que Nicola Morel gagne sa vie comme recherchiste.« Ça se marie très bien avec la musique », indique le premier.Il fut une époque où le trio gagnait sa vie avec sa musique.Avec le recul, Nicola et les deux Guillaume confient qu'une certaine routine commençait à s'installer dans leur façon de composer.En se réunissant au local de répétition à temps partiel, les trois gars ont accouché de chansons plus directes avec un rythme plus productif.« On sent que les nouvelles chansons ont été écrites dans le même chunk de La musique à temps partiel vie », dit Guillaume Monette.« On écrit vraiment à trois mains sur le crayon en brainstorm et la direction est floue jusqu'à la moitié, poursuit Nicola Morel.À la moitié, on s'est rendu compte que c'était un disque de gars et d'histoires de bureau, car on a des jobs à côté.» En studio, le trio a accueilli u n quatrième membre : Maxime Drouin à la batterie.Le but : hausser le voltage des chansons.« On a voulu faire un disque qui montre ce qu'on est devenus en show », explique Guillaume MelocheCharlebois.« On ne s'en cache pas : on aimerait ça faire les festivals d'été », ajoute Nicola Morel.Pour les arrangements, 3 gars su'l sofa a refait équipe ave c le réa l is ateu r D av id Br u net ( T ricot M ach i ne, C oe u r de pi rate, P at r ice Michaud) en lui donnant carte blanche.« Il nous est arrivé avec toutes sortes d'affaires et on a pigé là - deda n s », indique Guillaume Meloche-Charlebois.Voilà pourquoi le son folk dépouillé associé à 3 ga rs su'l sofa a pris une tournure « rock » su r Couteau Bongo, b i e n q u e c e t t e é t iq u e t t e fasse sou rciller le groupe.« Breen Leboeuf ne serait pas d'accord ! la nce Guillaume Monette.Si on fait le party des Fêtes à Lapointe, là on va être rock ! » Plus rock CHANSON LA TRIBU COUTEAU BONGO 3 GARS SU'L SOFA OFFRES EXCLUSIVES AUX ABONNÉS DE PROFITEZ DE TOUS LES SCÉNARIOS.CINÉMA Tous les samedis dans La Presse JOSÉ NAVAS / COMPAGNIE FLAK 15 MINIATURES $ 27 ET 28 FÉVRIER, 1 ER MARS / 20 H OUR UN RET DE RABAIS À L'ACHAT D'UN BILLET AU TARIF RÉGULIER Cette offre est valide uniquement à l'achat d'un billet régulier de catégorie 1-2-3 au prix courant à la Billetterie de l'Opéra de Montréal du 16 février au 16 mars 2013.Ne peut être jumelé à aucune autre promotion.Non monnayable.Ne s'applique pas aux forfaits et prix de groupes.Selon disponibilités.Visitez le www.operademontreal.com pour plus de détails sur la programmation 2012-13 de l'Opéra de Montréal.CHORÉGRAPHE ET INTERPRÈTE ] JOSÉ NAVAS MUSIQUES ] JEAN-SÉBASTIEN BACH, VINCENZO BELLINI, FRÉDÉRIC CHOPIN CLAUDE DEBUSSY, GEORGE GERSHWIN, MARIA GREVER, ANTONIO VIVALDI ÉCLAIRAGES ] MARC PARENT Ceci n'est pas un coupon.Pour profiter de cette offre, il faut être abonné à La Presse et imprimer le coupon via lapresse.ca/privileges COSTUMES ] JOSÉ NAVAS 10%À 30% sur une sélection de livres des Éditions LA PRESSE « Une interprétation sublime.» Aline Apostolska, La Presse, 2008 ce qui est rare.» « C'est à la fois ciselé et émouvant, , Radio-Canada, 2008 Dany Laferrière, Je l'ai vu à la radio » t fabuleux, d'une grande poésie.« C'est plein de moments absolumen -Canada, 2008 , C'est bien meilleur le matin, Radio Catherine Perrin D'ESCOMPTE BILLETTERIE / 514 525.1500 840, RUE CHERRIER MONTRÉAL WWW.AGORADANSE.COM P H O T O | VA L É R I E S I M M O N S \f LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 23 FÉVRIER 2013 ARTS llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 13 ARTS STÉRÉO LE DISQUE DE LA SEMAINE ROB LUTES THE BRAVEST BIRDS HHHH ROOTS ROCK NICK CAVE & THE BAD SEEDS PUSH THE SKY AWAY ROCK BEAR RECORDS SHAKAPONK THE GEEKS & THE JERKIN SOCKS HHH TÔT OU TARD HHHH Plénitude Des vérités comme seule une chanson peut en révéler, des musiques simples mises en valeur par les meilleurs instrumentistes, une voix au grain unique, du murmure de l'homme qui cherche au cri de douleur ou de bonheur fugace.Avec son sixième CD, Rob Lutes confirme sa place parmi les song-writers les plus importants de sa génération.Ses racines s'étendent à l'ensemble des traditions musicales du continent américain, du Texas Swing aux rythmes celtiques de l'est du Canada.Et même là, ce n'est pas encore fini, car voici le virtuose Rob McDonald à la guitare et Josh Zubot, magnifique violoniste venu de l'Ouest canadien.De sa voix enrouée et juste assez nasillarde, Rob Lutes nous amène du ruisseau tranquille à la cascade (Ithaca Waterfall), pas vraiment hop-la-vie mais jamais braillard.Toujours là au bon moment, comme un toast aux oiseaux qui suivent le bateau du Temps.- Daniel Lemay Plutôt tard En juin 2011, le groupe électro-pop-punk français Shaka Ponk a lancé The Geeks&The Jerkin Socks, troisième album duquel est notamment tirée l'entêtante My Name is Stain.Elle était même dans les sélections de nos radios commerciales au printemps dernier.J'imagine le fin stratège du label imaginant que les fans du groupe ne connaissent pas bitTorrent et que c'est une bonne idée de lancer l'album sur le marché québécois neuf mois plus tard.M'enfin, Shaka Ponk a bien joué en recrutant la chanteuse Sam, qui reconfigure le groupe en une fusion entre les B-52's et No Doubt: voix stridentes sur refrains accrocheurs, rythmes tantôt dansants (Dancing Dead), tantôt rentrededans (les guitares qui fusent sur Reset After All ou la furieuse Shiza Radio), avec la bénédiction de Bertrand Cantat qu'on entend sur Palabra Mi Amor.Un joyeux bordel de muscle et de riffs: rien de nouveau sous le soleil, mais une énergie du tonnerre.- Philippe Renaud BAD SEEDS LTD.Au firmament de Nick Cave Après tant d'années, Nick Cave fascine encore, bouleverse les perceptions, étoffe le concept de la beauté rock.Ses chansons neuves s'échafaudent sur des rythmes lents que ses Bad Seeds ornent de cordes acoustiques et électriques, nappent de claviers et sons (numérisés) triés sur le volet.Ses références stylistiques sont connues de tous: rock à l'anglaise, punk, blues, gospel.Rien de neuf sous ce firmament qu'on tente métaphoriquement de repousser?La substance se trouve ailleurs: dans le détail des ornements musicaux, dans la voix de crooner, dans ce verbe au centre de l'expression rock.Le raffinement des formes chansonnières et la clarté de leurs lignes sont ici au service d'émotions profondes et viscérales, gracieuseté d'un maître parolier.La mer, ses sirènes, ses croyances.La route, ses mirages.Le désir, l'amour sincère.La disparition.Le rituel de la séduction.Le rêve, l'énigme de ses révélations.Le ciel dont on force les portes.- Alain Brunet À écouter : Jubilee Street À écouter : Still Dark À écouter : Shiza Radio ROCK HIP HOP CHANSON PIERRE LAPOINTE PUNKT HHH ½ FLEETWOOD MAC RUMOURS HHHH ½ WARNER POP ROCK ATOMS FOR PEACE AMOK HHH ½ INDIGOISM HHHH BRAINFEEDER THE UNDERACHIEVERS AUDIOGRAM XL RECORDINGS L'étrange parcours des amoureux Difficile de s'inscrire en faux contre l'étrangeté de l'amour.Pour reprendre des images de son auteur, impossible de ne pas en reconnaître les coins de ciel détruits, les coeurs de miel massacrés, les sexes souillés, les souhaits de se retrouver à genou devant l'autre et de trouver cet amour qui durera jusqu'à la fin du dernier jour.Punkt traite de cet amour du coeur et du cul.Tout est ici fiction, tout porte à interprétation, toutes orientations sexuelles se confondent.Dans un français astiqué et normatif, tous les tons sont adoptés : enjoué, lyrique, soft-pornographique, autoréflexif.Il en va de même pour les multiples références stylistiques de la zizique, de la musique de chambre à la pop classique, de la tradition française à l'états-unienne.Pléthore de collaborateurs, efforts tangibles de rehaussement harmonique, ambitieux arrangements.Pour son meilleur opus depuis La forêt des malaimés, Pierre Lapointe a choisi d'habiter une jungle de moeurs que d'aucuns trouveront surécrite, maniérée, excentrée.alors que d'autres concluront au foisonnement créatif.- Alain Brunet Rumeur de classique Incarnation d'un pop-rock FM «adulte contemporain», Fleetwood Mac lutte depuis plus de 30 ans pour sa crédibilité.Méprisée par les punks, les new wave et les grunge, la formation anglo-américaine a vécu la disgrâce du dinosaure périmé, puis l'oubli relatif.Mais réentendre Rumours, 35 ans après sa sortie, confirme que le groupe de Stevie Nicks, Christine McVie, Mick Fleetwood, John McVie et Lindsay Buckingham était plus qu'une machine à faire des millions.Chronique d'une double rupture amoureuse, l'album offre un parfait équilibre entre l'honnêteté artistique et le potentiel commercial, la précision musicale, la richesse harmonique et la sincérité des textes.Malgré la patine résolument «seventies», et considérant que la plupart de ses chansons été jouées ad nauseam (Dreams, Go Your Own Way, The Chain, Songbird) il est étonnant que Rumours ait aussi bien vieilli.C'est sans doute ce qui distingue les classiques.À noter que ce coffret de trois CD inclut aussi un disque en spectacle (tournée américaine de 1977) et un disque de chutes de studio et d'inédits (excellents) pour la plupart déjà offerts avec la réédition de 2004.De ce côté, Warner a un peu joué de paresse.Mais ne boudons pas notre plaisir.Il est temps de réhabiliter Fleetwood Mac.En spectacle à Ottawa le 23 avril et à Montréal le 18 juin.- Jean-Christophe Laurence Chantier d'électrons libres Chez ces Atoms For Peace, nous ne sommes pas ici sur le territoire de l'électro de pointe à la mesure de Thom Yorke (ni Four Tet, ni Flying Lotus, ni Modeselektor, ni Burial).Nous avons ici affaire à la réunion d'instrumentistes chevronnés, que l'on peut aisément qualifier de top niveau.Sobres et bien dosés, les environnements sonores que confère la programmation (Yorke et Godrich) ont de quoi épater.Flea nous sert un jeu de basse différent de l'idée qu'on s'en fait chez Red Hot Chili Peppers, groove jazzy très proche de l'esthétique électro.Sans faire dans l'ostentation, la section rythmique composée de Joey Waronker, batterie, et Mauro Refosco, percussions, est redoutablement efficace.L'instrumentation traditionnelle (basse, percussions, claviers, guitares) se trouve au service des machines et vice versa.Thom Yorke, on s'en doute bien, reste ce qu'il est mélodiquement et vocalement, mais.s'exprime ici à travers un chantier très intéressant.et qui reste un chantier.- Alain Brunet Chaud talent devant Flying Lotus a l'oreille juste et le bras long.Le Californien l'a étiré jusqu'à Brooklyn pour mettre la main sur le jeune duo The Underachievers (Ak et Issa Dash) et les signer sur son label Brainfeeder.En résulte ce premier et nourrissant mixtape, Indigoism, qui honore les influences classiques new-yorkaises ­ de bons rythmes jazzés à la DJ Premier (Land of the Lords) ­ pour mieux regarder vers le futur, avec le concours d'une poignée de beatmakers de la relève franchement passionnants.Ces Roca Beats, Mr.Bristol (au son vaporeux d'un Clams Casino) et Rych Flyer ont concocté de caressants et acidulés grooves qui permettent aux deux MC de paraître plus tranchants qu'ils semblent l'être au premier coup d'oreille.On a ici affaire à deux techniciens de la rime, dans la même mouvance que Nas ou encore Kendrick Lamar, pour qui The Underachievers a d'ailleurs assuré la première partie de quelques concerts.La voix, la façon de rendre les paroles et les textes et les thèmes explorés font preuve d'une étonnante maturité de la part de ces deux rappeurs de 21 et 22 ans.Prometteur : on télécharge gratuitement à partir de www.brainfeedersite.com.- Philippe Renaud À écouter : Les ministères À écouter : Dropped À écouter : Herb Shuttles \f 14 A R T S LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 23 FÉVRIER 2013 ARTS THÉÂTRE llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll Le théâtre québécois circule ! De plus en plus de dramaturges québécois sont traduits et joués à l'étranger.Il y a bien sûr les habitués des circuits internationaux comme Michel Marc Bouchard, Carole Fréchette, Daniel Danis et Wajdi Mouawad.Mais il y a une nouvelle génération d'auteurs qui leur emboîte le pas et qui s'impose dans de nombreux pays.Tout particulièrement en Allemagne.JEAN SIAG Tout commence par la traduction des oeuvres des dramaturges.À partir de ce moment-là, tout devient possible.Résidences, lectures publiques, festivals.Grâce à leurs agents, mais aussi au travail du Centre des auteurs dramatiques (CEAD) et à celui des attachés culturels québécois, leurs noms et leurs textes circulent jusqu'à ce qu'ils soient produits.C e nouvel éla n , Jessie M i l l , conseillère aux projets internationaux du CEA D, l'explique entre autres par l'ouverture et la mobilité de nos auteurs.« Nos dramaturges n'ont pas peur de sortir de leur zone de confort, dit-elle.Étienne Lepage a créé une pièce avec le chorégraphe Frédérick Gravel ; Sarah Berthiaume s'est associée à Dave St-Pierre ; David Paquet avec la marionnettiste Karine Sauvé.Ils sont extrêmement innovants.En plus, ils sont mobiles dans leurs déplacements, ils voyagent, ils font des résidences d'écriture, ils finissent par se faire des contacts.» Il faut bien le souligner, le travail du CEA D est au coeur de la circulation des textes québécois.Depuis une dizaine d'années que l'organisme propose des séminaires de traducteurs dans le cadre de son festival Dramaturgies en dialogue, dont la programmation est axée sur la lecture publique de nouveaux textes.C'est grâce à ces rencontres que plusieurs pièces ont été découvertes, traduites et diffusées.« C'est comme ça que Yukonstyle, de Sarah Berthiaume, a été remarquée par un traducteur allemand, précise Jessie Mill.Il faut aussi dire que les dramaturges comme Olivier Choinière, par exemple, interrogent constamment les conventions du théâtre, poursuit-elle.Ils ont des propositions originales qui attirent l'attention des directeurs de théâtre et de festivals.Ils sont vite repérés.» Les résidences d'écriture instaurées par le CEAD, notamment en France, sont également très fructueuses.« N o m b r e u x s o n t le s j e u n e s auteurs québécois qui, dès qu'ils le peuvent, vont faire un tour ailleurs : en Europe et en Amérique du Sud en particulier, explique Laurent Muhleisen, conseiller littéraire et théâtral à la Comédie-Française.Ils reviennent au pays riches d'expériences nouvelles, nourris des pratiques des autres, qui viennent enrichir les leurs, ce qui leur permet de rendre compte de leur expérience de l'universel.» L'Allemagne, paradis du théâtre Le travail du CEAD S'il y a un point commun entre les dramaturges québécois joués à l'étranger, c'est qu'ils sont tous présents en Allemagne.« L'Allemagne a un modèle de diffusion idéal, estime Jessie Mill.La structure décentralisée des institutions permet au théâtre de se déployer dans toutes les régions du pays.L'attrait pour nos auteurs, c'est qu'il existe un véritable marché pour eux là-bas.Il n'y a pas de paradis équivalent ailleurs en Europe.» Le dramaturge Olivier Choinière abonde dans son sens.Lui aussi parle de l'Allemagne comme d'un paradis du théâtre.« Le théâtre est subventionné par l'État et les Allemands y vont comme nous, on va au hockey.Il y a aussi une politique culturelle qui soutient les théâtres.Il doit y avoir un théâtre à moins de 20 km de chaque habitant ! L'offre est abondante et les pièces tournent.En Allemagne, il y a des imprésarios qui se promènent avec des textes sous le bras et qui cognent aux portes.On n'a pas ça ici.» Le mois dernier, le Deutsches Theater de Berlin a présenté Je pense à Yu de Carole Fréchette, Incendies de Wajdi Mouawad, ainsi qu'une lecture de Yukonstyle de Sarah Berthiaume.Une programmation à laquelle s'est ajoutée une table ronde sur la dramaturgie québécoise organisée par le Bureau du Québec à Berlin.« Avec le temps, il y a des complicités et des relations de travail qui se construisent, note Jessie Mill.Chacun se fait son petit réseau.» « L'Allemagne est le plus grand pays de théâtre du monde, renchérit Olivier Kemeid.Chaque ville a son TNM en Allemagne.Les Allemands sont également de grands consommateurs de littérature étrangère, romans et théâtre.Et puis, indépendamment du fait que tout le monde veut être joué en Allemagne, cette circulation d'oeuvres témoigne de la grande vitalité de notre théâtre, dit-il.Ce que je déplore, c'est la grande difficulté de faire circuler nos pièces ailleurs au Canada, et même au Québec.» Mais à quoi s'intéressent tant les créateurs étrangers ?« Il y a chez les auteurs québécois un attachement au texte comme matière théâtrale, et non juste comme une parole ou un discours, avance Olivier Choinière.Paul Lefebvre, conseiller dramaturgique au CEAD, croit aussi que c'est la forme théâtrale, plus proche de la fable et du théâtre narratif, qui séduit les metteurs en scène étrangers.Il reste que les Français, par exemple, ont une dramaturgie contemporaine florissante.Pourquoi la France s'intéresse-t-elle au Québec ?« La dramaturgie française est riche et variée, mais le rapport que nous avons à la culture, en France, a toujours été de l'ordre du dialogue avec d'autres cultures, répond Laurent Muhleisen.Pus de 40 % de ce qui se publie en France est traduit, alors que ce chiffre atteint péniblement 5 % en Grande-Bretagne ou aux Etats-Unis, par exemple.« Ce qui nous séduit en ce moment da ns les écritu res québécoises, poursuit l'homme de théâtre français, c'est la manière dont elles convoquent des personnages et des histoires concrets ­ de la matière à jeu concrète pour des acteurs ­ à l'intérieur d'une liberté formelle toujours plus grande, et d'une grande inventivité de la langue.Une langue qui sait être extrêmement imagée tout en étant concise.La dynamique et parfois même la rage de leurs textes sont étonnantes.» La force de la fable OLIVIER KEMEID Moi, dans les ruines rouges du siècle, inspirée du récit de vie de Sasha Samar, qui fait aussi partie de la distribution, a été traduite en russe.La pièce sera présentée dans un petit théâtre francophone d'Atlanta, aux États-Unis : Le Théâtre du rêve.Elle sera aussi présentée en Belgique.Sa pièce L'Énéide, d'après Virgile, devrait être présentée à New York dans un théâtre off Broadway la saison prochaine.Kemeid a également adapté la pièce OEdipe roi pour le Théâtre royal du Parc, à Bruxelles, dans une mise en scène de José Besprosvany.PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE SARAH BERTHIAUME Sa pièce Yukonstyle, qui sera présentée au Théâtre d'Aujourd'hui ce printemps, a déjà été traduite en allemand et lue au Deutsches Theater de Berlin au mois de janvier dernier.Une production allemande devrait également voir le jour.Au mois de mars, Yukonstyle sera jouée au Théâtre de la Colline à Paris.Des créations de cette pièce sont également prévues en Autriche et en Belgique.PHOTO FOURNIE PAR LE FTA OLIVIER CHOINIÈRE Tout a commencé par la présentation de la pièce Félicité au Royal Court de Londres, en 2008.De l'aveu de l'auteur, tout a déboulé à partir de ce moment-là.La pièce a ensuite été jouée en Écosse, en Suisse allemande et en Australie.Félicité vient d'ailleurs d'être créée au Théâtre Tarmac de Paris.Quant à Nom de domaine, créée à Montréal l'automne dernier, la pièce a été lue au festival Primeurs de Sarrebuck, en Allemagne, avant d'être adaptée pour la radio.MARTIN BELLEMARE ÉTIENNE LEPAGE Sa pièce Rouge gueule, qui sera jouée en anglais à New , York ce mois-ci, a été traduite en allemand.Autre cas intéressant, L'enclos de l'éléphant, créée au FTA il y a deux ans, a été traduite en grec et présentée au mois de novembre dernier à Athènes.La pièce mise en scène par Sylvain Bélanger sera adaptée en Russie ce printemps.Étienne Lepage a aussi créé, l'an dernier en Belgique, la pièce Histoires pour faire des cauchemars.L'auteur du Chant de Georges Boivin, qui a remporté le prix Gratien-Gélinas en 2010, a fait une lecture publique de sa pièce au Théâtre de la Huchette Paris et au Théâtre de la Tête noire.L'an dernier, sa pièce La liberté a été mise en lecture à Lyon et sera lue en Belgique (à Anvers) ce printemps.Un château sur le dos, sa plus récente pièce, a été traduite en allemand et présentée au festival Primeurs de Sarrebuck.Il a fait une résidence d'écriture de quelques mois l'an dernier au Théâtre de l'Aquarium à Paris.PHOTO ANNE GAUTHIER, COLLABORATION SPÉCIALE DAVID PAQUET David Paquet, qui a reçu le prix du gouverneur général et le prix Michel-Tremblay pour sa pièce Porc-épic, a créée sa pièce 2 h 14 (présentée à la Maison Théâtre le mois dernier) pour la radio allemande, à Sarrebruck, en Allemagne.La pièce sera également créée en France ce printemps et au Mexique durant la saison 2013-2014.\f LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 23 FÉVRIER 2013 ARTS llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 15 ARTS THÉÂTRE LES MUSES ORPHELINES Les 120 vies des Muses JEAN SIAG CRITIQUE Ce drame familial imaginé par Michel Marc Bouchard dans les années 80 est certainement l'un de ses textes les plus brillamment construits.Il y a dans Les muses orphelines un souffle, une intensité, une profondeur et un dénouement extraordinaires.Pas étonnant que la pièce ait été traduite en 7 langues et produite 120 fois ! La lecture tout en subtilité de Martine Beaulne, combinée au jeu inspiré des comédiens, redonne aux Muses une nouvelle vie.Nous som mes da ns u n petit village perdu du LacSaint-Jean, à Saint-Ludger, dans la maison des Tanguay.Une maison représentée sur scène par deux grands panneaux lambrissés et une table à dîner.En présence de ces quatre enfants abandonnés par leur mère 20 ans plus tôt.Quatre enfants devenus adultes, réunis dans la maison familiale durant le congé pascal.Par une ruse qui tranche avec sa simplicité d'esprit, le personnage d' Isabelle provoque cette réunion avec sa soeur aînée Catherine (avec qui elle vit), son frère Luc e t s a s oe u r M a r t i ne , u ne militaire lesbienne basée en Allemagne.Le motif de leurs retrouvailles finit par s'éclaircir : leur mère s'en vient les voir.La mise en scène de Martine Beaulne est centrée Jean-François Casabonne interprète un meunier avide de savoir dans Des couteaux dans les poules, de l'Écossais David Harrower, au Théâtre Prospero.PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE JEAN-FRANÇOIS CASABONNE Les mots pour le dire Acteur chevronné qui a joué (presque) tous les classiques ­ Tchekhov, Shakespeare, Claudel, Racine ­, Jean-François Casabonne est aussi auteur, chanteur et poète.Avec son prochain rendez-vous pour La Veillée, le comédien plonge dans la puissance originelle de l'écriture.Place au conte théâtral dans lequel le Verbe se fait chair.LUC BOULANGER Da ns u ne lettre posthu me à sa mère, décédée en 1991, Jean-François Casabonne écrit qu'elle avait «l'Âme en majuscule» ! Voilà bien le fils de sa mère qui, dans son âme et son coeur, ne voit jamais les lettres en minuscules.L es mots, Jea n-F ra nçois Casabonne les aime passionnément.Intensément.À tel point qu'il en fait son métier, bien sûr, mais aussi sa raison de vivre.Les mots, l'acteur les prononce sur les planches ou dans les studios depuis maintenant 25 ans.Grâce à son timbre de velours, les mots deviennent son et couleur, mouvement et douceur, musique et texture.Il prête également sa voix pour dire les mots de ses auteurs préférés (voir encadré) lors de lectures publiques.Qui plus est, loin des projecteurs, il joue avec les consonnes et les voyelles, comme Rimbaud ! Casabonne dépose les lettres sur la page blanche ­ il écrit uniquement avec une plume et du papier ­ pour faire de la prose, des vers ou des chansons.Comme Ferré! Au com mencement éta it l'acteur, issu du Conservatoire d'art dramatique de Montréal, promotion 1988 ­ même classe que Luc Picard.Sa carrière commence lentement, mais sûrement.Il va passer d'un personnage à l'autre, petit ou grand, toujours avec intensité et en s'investissant totalement dans le jeu.«Cet amour des mots remonte à mon enfance, se souvient-il.Mais, plus jeune, je souffrais de problèmes de dyslexie.Et j'avais de mauvaises notes en français.Je vais donc attendre jusque vers 30 ans, avant de considérer l'écriture plus sérieusement.» Aujourd'hui, Jean-François Casabonne mène parallèlement son travail d'acteur et d'auteur: une demi-douzaine de livres et un recueil de poésie, La clarté lui tient la main avec son nez de cerf, un ouvrage ciselé comme un bijou d'artisan, sous la supervision de l'éditeur Pierre Fillion avec des dessins de Marc Séguin (malheureusement en rupture de stock).Sans oublier l'auteurcompositeur-interprète qui a présenté deux spectacles « en chantier » aux FrancoFolies et au Studio-Théâtre de la PdA, et qui lancera un album, Le temps pond (sic), l'automne prochain.« Comme l'eau est constituée d'hydrogène et d'oxygène, l'écriture et le jeu se nourrissent l'un et l'autre, dit-il.Mêlées ensemble, ces deux activités ont le pouvoir d'abreuver le comédien autant que l'auteur.» A h ! l'infini bonheur de la métaphore! En avril prochain, JeanFrançois Casabonne sera chez Duceppe pour jouer aux côtés de Michel Dumont dans un drame historique, Le diable rouge, sous la direction de Serge Denoncourt.Mais avant cela, l'acteur va porter les mots durs et audacieux de l'auteur écossais David Harrower dans la pièce Des couteaux dans les poules, à l'affiche du Prospero dès mardi soir.L'argument est simple.Dans la campagne écossaise au seuil du XVIIIe siècle, un laboureur (Stéphane Jacques) et sa jeune épouse (Isabelle Roy) vivent retirés du monde.Leurs rares contacts humains sont avec le meunier (Casabonne).Le jour Le blé en herbe de la récolte, la femme doit apporter le grain mûr au moulin.Or, le meunier ne fait pas que transformer le blé en farine; il se nourrit de l'écriture, du savoir, de la connaissance.Ce qui le rend suspect aux yeux de sa (petite) communauté.Néanmoins, la curiosité de la femme aura raison de sa haine envers le meunier.« Pour la jeune femme, le langage déverrouille les choses: grâce à lui, le monde devient un endroit différent, il déstabilise son univers, a commenté David Harrower en entrevue.Mais cela implique une grande liberté.Il y a aussi un danger quand elle se rend compte qu'elle peut créer des choses par le langage lui-même.» « La langue de Harrower est fascinante! Elle est à demi inventée ; elle me fait penser à des racines qui s'enfoncent avec force dans les mots, illustre Casabonne.D'ailleurs, le titre de la pièce est une image pour parler du pouvoir du langage qui s'enfonce dans la chair.Pour tuer la peur et l'ignorance.» Casabonne est aussi fasciné par l'intelligence et le talent de Catherine Vidal, une jeune metteure en scène qu'on a découverte en 2009, dans la salle intime du Prospero, avec Le grand cahier.« Catherine est capable de faire ressortir tout le mystère que cette fable envoûta nte recèle, conclut-il.Cette pièce est un microcosme de l'humanité qui avance et qui se modernise.J'espère qu'elle va rejoindre tous ceux et celles qui, comme moi, croient que les mots guérissent les blessures de l'âme.» sur ce jeu de l'attente de la mère.Comme Godot, dans la pièce de Beckett.Dans un espace presque vide.Comme ce vide laissé par le départ de la mère.Avec cette porte, au fond de la scène, que les person nages ne refer ment d 'a i l leu rs ja ma is der r ière eu x .Une por te su r leu r passé.Maxime Denommée domine la distribution dans son rôle du fils rêveur, auteur du récit de sa vie, qui revêt les plus belles robes de sa mère, au grand dam de sa famille.Malgré une certaine nervosité perceptible le soir de première, Macha Limonchik et Nathalie Mallette réussissent elles aussi à rendre crédibles leurs personnages de Catherine et Martine.La pièce s'intéresse à leur rage et à leur immobilité.À leur incapacité d'aimer.Au vide aussi qu'ils ont tous cherché à combler.Catherine en jouant un rôle de la mère, Martine en devenant militaire comme son père, Luc en rêvant à des échanges épistolaires avec sa mère, partie avec son amant en Espagne.L a su r prise des Muses réside da ns le person nage d' Isabelle, inter prétée pa r Léane Labrèche-Dor.La jeune comédienne aurait facilement pu sombrer dans la caricature avec son personnage de « débile ».Or, elle parvient à trouver le ton juste qui mène à son émancipation.Du très très bon théâtre.Jusqu'au 30 mars chez Duceppe.Nathalie Mallette, Léane Labrèche-Dor, Macha Limonchik et Maxime Denommée interprètent les quatre enfants qui cherchent à habiter le « vide » de la maison abandonnée par leur mère.PHOTOFOURNIE PAR LE THÉÂTRE JEAN-DUCEPPE Des couteaux dans les poules, au Théâtre Prospero, production La Veillée, du 26 février au 23 mars.03 MARS Méhul, Haydn et Vivaldi 15 h 2013 Le samedi 16 mars 2013 à 19h Salle de concert Bourgie MAISON SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL et Les Quatre Saisons de Catherine 31,29 $ Présenté dans le cadre de MONTRÉAL EN LUMIÈRE Billets à partir de + taxes présentent une occasion unique d'entendre YANNICK NÉZET-SÉGUIN au piano à quatre mains avec JENNIFER BOURDAGES et de les rencontrer lors d'un cocktail qui suivra le concert.Les fonds recueillis au cours de cette soirée-bénéfice seront versés au Musée des beaux-arts de Montréal.Billets : 150 $ 514-842-7436 ou mbam.qc.ca/soireesbenefice Notre vidéo Jean-François Casabonne lit des extraits de son recueil de poésie La clarté lui tient la main avec son nez de cerf.lapresse.ca/casabonne Lecture de poésie CH EF MATHIEU LUSSIER CATHERINE PERRIN A N I M AT ION ET CONT I N UO V IOLON YUKARI COUSINEAU Réservez dès maintenant, le nombre de places est limité.orchestremetropolitain.com \f 16 A R T S LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 23 FÉVRIER 2013 ARTS THÉÂTRE llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll DANIEL BRIÈRE ET ALEXIS MARTIN / Les chemins qui marchent Histoire d'eau Pour le deuxième volet de leur trilogie sur l'histoire du Canada français, les codirecteurs du Nouveau Théâtre Expérimental empruntent les voies navigables du continent pour raconter la vie de personnages colorés qui ont contribué à bâtir ce pays.Je me souviens.LUC BOULANGER « Il nous faut un endroit où on peut produire tout ce qu'on ne peut pas faire ailleurs ! », aimait dire le regretté Robert Gravel pour expliquer l'existence du Nouveau Théâtre Expérimental (N T E).Trois décennies après sa fondation, Alexis Martin et Daniel Brière poursuivent le singulier mandat de la troupe qui loge à l'Espace Libre.L eu r plu s ré cent proj et e n té moig ne .D è s m a rd i , le s c o d i r e c t e u r s du N T E pr o p o s e n t r ie n de moi n s que d'écrire « notre roman national » en parcourant quatre siècles de l'histoire du Canada français au théâtre ! N'est-ce pas trop ambitieux de porter sur scène un sujet aussi vaste ?« On a choisi de raconter l'histoire du Canada non pas de façon monumentale [les grands hommes, les grandes dates], mais à travers la vie et les mentalités des gens, au quotidien, explique l'auteur et comédien Alexis Martin.L'histoire, ce n'est pas juste ces figures austères et coulées dans le bronze devant le parlement.En faisant mes recherches, j'ai découvert des personnages surprenants.Des colons qui sont de véritables forces de la nature, des aventuriers incroyables ! Mais aussi des personnages colorés, fous, très théâtraux, finalement.» Le metteur en scène, Daniel Brière, rappelle qu'en 1960, quand Jean-Pierre Ronfard est a r rivé à Mont réa l (de F ra nce) pou r en seig ner à l' École nationa le de théâtre du Canada, il a été très étonné de constater à quel poi nt peu de doc u ments h istoriques éta ient d ispo nibles au Québec.« Jea nPierre ne comprenait pas, par exemple, qu'on ne retrouve aucune pièce sur d'Iberville, Radisson ou Champlain dans le répertoire québécois.» « Au x États-Unis, des ge n s c o m m e C h a m pl a i n , Marquette, Joliette ou Jeanne Mance auraient déjà inspiré plu sie u r s aute u r s , aj ou te A lex is M a r ti n .O n au ra it produit huit téléséries sur Champlain ! » Le metteur en scène Daniel Brière et l'auteur Alexis Martin se penchent sur le rapport de nos ancêtres avec les cours d'eau, à la manière ludique du Nouveau Théâtre Expérimental.PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE Le comédien a même découvert que le père Marquette a sa statue au Capitole, à Washington.Alors qu'ici, c'est le nom d'une polyvalente du quartier Rosemont.Nul n'est prophète en son pays.À l'époque de Ronfard, le déni et le mépris de soi d'un peuple qui se croyait « né pour un petit pain » pouvaient expliquer ce manque, estiment SOLUTION de la semaine dernière 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 1 V E R T 3 L E V A 4 D 5 6 7 8 9 10 11 12 ces deux pères de famille.Or, en 2013, les deux créateurs souhaitent que la génération Y reprenne goût à l'enseignement et à la diffusion de l'histoire.« Quand on ne sera plus là, on aimerait bien que nos enfants soient dépositaires de notre passé en terre d'Amérique.» Après l'énergie et le chauffage, le deuxième volet de la trilogie, intitulé Les chemins qui marchent, se penche sur le rapport de nos ancêtres avec les cours d'eau (le dernier volet portera sur la nourriture).Le récit de chaque pièce se situe entre 1608 (date de la fondation de la ville de Québec) et 1998, l'année de la crise du verglas.P ou rquoi cette der n ière date ?« C'est comme un électrochoc collectif durant lequel la société québécoise s'est rendu compte de sa vulnérabilité », explique Martin.Entre ces deu x pôles, il s 'est i nspi ré de l'h istoi re pou r fabriquer u ne oeuvre qui est aussi ludique (on est au NTE), imagée et musicale.« J'ai écrit une vingtaine de cha nsons avec la musique d'A nthony Rozankovic, dit Martin.Finalement, on a presque créé une comédie musicale sur l'histoire du Canada français ! » Le titre de la pièce évoque la manière dont les Amérindiens désigna ient les rivières et les f leuves, qui éta ient le meilleur moyen d'explorer le pays.Les alliances avec les Amérindiens ont duré jusqu'à la Conquête, et l'auteur et le metteur en scène ont donné u ne place i mporta nte au x Premières Nations dans cette production.« Autour des différents cours d'eau, on a construit des récits qui sont comme des fragments De 1608 à 1998 MOTS CROISÉS DES ARTS 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 www.nicolehannequart.com 1832 de cons ­ Suzie Lambert, dans la série Lance et compte.7 Vif ­ Mathématicien et occultiste anglais né en 1527.8 Lac d'Italie ­ Rayé de bandes foncées.9 Leurrées ­ Elle coule en Suisse.10 Prénom de l'auteur du roman Les deux messieurs de Bruxelles.11 Mammifère à mouvements très lents ­ Au nord du Sahara (Grand .) ­ Dispose de.12 Adjectif numéral ordinal ­ Démonstratif.2 O U E L L E T E V O L E U S E S N U I E R S I D E N T I T E I N B L E A T E O N C E S C L I S T E N O G E D N R E E R E S E C E C E T O P E S I C A L E S C P E Y O I N O U S L V L E A T E I R A S I P R O C A I N O N D T I E R C S N 1831 - Alexis Martin « L'histoire, ce n'est pas juste ces figures austères et coulées dans le bronze devant le parlement.» www.nicolehannequart.com 1 On lui doit La fiancée américaine.2 Prénom de l'interprète d'Élise dans Unité 9 ­ Épluché.3 Les Inuits le sculptent ­ On y met des bûches.4 Ensemble des actions de communication mises en HORIZONTALEMENT oeuvre pour promouvoir quelque chose ­ Réel transcendant.5 Elle rend rouge ­ Mot engendrant un effet comique ­ Rôle de Patrick Drolet dans 30 vies.6 Prénom de l'acteur Harris ­ Initiales d'une des vedettes du film Le dîner 1 Elle joue dans la pièce Furieux et désespérés, présentée au Théâtre d'aujourd'hui du 19 février au 16 mars.2 Il chante Confiance ­ Son plumage est jaune verdâtre.3 Personne qui incarne un courant ­ D'un verbe sign.mourir.4 Allure élégante ­ Tête.5 Détraqué ­ Initiales du compositeur Elgar.VERTICALEMENT 6 Docteur de la Loi musulmane ­ Terme de ski.7 Dans le titre du plus récent film de Ang Lee ­ Intérêt excessif porté à sa propre personnalité.8 Personnage biblique ­ Sol des régions désertiques ­ Doubleau.9 Distinctes ­ Qui a de l'ordre.10 Il sépare la salle de la scène d'un théâtre.11 Il anime Une heure sur terre ­ Prénom de l'interprète de Nick Beroff dans 19-2.12 Alain Lefèvre, par exemple ­ Elle se forme dans les liquides fermentés.de l'histoire du Canada, dit Brière.On naviguera dans les eaux de la Manicouagan, du Saint-Maurice, du SaintLaurent, du Mississippi, de la rivière des Outaouais, etc.» « L'hom me européen qui arrive avec sa soif de possession et son appétit de pouvoir entrera en choc avec les valeurs des Autochtones, rappelle Martin.Ces derniers ont une conception du territoire totalement opposée.Pour eux, la terre n'appartient à personne.» François Papineau, D om i n ique P ét i n , G a r y Boudreault, Steve Laplante, Ma rie-Ève T rudel, P ierreAntoine Lasnier, Carl Poliquin et A lex is M a r ti n sont les interprètes de ces histoires d'eau, de folie et de grandeur.Au théâtre Espace Libre, du 26 février au 28 mars.www.nte.qc.ca \f LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 23 FÉVRIER 2013 ARTS llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 17 ARTS DANSE / La lanterne rouge Festin visuel CRITIQUE STÉPHANIE BRODY COLL ABOR ATION SPÉCIALE Il y a certaines ambiances frigorifiantes dans les photos de Lynne Cohen.« Prenez un manteau ! », conseille-t-elle.L'exposition Faux indices, au Musée d'art contemporain de Montréal, présente 40 de ses photographies.PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE ARTS VISUELS / Laurent Grasso et Lynne Cohen au MAC Maîtres de l'observation La grande dame de la photo Idée audacieuse et L es év idences for ment méritoire que celle du aussi le caractère particulier Musée d'art contemporain du travail de Lynne Cohen, qui expose pour la première (MAC) d'associer cet fois au MAC avec le concours hiver les expositions du du c om m i s s a i re F r a nç oi s préFrançais Laurent Grasso et LeTourneux.Faux indices sursente 40 photographies, de la Canadienne Lynne tout récentes, avec quelques clichés plus anciens, notamCohen, deux artistes qui ment ses célèbres piscines.renseignent et intriguent La photographe (« américaine par accident de naispar leur fascination pour sance », dit-elle) est ravie de l'observation.voir ses oeuvres rassemblées ÉRIC CLÉMENT Uraniborg, le palais d' Uranie, muse de l'astronomie, fut construit par l'astronome da nois T ycho Bra hé, da ns l'île de Ven, au Danemark, en 1576.Laurent Grasso est pa rti de l'histoire de ce scientifique, qui scruta le ciel avant l'arrivée du premier télescope, pour élaborer son exposition au contenu encyclopédique et qui constitue un voyage dans le temps selon un parcours.intemporel.L'artiste a voulu que l'exposition soit une réflexion sur l'observation, notamment celle des étoiles, mais pas uniquement.Construite comme une fiction, Uraniborg est d'autant plus instructive qu'avec un peu de doc u mentation ou avec un téléphone intelligent à proximité, on peut la rendre magistrale en décryptant ce qui s'étale devant soi.Pour répondre à la mise en scène choisie par l'artiste, le MAC a créé un dédale au sein duquel on a le loisir à la fois de découvrir les vidéos, peintures et dessins que de s'égarer ! Dans ce labyrinthe, on se promène avec plaisir.si l'on n'est pas claustrophobe ou achluophobe (peur du noir).La lumière ne provient que des vidéos, de quelques néons et du fa ible écla i rage des oeuvres que l'on doit parfois regarder en étirant la tête à travers une fenêtre.L'important n'est pas de tout voir et de tout comprendre, a averti l'artiste.« Laurent Grasso cherche à créer une archive imaginaire », précise Marie Fraser, commissaire de l'exposition.Le film On Air, 17 minutes d'un faucon survolant un désert des Émirats a rabes u nis dont les images sont captées par une caméra sur la tête, est fascinant et donne le vertige.La vidéo The Silent Movie semble au premier coup d'oeil avoir moins de liens avec l'univers scientifique.Pou rta nt, les insta llations militaires espagnoles sont aussi liées à l'observation et à la surveillance, au pouvoir de l'architecture qui influence notre manière de penser.L'exposition rappelle combien l'Église a voulu s'approprier la connaissance.Élément ironique, cette photo de 1910 du jésuite John G.Hagen près d'un télescope de l'observatoire du Vatican.qui a mis quatre siècles à reconnaître que Galilée avait raison.« se contaminer ensemble ».E t c 'e s t v r a i q u 'o n a d u plaisir à retrouver ses intérieurs dépourvus de présence humaine qui parlent tant de l'homme et de ses panacées.Il y a des ambiances frigorifiantes dans ses photos, notamment dans Factory, cette usine de fabrication de mannequins au regard horrifié qui servent de cibles pour les simulations de combats militaires américains.« On dit que mes espaces sont froids.Je réponds : \"Prenez un manteau !\" », dit Lynne Cohen.Mais il y a aussi bien des oeuvres dans lesquelles elle montre que l'observation des choses révèle souvent, avec hu mou r ou conster nation , combien le monde est déroutant.Comme sa photo Police Range, un sinistre stand de tir où les « méchants » à tuer sont un homme d'affaires cravaté, valise à la main, et un genre de James Bond revolver au poing.Un mélange d'inquiétude et de familiarité.« Quand j'ai pris des intérieurs domestiques au début, je me suis aperçue que c'était finalement plus inquiétant que les intérieurs militaires, ditelle.Mais l'humour m'attire beaucoup.» Une grande rétrospective des oeuvres de Lynne Cohen sera présentée en 2014 à la Fundación Mapfre, à Madrid.Finalement, une curiosité s'ajoute dans la salle Famille Guy A ngers & Rougier inc.L'artiste brésilien Jonathas de A ndrade y diffuse 4000 Disparos, une vidéo très pénible à regarder, comprenant 4000 visages d'hommes (jeunes pour la plupart) de Buenos A ires qui défilent à toute vitesse.Ils sont censés symboliser tous les citoyens qui ont disparu durant les dictatures d'Amérique latine de la seconde moitié du XXe siècle.Mais on a l'impression d'un vol d'identité.Et puis : où sont les femmes disparues ?Le ballet La lanterne rouge, présenté en ce moment à la sa lle Wilfrid-Pelletier pa r le Ballet national de Chine, i nv ité des G ra nds Ba llets c a n a d ie n s , s ' i n s pi r e t r è s librement du fil m Épouses et concubines du réa lisateur chinois Zhang Yimou.C elu i - c i s ig n e d 'a i l le u r s le livret, la mise en scène et les éclairages du ballet.Résultat : un spectacle parfa itement lisible et d 'u ne grande richesse visuelle.Ce n'est pas bien grave si le ballet n'atteint en rien la complexité émotive du film, avec sa tension constante et ses enchevêtrements d'histoires.Ici, Yimou simplifie l'intrigue : la nouvelle jeune concubine d'un seigneur de guerre renoue avec un amant ; jalouse, la première concubine les dénonce, mais son arrogance jubilatoire signe son arrêt de mort et les trois traîtres sont exécutés.Ce d ra me plutôt cla ssique n'est que prétexte à un raffinement scénographique dépaysant, qui foisonne de couleurs et de textures.Le rouge domine, éca rlate ou carmin, lorsqu'il éclabousse le s h a u t s mu r s o u v r a gé s du sérail; ora ngé lorsqu'il é m a ne de s la n te r ne s q u i désignent l'élue du maître.Les costu mes biga rrés des acteurs d'opéra chinois et les robes traditionnelles en soie déclinées au x couleu rs de pierres précieuses ajoutent au festin.Les éclairages de Yimou, subtiles nuances de pénombre, et les décors de Zeng Li jouent constamment avec la perspective pour créer des i m a ge s c o m p o s it e s , r e m plies de détails signifiants, donnant une profondeur au récit.La lanterne rouge regorge en fait d'images fortes.La nouvelle concubine est littéralement enfermée dans une grande boîte à cadeau, puis des ombres chinoises immenses servent à la scène où son PHOTO FOURNIE PAR LES GRANDS BALLETS CANADIENS Le langage gestuel utilisé par les chorégraphes est surtout celui du ballet - lignes impeccables et grâce irréprochable.Images fortes maître la pourchasse avant d'avoir raison d'elle.Yimou construit les scènes pivots en y insérant des couches d'actions simultanées, avec des effets d'a rrêt su r image ou de vitesses contrastées.Dans une mise en abîme pa r t ic u l iè r e me n t r é u s s ie , l'interaction entre les amants est reprise en contrepoint, à l'arrière, par une troupe d'opéra ch inois.L a tra me sonore, cinématographique, nourrit aussi considérablement le récit.Le langage gestuel utilisé pa r les c horég raphes X i n Peng Wang et Wang Yuany Ua n e s t s u r tout c elu i du b a l le t - l ig ne s i m p e c c a bles et grâce irréprochable.T o u t e fo i s , l a p a n t o m i m e cla ssique s 'en ric h it d'u ne autre couche de gestes styl i s é s que l 'on soup ç on ne inspirés de l'opéra de Pékin.Ce mariage des genres, dans le vocabulaire dansé comme da ns l'esthétique, con fère à La lanterne rouge toute son originalité.La lanterne Rouge du Ballet national de Chine.Jusqu'au 24 février à la Salle WilfridPelletier de la Place des Arts.Uraniborg, Faux indices et 4000 Disparos, au Musée d'art contemporain jusqu'au 28 avril COnCOUrS À gagner PÉRoU À GAGNER ROYAUMES DU SOLEIL ET DE LA LUNE 2 billets d'avion aller-retour Montréal-Lima offerts par air Canada* (valeur totale approximative de 3 900 $) un voyage pour deux au Mexique pour visiter le sanctuaire des papillons monarques.POUR PARTICIPER, remplissez le bulletin ci-dessous et déposez-le dans la boîte située dans le hall d'accueil du pavillon Jean-Noël Desmarais du Musée des beauxarts de Montréal, au 1380, rue Sherbrooke Ouest, ou postez-le à l'adresse suivante: Concours «Pérou : royaumes du Soleil et de la Lune», Musée des beaux-arts de Montréal, C.P.3000, succursale H, Montréal (Québec) H3G 2T9.** Règlements disponibles sur demande au Musée des beaux-arts de Montréal *Un seul grand prix sera attribué, soit deux billets d'avion aller-retour avec Air Canada en classe Économie à partir de l'aéroport Montréal-Trudeau, Dorval, Québec, Canada, vers l'aéroport international Jorge Chávez, Lima, Pérou.Certaines restrictions s'appliquent.**Les enveloppes doivent être suffisamment affranchies.Tous les bulletins doivent être déposés ou reçus au plus tard à 17 h le dimanche 16 juin 2013.Aucun achat n'est exigé.Les fac-similés ne sont pas acceptés à l'exception d'un coupon imprimé à partir de la version électronique de La Presse sur lapressesurmonordi.ca.Une seule participation par personne, par jour.Ce concours est ouvert uniquement aux résidants du Québec, âgés de 18 ans et plus.Tirage le 2 juillet 2013.Mochica, côte nord, peut-être La Mina, Ornement frontal en forme de tête de félin et tentacules de pieuvre se terminant en têtes de poisson-chat (détail), 100-800 apr.J.-C.Lima, Museo de la Nación.Photo Daniel Giannoni Pour participer, rendez-vous sur lapresse.ca/concours J'accepte de recevoir de l'information sur les promotions, les produits et les services du Musée des beaux-arts de Montréal.Le règlement est disponible à La Presse.Le tirage aura lieu le 26 mars 2013 aux bureaux de La Presse.La valeur totale approximative du prix est de 5 585 $.J'accepte de recevoir de l'information sur les produits et services des partenaires à ce concours.\f 18 A R T S LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 23 FÉVRIER 2013 ARTS llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll CHOIX HEBDOS LA LISTE PLUS ULTRA DE SONIA SARFATI Voyez nos choix en vidéo sur lapresse.ca CINÉMA SEVEN PSYCHOPATHS LECTURE KALOOKI NIGHTS (CALMANN-LÉVY) MUSIQUE DJANGO UNCHAINED TÉLÉVISION THE HOUR 2 INTERNET AWARDSDAILY.COM Après In Bruges, le cinéaste Martin McDonagh refait équipe avec Colin Farrell pour Seven Psychopaths, satire sombre, sanglante, absurde, réjouissante, qui fait mouche grâce à des dialogues brillants et mordants.Comme si Tarantino rencontrait Mamet.En DVD depuis mardi.Le New York Times dit d'Howard Jacobson qu'il est « le Philip Roth anglais ».Quant à lui, il se voit comme « le Jane Austen juif ».Voilà qui donne le ton de Kalooki Nights, où un homme est appelé à scénariser la vie d'un ami d'enfance, qui a tué ses parents dans leur sommeil.Oui, c'est hilarant.Une trame sonore « tarantinesque », à l'image du film pour lequel elle a été conçue.Ennio Morricone y côtoie 2Pac ; et le grandiloquent Django de Luis Bacalov fait du coude au folklorique I've Got a Name interprété par Jim Croce.Il fallait oser.Tarantino l'a fait.Encore une fois.Yé ! Une deuxième incursion dans les coulisses de The Hour, fictive émission d'information britannique.Londres, 1957.Ici, le spectre du fascisme.Là, la compétition entre réseaux.Ailleurs, les histoires d'amour et de désamour.Trop mélo par moments mais très bien écrit et interprété.À la veille de la remise des Oscars, on maintient le cap et on ingurgite prévisions, potins, coups de gueule, etc.Au croisement de tout cela, le site de la journaliste Sasha Stone où sont entre autres compilés les résultats des innombrables prix remis jusqu'ici.Le suspense prend fin demain.Sur le divan avec Valérie Blais STÉPHANIE VALLET Elle a prêté sa voix à des dizaines de personnages de films internationaux depuis les tout premiers pas du Festival international du film pour enfants de Montréal (FIFEM).Valérie Blais est cette année la marraine d'honneur de l'événement qui se tiendra pendant la relâche, du 2 au 10 mars, au cinéma Beaubien, où seront projetés 75 films en provenance de 27 pays.«Je suis narratrice pour le FIFEM depuis près de 15 ans, mais avec l'arrivée de ma fille Romy, j'ai cédé ma place cette année à une amie.Ça m'a permis de voir des films exceptionnels venant des quatre coins du monde.Mais c'est très triste qu'on ne les distribue pas plus longtemps au Québec », dit Valérie Blais.La comédienne fera ses premiers pas sur scène à l'automne avec un premier spectacle solo dont elle est en pleine écriture avec ses complices Marie-Andrée Labbé, Marie-Claude Girard et Josée Fortier.Un spectacle composé majoritairement de stand-up, tout en gardant une touche de théâtralité.«Je donne mes opinions, je parle de mon bébé et de la femme vieillissante.Je m'inspire aussi de mon personnage de Valérie dans Tout sur moi.Je veux surtout essayer de me servir de mes habiletés d'actrice pour faire des personnages qui se répondent.L'objectif est de trouver la couleur et de ne pas être comparée à des humoristes de grand métier comme Lise Dion ou Claudine Mercier, surtout qu'il y a peu de filles dans la profession!», explique la comédienne qui sera en rodage à partir du printemps.Valérie a attrapé la piqûre du stand-up il y a quelques années, après avoir collaboré avec Denise Filiatrault, puis Dominique Michel dans Le démon de midi.« Dominique Michel m'a appris le b.a.-ba du stand-up.Puis en 2008, Claude Meunier m'a écrit mon premier numéro de stand-up pour un gala Juste pour rire.Depuis ce temps, on essaie de faire mon show!» lance Valérie Blais qui sera au Théâtre du Rideau Vert dans L'amour, la mort et le prêt-à-porter, avec Pierrette Robitaille, Adèle Reinhardt, Geneviève Schmidt et Tammy Verge, sous la direction de Denise Filiatrault, du 7 mai au 1er juin.Confidence QR Avec qui échangerais-tu de carrière ?Avec Cate Blanchette.Je trouve qu'elle a une carrière incroyable, elle dirige un théâtre, joue dans de grands films, elle est belle.Elle a tout ! Ici, avec Céline Bonnier, qui a une carrière éclectique à la hauteur de son talent.Qu'est-ce qui t'a donné envie de faire ce métier ?Mon narcissisme [rires].Je pense que c'est le Big Bazar de Michel Fugain.Quand j'étais petite, ma mère m'a emmenée voir ça et j'ai joué à ça pendant des années après.J'avais 4 ans et je prenais « Je serai en première partie de François Morency au Club Soda le 18 mars.Je ferai un duo avec mon chum [Fabien Dupuis] dans lequel on raconte qu'on n'est pas capables de travailler ensemble ! » une serviette dans chaque main pour mimer Fais comme l'oiseau.D'aussi loin que je me souvienne, je faisais déjà des spectacles ! Avec qui rêves-tu de travailler ?J'aimerais jouer avec Jean-Pierre Bacri et Karine Viard.Pour le plaisir, j'aimerais aussi faire une comédie avec Benoît Poelvoorde, il me fait mourir de rire.Qu'est-ce qui te fait rire dans la vie ?Les gens qui se pètent la gueule sur les plateaux de télé, Ellen DeGeneres et Sarah Silverman.Il y a aussi Stéphane Bourguignon, du temps de Tout sur moi.Ton plaisir coupable ?Les émissions de décoration de Canal Vie.Des idées de grandeur, Décore ta vie, Acheter ou rénover, je les ai toutes vues.Pendant mon congé de maternité, j'ai aussi regardé tous les Quand passe la cigogne, What Not to Wear, etc.Le film qui t'a le plus marqué ?Récemment, De rouille et d'os de Jacques Audiard.Sinon, Dogtooth de Giorgos Lanthimos, qui a gagné dans la catégorie Un certain regard en 2009 au Festival de Cannes.Toute une famille est gardée en autarcie dans une maison.Les parents les gardent dans l'ignorance, et la plus jeune des filles demande à son père quand ils pourront sortir.Il lui répond : seulement quand tes dents de chien seront tombées.C'est vraiment un film coup-de-poing ! Une chanson que tu écoutes en boucle en ce moment ?L'orange de Gilbert Bécaud.C'est la chanson préférée de ma fille, elle grogne de bonheur quand elle l'entend, alors on la lui met tout le temps.Pierre Lapointe m'a dit que c'était une bonne toune, alors je suis contente [rires] ! PHOTO BÉNEDICTE MILLAUD, LA PRESSE \f "]
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